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  • Marché transatlantique ? Dormez braves gens… Par Franck Vinrech

    PARIS (NOVOpress) – Le marché transatlantique que Pierre Hillard qualifie d’OTAN économique est un projet qui ne date pas d’hier, sauf pour les médias qui semblent le découvrir comme toujours quand les dés semblent jetés. Pour le simple citoyen, même chose, un matin il se lève et apprend par la radio que l’on a commencé les négociations pour la mise en place d’un marché transatlantique qui va faire voler en éclat ce qui reste de nos protections sociales. Pas de souci, la vie continue, le soleil brille et l’on nous ressort les perpétuels marronniers estivaux. Surtout n’oubliez pas la crème solaire pour protéger bébé mais pour les protections sociales c’est dormez brave gens…

     

    Les hommes politiques qui nous gouvernent nous construisent l’enfer sur terre et se gardent bien de nous le dire. Un monde où si vous n’êtes pas financièrement performants on vous laissera crever sans le moindre état d’âme. Pour préparer l’avènement de ce marché, il faut courber encore plus l’échine devant le libéralisme le plus inhumain. De très nombreuses lois passent en Europe aujourd’hui et en France pour faciliter cette mise en esclavage orwellien. Si vous pensez par exemple que la loi adoptée par le sénat le 14 mai 2013 et appelée “loi sur la sécurisation de l’emploi” est une bonne chose, c’est que vous ne voyez rien venir et que l’on vous a berné…

    Ce projet utlra-libéral a toujours été en toile de fond de toutes les idées prônées par les membres de la French-American Fondation, organisation créé en 1976 et les raisons évoquées pour légitimer sa création vous donneraient la larme à l’œil. Ici, il s’agirait de “promouvoir le dialogue et de renforcer les liens entre les deux pays”. Inattaquable, ça sent l’amitié, la paix, personne ne peut être contre…

    Au cœur de la FAF, il y a le programme des Young Leaders, un programme dont le but est “de renforcer les relations transatlantiques et entretient un réseau informel d’hommes et de femmes appelés à occuper des postes clefs dans l’un ou l’autre pays”.
    Appelés à occuper des postes clés…En d’autres termes, être un young leader, c’est moyennant votre asservissement idéologique au mondialisme le plus libéral un formidable tremplin pour parvenir au sommet. Dans les participants réguliers, on trouve par exemple Clinton, le général Wesley Clark, l’ancien président de la Banque Mondiale Robert Zoellick, etc.

    Dans notre gouvernement actuel, plusieurs anciens young leaders sont identifiables à commencer par François Hollande… On trouve également le ministre de l’économie et des finances Moscovici mais aussi Arnaud Montebourg (anciennement M. Made in France), Najat Vallaud-Belkacem ou encore Marisol Touraine.
    Hé oui, vous le constaterez par vous même, ils ne choisissent pas forcément les plus brillants mais les plus serviles.

    Évidement pour faire avaler la couleuvre, il faut à la FAF des hommes et femmes de médias dominants. Ici, on trouve Croissandeau (rédacteur en chef adjoint au Nouvel obs) Laurent Joffrin (PDG de Libé), des journalistes à la pelle comme Sylvie Kauffmann et Cojean (du Monde), Yves de Kerdel (Le Figaro), Guetta (France Inter), ou encore le fondateur de Slate Jean-Marie Colombani.

    Pourquoi notre président a demandé deux ans supplémentaires à l’Europe pour retrouver un déficit de moins 3% comme exigé par le TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) entré en vigueur le 1er janvier 2013 ? Parce que deux ans, c’est ce qui est prévu pour mettre en place le marché transatlantique qui doit voir le jour en 2015… La mécanique est parfaitement huilée et vit sa vie sans nous demander notre avis.
    L’Union Européenne n’était finalement dès ses débuts qu’un système dont le seul but était d’enfanter le monstre transatlantique qui commencera sa carrière en dévorant les peuples européens…

    Franck Vinrech  http://fr.novopress.info

  • Hollande hué sur les Champs-Elysées : une vidéo pour ceux qui ont des doutes

    Dommage pour le doigt... ;-)

  • « La Traite des Slaves : l’esclavage des Blancs du VIIIe au XVIIIe siècle » de Alexandre Skirda

    Un crime contre l’humanité politiquement incorrect : la traite des Slaves du VIIIe au XVIIIe siècle.
    Sait-on que le mot français « esclave » vient du latin sclavus désignant l’homme slave asservi, terme apparu en ce sens en 937 dans un diplôme germanique puis largement utilisé dans les actes notariés gênois et vénitiens à partir de la fin du XIIe siècle pour finalement s’imposer dans les langues romanes et germaniques ? L’étymologie, encore plus explicite en anglais, révèle un fait historique le plus souvent ignoré non seulement du grand public, mais du milieu historien lui-même : la traite esclavagiste exercée aux dépens des peuples slaves du VIIIe au XVIIIe siècle.
    Mr Alexandre Skirda, essayiste et historien d’origine russe, vient de consacrer à cet épisode tragique de l’histoire européenne un livre (1) qui comble une lacune de notre documentation française, et qui pourtant n’a guère suscité l’intérêt du public parce qu’on ne lui fait pas la publicité qu’il mérite. Comment s’étonner de la censure médiatique ? Ce livre met à la portée du grand public des faits irréfutables permettant de constater la réduction en servitude de millions de Blancs, soumis à une traite plus sévère encore que la traite atlantique des Noirs d’Afrique puisqu’elle s’accompagnait de castration, et vendus dans la plupart des cas à des acquéreurs musulmans : un défi insupportable pour les canons de la repentance à sens unique instaurés par la loi Taubira de 2001 !
    On peut avancer une autre explication de l’injuste occultation du livre de Mr Skirda : il nous introduit dans le monde slave qui ne nous est guère familier, nos chercheurs étant affectés d’un tropisme anglo-saxon, et leur curiosité se heurtant en outre au barrage linguistique induit par des langues difficiles, bien qu’indo-européennes, et pour une bonne partie d’entre elles écrites en alphabet cyrillique. Ainsi le Belge Verlinden, qui avait entrepris entre les années 1940 et 1977 une volumineuse étude de l’esclavage aux temps médiévaux, après s’être penché sur Al Andalus et le monde méditerranéen, s’était arrêté au pied des Carpathes, faute de connaître les langues slaves dans lesquelles étaient rédigés les principaux documents.
    Mr Skirda vient donc à propos combler une lacune, par un ouvrage faisant la synthèse des études consacrées à ce thème, notamment de la monographie récente, non encore traduite en français, de l’historien russe Dimitri E. Michine (2).
    Notre auteur distingue nettement deux traites des Slaves : la traite occidentale, qui s’exerça en Europe centrale, et la traite orientale, qui sévit de la Pologne à l’Oural. La première ne dura que 300 ans, du VIIIe au XIe siècle ; la seconde, qui débuta également au VIIIe siècle, dura quelque mille ans. Elles impliquèrent l’une et l’autre des peuples variés, qu’il s’agisse des victimes, les divers locuteurs de langues slaves répandus de la Bohême à l’Ukraine, de la Pologne aux Balkans, ou qu’il s’agisse, côté prédateurs, de nomades turco-mongols venus des steppes de l’Asie centrale, les Polovtses, les Khazars et surtout les Tatars, auxquels il faut ajouter les Francs et les Juifs rhadhânites (3) des Etats carolingiens, les Varègues de Scandinavie, les Gênois et les Vénitiens, enfin les Turcs ottomans, lesquels prirent part à ce crime contre l’humanité à diverses époques historiques.
    Notons que la traite des Slaves fut contemporaine des traites arabo- et turco-musulmanes qui ravagèrent l’Afrique Noire et de la guerre de course menée par les Barbaresques qui hantèrent les côtes de Méditerranée occidentale, un peu mieux connues grâce aux travaux de MM. Pétré-Grenouilleau, Tidiane N’Diaye, Robert C. Davis et Jacques Heers, pour ne citer que ceux-là. Le point commun qui rapproche ces différentes traites est qu’elles ont toutes, à quelques rares exceptions près, été entreprises pour le compte d’Etats musulmans qui furent les plus gros demandeurs d’esclaves de l’histoire.

    Les responsabilités de l’islam, « civilisation esclavagiste par excellence » (F. Braudel)

    Depuis l’Hégire en 622, l’islam s’est répandu essentiellement par la guerre sainte ou djihad, aussi les Etats musulmans exigeaient-ils toujours plus d’esclaves – la religion mahométane justifiant la réduction des infidèles en servitude – pour mettre en valeur, administrer et policer des territoires qui s’accroissaient au fur et à mesure de leurs conquêtes, sans compter les besoins en soldatesque et en galériens pour mener la guerre sur terre et sur mer. La demande en femmes ne fut pas moins exigeante, non seulement pour accomplir les travaux domestiques chez les maîtres, mais aussi pour remplir les harems des califes, sultans et hauts dignitaires dont la religion aphrodisiaque engendrait une polygamie au sens large du terme puisqu’elle permet, outre les quatre épouses légitimes autorisées par le Coran, d’user d’un nombre illimité de concubines le plus souvent esclaves .C’est ainsi qu’Abd Ar Rahmane III, qui régna de 912 à 961 sur Cordoue, disposait d’un harem comptant 6300 femmes, eunuques et domestiques, le palais fatimide du Caire, 12.000.
    Songeons aussi que l’avènement d’un nouveau maître pouvait exiger le renouveau du harem du défunt : à Istanbul il arriva au XVIIe siècle qu’un vizir se débarrassât des favorites de son prédécesseur en les noyant dans le Bosphore, après avoir cousu les malheureuses dans un sac ; ce Barbe-Bleue enturbanné eut des imitateurs ! (4) La castration des esclaves, mortelle dans plus de la moitié des cas en ces époques de médecine rudimentaire, répondait à la stratégie millénaire de l’islam qui a toujours utilisé la démographie comme une arme de guerre. La stérilisation des immigrés esclaves évitait la submersion démographique des fidèles d’Allah par des étrangers infidèles. Aussi n’y eut-il pas plus de problème noir que de problème slave en Arabie Saoudite ainsi que dans les autres Etats islamisés sur la longue durée. Les eunuques n’étaient pas seulement préposés à la garde des harems, ils étaient aussi employés comme soldats, ou comme gardes prétoriens du calife ou du sultan tels les saqalibas d’Al Andalus. On comprend dès lors – rareté obligeant du fait de la non-reproduction par les naissances et de la mortalité des esclaves-militaires à la guerre – la nécessité constante d’en renouveler le contingent.
    Les musulmans disposaient grâce à leurs succès guerriers d’un immense trésor en métaux et objets précieux procurés par le pillage ; ils parvinrent aussi à contrôler par leurs conquêtes les mines d’or du Sud-Soudan : le dinar et le dirhem dominaient le marché mondial du Haut Moyen Age ; ils purent donc payer à prix d’or les marchands de bétail à visage humain : la demande stimulait l’offre et finançait la traite.

    La traite occidentale des Slaves

    La traite occidentale qui débuta au VIIIe siècle concernait ceux des Tchèques, des Moraves, des Slovaques, des Polonais, des Slovènes et des Croates de Slavonie qui furent razziés ou faits prisonniers dans les guerres les opposant à leurs agressifs et puissants voisins germains ou hongrois, quand ils ne s’opposaient pas en combats fratricides, comme il arriva parfois entre Tchèques et Polonais. Les prisonniers étaient acheminés vers Prague, grande plaque tournante de l’esclavage, puis à Verdun, le plus important centre européen de castration du Haut Moyen Age, pratique essentiellement réalisée par des Juifs dont c’était la spécialité en raison de leur familiarité avec le rite de circoncision ; les malheureux étaient ensuite acheminés vers Cordoue, capitale de l’Espagne islamisée depuis la conquête de Tariq. Le transport et la vente étaient assurés  par les Rhadânites, nom signifiant en persan « connaisseur des routes » par lequel on désignait les marchands juifs s’adonnant au trafic international ; leur itinéraire empruntait la vallée du Rhône et le port d’Arles. Les Esclavons de Slavonie pouvaient être enlevés à partir des côtes dalmates par des bandes armées, puis expédiés à Venise, où on peut encore voir le quai dit « des esclavons » ; de là ils étaient transportés jusqu’en Al Andalus, nom de l’Espagne islamisée depuis la conquête de Tariq en 711. Ce matériau humain pouvait être réexporté vers d’autres pays musulmans : la Syrie, l’Egypte, l’Irak ou le Maghreb.
    La traite occidentale prit fin au XIe siècle en raison des progrès de la Reconquista qui barrait la route aux Rhadhânites, en raison aussi de la fin survenue en 1031 du califat de Cordoue qui éclata en principautés rivales, les taïfas. Le développement économique, la christianisation des peuples slaves d’Europe centrale entre le VIIIe et le XIe siècle, leur structuration progressive en états comparables à ceux des voisins germaniques influencés par le modèle de l’Empire romain, et dont la puissance régalienne se révéla capable d’assurer une certaine sécurité, ne furent pas non plus étrangers à la fin de la traite occidentale des Slaves.

    La traite orientale des Slaves

    Les peuples slaves qui s’étaient installés à l’est de l’Europe connurent mille années de vicissitudes : établis sur des plaines immenses dépourvues d’obstacles naturels permettant d’assurer leur protection contre les envahisseurs, placés aux confins de l’Asie centrale parcourue par d’incessantes hordes nomades de pillards, il ne leur fallut pas moins de mille ans pour bâtir un Etat solide, capable de résister aux agressions étrangères.
    Paradoxalement, le premier Etat russe fut créé au IXe siècle par des Scandinaves du nom de Varègues qui avaient été appelés en renfort par les Ukrainiens en butte aux attaques des nomades polovtses, petchénègues et khazars, mais les chefs vikings songeaient avant tout à exploiter l’Ukraine comme une colonie dont la ressource principale était l’habitant qu’ils razziaient avec une habileté de chasseurs d’homme proverbiale, pour aller le vendre soit au nord, sur la plaque tournante de l’esclavage viking que fut Hedebut au Danemark, soit au sud à Byzance, capitale de la chrétienté d’Orient qui ne connut pas l’extinction rapide de l’esclavage touchant la chrétienté occidentale à la même époque. Peu à peu les Russes, dont le nom vient du suèdois « ruotsi » signifiant « rameurs », s’émancipèrent de leurs tuteurs païens : ils obtinrent à partir de 964, sous Sviatoslav, des princes de leur sang et parlant leur langue, puis se convertirent en 988 au christianisme sous l’influence de missionnaires byzantins, et bâtirent un Etat qui dura jusqu’à la conquête mongole au XIIIe siècle, mais qui fut incapable d’enrayer la traite esclavagiste.
    Les Khazars, peuple turcomane plus ou moins judaïsé, expédiaient les victimes de leurs rapts vers l’est, à Itil, leur capitale située sur la Volga, de même qu’à Boulgar plus au nord, ainsi qu’à Boukhara et Samarcande, centres de castration et d’un commerce esclavagiste fructueux à destination non seulement de Bagdad, mais aussi de l’Extrême-Orient. Les Khazars quittèrent la scène de l’histoire au XIe siècle, éliminés par les Byzantins, tandis que les Varègues renonçaient à la traite au XIIIe siècle après leur conversion au christianisme et au travail productif.
    C’est alors que les Gênois, auxquels l’empereur latin de Byzance a confié la maîtrise de la mer Noire, entrent en scène pour deux siècles : installés dans les anciennes colonies grecques qu’ils exploitent en intermédiaires d’une traite  alimentée par les razzias mongoles au détriment de Slaves et de Grecs orthodoxes ou de païens abkhazes, tcherkesses ou tatars, ils ravitaillent l’Egypte des Mamelouks en jeunes garçons destinés à renforcer l’armée. Leurs rivaux vénitiens se taillent une petite part du marché servile, en se spécialisant dans l’exportation de femmes à partir de leur port de Tana sur la mer d’Azov. Chassés de la mer Noire par l’avancée des Turcs ottomans, maîtres de Byzance depuis 1453, les Italiens se replièrent sur la Méditerranée orientale et laissèrent la Crimée aux Tatars.
    Ce peuple turco-mongol converti à l’islam au XIVe siècle fut le plus féroce esclavagiste de l’histoire russe, menant des incursions ravageuses du XVe au XVIIIe siècle sur le monde russe. Vassaux des Turcs ottomans, les Tatars, ravitaillaient Istanbul et son empire en esclaves prélevés sur les terres des Slaves orientaux. Leurs déprédations prirent fin sous le règne de la tzarine Catherine II, victorieuse de l’Empire ottoman.

    Un bilan désastreux

    Le bilan humain de cette traite millénaire est fort difficile à quantifier, faute de documents, surtout pour les périodes lointaines. Entre le VIIIe et le XIIe siècle, Mr Skirda estime le nombre de victimes à plusieurs centaines de milliers d’êtres humains, auxquels il faut ajouter un million de prisonniers réduits à la servitude, s’ajoutant au million de tués du fait de la conquête mongole. L’Encyclopédie ukrainienne de 2002 a évalué à 2 M / 2,5 M le nombre d’esclaves prélevés par les Tatars sur l’Ukraine, la Biélorussie et la Moscovie entre 1482 et 1760, chiffre considérable si l’on tient compte de ce que la population de ces régions entre ces dates peut être estimée à 5 ou 6 M d’habitants.
    Le total des victimes de la traite des Slaves entre le VIIIe et le XVIIIe siècle est évalué en millions par Mr Skirda ; peut-être, si l’on veut être précis, peut-on avancer le chiffre de 4,5 M d’âmes, en se fondant sur le bilan de la traite barbaresque établi par Mr Davies à 1.250.000 esclaves européens pour le seul domaine de la Méditerranée occidentale, sur une période quatre fois plus réduite. Ce prélèvement catastrophique a largement contribué au retard économique de l’Europe orientale par rapport à l’Europe occidentale.
    On ne suivra pas Mr Skirda sur certaines de ses conclusions : par exemple lorsqu’il attribue la renaissance économique occidentale des Xe et XIe siècles aux profits réalisés par les marchands italiens grâce à la traite des Slaves, rejoignant le raisonnement des tiers-mondistes qui attribuent l’essor du capitalisme aux profits réalisés grâce à la colonisation ; on peut alors se demander s’il n’appelle pas à une nouvelle repentance qui s’ajouterait à celle que nous ordonne la bien-pensance gauchiste. De même ses sympathies pour l’anarchie l’empêchent-elles de réaliser le potentiel de protection assuré par la puissance régalienne d’un Etat exerçant le monopole de la violence au service de ses ressortissants : c’est l’avènement de véritables Etats en Bohême, en Pologne ou en Russie qui mit fin aux intrusions prédatrices provoquant la réduction en servitude de leurs habitants.
    Ces restrictions mises à part, on ne peut que recommander la lecture d’un ouvrage qui nous révèle un épisode ignoré de l’histoire, dont la méconnaissance est source du préjugé voulant que les Blancs indo-européens aient toujours été les méchants exploiteurs de la planète, tandis que ceux qu’ils colonisèrent au cours des deux derniers siècles sont crédités des meilleures intentions du monde, puisqu’ils pratiquent « une religion d’amour, de tolérance et de paix ».
    Abbon, 12/07/2013 http://www.polemia.com
     Notes :
    1)    Alexandre Skirda, La Traite des Slaves : l’esclavage des Blancs du VIIIe au XVIIIe siècle, Editions de Paris Max Chaleil, octobre 2010.
    Historien et essayiste, Alexandre Skirda, né en 1942 de parents réfugiés de la guerre civile, est un spécialiste du mouvement révolutionnaire russe. Il a publié dans la même collection Nestor Makhno, le cosaque libertaire, Les anarchistes russes, les soviets et la révolution de 1917, Le Socialisme des intellectuels de Makhaïski (traduction et présentation).
    2)    Dimitri E. Michine, Sakalibas, slavanié v islamskom miré (Sakalibas, les Slaves dans le monde musulman), 2002.
    3)    Radhânites :aristocratie marchande du monde juif médiéval dont le nom persan, signifiant « connaisseur des routes », évoque le rayonnement mondial de l’Orient à l’Europe et à l’Extrême-Orient. Mr Jacques Attali rend hommage à leur connaissance des langues les plus variées et à leur sens des affaires qui les rendirent indispensables dans les relations entre le monde arabe et la chrétienté, notamment au cours du Haut Moyen Age (cf. Les Juifs, le monde et l’argent, Paris 2002). Des auteurs persans et arabes attestent le rôle des Radhânites dans la traite esclavagiste et leur spécialité de la castration des esclaves (par exemple Ibn Kordabeh, maître des postes persan en 847, ou Ibn Hankel, auteur arabe du Xe siècle).
    4)    Georges Young, Constantinople des origines à nos jours, Payot, Paris 1948.

  • Une première en France : le président largement hué et sifflé pendant le défilé du 14 juillet

    On peut l’entendre à partir de 1’10 :

    Des huées et des sifflets se sont élevés dimanche matin au passage de François Hollande qui, avant le défilé du 14 Juillet, descendait les Champs-Elysées où des opposants à la parodie de mariage contre-nature étaient présents relativement nombreux.

    Le mouvement officiel de « la Manif pour Tous » s’était quant à lui « défilé » et avait diffusé dans la semaine un communiqué précisant qu’il n’appelait à aucune action «par respect pour l’armée française». Hors sujet… Toujours cette bêtise et ce lâche conformisme bourgeoiso-droitiste qui empêchent toute révolution…

    La matinée a été encore marquée par de nombreuses arrestations injustifiées, le port du simple drapeau français excitant davantage les policiers que la détention de cannabis !

    http://www.contre-info.com/

  • La stat’ qui tue : 85 % des malfrats recherchés par la police ne s’appellent pas Martin !

     

    La stat’ qui tue : 85 % des malfrats recherchés par la police ne s’appellent pas Martin !

    Les citoyens d’origine nord-africaine se plaignent d’être trop souvent contrôlés par la police nationale. Seraient-ils victimes d’un « délit de sale gueule » ? Non pas, ils ont le malheur d’appartenir à une population à « risques ». « Minute » vous le prouve, chiffres à l’appui, tirés du fichier des personnes recherchées par la police nationale.

     

    Le 3 juillet, au tribunal de grande instance de Paris, se tenait une audience inédite. Treize citoyens, des Noirs et des Arabes, attaquaient l’Etat et le ministère de l’Intérieur pour discrimination lors des contrôles d’identité. Les plaignants estiment que, à cause de leur profil ethnique, ils sont trop souvent la cible privilégiée des contrôles policiers. Ils se disent victimes du délit de faciès, le « délit de sale gueule ». A l’appui, ils ont fourni une étude du CNRS (le Centre national de la recherche scientifique), selon laquelle les citoyens d’origine nord-africaine et subsaharienne risquaient respectivement 7,8 et 6 fois plus de se faire contrôler qu’un « individu de type européen ».

    En attendant le jugement, qui sera rendu le 2 octobre, il serait bon de se poser la vraie question : pourquoi ces citoyens sont-ils, plus souvent que les autres, invités à montrer leurs papiers d’identité ? Tout bêtement parce que la police, pour résoudre ses enquêtes, cherche en priorité là où elle a les meilleures chances de trouver. Tous les pêcheurs vous le diront : on n’envoie jamais l’hameçon dans une pièce d’eau où ça ne mord pas… Quand le prince du conte de fée cherchait à qui appartenait la pantoufle de Cendrillon, il n’a convoqué aucun cul-de-jatte à la séance d’essayage ! Si certains citoyens sont plus contrôlés que d’autres, c’est que, malheureusement pour eux, ils appartiennent à une population à « risques ». Il suffit de consulter les avis de recherche de la police nationale pour s’en convaincre.

    Sur 85 fiches, 45 concernent des Nord-Africains

    Ce fichier, public sur un site gouvernemental (1), recense les personnes recherchées pour crimes de sang, crimes sexuels, évasion et tous autres crimes ou délits aggravés. A ce jour, il compte 85 fiches [Note de Novopress : la copie d'écran que nous publions en Une a été prise par nous le 13 juillet à 23h, il n'y avait plus que 83 fiches. Minute est par contre paru le 10 juillet.] , toutes accompagnées d’une note importante, car à l’évidence ces individus ne sont pas des enfants de chœur : « Cette personne est dangereuse et susceptible d’être armée. Ne tentez en aucune façon de l’interpeller vous-même. Contacter le service de police ou de gendarmerie le plus proche. »

    Mais qui sont-ils ? Le premier s’appelle Karim Aderfi Ouali, un « homme de type maghrébin, né en 1976, 1m79, corpulence normale, yeux marron-noirs, cheveux bruns, grain de beauté sur la pommette gauche ». Il est recherché pour « des faits d’homicide volontaire commis à Saint-Louis (68) en avril 2011 ». Oh !, la mauvaise foi, diront certains, « Minute » a pioché la fiche d’un Maghrébin. Pourtant, Karim Aderfi Ouali n’est pas une exception. Loin s’en faut.

    Sur les 85 fiches de recherche publiées, 32 mentionnent une caractéristique physique qui permet de connaître l’origine des individus recherchés : dix-sept sont « de type nord-africain », deux « de type maghrébin » – c’est la même chose –, un « de type méditerranéen ». On compte également trois Africains, deux Levantins, un Caucasien, un Asiatique, un Antillais. Et quatre Européens, dont l’identité n’est pas connue.

    Sur les 53 autres avis de recherche ne figure aucune caractéristique ethnique. Cependant, les photos, les noms et les prénoms donnent une précieuse indication. Pour s’amuser – car on peut s’instruire en s’amusant –, « Minute » a classé les 53 prénoms figurant sur ces fiches. Huit fleurent bon les pays de l’Est et les Balkans : Dragan, Piotr, Edin, Besnik, Anatoli, Muhamed, Zamir et Muaner. On trouve quatre Latino-Américains : Ernesto, Manolo, Mauro et une dame, la seule du palmarès, une certaine Olga Patricia Cancino Perez, recherchée pour trafic de drogue.

    On note également trois Asiatiques (Yong, Yun, Zhong), un Africain (Wangash), deux Anglo-Saxons, John William et Cornelis.

    Mais le gros de la troupe est fourni par un bataillon de prénoms, courants en Afrique du Nord. Il y en a vingt-cinq au total : Djaffar, Haissam, Jalouli, Slimane, Souleyman, Hamid, Mohand, Kad da, Mounir, Reda, Fathi, Karim, Samy, Mondher, Nourredine, Seddik, Abdelhakim, ainsi que trois Mohamed, trois Farid et deux Ali.

     Au final, sur cette liste de 53 prénoms répertoriés, il n’en reste que neuf à figurer sur le calendrier des postes : Julien, Marc, Michel, Thierry, Raphael, Georges, Emmanuel, Dominique, Tristan. Plus un prénom tiré de l’Ancien Testament : Salomon.

    A partir de ces observations, il n’est pas difficile d’en tirer une statistique. Sur les 85 personnes qui font l’objet d’une fiche de police, on ne compte, au maximum, que quatorze individus (les dix dont le prénom fait référence, plus éventuellement les quatre Européens non identifiés) représentant les « Français de souche ». Soit seulement 16,47 % du panel. Cela revient à dire que 83,53 % de ces malfrats recherchés par la police n’ont pas pour ancêtres les Gaulois.

    Ces chiffres sont irréfutables. Les associations antiracistes peuvent aller vérifier sur le site où sont diffusés les avis de recherche de la police nationale.

    Pierre Tanger

    1. http://www.avisderecherches.interieur.gouv.fr/. Copie d’écran en Une faite par Novopress le 13 juillet à 23h. Ce qui explique pourquoi le nombre de fiches est un peu différent par rapport à celui du moment où Pierre Tanger a écrit son article (83 fiches au lieu de 85).

    Article de l’hebdomadaire “Minute” du 10  juillet 2013 reproduit avec son aimable autorisation. Minute disponible en kiosque ou sur Internet.

    La stat' qui tue : 85 % des malfrats recherchés par la police ne s’appellent pas Martin !

    http://fr.novopress.info/

  • Liberté pour un militant Beaunois d'AF !!

     

    Côte d'Or : de la prison ferme requise contre un opposant au mariage homo

    France 3 Bourgogne

    Le ministère public avait requis quatre mois d'emprisonnement, dont deux avec sursis, contre un Côte d'Orien de 20 ans. Il était jugé mercredi 10 juillet 2013 à Paris pour violences volontaires contre des policiers en marge d'une manifestation contre le mariage pour tous le 26 mai dernier.

    Une bouteille jetée en direction des policiers

    Jusqu'ici, un seul manifestant a été condamné à de la prison ferme avec mandat de dépôt. Condamné à une simple amende en appel, Nicolas Buss a été libéré mardi 9 juillet après presque trois semaines de détention.

    Selon les éléments de l'enquête cités mercredi 10 juillet devant le tribunal correctionnel de Paris, un jeune Bourguignon, masqué d'un foulard, aurait jeté une bouteille en direction des forces de police qui cherchaient à disperser les quelques centaines de manifestants refusant de quitter l'esplanade des Invalides.

    "Un mouvement de masse"

    Interrogé par la présidente, Isabelle Pulver, le jeune homme a nié en bloc. "Je n'ai jamais jeté d'objet", a déclaré le jeune élève d'une institution militaire, contestant les allégations de l'officier de police qui l'a interpellé.

    Pour justifier sa présence, ce soir-là, bien après l'ordre de dispersion, il a dit être resté "par curiosité". "Il y a eu un mouvement de masse, je m'y suis mêlé", a raconté le jeune homme au regard résolu, originaire de Beaune en Côte d'Or, qui comparaissait mercredi en même temps que sept autres manifestants interpellés le 26 mai.

    "Vous avez aujourd'hui à juger, non pas des manifestants qui venaient pour manifester", mais "ceux qui ont voulu en découdre avec les forces de l'ordre", a dit le procureur dans son réquisitoire qui a dénoncé des "faits d'une gravité certaine".

    "Pas un jour de prison en mai 68"

    "Je suis peiné par vos réquisitions", lui a répondu l'avocat du jeune homme, Me Jacques Trémolet-de Villers, qui a dressé un parallèle entre les manifestations contre le mariage pour tous et celles de mai 68. A cette époque, "j'ai vu de vraies manifestations. Il n'y avait plus un pavé à Saint-Michel. Je n'ai pas vu une poursuite, pas un jour de prison", a dit le conseil.

    "Quatre mois de prison ! Ce n'est pas sérieux", a-t-il ajouté, affirmant qu'il n'y avait aucune certitude concernant les faits reprochés à son client. "Depuis un mois, comparaissent devant vos tribunaux des jeunes gens qui n'ont rien à faire ici", a-t-il conclu.

    Le tribunal s'est montré clément

    Le tribunal correctionnel de Paris a fait preuve de clémence au terme d'une audience marathon de onze heures. Il a prononcé deux relaxes et six peines d'amende à l'encontre des jeunes gens.

    Les trois juges se sont situés, dans tous les cas, bien en-deçà des réquisitions du ministère public, qui avait ainsi requis des peines d'emprisonnement pour les huit prévenus, avec de la prison ferme pour sept d'entre eux (2 mois pour 6 et 4 mois pour un).

    "Il n'y a pas de volonté de voir ces personnes incarcérées. Il y a la volonté de délivrer un message", a expliqué, lors de ses réquisitions, le vice-procureur de la République, Abdel Mahi. Six des huit prévenus ont été condamnés chacun à une amende de 300 euros.
  • Répression politique : un délégué du Procureur d'Angoulême démissionne

    Communiqué de La Manif pour Tous :

    "Depuis plusieurs mois, les sympathisants de La Manif pour Tous font l'objet d'un nombre spectaculaire d'arrestation et de garde à vue alors qu'aucune atteinte aux biens ou aux personnes n'ont été recensé. Environ 1000 arrestations pour plus de 500 gardes à vue et 1 seule condamnation - qui vient d'être annulée -, c'est le décompte actuel et qui continue encore avec les Veilleurs.

    L'emprisonnement immédiat de Nicolas Bernard-Buss 23 jours à Fleury-Merogis avait suscité une vive émotion par l'utilisation du mandat de dépôt à caractère pourtant exceptionnel. Son procès, qui s'est déroulé hier, a confirmé l'absurdité de la peine car aucune des charges qui l'ont mené en prison n'ont été retenues.

    « La Cour d'Appel de Paris a examiné les faits reprochés à Nicolas avec une sérénité qui avait sans doute fait défaut à l'occasion de son passage en comparution immédiate. », a déclaré La Manif pour Tous dans un communiqué à l'issue du procès.

    Dans ce contexte, François Méhaud, expose dans une lettre au Procureur pourquoi, en conscience, il ne peut continuer à assumer les missions qui lui sont confiées par un système qui semble cautionner le « délit d'opinion ».

    « Allant jusqu’à interdire aux citoyens d’exercer librement leur devoir de conscience face à ce qu’ils considèrent comme étant une loi injuste et mensongère, la situation actuelle est particulièrement délétère et mène à considérer que l’on sanctionne un délit d’opinion. Cela n’est pas concevable dans une démocratie. », affirme-t-il. Concernant le jeune Nicolas Bernard-Buss, François Mehaud déclare : « Je suis intimement persuadé que dans cette affaire, le parquet n’a pas fait preuve d’indépendance d’esprit, mais a suivi des instructions à visées politiques et idéologiques, données par la chancellerie. »

    Une décision mûrement réfléchie qui prend en compte les imperfections d'un système, qui peut cependant faire vivre certaines valeurs comme l'objectivité, l'impartialité et la mesure.

    « Je reconnais la nécessité de consignes générales pour une application efficace de la politique pénale. Ces consignes ne doivent toutefois pas interférer, et encore moins de manière partisane, sur les facultés d’appréciation des magistrats fussent-ils du Parquet. » assure-t-il."
  • La possession d'un objet estampillé LMPT constitue une "incitation à l'émeute". Sic

    Témoignage de ce matin :

    "Ce matin sur les champs, au niveau du Grand Palais. Après avoir sifflé Hollande, je remets mon drapeau rose dans mon sac. Jusque là, tout va bien! Vers 11h00, le défilé a commencé. Une dame à coté de moi a un coup de chaud et tombe dans les pommes. Je me porte à son aide, la recule afin qu'elle ait un peu d'air, ce qui lui permet de retrouver rapidement ses esprits. Je propose alors de lui donner de l'eau que j'ai dans mon sac. C'est alors qu'une policière (en civil) aperçoit le fameux drapeau dans mon sac et commence à me l'arracher. Très surpris par cette reaction totalement inappropriée, je m'indigne de plus en plus vivement à mesure que la réaction policière se fait plus coercitive. Je suis emmené sans beaucoup de ménagement par trois ou quatre agents vers le commissariat du 8e tout proche pour un contrôle d'identité qui durera près d'une heure, le policier ayant manifestement des difficultés à écrire rapidement sa main courante. Si je suis inquiet pour mes deux enfants qui sont restés seuls à regarder le défilé et n'ont rien vu de la scène, ça me laisse du temps pour discuter avec les deux agents qui sont successivement chargés de me surveiller. J'apprends que les consignes sont strictes et que la psychose est prégnante. La possession d'un objet estampillé LMPT constitue une "incitation à l'émeute". Mon refus d'obtempérer immédiatement à la police qui me demande de lâcher mon drapeau justifie la vivacité de l'interpellation, mon opposition à ce qu'on m'arrache mes affaires des mains aurait pu me valoir une GAV pour rébellion, mes indignations, il est vrai ponctuées une fois des termes "répression policière" et "dictature socialiste" relèveraient d'outrage à agents, etc. A un moment, quelqu'un entre dans le commissariat et s'inquiète de la présence d'un OVNI au dessus de l'Elysée. 5 min plus tard, un collègue annonce tout sourire : "Ils ont réussi! Ce sont des ballons avec une banderole..." Bravo au Printemps Francais, honte à la dictature socialiste, et vive la France !

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  • Moyen-Orient : évolutions récentes de la guerre en Syrie

    Le conflit syrien se poursuit de la manière la plus rude. Il concerne désormais tous les pays de la région, selon des alliances antagonistes : l'Iran continue de soutenir fortement Bachar Al-Assad, tandis que l’Égypte, la Turquie, l'Arabie Séoudite et le Qatar jouent un rôle essentiel en faveur des rebelles. Ces derniers demeurent très divisés, et chaque faction n'est pas encouragée par les mêmes États. Le Liban et la Jordanie, principalement le premier, sont en voie de contamination par le conflit. L'Irak demeure en guerre civile larvée, le pouvoir chiite de Bagdad favorise le régime de Damas, assurant l'acheminement de matériels militaires et volontaires iraniens, par voie aérienne et terrestre, tandis que les rebelles sunnites de l'Ouest de l'Irak appuient leurs coreligionnaires insurgés syriens, par une frontière de facto ouverte et largement aux mains de la rébellion. L'Entité Sioniste encourage le chaos général, sans qu'il faille lui attribuer nécessairement, concrètement, un rôle essentiel ; tout soutien trop voyant à un des intervenants arabes la discréditerait complètement, donc elle s'en abstient. Elle aspire donc à la poursuite de l'atomisation de ses voisins septentrionaux, la Syrie et le Liban, laissant s'accomplir l'autodestruction de ses adversaires potentiels, qui n'ont pas besoin d'encouragements. Les quelques bombardements menés en Syrie ont visé les réserves en armes lourdes, missiles à longue portée, de son ennemi principal, le Hezbollah libanais.
    La semaine dernière les forces gouvernementales syriennes, avec l'aide active et essentielle du Hezbollah, formation politique et militaire chiite libanaise, ont repris la ville stratégique de Qousseir (parfois orthographiée Quseir ou Qusair, avec de nombreux sites homonymes en Syrie même), à la frontière entre la Syrie et la Liban, à proximité de la grande ville disputée de Homs. Elle servait jusqu'ici de place logistique importante pour les rebelles sunnites syriens de la Vallée de l'Oronte, avec des flux d'armes provenant des régions sunnites du Nord du Liban. Il s'agit d'un indiscutable succès local, mais il faut se garder de tout triomphalisme. Les lignes logistiques essentielles des rebelles passent par la Turquie, avec une très longue frontière qu'ils contrôlent assez largement, et, chose plus récente, la Jordanie, avec une arrivée massive d'armes, de fonds, de "volontaires" salafistes ou mercenaires financés par le Qatar, dans la région de Deraa, en une proximité dangereuse de la capitale syrienne Damas. L'Etat jordanien, très endetté, sous perfusion financière des Pays du Golfe, a fini par céder à leurs exigences ; le potentiel de déstabilisation interne est pourtant évident, tant il devient difficile de combattre à la fois le salafisme en Jordanie, opposé à la monarchie hachémite, et le soutenir en Syrie à partir de bases jordaniennes ; c'est un très dangereux calcul de court terme.
    La rébellion ne progresse plus pour l'instant en particulier du fait de ses divisions internes criantes. Les salafistes armés, en particulier les Brigades Al-Nosra, tendent à s'imposer à la place de la déjà assez théorique et peu unie « Armée Syrienne Libre », y compris en combattant les unités de cette dernière, tout autant sinon davantage que les forces loyalistes. Les salafistes préfèrent s'assurer de leur victoire, celle de leur cause, non d'un conglomérat anti-Assad illisible, et n'hésiteront pas le cas échéant à prolonger le conflit. Les forces armées salafistes, reçoivent donc des soutiens de toute nature, essentiels, du Qatar et de l'Arabie Séoudite, y compris médiatiques : sont multipliés les reportages complaisants à leur endroit diffusés dans le monde entier par les chaînes mondialement diffusées, en arabe et anglais, Al-Jazeera du Qatar et Al-Arabiya d'Arabie Séoudite. Ces deux États rivalisent quelque peu, soutiennent concrètement des groupes armés différents, qui défendent toutefois un projet de société semblable, ultra-rétrograde, une Syrie qui ne serait peuplée que de musulmans sunnites de l'obédience la plus stricte, c'est-à-dire wahhabite ; les nouvelles autorités salafistes imposeraient la disparition de toutes les importantes minorités non-sunnites, formant de l'ordre du quart ou du tiers de la population du pays, à commencer par les Alaouites encore au pouvoir, secte d'origine chiite très particulière, les Chiites, les Druzes, les Chrétiens, qui n'auraient le choix qu'entre l'exil, la mort, la conversion forcée. Voilà le véritable drame humanitaire en préparation, non une bien hypothétique victoire de Bachar Al-Assad, qui serait la meilleure chose à souhaiter à la Syrie ; évidemment, elle s'accompagnerait d'une dure répression, mais le comptage macabre serait hors de proportion avec celui d'une victoire des salafistes, du reste fort capables aussi de se battre entre eux, avec les encouragements persistants des parrains du Golfe, en un scénario catastrophique à la somalienne, loin d'être exclu.
    La principe force armée théoriquement unifiée demeure encore pour l'instant l'Armée Syrienne Libre. UASL traverse des difficultés ces dernières semaines sur le terrain, reculant quelque peu face aux forces gouvernementales et aux salafistes. Elle se prétend, pour la presse internationale occidentale, multicon-fessionnelle, favorable à une démocratie aux normes onusiennes — du bout des lèvres d'ailleurs — ; en fait, elle a fondamentalement pour projet une Syrie gouvernée par les seuls Sunnites, clairement majoritaires il est vrai, selon l'idéal politique des Frères Musulmans, aujourd'hui au pouvoir en Egypte, à la présidence avec Mohamed Morsi comme au parlement. Contrairement aux salafistes, les non-sunnites seraient provisoirement tolérés, en attendant leur départ ou leur conversion au sunnisme, après des années et des années de persécution larvée, semblable à celle que subissent les Chrétiens en Egypte depuis les années 1970, avec l'acquiescement muet de Sadate puis Moubarak. Cette ASL bénéficie du soutien privilégié de l'Egypte et de la Turquie, puisque l'AKP au pouvoir est animé par une philosophie politico-religieuse très proche, même si l'origine cairote s'avère inavouable en une Turquie très nationaliste, y compris en sensibilité islamiste. Dans la fiction juridique de la prétendue « communauté internationale », l'ASL formerait l'armée de l'Etat syrien "légitime" reconnu autour d'un gouvernement en exil : or, les personnalités syriennes extérieures, ayant pour seul trait commun l'opposition à Bachar Al-Assad, se montrent obstinément incapables de se donner même un semblant d'unité de façade, leur intérêt ô combien évident pourtant, qui serait répercuté par les média si complaisants du Système, lors de ces multiples conférences dites des « Amis de la Syrie » - le titre para-maçonnique imposé par Fabius et Hollande forme une antiphrase flagrante avec la réalité -.
    Tout ceci n'augure rien de bon en cas d'intervention militaire mordicus des forces otanesques, bien capables de passer outre le probable veto russe au Conseil de Sécurité de l'ONU, qui pourrait se déclencher brusquement, d'un jour à l'autre. Constatons que, s'il ne s'agit pas ici de chanter systématiquement les louanges de Poutine, au bilan et à la personnalité contrastés, comme certains nationalistes français enthousiastes - encore que cela ne nous dérange pas, contrairement à Tsahal ou aux salafistes selon des goûts bien plus douteux -, il a su développer une position cohérente, une analyse simple et juste : si Bachar Al-Assad, qu'il continue finalement - il avait prononcé il y a un an quelques propos distanciés inquiétants - à soutenir concrètement par la fourniture vitale d'armes russes, était renversé, selon tous les scénarios envisageables, de manière raisonnable, la situation en Syrie serait bien pire pour tous les habitants du pays et l'ensemble de la région, déstabilisée. La recherche de prétextes pour les bellicistes otanesques se poursuit, avec la France de Hollande hélas particulièrement en pointe, en reprenant obstinément le thème des armes chimiques, en particulier du gaz sarin - certainement utilisé par les rebelles salafistes -, de la crise humanitaire majeure à venir qui appellerait la mise en place de corridors de "sécurité" protégés par des casques bleus armés. Derrière un prétexte en apparence louable - qui serait contre une aide humanitaire massive dans un contexte protégé ? -, neutre, la constitution de zones rebelles sécurisées permettrait concrètement l'approvisionnement massif en armes des rebelles, selon un schéma déjà éprouvé en Bosnie-Herzégovine de 1993 à 1995, avec une armée mahométane bosniaque soutenue à bout de bras jusqu'à sa victoire de 1995 ; avec le recul, il est devenu clair que les Serbes de Bosnie avaient eu bien raison de se méfier de ces casques bleus, et même d'en capturer certains, même s'ils ont maladroitement géré médiatiquement la chose à l'époque.
    François Hollande est nul, on le sait depuis un moment ; mais il est aussi dangereux. En visite en Libye, il vient d'obtenir l'autorisation du gouvernement fantoche local d'envoyer les troupes spéciales françaises combattre le salafisme bien implanté dans le Fezzan - résultat du bellicisme sarkozyste précédent -, ce qui accroît encore le champ d'action déjà aberrant pour des régiments excellents certes, surtout limités en effectifs, de plus en plus épuisés par une course permanente sans fin de l'Atlantique au Lac Tchad ; à l'évidence, un jour, quelque part dans le vaste désert, une embuscade salafiste réussie causera un drame, avec des dizaines de morts.
    Cette guerre africaine est déjà beaucoup trop ambitieuse pour l'armée française, qui subit de plein fouet les coupes budgétaires massives, qu'il s'agirait donc en plus d'envoyer faire la guerre en Syrie, pour le triomphe de facto des salafistes combattus par ailleurs au Sahara. C'est complètement fou ! Folie des grandes lignes, ou des détails, avec par exemple toute la famille malienne salafiste du djihadiste Gilles Le Guen rapatriée en France, qu'il eût fallu à l'évidence laisser dans le Mali de leur cœur, et laisser gérer par les autorités locales à leur convenance. Même le Britannique Cameron suit moins, a fortiori l'essentiel Obama, car sans l'hyperpuissance américaine la surexcitation française demeure heureusement peu crédible au Moyen-Orient ; tous pourraient être cependant entraînés à la guerre par le thème du drame humanitaire, causé par les rebelles syriens en fait.
    LA CONTAMINATION DE LA GUERRE CIVILE SYRIENNE AU LIBAN
    Le Liban est désormais victime à son tour de combats réguliers, prolongements directs du conflit syrien, sans que pour l'instant heureusement tout le pays soit touché, tandis que l'intensité des affrontements demeure modérée. Le Liban est divisé en trois communautés principales, représentant un peu moins du tiers de la population, chrétienne, chiite, sunnite ; il s'y ajoute surtout des Druzes. Sur le plan politique, les Chiites dirigent un bloc, autour de leur parti-armé le Hezbollah, présidé par Hassan Nasrallah depuis 1992, appelé « mouvement du 8 mars », rejoint par une moitié des chrétiens, dont le général Aoun et son Courant Patriotique Libre. Les sunnites contrôlent le bloc politique antagoniste autour du « Courant lu Futur », bâti par la famille Hariri (après la mort de Rafic Hariri en 2005, ancien Premier ministre et grand ami du président français l'alors Chirac), cœur du « mouvement du 14 mars » rejoint par une autre moitié des chrétiens, subdivisés en un grand nombre de petits partis structurés le plus souvent autour des grandes familles traditionnelles - les Gemayel, Chamoun, Eddé, Geagea, etc. -. Les Druzes, suivant traditionnellement et très majoritairement la famille Joumblatt et leur Parti Socialiste Progressiste, louvoient, soutenant toujours le bloc le plus fort, donc jusqu'il y a peu celui du Hezbollah, avec des tiédeurs récentes assez fortes. Les deux blocs prétendent incarner les véritables intérêts nationaux du Liban, se réclament de l'antisionisme ; seul le Hezbollah occupe actuellement la ligne de front en Haute-Galilée, sans qu'il faille voir pour autant dans les Futuristes des zélateurs mal dissimulés de Tel-Aviv. Le Hezbollah contrôle directement plus de la moitié du Liban, le Sud face à l'Entité Sioniste, et l'Est avec la plaine de la Bekaa, les Sunnites que des enclaves côtières dont Saïda et Tripoli, les chrétiens le canton de Jounieh, entre Beyrouth et Tripoli, subdivisé lui-même en zones antagonistes aounistes (et alliées) et futuristes, tandis que les druzes contrôlent des enclaves montagneuses au Sud-Est de Beyrouth. Sur le plan extérieur, le Hezbollah prône l'alliance avec l'Iran, le courant du Futur celle avec l'Arabie Séoudite.
    Dans la guerre civile syrienne, le Hezbollah intervient, de plus en plus nettement, relativement tardivement selon certains, en alignant désormais sur le terrain des milliers de combattants, en faveur de Damas. Pour l'instant, le Courant du Futur n'est pas aussi directement impliqué, en tant que tel sur le terrain, mais soutient massivement l'Armée Syrienne Libre, grossie de volontaires sunnites libanais ; il y a peut-être un jeu complexe concernant les salafistes tacitement tolérés depuis peu, envoyés éventuellement délibérément se faire tuer dans le pays voisin pour soulager le Liban ; enfin les Frères Musulmans, à l'origine marginaux dans le Courant du Futur, connaîtraient un succès croissant, de nature à amoindrir l'hégémonie de la famille Hariri ; de même, les Chrétiens futuristes, à l'origine farouchement anti-Assad, largement du fait de haines terribles héritées de la guerre civile libanaise (1975-1990) et de l'occupation syrienne (1990-2005), se montrent de plus en plus gênés face aux pogroms antichrétiens qui ont indiscutablement lieu dans les zones contrôlées par les rebelles syriens. Tout ceci est bien compliqué ; au sein même des blocs, particulièrement celui du Courant du Futur, existent donc des concurrences plus ou moins déclarées, favorisant bien plus la surenchère belliciste que la responsabilité. Il faut ajouter le problème des camps palestiniens, toujours là depuis des décennies, villes fermées dans les villes, avec des centaines de milliers d'habitants, massivement sunnites, souvent armés, avec toutefois l'opposition entre des mouvements politico-militaires traditionnellement liés aux autorités de Damas, legs de la guerre civile libanaise et l'occupation syrienne, et des foules plutôt nettement favorables aux insurgés sunnites, de l'ASL aux salafistes ; des combats ont désormais lieu régulièrement entre Palestiniens à l'intérieur des limites étroites des camps ; le Hamas, jusqu'à l'hiver 2011-2012 ferme soutien de Damas, à la présence essentielle dans les camps, a basculé de l'autre côté, aidé en cela à Gaza comme à l'étranger dont le Liban par de nouveaux financement qataris massifs. La très hypothétique reconquête de la Palestine en est d'autant plus renvoyée aux calendes grecques. Les affrontements principaux ont eu lieu pour l'instant autour d'enclaves dans les zones sunnites, à Tripoli, avec les rares Alaouites du Liban, ou à Saïda, avec les quartiers périphériques chiites de la ville sunnite. Les affrontements ont pour l'instant heureusement épargné Beyrouth, où les manifestations antagonistes se succèdent, demeurent pacifiques, comportant dans chaque sens des centaines de milliers de personnes, foules considérables dans un Liban de 4 millions d'habitants. Mais la situation peut gravement dégénérer à tout instant.
    Le Liban est donc divisé en deux blocs, qui possèdent aussi des forces parlementaires à peu près égales, reste donc complètement paralysé politiquement depuis plusieurs années, avec des gouvernements éphémères à la recherche permanente d'une majorité. Le compromis national, jamais facile, semble se révéler particulièrement impossible depuis deux ans avec chaque bloc soutenant énergiquement un camp antagoniste de la guerre civile syrienne voisine. Le Premier ministre actuel, sunnite comme le veut la constitution, Tammam Salam, du Courant du Futur, depuis avril, ne réussira pas mieux que son prédécesseur immédiat Najib Mikati, qui était du reste réputé plus consensuel. Un enjeu immédiat est constitué par les élections législatives, en principe imminentes ; or, outre quelques combats perturbateurs, elles ne peuvent concrètement guère se tenir faute de loi électorale. En cas de passage en force gouvernemental ou parlementaire, organisant mordicus les élections suivant par défaut la loi électorale précédente, l'abstention massive du bloc se sentant lésé ne résoudrait pas, au contraire, la crise politique actuelle. Alors que des notables de chaque communauté pourraient peut-être finir par s'entendre, il y a lieu de craindre le pire avec des dizaines de députés répercutant les cris de leurs électeurs surexcités ; comme quoi, il est faux de croire que la démocratie conduirait ipso facto à la paix, ce serait même plutôt le contraire - suivant la leçon de nombreux cas africains, en sus du Liban -.
    La reprise de la guerre civile libanaise est certes annoncée comme imminente depuis 2008, avec déjà des arguments sérieux. Le risque paraît bien supérieur encore aujourd'hui. Le Hezbollah paraît encore en situation de force, avec en comptant les réservistes entraînés peut-être des dizaines de milliers d'hommes à sa disposition, ainsi qu'un armement lourd. Toutefois sa supériorité probable est moins écrasante aujourd'hui. Depuis 2010 à peu près, ont été renforcées de manière considérable des milices sunnites souvent semi-clandestines, mais très réelles, là encore bénéficiant du soutien logistique essentiel de l'Arabie Séoudite et du Qatar. Les chrétiens, très en retard sur les autres communautés dans la reconstitution de milices, se battraient à nouveau les uns contre les autres, ou plutôt fuiraient massivement le seul Etat arabe où ils avaient été majoritaires jusqu'aux années 1950. L'armée libanaise, peu puissante, éclaterait à nouveau ; la grande majorité chiite des soldats rejoindrait plutôt le Hezbollah.
    Scipion de SALM. Rivarol 14 juin 2013

  • Ils commencent à avoir des états d'âme ... Il serait temps !

    Mariage gay : le « malaise grandissant » des commissaires face à la répression

    INFO LE FIGARO - Dans le journal interne du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), des hauts fonctionnaires font part de leur refus d’être « une police d’opinion » face aux manifestants anti-mariage gay.

    Il y a quelques jours, les CRS s’indignaient, dans un tract du syndicat Alliance, de leur mission « ridicule » contre les « veilleurs debout ». Aujourd’hui, c’est chez les commissaires de police que la colère gronde. Dans le dernier numéro de la Tribune du commissaire, deux des trois « tribunes libres » sont consacrées au « malaise grandissant » de l’institution policière face à la répression des manifestations anti-mariage gay.« Du jamais vu ! », commente un membre de ce syndicat, qui représente 60 % des commissaires, et qui a toujours été très légitimiste. « Cela montre l’ampleur du mécontentement ».

    Signé « un collectif de commissaires de police », le premier article évoque « une vidéo ayant circulé sur Internet », « qui montre deux de nos collègues remettant en liberté des personnes portant un vêtement assorti du logo d’une association engagée dans un débat de société, après un simple contrôle d’identité ». « S’il apparaissait que des instructions ont été données à toute la chaîne hiérarchique policière d’interpeller des personnes sur ce seul motif, soulignent les auteurs, les commissaires de police qui ont décidé de les élargir honorent le Corps de Conception et de Direction ». Et de conclure : « il était temps de prouver que notre Institution n’est pas une police d’opinion ».

    Le deuxième texte - une tribune « poignante », juge le secrétaire général du SCPN, Emmanuel Roux - est une lettre d’« un commissaire de police attentif à l’actualité » à un « cher collègue ». Vraisemblablement pied-noir, il lui parle de sa grand-mère, Eugénie, qui « aimait beaucoup la France, bien qu’elle n’y soit jamais allée avant que le sens tragique de l’Histoire ne la contraigne (…) à quitter pour toujours notre terre natale il y a 51 ans ». Un jour, raconte-t-il, « elle commit l’acte fou de brandir un drapeau français à sa fenêtre ». Des uniformes « déboulèrent », « défoncèrent sa porte », à la recherche du drapeau.

    Un commissaire de police

    Aujourd’hui, le petit-fils d’Eugénie est commissaire divisionnaire. « Depuis plusieurs mois, le pays gronde, poursuit-il. Je vois des uniformes, de jeunes manifestants que l’on colle contre le mur. J’en ai vu qui tombaient, d’autres que l’on conduisait vers des fourgons, le regard perdu mais fier ». Avant d’asséner : « Je ne serai jamais l’un de ces officiers. J’aime trop ma grand-mère ».

    Emmanuel Roux admet avoir hésité avant de publier ces « collègues qui parlent avec leur tripes ». Mais il a reçu plusieurs appels dans le même sens, et a voulu jouer son « rôle de syndicat, lieu de parole ». « Je n’ai pas eu connaissance de pratiques policières qui auraient été différenciées selon les manifestants, tempère-t-il. Mais l’ordre public, c’est une alchimie complexe… »

    Au sein du SCPN, on affirme toutefois que « beaucoup ne se reconnaissent absolument pas dans les méthodes appliquées ». « C’est pas qu’on soit pro ou anti mariage gay, témoigne un commissaire signataire du premier article. On est simplement choqués. On voit une distorsion énorme entre ce qui se passe avec les voyous récidivistes et des gamins pacifiques qu’on met en garde-à-vue simplement parce qu’ils portent un tee-shirt ! Parfois, il faut avoir la force de dire « non ». Notre message, c’est que l’on refuse d’être une police politique, quel que soit le pouvoir ».

    Le Figaro  http://www.actionfrancaise.net