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lobby - Page 2346

  • Victoire du Réseau Identité sur le DAL

    COMMUNIQUÉ du Réseau identités Gironde, le 17 juillet 2013 : Une première victoire contre le DAL ! Il faut continuer la lutte !

    L’occupation scandaleuse de l’appartement de Mme Lagrenaudie au n° 13 Rue Planterose à Bordeaux sous la responsabilité du DAL (association « Droit au Logement »), amène plusieurs réactions :
    Le DAL a violé délibérément le droit fondamental de propriété, en bénéficiant de la bénédiction des autorités, lui permettant de s’affranchir des règles générales du Droit.
    Le DAL s'est attaqué à une personne modeste n’ayant pas les moyens à d’entretenir sa maison du fait de sa pension de retraite misérable. Après la révélation de cette occupation scandaleuse, le DAL a tenté d'écarter toute responsabilité et à aucun moment ne s'est préoccupé de Mme Lagrenaudie, qui pourtant avait droit elle aussi à SON logement.
    Si les membres du DAL veulent faire du social, qu’ils le fassent avec leur argent et montrent l’exemple en hébergeant chez eux les sans-logis. Ils commenceront ainsi à être crédibles.
    Qui va payer les factures d’eau et d’électricité, taxe foncière et d’habitation, ordures ménagères ? Mme Lagrenaudie bien sûr en sa qualité de propriétaire !
    Le Réseau Identité se félicite de la large mobilisation citoyenne autour de cette affaire et y a participé activement avec le Rassemblement Patriote Girondin et de nombreux bordelais dans le cadre du Comité de soutien à Odette Lagrenaudie.
    Une avalanche d’appels et de mail auprès des autorités et du DAL, ainsi que l’intervention de l’ALMA, organisme officiel contre la maltraitance des personnes âgées que nous avons saisi, ont amené la Préfecture à expulser enfin les squatteurs illégaux.
    Mais le combat ne s’arrête pas là. Un mouvement de solidarité active pour nettoyer et remettre en état le logement est en train de s’organiser, ainsi que des suites judiciaires pour que le DAL indemnise la propriétaire : la solidarité avec nos anciens n’est pas un vain mot !
    En exclusivité, les coordonnées des responsables du DAL33, afin de leur exprimer avec fermeté mais courtoisie, votre opinion sur leurs agissements au quotidien.¢
    La présidente : Evelyne CASSAN, 06 81 13 56 05.

     Le vice-président : Francis CHIROL, f.chirol@wanadoo.fr

    Le secrétaire : Hadrien CLAIR, clair.hadrien@gmail.com, 06 77 94 27 40
    Réseau identités
    BP 1-7114
    30912 Nîmes Cedex 2
    www.reseau-identites.org
    contact@reseau-identites.org / +33(0)6 86 66 71 85
  • Consigny : «Si rien n’est fait, nous aurons la guerre civile, ce qui est déjà un peu le cas»

     

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    Selon Charles Consigny, la gauche fait comme si le pays n’avait pas de problème, disqualifiant ainsi sa parole en ces temps de violence extrême. Il estime même que «la gauche sombre dans le négationnisme»

    Quand quelque chose ne correspond pas à sa grille de lecture du monde, la gauche affirme que ça n’existe pas et lapide en place publique quiconque oserait dissiper le rideau de fumée qu’elle s’époumone à dresser.

    Nous avons été contraints d’apprendre qu’il y avait bien eu, contrairement à ce qu’avaient affirmé toutes nos autorités publiques, des «vols» et des «caillassages» après le déraillement du Paris-Limoges à Brétigny. Lors des faits, quand certains sites internet avaient relayé ces informations, j’ai d’abord été horrifié, mais pas surpris, et finalement rassuré en entendant les voix officielles démentir ce que j’ai alors pris pour des rumeurs venues de l’extrême droite. J’ai pensé que, tout de même, on n’en était pas là.


    Si les médias font leur travail, nous sommes au début d’un gigantesque scandale. Bien sûr, et malheureusement, mais depuis longtemps, la population est habituée à ce que ses gouvernants lui mentent. […]

    Les barbares sont non pas à nos portes, mais dans la cité (si j’ose dire) depuis une trentaine d’années.

    Or, si rien n’est fait, les oracles vilipendés par des Inrocks aveugles auront raison, et nous aurons la guerre civile, ce qui est déjà un peu le cas. Comme dit Finkielkraut avec drôlerie, il ne s’agit pas d’annoncer toujours l’imminence de la catastrophe, car elle a déjà eu lieu.

    Vous allez voir que le gouvernement ne réagira pas au scandale. Il éludera. Sa parole est désormais totalement disqualifiée. Elle n’avait pas grand intérêt avant, elle est maintenant inaudible. Les pouvoirs publics sont tenus par des fous.

    Le Point  via Fdesouche.com

  • Une réponse à Boulevard Voltaire (ou du moins à Christine Tasin)

    Sur Boulevard Voltaire, Christine Tasin nous dit le peu de considération qu'elle éprouve pour le Printemps français en général et pour Béatrice Bourges, nommément citée, en particulier. Riposte laïque, qu'elle représente, aurait le filon en matière d'action politique : il faut être anti-islam en France avant tout. Et le Printemps français, en se plaçant sur le plan de la morale, n'aurait rien compris et retomberait dans l'ornière de tous les réacs. Mais le mieux est de la citer : 
    "Non seulement l’aile catholique traditionnelle la plus véhémente – celle qui refuse l’avortement, voire la contraception et, forcément, demain, l’euthanasie -, était là, avec à la fois Civitas – dont le président, Alain Escada, affirme tranquillement que l’homosexualité est un péché (on ne rit pas) et que les homos doivent carrément se faire hara-kiri pour ses beaux yeux – mais, surtout, Fils de France, en la personne de Camel Bechikh, qui était invité aux préparations de manifs en compagnie de Béatrice Bourges et présent à la tribune avec ses femmes voilées… "
    Chère Christine Tasin, toutes les révolutions auxquelles vous avez pu participer intellectuellement (et peut-être plus si affinités, je n'en sais rien) sont des révolutions anti. Vous croyez qu'on fait la Révolution en étant contre. Mais ces révolutions là ont toujours échoué parce qu'elles étaient purement dialectiques. La Révolution contre ? Cela ne va nulle part, on le sait trop aujourd'hui.
     
    La Révolution française (contre l'Eglise et contre les nobles - à la lanterne) a produit le grand déclassement français comme l'a expliqué naguère Pierre Chaunu (ou encore Jean Sédillot). La Commune et la résistance à outrance et sans espoir aux Boches, au nom du nationalisme le plus éruptif à produit le Traité de Versailles et... la guerre suivante - Merci Gambetta. La Révolution russe a engendré des dizaines de millions de morts et une glaciation historique sans exemple. Bref, on ne fait pas une Révolution contre... Aujourd'hui si vous faites une Révolution contre l'islam, cela donnera quoi ? De nouveaux pogroms ?
     
    La seule Révolution qui marche et qui impose sa marque à l'histoire est celle qui va en avant : c'est d'ailleurs pour cela que l'islamisme est tellement a craindre : il a une foi. Demandez aux nombreux Français de souche convertis à l'islam, demandez aux Françaises voilées... Mais vous ne ferez pas face à l'islamisme avec pour seule mot d'ordre la diabolisation et la dialectique.
     
    Vous n'avez pas le choix, Christine Tasin : votre révolution à vous, ça devrait être la Révolution chrétienne, celle pour laquelle marchent la nuit tous ces Veilleurs, celle au nom de laquelle s'insurgent les "Comités d'accueil" pratiquant le harcèlement démocratique un peu partout en France. Celle qui se révolte contre la Police politique. Celle que porte une foi et une espérance pour l'homme. Celle qui refuse que la vie soit un matériau qui se gère, celle qui considère toute vie comme un don. Je pense que c'est ce que vous avez pu ressentir lorsque, avec Pierre Cassen, vous êtes venus au Centre Saint Paul pour un débat animé il y a deux ans : votre place devrait être avec cette France-là..
     
    Le pire ennemi de la France, ce n'est pas l'islam, c'est elle-même. C'est le nihilisme dans lequel elle donne, comme une nouvelle religion, c'est l'à quoi-bonisme de notre société dépressive. Le Printemps français représente l'insurrection de la jeunesse contre la démoralisation obligatoire, contre le "tout vaut tout" qui est synonyme de "rien ne vaut rien". Lorsque la France - ou au moins une large élite de Français jeunes et ardents - aura repris conscience de la beauté de la vie, de la grandeur du destin humain, alors, à cette France là rien ne résistera et surtout pas l'islam. 
     
    Et là bien sûr vous m'arrêtez tout de suite, en me disant que je fais le jeu des réactionnaires que l'on vous a appris à haïr. Pour vous, l'aile catholique la plus véhémente est celle qui refuse l'avortement, la contraception et demain l'euthanasie... Mais c'est toute l'Eglise catholique que vous visez là. Et que proposez-vous en échange de cet idéal que Jean-Paul II a nommé "l'évangile de la Vie" ? La guerre à l'islam ? Ce n'est pas un idéal, c'est une dialectique.
     
    Ce dont la France a besoin, c'est d'un bien commun que chacun puisse nommer. Or les valeurs républicaines dont vous vous réclamez jusqu'à maintenant sont purement négatives : la liberté, mais pour quoi faire ? L'égalité, si c'est pour emm. le voisin qui réussit et justifier les revendications les plus déraisonnables... La fraternité ? Parlons-en : ça débouche sur ce que Mona Ozouf appelait la fête révolutionnaire. En 1792 et 1793 à Paris on a mangé de la chair humaine dans des transes collectives sans nom. La fête révolutionnaire ? Non merci. La Fraternité révolutionnaire ? Elle ne signifie rien puisqu'elle est un décret purement abstrait et sans idée de père et que l'on ne reconnaît comme frère que celui qui a les mêmes idées que soi.
     
    Ce sont les valeurs chrétiennes d'amour, de fécondité, de respect et de responsabilité (s'opposant à la "fraternité" à "l'égalité" et à la "liberté") qui ont fait notre pays. Ce que le printemps français - tout laïc qu'il soit - nous montre, c'est que ce sont ces valeurs, les seules vitales et vitalisantes, les seules qui ne mènent pas à l'apologie de la culture de mort, qui feront notre avenir. Ou nous les adopterons vraiment et nous vivrons. Ou nous les refuserons et nous crèverons dans notre refus compulsif de la vie, de tout ce qui la respecte et de ce qui lui donne sens. Le déclin démographique de notre Pays deviendra irrémédiable et tout ce que vous craignez arrivera, non pas comme vous l'imaginez, d'une attaque islamique, mais d'une immuno-déficience du corps social français, en autodestruction par dépression collective, autodénigrement et non-remplacement des générations. La France tout entière sera un vaste Massif central - vide.
     
    Vous ne voulez pas cela ? Réfléchissez : les valeurs du christianisme (je ne parle pas ici de foi chrétienne, mais dans l'ordre, de l'amour, du respect et de la responsabilité) sont les seules qui permettent à la France de se payer un avenir, loin du nihilisme ambiant. Au lieu de vous enferrer dans une dialectique anti-islam, censée tout conjurer, travaillez à votre manière pour redonner son âme à notre peuple. Je suis à votre disposition quand vous voulez et si vous le souhaitez pour évoquer ces questions fondamentales, qui sont forcément des questions d'âmes. Les problèmes politiques se sont tellement radicalisés aujourd'hui qu'ils sont devenus, vous le sentez en mettant en cause l'islam, des problèmes spirituels.

  • Laïcité sélective

    « Je suis toujours un peu surpris du double standard de nos élus laïcs. Voila des gens qui s'interdisent de souhaiter un 'Bon N oël' (remplacé par un très générique 'Bonnes Fêtes de Fin d'Année'), qui ignorent Pâques, et qui organisent ensuite une Nuit du Ramadan. À dire vrai je n'ai guère besoin d'eux pour fêter Noel, Pâques, et la Trinité (qui n'est pas qu'une station de métro), et je ne sais pas quel sens auraient leurs vœux.
    Et si j'étais musulman ? Si j'étais musulman je me méfierais de cette danse du ventre à laquelle on assiste depuis une demi-génération. On voit des politiques, des hauts fonctionnaires et des éditorialistes qui édictent que l'Islam est une religion de ceci ou de cela, qui fixent de leur propre autorité que « le véritable islam » ne demanderait pas telle ou telle chose. Ce discours constitue tout à la fois la carotte et le bâton : en échange du soutien parapublic à cet islam «véritable» (ou «républicain», ou « de France », ou «citoyen», ou comme on voudra), les musulmans sont priés de correspondre dans leurs pratiques à l'image attendue d'eux.
    Mais puisque je suis catholique, c'est autre chose qui me surprend : c'est la géométrie très variable de la notion même de laïcité chez ces élus. Voyez comme ils se fâchent quand les évêques et leurs prêtres, s'intéressent aux affaires de la Cité ; entendez leurs voix indignées (exemple récent) de ce que l'Eglise se prononce sur l'ouverture du mariage civil aux couples homos. Bien. En bonne logique ils devraient d'emblée rejeter par principe toute position papale sur l'immigration – par exemple quand il dit à Lampedusa : « nous regardons le frère à demi mort sur le bord de la route, peut-être pensons-nous 'le pauvre', et continuons notre route ». Mais... que nenni, que nenni! Ces élus laïcs applaudissent alors des deux mains.
    (...maintenant, évidemment, on peut réécrire mon texte « en miroir », aux dépens de certains catholiques conservateurs...)

     http://ab2t.blogspot.fr/

  • La Hongrie dit adieu au FMI

    Le gouvernement conservateur hongrois dirigé par Viktor Orbán (photo ci-contre) a annoncé qu’il rembourserait avant la fin de l’année, avec un trimestre d’avance, la dernière tranche de 2,2 milliards d’euros du prêt de 20 milliards accordé par le FMI au gouvernement de la coalition socialiste-libérale en 2008.

    La Hongrie avait alors été le premier pays de l’Union européenne à obtenir un prêt du FMI. En 2011, après des négociations infructueuses entre le gouvernement du Fidesz et le FMI, la Hongrie avait décidé de ne pas renouveler ce prêt et de se débrouiller seule pour remonter la pente après la gestion désastreuse de ses prédécesseurs. Viktor Orbán avait ouvertement critiqué les conditions que le FMI voulait imposer à la Hongrie et il s’en était pris à l’institution internationale pour sa politique en Grèce, à Chypre et en Espagne. Aujourd’hui, la Hongrie a renoué avec une croissance modeste, le chômage y est en légère baisse, à 10,5%, et la Commission européenne a abandonné en juin sa procédure pour déficits excessifs puisque le déficit des finances publiques a été ramené par le gouvernement du Fidesz en dessous de la barre des 3% du PIB. Le FMI a d’ailleurs reconnu lui-même récemment que ses politiques menées de concert avec l’Union européenne avaient contribué à aggraver la situation dans les pays d’Europe qui ont eu recours à son « aide », notamment en Grèce. [...]

    La suite sur NdF  http://www.actionfrancaise.net

  • Le gaz de schiste, un mirage qui ne profite qu’aux compagnies gazières ?

    Et si le miracle du gaz de schiste n’était qu’une vaste opération de lobbying industriel ?

    Vous savez, l’exploitation du gaz de schiste, c’est ce qui permet aux États-Unis de bientôt devenir indépendant sur le plan énergétique et du même coup de diminuer par trois ou quatre le coût de l’énergie pour les entreprises américaines. C’est un tel miracle que beaucoup d’industriels en Europe demandent qu’on fasse la même chose, c’est-à-dire exploiter le gaz de schiste qui se trouve dans le sous-sol européen, et notamment en France.

    Pour le moment, la réponse à cette exploitation est « non », car les coûts environnementaux engendrés par l’exploitation du gaz de schiste sont énormes. Actuellement, le débat entre les pro et anti gaz de schiste se limite à comparer les gains économiques d’un côté et le coût environnemental de l’autre !

    Mais dans ce débat, il est intéressant d’entendre la voix de Thomas Porscher, un professeur d’économie à Paris, spécialiste des matières premières. Il est très écouté par le gouvernement français. Et que dit-il en substance ? Primo, que l’exploitation de gaz de schiste rapporte plus à la firme concernée qu’à la collectivité. Il précise qu’un million de dollars de production ne crée que 2,35 emplois ! Bref, le gaz de schiste n’est qu’un mirage qui ne profite qu’aux compagnies gazières.

    Oui, mais la presse a fait état de 600.000 emplois créés aux États-Unis ? Et certains disent que si la France s’y met, ce sont 100.000 emplois qui peuvent être créés, alors ? Thomas Porcher ne croit pas à ses chiffres. Pourquoi ? Parce que selon lui si les États-Unis créent autant d’emplois, c’est parce qu’ils forent en continu. Plus de 500.000 puits ont été forés entre 2005 et 2012, ce qui correspond à un nouveau puits toutes les 8 minutes ! Et tant qu’il y a des puits installés, il y a des jobs créés : un job par puits, selon l’interview donnée par cet économiste à Libération.Le jour où on s’arrête de forer, c’est fini !

    Donc, si la France voulait créer 100.000 emplois grâce au gaz de schiste, comme certains experts le disent, il faudrait forer environ 90.000 puits d’ici 2020 ! Soit donc 30 puits par jour. Et en plus, ajoute-t-il, ces forages défigureraient des départements comme le Gard, l’Ardèche, les Cévennes ou l’Ile-de-France ; là où se trouvent les réserves françaises, et n’oublions pas que la densité de population en France n’a rien à voir avec celle des États-Unis, sans oublier que ces zones sont touristiques…

    Pour corser le tout, ce qu’on oublie de dire, selon cet économiste, c’est que les habitants de ces régions risqueraient de s’appauvrir. Pourquoi ? parce qu’une étude a démontré qu’il y avait une dévalorisation de l’immobilier dans un rayon de 2000 mètres autour d’un forage ! Voilà à défaut d’être d’accord avec lui, ces arguments ont le mérite d’alimenter ce débat passionnant.

    LeVif.be  http://fortune.fdesouche.com

  • Comment les écoles de journalisme enseignent le conformisme

    Partis politiques, associations, entreprises, personnalités, tout le monde a besoin des médias et de ce fait personne n’ose les critiquer… C'est en partant de ce constat que Polémia, insoumis aux médias de l’oligarchie, propose aujourd'hui un point de vue critique sur ces garde-fous du système, en invitant un jeune étudiant en journalisme.

    La parole à l’étudiant.

    Si les journalistes ne critiquent jamais le système, c’est qu’ils vivent grâce à lui et partagent ses valeurs. Dès leur formation, c’est le conformisme et non l’esprit critique qui est enseigné. Deux facteurs prépondérants expliquent cet état d’esprit :

    • · La structure des écoles dont l’influence des directives publiques est très importante
    • · La pression du milieu et la déontologie journalistique

    Structure des écoles :

    Il existe 3 types d’écoles :

    • - CELSA (Centre d'Etudes Littéraires et Scientifiques Appliquées) : école publique détenue à 48% par l’Etat. Elle fonctionne comme les grandes écoles. Le concours d’entrée très difficile permet de recruter un profil particulier d’élite.
    • - Ecoles sous statut associatif, dont le diplôme est reconnu par la profession (les syndicats) et par l'Etat
    • - Ecoles privées, plutôt orientées vers l’information et la communication, que vers le journalisme à proprement parler.

    Bien que de structures différentes, ces écoles subissent toute l’influence de l’Etat. Notamment les écoles sous statut associatif, qui s’associent aux grandes universités pour délivrer des doubles-diplômes, mais l’Etat a donc un droit de regard plus important grâce à ce partenariat.

    De plus ces écoles sont soumises à différentes directives dont la « Charte de la diversité pour les médias ».

    A la suite d’une enquête du CSA concernant la « diversité » dans les médias en 2009, une commission de 30 experts s’est réunie pour penser la « diversité » dans les médias, c’est-à-dire permettre aux français d’origine étrangère d’être beaucoup plus présent dans les médias. Leur but est donc de trouver les moyens facilitant à ces populations l’accès à la profession de journaliste. Donc en premier lieu aux lieux de formation.

    Ces nouveaux journalistes seront les mieux à même d'entretenir et de promouvoir le système.

    Suite aux conclusions de cette commission, les épreuves de recrutement pour ces écoles ont donc été changées, notamment celle de culture générale, jugée trop discriminante. « On ne recrute pas des copies mais des personnalités », dixit Science-Po. Plusieurs partenariats ont également été créés, dans cette même optique. L’Institut Supérieur de journalisme de Lille, prestigieuse école s’est associée au Bondy blog : un groupe de jeunes des banlieues voulant changer la vision qu’a la France de ces jeunes.

    Toujours dans ce même objectif, on trouve des mouvements, comme la très puissante French American Foundation, qui a réfléchi sur la couverture médiatique de l’immigration. Pour l’améliorer, elle propose aux jeunes journalistes de plancher sur le thème « Médias et immigration : pour une couverture médiatique juste et équilibrée » via des concours et des bourses à gagner.

    La structure même de ces écoles fabrique également la connivence des élites. Prenons Science-Po pour exemple. Un journaliste qui sort diplômé de cette école aura passé cinq ans sur les mêmes bancs que le banquier, le commercial, le politique, l’homme d’affaires et le politique. S’il a des infos compromettantes sur l’un d’entre eux, voudra-t-il les divulguer ? Mettre dans une situation embarrassante un ami ? Perdre son réseau de grande école ? Le journaliste de cette formation est donc lié au reste de l’élite et n’est pas indépendant.

    Pression du milieu et « déontologie journalistique »

    Les journalistes ont une très haute estime d’eux même et de leur travail. Ils considèrent qu’ils ont une responsabilité, qu’ils sont garants des valeurs du système ; « valeurs du système » qu’ils ne contestent donc jamais (humanisme, démocratie représentative, féminisme et antiracisme).

    Les formateurs, les professeurs partagent cette vision du monde et ne font donc pas venir d’intervenants avec qui ils ne seraient pas d’accord idéologiquement. Les jeunes journalistes sont donc formés par des personnes qui croient aux valeurs du système et ne sont pas entrainés à ce qu’on leur expose un point de vue différent, encore moins à le prendre en compte dans leur compréhension du monde.

    La déontologie journalistique, savoir ce que l’on a le devoir de dire, permet de hiérarchiser les informations, et pose la question : doit-on traiter ou non un événement ? Dans le système de valeurs humanistes, une manifestation pro clandestins a beaucoup plus d’importance qu’un rassemblement nationaliste à qui il faut de toute façon éviter de faire de la pub. Cette discrimination de l’information est le fait des salles de rédaction des grands médias qui décident de ce qui doit faire l’actualité. Les cours de déontologie des écoles permettent aux étudiants de savoir comment traiter tel ou tel sujet sensible de société. Encore une fois, les personnes formatrices ne représentent pas la diversité des opinions, mais sont toujours main-stream.

    Aucun esprit critique n’est réellement demandé dans les écoles de journalisme. En effet, une remise en question d’une information n’est ni souhaitée, ni encouragée à partir du moment où elle émane d’une source officielle : AFP, Reuters ou AP, les trois principales agences de presse.

    Cependant avec l’arrivée d’internet, l’omerta des médias du système sur certains sujets a été court-circuitée, permettant aux personnes intéressées par un sujet, de trouver des informations non-officielles sur le web. Mais celles-ci n’étant pas reprises dans les médias de l’oligarchie, elles ont bien peu de valeurs face aux informations officielles.

    De plus, le flot continu des tweets, des infos via les réseaux sociaux et des sites d’infos alternatifs, n’est absolument pas assimilable par une seule personne et l’on se rend compte qu’il est difficile de se passer de la capacité de synthèse d’une salle de rédaction, toute orientée fût-elle.

    Discussions :

    Le doute ne se vend pas, il faut mieux avoir le « scoop ». Prendre du recul et des pincettes avec une information qui pourrait faire vendre dans le contexte économique actuel (perte des revenus liés à la publicité) n’est donc pas encouragé.

    Situation économique. Au fil des ans, la profession de journaliste s’est largement précarisée avec une nette augmentation des pigistes. Payer un journaliste des mois pour une enquête particulière coûte trop cher, on se contente souvent de recycler l’information des agences de presse car l’investigation coûte trop cher.

    Indépendance de la presse. Il faut relativiser, la presse n'a jamais été vraiment indépendante du pouvoir en place. Le problème est qu’aujourd'hui, elle fait croire qu'elle est libre et indépendante, alors qu’elle est le plus parfait serviteur du système

    Polémia
    26/12/2011

  • « L'Inquisition médiatique » de Francis Puyalte

    De minimis non curat praetor, dit l’adage latin, mais il n’est pas de sujet, si subalterne soit-il en apparence, qui échappe aux champions de la désinformation. On ne s’étonnera donc pas de voir ceux-ci à l’œuvre dans le traitement des faits divers, ce qui est logique dans la mesure où ces derniers passionnent un public trop souvent, hélas, indifférent à la politique.

    Au lendemain du premier tour de la présidentielle, Valeurs actuelles révélait le résultat des votes internes organisés au Centre de formation des journalistes et à l’Ecole supérieure des journalistes de Lille : soit 100% des voix pour la gauche dans le premier, et 87% dans la seconde, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen n’obtenant pas un seul suffrage de la part des étudiants qui, demain, seront nos « dealers d’opinion » !

    On sait depuis longtemps à quoi s’en tenir sur la désinformation journalistique en matière politique. Dans L’Inquisition médiatique, Francis Puyalte, ancien de Paris-jour, de L’Aurore puis du Figaro, démontre que l’esprit partisan est également de règle, et donc le public est tout aussi fourvoyé en matière de faits divers. Et de citer en exemple le scandale d’Outreau, le « naufrage » des Kurdes (pseudo-irakiens et soi-disant persécutés) du cargo East Sea échoué près de Fréjus en 2001 et surtout l’affaire Kamal, dont l’opportune relecture par Puyalte occupe la moitié du livre. Rappelons pour ceux, sans doute nombreux, qui l’auraient oublié que, pour justifier l’enlèvement de sa petite fille Lauriane et sa fuite aux Etats-Unis, le Franco-Marocain Karim Kamal avait accusé son ex-femme Marie-Pierre Guyot, fille d’un haut magistrat, d’avoir violé et fait violer la gamine lors d’orgies titanesques auxquelles aurait participé le gratin de la justice et de la police niçoises, en particulier le doyen des juges d’instruction Jean Pierre Renard et le procureur général Paul-Louis Auméras (*).

    Pendant des lustres, ces accusations gravissimes, mais qui n’ont jamais reçu l’ombre d’un début de preuve malgré de nombreuses enquêtes, ont fait régner dans les tribunaux des Alpes-Maritimes un climat délétère, encore attisé par l’attitude équivoque du procureur Eric de Montgolfier, successeur d’Auméras et, semble-t-il, plus enclin à hurler avec les loups de presse qu’à établir la vérité et à protéger les institutions.

    A la remorque du Monde

    Or, qui avait lancé la rumeur ? Le journaliste Hervé Gattegno, alors protégé, au Monde, du fanatique Edwy Plenel – qui, aujourd’hui patron du site Mediapart, peut à bon droit se vanter d’avoir eu la peau de Nicolas Sarkozy en faisant état, peu avant le scrutin présidentiel, des allégations d’un ministre libyen affirmant que la campagne du vainqueur de 2007 avait été financée à hauteur de 50 millions d’euros par le colonel Kadhafi. En reprenant l’argumentation de Karim Kamal, il s’agissait pour le tandem Plenel-Gattegno de jeter l’opprobre sur Nice, ville restée trop « médeciniste » aux yeux de ces moralistes.

    Francis Puyalte montre d’ailleurs bien le rôle moteur joué par Le Monde dans le traitement des faits divers. Il faut se souvenir, d’ailleurs, de la place extravagante réservée en 1986 par ce quotidien dit « de référence » à la mort accidentelle de l’étudiant manifestant Malik Oussekine dont le décès, attribué à la « violence policière », obligea Jacques Chirac et Alain Devaquet à remiser leur réforme des Universités… et d’une manière générale à oublier toutes les promesses faites à l’électorat droitier. Or, loin de se livrer à des investigations personnelles pour tenter de démêler le vrai du faux, presse écrite et télévisions se mettent à la remorque du Monde et en adoptent toutes les thèses. Comme si ce quotidien était leur directeur de conscience.

    Et malheur aux dissidents – fussent-ils collaborateurs du Figaro – qui tentent de faire entendre leur vérité ! Ils sont à leur tour victimes de l’Inquisition médiatique, traités de racistes ou d’ « anticommunistes primaires », tel l’auteur qui, aujourd’hui retraité, se souvient : « J’ai couvert presque toutes les grandes manifs des années 1970-1980. Elles m’ont éclairé sur le rôle de la presse, son singulier suivisme, sa propension à aller dans le sens du vent, qui soufflait souvent de l’Est […] Certes, je fus témoin, bien sûr, de quelques excès et même de bavures [policières]. Mais, en général, je constatais et j’admirais la placidité et le sang-froid des CRS et gendarmes mobiles qui supportaient pendant des heures les injures les plus abjectes […], les cailloux et les pierres, les jets d’œufs pourris et les cocktails Molotov dans l’attente d’un ordre, qui ne venait pas. » Surtout face aux « bandes ethniques », « un phénomène que je m’honore de ne pas avoir occulté », écrit Francis Puyalte en insistant sur la discipline de ces bandes allogènes « dont le seul but était le pillage ». Un but ignoré par les lecteurs du Monde

    Ecrit sans prétention par un journaliste « à l’ancienne » formé non dans quelque « prestigieuse » école mais aux chiens écrasés – et à la lecture de son « cher Céline » ! – et enrichi d’une intéressante préface de Christian Millau, ce témoignage éclaire sur la nocivité et l’omnipotence des forces de désinformation, auxquelles aucun domaine n’est étranger dès lors qu’il s’agit de culpabiliser le lecteur lambda.

    Florent Dunois http://www.polemia.com/
    8/05/2012

    Francis Puyalte, L’Inquisition médiatique, préface de Christian Millau, Dualpha éditions, Collection Vérité pour l’Histoire, octobre 2011, 338 pages.

    (*) Aux mêmes éditions et dans la même collection, Paul-Louis Auméras livre son propre témoignage dans Parcours de proc, préfacé par François Missen. 380 pages.

     

  • Avortement : la digue irlandaise a cédé…

    L’Irlande était restée, jusqu’ici, le dernier pays européen à résister à la légalisation de l’avortement. L’assise populaire de ce combat pour la préservation de la vie y est particulièrement forte, comme le montrait récemment encore la manifestation organisée à Dublin, qui a rassemblé environ 50.000 personnes.

    C’en est pourtant désormais fini, depuis que la coalition au pouvoir réunissant le centre et la gauche travailliste a voté, jeudi 11 juillet, une loi autorisant l’avortement en cas de risque de maladie, d’urgence médicale ou de risque de suicide. Bien que de telles dispositions soient considérées, naturellement, comme a minima par tous les autres pays européens, la possibilité d’avorter en cas de risque de suicide est considérée par certains Irlandais comme la porte ouverte à tous les chantages possibles et, par là, à une généralisation de facto de l’avortement.

    C’est d’ailleurs, semble-t-il, ce point en particulier qui a provoqué la réaction de Lucinda Creighton, ministre des Affaires européennes issue du parti en tête de la coalition, le Fine Gael, qui a voté contre le projet. [...]

    Nicolas Vodé - La suite sur Boulevard Voltaire

  • L’Irlande toujours surveillée de près par la Troïka

    DUBLIN (NOVOpress Breizh) – « Les progrès sont fragiles et doivent être préservés par une volonté sans faille d’exécuter le programme ». Selon l’agence Reuters les inspecteurs de la Troïka – Fonds monétaire international, Banque centrale européenne et Commission européenne – chargés de veiller à l’application des mesures de tutelle prises à l’égard de l’Irlande suite à la crise des subprimes, ont rappelé au gouvernement de Dublin qu’il n’était pas question que ce dernier relâche ses « efforts ».

     

    Des efforts jugés encore insuffisants. Pour la Troïka, l’Irlande doit entamer de nouvelles réformes économiques et s’en tenir scrupuleusement aux critères de son programme de renflouement international « afin de capitaliser sur des progrès ‘fragiles’ et de pouvoir revenir sur les marchés financiers ».

    Selon The Irish Times, le FMI a ainsi demandé au gouvernement irlandais de maintenir son plan d’austérité, lequel prévoit de réduire encore de 3,1 milliards d’euros le projet de budget qui sera présenté en octobre prochain. Compte tenu de l’amélioration de la conjoncture économique, le gouvernement irlandais peut en effet envisager atteindre ses objectifs de déficit budgétaire (5,1% du PIB) tout en réduisant les mesures d’austérité.

    Pas question estime l’organisme présidé par madame Lagarde (photo), qui entend que l’Irlande ne change rien à son programme, même si les accords de remboursement de la dette, renégociés au début de cette année ont permis de relâcher la pression sur l’économie du pays. Ces économies, estime le FMI, pourraient permettre de faire passer l’objectif de déficit de l’Irlande à 4,5%.

    Pour mémoire, le rôle du Fonds monétaire international est de « promouvoir la coopération monétaire internationale, de garantir la stabilité financière, de faciliter les échanges internationaux, de contribuer à un niveau élevé d’emploi, à la stabilité économique et de faire reculer la pauvreté ».

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