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lobby - Page 2613

  • L’automobiliste, souffre-douleur de leur République !

     Le ministère de l’Intérieur a annoncé il y a quelques jours que douze millions de points ont été retirés en France en 2011, soit une augmentation de plus de 19 % par rapport à 2010, un chiffre record ! Jamais depuis la création du permis à points il y a tout juste vingt ans, en 1992, on n’avait connu une telle situation. Ce sont les excès de vitesse qui constituent, et de très loin, la première infraction. 5 660 403 contraventions (78 % du total des infractions, + 13,56 % par rapport à 2010) ont ainsi été infligées à des automobilistes qui sont de plus en plus le souffre-douleur et la vache-à-lait de la République. Par ailleurs, près de cent mille personnes (85 067 exactement) se sont vu retirer tous les points de leur permis, perdant ainsi le droit de conduire leur véhicule. Cette situation est ubuesque : en effet les personnes qui, du fait de leurs obligations professionnelles ou familiales, doivent prendre quotidiennement la voiture s’exposent à perdre rapidement des points de leur permis. L’expérience prouve en effet que, même en faisant attention, en restant vigilant, il est quasiment impossible de ne jamais dépasser les vitesses légales autorisées, sauf à avoir toujours les yeux sur le compteur, ce qui est d’ailleurs dangereux. Par cette loi détestable l’on transforme d’honnêtes citoyens en délinquants puisque désormais un nombre grandissant d’automobilistes qui ont perdu tout leur capital de points, la peur au ventre, prennent le risque de conduire sans permis en poche parce que c’est pour eux une nécessité vitale. On en arrive à des situations potentiellement dramatiques car si ces personnes ont un accident de circulation leur assurance refusera de les prendre en charge car elles roulent sans le précieux sésame rose.

    Chacun le voit, cette traque chaque jour renforcée de l’automobiliste (on annonce sans cesse des radars supplémentaires tant fixes que mobiles et de plus en plus sont installés sur les feux rouges) est un moyen pour les gouvernements successifs d’amasser facilement des fonds en pressurant les citoyens. Ce que le régime ne prend pas dans la poche des contribuables par le biais des contributions directes et indirectes, des impôts nationaux et locaux, il le prélève par le biais d’amendes dont le montant est de plus en plus exorbitant. Lorsqu’il faut payer 90 ou 135 euros pour un petit excès de vitesse ou l’oubli du port de la ceinture de sécurité, cela crée pour les personnes ayant des ressources modestes, un budget serré, des emprunts à rembourser une situation dramatique.

    http://fn56.hautetfort.com/

  • Anne KLING : RÉVOLUTIONNAIRES JUIFS

    Auteur de La France LICRAtisée, l'Alsacienne Anne Kling avait lu avec grand intérêt le maître-livre d'Alexandre Soljenitsyne, Deux siècles ensemble, sur la coexistence souvent difficile et parfois tragique (pour les deux communautés) entre juifs et Russes. Elle s'est donc attelée à un « Who's Who » de la Révolution d'Octobre et de ses "filiales", et le résultat est édifiant. Qu'il s'agisse des promoteurs, des financiers, des idéologues, des acteurs, des exécutants des tyrannies communistes qui, en 70 ans, firent plus de cent millions de morts - et ce n'est pas fini puisque cette idéologie subsiste avec des variantes en Corée du Nord, au Vietnam ou au Zimbabwe, - la part déterminante prise par le peuple élu est proprement stupéfiante. Certes, on connaissait depuis longtemps le rôle moteur des banquiers Schiff, Lehman ou Warburg, de Lev Trotski, de Kaganovitch (organisateur de la famine en Ukraine - 6 à 7 millions de morts), de Beria, etc., mais l'accumulation est accablante.
    Anne Kling a classé ces révolutionnaires par catégories - « ceux qui ont ouvert la voie », « les moteurs de la révolution », « les espions », « les militaires », « les intellectuels », etc. Cela nous vaut de terribles portraits de Iakov Salomon dit Sverdlov, l'assassin de la famille impériale, de Grigori Moissevitch Mairanovski, « le Mengele bolchevique » qui continua jusqu'en 1945 ses expérimentations sur les prisonniers du Goulag, d'Alexander Orlov, l'épurateur des anarchistes espagnols, de Manfred Stern, « l'inspirateur ès-exterminations » de Mao, du "barde" Ilya Ehrenbourg, etc.
    Dans son énumération, l'auteur n'oublie pas les femelles de l'espèce, souvent plus cruelles encore que les mâles, telle Ana Pauker, la "normalisatrice'" de la Roumanie, ni les voisins comme le frénétique Bela Kun, l'organisateur de la terreur rouge en Hongrie.
    Le communisme s'est effondré â la fin du XXe siècle, les éradicateurs se transformant souvent alors en prédateurs - les fameux oligarques - milliardaires. Toutefois, recyclé et relancé par les mêmes, il pourrait resurgir à la faveur du krach mondial qui risque d'ébranler toutes les économies et de susciter de très graves mouvements sociaux. C'est pourquoi Révolutionnaires juifs garde toute son actualité.
    J. L. Écrits de Paris février 2009

  • Le 13 janvier, tous à Paris !

    18nov-manif1.jpgLe gouvernement actuel de Jean-Marc Ayrault veut actuellement faire accéder les couples homosexuels au mariage civil et à l'adoption, laissant la porte ouverte aux pires manipulations embryonnaires. Une telle loi mettrait en péril l'équilibre des Français de demain. Jamais, dans toute l'histoire de l'humanité, on ne s'était aventuré vers des utopies aussi délirantes. Purs objets de convoitise égoïste, les enfants deviendraient alors les malheureuses victimes des caprices humains. Mais la nature ne pourra que rappeler le fruit du plan divin : qu'on le veuille ou non, pour que naisse  un enfant, il faut un homme et une femme. Jamais aucune loi ne changera cette irrémédiable réalité.
    Devant la tragédie qui se trame, nous devons employer tous les moyens pour interrompre un projet dont les auteurs paraissent aussi cyniques qu'inconscients. Dès l'été, nous avions invité les Français à défiler nombreux autour de nous dans les rues de Paris le 18 novembre. Ce premier rendez-vous fut un succès auquel les opposants n'ont cru pouvoir répondre que par une mascarade médiatique de quelques activistes provocatrices, dénudées et rémunérées. 
    À la suite de notre appel estival, l'émotion des Français a suscité d'autres initiatives les 17 novembre et 8 décembre. L'unité nécessaire pour fédérer le plus grand nombre n'a pas été trouvée à ces dates. Aussi, ne désirant pas devenir devant l'histoire les auteurs de divisions stériles qui serviraient la triste cause d'une poignée d'homosexualistes et considérant la gravité des faits devant lesquels nous sommes confrontés, nous prenons l'initiative d'appeler à une large mobilisation en demandant aux Français de rejoindre les rangs de l'Institut Civitas dans les rues de Paris le 13 janvier, à l'occasion de la grande marche organisée contre ce projet de l'équipe Ayrault. Nous défilerons sans masquer notre identité ni honte pour notre foi chrétienne, forts de nos convictions, récusant tout esprit de haine pour notre prochain, mais réprouvant fermement les divagations d'un microcosme parisien. Pour notre part, nous ne quémandons aucune amélioration du PaCS. Nous ne perdrons pas non plus notre temps en tactique dilatoire qui consisterait à réclamer des états généraux ou un référendum. Nous irons droit au but en demandant au président de la République de retrouver le bon sens et de retirer le texte gouvernemental auquel lui-même ne semble pas croire.
    Ne nous méprenons pas. Le 13 janvier prochain, les journalistes acquis à la cause du projet de loi tenteront de faire diversion par quelque épiphénomène médiatique dont ils ont le secret, dans l'unique but de victimiser les promoteurs du mariage homosexuel. Nous leur répondrons par une mobilisation de masse qui fera inévitablement reculer le gouvernement.
    Alain Escada,
    président de Civitas http://www.civitas-institut.com/

  • Cet antichristianisme qui se développe en France

    Le Colloque pour la Vie organisé à Biarritz il y a quelques jours par Mgr Aillet a connu un traitement assez similaire à celui de la manifestation du 18 novembre organisée par CIVITAS contre le projet de loi dénaturant le mariage et la parenté. Voilà qui n'est pas un détail et qui mériterait l'attention de tous les catholiques de France.

    Dans les deux cas, ces événements ont fait l'objet de provocations haineuses de la part de milieux unis par un antichristianisme primaire et viscéral qui s'accompagne d'une volonté explicite de subvertir la famille et la moralité. « Aillet, occupe-toi de ton c… », « God save the gouine », « Oui, oui, oui, à la sodomie, non, non, non, à l’inquisition ! », tels étaient les slogans de Biarritz. Parmi les porteurs de cette dernière pancarte, des hommes travestis en religieuses et des femmes affublées de cornes de diable. De quoi nous rappeler l'attaque des FEMEN dénudées, coiffe de religieuse sur la tête et inscriptions pornographiques et blasphématoires sur le corps.

    Le second point commun entre ces deux événements, c'est leur traitement médiatique. Dans les deux cas, les médias n'ont que peu évoqué la réussite de mobilisation de ces événements. Quasiment tous les gros médias ont préféré, dans un cas comme dans l'autre, insister essentiellement sur les contre-manifestations, faisant la part belle aux agitateurs.

    Troisième point commun : les propos de parlementaires socialistes à l'égard de ces événements. A propos de ce colloque pour la Vie, le député PS présent, Sylviane Alaux, parlait à la presse « de provocation pure et simple ». De quoi ici aussi nous souvenir des propos insultants tenus par différents ministres et parlementaires socialistes à l'égard de la manifestation du 18 novembre et de ces 20.000 participants. Et, bien sûr, jamais la moindre condamnation des provocations antichrétiennes pourtant incontestables. On se souviendra pourtant que la même famille socialiste n'avait pas manqué de dénoncer les "provocations" lorsque l'actualité s'était arrêtée sur une obscure bande-annonce -circulant uniquement sur internet- d'un film se moquant de Mahomet ou sur une caricature blessante pour les musulmans publiée dans Charlie Hebdo. Le parti socialiste confirme ainsi ce que beaucoup savaient déjà : au nom de la laïcité républicaine, il s'émeut de toute "islamophobie" tout en applaudissant chaque démonstration de "christianophobie".

    Pour les fondamentalistes de la laïcité, l'ennemi c'est le christianisme. Il est essentiel que chaque catholique en prenne conscience.

    Alain Escada,  président de Civitas

    Le "débat pour tous" selon Binet, rapporteur de la loi homosexualiste
    Le candidat Hollande l'a promis : la « présidence normale » serait celle de l'écoute des citoyens, en rupture avec la présidence « brutale » de Sarkozy. Chose promise, chose due : dans le cadre des tables-rondes organisées sur le « mariage pour tous », Erwann Binet, député PS et rapporteur de la loi pro-homo qui se prépare, a décidé de consulter les différentes parties en toute objectivité. Jugez-en par vous même :
    La première table-ronde a été celle des juristes. Un grand moment de débat démocratique : cinq juristes invités, cinq favorables au projet de loi gouvernemental (encore qu'au vu des positions de certains, il semblerait que le projet gouvernemental n'aille pas assez loin). Le Sieur Binet aurait eu du mal à trouver des juristes contre le projet de loi. Pourtant, seuls quelques... centaines de juristes ont signé l'appel pour le pluralisme à l'Assemblée Nationale sur le débat du mariage et de l'adoption pour tous[1]. Mais sans doute n'est-ce pas encore assez pour M. Binet ?

    Ne soyons pas cyniques. Il n'y eut pas que la table ronde des juristes. La table ronde des sociologues garantissait en effet l'objectivité, puisqu'elle était composée de... Irène Théry, sociologue favorable au projet de loi, Martine Gross, présidente d'honneur de l'Association des Parents Gays et Lesbiens et Virginie Descouture, sociologue qui a notamment reproché au Gouvernement d'être incohérent en excluant la procréation médicalement assistée du débat.

    Il fallut attendre la table ronde réunissant les « psys » pour avoir un semblant de débat. (Rassurons-nous cependant : les opposés au projet de loi était en légère minorité). Enfin, cerise sur le gâteau, M. Binet invita les associations françaises et européennes de lesbiennes, gays et autres trans-je-ne-sais-quoi. Les pauvres, peut-être n'ont-ils pas eu le temps de s'expliquer suffisamment ?

    Face à ces débats (sic) on ne peut plus partiaux, les représentants des religions – connus pour leur opposition – ont eu droit à un peu de temps. Reconnaissons-le, la stratégie du Binet est habile : on invite ces représentants au nom de la DEMOCRATIE, et ce faisant on laisse supposer qu'il n'y a plus que les religions pour s'opposer au « mariage pour tous ».

    Enfin, deux autres tables-rondes doivent encore être organisées : l'une – sur laquelle nous n'avons pas d'informations – est prévue le 13 décembre et réunira les philosophes et les ethnologues ; l'autre est annoncée pour le 20 décembre et permettra de finir en beauté. Le thème ? L'approche des familles homoparentales ! Au cas où nous n'aurions pas compris...

    Quand on voit un tel programme et la composition de la plupart des tables-rondes, on a envie de penser : Staline l'a rêvé, Binet l'a fait !

    Puisque le combat actuel contre l'homofolie se déroule dans le cadre constitutionnel du système démocratique, on aurait aimé que la procédure contradictoire fusse respectée jusqu'au bout. Ne soyons pas naïfs pour autant : les démocrates autoproclamés, férus de débats et de dialogues, sont souvent prompts à suspendre la règle du débat démocratique équilibré lorsque ses résultats ne leur conviennent plus. C'est pour eux un procédé Hollande, pardon... normal.

    Henri Préhaut

    Sources : www.lavie.fr -  www.assemblee-nationale.fr - www.consultation-nationale.fr

    [1]      Voir notamment le site : www.consultation-nationale.fr

    http://www.civitas-institut.com/

  • Affaire Le Pen : il est désormais illégal de dénoncer des comportements illégaux

    Le 10 décembre 2010, à Lyon, Marine Le Pen avait tenu les propos suivants, évoquant les prières de rue :

    « Je suis désolée, mais pour ceux qui aiment beaucoup parler de la Seconde guerre mondiale, s’il s’agit de parler d’occupation, on pourrait en parler, pour le coup, parce que ça c’est une occupation du territoire. C’est une occupation de pans du territoire, des quartiers dans lesquels la loi religieuse s’applique, c’est une occupation. Certes il n’y a pas de blindés, il n’y a pas de soldats, mais c’est une occupation tout de même et elle pèse sur les habitants. »

    Ce parallèle entre les prières de rue et l’Occupation allemande n’a pas plus à tout le monde. Suite au dépôt d’une plainte du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), le parquet de Lyon avait ouvert en janvier 2011 une enquête préliminaire pour « incitation à la haine raciale ».

    Hier, le ministère de la Justice a transmis au Parlement européen une demande de levée de l’immunité parlementaire de Marine Le Pen. Procédure classique, à partir du moment où le parquet de Lyon avait ouvert une enquête sur ses propos.

    Quoiqu’il en soit, l’affaire est délirante. Car enfin, l’Islam n’est pas une race : aussi bien l’accusation d’ »incitation à la haine raciale » n’a aucun sens. Par ailleurs, personne n’appelle à la haine des personnes. Marine le Pen est un homme politique, et elle soulève un problème politique : l’envahissement illégal de l’espace public par une communauté. Alors que ses détracteurs utilisent le levier affectif pour tenter de la culpabiliser, faut-il rappeler qu’en politique, il faut prendre de la hauteur et discerner à l’aune du bien public ? Désormais, comble du paradoxe, chacun saura qu’en France, pays prétendu de la liberté d’expression, l’on est susceptible d’être poursuivi en justice pour avoir dénoncé une action illégale…

    http://www.contre-info.com/

  • Une vingtaine de députés de gauche contre la dénaturation du mariage

    L’unité se fissure de plus en plus au sein de la gauche. Carlos da Silva, député PS de l’Essonne, suppléant de Manuel Valls depuis dix ans, déclare :

    « Je me suis beaucoup interrogé sur le mariage pour tous, j’ai beaucoup hésité. Je suis sceptique dès lors qu’il s’agit de toucher à l’ordre sociétal de notre pays. Je suis sceptique parce que je considère aussi qu’il faut, dans le travail du gouvernement, ne pas se limiter à ses mesures sociétales ».

    Au terme de plusieurs mois de réflexions et surtout de pressions, l’élu socialiste a décidé qu’il votera « pour » le mariage et l’adoption par les homosexuels.

    « Mais je voterai contre la procréation médicalement assistée, que ce soit devant le groupe, en commission ou en séance. La PMA ne fait pas partie des engagements de François Hollande ».

    Pour le moment, seuls le maire de Lyon, Gérard Collomb, ou l’ex-premier ministre, Lionel Jospin, sont ouvertement critiques. Le député maire de Chambéry, Bernadette Laclais, est contre. Comme le député des Yvelines Jean-Philippe Mallé, suppléant du ministre Benoît Hamon :

    « C’est non pour le mariage, non pour l’adoption, non pour la procréation médicalement assistée ».

    Le député de Meurthe-et-Moselle Dominique Potier est également contre. Comme Jérôme Lambert, Patrice Carvalho et Gérard Charasse. Dominique Potier est furieux de l’absence de débat au sein même du PS :

    « Il me semblerait de bon aloi que le PS et le groupe socialiste nous autorisent à nous exprimer sur ce sujet ».

    Le Salon Beige

  • Alain Soral - Des bilderberg au club "Le siècle" - La Franc-Maçonnerie au pouvoir

  • Pourquoi les battististes sont-ils devenus muets ?

    Les éditions Stock viennent de publier un livre d’enquête sous la plume du journaliste Karl Laske, La mémoire de plomb, consacré à Césare Battisti, membre du Pac (Prolétaires armés pour le communisme) condamné en Italie par contumace pour assassinats et réfugié en France, puis au Brésil. Cet ouvrage est intéressant à plus d’un titre. Outre le fait que son auteur dévoile de nouveaux éléments sur les soutiens dont aurait bénéficié Battisti en France – François Hollande, patron du Parti socialiste à l’époque, cité pour avoir rendu visite au criminel dans sa prison et s’être opposé à son extradition, n’est pas des moindres ! – il permet à Eric Conan, dans un article paru dans Marianne.net le 8 décembre 2012, de s’interroger sur la question : « Pourquoi les battististes sont-ils devenus muets ? »
    Polémia

    L’actualité, ce sont aussi les silences.

    L’absence de réactions, chez ceux qui ont plutôt l’habitude d’être prolixes, en en dit parfois autant que les tirades qu’ils aiment nous infliger. Ainsi en est-il du mutisme de quelques-uns des anciens défenseurs de Cesare Battisti depuis la parution, il y a quelques semaines, du livre du journaliste Karl Laske, La mémoire du plomb (Stock), consacré à l’itinéraire du terroriste italien reconverti en auteur de romans policier. Recherché par la justice de son pays qui l’a condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par contumace pour assassinats, il fut un temps hébergé par la France avec le soutien tapageur de belles personnes germanopratines avant de prendre la fuite au Brésil.

    La lecture de ce bon livre d’enquête est révélatrice d’une double tradition française : la faible appétence pour la réalité d’une partie de l’élite politico-intellectuelle française et l’importance de l’identité politique du messager de la vérité. Car, si cet ouvrage apporte de nouveaux éléments sur le parcours de Battisti et les soutiens aveugles dont il a bénéficié - de Fred Vargas à Bernard-Henri Lévy et de Carla Bruni à François Hollande (qu’un entourage coupable aura poussé à le visiter en prison) - l’important réside dans l’identité de son auteur : Karl Laske, ancien de Libération et présentement enquêteur au site Médiapart. Le fait que cette mise au point définitive sur les mensonges de Battisti vienne d’un journaliste classé à gauche a soudainement laissé sans voix ses défenseurs alors que six ans plus tôt le très bon livre d’enquête d’un journaliste du Figaro, Guillaume Perrault, Génération Battisti. Ils ne voulaient pas savoir (Plon), n’avait pas eu les mêmes conséquences.

    L’on peut donc tirer de cet assourdissant silence qui suit la parution du livre de Karl Laske deux conclusions. Une même vérité ne produira pas le même embarras selon qu’elle est apportée par un supposé « camp ennemi » ou un supposé « camp ami ». Et une partie de l’intelligentsia préférera toujours la dénégation à la reconnaissance de ses erreurs. Une vieille tradition. L'on considère souvent avec une condescendance amusée la compromission, hier, de tant de beaux esprits avec les mensonges du stalinisme et du maoïsme réels. Comment ont-ils pu se tromper à ce point? se demande le contemporain, sûr d'échapper à un aveuglement aussi exotique. L’affaire Battisti montre qu’une même volonté de ne pas voir a produit plus près de nous un résultat similaire: l'invraisemblable défense de ce terroriste a engendré des insanités comparables à celles déversées lors des affaires Kravtchenko ou Lin Piao. En reprenant, à froid, ce qui s'est dit et écrit pour transformer en victime à protéger un tueur sans remords, Guillaume Perrault et Karl Lake montrent à quel point le déni de la réalité a pu enrôler une multitude de complices. Il y a eu les vrais malhonnêtes, allant jusqu'à caviarder des décisions de justice, mais aussi beaucoup d’« idiots utiles » qui, pour être dans le coup, se sont contentés de signer les habituelles pétitions sans regarder.

    La mobilisation en faveur de Cesare Battisti a fait resurgir une logorrhée que d'aucuns pensaient hors d'usage. Certes, la mise en scène change, cédant au corporatisme (des « auteurs de polars reconnus » se mobilisant pour un « auteur de polars reconnu » comme les chauffeurs de taxi ou les inspecteurs des finances se défendent entre eux) et aux luttes people: les saltimbanques du show-biz (Bedos, Lio, Sollers, etc.) remplaçant Sartre et Foucault. Mais le scénario n'évolue guère. Tout ce qui a été dit par les défenseurs de Battisti, repris par la presse (et même des documentaires hagiographiques financés par l'argent public) ou par des politiques de premier plan se révèle erroné. Qu'il s'agisse des preuves contre Battisti, des engagements de François Mitterrand ou du rôle de la justice italienne, tout a été caché ou travesti pour la grande Cause.

    Ce consentement au mensonge a été d'autant plus coupable que, cette fois-ci, pour ne pas être abusé, il suffisait d'écouter la gauche transalpine, qui, des socialistes à l'extrême gauche et à Attac Italie, s'indignait des délires des pétitionnaires français, lesquels, pour la plupart, se réclament pourtant d'une Europe sans frontières. Car le détour par l'Italie permet d'apprécier la grossièreté des contrevérités déversées à propos de sa justice et de comprendre la blessure infligée à nos voisins de la péninsule par ce mépris pour le consensus transalpin sur le cas Battisti, qualifié de « racisme anti-italien mal dissimulé » par La Repubblica. « Il fallait un gars comme Battisti pour se rendre compte que les gauchistes italiens sont plus réalistes que les socialistes parisiens », conclura ainsi La Stampa.

    Il faut cependant distinguer de ce désastre germanopratin quelques caractères lucides qui ont, dès le début, tenté d'éviter au Parti socialiste de se compromettre dans cette pitoyable affaire : notamment Robert Badinter, Manuel Valls, Bernard Kouchner et Gilles Martinet (qui préfaça le livre de Guillaume Perrault). Tout comme il faut relever le courageux remords de Bertrand Delanoë, qui, abusé, avait fait voter par son Conseil municipal une délibération plaçant l'ancien terroriste « sous la protection de la Ville de Paris ». Le maire de la capitale a eu l’honnêteté de reconnaître « avoir manqué de vigilance et d'autorité », ce qui lui d’ailleurs valu, de la part du comité Battisti, la délicate appréciation d'avoir « baissé la culotte ».

    Eric Conan
    Marianne.net
    8/12/2012  http://www.polemia.com

    Karl Laske, La mémoire de plomb, Stock, novembre 2012, 480 pages.

  • Cabale anti FN : Marine et Bruno ne se coucheront pas !

    Après le refus (sidérant) du Conseil constitutionnel d’invalider l’élection législative dans la circonscription d’Hénin-Beaumont, nous avons appris officiellement hier que le ministère de la Justice a  transmis fin novembre au Parlement européen une demande de levée de l’immunité parlementaire de  Marine Le Pen. En cause les propos de Marine,  en décembre 2010 lors   de son  passage à Lyon dans le cadre  de la campagne interne, évoquant les prières de rue des musulmans. « Je suis désolée, mais pour ceux qui aiment beaucoup parler de la Seconde guerre mondiale, s’il s’agit de parler d’occupation, on pourrait en parler, pour le coup, parce que ça c’est une occupation du territoire (…) Certes il n y’a pas de blindés, il n’y a pas de soldats, mais c’est une occupation tout de même et elle pèse sur les habitants », avait-elle alors déclaré.

    L’officine grassement subventionnée et  dite «  antiraciste » Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples)  avait aussitôt déposé une plainte. Une enquête préliminaire pour « incitation à la haine raciale » avait ensuite été ouverte par le parquet de Lyon en janvier 2011.

    Sur BFM TV,  la présidente du Front National a dénoncé  cet acharnement. « Je crois que le système ne sait plus quoi faire pour arrêter la dynamique qui me porte. Alors on m’empêche de rejouer l’élection d’Hénin Beaumont, on me persécute sur le plan judiciaire… Qu’ils soient bien conscients que tout cela me renforce et ne m’affaiblit pas », a-t-elle déclaré.

    Depuis plus de quatre ans maintenant, Bruno Gollnisch  est victime lui aussi d’une  (nouvelle) persécution judiciaire  (une de plus !) en raison d’un communiqué datant du mois d’octobre 2008  et qui   émanait  du groupe FN qu’il préside au Conseil Régional Rhône-Alpes. Un communiqué critiquant  l’intolérance qui prévaut dans certains pays musulmans, qui pointait notamment «l’invasion de notre patrie et la destruction de notre culture et de nos valeurs».

      Bruno avait alors  précisé que même si ce texte ne fut pas rédigé par ses soins, les propos « litigieux » relevaient bien de son «expression politique». «On a le droit de critiquer l’islam dans ses manifestations agressives», «le droit d’exercer une critique aussi bien à l’encontre des voyous ou des bandes ethniques qui sévissent dans notre pays, que je ne confonds pas avec l’ensemble des musulmans de France» précisait-il.

     Bien  sûr,   par l’odeur  alléché,  la Licra avait déposé plainte pour « incitation à la haine »,  cette officine « aux pouvoirs exorbitants, qui, sous prétexte de lutter contre le prétendu racisme, s’arroge le droit de persécuter les patriotes qui luttent pour que les Français demeurent maîtres chez eux. »

     Une organisation antinationale a  laquelle Bruno Gollnisch avait conseillé de « s’intéresser au sort des musulmans à Gaza plutôt qu’à Lyon où il est beaucoup plus enviable ». L’actuel président de la Licra,  l’avocat lyonnais Alain Jakubowicz ne semble pas prédisposé  à entendre cette sage demande…

    En mai 2011, nous  l’évoquions  sur ce blog en  relatant la conférence de presse tenue alors par  Bruno,  celui-ci avait  relevé que «  les majorités automatiques du Parlement Européen, avec l’instinct grégaire et la tartufferie qu’on leur connaît, (avaient levé son) immunité sous le prétexte imbécile et hypocrite que le communiqué du groupe (FN)  n’avait pas été rédigé dans le cadre de (ses) activités parlementaires. »

    Dans le cadre de cette affaire de communiqué, Bruno Gollnisch a été harcelé par le juge Campi agissant sur requête de la Licra, qui a essayé par trois fois de le faire arrêter illégalement bien que couvert par son immunité,  en délivrant un mandat d’amener qui a reçu une tentative d’exécution, et dont l’illégalité a été  clairement reconnue.

    Cette violation flagrante de la Constitution et des traités était qualifiée de crime de forfaiture dans l’ancien code pénal, de tentative d’arrestation et de séquestration arbitraire passible de cinq années de prison dans le droit actuel !

    Le député frontiste a donc porté cette affaire   devant la Cour de justice de Luxembourg, notamment en raison de l’argument hallucinant avancé pour exiger la levée de son immunité, selon lequel les faits susceptibles de lui être reprochés ne relèvent pas de ses activités de député européen. La  précédente levée d’immunité parlementaire  de Bruno en  2005,  fut d’ailleurs condamnée par cette fameuse  Cour de Justice de Luxembourg.

    En effet, par définition, l’immunité parlementaire couvre justement des propos tenus en dehors du Parlement européen puisque, selon les textes, les déclarations d’un député dans l’hémicycle ne peuvent donner lieu à des poursuites !

    Enfin, rapportons encore quelques autres remarques  de Bruno Gollnisch. D’abord « aucune preuve de publication de ce  communiqué n’existe dans le dossier. La personne habilitée à représenter la  Licra, Mme  Macha Pariente, directrice des affaires juridiques de cette officine,  déclare qu’elle n’a pas eu connaissance de ce communiqué, si ce n’est par les comptes-rendus d’une conférence de presse postérieure d’une semaine tenue (par B. Gollnisch, NDLR) le 10 octobre.  Conférence qui n’était pas la reprise pure et simple de ce communiqué, tant s’en faut. Cela vicie évidemment toute la procédure : en matière de presse, c’est la publication qui fait le délit. »

    Nous ne cachons pas non plus notre surprise de ce qu’ « une simple polémique puisse donner lieu à un tel acharnement, au moment même où toute la classe politique, Garde des Sceaux en tête, organisations anti-racistes incluses, prenaient fait et cause pour le journal Charlie-Hebdo dans l’affaire des propos et dessins parfaitement injurieux envers l’Islam publiés par ce magazine. »

     Enfin, il ne serait pas aberrant de « demander le dépaysement du dossier, Alain Jakubowicz  à l’origine de la plainte,   a été élu lyonnais. » Bruno Gollnisch l’est  toujours. Il s’agit donc d’une « affaire politique ». En outre, « la justice lyonnaise a été désavouée dans une précédente affaire contre le député frontiste, » où  avait été bafoué son droit à la liberté d’expression.

     Last but not least, en cas de refus du dépaysement, et de traduction de cette affaire  devant le tribunal correctionnel, il est loisible de s’interroger sur la nécessité  de récuser « les magistrats franc-maçons et/ou membres du Syndicat de la Magistrature (SM). Les premiers sont mis en cause dans le texte incriminé ; ils seraient juges et parties. Les seconds ont pris position officiellement contre le FN. »

    http://www.gollnisch.com