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lobby - Page 2614

  • Bienvenue dans la « zone libérée » d’Alep par Thierry Meyssan

    Grâce au soutien logistique de la France, les nouvelles autorités de la « zone libérée » d’Alep sont en train d’installer une dictature religieuse inspirée du modèle saoudien. La réalité est bien éloignée des discours lénifiants des présidents Sarkozy et Hollande sur la défense de la liberté et la promotion de la démocratie.

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    Bureaux du « Comité pour ordonner le Bien et  prohiber les actes impies » à Alep.

    Le gouvernement français assure être en contact permanent avec les représentants des « zones libérées » en Syrie et leur fournir une aide logistique. Il déclare également œuvrer à ce que la révolution ne soit pas détournée par des islamistes.

    Cependant, la Coalition nationale, qui avait été saluée comme représentant à la fois l’opposition de l’extérieur et celle de l’intérieur, a été récusée par le Comité révolutionnaire d’Alep qui a instauré un gouvernement islamique dans la « zone libérée » [1].

    Le gouvernement français n’a pas clarifié sa position. Il n’a pas indiqué avoir suspendu son aide logistique (à la fois humanitaire et militaire « non létale ») à la « zone libérée » d’Alep, bien que celle-ci soit clairement aux mains des islamistes et qu’ils aient dénoncé la démocratie comme « un complot de l’Occident ». On se souvient que la France avait soutenu l’Émirat islamique de Baba Amr et que François Hollande a reçu en grande pompe plusieurs de ses dirigeants en fuite, le 6 juillet 2012 à Paris.

    Il est difficile de se faire une idée précise de ce qui se passe à Alep, où trois quartiers de la banlieue (pas de la ville elle-même) sont désormais sous contrôle de groupes armés. Contrairement à Baba Amr (Homs), dont la population s’était enfuie lorsque un Émirat islamique y avait été proclamé, une partie des habitants serait restée sur place et soutiendrait les nouvelles autorités. Le tri semble d’abord s’être opéré selon des critères ethniques, la population choisissant de rester étant principalement turkmène. Puis, les hérétiques (sunnites soufis, chiites, y compris les druzes, alaouites et ismaélites) et les infidèles (chrétiens) ont été expulsés et leurs biens confisqués.

    Les troupes gouvernementales n’osent pas donner l’assaut de peur de provoquer un bain de sang et de nouvelles destructions. En une semaine, une nouvelle vie a commencé à s’organiser.

    Quoi qu’il en soit, les autorités « révolutionnaires » viennent de créer un Comité pour ordonner le Bien et prohiber les actes impies et, le 22 novembre, de publier leur premier acte législatif, dont nous donnons ici la traduction exhaustive :

    « Au nom de Dieu clément et miséricordieux,
    Les troubles qui secouent notre nation islamique ne doivent pas surprendre. Elle fait face aux dilemmes et aux épreuves qui l’entourent. Chaque nuit est plus sombre que la précédente. Les temps sont critiques. Le moment est difficile.
    Nous voyons certains de nos frères se dirigeant aveuglément dans les ténèbres. On dirait qu’ils se pressent vers leur malheur, tombant aux genoux de l’Occident sans réfléchir, courant vers le vide, pensant que le mode de vie des infidèles est le sommet de la culture, leurs mœurs la base du développement, et leurs idées la source de lumière, sans la moindre étude, ni quête.
    La charia et les faits montrent que ce point de vue est illégitime et impur. Des Fatwas ont été délivrées en ce sens par les plus grands cheikhs de notre nation : leurs saintetés Abd al-Aziz ibn Abd Allah ibn Baaz [2], Abdul-Azeez ibn Abdullaah Aal ash-Shaikh [3], Muhammad ibn al Uthaymeen [4], Abdullah Ibn Jibreen, [5], Saleh al Fawzan [6], Bakr abu Zayd [7], Abdullah bin Ghailan et bien d’autres.
    Par exemple, combien de femmes vertueuses ont été déshonnorées ? Et combien de jeunes filles libérées [par l’islam] ont été offensées dans leur dignité lors d’accidents de la route ? L’un marchandant pour son honneur, l’autre prenant avantage de sa faiblesse, le troisième jouant avec ses émotions… surtout lorsqu’il sait que la pauvre fille est embarrassée par la situation et ne veut pas que son mari ou son tuteur en soit informé.
    C’est pourquoi le Conseil militaire et le Conseil civil provisoire d’Alep ont donné ces explications aux habitants d’Alep et ont décidé qu’il est interdit aux femmes de conduire. Toute personne contrevenant sera punie jusqu’à ce qu’elle renonce, au besoin par l’usage de la force. Le
    Comité pour ordonner le Bien et prohiber les actes impies est chargé de l’application de la présente. »

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    On constate que la décision est exclusivement motivée par des références aux interprètes saoudiens du Coran.

    Bien que le 24 novembre soit en France la journée de lutte contre les violences faites aux femmes, la ministre française des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, n’a pas commenté cette grande avancée « révolutionnaire ».

    Par ailleurs, le Comité pour ordonner le Bien et prohiber les actes impies a mis en place une police chargée d’appeler les habitants d’Alep à la prière et de punir ceux qui ne s’y rendent pas.

    Dans la vidéo ci-dessous, on voit un de ces policiers rappelant aux habitants leurs devoirs de bons musulmans.

    Thierry Meyssan  http://www.voltairenet.org

    [1] « Les groupes armés d’Alep s’engagent pour un État islamique », Réseau Voltaire, 20 novembre 2012.

    [2] Abd al-Aziz ibn Abd Allah ibn Baaz (1910-1999), ancien grand mufti d’Arabie saoudite. C’est lui qui édicta la fatwa interdisant aux femmes de conduire en Arabie saoudite. C’est également lui qui autorisa le déploiement de troupes infidèles dans la péninsule arabique lors de Tempête du désert. Il est par ailleurs célèbre pour avoir professé que le soleil tourne autour de la terre et non l’inverse. Cependant, il changea d’avis lorsque le prince Sultan ben Salman acheta une place dans le vol de la navette spatiale Discovery (au passage, je ne résiste pas au plaisir de vous rappeler que le prince Sultan s’est plaint qu’il n’était pas possible en vol de se positionner durablement en direction de La Mecque).

    [3] Abdul-Azeez ibn Abdullaah Aal ash-Shaikh est l’actuel grand mufti d’Arabie saoudite. C’est lui qui ordonna la destruction du Dôme vert (la sépulture du prophète Mahommet) ainsi que de toutes les anciennes églises d’Arabie, au motif que ces monuments sont l’objet de cultes idolâtriques.

    [4] Muhammad ibn al Uthaymeen (1925-2001) fut l’un des principaux maîtres salafistes d’Arabie saoudite.

    [5] Abdullah Ibn Jibreen (1933-2009), maître saoudien. Il considérait les chiites comme des hérétiques et appelait à leur expulsion hors de la terre d’islam.

    [6] Saleh al Fawzan est l’ancien président de la Cour suprême de Justice d’Arabie saoudite.

    [7] Bakr abu Zayd est l’ancien Procureur général d’Arabie saoudite. Il est mort en 2008.

    Documents joints

     
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  • Non, le «bio» ne peut nourrir le monde !

    Alors que le Salon de l'Agriculture ouvrait ses portes à Paris dans un climat rendu morose par le renchérissement des prix agricoles et ses répercussions sur le fameux « panier de la ménagère », l'Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), appendice de l'ONU, découvrait l'état catastrophique de la planète après un demi-siècle de pillages ... auxquels elle n'est pas étrangère. N'est-ce pas le système mondialement planifié, appuyé sur le productivisme et la prolifération alimentaire génératrice de stocks gigantesques, qui a conçu des procédés de redistribution assurant la survie contre-nature de milliards d'individus, esquivant ainsi la régulation naturelle des flux démographiques ? Ce processus a conduit à l'impasse actuelle. Bientôt sept milliards d'habitants et 9 à l'horizon 2050.

    Jusque-là on nous assurait qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter : la technologie garantirait une croissance des productions alimentaires en rapport avec l'essor démographique. On pourrait même, clamait-on, nourrir 13 milliards de personnes. Tout ne serait qu'affaire de redistribution ! Las, de toutes parts montent d'alarmistes prévisions.

    La raréfaction des énergies fossiles, dans une économie mondiale où la croissance industrielle débridée, est le moteur de la survie du système, pose soudain de gigantesques interrogations. Nourrir neuf milliards de terriens requiert l'utilisation d'eau, de biotechnologies, de machinisme, de dérivés pétroliers et de carburants en nombre, en puissance et en quantité accrus. Or au-delà des pénuries il apparaît que les dégradations à l'environnement commises par ces technologies au cours des dernières décennies sont irrévocables tandis que la stérilisation des sols s'étend sur des millions d'hectares. Non seulement les productions ont cessé de croître mais elles diminuent. Les « clubs des 100 (quintaux de blé hectare) » ont des difficultés à recruter. Loin de pouvoir nourrir les populations émergentes, de plus en plus nombreuses à vouloir leur part du gâteau, il devient évident que les terres, arables en général, irrémédiablement détruites au cours du XXe siècle, sauf à être rapidement «régénérées», seront incapables de réaliser l'effort de production que la ruche humaine entend leur imposer.

    Afin d'inciter les plus gros consommateurs - majoritairement les Blancs - à se restreindre, au risque de faire capoter l'économie mondiale actionnée par l'endettement et le gaspillage, on les terrorise avec les gaz à effet de serre supposés responsables d'un réchauffement induisant une sécheresse qui ajouterait aux pénuries alimentaires. Attisé par le typhon médiatique, le bobard marche. Mais il ne résoudra rien, s'il peut faire gagner du temps à ceux qui redoutent avant tout la prise de conscience des peuples !

    ENTRE STÉRILISATION CHIMIQUE ET FAMINE

    C'est ainsi que la FAO vient de publier une étude intitulée « Agriculture biologique et sécurité alimentaire ». selon laquelle l'agriculture bio qui, prétend-elle, couvrirait 31 millions d'hectares dans 120 pays pour un marché global de 40 milliards de US$, devrait voir « intégrer ses objectifs et ses actions dans les stratégies nationales de développement agricole et de réduction de la pauvreté » des gouvernements. Outre l'évidente fausseté des chiffres - quels contrôles sont exercés sur la plus grande partie de ces 31 millions d'hectares ? -, on peut s'interroger sur l'utilisation immédiatement faite de cette annonce par les écologistes qui assurent péremptoirement que « l'agriculture biologique pourrait nourrir le monde ».

    On voit bien quelle manœuvre se dessine. L'agriculture productiviste et industrielle, ni durable ni supportable, étant condamnée avec raison, comment nourrir les milliards d'être humains qu'annoncent les statistiques ? A l'évidence, si on ne le dit pas ainsi, il n'y a plus de choix qu'entre l'apocalypse chimique et la famine. Les baudruches du genre « agriculture raisonnée » ont eu tôt fait de se dégonfler, ne ralliant que quelques milliers d'opportunistes. Aussi essaie-t-on de faire croire que cette agriculture "bio", dénoncée il n'y a guère encore par les mêmes progressistes, serait la panacée de nature à sauver le monde. Limitation des carburants fossiles, proclame la FAO, retour à la biodiversité avec rotation de cultures, proximité de la main-d'œuvre et des services, réduction des endettements dus aux achats très coûteux d'engrais et pesticides. C'est beau comme l'antique.

    De surcroît plusieurs études, émanant d'organismes technologiques et scientifiques hautement respectables, arrivent, providentiellement, pour montrer que, contrairement aux affirmations des pessimistes qui soulignent la moindre productivité du "bio", celui-ci aurait fait la preuve, dans les pays en développement, d'une bien meilleure efficacité que l'agriculture productiviste mécanisée et chimique. L'égalant dans les pays industrialisés.

    Au phytogénéticien suédois Norman Borlaug, couronné hier d'un Prix Nobel pour avoir imposé en Inde l'imbécile «révolution Verte», qui proteste que « nous n'allons pas nourrir 6 milliards d'êtres humains avec des engrais biologiques » (lesquels d'ailleurs ont pratiquement disparu), au chimiste anglais John Emsley, sommité mondiale en matière de toxicité chimique, qui assure qu'une conversion planétaire à l'agriculture biologique provoquerait environ 2 milliards de morts, s'oppose un déferlement de néo-écolos pour lesquels la "bio" banalisée et industrialisée sauvera le monde.

    DES MILLIONS D'HECTARES DÉVASTÉS

    Ainsi, Bill Liebhardt, chercheur de l'Université de Californie, affirme avoir fait produire à du maïs biologique 94 % d'une récolte conventionnelle, 97 % à du blé biologique, 94 % à du soja. Et 100 % à une tomate biologique. De telles mesures, réalisées en laboratoire, n'ont toutefois aucune valeur réelle. N'est-ce pas ce même type de manipulations qui en un siècle ont conduit au gigantesque fiasco de l'agriculture chimique ? Dans la meilleure des hypothèses - et c'est le cas d'une étude menée par l'Institut de Recherche Suisse pour l'Agriculture Biologique ou d'une compilation, réalisée à partir de 200 études faites en Europe et aux Etats-Unis, par Per Endersen de l'Université Cornell-, l'agriculture biologique atteindrait 80 % de la production chimique. Et on ne discutera pas ici du processus inéluctable de dégradation causé par cette dernière. Non plus que de la certitude qu'un jour l'agriculture bio produira en effet plus que l'autre en train de s'autodétruire. On ne s'étendra pas non plus sur les terribles mises en garde de Lydie et Claude Bourguignon (1) : il faut un hectare de culture par habitant pour nourrir les économies développées quand chaque terrien ne dispose plus que de 2 600 m² de terre cultivée.

    Alors que chaque année l'érosion dévaste dans le monde la superficie d'une France, trente mètres de limon s'entassent sous le béton et le bitume de Roissy. Combien de générations faudra-t-il pour réanimer une terre épuisée par la chimie et le machinisme ?

    VERS LA GRANDE FAMINE ?

    On rappellera en revanche - ce qui échappe aux têtes d' œuf mondialistes - que l'agriculture biologique, véritable sacerdoce, capable en effet de rendements voisins de ceux réalisés par la chimique, exige un savoir-faire exceptionnel, de grandes connaissances techniques et un déchiffrage intuitif de la nature. Ce que ne possèdent plus les agriculteurs modernes couverts de diplômes artificiels, et que n'ont jamais su les paysans du Tiers-Monde sur lesquels on se repose pour la vulgarisation de cette pointilleuse technologie. Après avoir depuis un demi-siècle convaincu l'esprit public citadin de la crasse stupidité du bouseux, il est difficile aujourd'hui de faire admettre au plus grand nombre qu'il n'est pas à la portée du premier venu de produire une alimentation saine, sans chimie et sans gigantisme technologique, et d'élever avec doigté des troupeaux sans antibiotiques, hormones ni compléments de synthèse.

    On peut douter qu'avec une telle surpopulation globale, quelque mécanisme puisse empêcher la Grande Famine. En tout cas, pour que l'agriculture biologique puisse nourrir la planète, faudra-t-il encore trouver les millions de magiciens indispensables à cette contre-révolution. Ainsi que les sages capables de les instruire. Et ça c'est la quadrature du cercle.

    (1) Claude Bourguignon Le Sol, la Terre et les Champs, éd. Le Sang de la Terre. Epuisé. Réédité en février 2008. Voir aussi toute l'œuvre du Japonais Masanobu Fukuoa.

    Petrus AGRICOLA. RIVAROL du 29 février 2008

  • Les « frères » de François Hollande

    Toute action politiques tient ses principes d’une école de pensée et s’enracine dans une source idéologique. A quelle structure de pensée se rattache le président de la République, François Hollande ? La vidéo ci-dessous vous livre à ce sujet un éclairage déterminant. François Hollande, en auditeur attentif, prend des cours auprès d’une loge maçonnique : à l’école du grand maître, le président français est un élève assidu…

    http://www.contre-info.com/

  • Les FEMEN ridiculisées par CIVITAS à la manif pour tous

  • La Russie, scandalisée par le soutien français à l’opposition syrienne

    Le premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a jugé lundi, dans une interview qu’il accorde à l’AFP et au Figaro, que le soutien de la France à la Coalition nationale de l’opposition syrienne est « très discutable » et juridiquement inacceptable.

    Dénonçant l’ingérence de la France dans un pays souverain, et son hostilité au pouvoir légalement établi dans un Etat de droit, le premier ministre russe a déclaré que « conformément aux principes du droit international approuvés par l’Onu, aucun pays ni aucun Etat ne doit entreprendre d’action visant à renverser par la force le régime en place dans un pays tiers. Du point de vue du droit international, il est inadmissible de soutenir une autre force politique lorsque celle-ci se retrouve être le principal adversaire du gouvernement légitime d’un pays« .

    « Nous avons une position neutre« , a précisé en outre M. Medvedev, estimant que l’ouverture de négociation, et l’organisation de nouvelles élections seraient sans doute une voie privilégiée pour une sortie de crise. Soulignant l’existence d’enjeux géopolitiques, rappelant que la stabilité du Moyen-Orient était en cause, le premier ministre russe a donc donné sa préférence pour la voie prudente de la diplomatie, affirmant en effet que « Moscou n’a aucune envie de voir la Syrie disloquée, provoquant un nouveau foyer de tension au Proche-Orient. Cela profiterait à coup sûr aux extrémistes religieux« .

    http://www.contre-info.com/

  • De Manuel Valls à Oumma.com, le plein de mauvais calculs !

    Comme si la situation économique et sociale n’était pas assez préoccupante pour nos compatriotes -l’emploi salarié dans les secteurs marchands a perdu 50.400 postes au 3e trimestre 2012  selon des estimations provisoires publiées mardi par l’Insee-, les chiffres de la délinquance du mois d’octobre par rapport à ceux du même mois l’année dernière ont connu une flambée particulièrement inquiétante. Sans surprise, le ministère de l’Intérieur a tenté de contester  les  statistiques publiées, elles sont certes  assez terribles : 43.900 « actes de violences contre les personnes » (+9%),189.900 « atteintes aux biens » (vols, cambriolages…+8%), 28.900 cas d’« infractions économiques et financières »  (+18%)…

    Les plus  cyniques diront que les « métropolitains » ne doivent pas se plaindre, à la lecture de l’article paru le 9 novembre  sur le site France-Guyane.fr,  faisant état de l’augmentation de l’insécurité sur les  dix premiers mois de l’année, par rapport à  2011, dans la cité spatiale de Kourou. Selon les chiffres officiels les « vols avec violence » ont augmenté de 96%, les «cambriolages » de 82%, les « violences sexuelles »  de 27%, les « tentatives de meurtres»  de  300%, les «violences sur agents dépositaires de l’autorité » de 136% !

    Si  MM. Sarkozy,  Hortefeux et Guéant, ses prédécesseurs à ce poste au cours de la décennie écoulée,  n’ont  guère été capables d’enrayer vraiment la progression de la criminalité, le vrai-faux dur Manuel Valls ne fera bien  évidemment pas mieux,  animé de surcroît  par une schizophrénie typiquement socialiste.

    M. Valls a ainsi estimé lundi que les propos tenus devant une caméra cachée par Souad, la sœur de Mohamed Merah, dimanche sur M6,  qui se disait « fière » de ce qu’avait commis son frère, clamait sa haine d’Israël et des Etats-Unis,  constituaient une « apologie du terrorisme et de l’antisémitisme et une provocation à la haine religieuse et raciale ». Il a de nouveau   appelé sans grande originalité à la lutte sans relâche contre les comportements contraires aux « valeurs de la république ».

     Cela n’empêche pas Manuel Valls, qui surfe sur les craintes des Français en   hurlant sans cesse  au danger terroriste islamiste,  de se prononcer pour la poursuite de l’immigration et une naturalisation accrue des immigrés non européens -le vice-président du FN Louis Aliot  a demandé d’ailleurs au gouvernement français « d’engager une procédure de déchéance » de sa nationalité française de Souad Merah  « avant une expulsion dans son pays d’origine ».

    Ce laxisme pathétique,  dissimulé derrière les coups de menton,  accroît pourtant   mécaniquement non seulement les problèmes  économiques, sociaux, d’assimilation, de délinquance  sur notre sol, mais aussi le poids des réseaux extrémistes, de cet   « iceberg salafiste qui considère Mohamed Merah comme un héros », commentait hier Marine Le Pen.

    Les sites communautaires musulmans ont été peu nombreux à faire état de cette affaire Merah bis. Bien sûr,  les propos de la sœur de cet assassin ont  été condamnés très logiquement par le recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur  et par la délégation de dix imams et six responsables d’associations musulmanes en France, actuellement en visite  officielle en Israël et dans les Territoires palestiniens,  à l’initiative du  Quai d’Orsay, des autorités palestinienne et israélienne.

     Une visite qui se veut une réponse, a affirmé un des participants,   Hassen Chalghoumi, surnommé « l’imam des juifs »,  aux meurtres abjects perpétrés par Mohammed Merah en mars dans l’école confessionnelle  juive de Toulouse.

     Un voyage qui ne fait pas l’unanimité –et c’est un euphémisme- au sein de la communauté musulmane de France, pour ne rien dire de sa faible médiatisation sur les sites communautaires qui veulent peut-être éviter un déluge de commentaires assassins  de leurs fidèles internautes, ce qui ferait « désordre »…

     Il est ainsi  emblématique qu’un site musulman jouissant d’une grande notoriété dans  cette communauté comme oumma.com,  fasse silence sur cette actualité là…mais publie un article fustigeant « Alexander Zanzer, directeur de la principale institution sociale juive d’Anvers, et responsable du bureau bruxellois du site d’information Jewish News One ».

     Le crime de ce dernier ? Avoir accepté «  au vu et au su de tous », de déjeuner récemment  avec Marine Le Pen «  dans un restaurant casher du quartier européen de Bruxelles ». La belle affaire que voilà !

     Accumulant les poncifs sur une-extrême-droite-qui-na-pas-changé  sous le « maquillage »  de la «  révolution Bleu Marine », oumma.com croit savoir –relayant ici les interprétations véhiculées par les médias belges- que M.  Zanzer est « aujourd’hui dans la tourmente » et qu’il « se justifie en se retranchant derrière le reportage qu’il doit réaliser sur le FN. »

     « Un argument guère recevable à Anvers, où ce déjeuner reste sur l’estomac de nombre d’éminents dignitaires juifs, dont le Pr Julien Klener, président du Consistoire central israélite de Belgique : Comment est-il possible que quelqu’un qui exerce de hautes fonctions de responsabilité dans une institution comme la Centrale ne soit pas plus prudent et surtout se fasse remarquer par une rencontre politiquement très choquante quand on connaît le Front National et les déclarations du père de la présidente actuelle qui, à aucun moment, ne s’est distancée de ces propos condamnables ? »,

     Un site musulman qui s’émeut, approuve  et relaye la désapprobation de représentants auto-proclamés de la communauté juive, voilà une union sacrée dont Alexandre Arcady aurait pu faire un film !

     Mais si la Commission d’avance sur recettes du Système continue de financer la production de ce type de fiction souligne Bruno Gollnisch, les Français, fort heureusement, s’agacent  de plus en plus de ce genre de navet…

    http://www.gollnisch.com

  • Dès le début, l'UE a été une institution de corruption et de transfert

    On raconte aux populations, qu’elles doivent par « solidarité européenne » contribuer de plus en plus de milliards «pour sauver la Grèce». Nous devrions donc ou augmenter les impôts ou réduire les prestations sociales, afin de générer les moyens nécessaires pour aider la Grèce.

    Non seulement les raisons mais aussi les conséquences sont des jugements fallacieux :

    1. Les prétendues aides à la Grèce ne vont pas à la population ou à l’économie grecques, mais sont tout de suite détournées vers les banques vautours internationales, qui exigent de haut taux d’intérêt pour leurs prêts accordés à la Grèce. En réalité, l’on n’aide pas la Grèce, mais on alimente les banques internationales, pour qu’elles ne doivent surtout pas faire d’amortissements sur l’argent perdu avec leurs emprunts d’Etat grecs.

    2. Lors de la première tranche du premier soi-disant plan de sauvetage, l’Allemagne a payé 10,8 milliards d’euros à la Grèce. Dans la même semaine, les capitalistes grecs ont sorti du pays la même somme en capitaux fugitifs. Le paiement n’a donc rien apporté, sauf de frapper les contribuables allemands de manière insensée. Et l’évasion fiscale en Grèce continue. Plus nous payons des aides financières, plus les capitaux fugitifs augmentent.

    3. Dès le début, l’UE a été une institution de corruption et de transfert. Elle a depuis longtemps octroyé le plus de subventions à la Grèce – un tiers de cet argent venait de l’Allemagne. De 2004 à 2008, 24,4% de tous les transferts de l’UE sont allés à la Grèce. 20 années de subventions n’ont apparemment pas amélioré le pouvoir économique de la Grèce, mais l’a plutôt habituée au goutte-à-goutte durable.

    Pourquoi l’Allemagne a-t-elle accepté un tel gaspillage de ses propres ressources? Pourquoi aucun gouvernement n’a protesté contre cette saignée insensée? Et pourquoi continue-t-on à réinjecter de l’argent?

    4. Les Etats membres subventionnés ne se sont pas contentés des subventions annuelles payées par les Etats solides – en particulier par l’Allemagne –, mais ils se sont par surcroit endettés encore plus que les Etats donateurs. Pendant qu’en 2010 la zone Euro toute entière était endettée en moyenne avec 85% de leur pouvoir économique (PIB) (l’Allemagne avec 2% de moins), la Grèce en est arrivée à 143%. En 2010, le niveau de la dette grecque s’élevait à 329 milliards d’euros, entre temps ce sont plus de 360 milliards.

    Entre-temps la Grèce a sans cesse promis qu’elle allait s’améliorer et se raffermir – exactement comme maintenant.

    5. La Grèce a été introduite dans l’UE par la haute finance américaine (la bande à Goldman-Sachs) d’une manière frauduleuse et n’a pas le droit de se désendetter par une faillite d’Etat, parce que sinon les crédits de la haute finance seraient perdus. C’est pourquoi, dans la discussion d’assainissement, il n’est jamais question de «participation privée», mais seulement, que les autres citoyens européens doivent se porter garant et assumer les dettes. Pour solde, la Grèce est un passage d’essai pour l’union de dettes et de responsabilité voulue par la haute finance, c’est-à-dire la responsabilité totale de tous les pays de la zone Euro – notamment de l’Allemagne – pour tous les crédits de la haute finance dans les pays européens. Ou exprimé différemment: Avec l’aide de la Grèce et des autres pays surendettés, on installe pour toute l’Europe un esclavage de la dette et une obligation de payer tribut au profit de l’impérialisme financier américain.

    6. La Commission européenne, qui aspire depuis longtemps à davantage de centralisme et de pouvoir et à moins de droits nationaux, tire à la même ficelle. Le Pacte budgétaire et le MES étaient une percée décisive pour l’abolition des Etats nationaux en Europe, déjà initiée dans le Traité de Lisbonne, et d’une l’instauration d’un gouvernement central régnant sur des provinces européens – comme l’a exprimé ouvertement le porte-parole de l’UE Juncker.

    Avec la poursuite de distributions d’argent à la Grèce, on améliore rien, on ne fait que prolonger la situation. On n’aiderait pas la Grèce, uniquement les banques créancières grecques. Si le MES ne peut être stoppé, nous serons, en revanche, face à la menace de devoir endosser la responsabilité totale pour les dettes grecques et celles de tous les autres pays européens.

    Dans la crise actuelle de l’euro, il ne s’agit pas de l’Europe, mais de savoir qui doit payer pour l’imprudence des dettes: les banques créancières, les Etats qui se sont endettés, ou tous ensemble, inclus les pays solides. Le MES exige la troisième variante. Mais cela ne représente nullement une solution, uniquement un ralentissement qui ne conduira pas seulement à la faillite de certains pays, mais à un effondrement total du système de l’euro ou à l’évaporation inflationniste des valeurs en euros.

    Horizons & Débats  via http://www.mecanopolis.org

  • Offensive anti-nationale : tous à la manœuvre !

    Le refus d’introduire une vraie dose de proportionnelle aux élections a toujours été  une constante au sein du RPR puis de l’UMP,  sous le règne de Chirac comme sous celui de Sarkozy. La posture sur cette question du  clan Copé comme du  clan Fillon,  n’échappe pas à cette règle, soucieux qu’ils sont de continuer à  se partager le gâteau du pouvoir avec l’aile gauche euromondialiste du Système.  Il n’est donc guère étonnant que le très anti-national Manuel Valls se soit chargé d’enterrer une promesse de campagne du candidat Hollande qui avait évoqué la possibilité de mettre en place une représentation plus équitable et démocratique des courants d’expression  dans les assemblées. Troisième force politique française, ladite proportionnelle « profiterait » bien  évidemment au premier chef au FN, ce qui reste proprement insupportable pour  les caciques tenant les rênes de notre démocratie totalitaire.

    Mercredi, devant le groupe socialiste à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Intérieur et membre du Siècle a donc informé ses amis que la proportionnelle sera écartée pour les élections cantonales, « invoquant une raison précise » rapporte Le Lab : «  le risque de voir un département basculer au FN. » A défaut d’éviter   la libanisation-babélisation de notre pays, autant empêcher les résistants nationaux d’enrayer cette spirale là…

    Totalitarisme, règne de la pensée unique, encore et toujours à l’œuvre, comme on le  constate avec l’accueil reçu par le dernier ouvrage paru sur le président du FN et le Mouvement qu’il a présidé pendant 38 ans, Jean-Marie Le Pen, une histoire française de  Pierre Péan et Philippe Cohen.

    N’ayant pas (encore) lu celui-ci nous nous garderons d’en faire le récit circonstancié, tout juste les « bonnes pages » publiées par le dernier numéro du Point empêchent a priori d’en penser globalement du bien…

    Mais les auteurs  ont été éreintés par les commentateurs du microcosme pour avoir affirmé que Jean-Marie Le Pen, comme l’avait confessé Lionel Jospin, n’est pas « Mussolini » et le FN tout sauf un mouvement fascisant.

     Le duo Péan-Cohen s’est aussi attiré les foudres des gardiens du dogme pour avoir fait justice de l’accusation bidon popularisée par d’anciens terroristes poseurs de bombes du FLN, et par leurs amis des réseaux communistes dans les médias, selon laquelle Jean-Marie Le Pen aurait pratiqué la torture en Algérie.

    Résumant  l’indignation de beaucoup de leurs confrères,  Benjamin Bonneau et Alexandre Kara,  sur le site d’Europe 1, fustigent «  une véritable entreprise de dédiabolisation, voire de banalisation, de l’homme qui a réinventé l’extrême-droite française. Une poursuite – involontaire – du travail entamé patiemment par Marine Le Pen, qui a tout fait pour redorer l’image de son Front National. »

    Ce n’est  pas avec ce genre de prose que les médias redoreront la leur, dont la cote de confiance, de crédibilité et d’impartialité auprès de nos compatriotes ne cesse de baisser année après année…

    Dans le même registre le site Novopress s’est ému à très juste titre de ce que, comme aux « grandes heures du stalinisme », sur  la photo de la cérémonie officielle du 11 novembre à Nice, diffusée par la  préfecture des Alpes-Maritimes  sur les réseaux sociaux, Jean-Marie Le Pen qui était présent, ait été purement et simplement effacé !

    Pulsion staliniennes que l’on retrouve, est-ce bien  étonnant, dans le dernier billet commis sur son blog par Alexis Corbière, le conseiller anti-FN de Jean-Luc Mélenchon.   M Corbière  affirme que c’est Marine Le Pen qui  s’est livrée à des tricheries à Hénin-Beaumont ! Il accuse en outre   les médias, voire le PS,   de «  servir de caisse de résonance aux thèses du clan Le Pen et (de) leurs amis » (sic) et de se vautrer dans l’anti-mélenchonisme primaire. Fallait oser l’écrire !

    Certes, le citoyen Corbière, se faisant ici le porte-parole de ses petits camarades,  a beaucoup de mal à se remettre de la déconfiture de son champion face à la présidente du FN lors des dernières élections législatives. Mais  il se garde bien d’affirmer que le lider maximo du Front de Gauche  aura le courage de repartir au feu contre Marine à Hénin-Beaumont si l’élection du député PS  Philippe Kémel était invalidée par le Conseil constitutionnel -voir notre article en date du 9 novembre.

    Avec un comique certainement involontaire, le mari de Raquel Garrido tente de s’en sortir par une pirouette en écrivant  «  qu’une fois la situation finement analysée, il (M. Mélenchon, NDLR) ira là où les militants du Front de Gauche lui demanderont d’aller. » Ben voyons…

    Ce genre de faux-semblant n’est pas pour nous étonner, pas plus que les accusations du  porte-flingue du Front  de Gauche, en pointe dernièrement  dans les attaques hystériques contre l’hommage (a minima) rendu au grand écrivain russe Alexandre Soljenitsyne par la mairie de Paris.

    Alexis Corbière,  «membre de la Libre-Pensée, tendance guillotineuse »,   a mené aussi récemment, à son petit niveau, l’agit-prop  contre Laurent Deutsch –-un dangereux fasciste lui aussi ?-  coupable d’avoir  publié  avec Patrick Buisson un beau livre sur le Paris de l’écrivain Céline.

    Auparavant, ce  grand fan  de Robespierre avait mené un assaut assez vain  contre un autre ouvrage (à succès) de M. Deutsch,  Le métronome,  qu’il jugeait  coupable de ne pas  succomber plus que ça  aux charmes sanglants de la Terreur révolutionnaire.

    Une Terreur qui,  dans la ville de Lyon cher au cœur de Bruno Gollnisch, et celui-ci ne s’est jamais privé de le rappeler aux autoproclamés défenseurs du peuple des partis de gauche,   écrasa aussi dans un bain de sang en 1793 la révolte  des Canuts, des ouvriers lyonnais.

     Encore des salauds d’humbles français  qui avaient le grand tort de ne pas adhérer aux lubies désatreuses  et aux mensonges des grands ancêtres de nos internationalistes actuels…

    http://www.gollnisch.com

  • Les 27, le budget dans les chaussettes

     Rendez-vous début 2013. Au bout d’une journée et demie d’infructueux marchandages, les Vingt-Sept, réunis en sommet à Bruxelles, ont jeté l’éponge vendredi sans être parvenus à un accord sur le prochain « cadre financier » communautaire 2014-2020.

    Un échec certes annoncé, mais néanmoins inquiétant : les chefs d’État et de gouvernement ont calé sur 30 malheureux milliards d’euros, soit à peine 0,3 % du PIB européen. Après avoir écouté les doléances de chacun durant toute la journée de jeudi, Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, a maintenu à 984 milliards d’euros le plafond des futures dépenses de l’UE, une enveloppe amputée de 76 milliards par rapport à ce que réclament la Commission et le Parlement européen. Mais trois pays — la Grande-Bretagne, la Suède et les Pays-Bas — veulent une baisse supplémentaire.

    * La Grande-Bretagne, pas encore isolée ?

    Le premier ministre britannique a pu repartir tête haute, ses « lignes rouges » intactes, notamment la préservation du fameux « rabais » obtenu de haute lutte par Thatcher en 1984. Mis en demeure par les eurosceptiques de son parti d’obtenir une baisse drastique du budget européen, le conservateur David Cameron s’est réjoui, devant la presse, de voir que « la Grande-Bretagne n’a pas été seule contre tous ». L’Allemagne, la Suède, les Pays-Bas, la Finlande et le Danemark, a-t-il souligné, n’étaient pas non plus satisfaits du compromis avancé la veille par Van Rompuy. En réalité, ce sont surtout Stockholm et Amsterdam qui l’ont soutenu. Un compromis que Cameron juge, en l’état, « inacceptable ». Pour lui, il est particulièrement «  insultant » qu’on ne touche pas aux salaires et aux retraites des fonctionnaires européens : « les institutions européennes doivent s’adapter au monde réel  », a-t-il grincé. Pour autant, Cameron qu’on disait remonté à bloc et prêt à dégainer son veto veut rester à bord : « nous devons reconnaitre que (...) l’appartenance à l’UE nous bénéficie », a-t-il souligné.

    * La France, entre le marteau et l’enclume ?

    Une image diffusée en salle de presse montrait, jeudi soir, François Hollande dans un coin de la salle du conseil européen pendant que la chancelière allemande papillonnait, passant d’un dirigeant à l’autre, négociant ferme. Un raccourci saisissant de la solitude française. Car Paris est coincé entre son souci de relancer la croissance alors que ses caisses sont vides et sa volonté de préserver une Politique agricole commune (PAC) hors d’âge. Comme l’a reconnu un chef de l’État peu enthousiaste : «  je ne suis pas le leader de la PAC, mais je m’inscris dans la tradition française » qui est d’éviter de se mettre le monde agricole à dos. Résultat : Paris parle de croissance, mais est prêt à couper dans les politiques de la recherche/développement, seul moyen de faire diminuer le chèque qu’il verse au budget européen… Cette position illisible explique l’absence d’axe franco-allemand, car Merkel, elle, a un objectif de guerre.

    * L’Allemagne arbitre de la négociation ?

    La chancelière a tout fait pour éviter que la Grande-Bretagne saute de l’esquif européen avant le sommet de décembre. Pour elle, c’est LE rendez-vous important : les Vingt-sept devront adopter la « feuille de route » qui doit mener à l’intégration politique et budgétaire de la zone euro. Et les dix-sept ont besoin de l’accord de Londres pour modifier les traités. Le conseiller diplomatique de Merkel a donc fait la tournée des capitales en expliquant que Berlin voulait une coupe supplémentaire dans les 984 milliards de Van Rompuy. La somme de 30 milliards a été avancée, soit pas très loin des 50 milliards que réclame Cameron. Ce qui lui a donné l’espoir de réaliser un axe Berlin-Londres sur le budget, un cauchemar pour la Commission et pour Paris. Mais, et ce n’est pas un hasard si l’échec a été consommé, ce rapprochement est un miroir aux alouettes, Londres ayant tellement multiplié les lignes rouges inacceptables pour ses partenaires (touche pas à mon chèque, taille dans la PAC et les aides régionales, coupe dans l’innovation et la recherche, diminue le salaire des eurocrates, etc.). Merkel le sait très bien comme elle sait qu’isoler Paris pourrait être mortel pour l’avenir de la zone euro qui la préoccupe bien davantage que l’avenir de Londres. C’est pourquoi, confie un diplomate européen, « nous réfléchissons à des scénarios de contournement si le prochain sommet échoue, comme l’adoption informelle d’un cadre financier à 24 et, ensuite, un vote annuel du budget européen qui, lui, se fera à la majorité qualifiée. C’est une arme nucléaire, mais si Londres nous bloque, il faudra déclencher les hostilités » . Mais son utilisation est renvoyée à l’année prochaine.

    N.B. : article cosigné avec Nathalie Dubois et paru ce matin dans Libération

    Coulisses de Bruxelles  http://www.actionfrancaise.net

  • 17 000 ans qui contredisent la théorie de l'effet de serre

    Entre 2000 et 2011, à partir de l'analyse des carottes glaciaires, des cycles climatiques récurrents, des variations glaciales alpines, des fluctuations du PDO ou Oscillation Décadale du Pacifique, de celles de l'ENSO (El Niño) etc... Easterbrook publia toute une série d'études démontrant l'inéluctabilité d'une évolution de notre climat vers un refroidissement plutôt qu'un réchauffement. Insistant tout particulièrement sur le fait que le premier serait bien plus dramatique pour l'ensemble des sociétés humaines que le second. Il rappelait notamment que depuis 1470 se sont succédé des cycles alternativement chauds et froids de plus ou moins 27 années qui n'avaient rien à voir avec le C0₂ anthropique. De même depuis 17 000 ans sont survenus une dizaine de changements climatiques en moyenne dix fois plus brutaux que ne le fut le petit réchauffement observé entre 1977 et 1998 (03° d'augmentation de la chaleur depuis un siècle). Ce qui tend à indiquer que les causes ayant provoqué les changements climatiques passés sont tout autant responsables du plus récent d'entre eux. En octobre 2006 Easterbrook énumérait les plus importants bouleversements survenus au cours de ces 17 000 ans pouvant expliquer les évolutions actuelles.

    1°) À la fin de la dernière grande glaciation.

    2°) Au début du Younger Dryas ( Fin du Pléistocène, il y a 12 700 ans).

    3°) A la fin du Younger Dryas ( il y a 11 500 ans).

    4°) Au début de l'Holocène ( il y a 8 200 ans).

    5°) Durant le Petit Âge Glaciaire.

    Chacune de ces périodes se traduisit par des refroidissements brutaux avec des incidences cataclysmiques sur la géographie, le climat, la faune, la flore et des ruptures sociales brutales pour les sociétés humaines pulvérisées par ces événements. Le GISP2 ice core, qui est le Groenland Ice Sheet Project 2 ou carottage en profondeur de la glace du Groenland permettant de remonter sur l'échelle du climat plusieurs millénaires en arrière, aura ainsi permit d'observer à la fin du pléistocène des chutes de températures de 8° à 12° sur une période de 20 à 100 ans. Avec les cataclysmes socio-économiques qu'on peut imaginer pour nos ancêtres.
    9100 ANNÉES DE CHALEUR
    Ces refroidissements brutaux ne représentèrent que des épiphénomènes assez courts dans le temps, s'ils furent dévastateurs. En réalité au cours des 10 000 et quelques dernières années il fit sur la terre bien plus chaud qu'actuellement, ce qui d'ailleurs permit l'émergence de toutes les grandes civilisations.
    Ainsi Easterbrook observe-t-il que l'année la plus chaude du XXe siècle aura été 1934, suivie par 1998 et peut-être 2010. Toutes les trois ayant été marquées par la présence d'un puissant El Niño, il doute fort que cela ait quelque rapport avec le C0₂ anthropique. Mais, bonhomme, il veut bien admettre tout ce que les météorologues de cour affirment. La NASA trafique-t-elle les données pour faire croire que, en réalité, 1998 aura été plus chaud que 1934, ce qui, du point de vue des gaz à effet de serre, serait plus conforme à la doxa du GIECC ? Il en sourit. Il doute même que 2010, malgré le début d'année en fanfare, réchauffé par El Niño, puisse concourir pour l'année la plus chaude. Décembre, en effet, aura été à peu près partout dans le monde le plus froid depuis un siècle. Quant aux six premiers mois de 2011, ils auront été les plus froids et les plus neigeux jamais relevés en Amérique du Nord depuis le XVe siècle. Et ce ne fut guère mieux en Europe.
    En fait, explique notre géologue de l'État de Washington, quelle importance tout cela peut-il avoir ? Et si on veut nous faire croire qu'un quelconque réchauffement actuel serait provoqué par les activités humaines, c'est vraiment nous prendre pour des imbéciles. S'appuyant sur les carottes du Groenland, dont on commence à avoir décrypté une bonne partie d'entre elles, il montre que quelles que soient les températures actuelles, elles sont considérablement plus basses que celles de la plus grande partie des 100 derniers siècles. Et on ne peut accuser les activités humaines - même si elles se distinguèrent avec les civilisations minoenne et romaine - d'en être responsables. En réalité, conclut Easterbrook, « le climat s'est réchauffé lentement depuis le Petit Âge Glaciaire mais il a un long chemin, à parcourir avant de parvenir aux niveaux de température qui étaient les siens tout au long des 10 500 dernières années ».
    Sur ces 10 500 années en effet 9 100 furent plus chaudes que 1934/1998/2010.
    R.B. Rivarol du 1er juillet 2011