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lobby - Page 2616

  • Recomposition de la droite

     

    121124Certains ne manquent pas d'en rire. D'autres sont tentés d'en pleurer. L'analogie entre les suites du scrutin interne de l'UMP de ce 18 novembre 2012 et le congrès de Reims du PS en 2008 ne les consolent pas. Elle devrait au moins interdire de surestimer la portée d'une rivalité qui, au départ, ne semblait opposer que deux ambitions personnelles. Interdisons-nous tout pronostic trop prédictif, trop définitif. L'ancien Premier ministre, dont on s'apprêtait à oublier le rôle pendant 5 ans, ne peut pas être jugé seulement sur son attitude de dépit un soir de match nul.

    Et pourtant ! Après un débat qui avait tourné autour de très minimes différences, on a vu s'exacerber deux clans. Ils se sont construits des discours de plus en plus caractéristiques. Les uns ont choisi une posture bien autoritaire, les autres se composent un raidissement éthique. "Il n'y aura pas de scission car le problème est politique, et non pas juridique" affirme M. Copé. On serait presque tenté d'inverser les termes. Si vraiment, en effet, une telle rivalité s'investit dans des idéologies si différentes pourquoi celles-ci n'aboutiraient pas à la construction de deux partis distincts ?

    L'emploi par son rival de l'expression "fracture morale" annonce d'ailleurs le retour d'une vieille logique caractéristique des 30 dernières années. Elle avait culminé sous le deuxième mandat de Jacques Chirac. Ayant consacré en 1998 un petit recueil d'articles dénonçant dans cette attitude "La Droite la plus suicidaire du monde" (1)⇓, j'éprouve le sentiment que certains esprits n'ont guère progressé sur le terrain de "l'alliance interdite".

    On pourrait cependant observer d’autres réalités qui se dégagent des résultats, même éventuellement imparfaits de ce vote du 18 novembre.

    Tout d'abord relevons un chiffrage, celui des votants.

    En 2002 l'UMP première manière s'était constituée comme une simple addition. La formule avait été inventée par Juppé. Elle se proposait alors de rassembler trois partis dont deux se trouvaient plus ou moins en déshérence. "Démocratie Libérale" disparaissait dans la pratique, et une partie de l'UDF était apportée par Douste-Blazy. Cette "union" se faisait autour du président Chirac dont la réélection avait été si brillamment saluée par les drapeaux algériens et marocains. Puis cette "majorité présidentielle" allait devenir "mouvement populaire". Or, 10 ans plus tard celui-ci comptabiliserait le nombre assez impressionnant de 300 000 adhérents à jour de leur cotisation. L'emploi du mot "militant" pour les qualifier est sans doute un peu forcé puisque 40 % d'entre eux, se sont désintéressés le 18 novembre du choix de leur président, ne se déplaçant ni n'envoyant pas même une procuration. Tout de même 180 000 votants ce n'est pas rien. Mais cela ne recoupe pas non plus les millions d'électeurs.

    L'apparition de motions - "droite ceci", "droite cela" [le mot "droite" est de moins en moins tabou]  - mais aussi "les humanistes", [en hommage émouvant à Érasme de Rotterdam], ou "les gaullistes" [12,5 % seulement de l'ensemble] – a permis de photographier les influences respectives. Or si l'on additionne "droite forte" [Guillaume Peltier 28 %] et "droite populaire" [Thierry Mariani 10 %] on découvre un parti beaucoup plus "à droite" que lors de sa fondation 10 ans auparavant. Ceci pour ne rien dire du RPR fondé en 1977 en tant que "travaillisme à la française" sur les terres radicales socialistes de feu Charles Spinasse.

    Sur ce point, voila un vote qu'il ne faut considérer ni comme circonstanciel ni comme passager. On ne devrait pas fulminer d'ailleurs contre cette "droitisation". Observons que tous les partis se droitisent en France, et même [à sa manière] le parti communiste.

    Il existe donc, au sein de l'UMP, que cela plaise ou non, deux blocs, bien au-delà des questions de personnes. On pourrait les considérer comme "les anciens et les modernes";

    Ce qui peut empêcher les deux groupes de se séparer ne découle que du sens des responsabilités et du réalisme de la base des élus tant que le mode de scrutin perdure. On remarquera à cet égard que le scrutin uninominal à deux tours ne fonctionne que dans une partie des élections.

    On peut donc se demander si ces lois électorales "à la française" n'ont pas elles aussi atteint leur date de péremption.

    Les grands pays où le bipartisme prospère, et se redéfinit régulièrement depuis deux siècles (2)⇓ : c’est-à-dire à la fois où ils permettent des alternances claires et où les débats au sein des partis se déroulent librement et sans exclusive, – notamment sans sectarisme "anti-droite",– les institutions fonctionnent principalement avec un scrutin uninominal à un tour. Les deux exemples les plus marquants se trouvent aux États-Unis et en Angleterre, où l'on compte des élus très "à gauche" au sein des démocrates et des travaillistes, et des gens très "à droite" chez les républicains et les conservateurs.

    À l'inverse le mode dominant en Europe reste malheureusement celui du scrutin proportionnel. Il a rendu la plupart des États beaucoup plus difficilement gouvernables. L'Italie n'est sortie de l'ornière qu'en y renonçant il y a 20 ans. On peut soupçonner François Hollande, disciple attentif de Mitterrand, de vouloir au contraire revenir aux pratiques de la IVe république.

    La recomposition de la droite correspond à une tendance longue. Les magouilles élyséennes et les petites querelles politiciennes ne doivent pas l'enrayer.

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/

    notes

    1. cf. La Droite la plus suicidaire du monde"
    2. cf. sur les fondements du parti conservateur britannique.
  • Languedoc-Roussillon : il faut dégraisser le mammouth régional

    Communiqué de France Jamet, présidente du groupe Front National au conseil régional du Languedoc-Roussillon

    Les élus du Languedoc-Roussillon étaient réunis ce 23 novembre 2012 en assemblée plénière afin de débattre de l’orientation budgétaire de la région. Ce budget d’un milliard et demi d’euros correspond, à peu de choses près, au copier coller du précédent, à une différence de taille : transferts financiers de l’Etat sont pour la première fois réellement en baisse, les hypothèses de croissance pour 2013 sont totalement différentes par rapport à 2012, la France vient de perdre son triple A et les mesures gouvernementales du gouvernement de Jean-Marc Ayrault ne changeront pas la donne. En 1981, les socialistes avaient mis deux ans pour mettre en œuvre la rigueur, en 2012, il leur a fallu 6 mois pour organiser l’austérité.

     

    Les remèdes ultra libéraux, dont la majorité de gauche de Christian Bourquin se revendique avec arrogance, ne sont que l’application docile des directives de l’UE et la reprise des solutions prônées par l’UMPS depuis plus de 30 ans. Payez plus d’impôts payez plus de taxes, semble être le fil rouge suivi par l’exécutif régional dont l’intérêt affiché officiellement envers « le progrès social et humain » s’inspire à s’y méprendre aux méthodes Potemkine d’un système soviétique heureusement déchu.

     

    Tous les indicateurs sont au rouge en Languedoc-Roussillon. Pourtant, ce qui ressemble à s’y méprendre à des manœuvres qui tiennent plus de la cavalerie que de la bonne gestion, gonfle l’endettement, comme le rapportent les services de Bercy en stigmatisant l’évolution du nombre d’agents publics territoriaux et les embauches faciles, indépendamment de la décentralisation, qui ont été très préjudiciables à notre collectivité. C’est le ministre socialiste du Budget qui l’affirme dans le document de 172 pages intitulé « Transferts financiers de l’État aux collectivités territoriales » qui est annexé au Projet de Loi de Finances 2013.

     

    L’économie est le secteur qui a le plus souffert dans notre région et on ne compte plus les amputations de moyens au détriment du commerce, de l’industrie, de l’artisanat, du tourisme, du thermalisme, de la recherche…

     

    La majorité régionale n’a pratiquement rien fait d’utile et nécessaire pour l’emploi, comme en témoignent les derniers indicateurs publiés. D’autant que le manque de volontarisme, notamment en matière d’aides à l’économie, augure mal une augmentation du PIB, qui est de moitié inférieur à celui des régions voisines.

     

    Avec moins de recettes de l’Etat et plus de prises en charges sur les recettes d’investissement, la majorité régionale applique la double peine à nos concitoyens, en s’empressant d’en faire ressentir les effets sur le contribuable. Et les exemples de pénalisation par la majorité régionale des Languedociens Roussillonnais sont légion : TIPP (aujourd’hui TICPE) au taux maximum, qui touche principalement les plus fragiles économiquement, Lordi gratuit pour tous, qui engage les plus pauvres à payer pour les plus riches, des trains à 1 euro où l’on abandonne nos gamins à la violence et des TER qui perturbent les usagers par leurs retards, le prix des cantines en augmentation qui touche les plus démunis, etc.

     

    A n’en pas douter, des branches entières de cet arbre budgétaire vont casser dans la tempête socialo-européiste.

     

    L’austérité continue d’être la règle d’or de Christian Bourquin et de ses amis politiques qui n’ont pas changé, ni par leurs orientations politiques et idéologiques, ni par leur clientélisme, ni par leur rythme de vie et, beaucoup plus grave, qui n’ont toujours pas modifié leur regard sur nos compatriotes.

     

    Nous le voyons tous les jours sur le terrain : la France souffre, notre région souffre, 19 % de Français vivent en dessous du seuil de pauvreté en Languedoc-Roussillon. La révolte gronde, vivement Marine !

    Interventions de France Jamet, présidente des élus du groupe FN au conseil régional de Languedoc-Roussillon ainsi que celle de Irina Kortanek, Robert Morio et Julien Sanchez lors de la séance plénière du 23 novembre 2012. http://www.nationspresse.info/

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  • Gilbert Collard : « La proportionnelle garantit la représentation nationale. »

    Jeudi dernier, l’Assemblée Nationale a approuvé la reconnaissance du vote blanc, en adoptant à l’unanimité des 90 députés présents une proposition de loi du groupe UDI  amendée, pour que les votes blancs aux élections soient comptabilisés séparément des nuls, mais néanmoins pas pris en compte dans les suffrages exprimés (Inscrits : 577 ; Votants : 90 soit 15,59% ; Blancs et nuls : 0 ; Absentions : 487 soit 84,41%).
    À la suite de ce vote, Gilbert Collard, député FN-Rassemblement Bleu Marine, a pris la parole et rappelé que seul le scrutin proportionnel garantit une plus juste représentation nationale.
    Texte intégral de son intervention 
    Madame la présidente, monsieur le président, chers collègues,
    Tout a été dit ! Je ne peux donc hélas, comme on le fait depuis Homère, que répéter. Je voudrais tout de même, au cours des cinq minutes qui me sont accordées, apporter quelques précisions. Les extrêmement mous vont être surpris du caractère suicidaire des extrêmes, mais à titre personnel je suis favorable à la prise en compte du vote blanc. Cela me paraît nécessaire et indispensable.
    Je suis conforté dans mon opinion par les propos du président Urvoas, rappelant que c’est dans une période révolutionnaire qu’on a pris en compte ce vote pour la première fois. Nous pourrions tomber d’accord sur le rôle de la monarchie de Juillet, à propos duquel il a été un peu synthétique.
    Pourquoi suis-je favorable à la prise en compte du vote blanc ? Non parce qu’il est blanc, quoique ce soit aussi la couleur du panache. Libre à vous d’aimer les pucelles !
    Je suis passionnément favorable à la prise en compte du vote blanc parce que la personne qui va voter s’inscrit dans la marche démocratique. Elle y va ! Dès lors, son vote doit être pris en compte.
    À titre personnel, je ne pense pas que cela permettra de combattre l’abstentionnisme, dont les causes sont ailleurs. Si l’UMP pouvait éviter de ressembler à la Côte d’Ivoire avec un président qui pourrait être Gbagbo et l’autre Ouattara, sans qu’il soit nécessaire d’envoyer la marine pour pacifier le tout, cela ferait sans doute du bien à la démocratie en général !
    C’est une question d’image. Ce qui à mon avis nuit gravement à la santé démocratique, c’est que nous sommes tous plus ou moins des faux culs, terme que je puise dans la littérature et qui n’a donc rien de grossier. Je rappelle que « démocratie » signifie que le pouvoir est entre les mains du peuple. Ce sont les marins grecs qui ont fait naître la démocratie, il ne faudrait quand même pas l’oublier. La mer ! Qu’est-ce que la liberté, sinon la mer, toujours recommencée ?
    Il faudrait comprendre pour de bon que le mécontentement a une vraie cause. Tant que vous refuserez la mise en place d’une vraie proportionnelle et tant que nous ne serons que deux pour représenter plus de six millions d’électeurs, si forte que soit la détestation que nous vous inspirons, il n’en demeurera pas moins le sentiment que la représentation nationale n’est pas conforme à la réalité.
    Prenons en compte le vote blanc, certes. Mais prenons aussi en compte les orphelins du suffrage universel, ceux qui ne peuvent pas, parce qu’on les en empêche, envoyer au Parlement un nombre de députés réellement représentatif. Message citoyen, insatisfaction citoyenne, participation citoyenne : contentons-nous de faire en sorte que celles et ceux qui veulent se faire entendre le soient, par le vote blanc ou par l’envie d’amener dans le débat des hommes et des femmes qui ont des choses à dire, fussent-elles différentes de celles que vous diriez. Respectez cette différence et qu’ils viennent ici les dire ! Quand on pense que nous ne sommes que deux !
    Croyez-vous que cela traduise suffisamment la réalité ? Vous êtes tous trop honnêtes pour refuser de l’admettre ! Après la sacralisation du vote blanc, faites en sorte qu’on sacralise aussi, et sans hurler je vous en supplie, ou alors pour me faire plaisir, le vote français !

    Posté par Marino http://www.francepresseinfos.com/

  • Protectionnisme pourquoi pas nous ?


    Protectionnisme pourquoi pas nous ? par casuspenardus

  • La renaissance industrielle grâce aux gaz de schiste n’est qu’un mythe

    Pour mesurer ce qu’a pu être la puissance industrielle des Etats-Unis, il faut prendre la route qui quitte Pittsburgh vers le sud en suivant la rivière Ohio. Tous les trois ou quatre kilomètres, une aciérie ou une centrale électrique. Gigantesque. Toutes ne fonctionnent pas, cependant. Les premières sont pour la plupart à l’abandon quand elles n’ont pas été démontées, et les secondes, quand elles tournent au charbon, sont à l’arrêt. «Celles qui fument, ce sont les centrales à gaz», explique Daniel Donovan, porte-parole du géant de la production électrique et du gaz naturel Dominion. «Parce qu’ici, aujourd’hui, le gaz naturel est moins cher que la houille.»

    Loin d’être une bénédiction comme on pourrait le croire, cette situation est la porte d’entrée vers l’envers du décor du miracle des gaz de schiste. Car l’abondance des gaz de schiste sert de tremplin aux politiciens comme à Wall Street pour affirmer que des prix de l’énergie parmi les moins élevés de la planète sont le prélude de la renaissance industrielle de l’Amérique. Mais pour le moment ce n’est qu’une promesse. Et elle repose sur des mythes.

    Après la ruée vers l’or, déjà les villes fantômes

    Le boom spectaculaire des gaz de schiste a commencé il y a environ six ans grâce à la combinaison de deux nouvelles technologies. La fracturation hydraulique, ou fracking, a permis d’abord d’amener de la pression pour extraire des couches de schiste le gaz naturel qui y est prisonnier mais qui ne remonte pas tout seul, comme dans les gisements classiques. Les forages multidirectionnels et horizontaux ont augmenté les rendements extraits de ces couches géologiques étendues mais souvent minces. Bien sûr, pour extraire les gaz de schiste, il faut beaucoup d’eau et des produits chimiques, ce qui a fait bondir les écologistes qui redoutent la pollution des nappes phréatiques. La scène du robinet qui verse du feu à la place de l’eau dans le film Gasland a ainsi capturé les imaginations.

    Toutefois, cette scène dit aussi autre chose que la pollution: la profusion. A l’autre bout de la Pennsylvanie, dans la région rurale qui borde l’Etat de New York, les fermiers n’ont pas résisté aux 12,5% de royalties garanties par les compagnies exploitantes comme Chesapeake. Du coup, phénomène traditionnel de l’économie américaine, on a assisté à une ruée vers l’or des gaz de schiste.

    Mais ce boom est suivi maintenant par un «bust», un effondrement. Dans cette région, un millier de forages sont à l’arrêt.

    Le phénomène est plus général. Après un investissement dans les forages de 126 milliards de dollars par les 50 premières compagnies du secteur pétrole et gaz des Etats-Unis au cours des six dernières années, le fracking est en crise. En témoignent les derniers résultats trimestriels des principaux fournisseurs: Halliburton, Baker Hughes et Schlumberger. «Nous perdons notre chemise», a même commenté récemment Rex Tillerson, le CEO d’Exxon Mobil, qui a payé 41 milliards de dollars en 2010 pour le spécialiste des gaz de schiste XTO. Le fameux magnat texan du pétrole T. Boone Pickens s’est, lui, exclamé en plein conseil d’administration cet été: «Il faut arrêter de forer!», selon le New York Times.

    «Deux phénomènes se sont rejoints, explique Daniel Donovan. D’une part, les températures douces de l’hiver dernier ont diminué la demande, d’autre part le forage multidirectionnel a abouti à une production plus importante que prévu.» Du coup, les prix se sont effondrés de 60% depuis 2008 pour naviguer entre 2 et 3,5 dollars le million de BTU (British Thermal Unit, l’unité du gaz naturel aux Etats-Unis). Et comme tout va très vite en Amérique, on évoque maintenant des villes fantômes dans ce qui était il y a encore six mois l’eldorado des gaz de schiste.

    À la source de la réindustrialisation

    Pourtant, l’histoire ne s’arrête de loin pas là. Non seulement les consommateurs de gaz américains bénéficient de tarifs particulièrement bas, mais le gaz naturel étant un hydrocarbure, c’est une ressource précieuse pour toutes sortes d’usages qui vont bien au-delà du chauffage. C’est pour cela que la ruée des gaz de schiste s’est maintenant déplacée au cœur des Appalaches, à la frontière sud de la Pennsylvanie, de l’Ohio et de la Virginie occidentale. A Natrium, très précisément.

    Dans cette localité, qui doit son nom à la désignation du sodium dans la table périodique des éléments, Dominion vient de dépenser un demi-milliard en dix mois pour construire ce qui sera à la fin de l’année la plus grande raffinerie de gaz de schiste des Etats-Unis. Et, ce qu’ici tous espèrent, l’amorce d’une reconquête industrielle.

    Casque sur la tête, Tommey Gump, le superintendant des opérations de liquéfaction du gaz chez Dominion, explique pourquoi il est nécessaire de raffiner les gaz de schiste qui pullulent dans cette région minière. Le gigantesque gisement de gaz de schiste Marcellus, qui s’est formé au dévonien, court entre 1000 et 2000 mètres de profondeur sous les Appalaches depuis la Virginie occidentale et l’Ohio au sud jusqu’au milieu de l’Etat de New York au nord, après avoir traversé la Pennsylvanie. Dessous et plus à l’ouest, cette formation, dont les réserves sont estimées à 3 trillions de mètres cubes de gaz, en recouvre une autre baptisée Utica, qui en contient un autre trillion. Ce n’est donc pas loin du tiers des réserves de gaz de schiste des Etats-Unis (13,6 trillions de mètres cubes) que l’on trouve dans cette immense région.

    Mais il y a une différence essentielle entre le gaz qu’on extrait au nord et celui qui commence à être exploité au sud de la formation Marcellus. Le premier est dit «dry» tandis que le second est qualifié de «et». Cela signifie que les premiers gisements contenaient surtout du méthane, dont l’usage est d’abord destiné au chauffage domestique. Pas vraiment de quoi lancer une renaissance industrielle. Par contre, dans la région de Natrium, les gaz de schiste ont un contenu élevé en hydrocarbures lourds. A partir de cette ressource, la raffinerie de Natrium va produire différents gaz tels que butane, isobutane, propane et éthane qui, eux, sont destinés à des usages industriels.

    Des différentes tours de craquage de chacun de ces gaz que désigne Tommey Gump, c’est celle qui doit produire l’éthane qui retient le plus l’attention. Ce gaz liquéfié est, en effet, le précurseur de l’éthylène, lui-même source de nombreux plastiques. On y est! Cette «renaissance industrielle» que vendent aujourd’hui tant Wall Street que les candidats à la présidence est chimique. L’énergie bon marché n’est pas le sujet. Ce n’est pas parce que le gaz naturel est cinq ou six fois moins cher à New York qu’à Genève que l’industrie quitterait les pays à bas coûts pour revenir aux Etats-Unis. Certes, l’équation est plaisante et, au cœur de ce «rust belt» qui recouvre les fameux Etats indécis que sont précisément la Pennsylvanie et surtout le déterminant Ohio, tant Barack Obama que Mitt Romney tapent sur ce clou. Mais en matière industrielle, les décisions d’implantation répondent à des critères un peu plus subtils que la facture de gaz.

    Le mythe de la compétitivité énergétique

    A Chicago, Harry Moser est un militant de la relocalisation manufacturière aux Etats-Unis. Cet ancien directeur de l’entreprise genevoise AgieCharmilles aux Etats-Unis est même l’initiateur de la Reshoring Initiative, qui veut «ramener l’industrie à la maison». Pourtant, il n’achète pas la fable de la compétitivité énergétique des gaz de schiste. «Les coûts énergétiques ne représentent pas plus de 2% des coûts totaux dans la production manufacturière, lâche-t-il. Passer de 2 à 1% n’est pas suffisant pour motiver une relocalisation.» Mais le patron du groupe chimique belge Solvay n’expliquait-il pourtant pas, il y a peu, au quotidien Les Echos que s’il produisait aux Etats-Unis sa facture de gaz ne serait que de 200 millions d’euros au lieu de 500 en Europe? «C’est parce que Solvay est un groupe chimique»,  répond Harry Moser. «Non seulement c’est une industrie plus intensive en énergie mais surtout, elle utilise les hydrocarbures en tant que matières premières pour produire des plastiques.»

    De fait, les exemples qui sont généralement avancés pour affirmer que les gaz de schiste vont faire revenir l’industrie aux Etats-Unis sont essentiellement chimiques. Le principal est celui de la construction par Dow Chemical, à Freeport au Texas, d’une usine d’éthylène de 1,7 milliard de dollars (soit 0,01% de la production industrielle des Etats-Unis, qui représente 12% du PIB). Encore une goutte d’eau pour affirmer une renaissance industrielle.

    Pour autant, Harry Moser identifie d’autres facteurs qui sont effectivement de nature à ramener des emplois industriels aux Etats-Unis. Le principal c’est qu’entre une croissance débridée d’un côté et une grande récession de l’autre les différences salariales entre la Chine et les Etats-Unis se sont atténuées ces dernières années. «Depuis huit ans, les salaires chinois augmentent de 15% par an et la devise s’apprécie de 6%. Cela signifie que les salaires chinois représentent maintenant entre 15 et 20% de ceux des Américains. Toutefois, ces derniers ont une productivité trois fois plus élevée, si bien que lorsque vous mettez dans la balance les coûts liés au transport, la logistique, etc., la différence n’est plus si grande.»

    Certes, mais la productivité chinoise peut augmenter. Et Harry Moser considère lui-même que les industries très intensives en main-d’œuvre, comme le textile ou l’assemblage électronique, ne reviendront pas. A cela s’ajoute une autre difficulté: le manque de techniciens et d’ouvriers qualifiés. On ne perd pas pendant des décennies des emplois industriels sans les savoir-faire qui vont avec. Or le système éducatif américain pêche au plan de l’apprentissage.

    Les chimères de la machine à créer des jobs

    Cette question de la qualification nous ramène à Natrium, au gaz de schiste et à la promesse de Mitt Romney de ramener des millions de jobs manufacturiers et à celle, plus raisonnable, de Barack Obama de voir le gaz créer 600 000 emplois d’ici à 2020 après en avoir généré 60  000 depuis cinq ans.

    Devant un réservoir géant de propane, Timothy Greenier, le chef du chantier de Natrium, explique que celui-là emploie 900 personnes. Mais il se dit aussi surpris par la phénoménale rapidité de cette construction. Il l’attribue à la qualité de ses équipes et à la technologie. A la productivité, autrement dit. En poursuivant avec Tommey Gump, on apprend qu’une fois opérationnelle cette unité capable de convertir 5,6 millions de mètres cubes de gaz de schiste en 59 000 barils de dérivés liquides par jour – tous les jours – emploiera au maximum 50 personnes en 3 x 8. «Un jour normal, cinq personnes suffisent pour tout faire marcher.» On est loin de la machine à créer des emplois…

    Certes, ceux-là sont attendus en aval. Alors, rapprochons-nous de cette rivière Ohio qui n’est pas sans évoquer le Rhin avec ses énormes barges qui circulent de Pittsburgh à Saint-Louis. Outre un port fluvial, l’usine est en train d’être raccordée au chemin de fer et à un terminal routier. Toutefois, si Dominion a vendu il y a un an et demi ses gigantesques propriétés au-dessus de la formation Marcellus au groupe minier Consol Energy, c’était non seulement pour investir dans des raffineries de gaz mais surtout dans des pipelines.

    Où sont-ils ?
    C’est justement la grande question que se pose le management de Dominion aujourd’hui. L’investissement dans un pipeline pour Natrium est suspendu à la valorisation de l’éthane sous forme de plastique. Comme le groupe énergétique n’a pas vocation à fondre des polymères, il attend une décision de Shell. Le groupe anglo-néerlandais étudie l’implantation d’un craqueur d’éthane de 2 milliards de dollars au sud de Pittsburgh. Si cet investissement se fait, il sera effectivement de nature à stimuler l’implantation de plasturgistes dans la région.

    Toutefois, même si la décision était prise maintenant, il faudrait trois ans, selon Daniel Donovan, à cette autre raffinerie pour être opérationnelle. Et là encore il ne faut pas s’attendre à une avalanche de jobs. Cette potentielle usine comme celles encore plus éventuelles destinées à valoriser ses plastiques feront le pari des dernières technologies d’automatisation. A cela s’ajoute que la question du caractère bon marché des gaz liquides est toute relative. Une des raisons qui motivent Dominion est que les prix de ceux-là suivent, contrairement au méthane, les cours du pétrole! En plus, Dominion comme d’autres entreprises s’interrogent sur la possibilité d’exporter le méthane destiné au chauffage, ce qui aura pour effet d’en faire remonter les cours…

    Même si un peu d’industrie pétrochimique peut donc revenir aux Etats-Unis grâce aux gaz de schiste, on est loin des promesses des politiciens. Quant à celles de Wall Street? Eh bien si les banques relaient si bien cette histoire de renaissance industrielle, c’est aussi qu’elle est de nature à les aider à poursuivre la «story» des gaz de schiste au moment où l’effondrement des forages de la première ruée commence à se voir.

    BILAN  http://fortune.fdesouche.com

  • Gaz et pétrole : Guerres secrètes

    En 2011, une coalition armée emmenée par la France a attaqué la Libye du colonel Kadhafi. Officiellement, il s’agissait d’intervenir au nom des Droits de l’Homme. Mais un document a circulé, stipulant que Total pourrait exploiter 35% du pétrole libyen, en cas de changement de régime. L’accès aux hydrocarbures était-il, au fond, la véritable raison de cette guerre ?

    http://fortune.fdesouche.com/

  • Le « droit de conscience » est-il soluble dans la république hollandaise ?

    Quoi qu’on en dise, et quelque raison qu’on se fasse d’une décadence de la morale politique qui semble ne pas connaître de limites, entre tripatouillages et bidouillages à l’intérieur d’un même parti, palinodies tranquilles et cyniques au faîte du pouvoir, discrédit répété des institutions et des fondations de la République de la part même de ceux qui sont censés en assurer la solidité et la pérennité, rien ne nous est épargné. C’est ainsi que l’écurie Sarkozy est souillée de crottins, au point qu’on lui souhaiterait un Hercule, si l’on ne lui désirait davantage le sort que Samson avait réservé au temple de Dagon ; ce même Sarkozy, inquiété pour des sommes d’argent illicites ayant pu servir à financer sa campagne de 2007, et provenant de la générosité sénile de Liliane Bettencourt, a recours à la tactique qui lui a si bien réussi durant son mandat, de dénigrement du juge, et du mépris affiché pour l’institution judiciaire, pendant que, dans le même temps, une action en justice est diligentée pour y voir un peu plus clair dans les dysfonctionnement de Sciences Po, école « prestigieuse », pourvoyeuse d’une élite dont on fait les cadres de la vie publique, et dans l’organisation de laquelle personne, durant ces cinq ans pendant lesquels Descoings et sa mafia s’étaient évertués à saper l’enseignement national, n’avait rien perçu d’anormal. La gauche n’étant pas en reste dans cette course à l’infamie, elle qui criait à l’injustice lorsque l’on attentait à la retraite à 60 ans, elle qui voyait dans la « Règle d’or » et le traité de stabilité européen un obstacle scandaleux à l’indépendance des politiques nationales, elle qui dénonçait avec force rhétorique les mesures de prélèvements fiscaux portant sur la TVA, n’a pas fait mieux que de se renier à une vitesse qui a médusé ceux qui croyaient encore qu’elle était encore à gauche.

    Il est vrai que, depuis des lustres, notre classe politique apparaît comme une caste au-dessus de toute atteinte. La coupure avec le peuple, avec la nation, semble irréversible, et le déni de démocratie qu'a été le rejet sournois et méprisant du référendum de 2005 sur le projet de traité constitutionnel européen a été un révélateur éloquent de ce schisme. Un autre signe est la liste des membres de l'oligarchie qui passent à travers les gouttes de la justice; et quand bien même ils seraient atteints par quelque gouttelette, comme Ayrault, Désir et Juppé, on voit bien que leurs protections imperméables leur permettent de postuler aux plus hautes fonctions.

    La désaffection pour la chose publique, qui se traduit pas l’abstention et le vote pour des partis « protestataires », ainsi que par des sondages catastrophiques, ne laissent pas d’interroger sur la stabilité d’un régime qui se survit à lui-même, et qui ne semble plus avoir de légitimité que dans les liens qu’il tisse avec des puissances transnationales, occultes ou non, et dans le bruit des lobbies intérieurs qui saturent l’espace médiatique au point de faire croire à la profondeur de leur existence et de leur importance sociale. La farce dont a été victime récemment la notion, pourtant très grave, de « clause de conscience », en est une illustration, qui permet de juger par les faits la légèreté peu reluisante de ceux qui tiennent les rênes du pays.

    A l’occasion du Congrès des maires de France, le mardi 20 novembre, auguste assemblée qui, d’une certaine façon, incarne la France profonde, la France des 36 000 communes, le président de la République, François Hollande, a concédé, comme c’est le cas pour les médecins qui refusent de pratiquer des avortements, le « droit de conscience ». C’était une demande de plusieurs centaines d’élus locaux. Un brin de démagogie politicienne s’est bien lové dans cette protestation contre un « mariage pour tous » que les religions monothéistes considèrent, à juste titre, comme dangereux pour nos traditions et notre civilisation, puisqu’une pétition avait été organisée par Copé et le courant de la « Droite dure », comme l’on dit, mais cela n’enlevait pas à la revendication un caractère légitime qui rencontre un écho dans l’opinion.

    Or, dès le lendemain, les groupuscules, les comités bien en cour des pratiques sexuelles tous azimuts, les stars de la chanson politicienne, les maîtres chanteurs, les corbeaux des plateaux télé, les maquereaux des micros et les brouteuses de paillassons ministériels, bref, une brigade d’associations dont l’unique légitimité est leur financement public et l’appui puissant que le personnel médiatique leur apporte, sont montés sur la barricade pour entonner l’air déclamatoire de la République qu’on assassine.

    Le porte-parole de l'Inter-LGBT (lesbienne, gay, bi et trans), après un entretien d’une demi-heure avec le chef de l’Etat, a proclamé : "Il n'y aura pas de liberté de conscience dans le projet de loi sur le mariage pour tous qui sera présenté". Et Hollande d’obtempérer : « La loi doit s’appliquer partout… ».

    On n’est pas plus conciliant et obéissant.

    Noël Mamère avait prévenu : "Cela signe la victoire idéologique de la droite". Il avait jugé qu’"en cédant aux maires les plus ultra, François Hollande [faisait] preuve d'une mollesse politique inexplicable". Mieux vaut sans doute la mollesse devant des minorités qui semblent chez elles dans les ores de l’Elysée…

    Ce même Mamère s’était illustré en célébrant symboliquement un mariage homosexuel dans la mairie de sa bonne ville de Bègles, et cela en enfreignant clairement le règlement qu’il invoque maintenant, et qui enjoint effectivement aux représentants de l’Etat de respecter formellement les lois de la République.

    Faut-il rappeler à une gauche qui, parvenue au pouvoir, se sent soudain pourvue d’un devoir rigoureux – et menaçant – de rappel à la loi, qu’elle avait fait de la « désobéissance civile » un cheval de bataille, un fonds de commerce ? Souvenons-nous que dans les écoles, les instituteurs arguaient de leur droit de citoyen pour refuser d’évaluer les élèves, que des associations soutenaient les sans papiers, les cachaient aux forces de police, que l'association "droit au logement" organisait, sans qu'il ait eu protestation des partis de gouvernement, gauche comprise, l'occupation illégale d'appartements, que des faucheurs de maïs transgéniques narguaient l’Etat (à bon droit, me semble-t-il), que, plus anciennement, des femmes ont revendiqué des interruptions de grossesse quand cette pratique était illégale, et encore plus lointainement, que des militants de gauche ont apporté leur soutien à des nationalistes algériens, lesquels tiraient sur nos soldats. Inutile de rappeler aussi que les pussy riot, ce groupuscule d'agit prop occidentaliste et financé par des organisations américaines, sont soutenues par tout ce que la planète libérale compte de bonnes âmes éprises de libertés infinies - dont celle, probablement, du renard dans le poulailler. On a vu le Ministre de l'Egalité des territoires et du Logement, Cécile Duflot, ridiculiser sa fonction en arborant une cagoule à la manière de cette secte hystérique.

    Quel drôle de déclaration de la part de Hollande, d’ailleurs, qui, le 11 novembre, réhabilitait des mutins de la Grande Guerre ! Au nom de quoi donc certains s’étaient-ils refusé à aller combattre ? Si l’on fait la part de la lâcheté, finalement compréhensible humainement dans cette situation, il est sûr que plusieurs auraient pu se réclamer de la « clause de conscience ».

    N’est-ce pas d’ailleurs le principal reproche qu’on adressa à maints serviteurs de l’Etat durant l’Occupation, cette obéissance totale aux commandements, sans qu’il y ait eu de leur part une réaction morale, une hésitation, en toute conscience, à suivre des ordres criminels, comportement certes répréhensible (mais cependant à relativiser, pour quelques-uns) qui leur valut la honte, le mépris, souvent la prison, parfois la mort ? Et ne trouve-t-on pas admirable l’engagement de Français, de droite et de gauche, qui, mus par leur cœur et leur conscience, rejoignirent les rangs de la Résistance ? Il est plaisant de constater que le PC, soi-disant « parti des fusillés », le Front de gauche, de Mélenchon, les chefs du parti socialiste et les ministres, se réfugient derrière la sacro-sainte force de la loi, quand toute leur culture politique, du moins de façon déclamatoire, pour le moins, en conteste la validité absolue.

    Bien sûr, comme en tout comportement humain, dans cette longue complaisance avec la révolte contre la loi, il faut faire la part de l’hypocrisie, de la tartufferie. « On a toujours raison de se révolter » était un leitmotiv de la gauche. On n’allait pas plus loin, bien souvent, et l’essentiel, au fond, était que l’on fût contre le système, et que l’on contribuât à l’abattre. Qui se parait de la défroque du rebelle cachait mal les paillettes du spécialiste de la politique, qui, dans la société du spectacle, on le voit maintenant, se trouve comme un saltimbanque en foire.

    Toutefois, bien que ces choses aient été trop longtemps souillées par des motifs peu avouables, il reste dans la « clause de conscience » l’héritage fort honorable d’une tradition qui est le fond de notre civilisation, d’Antigone et Socrate à saint Thomas, de la Déclaration des droits de l’homme de 1789, qui reconnaît le devoir d’insurrection, à la Résistance contre la tyrannie nazie, à laquelle se réfère volontiers le régime actuel, qui est fort loin d’être à sa hauteur.

    Qu'on le veuille ou non, et les LGBT peuvent couiner (le terme est de l’élégant Peillon, qui l’applique à ses adversaires) comme ils-elles- ? veulent, la question du mariage présente des problèmes que les repus, blasés, sceptiques, athées, matérialistes, cyniques, parvenus et tannés par la savonnette à vilains ne peuvent, ne pourront jamais comprendre parce qu’ils ne croient en rien, hormis dans la finance, dans leurs certitudes de Bouvard et Pécuchet, leur hédonisme du prisunic, et leur morale à la Homais.

    Claude Bourrinet http://www.voxnr.com/

  • Zemmour et Buisson responsables de l’explosion de l’UMP selon Domenach (vidéo i-Télé)

    i>Télé, Ca se dispute, 24/11/12

    « Je pense qu’il faut que l’UMP explose. »

    Eric Zemmour

  • Les entretiens de Franck Abed - Le Complot Mondialiste par Philippe Ploncard d'Assac