
Si les Américains sont enthousiastes à l’idée que l’État puisse consacrer une part importante de son budget dans les infrastructures physiques du pays (ponts, routes, réseaux internet haut débit, projets énergétiques…), le projet de la loi sur les infrastructures qui vient d’être validé par le Sénat fait clairement preuve de racisme sur 3 points essentiels : l’attribution des emplois de ceux qui y travailleront, le choix des entreprises qui obtiendront les contrats et la localisation géographique des projets. Il est en effet prévu que l’ensemble de ces attributions soient décidées en fonction de la race et du sexe… et non du mérite.

S’il ne fera pas l’unanimité, l’essai de Jérôme Blanchet-Gravel est une lecture néanmoins nécessaire. Ses deux cents et quelques pages précisent non seulement le multiculturalisme mais aussi les termes de la fracture intellectuelle – et donc potentiellement politique – latente entre un nationalisme classique et la mouvance identitaire.




