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magouille et compagnie - Page 1465

  • Pacte pour les Réfugiés : le petit frère du Pacte de Marrakech

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    Par André Posokhow, consultant ♦ Le pacte sur les migrations sûres, ordonnées et régulières adopté par 150 pays au sein de la conférence intergouvernementale de Marrakech le 10 décembre 2018, signé par la France sans le moindre débat dans notre pays et ratifié par l’Assemblée générale de l’ONU le 19 décembre n’est pas tout seul.
    Il est accompagné d’un petit frère, le pacte mondial sur les réfugiés beaucoup plus discret dont l’adoption  par l’Assemblée générale de l’ONU le 17 décembre dernier est passée quasiment inaperçue.
    Renforcement du dispositif  du pacte sur les migrations, roue de secours en cas d’échec de celui-ci ? En tout cas il fait partie intégrante de la démarche mondialiste de l’ONU en rupture avec sa vocation première qui est la défense de la paix et non la constitution d’un gouvernement mondial.

    Liste des articles déjà publiés par Polémia sur le texte catastrophique qu’est le Pacte de Marrakech : 

     Il apparaît indispensable que le public et plus particulièrement les opposants aux  pactes sur les migrations et sur les réfugiés sachent que cette forfaiture est doublement attentatoire à nos souverainetés nationales et doublement mortifère pour nos sociétés.

    Une très grande discrétion

    Comme le Pacte sur les migrations, le Pacte mondial sur les réfugiés découle d’une Déclaration de New York adoptée à l’unanimité en 2016 par les 193 membres de l’ONU et qui visait à améliorer leur aptitude à mieux accueillir réfugiés et migrants.

    Rédigé sous l’autorité du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR), basé à Genève et dirigé par l’Italien Filippo Grandi, le Pacte mondial sur les réfugiés a pour but de favoriser et organiser une réponse internationale adéquate aux mouvements massifs de réfugiés et aux situations de réfugiés prolongées.

    Les phases de consultation multilatérale des Etats membres et d’autres parties prenantes, de négociation et de rédaction ont eu lieu en 2017 et surtout 2018 pendant 18 mois, parallèlement à celles du pacte sur les migrations. Le projet de pacte sur les réfugiés a été publié le 20 juillet 2018, approuvé par la commission compétente de l’ONU, le 13 novembre 2018 et ratifié par l’Assemblée générale de l’ONU le 17 décembre.

    Tout au long du processus la discrétion a été de mise. Il y eut peu de communication de la part des médias alors que le pacte sur les migrations a été nettement plus visible. Les actes d’approbation et de ratification n’ont donné lieu qu’à peu de publicité et les oppositions ont été muettes.

    Peu d’opposition

    La résolution sur ce Pacte sur les réfugiés a été approuvée par 181 pays, deux seulement ont voté contre, les Etats-Unis et la Hongrie,  et trois se sont abstenus.

    L’administration de Donald Trump, qui a été partie prenante aux négociations pendant 18 mois, a expliqué que si elle soutenait l’essentiel du texte, elle était opposée à certaines dispositions comme celles visant à limiter les possibles détentions de personnes cherchant l’asile dans un pays.

    Quant à la Hongrie elle a soutenu qu’il n’existait pas le besoin d’un nouvel instrument légal faisant ainsi référence à la convention de 1951 sur les droits des réfugiés.

    Une présentation rassurante des objectifs

    Tout d’abord, comme pour le pacte sur les migrations, il nous est bien affirmé de manière pateline que ce pacte sur les réfugiés n’est pas contraignant. Nous savons ce que cela veut dire et toute la charge de duplicité que contient cette affirmation.

    Selon ONU info le Pacte mondial sur les réfugiés a quatre objectifs :

    1. atténuer les pressions sur les pays qui accueillent un grand nombre de réfugiés;
    2. renforcer l’autonomie des réfugiés;
    3. élargir l’accès aux pays tiers des réfugiés par le biais de la réinstallation et d’autres voies d’admission;
    4. soutenir les conditions permettant aux réfugiés de rentrer dans leur pays d’origine.

    Le Pacte s’inscrirait dans le droit fil de la Convention de Genève de 1951

    Rien de bien émouvant par conséquent, d’autant plus que selon ONU info, un pays ne sera pas obligé d’accueillir plus de réfugiés que ce n’est le cas. Le Pacte mondial sur les réfugiés ne ferait que réaffirmer les normes et principes de la Convention de Genève de 1951 sur les droits des réfugiés.

    Le Pacte s’appuie sur le régime international des réfugiés mis en place depuis des décennies. Il n’aurait pas officiellement pour but de créer des charges ou des contraintes supplémentaires pour les pays accueillant un grand nombre de réfugiés, ni de modifier le mandat du HCR en matière de protection et de solutions.

    Une réalité beaucoup plus inquiétante et pernicieuse

    Le chiffre clé

    D’après le HCR, 24 millions de personnes sont des réfugiés de guerre

    Ce fardeau est estimé comme inéquitablement réparti

    Les pays qui reçoivent le plus grand nombre de réfugiés dans le monde sont des pays voisins aux ressources limitées voire très pauvres : Turquie, Liban, Jordanie, mais aussi Iran, Pakistan Ouganda.

    Comme l’indique la présidente de l’Assemblée générale de l’ONU, l’Equatorienne Maria Espinosa « Les pays d’accueil de réfugiés continuent de faire preuve d’une générosité et d’un engagement extraordinaires en faveur de la protection des réfugiés“. Mais “plus de 85% des réfugiés dans le monde sont accueillis par des pays à revenu faible et moyen“.Le nouveau Pacte va permettre de renforcer l’assistance et la protection de ces millions de réfugiés recensés dans le monde, a-t-elle  indiqué.

    Le pacte sur les réfugiés élargit la convention de 1951

    La Convention sur les réfugiés traite des droits des réfugiés et des obligations des États, mais  pas de la coopération internationale au sens large. C’est ce que fait le Pacte mondial selon Volker Türk, Haut-commissaire adjoint en charge de la protection au HCR.

    Comme pour le Pacte sur les migrations, le document sur les réfugiés favorise les arrangements nationaux et régionaux et les partenariats, propose des moyens de financement et évoque une collecte et un partage des informations et des données.

    Dans des contextes de crise à grande échelle, le Pacte mondial prévoit qu’un État hôte ou un pays d’origine peut demander l’activation par le HCR d’une plate-forme de soutien pour l’aider à faire face. «Ce que nous voulons réaliser, c’est une très rapide mobilisation du soutien politique, financier et de réinstallation», a déclaré M. Türk.

    Vers un partage des tâches et des responsabilités

    Afin de soutenir les communautés et les Etats qui accueillent les réfugiés, le Pacte mondial sur les réfugiés va permettre de partager « la charge et les responsabilités en matière d’assistance et de protection des réfugiés » au niveau mondial selon Mme Espinosa. On passe d’une réponse strictement humanitaire à la crise des réfugiés à « une réponse plus globale ».

    C’est ainsi que le HCR a expliqué que le Pacte doit permettre « une meilleure éducation des garçons et des filles réfugiés, un meilleur accès aux services de santé pour tous les réfugiés et davantage de moyens de subsistance ».

    La question épineuse du financement

    Le Pacte mondial inscrit la réponse à la question du financement dans une approche de partenariat beaucoup plus large. Il examine ce que le secteur privé, la banque Mondiale les communautés religieuses et les institutions financières internationales peuvent apporter sur la table.

    N’oublions cependant pas si l’on parle de solidarité, que  l’essentiel du financement de la gestion des réfugiés par l’archipel onusien provient du monde occidental : USA et Europe.

    Un pacte faussement non contraignant ? Mr Türk mange le morceau

    Le pacte n’est pas juridiquement contraignant, mais après son adoption par l’Assemblée générale de l’ONU« cela témoigne d’un très fort engagement politique des 193 États membres », a déclaré M. Türk, soulignant que « dans le monde d’aujourd’hui, c’est comme cela que fonctionne le multilatéralisme ».

    Des contrôles ?

    Afin de mesurer les progrès accomplis dans la réalisation des quatre objectifs il est prévu de mettre en place des indicateurs. Certes le texte est censé ne pas être contraignant mais une petite émulation bien étalée sur la place publique mondiale ne peut pas faire de mal !

    Conclusion

    En cas d’échec du Pacte sur les migrations, le Pacte sur les réfugiés aurait pu servir de roue de secours.

    Dans l’état actuel des choses et après le vote de Marrakech il en apparaît terriblement complémentaire.

    Comme l’a très bien dit l’article de Médias-presse.info le pacte mondial sur les réfugiés est un autre cheval de Troie de la mondialisation. Le tumulte du pacte sur les migrations a permis d’occulter le processus d’adoption du texte sur les réfugiés dans un contexte de quasi-silence.

    Il semble important que le public sache à quel point l’année 2018 aura marqué un tournant désastreux pour la lutte des nations occidentales contre les invasions migratoires si les signatures de gouvernants complices ne sont pas annulées dans un avenir proche.

    André Posokhow 26/01/2019

    https://www.polemia.com/pacte-refugies-petit-frere-pacte-marrakech/

  • Les gendarmes mobiles face aux gilets jaunes : une culture différente ?

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    Un policier rattaché à la compagnie de sécurisation et d’intervention (CSI) des Hauts-de-Seine vient de reconnaître avoir fait usage d’un lanceur de balle de défense (LBD) dans le créneau horaire où Jérôme Rodrigues, figure des gilets jaunes, a été blessé à l’œil, samedi dernier, place de la Bastille à Paris. Une information qui figure dans un rapport transmis mardi à l’IGPN, la police des polices, selon une information du Parisien. Au total, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie à 81 reprises, selon le ministre de l’Intérieur, depuis le début du mouvement. Quatre dossiers concernent des personnes gravement blessées à l’œil par des lanceurs de balle de défense, un décompte officiel inférieur à celui de dix-sept, avancé par le collectif Désarmons-les !

    Or, les gendarmes restent, pour le moment, épargnés par ces enquêtes sur d’éventuelles violences illégitimes commises face aux gilets jaunes depuis deux mois. Au dernier décompte, la gendarmerie a enregistré seulement vingt-six signalements et aucune saisine judiciaire de l’inspection générale de la gendarmerie nationale (IGPN). Un des signalements transmis à l’institution a même eu pour but de féliciter les gendarmes pour leur travail (Essor du 23 janvier) ! Une information instructive à l’heure où, au contraire, les actions des policiers sont vivement contestées. Et ce dire est corroboré par nombres de gilets jaunes qui, reconnaissant parfaitement les diverses unités qui leur font face, avouent faire davantage confiance aux mobiles qu’aux CRS et surtout aux DAR (détachement d’action rapide) constitués souvent de gens de la BAC (brigade anticriminalité).

    L’absence de saisines de l’inspection des gendarmes serait-elle symptomatique d’une différence de perception, entre la police et la gendarmerie, du maintien de l’ordre ?

    Prenons un exemple qui a fait la une de l’actualité. Lors de l’acte VIII, Christophe Dettinger, habillé de noir et portant des gants, frappait à coups de poing, sur la passerelle Léopold-Sédar-Senghor, un gendarme mobile en tenue de maintien de l’ordre et donnait des coups de pied à un autre à terre. Je ne reviendrai pas sur cet incident mais ce qui apparaît, en regardant les images, est que les quatre gendarmes qui reculent face au « boxeur » et à une foule déchaînée refluent en ligne. L’ordre était d’effectuer un barrage face aux manifestants ; celui-ci a cédé face à la pression, mais ces militaires n’en continuent pas moins à se replier tout en faisant face. Autre point important : aucun ne sortira son arme, leur retenue est à la hauteur de leur abnégation. Rappelons que ces deux gendarmes se sont vus prescrire respectivement quinze jours et deux jours d’ITT.

    Le plus condamnable n’est pas le boxeur mais la préfecture de police qui a entériné le parcours du rassemblement sur les quais de Seine alors que la réglementation stipule que le maintien de l’ordre à proximité d’une étendue d’eau est à proscrire. De plus, pourquoi avoir bloqué à hauteur du musée d’Orsay la manifestation, transformant ainsi la passerelle en véritable guêpier face à des centaines de manifestants furieux d’être stoppés ?

    Le général (2S) Bertrand Cavallier, grand spécialiste du maintien de l’ordre, ancien commandant du Centre national d’entraînement des forces de la gendarmerie mobile de Saint-Astier (Dordogne), a dernièrement souligné :

    « Face aux manifestations actuelles des gilets jaunes, il y a un problème d’encadrement des détachements d’action rapide et de culture du maintien de l’ordre. »

    Espérons que, lors des prochaines actions, les gendarmes mobiles continueront à témoigner de la même mesure et de leur implication différente, face à des citoyens que nombre de ceux-ci comprennent, même si, par discipline, ils s’y opposent.

    J.-P. Fabre Bernadac

    http://www.bvoltaire.fr/les-gendarmes-mobiles-face-aux-gilets-jaunes-une-culture-differente/

  • Gilets Jaunes : leur “vrai débat” – Journal du jeudi 31 janvier 2019

     

    Gilets Jaunes : leur “vrai débat”

    Alors que le grand débat national initié par le gouvernement est critiqué de toute part, un collectif de Gilets Jaunes a lancé une nouvelle plateforme intitulée “le vrai débat”. L’objectif : dépasser le cadre fixé par l’exécutif.

    Loi alimentation : une hausse des prix au pire moment

    Le premier février, la loi alimentation entrera en vigueur… avec pour conséquence une augmentation des prix allant jusqu’à 10 %. Une mesure censée mieux rémunérer les agriculteurs mais qui semble arriver au pire des moments pour l’exécutif.

    Asia Bibi : l’épilogue d’un feuilleton long de dix ans

    Asia Bibi définitivement acquittée ! Cette chrétienne accusée de blasphème au Pakistan voit son calvaire judiciaire de près de dix ans prendre fin… elle devra cependant quitter son pays.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/gilets-jaunes-leur-vrai-debat-journal-du-jeudi-31-janvier-2019

  • Danemark : un nouveau projet de loi vise à faciliter le rapatriement de tous les réfugiés dans leur pays d’origine, l’ONU s’y oppose

    L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a critiqué le gouvernement danois pour un nouveau projet de loi qui vise à faciliter le rapatriement des réfugiés sous quota des Nations Unies.

    Un nouveau projet de loi sur l’immigration vise à appliquer le changement d’approche général du gouvernement en matière d’octroi du statut d’asile aux réfugiés sous quota de l’ONU, rapporte le journal Politiken.

    Le projet de loi prévoit que les réfugiés sous quota sont soumis aux mêmes règles concernant leur statut d’asile que tous les autres types de migrants accueillis par le Danemark.

    Cela signifie l’application de l’opinion du gouvernement selon laquelle le statut des réfugiés devrait toujours être considéré comme temporaire et que leur statut devrait être révoqué dès que les conditions dans les pays d’origine se sont améliorées.

    « Nous souhaitons envoyer un signal très clair aux réfugiés que, si vous obtenez l’autorisation de rester au Danemark, c’est temporaire, et cela s’applique également aux réfugiés contingentés », a déclaré la ministre de l’immigration Inger Støjberg au journal.

    Le HCR, l’agence des Nations Unies pour les réfugiés, considère la proposition du gouvernement danois comme une rupture avec l’esprit historique de la participation internationale à son programme pour les réfugiés, bien qu’il n’existe aucun obstacle juridique au retrait du statut des réfugiés si les conditions dans leur pays d’origine sont considérées comme pacifiques, écrit Politiken.

    La responsable du Conseil danois pour les réfugiés, Eva Singer, a déclaré que d’autres pays considéraient généralement les réfugiés sous quota comme appartenant à un groupe spécialement protégé pouvant considérer leur installation dans un nouveau pays comme permanente.

    « Il y a toujours eu cette perception quasi tacite : l’installation des réfugiés sous quota dans le pays hôte est en réalité un accueil permanent. Cette loi changera la donne », a dit M. Singer.

    (…) Depuis 2016, le Danemark refuse d’accueillir des réfugiés dans le cadre du système de quotas de l’ONU (…) Jusqu’en 2016, le Danemark a reçu environ 500 réfugiés contingentés par an du HCR, avant que le gouvernement ne suspende temporairement la participation du Danemark. Elle a prolongé cette suspension en 2017 et 2018.

    The Local

    http://www.fdesouche.com/1150863-danemark-un-nouveau-projet-de-loi-vise-a-faciliter-le-rapatriement-de-tous-les-refugies-dans-leur-pays-dorigine-lonu-emet-des-critiques

  • Castaner veut « accueillir » les djihadistes ? Florence Parly et la droite ont une autre idée

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    La politique de retour et d’accueil des djihadistes « français » va suivre son cours selon les déclarations audibles, quoique balbutiantes, du ministre de l’Intérieur chez Bourdin, mardi matin.

    Le même, alors secrétaire d’État, intervenait déjà sur le sujet en mars 2018, sur Europe 1, en indiquant :

    « 258 adultes français sont en Syrie et susceptibles de revenir. Il vaut mieux les accueillir, les suivre, les emprisonner lorsque des actes criminels ont été commis, pour faire en sorte que l’on puisse identifier le risque. »

    En un an, l’accueil a dû fonctionner et le risque apprécié, puisqu’il n’y aurait plus, actuellement, que 120 individus promis au retour rédempteur dans leur mère patrie ! Que sont devenus, où se trouvent ceux qui sont rentrés, quelle leçon tirer de leur réinsertion ? Réponse à l’issue du long processus en cours.

    Pourtant, une voix gouvernementale discordante s’est fait entendre, il y a peu, en la personne du ministre des Armées Florence Parly, qui déclarait « sans état d’âme » que ces combattants n’avaient pas vocation à revenir ! Il y a fort à penser que les quelque 130 djihadistes disparus des registres du retour ou manquant à l’appel depuis un an ont dû subir les traitements définitifs que les militaires encore sur le terrain savent et sont habilités à procurer, puisque c’est leur mission.

    Hélas, semble-t-il, ce job n’est plus possible si les « boys » de l’Oncle Trump quittent la Syrie et rentrent eux-mêmes à la maison.

    Ce sentiment est largement partagé et exprimé, ainsi par Guillaume Peltier, de LR, mercredi matin chez Bourdin, ou – de manière encore plus radicale – par le député Pierre-Henri Dumont, qui préconise tout haut une solution que beaucoup doivent penser tout-bas. « Il y a un choix juridique d’intelligence avec l’ennemi, en leur retirant la nationalité française. Il y a un autre choix, l’élimination de ces personnes. »

    Il est vrai que l’intelligence avec l’ennemi « mérite » plus qu’un retour gracieux à la maison et les prestations gratuites de logement et subsistance fournies par la société en sus des cours de rééducation en vue d’une possible réhabilitation ! D’ailleurs, avec quel passeport ou pièce d’identité sont-ils identifiés ? Ceux délivrés naguère par Daech, la nouvelle patrie à laquelle ils avaient fait allégeance, ou grâce aux archives du ministère de l’Intérieur ? Puisque le ministre déclare que ses services les connaissent tous.

    Si ces renégats de la nationalité tentent de revenir, c’est évidemment car ils savent que leur devenir sera ici moins pire qu’ailleurs. Et alléguer les droits de l’homme au bénéfice de desperados qui les ont bafoués avec une folle détermination n’est pas le moindre des paradoxes qui minent notre société.

    Henri Gizardin

    http://www.bvoltaire.fr/castaner-veut-accueillir-les-djihadistes-florence-parly-et-la-droite-ont-une-autre-idee/

  • La sortie du Royaume-Uni de l’UE, sans accord, sera douloureuse pour beaucoup de membres de l’UE, dont la France

    La sortie du Royaume-Uni de l’UE, sans accord, sera douloureuse pour beaucoup de membres de l’UE, dont la France

    D’Olivier Bault dans Présent :

    Lundi à Londres, la Chambre des communes débattait à nouveau sur le Brexit. Plusieurs motions ont donné lieu à un vote, dont seulement deux ont obtenu la majorité. La première, c’est celle soutenue par Theresa May, après ses consultations avec les parlementaires des différents partis, sauf le Labour puisque Jeremy Corbyn refusait de discuter tant que le Premier ministre n’aurait pas exclu formellement l’éventualité d’un Brexit sans accord le 29 mars prochain. En adoptant cette motion, les parlementaires britanniques ont mandaté leur Premier ministre pour aller renégocier à Bruxelles la question du backstop, ou « filet de sécurité » nord-irlandais, qui pourrait par exemple être limité dans le temps afin d’empêcher une partition de fait du Royaume-Uni dans le seul but de ne pas rétablir les contrôles entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande. En échange, le Premier ministre s’est engagé à soumettre l’accord modifié à un nouveau vote de la Chambre des communes. La seconde motion adoptée lundi exclut tout Brexit sans accord, mais elle n’a pas un caractère obligatoire pour le gouvernement.

    Dans la mesure où il semble y avoir une majorité au Parlement britannique pour l’accord négocié en novembre avec l’UE mais sans backstop à durée indéterminée pour l’Irlande du Nord, il ne tient plus qu’à Bruxelles et aux 27 de revenir à la raison et de chercher de bonne foi un arrangement équitable qui évite à la fois une partition du Royaume-Uni entre la Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord et un retour des contrôles à la frontière entre les deux Irlande tout en préservant les intérêts économiques réciproques.

    La dictature des élites éclairées

    Les premières réactions côté européen n’incitent toutefois pas à l’optimisme. En clair, c’est niet ! Pas de renégociation et puis c’est tout. La sortie non négociée du Royaume-Uni, sans accord commercial, sera pourtant douloureuse puisqu’il s’agit d’un partenaire important, voire très important, pour beaucoup de membres de l’UE, dont la France pour qui ce pays est un des rares avec lequel elle entretient un gros excédent commercial, notamment dans le domaine agroalimentaire.

    Mais les Tusk, Juncker, Barnier et autres Verhofstadt n’en démordent pas : ce qui a été négocié avec Theresa May est à prendre ou à laisser. Derrière eux, les poids lourds de l’UE, Allemagne et France, et aussi la petite Irlande qui a pourtant beaucoup à perdre. Que les représentants élus du peuple britannique aient rejeté le 15 janvier à 432 voix contre 232 cet accord extrêmement désavantageux pour le Royaume-Uni ne les émeut pas plus que cela, puisque ce sont principalement des gens qui croient non pas à la démocratie, trop « populiste », mais à la dictature des élites éclairées.

    Ainsi que l’a dit Nigel Farage mardi au Parlement européen, en s’adressant à la Commission et aux députés, le risque d’un Brexit sans accord a beaucoup augmenté cette semaine, non pas à cause des votes de lundi à Westminster, qui ont éloigné la perspective d’un deuxième référendum et d’un report de la date butoir, mais à cause de la réponse donnée par l’UE à ces votes.

    https://www.lesalonbeige.fr/la-sortie-du-royaume-uni-de-lue-sans-accord-sera-douloureuse-pour-beaucoup-de-membres-de-lue-dont-la-france/

  • Communiqué : Un démenti formel

    On me signale aujourd'hui la publication d'un livre consacré à l'extrême droite violente. Cet ouvrage, publié en août 2018, aux éditions de la Découverte, anciennement éditions Maspero, est signé d'un auteur qui se veut spécialiste du sujet, Frédéric Charpier.

    Page 240 de son nouveau livre il accuse gravement François Brigneau d'un vol de saucissons commis en février 1944, ceci pour le compte d'une organisation dont il est assez connu pour n'y avoir adhéré qu'en juin 1944. Ceci expliquerait qu'il vota Giscard 30 ans plus tard.

    Car ce livre, comme le précédent, "Génération occident", se veut, en fait, dirigé contre les liens supposés et les rapprochements entre la droite et ce qu'on appelle l'extrême droite.

    Tout cela est fabriqué sur la base de ce qu'on appelle les "blancs" des renseignements généraux, documents sans signature ni références, mélangeant le vrai et le faux.

    J'avais parcouru en diagonale "Génération occident", du même auteur. Ce livre m'avait paru certes bourré d'erreurs, mais il était rédigé sur un ton, superficiellement, moins haineux qu'à l'accoutumée. En fait il visait, là aussi, à rapprocher dans une seule et même opprobre des gens de générations très différentes, et des gens qui n'ont jamais appartenu ni de près ni de loin à Occident et ceci dans le but de mettre en cause les mêmes rapprochements, ici transgénérationnels, entre la droite et ce qu'on appelle l'extrême droite.

    On assiste actuellement à un tir de barrage dans le même esprit contre les sympathisants supposés de Sens commun dans la liste de la droite en vue des élections européennes.

    Dans le cas du livre sur l'extrême droite violente, paru en août 2018, il me met en cause d'une manière tellement ridicule que je suis tenté de me contenter de hausser les épaules.

    Mais elle permet de juger le travail de cet auteur : j'aurais été condamné, il y a 50 ans, à 15 jours de prison dans une affaire de bagarre avec des gauchistes, alors qu'après être resté, hélas un peu plus longtemps [1], en détention préventive je suis sorti avec un non-lieu, ayant été victime et non agresseur. L'auteur prétend que cette affaire aurait été amnistiée par le ministre de l'Intérieur de l'époque, Raymond Marcellin. Là encore le message subliminal est celui des rapprochements entre la droite et ce qu'on appelle l'extrême droite.

    Quiconque connaît la différence entre détention préventive et condamnation, non-lieu et amnistie, laquelle n'entre pas dans les prérogatives d'un ministre de l'Intérieur, ne peut que rire d'un tel récit et le mépriser.

    Malheureusement l'auteur se prévaut d'un entretien avec votre serviteur. Devant tous ces éléments ridicules mais diffamatoires, me voilà obligé de démentir  formellement.

    JG Malliarakis  

    Apostilles

    [1] Si, au lieu de colporter des ragots et des on-dit, l'auteur avait pris le soin de consulter les archives de presse il aurait trouvé la Une de Paris-Presse annonçant le 2 mai 1969 l'arrestation de "l'ennemi numéro 1 des gauchistes de Nanterre" et l'information relative au non-lieu délivré par le juge d'instruction clôturant l'enquête, et mettent fin à ma détention, le 30 mai, ainsi que la mobilisation, la pétition et la grève de la faim des étudiants de Sciences-Po et de la faculté d'Assas.

    https://www.insolent.fr/2019/01/communique-un-dementi-formel.html

  • #Macron #Bénalla - (Enregistrements explosifs) de Bénalla révélés par Mediapart

  • Le Conseil de l'Europe s'inquiète de la répression des manifestations de gilets jaunes

    Flashball.pngLe gouvernement français est à nouveau pointé pour la répression du mouvement des gilets jaunes et, cette fois, l'avertissement vient du Conseil de l'Europe, chargé de promouvoir les droits de l'homme dans ses 47 Etats membres. 
    Ce mardi, et avant la publication d'un rapport complet, sa commissaire aux droits de l'homme, Dunja Mijatović, dit ainsi

    «s'inquiéter en particulier du grand nombre de personnes blessées, certaines très gravement, dans les manifestations ou en marge de celles-ci, notamment par des projectiles d'armes dites de défense intermédiaire telles que le lanceur de balles de défense». 

    [...]
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  • On ne bâtit rien sur des mensonges

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    Emmanuel Macron et le gouvernement d’Edouard Philippe se piquent de rétablir la vérité et de bannir les mensonges. Leurs propres paroles, leurs omissions, les angles morts de leurs politiques et même les mesures qu’ils annoncent révèlent pourtant une manière singulière de concevoir la vérité. 

    En présentant ses vœux aux Français, le président de la République a tellement insisté sur ce qui n’est qu’un truisme que l’on peut se demander si ce n’est pas « la poule qui a fait l’œuf qui chante ». Il s’agit là, pour lui, d’une idée récurrente qui l’a conduit, entre autres, à la fameuse loi sur les « fake news¹ ». Car, pour répondre à la lancinante question de Pilate, « qu’est-ce que la vérité ? », il faut désormais se référer au George Orwell de 1984.

    Vérité et mensonge sur la responsabilité du Gouvernement

    Comme chacun le sait, la révolte des Gilets jaunes a explosé avec la mise en place d’une nouvelle taxe sur les carburants. Le gouvernement ne pouvait pas faire autrement que de mettre cette taxe en vigueur puisque ce sont les Français qui, par leur mode de vie, par leur recours insensé à la voiture pour se déplacer, par leur choix d’aller habiter loin de leur lieu de travail et des écoles de leurs enfants dans des zone où les transports en commun ont été supprimés faute de rentabilité, sont responsables de la pollution qui s’ensuit et donc du réchauffement climatique.

    Si les impôts ne sont pas suffisants pour couvrir les dépenses c’est parce que les grands groupes multinationaux, les artistes, les sportifs et les patrons qui gagnent en un an ce que les représentants des classes moyennes ne gagneront pas pendant toute leur vie, ne payent pas suffisamment d’impôts en France. Le Pouvoir exécutif actuel ne peut quand même pas être tenu pour responsable des lois fiscales (nationales et internationales) qu’il n’a fait qu’accentuer et dont ses représentants, les députés et les sénateurs bénéficient aussi.

    Si Monsieur Philippe, à son corps défendant, a dû céder sur certaines revendications qui ont fait boule de neige et mettent à mal le budget prévisionnel, c’est parce que le mouvement de révolte, non encadré par des syndicats qui ne représentent plus grand-chose, n’a pas pourri aussi vite qu’on pouvait l’espérer. Pourtant, on n’avait pas lésiné sur les mises en garde médiatiques, l’emploi des gaz lacrymogènes, les gardes à vue et les condamnations en comparution immédiate.

    Les membres du gouvernement, trop intelligents, trop subtils, ne sont pas responsables du fait que ce peuple de Gaulois est réfractaire au progrès et aux réformes, bref au changement.

    Vérité ou mensonge sur l’état de l’économie

    Les rentrées fiscales prévues par le Gouvernement ont été calculées avec un taux de croissance de 1,7 % en 2018 et en 2019, pour être approuvées par la Commission européenne. Que la Banque de France ait constaté, dans ses études de conjoncture que la croissance réelle, pendant les trois premiers trimestres de 2018, soit d’à peine 0,7 %, ce n’est pas grave car si l’économie française connaît un passage à vide, c’est la responsabilité des Gilets jaunes qui ont empêché les citoyens d’aller acheter des produits venus de Chine, pour fêter dignement la fin de l’année. Qu’importe que le déficit public estimé pour l’exécution du budget reste attendu à 86,7 milliards d’euros alors que celui enregistré sur les neuf premiers mois était déjà de 104,9 milliards ?

    Le Pouvoir actuel ne peut quand même pas être tenu pour responsable des lois fiscales qu’il n’a fait qu’accentuer !

    « Tout va très bien, Monsieur le petit marquis » : le marché de l’automobile s’est bien comporté en 2018, tiré notamment par les ventes de voitures françaises. Pensez donc, si la croissance du nombre de voitures neuves vendues s’établit à 2,97 %, c’est grâce au groupe Peugeot dont les ventes ont bondi de plus de 13,3 %. Qu’importe que cette augmentation provienne des voitures Opel/Vauxhall, qui n’y sont comptabilisées que depuis la mi-2017 ? Ne parlons donc pas de Renault qui, avant même que n’éclate l’affaire Carlos Ghosn, n’avait vu ses ventes augmenter que de 2,48% (moins bien que l’ensemble du marché). Quant aux ventes du mois de décembre, il est trop tôt pour tirer les conclusions d’une chute de près de 20% ; n’en parlons pas.

    Il ne convient pas non plus d’évoquer ici la question de la réforme des retraites puisque notre régime par répartition attribue des droits en fonction des cotisations vieillesse des actifs du moment et ne permet en rien de préparer sa propre retraite future. Un euro cotisé ne peut donc pas donner en tout temps le même montant de droit à la retraite. Comme le disait Alfred Sauvy, « nous ne préparons pas nos retraites par nos cotisations mais par nos enfants ». Pas grave, dit-on, puisque les migrants viendront travailler en lieux et places des enfants que les Français n’ont pas eus. Il faudra d’ici là qu’ils deviennent plus productifs car force est de constater qu’aujourd’hui le taux de chômage est de 9,1 % pour les natifs, contre 20 % pour les néo-migrants et 23 % pour ceux de la deuxième génération.

    Vérité et mensonge sur la démocratie

    Comme chacun le sait, dans un système démocratique la loi est l’émanation de la volonté du peuple qui la vote par ses représentants. C’est d’ailleurs à cela que servent les élections législatives qui reviennent tous les cinq ans. Mais, outre le fait que de nombreuses lois ne sont que la transposition de règlements venant de Bruxelles, les députés ne représentent plus le peuple. Élus dans la foulée des élections présidentielles et pour la même durée de mandat que le président, ils font campagne, non pour représenter le peuple, mais pour donner une majorité au président et mettre ainsi dans ses mains, à côté du pouvoir exécutif, la réalité du pouvoir législatif. Les députés sont donc devenus les véritables missi dominici du chef de l’État et si l’un d’entre eux ose ne pas voter les lois proposées par celui-là, il est exclu du groupe parlementaire présidentiel et n’aura donc plus les moyens financiers de briguer un nouveau mandat. D’ailleurs, le président du groupe parlementaire présidentiel, en bon pédagogue, est chargé de veiller à ce que tous les députés utilisent les mêmes « éléments de langage ».

    On feint de continuer à croire que, par ses représentants, le peuple consent à l’impôt. Mais c’est oublier que plus de la moitié des électeurs ne payent pas d’impôt direct et que les plus fortunés savent qu’ils peuvent compter sur la complexité des lois fiscales préparées par les hauts fonctionnaires de Bercy pour trouver, avec l’aide des cabinets d’avocats internationaux, les moyens d’éviter la spoliation. Pourtant le montant des impôts directs perçus augmentent. Mais c’est un nombre de plus en plus restreint – les plus productifs mais aussi les moins représentés – qui supportent une facture toujours plus lourde.

    Il était important qu’en présentant ses vœux aux Français, le président leur dise que « l’on ne bâtit rien sur des mensonges ». Car, si l’on regarde le passé de la Cinquième République, on constate que le mensonge a été omniprésent et qu’elle s’est pourtant maintenue. Mais pour cela, avec l’aide du Conseil constitutionnel, elle a souvent changé le sens des mots : le mariage n’est plus, comme il l’a été pendant des millénaires, l’union d’un homme et d’une femme mais le contrat passé entre des individus qui s’aiment ! Il semblerait désormais que ce que l’on appelait autrefois un « régime policier » s’appelle maintenant un « État de droit »… et ainsi de suite. N’est-ce pas ce changement-là que les Français attendent ? Alexis de Tocqueville avait raison quand il disait, en regardant le fonctionnement de la démocratie en Amérique : « l’omnipotence de la majorité, en même temps qu’elle favorise le despotisme légal du législateur, favorise aussi l’arbitraire du magistrat. La majorité étant maîtresse absolue de faire la loi et d’en surveiller l’exécution, ayant un égal contrôle sur les gouvernants et les gouvernés, regarde les fonctionnaires publics comme ses agents passifs, et se repose volontiers sur eux du soin de servir leur dessein ».

    Sans ce changement fondamental, on ne peut que constater avec le général de Villiers que « l’État n’est plus au service de la Nation, c’est la Nation qui est au service de l’État ». Comment, dans ces conditions rétablir la confiance nécessaire qui doit exister entre les dirigeants et les dirigés ? Cela ne peut se faire par le mensonge. 

    1. Ce type de mensonge est désigné par une expression qui n’appartient pas à la langue française… ni à sa culture ? 

    François Reloujac

    Journaliste, spécialiste des questions économiques

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/01/28/on-ne-batit-rien-sur-des-mensonges-6124519.html