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magouille et compagnie - Page 1528

  • Les vérités sont dites sur les réseaux sociaux, par Ivan Rioufol

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    Le succès du hashtag #PasdeVague, qui brise ces jours-ci l’omerta sur la perte de l’autorité enseignante au cœur de l’Education nationale, illustre la libération de la parole et son approche sans tabous des réalités occultées. Les règles du jeu politique, corseté depuis des décennies par le conformisme, sont dès à présent bouleversées. Car la révolution numérique est une aubaine pour nos démocraties d’apparence, qui radotent des idées toutes faites. Aujourd’hui, les vérités cachées sont dites sur les réseaux sociaux, en dépit des sottises qui sont aussi le lot des interventions anonymes. L’internet permet de contourner le monopole des médias et de s’affranchir des censures officielles. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la macrocrature suspicieuse essaie d’installer des mises sous surveillance et des codes de bonne conduite.

    Reste que Donald Trump s’est fait élire grâce à ces paroles dissidentes, qui ont eu raison de l’opposition quasi-unanime des médias américains. Jean-Luc Mélenchon a compris, lui aussi, les bénéfices qu’il pouvait retirer d’une utilisation maligne de Facebook ou de Twitter. Sa récente décision de diffuser la perquisition, par la Police judiciaire, de son domicile puis celle de La France insoumise a été motivée par cette quête de transparence, même si les outrances du tribun risquent de se retourner contre lui : les mises à nu obligent à des comportements impeccables. Ce blog, lancé il y a plus de dix ans au nom de la liberté d’expression, remplit parfaitement le rôle que je lui avais imaginé dès le départ : celui d’un forum libre d’accès, imperméable au politiquement correct. J’y puise des remarques originales, que la machine médiatique, ankylosée par la copie conforme, n’est plus capable de transmettre.

    Reste la question : ce mouvement de fond, qui mobilise déjà la société civile, peut-il déboucher sur de nouvelles pratiques politiques ? Oui, répond Emile Servan-Schreiber (un des fils de Jean-Jacques Servan-Schreiber) dans un livre scientifique mais accessible qui sort ce mercredi (1). Ce spécialiste de l’intelligence collective croit en la “sagesse des foules”, quand celles-ci sont sollicitées intelligemment. Les marchés prédictifs fonctionnent sur cette intelligence collective, qui n’est jamais que le bon sens du peuple raisonnable. Google et Wikipédia sont les premiers monuments de cette nouvelle civilisation née de l’avènement du Web dans les années 1990.

    Servan-Schreiber explique : “Des milliards d’individus interagissent quotidiennement avec ces intelligences supercollectives qui, dans leurs domaines, surpassent de très loin les plus intelligents et les plus instruits d’entre nous“. Dans cette perspective participative, l’homme providentiel n’a plus sa place. L’intelligence artificielle est laissée aux autocrates qui rêvent de contrôler, comme en Chine, le cerveau des peuples. L’urgence est de rendre plus intelligentes nos démocraties fatiguées, guettées par la bêtise. L’auteur constate : “Quand des prévisions sont mentionnées dans le débat démocratique, elles sont souvent faussées par l’idéologie ou la pensée magique“. Aussi suggère-t-il : “Les responsables politiques pourraient interroger systématiquement la sagesse collective des Français, via un marché prédicitif moyen”. Il propose notamment, dans cette perspective, la mise en place d’un ministère des pronostics. “Nos responsables politiques doivent accepter de jouer plus collectif avec les citoyens“. C’est en tout cas vers cette France de moins en moins silencieuse, mais toujours méprisée des élites, que les idées bouillonnent depuis longtemps.

    (1) Supercollectif, la nouvelle puissance de nos intelligences, Fayard

    Ivan Rioufol

    Texte daté du 24 octobre 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

    https://fr.novopress.info/212440/les-verites-sont-dites-sur-les-reseaux-sociaux-par-ivan-rioufol/

  • En Marche dans l’incompétence totale : ce député vante un dossier qu’il reconnaît n’avoir pas lu

    En Marche dans l’incompétence totale : ce député vante un dossier qu’il reconnaît n’avoir pas lu

    LREM nous offre chaque jour l’étendue de son incompétence même sur des sujets aussi importants que la Défense et les exportations d’armements vers les pays du Golfe.

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  • Créteil : le corps enseignant se réveillerait-il enfin ?

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    Le monolithe pourrait se fissurer, et, dans la brèche, s’engouffrer le vrai débat. Sur le fond.

    Mieux vaut tard que jamais ! Mais ne crions pas trop vite, comment dire ? « C’est parti. » Non, les personnels de l’Éducation nationale n’en sont pas encore là. Les idéaux républicains à restaurer, toujours lointaine perspective. Mais le simple fait d’écorner enfin le mammouth va dans le bon sens. Le monolithe pourrait se fissurer, et, dans la brèche, s’engouffrer le vrai débat. Sur le fond.

    Le drame de la violence au quotidien de Créteil s’inscrit comme un déclencheur. M. Blanquer, une vedette gouvernementale, a dû admettre l’extrême gravité des conditions de travail imposées aux enseignants. C’est fondamental. Et contraint de donner un signe fort, il… mais je laisse la parole à la FCPE : « Quel triste aveu d’impuissance que d’annoncer pour toute action l’interdiction du téléphone portable dans les lycées. » C’est révélateur. D’autant plus dérisoire qu’au cas présent, c’est par un portable que l’alerte a été déclenchée. On en rirait si ce n’était dramatique.

    C’est bien clair : ce n’est pas du ministère que viendra la solution. Ni de son administration. Ni de ses syndicats. Ils ne sont toujours pas « dans le coup ». Ne veulent toujours pas comprendre. Mais des personnels eux-mêmes. Et de la société.
    Car l’important, dans ce « pasdevague » est, d’une part, que le corps professoral commence à s’exprimer et, d’autre part, l’aveu du ministre et de la hiérarchie des errements coupables. Maintenant, il ne faut pas se focaliser sur cette violence, qui n’est qu’un des symptômes du naufrage, certes des plus nauséabonds, pour décrypter comment le système en est arrivé là. Afin de redresser le mammouth. Pour refaire de l’Éducation nationale le moteur efficace et performant de l’ascenseur social. Un ciment de la société.

    Comment est-il admissible que toutes les évaluations mondiales des performances scolaires (IEA, PISA, TIMSS, PIRLS… généralement agréées par la France) nous placent en queue de peloton en lettres, en maths. Alors que caracolent en tête les pays asiatiques et… la méchante Russie. Pas de leçons à prendre ?

    Le système réduit à amuser la galerie. Faire croire que… presque tous les élèves sont reçus au bac, les parents applaudissent. Les meilleurs culminent à 21/20 – génial. Et la « presse » de faire mousser l’entourloupe : palmarès, hit-parades… Bientôt, 100 % de réussite au bac : preuve qu’on est bon… Mais les facultés sont engorgées d’étudiants qui ne passent pas la première année.

    L’Éducation nationale continue de titulariser à 7/20 (pour 40 ans de carrière…) des capésiens qu’elle sait inaptes.

    Bien loin de nous l’idée d’accabler une institution qui nous est chère et dont nombre d’entre nous ont bénéficié des performances passées. Mais, justement, il est grand temps qu’à travers ses composantes, elle fasse le bilan de dizaines d’années de ténèbres politiquement correctes, sous la férule de syndicats désaxés et non représentatifs, et d’une hiérarchie politico-administrative complice, lâche hélas, et désorientée ?

    Peut-on espérer qu’avec l’électro-choc de Créteil, la parole redevienne libre et n’élude aucun des terrains qui ont miné cette deuxième « grande muette » ? Et, soyons fous, que l’Université se remette à penser ?

    Quelques signes sont encourageants. On peut y croire. Et y contribuer !

    Gérard Bailliet

    http://www.bvoltaire.fr/creteil-le-corps-enseignant-se-reveillerait-il-enfin/

  • Deux mesures qui vont jeter un froid sur l’emploi dans les régions !

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    Le projet de loi de finances 2019 contient deux mesures « cachées » qui risquent de mettre en péril toute la filière du transport frigorifique et de la logistique frigorifique ! Rien que cela !

    C’est le message que fait passer Jean-Eudes Tesson, président de « la chaîne logistique du froid », association regroupant les professionnels du transport sous température dirigée : Transfrigoroute France, l’UNTF et l’USNEF.

    Le projet de loi de finances 2019 prévoit, en effet, la suppression du taux réduit sur la TICPE (la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques) et sur le gazole non routier (le GNR). Or, chaque professionnel du transport sous température dirigée sait qu’il faut alimenter en permanence le moyen de transport en énergie, que ce soit un conteneur ou une semi-remorque frigorifique, quand le tracteur est à l’arrêt. Cette énergie est fournie par des groupes frigorifiques fonctionnant au GNR. Il n’est pourtant pas difficile de comprendre, même pour un député LREM, que si on débranche son réfrigérateur, les denrées périssables qu’il contient seront vite perdues ! La profession estime que cette suppression des taux réduits entraînera une augmentation des taxes de 350 % ! Augmentation qui sera, naturellement, répercutée sur le prix des prestations, donc finalement sur le prix du yaourt ou de l’esquimau Gervais, si cela existe encore.

    Au surplus, il est envisagé, au nom de la protection de l’environnement, de mettre en place une « taxe additionnelle » sur les fluides frigorigènes HFC (hydrofluorocarbone) pour inciter les entreprises à accélérer le remplacement de ces fluides dangereux !

    Or, la logistique et le transport sont des secteurs d’activité très porteurs en termes d’emplois et d’investissements et il y a un cruel manque de main-d’œuvre. Pour 2018, 109.805 embauches sont prévues par l’Observatoire prospectif des métiers et des qualifications dans les transports et la logistique (OPTL). Et il s’agit essentiellement d’emplois régionaux susceptibles de redynamiser les territoires. Malheureusement, un emploi sur deux ne peut être pourvu, faute de candidats.

    Cette « péripétie » illustre bien, si besoin en était encore, l’incroyable incompétence des « gens qui nous gouvernent » et la mainmise totale des fonctionnaires de Bercy sur le pouvoir. Ces fonctionnaires sont des experts pour aller « gratter le fric » partout où c’est possible et se fichent « comme de l’an quarante » des conséquences pratiques de leurs décisions.

    Patrick Robert

    http://www.bvoltaire.fr/deux-mesures-qui-vont-jeter-un-froid-sur-lemploi-dans-les-regions/

  • Européennes : Macron mise sur l’éclatement de l’opposition – Journal du 26 octobre 2018

    Politique / Européennes : Macron mise sur l’éclatement de l’opposition
    Macron n’a pas dit son dernier mot. Alors que le président est au plus bas dans les sondages, la perspective des élections européennes ne semble pas l’effrayer. Il mise tout sur la division de ses adversaires

    Société / Carburants : le coup de pompe des automobilistes 
    Face à la flambée des prix des carburants, la riposte des automobilistes s’organise. Alors que les appels au blocage se multiplient, le gouvernement tente de désamorcer la polémique.

    International / Etats-Unis : les midterms sous haute tension 
    L’ancien président Barack Obama et des personnalités publiques soutenant le parti démocrate ont reçu des colis suspects aux Etats-Unis ! A quinze jours des élections de mi-mandat, l’épisode pourrait profiter aux opposant au président Donald Trump.

    International / Le Brésil amorce le tournant

    L’actualité en bref

    Serveur TVL

    Lien dailymotion

  • Le Comité des droits de l’Homme nouveau cheval de Troie d’un Islam conquérant

    Le Comité des droits de l’Homme nouveau cheval de Troie d’un Islam conquérant

    Communiqué de Marie-Christine Arnautu, Député français au Parlement européen, Conseiller municipal et métropolitain de Nice :

    Le Comité des Droits de l’Homme de l’ONU, chargé de veiller à l’application du Pacte international pour les droits civils et politiques de 1966, vient de publier ses constatations sur la loi de 2010 interdisant le port du voile islamique intégral dans l’espace public. Dans sa décision, ledit comité, qui dépend du Haut-Commissariat des Nations Unies et se compose de 18 experts “indépendants”, exige de la France qu’elle retoque sa loi et qu’elle indemnise deux plaignantes, de confession musulmane, qui avaient été verbalisées en 2012. Bien que le président du Comité, l’Israélien Yuval Shany, ait souligné que le niqab est à ses yeux « une forme d’oppression contre les femmes », celui-ci estime néanmoins qu’une « interdiction généralisée à caractère pénal ne permet pas d’assurer un équilibre raisonnable entre l’intérêt général et les libertés individuelles ». Le Comité promeut donc ouvertement une vision multiculturelle de la société exigeant des “accommodements raisonnables” au nom bien sûr du respect des droits de l’Homme…

    Les experts de cet énième comité Théodule n’en sont pas à leur premier coup d’essai. Pas plus tard que cet été, ceux-ci ont blâmé l’arrêt de la Cour de cassation confirmant le licenciement de Fatima Latif, de nationalité marocaine, dans l’affaire de la crèche Baby Loup. Considérant que « le port d’un foulard ne saurait en soi être considéré comme constitutif d’un acte de prosélytisme » et que les juridictions françaises avaient bafoué la liberté de religion de la salariée, le Comité avait conclu que la France devait changer sa loi. Bertrand Louvel, Président de la Cour de cassation, en avait aussitôt pris acte. Se couchant devant les injonctions des experts onusiens, le premier magistrat de France avait alors clairement laissé entendre que la Cour allait devoir revoir sa jurisprudence pour se mettre en conformité avec leur interprétation délirante du Pacte international de 1966. Quelle humiliation !

    Ceux qui minimisent le pouvoir contraignant du Comité pour les Droits de l’Homme en sont donc pour leurs frais. En cas de réticence de la France à faire évoluer sa législation, nul besoin d’une sanction onusienne pour l’y forcer (le comité n’a pas de pouvoir juridictionnel sur les Etats liés au Pacte de 1966) : les juges nationaux s’en chargeront eux-mêmes. Il leur suffira d’invoquer les engagements internationaux de la France.

    L’indignation des Républicains qui, aujourd’hui, en appellent à la souveraineté et à l’identité de la France prêterait à sourire si le sujet n’était pas aussi grave. Or lorsque que leur famille politique était au pouvoir, celle-ci n’a cessé de brader la souveraineté du peuple français transférée par pans entiers à Bruxelles (UE), à Strasbourg (CEDH), à New York (ONU)… Et ils ont, toute honte bue, accepté que des magistrats s’immiscent, pour l’aggraver, dans les politiques d’immigration sans lesquelles la question du voile islamique ne se poserait même pas !

    L’avis du Comité des Droits de l’Homme donnera à nos dirigeants une nouvelle bonne excuse pour se dispenser de faire appliquer la loi de 2010, aux islamistes des arguments supplémentaires pour imposer leur culture en France, et aux juristes du grain à moudre (l’avis du Comité des Droits de l’Homme s’oppose aux arrêts de la CEDH validant les législations française et belge sur la burqa). En définitive, il ne suffit pas de protester comme le font certains dirigeants LR, il faut agir. Et pour cela s’en donner les moyens, ce qui implique d’avoir le courage de dénoncer le gouvernement tyrannique des juges ainsi que les conventions et les organisations supranationales qui nous interdisent de défendre la civilisation chrétienne de l’Europe, l’identité de notre nation et nos modes de vie.

    https://www.lesalonbeige.fr/le-comite-des-droits-de-lhomme-nouveau-cheval-de-troie-dun-islam-conquerant/

  • Profs : à quand le « Balance ta racaille » ?

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    Est-ce que le gouvernement découvre vraiment avec cette vidéo de professeur braquée par un grand Black et ce hashtag « Pas de vague » que les professeurs sont confrontés chaque jour à l’intolérable ? Aux menaces, insultes et agressions et qui plus est contraints au silence ?

    Sur le modèle de « Meetoo », des professeurs de toute la France ont balancé sur les réseaux sociaux des témoignages anonymes glaçants évoquant des insultes, des étranglements mais aussi des menaces de la part de parents d’élèves. Ces nombreux enseignants se plaignent du manque de soutien de leur hiérarchie lors des conflits et des violences avec « certains élèves » révélant le malaise profond au sein de l’institution scolaire et les tensions entre les enseignants et les chefs d’établissements (surnommés CDE).

    Voici quelques-uns de ces témoignages :

    « On m’a craché dessus et on m’a menacé de me “castagner à la sortie”. Punition : aucune. Je porte plainte. CDE : “bon j’ai posé 3 jours d’exclusion, mais vous êtes dans le répressif, pas dans l’éducatif…” #pasdevague »

    « Un élève de 4e “légèrement” misogyne à une surveillante : “Toi, tu suces ma bite”. Aucune exclusion prononcée, pas de conseil de discipline malgré la demande de l’équipe enseignante. #pasdevague »

    « J’aurais aimé être soutenue lorsqu’une élève, il y a quelques années, m’a tapé dessus dans un couloir de mon établissement. Mais le conseil de discipline ne l’a pas même exclue. Et on m’a expliqué qu’il fallait prendre les choses moins à cœur. Voilà la réalité du terrain. #pasdevague »

    « Scandalisé », le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer promet ce lundi de « rétablir l’ordre dans les établissements » en instaurant des « mesures en profondeur ». C’est la 243e fois que l’on entend ce genre de promesse. Mais pour que la vérité sorte et que le mouvement suive le même principe que l’énorme campagne contre le harcèlement des femmes, il faut maintenant que les professeurs (et les élèves) aillent jusqu’au bout et balancent les racailles, le profil et l’identité de ceux qui harcèlent et terrorisent les profs. En commençant par le grand Black qui a braqué l’enseignante de Créteil, le Weinstein des profs en colère en quelque sorte. Et en appliquant une première sanction qui doit devenir automatique : couper les allocations familiales et faire rembourser les primes de rentrée scolaire aux familles de ce voyou et de celui qui a filmé la scène.

    Caroline Parmentier

    Article paru dans Présent daté du 23 octobre 2018

    https://fr.novopress.info/212403/profs-a-quand-le-balance-ta-racaille/

  • Des revers comme ça, on en veut souvent

    Des revers comme ça, on en veut souvent

    Voici ce que Le Monde a titré en commentaire des élections locales (municipales, cantonales, régionales) en Pologne :

    Maintenant, voici la carte des résultats aux élections régionales en 2010, 2014, 2018 : le « parti ultraconservateur » était arrivé en tête dans 2 régions en 2010, dans 5 régions en 2014, cette année il est arrivé en tête dans 9 régions. Beau revers…

    En 2014 le « parti ultraconservateur » n’avait pu diriger que l’unique région où il avait obtenu la majorité absolue. Désormais il a la majorité absolue dans 6 régions, et il semble qu’il puisse diriger une coalition dans une 7e région, celle de Basse-Silésie (près de 3 millions d’habitants).

    En ce qui concerne les cantonales, ces cartes se passent de commentaire sur le « revers » subi par le « parti ultraconservateur » (en bleu) :

    Pour ce qui concerne les grandes villes, le « parti ultraconservateur » n’en avait aucune, et il semble (même s’il faut attendre le second tour) qu’il n’en aura toujours aucune. Ce qui ne constitue pas un « revers », mais tout de même une mauvaise nouvelle, parce que cela montre que se creuse un fossé entre la Pologne rurale catholique et la Pologne urbaine libérale européiste et acquise à la culture de mort. Le nouveau premier adjoint de la ville de Varsovie est un militant LGBT. Parmi les nouveaux élus libéraux de Varsovie il y a aussi Monika Jaruzelska, la fille du général Jaruzelski, qui s’est donné pour mission de défendre la mémoire de son père et les retraités de la police politique qui ont vu leurs retraites privilégiées ramenées au taux commun de la sécurité sociale…

    Un dernier mot sur « le revers du parti ultraconservateur » : il a obtenu 34,2% des voix aux régionales, ce qui est un record absolu, tous partis confondus, depuis la fin du communisme.

    Merci à Yves Daoudal pour ce décryptage de la désinformation de notre grosse presse nationale…

    https://www.lesalonbeige.fr/des-revers-comme-ca-on-en-veut-souvent/

  • Madame Bouchard-Malawi, le futur qui nous attend si rien ne change

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    Par Bruno Mégret, polytechnicien, haut fonctionnaire, essayiste ♦ Les textes d’anticipation sont rares sur Polémia. Mais il est pourtant fascinant et pertinent d’imaginer le futur proche si rien n’est fait pour modifier le cours de l’histoire en Europe. Car ce qui différencie le pater familias traditionnel du jouisseur moderne, c’est bien la capacité de projection et d’anticipation, préalable nécessaire à toute action politique raisonnable. Nous publions donc le texte qui suit, rédigé par Bruno Mégret, en espérant qu’il reste ce qu’il est pour l’instant : de la science-fiction.
    Polémia.

    Madame Bouchard-Malawi répondait parfaitement aux critères maintenant exigés pour occuper son poste. Personne n’avait rien trouvé à redire ni dans son passé professionnel ni dans sa vie personnelle : aucune phrase déplacée, aucun avantage financier illicite. Mieux encore, se voulant totalement irréprochable dans ses nouvelles fonctions, elle habitait toujours son petit appartement du XVIIIe arrondissement et se rendait chaque jour à son bureau en vélo électrique après avoir accompagné elle-même ses enfants à l’école. Elle aurait pu être logée sur son lieu de travail et bénéficier d’une voiture de fonction mais madame Bouchard-Malawi était intraitable sur ce sujet : elle voulait mener la vraie vie comme ses compatriotes et refusait tous les avantages qui l’auraient coupé des Français. C’est d’ailleurs dans cet esprit qu’elle avait réduit sa rémunération à un niveau proche du Smic et qu’en dehors des manifestations officielles, elle prenait son repas dans une brasserie où elle réglait l’addition avec ses tickets restaurant. Bref,madame Bouchard-Malawi se voulait une Française comme les autres. Et c’est pour cette raison qu’elle avait été élue présidente de la République.

    Soutenue sans réserve par les médias, elle avait par ailleurs pleinement répondu à leur exigence de compassion et d’empathie. C’est ainsi que madame Bouchard-Malawi avait mené une campagne électorale originale, passant l’essentiel de son temps parmi les ONG humanitaires. On l’avait vu participer aux maraudes pour venir en aide aux sans-abri, elle avait dormi dans plusieurs centres de rétention pour migrants et c’est la plupart du temps aux restos du cœur ou auprès des mal-logés qu’on la trouvait à l’époque. Elle était aussi de tous les rassemblements pour les grandes causes médiatisées, comme la lutte contre le changement climatique ou l’action pour l’accueil des migrants.

    Si donc elle avait été élue contre la candidate populiste, ce n’était pas en faisant des concessions de fond, mais en usant de l’émotion et de l’affectif avec la complicité des médias. Car madame Bouchard-Malawi était très bien vue du Système : elle était une femme, elle était mariée à un homme de la diversité, son parcours la distinguait des élites universitaires ou des castes de fonctionnaires et, surtout, elle n’était pas une politicienne professionnelle. Chargée de communication dans une société privée, encore en fonction avant son élection, elle s’était engagée tardivement en politique, à l’époque où les partis voulaient favoriser la société civile. Portée par l’impératif de parité et une ambition aussi dévorante que cachée, elle avait très vite gravi les échelons, n’hésitant pas à utiliser les moyens les plus vils pour écarter ses concurrents. Très à l’aise devant les caméras où elle ramenait tous les débats aux problèmes des Français les plus défavorisés, elle était devenue une figure emblématique de la vie politique et le principal porte-parole de son parti.

    C’est donc assez naturellement qu’elle avait été choisie pour être la candidate de sa formation à l’élection présidentielle. Il est vrai que toutes les personnalités qu’on aurait vues plus classiquement dans les habits d’un chef d’État avaient jeté l’éponge depuis longtemps jugeant la fonction trop exposée et par trop dépourvue de vrai pouvoir. Aussi était-elle apparue à certains comme une réponse à la crise qui frappait le monde politique. D’autres attendaient pour cela un homme providentiel, un homme d’État qui marque l’histoire, mais c’est madame Bouchard-Malawi qui était venue car c’est elle qui correspondait le mieux à l’état du pays et aux intérêts du Système.

    Madame Bouchard-Malawi était-elle consciente de faire le jeu de ce dernier ? Nul ne le sait, mais si c’était le cas elle n’en paraissait nullement gênée car pour elle les choses étaient simples. Les médias indiquaient la voie à suivre. Aussi portait-elle une grande attention aux propos des éditorialistes qu’elle reprenait toujours à son compte. S’agissant de la mise en œuvre de l’action de l’exécutif, elle s’en remettait aux hauts fonctionnaires qui l’entouraient. Ainsi, lorsqu’il s’agissait de trancher des dossiers complexes, elle suivait leur avis, d’autant qu’ils lui expliquaient toujours qu’il n’y avait qu’un choix réellement possible, celui qu’ils lui conseillaient. Quant à l’opposition, madame Bouchard-Malawi n’avait pas à s’en préoccuper, c’est la justice qui s’en chargeait.

    Son gouvernement ne lui causait pas de soucis, car madame Bouchard-Malawi avait de l’autorité. Au demeurant, la plupart de ses ministres étaient inexistants et les autres sévèrement tenus à la discrétion médiatique. Dans les rencontres internationales, madame Bouchard-Malawi qui se ne se laissait jamais démonter se comportait avec beaucoup d’aplomb comme à Paris. Ce faisant, elle défrayait la chronique par ses tenues et ses propos décalés. Mais personne ne lui en tenait rigueur car avec elle la France ne sortait pas de la ligne de plus grande pente définie à Bruxelles et à Washington. Aussi écoutait-on patiemment ses discours pleins de bons sentiments et c’est avec une indulgence amusée que ses pairs attendaient sa conclusion qui portait toujours de façon un peu obsessionnelle sur la nécessité de sauver la planète.

    Depuis son élection, madame Bouchard-Malawi occupait ses fonctions sans fléchir dans les sondages de popularité car, si les affaires du pays continuaient d’être gérées comme elles l’étaient avant elle, chacun avait compris qu’elle n’y était pas pour grand-chose. L’invasion migratoire, la déconstruction des valeurs et la désindustrialistion du pays se poursuivaient à un rythme toujours aussi soutenu si ce n’est davantage mais, avec elle, les Français avaient enfin un président qui leur ressemblait et qui vivait sur le même train qu’eux. Mieux encore, ils pouvaient compter au sommet de l’État sur une femme de compassion, d’émotion et d’empathie. Le Système, de son côté, y trouvait son compte. Quant à l’intéressée, elle avait compris qu’en continuant de jouer son rôle, elle aurait toujours le soutien des médias et qu’avec eux elle resterait intouchable.

    Certains avaient fait remarquer qu’elle avait tué le politique et occulté la France. Sans doute était-ce et est-ce d’ailleurs le but secret du Système. Heureusement nous n’en sommes pas encore là, mais si ça continue comme ça, madame Bouchard-Malawi pourrait bien devenir dans la réalité la figure cauchemardesque de notre futur.

    Bruno Mégret 21/10/2018

    https://www.polemia.com/madame-bouchard-malawi-le-futur-qui-nous-attend-si-rien-ne-change/

  • Comment Trump rend les médias fous

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    À croire que personne ne l’aime, hormis le peuple.

    L’antitrumpisme ne rend pas fatalement intelligent et même certains esprits brillants s’y perdent, quoique la trumpophilie de certains, plus rares, serait encore un autre cas d’école à étudier. Heureusement que la vénérable Revue des deux mondes est là pour tenter de refroidir les cervelles en surchauffe. La livraison de ce mois est donc titrée « Donald Trump est-il si fou ? »

    À cette question, le journaliste Renaud Girard paraît répondre par une autre question :« Donald Trump rend-il fou ? ». À le lire, c’est effectivement à se demander. Renaud Girard n’est pas exactement le premier venu. Meilleur analyste de politique étrangère du Figaro, c’était un fidèle ami de Gérard de Villiers, le père de SAS, qu’il a longtemps côtoyé lors de nombreux reportages effectués de par le vaste monde.

    Ce qu’il décortique ici, c’est la furie qui s’est emparée des médias américains. Laquelle n’épargne même pas le pourtant très sérieux New York Times, journal ayant publié une tribune anonyme censée être le fait d’un des plus hauts responsables de la Maison-Blanche. « Pour se faire excuser de fouler aux pieds les règles élémentaires de la déontologie journalistique, le quotidien new-yorkais ne manque pas d’invoquer le devoir de protéger – contre quoi ? Contre qui ? – le rédacteur caché de la tribune et, bien sûr, l’intérêt supérieur du pays… » Bref, « il s’agit de prouver, de l’intérieur, que Donald Trump est dérangé mentalement, et donc inapte à exercer les fonctions de président des États-Unis. »

    Après, les sempiternelles accusations de « sexisme » et de « misogynie ». Mais « Trump n’est-il pas un enfant de chœur par rapport à Bill Clinton qui, dans le bureau Ovale, recevait des faveurs sexuelles par une jeune stagiaire ? » Quant à l’étiquette de « candidat du Kremlin », c’est peut-être faire beaucoup d’honneur à Vladimir Poutine que de lui prêter le pouvoir de faire et de défaire les présidents américains…

    Certes, Donald Trump n’a jamais ménagé les médias de son pays ; comme quoi Jean-Luc Mélenchon n’a rien inventé en la matière. « Mais cela ne justifie pas que ces grands médias perdent à ce point leur impartialité. Leur dénigrement de Trump est devenu caricatural. L’économie américaine ne s’est jamais aussi bien portée qu’aujourd’hui. Les éditorialistes du New York Timeset de CNN nous expliquent que Trump n’y est pour rien. Mais les mêmes, à l’automne 2016, avant le scrutin présidentiel, prophétisaient une catastrophe économique si Trump était élu ! »

    Pareillement, et ce, en politique étrangère, domaine de prédilection d’un René Girard qui, revenant sur l’indéniable succès avec les deux Corées, rappelle qu’aucun de ses prédécesseurs n’avait jusqu’ici su ou pu résoudre cette crise. De même, il note qu’en bousculant les traditionnels usages diplomatiques, Donald Trump a poussé l’Europe à commencer à se doter d’une politique qui lui soit propre ; soit à se voir autrement qu’en simple colonie américaine. Tout comme une autre entorse aux règles de la bienséance lui a permis de bousculer un autre tabou. En effet : « Il est le premier à s’être insurgé haut et fort contre une réalité qu’on s’efforçait jusque-là de taire ; l’extorsion systématique de technologie par les Chinois par chantage aux sociétés occidentales ayant créé des joint-ventures en Chine. […] Si un jour la Chine se décide vraiment à respecter les règles de l’OMC, ce sera grâce à Trump. »

    En attendant les fameuses élections de mi-mandat du 6 novembre prochain, les sondages donnent à Donald Trump une cote de popularité oscillant entre 33 % et 48 %, ce qui est plutôt flatteur pour un homme donné par les médias américains pour l’un des plus haïs du pays. À croire que personne ne l’aime, hormis le peuple.

    Et Renaud Girard de conclure : « L’Amérique a connu un président sobre, élégant, issu de Yale, qui lisait la Bible tous les soirs. Il s’appelait George W. Bush. En 2003, il a décidé une invasion de l’Irak dont on paie toujours les conséquences. Pour le moment, Trump n’a provoqué aucune catastrophe comparable. » Il est un fait que…

    Nicolas Gauthier

    http://www.bvoltaire.fr/comment-trump-rend-les-medias-fous/