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magouille et compagnie - Page 2462

  • Meeting "Le Printemps des libertés" à Lyon le 31 août

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    Après un mois d’accalmie sur le front de la contestation au mariage gay, ses opposants organisent un meeting de rentrée dans le centre-ville de Lyon.

    Le gouvernement pensait avoir tourné la page et cloué définitivement le bec aux adversaires du mariage gay, mais il s’avère qu’après un printemps brûlant l’automne s’annonce également très chaud.

    Alors que l’incarcération de Nicolas B est encore dans toutes les têtes, plusieurs organisations battent le rappel de leurs troupes pour un meeting qui se déroulera samedi 31 août 2013 sur la place Carnot.

    Avec apéro pour tous à la clé.

    Le Printemps des libértés donne RDV samedi 31 août à 16h30, place Carnot 

  • Veilleurs : Nous irons bien de la Défense à la Concorde samedi

    RDV comme prévu ce samedi 31 aoûtà 17h30 à la Défense et à 21h30 place de la Concorde pour l'arrivée de la Marche. Venez comme vous êtes, sans signe ou vêtement distinctif, en simple veilleur.

    "Nous sommes dans un État de droit, je me déplace librement dans notre pays. Ce n'est pas une manifestation. J'estime n'avoir besoin de l'autorisation de personne pour lire des textes de Camus ou Bernanos dans la rue. Nous ne troublons en aucun cas l'ordre public, nous sommes sur la chaussée, simplement sur les places publiques. Samedi nous irons sur le parvis de la Défense et la place de la Concorde comme prévu."

    "Nous rappelons la résolution 1947 du 27 juin 2013 de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe qui rappelle à la France que "la liberté de réunion et d'association, y compris lors de manifestations non organisées et non autorisées, est un droit essentiel dans une démocratie, garanti par l'article 11 de la convention européenne des droits de l'homme" et que "des manifestations se déroulent souvent de façon non organisée, dont les participants se coordonnent entre eux au moyen des médias sociaux".

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    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Les 1er résultats d'enquête de l'ONU indiquent que ce sont les rebelles qui ont utilisé du gaz sarin

  • Portrait du pilote de l'ULM "Hollande démission"

    Lu dans Le Figaro :

    "Comme la plupart de ces nouveaux militants, il n'avait jamais manifesté avant le grand rassemblement du 24 mars 2013 contre le mariage pour les couples de même sexe ; ne s'était jamais engagé en politique. Agé d'une trentaine d'années, brillant - il est diplômé de polytechnique et d'une grande école de commerce -, c'est pourtant un idéaliste. La meilleure partie de sa vie, raconte-t-il: l'armée, quelques mois en Côte d'Ivoire où, après la fin de la guerre civile, il a travaillé auprès d'organismes de désarmement. «J'avais l'impression d'être utile, comme maintenant.»

    Il a fallu les gaz des CRS et quelques heures en garde à vue pour que tout change: le jeune entrepreneur est devenu l'un des plus ardents militants contre le mariage pour tous. Avec les amis qu'il a rencontrés sur le pavé, les idées fourmillent: le «Camping pour tous»: un sit-in devant le Sénat, 70 gardes à vue, c'est eux. Puis, le 14 juillet, nouvelle provocation: ils achètent 150 sifflets pour que le Président soit copieusement hué lors de son passage sur les Champs-Elysées. Ça marche un peu trop bien… La police le repère. En essayant de lui arracher sa caméra, les agents lui cassent un pouce, dit-il. David Van Hemelryck a quelque chose du paysan breton: calme et têtu comme une mule. Il est vexé et ne va pas s'arrêter là. L'idée de la banderole naît ce jour-là. «Nous voulions dépasser le cadre de l'engagement contre la loi Taubira, inciter les gens à se mobiliser contre ce Président impopulaire et incompétent» explique Agnès Berthéol, une mère de famille qui s'est mobilisée à temps plein pour le succès de l'opération.

    En quelques jours, le jeune homme et son équipe de choc, une dizaine de bénévoles ultraconnectés, vont monter l'opération. Soit: obtenir le brevet nécessaire pour piloter un ULM, fabriquer la banderole, acheter un avion… Sans le sou, il se fait prêter près de 30 000 € par des amis. Le vendredi 9 août, il achète sa machine, le lendemain il survole sa première plage. On a jasé sur les serviettes de plage au passage de la banderole: c'est drôle, c'est stupide, laissez-nous bronzer en paix… David Van Hemerlyck et ses amis ont obtenu ce qu'ils voulaient: réveiller les dormeurs. Sur la route, il y a eu quelques contrariétés: de l'eau mystérieusement introduite dans le réservoir, un pneu crevé, une sortie de piste, les multiples contrôles de police, des difficultés pour trouver un aérodrome où atterrir qui remettent chaque jour toute l'intendance en question. Mais les vents contraires semblent renforcer sa détermination.

    Car David Van Hemelryck n'est pas aussi seul qu'il en a l'air. Arrive bientôt derrière lui une adorable petite famille, boucles blondes et robes à fleurs. Des sympathisants qui l'ont hébergé pour la nuit. Ils sont comme ces dizaines d'anonymes qui se sont relayés pour accueillir le jeune pilote épuisé, le nourrir, laver ses vêtements, lui fournir de l'essence et le raccompagner le lendemain matin. Depuis son départ de Pau, il a ainsi remonté tout le littoral ouest aux commandes de son petit avion, banderole déployée: quarante heures de vol, 2 800 kilomètres parcourus, 12 étapes. La plaisanterie potache s'est transformée en un marathon harassant…"

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  • PS : Familles, je vous hais !

     « Familles, je vous hais», «Familles françaises, je vous hais», telle semble être la devise du gouvernement Ayrault, lequel a consacré sa première année à la dénaturation du mariage pour complaire aux exigences libérales/libertaires et satisfaire à tous les caprices du lobby homosexualiste.
    Il attaque sa deuxième année en démantelant la politique familiale sous couvert de réforme des retraites.
    Dans un système de retraite par répartition, ce sont les enfants des familles nombreuses qui paient les retraites des célibataires ou des couples inféconds ou moins féconds, par choix ou fatalité. Dans un esprit de solidarité, il est donc logique que les parents de familles nombreuses bénéficient d’un bonus (de 10 %, 15 % ou 20 %) sur leurs retraites. Bonus qui vient (partiellement) compenser leurs sacrifices antérieurs en termes de revenus ou de patrimoine. Dans le même esprit, les mères de famille bénéficiaient de deux annuités supplémentaires par enfants. Le gouvernement Ayrault a décidé de rayer d’un trait ces mesures d’équité. 
    C’est une réforme injuste précisément en ce qu’elle consiste à diminuer la retraite de ceux qui permettent aux autres d’avoir une retraite. Le message est le suivant : « Pauvres pommes, vos enfants paieront la retraite des autres, mais la vôtre sera diminuée. »
    C’est une mesure nuisible : la France a peu d’atouts dans la compétition internationale. Grâce à sa politique familiale, sa natalité en était un par rapport à l’Espagne, à l’Allemagne, à l’Italie et à la Grande Bretagne. Et pas seulement grâce à l’immigration mais aussi grâce à la fécondité des Françaises de souche, nettement supérieure à celle des Européennes de souche des pays voisins.
    Voilà qui était insupportable idéologiquement aux socialistes attachés à promouvoir « le grand remplacement » de la population française par haine de l’identité nationale.
    D’autant qu’électoralement, les familles nombreuses de la classe moyenne française ne leur sont pas électoralement favorables. C’est donc elles qu’il faut faire payer, de même qu’il faut leur faire payer leur opposition à la loi Taubira.
    Ajoutons que les sommes ainsi dégagées ne permettront pas d’équilibrer le régime des retraites mais qu’elles alimenteront le tonneau des Danaïdes des banlieues de l’immigration, gouffre financier mais… vivier électoral du Parti socialiste.
    Les socialistes font ainsi d’une pierre deux coups : ils satisfont leurs fantasmes idéologiques et servent cyniquement leurs intérêts électoraux.
    Ceux – syndicats et patronat notamment – qui se rendront complices de ces mesures par leur silence sont de beaux salopards.
    Face à cela, les familles françaises doivent se mettre en état de légitime défense.

  • Les veilleurs pacifiques à Nantes

    N
    Face aux voyous :

     

    V

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  • Comité de Lépante : NON à l’intervention française en Syrie !

    COMMUNIQUÉ du Comité de Lépante
    Dans la situation confuse et terrible qui est celle de la Syrie, où les ennemis et les amis sont indissociables, où ils le sont tour à tour, et où chacun peut avoir commis l’attaque chimique servant de prétexte à l’opération militaire en préparation, le comité de Lépante s’élève :
    Contre l’engagement de la France aux cotés des combattants d’Al Quaïda que nous combattons au Mali.
    Contre l’insupportable compagnonnage qui s’en suivrait avec des tueurs d’enfants et de chrétiens opérant en Syrie en se drapant dans les oripeaux d’une liberté qu’ils n’accordent pas à leurs victimes civiles qu’ils tuent sauvagement.
    Contre le dévoiement de notre Armée au service d’une administration américaine présidée par Barak Hussein Obama, soutien des Frères musulmans, et attelée à la destruction des États-Unis et de l’Europe.
    Contre le risque de voir des nations européennes ou d’origine européenne et chrétienne comme les USA, la France, l’Angleterre et la Russie s’opposer ou se détruire au profit de la barbarie musulmane des pays du golfe et du Moyen Orient en général.
    Contre les dépenses invraisemblables que cette expédition va entraîner pour un pays exsangue et dont le taux de chômage est au plus haut.
    Dans cette opposition à la guerre stupide qui menace, le Comité de Lépante rejoint Résistance Républicaine dans son appel à manifester devant les mairies et souhaite qu’un rassemblement national se tienne dans les plus brefs délais.
  • Comment les socialistes veulent garder le pouvoir en modifiant le corps électoral

    Manuel Valls, lui-même naturalisé tardif (à l’âge de 20 ans) veut doubler le nombre de naturalisations

    Son objectif, transmis aux préfets, est de revenir à au moins 100.000 acceptations de dossiers par an, contre 46.000 en 2012.

     

    Après la Marianne Femen, la prochaine Marianne ?

    Lu dans Le Figaro pour les benêt de droite qui voient dans Valls un sauveur !

    Un coup à droite, un coup à gauche. Après avoir dénoncé les périls du projet de loi Taubira, Manuel Valls, qui clamait à La Rochelle sa fierté d’être socialiste, le prouve sur les naturalisations. Ce mercredi, en Conseil des ministres, il a présenté un décret visant à accentuer la reprise en main de préfets. Afin qu’ils soient encore plus souples dans l’instruction des demandes des étrangers.

    Les préfets de région devront ainsi veiller à la bonne application des consignes dans les départements, à travers des plateformes régionales d’instruction des dossiers. Les premières seront installées à Nancy, Besançon et Beauvais. Déjà, l’Intérieur dévoile les chiffres qui attestent d’un changement de cap : + 14 % de naturalisations sur un an, entre juillet 2012 et juillet 2013.

    Sous l’effet de la loi Guéant, celles-ci s’étaient effondrées, passant de 95.000 en 2010 à 46.000 en 2012. Mais dès sa nomination, Manuel Valls est revenu à des critères moins contraignants dans une circulaire en octobre 2012. Plus besoin d’être forcément détenteur d’un CDI pour espérer obtenir la nationalité française. Un CDD ou contrat d’intérimaire suffisent. Le fait d’avoir été un clandestin n’est plus un obstacle. Les étudiants étrangers et les moins de 25 ans qui résident depuis au moins dix ans France ont également droit à plus de compréhension. Enfin, si l’exigence d’un niveau de français équivalent à celui d’un élève de troisième n’est pas formellement supprimée, le questionnaire sur les connaissances de la culture et des valeurs françaises l’a été ce mercredi.

    « Devenir français, c’est une fierté »

    L’objectif de Manuel Valls est limpide : revenir à un rythme annuel de 100.000 naturalisations par voie ré­glementaire. Il faudra y ajouter les ­naturalisations par mariage, qui bénéficient annuellement à 20.000 personnes.

    Le bilan de toute l’année 2013 dépassera les 14% de hausse de juillet. Déjà, la Place Beauvau se félicite que là où les demandes obtenaient 40 % d’avis favorables des préfets en 2011, le taux est remonté à 61 % aujourd’hui.

    Né en Espagne et naturalisé français à 20 ans en 1981, le ministre de l’In­térieur défend ces « nouvelles orien­tations » : « Il faut combiner droits et devoirs, mais être Français, devenir Français, c’est une fierté », assure-t-il.

    Pour le député UMP de l’Yonne, Guillaume Larrivé, qui œuvra longtemps au cabinet de Brice Hortefeux, « Manuel Valls souhaite augmenter le nombre de naturalisations afin, dit-il, de faciliter l’intégration des immigrés, alors que devenir Français doit être le résultat d’un parcours d’assimilation à la communauté nationale ».

    Et l’élu de citer un exemple qui illustre, à ses yeux, les errements de la politique actuelle : « Le 17 juin dernier, j’ai assisté, confie-t-il, en préfecture d’Auxerre, à la cérémonie de naturalisation d’une dame portant un voile islamique. » Était-elle vraiment « assimilée à la communauté française » au sens du Code civil ? Le député en doute. L’administration Valls n’y a vu, pour sa part, aucun obstacle.

    Le Figaro  via http://www.actionfrancaise.net/craf/?Comment-les-socialistes-veulent

  • L’Europe au tribunal des multinationales

    Washington et Bruxelles négocient un traité qui autoriserait les investisseurs à attaquer les États. Une évolution majeure peu médiatisée pour le moment.
    Après des années de discussions entre hauts fonctionnaires, industriels et financiers, les États-Unis et la Commission européenne ont donc officialisé des négociations sur un nouveau traité, portant à la fois sur le commerce et sur les investissements. Un texte de très grande portée qui devrait façonner le monde des années à venir. Barack Obama a donné le coup d’envoi en février 2013 dans son discours sur l’état de l’Union. Aussitôt, José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, l’organe qui négocie pour les 28 États de l’Union européenne (UE) a dit son « intention de progresser rapidement. Le contexte économique actuel nous oblige à unir nos forces (…). » Dans la foulée, le Parlement européen a voté en faveur de l’ouverture de ces négociations, et son président, Martin Schulz, a même prévu qu’« une heureuse conclusion aurait, pour les deux côtés, des avantages faramineux ».
    Faramineux ? La Commission européenne attend un gain de 0,5 % de croissance pour l’UE. Et encore, il faudra attendre 15 ans… si, d’ici là, les hypothèses de José Manuel Barroso ne sont pas une nouvelle fois prises en défaut. C’est ce qu’ont relevé quelques voix socialistes, le Front de gauche et les écologistes. Ces critiques anticipent surtout le détricotage probable des normes européennes en matière écologique, sanitaire et sociale. Ils redoutent aussi les ravages d’une agriculture américaine hypersubventionnée sur les paysans européens.
    Ces risques sont réels, mais le projet de Traité trans­atlantique comporte en plus une véritable bombe, qui, elle, est passée inaperçue du grand public : Américains et Européens veulent donner aux entreprises le droit de traduire les États en justice. Ainsi, trois arbitres trancheraient souverainement les « différends entre les États et les investisseurs », dans le jargon bruxellois.« Les entreprises pourront obtenir une compensation si un État prive l’une d’entre elles d’un investissement qu’il avait préalablement autorisé. Rien de plus », tempère Pascal Kerneis, le président du Forum européen des services (Fes), réseau de grandes entreprises (Veolia, Deutsche Bank, Ernst & Young…) et d’organisations patronales (Medef…) qui revendique 50 % du PIB européen. Tout dépend, bien sûr, de ce qui se cachera derrière le mot « investissement ». Sur ce point, Susan George, présidente honoraire de l’Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (Attac), est inquiète. « Il y a tout à parier que la définition la plus large sera retenue : l’investissement classique, mais aussi les actions, les obligations et tous les instruments spéculatifs ; sans oublier la propriété intellectuelle, foncière, et les ressources naturelles. Comme pour l’Accord multilatéral sur l’investissement, qui a heureusement été abandonné. »
    Ce nouveau mécanisme juridique serait à même de « rassurer les marchés financiers ». Ce qui, justement, n’est pas forcément rassurant. Les procès se multiplient aux États-Unis, au Canada et au Mexique depuis l’adoption, en 1994, de l’Accord de libre-échange nord-américain (Aléna). Ainsi, par exemple, la société Metalclad a obtenu des millions de dollars d’indemnités à la suite du refus par des autorités mexicaines d’autoriser ses activités d’enfouissement de déchets toxiques sur un site qu’elle avait acquis. De même, la compagnie américaine Lone Pine Resources réclame 250 millions de dollars au Québec, qui a interdit l’exploitation du gaz de schiste par fracturation hydraulique. « Les États-Unis pourraient chercher à imposer ce modèle durant les négociations avec l’UE », reconnaît Pascal Kerneis.
    Basé à Bruxelles, ce dernier a participé à la préparation des négociations transatlantiques aux côtés d’autres organismes, comme Business Europe, qui regroupe les organisations patronales de toute l’UE. Que se dit-il dans ces conciliabules ? L’information est confidentielle. Deux associations qui scrutent l’activité des lobbyistes à Bruxelles – l’Observatoire de l’Europe des entreprises (Corporate Europe Observatory, CEO) et l’Institut transnational (Transnational Institute, TNI) – ont utilisé une procédure administrative qui leur a permis de recevoir les documents internes des services de la Commission européenne qui préparent ce traité. Ils sont édifiants (le rapport en anglais du CEO et du TNI : A Transatlantic Corporate Bill of Rights est disponible sur www.corporateeurope.org ou www.tni.org). Ainsi, dans un e-mail que La Vie a consulté, un haut fonctionnaire rapporte à ses collègues des propos qu’aurait tenus le même Pascal ­Kerneis, le 8 juillet 2011, lors d’une réunion avec la délégation de la Chambre américaine du commerce auprès de l’UE : « La protection de l’investissement ne devrait pas être sacrifiée pour des objectifs de politique publique, y compris les droits humains et du travail. »
    Interrogé, Pascal Kerneis ne se souvient pas, sur le moment, de cette réunion mais il assure n’avoir « jamais dit cela. D’autant que mes attributions n’ont rien à voir avec les droits relatifs au travail… » Pour lui, la position du Fes est claire : le traité n’aurait pas d’intérêt si des secteurs d’activité comme le transport aérien ou maritime, par exemple, étaient exclus de la protection des investissements au cours des traditionnels marchandages qui ponctueront l’élaboration du texte.
    Certes, mais le rapport du CEO et du TNI comprend d’autres propos similaires. Ainsi, Peter H. Chase, vice-président de la Chambre américaine du commerce en Europe estime que, dans les négociations, « la partie américaine devrait être capable d’expliquer clairement pourquoi une définition large de l’investissement est nécessaire ; ainsi que les dangers des exemptions superflues que souhaite le Parlement européen en matières sociale, environnementale et de régulation ». C’est donc bien de la vie de tout un chacun qu’il est question finalement sous le vernis technique de ce traité. Comme le remarque Pia Eberhardt, chercheuse au CEO : « Pourquoi faudrait-il que les législateurs attribuent au monde des affaires un outil capable de peser autant sur ­l’intérêt général ? ».
    Un traité similaire refusé par la France en 1998
    Il y a 15 ans, en octobre 1998, Lionel Jospin annonçait le retrait de la France des négociations menées par les pays riches en vue de la mise en place de l’Accord multilatéral sur l’investissement (Ami). Ce texte prévoyait déjà la libéralisation accrue des échanges et, surtout, la possibilité pour les multinationales de traduire en justice des États qui auraient lésé leurs « investissements ». Par ce geste politique, celui qui était alors le Premier ministre de Jacques Chirac a donné le coup de grâce à un texte qui était négocié en secret depuis des années et qui, par bien des aspects, sert aujourd’hui de moule au futur Traité transatlantique. L’Ami avait coalisé contre lui des députés européens, les milieux de la culture, des syndicats, des associations écologistes, de solidarité entre le Nord et Sud, de défense des droits de l’homme, etc.
    http://www.lavie.fr/hebdo/2013/3547/l-europe-au-tribunal-des-multinationales-21-08-2013-43319_527.php

  • « Ils ont dit la vérité. Ils seront exécutés. » ✻

    « En ces temps d’imposture universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire. » G. Orwell.
    Polémia a reçu d’un correspondant étranger un texte émanant d’un essayiste britannique qui illustre parfaitement ce qui se passe aujourd’hui au sujet de la Syrie. Une fois encore, avec des desseins non avoués, les grands de ce monde, dans la plus profonde hypocrisie, s’érigent en shérifs planétaires, lancent leurs accusations sans la moindre preuve et se convainquent de « punir » un chef d’Etat souverain sans même attendre le résultat de la commission d’enquête onusienne. La dite commission a reçu pour mission de découvrir qui de Bachar Al-Assad ou des rebelles sont les auteurs de l’attaque chimique du 21 août. Le cynisme de Messieurs Hollande et Fabius est incommensurable. Peu leur chaut le résultat de l’enquête onusienne, pour eux, il n’y a aucun doute : le coupable c’est Bachar El-Assad. Or si la réalité peut être tout autre, le prétexte est bon pour détruire la Syrie comme ont été détruits l’Irak et la Libye.
    Dans son article, Joseph Couture analyse les motivations profondes de Manning, Assange et Snowden, mais ils ne sont plus en état de révéler les véritables mobiles d’Obama, de Cameron, de Hollande, suivis de Merkel et consorts. Ils ont été définitivement muselés.
    Nous produisons ci-dessous la traduction du texte de Joseph Couture.
    Polémia
    Trois héros, une erreur.
    Dans quel piège le soldat Bradley Manning, Julian Assange et Edward J. Snowden sont-ils tombés tous les trois ? C’est d’avoir cru que, d’une certaine manière, le simple fait de dévoiler une injustice aurait une sorte de pouvoir correcteur magique et inhérent.
    Chacun d’entre eux avait dû croire, de tout son cœur, que si seulement les gens savaient « la vérité », les choses changeraient. Ce n’est pas vrai.
    L’histoire récente a prouvé que, en réalité, c’est le contraire qui est vrai. Ensemble, Bradley Manning et Julian Assange ont révélé les crimes de la machine de guerre américaine en Irak. Sans doute cette action est-elle l’une des raisons principales pour lesquelles les Américains ont mis fin au conflit. Ces dénonciateurs auraient pu partir « la tête haute », mais ils ont été contraints de le faire en plein milieu de la nuit, la queue entre les jambes.
    Quelles ont été les conséquences de la révélation au monde de ces crimes? En gros, la guerre est plus ou moins oubliée et passée par pertes et profits, comme une grosse boulette, au lieu d’être vue comme l’atrocité qu’elle a vraiment été.
    Aucune personne de quelque envergure n’a été tenue pour responsable de quoi que ce soit et tout un tas d’entrepreneurs militaires se sont enrichis. Le prix qu’ont payé Manning et Assange a été la perte de leur liberté à jamais. Manning ne verra probablement plus jamais la lumière du jour maintenant qu’il a été condamné pour espionnage pour avoir révélé les crimes commis par les vrais criminels. Assange aura de la chance si son pire destin reste de ne jamais plus quitter les limites de l’ambassade de l’Equateur.
    Et puis, il y a d’autres exemples où l’on constate un accroissement de la « prise de conscience du public ». Comme quand les Américains ont pris conscience du fait que leur gouvernement enlève régulièrement des gens partout dans le monde et les envoie dans des pays tiers pour y être torturés. La conséquence de tout cela n’a été qu’une question de sémantique. Ils ont présenté leurs péchés sous une autre forme pour qu’ils sonnent mieux. En effet, les « méthodes d’interrogatoire renforcées » et les « extraditions extraordinaires » sonnent vraiment beaucoup mieux que les tortures et les enlèvements. Une fois le vocabulaire nettoyé, les gens ont commencé à en parler ouvertement. On a même vu des membres du Sénat américain appeler publiquement à torturer le survivant et suspect des attentats de Boston. Ce dernier est un garçon qui, en tout cas, est toujours citoyen américain et innocent jusqu’à preuve du contraire. Mais être citoyen du plus grand pays de la Terre ne semble pas beaucoup compter aujourd’hui.
    Et voilà que maintenant on discute ouvertement du programme américain des drones visant des individus (y compris des Américains) pour les assassiner sans le moindre procès, sans la moindre surveillance ou sans la moindre responsabilité.
    Il fut un temps où il y eut de grandes controverses, au moment où ces histoires ont éclaté. Maintenant, c’est banal, une routine que beaucoup acceptent comme quelque chose de normal. Arrive Edward Snowden, un jeune idéaliste qui pensait que le fait de révéler le système orwellien de surveillance dans lequel nous vivons en provoquerait en quelque sorte la fin. Ses actes ont certainement fait couler beaucoup d’encre. Il y a eu une quantité considérable de discussions sur les capacités exactes et l’ampleur des projets menés actuellement dans le monde entier.
    Quel en a été le véritable résultat ? Les gens ont été très sensibilités, c’est sûr. Mais cette sensibilisation n’a pas apporté le changement espéré par Snowden. Au contraire, elle a apporté une indifférence à grande échelle et une résignation défaitiste chez le public américain majoritairement apathique.
    Maintenant, comme l’avait voulu Snowden, tout le monde sait la vérité – et on n’en a pas tenu compte. Ce qui est presque toujours le cas.
    Ah, si ! Il y a une chose sur laquelle vous pouvez compter : ils qualifieront le messager de traître et le pourchasseront jusqu’au bout du monde.
    On connaît la célèbre citation : « En ces temps d’imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire ». Ici nous avons trois révolutionnaires qui ont un simple et unique but : ils voulaient que le monde sache la vérité sur ce qui était fait en leur nom. Ils espéraient sûrement du fond du cœur que la justice suivrait. Cela n’a pas été le cas. Prenez-moi pour un cynique, mais je pense que cela ne se produira pas.
    Ce qui résulte de leur courage, c’est l’aggravation des crimes réels grâce à la complaisance du public.
    Ces hommes ont eu autant d’impact qu’il était possible de l’espérer.
    Mais, semble-t-il, cet impact n’a eu absolument aucun impact.
    Joseph Couture
    Auteur londonien
    Collaborateur de l’agence QMI
    8/08/2013
    Traduction par René Schleiter pour Polémia
    ✻ Guy Beart
    http://www.polemia.com/ils-ont-dit-la-verite-ils-seront-executes-guy-beart/

    Titre original : Couture: Whistle-blowers like Snowden are turned into