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magouille et compagnie - Page 2622

  • La France d’en-bas contre l’Europe d’en-haut par Georges FELTIN-TRACOL

    Le 29 mai dernier, à une forte majorité, le corps électoral français a rejeté la ratification du Traité constitutionnel européen (T.C.E.). Trois jours plus tard, le 1er juin, les électeurs néerlandais ont fait de même, plus massivement encore. Cette double victoire du non a plongé l’eurocratie dans la consternation, l’hébétude et la rage. Malgré la nette victoire du oui survenue au Luxembourg le 10 juillet suivant, l’état comateux du T.C.E. demeure.

     

    La vigueur du non français a surpris les observateurs. Il signifie le cinglant désaveu du peuple envers une certaine manière de faire campagne. Matraqué par une intense propagande « oui-ouiste » orchestrée par la quasi-totalité du personnel politique, reprise et démultipliée par la grande presse et les grands médias, l’électeur, d’instinct, s’est opposé à ce nouveau « bourrage de crâne ». « Ce non est bien évidemment une réaction automatique, immédiate, à l’ultimatum qu’a été dès le début ce référendum, commente Jean Baudrillard. Réaction à cette coalition de la bonne conscience, de l’Europe divine, celle qui prétend à l’universel et à l’évidence infaillible, réaction à cet impératif catégorique du oui, dont les promoteurs n’ont même pas supposé un seul instant qu’il pouvait constituer un défi – et donc un défi à relever. Ce n’est donc pas un non à l’Europe, c’est un non au oui, comme évidence indépassable » (Libération, 17 mai 2005).

     

    Déçus, amers et vindicatifs (comme le prouve l’hallucinant et édifiant éditorial de July dans Libération du 30 mai), les tenants du oui ont beau jeu de souligner l’hétérogénéité du non. Pour la circonstance, la distinction gauche-droite a su s’éclipser au profit d’une convergence circonstancielle et momentanée de périphéries radicales, contestataires et oppositionnelles contre un centre modéré, gouvernemental et installé. D’après les enquêtes d’opinion, la majorité des électeurs « nonistes » provient de la gauche. Pour le démographe Hervé Le Bras, il ne fait aucun doute que « la carte des résultats du référendum donne un verdict clair : le non de 2005 épouse la géographie de la gauche, pas celle de l’extrême droite » (Libération, 1er juin 2005). « L’importance de la victoire du non, insistent Bruno Cautres et Bernard Denni, doit donc assez peu aux souverainistes qui, à la différence de 1992, ne se retrouvent en nombre qu’au F.N. et au  M.P.F. » (Libération, 7 juin 2005). Annie Laurent confirme cette analyse en précisant qu’« à l’aune des élections régionales de 2004, la gauche parlementaire représente 44 % du vote non, la droite parlementaire 18 % et le F.N. 28 % » (Le Figaro, 14 juillet 2005). « Pour le philosophe Philippe Reynaud, signale Nicolas Weill, “ ce qui l’a emporté, c’est avant tout une problématique sociale, antilibérale et anticapitaliste ” » (Le Monde, 4 juin 2005).

     

    Un non pluraliste

     

    La part de la gauche dans le succès du non est indéniable. Il faut toutefois appréhender ce non de gauche comme passéiste et rétrograde. Tout au long de la campagne, les dissidents des Verts et du P.S. (Fabius, Mélenchon, Emmanuelli, Montebourg), José Bové, le P.C.F., la L.C.R., Lutte ouvrière, l’extrême gauche et la C.G.T. ont défendu l’« exception française », les « acquis sociaux » et le droit illimité et incompressible à la « gréviculture ». Critiquant surtout la troisième partie économiciste du texte, ils ont encouragé une certaine conception de la France, sœur jumelle survivante de l’Albanie maoïste d’Enver Hodja, dernière réserve à dinosaures bourdivins, ultime « Sovietic Park » au monde. La gauche revendicative a favorisé un non de résignation, car elle est incapable de comprendre les défis du XXIe siècle, aveuglée par une grille de lecture antédiluvienne remontant à la Ire Révolution industrielle ! Ne soyons pas surpris d’y retrouver d’indécrottables utopistes, d’ineffables pacifistes et de pitoyables tiers-mondistes. Ainsi, Libération (31 mai 2005) rapporte le témoignage d’un étudiant appelé Jérôme qui a voté « non » parce qu’il n’a « pas envie de créer une seconde superpuissance qui, comme les États-Unis, pillerait les pays d’Afrique » (sic). La sottise idéologique reste d’actualité !

     

    La deuxième composante du non rassemble la nébuleuse souverainiste, national-républicaine et nationiste, c’est-à-dire le F.N. et le M.P.F., bien évidemment, mais aussi le M.N.R., les gaullistes de Charles Pasqua et de Nicolas Dupont-Aignan, les chevènementistes, les royalistes, le Parti des travailleurs de Daniel Gluckstein (catalogué « national-trotskyste »), les chasseurs de C.P.N.T., etc. D’une argumentation plus fondée, leur non n’est pas moins présentiste et paradoxal. Ils condamnent, à juste titre, ce qu’entreprend l’Europe technocratique, c’est-à-dire l’éradication et le remplacement des identités populaires par un grand marché planétaire, tout en reproduisant cette démarche ethnocidaire dans l’Hexagone. Plus exactement, la bureaucratie bruxelloise reprend la méthode jacobine républicaine hexagonale afin d’édifier un super-État centralisé européen. Ne s’exemptant pas de contradictions, ils défendent avec acharnement la langue française, mais méprisent les langues régionales et vernaculaires ! Au nom d’une francophonie mythique, ils acceptent les migrants du Maghreb et d’Afrique noire, mais accusent le « plombier polonais » et la « coiffeuse hongroise » de « manger le pain des Français ». Dans Le Figaro du 31 juin 2005, un certain Nordine, chauffeur de taxi de son état, explique son vote négatif par un raisonnement xénophobe : « L’Europe va s’épuiser en voulant renflouer l’Est. Les Roumains et les Polonais que je vois ici ne respectent rien. » Tiens donc ! Les « jeunes » des banlieues qui brûlent les voitures viendraient-ils d’Europe de l’Est ? L’information sensationnelle vaut son pesant de cacahuètes. Le discours souverainiste atteint ici ses limites. Son fixisme autour d’une France idéalisée par les « quarante rois qui… » (on connaît la chanson) et les « hussards noirs de la République », l’empêche de comprendre les grandes mutations de notre temps. Il est intéressant de remarquer que les territoires dont les élus sont des ténors de l’État-nation (la Vendée pour Philippe de Villiers, les Yvelines pour Christine Boutin, Maison-Laffitte pour Jacques Myard, les Hauts-de-Seine pour Charles Pasqua) ont porté le oui en tête.

     

    La dernière catégorie du non ressort de la marginalité. Elle n’en est pas moins fondamentale, car porteuse d’une ambition européiste s’appuyant sur l’identité, la souveraineté et la puissance. C’est un non d’avenir qui entend bouleverser l’actuel paysage politique et politiser l’enjeu européen. C’est déjà en bonne voie puisque « les référendums sur l’Europe réussissent là où échouent les élections au Parlement européen : créer un espace démocratique pour organiser le débat autour de la construction européenne » (B. Cautres et B. Denni, art. cit.). Ce non d’avenir dépasse de loin le non droitier et le non gauchiste. En effet, « si l’on retient qu’il s’agissait d’abord d’un non identitaire s’opposant à un élargissement sans limites, à une fédéralisation d’éléments clés des politiques nationales, et à une réduction des protections sociales nationales sans contreparties apparentes pour les salariés exposés, la réponse ne peut résider dans un replâtrage de l’Union. C’est une refondation de la construction européenne qui s’impose » (Christian Saint-Étienne, Le Figaro, 18 et 19 juin 2005). Et l’auteur d’ajouter, avec pertinence, que « le non social est un non identitaire au sens où les salariés ont l’impression qu’on veut casser les protections nationales pour mieux les laminer dans une Union qui, du fait d’un élargissement sans limites, a changé de nature ». « Est-ce à dire que la question sociale primerait désormais sur la question nationale ? “ L’une et l’autre sont liées ”, fait observer l’historien de l’Europe Robert Frank, de l’université Paris-I. Le chômage que la France connaît depuis des décennies représente un ferment “ destructeur de l’identité nationale ”. Aujourd’hui, pense M. Frank, “ l’identité nationale est multiple et superpose plusieurs attachements, régionaux, nationaux mais également européens ”. Plutôt que de malaise, il préfère parler d’une “ crise de l’identité européenne des Français ” » (Nicolas Weill, art. cit.).

     

    Préparer la Grande Europe identitaire et populiste

     

    Dépassant la stupide et stérile querelle gauche-droite, le non d’avenir identitaire et populiste, car populaire, sait, comme semble le convenir Emmanuel Todd, que « les milieux populaires, ouvriers et employés, représentent 50 % du corps électoral, et que cette proportion explique les instabilités du système politique français. Les ravages du libre-échange, dont souffrent les milieux ouvriers, ont encore radicalisé leur révolte. […] La vraie nouveauté est l’entrée en fureur d’une parties des classes moyennes » (Emmanuel Todd, Le Nouvel Observateur, 9 – 15 juin 2005). Attirons toutefois l’attention sur le discret mépris à l’égard des couches populaires. E. Todd semble leur reprocher l’instabilité politique comme s’il croyait que la politique ne fût que la version sophistiquée de La Petite Maison dans la prairie et non l’acceptation du conflit. C’est indéniable : « le non, de “ gauche ” ou d’extrême droite, confirme le géographe Jacques Lévy, contient une incontestable composante nationaliste, à la fois sous la forme d’un protectionnisme commercial, relancé à propos des services par la directive Bolkenstein, et d’un refus de la libre circulation » (Libération, 1er juin 2005). Il en résulte « une recomposition du champ politique. Au clivage gauche-droite s’est substituée une ligne de partage qui oppose schématiquement le “ peuple ” aux “ élites ”, les radicaux aux modérés, les électeurs anti-système à ceux qui se reconnaissent dans les partis de gouvernement. En ce sens, le 29 mai n’est pas un nouveau 10 mai, mais bien plutôt un super-21 avril. Or cette recomposition s’est opérée autour du rapport à l’État et à la nation. Plus précisément, la question sociale a rejoint la question nationale » (Claude Weill, Le Nouvel Observateur, 9 – 15 juin 2005).

     

    Plus généralement, la victoire du non démontre la faillite des oligarchies. Le 29 mai restera comme une magnifique claque donné à un Établissement plus attiré par les lubies mondialistes libérales-libertaires de la « Nouvelle Classe » que par les inquiétudes légitimes du peuple. Il est cependant navrant d’employer le beau mot d’« élite » pour désigner les couches dirigeantes maffieuses qui monopolisent la politique, l’économie, les syndicats, la culture, les médias, et qui asservissent la France. Si elles forment une élite, c’est très sûrement dans la gabegie des ressources, le détournement des finances et le conformisme politique ! Elles sont les élites de la nullité; une parodie d’élite. Le seul terme adéquat qui leur convient est celui d’« oligarchie ». Dans Sinistrose. Pour une renaissance du politique (Flammarion, 2002), Vincent Cespedes observe que la France vit en non-démocratie : en-dehors de l’exercice d’un droit de vote formel et illusoire car sans grand effet, le citoyen est réduit à la figuration politique. Le fort taux de participation sur un sujet a-priori jugé compliqué par les oligarques prouve a contrario l’intérêt du peuple pour la Res Publica.

     

    Emmanuel Todd croit que « les gens du oui ont choisi leur défaite. Les gens du oui, compétents, les élites, se sont refusé, ou ont été incapables, de définir une Europe effectivement protectrice » (art. cit.). La dénonciation reste bien modeste. Traduirait-elle en fait sa lassitude et son agacement de Todd de faire partie des perdants, une fois encore après Maastricht en 1992 ? « La classe politique française toute entière porte dans cet échec une énorme responsabilité, écrit pour sa part Alain Caillé. Vis-à-vis de l’Europe, elle n’a su que cumuler arrogance, ignorance et incompétence. Arrogance aussi longtemps qu’elle a cru pouvoir donner le la en Europe. Ignorance de la réalité des autres pays qui rejoignaient l’Europe. De la réalité tout court. Incompétence dans le rapport aux nouvelles institutions européennes. Les députés français y brillent plus souvent par leur absence que par leur force de proposition. Force est de constater qu’aucun des grands partis français n’a su développer un discours sur l’Europe, totalement absente de la dernière présidentielle ou des dernières législatives » (Libération, 24 mai 2005). « Cela signifie, poursuit Jean Baudrillard, la faillite du principe même de la représentation, dans la mesure où les institutions représentatives ne fonctionnent plus du tout dans le sens “ démocratique ”, c’est-à-dire du peuple et des citoyens vers le pouvoir, mais exactement à l’inverse, du pouvoir vers le bas, par le piège d’une consultation et d’un jeu de question / réponse circulaire, où la question ne fait que se répondre oui à elle-même » (art. cit.). Le scrutin du 29 mai 2005 indique l’état de sécession du peuple. Son exaspération peut, à plus ou moins long terme, virer en révolution, avec le risque d’une reprise en main possible par les gauchistes et leurs alliés islamistes.

     

    Néanmoins, « le non identitaire ouest-européen pourrait servir de socle à un renouveau de la construction européenne [car] s’interdire d’analyser les non français et hollandais pour ce qu’ils sont, c’est s’interdire de penser la refondation de l’Europe. L’avenir de l’Europe ne peut se construire que sur la vérité et la lucidité » (Christian Saint-Étienne, art. cit.). La construction européenne voulue par ses fondateurs dans une direction intégratrice fonctionnaliste paie maintenant au prix fort son absence de politisation. « Car, insiste Alain Caillé, le défaut majeur auquel a succombé la construction européenne est connu : avoir préféré l’élargissement économique à sa consolidation politique » (art. cit.).

     

    L’urgente et souhaitable politisation ne doit pas toucher que les instances européennes, elle doit aussi concerner la France et ses terroirs. L’alternative est désormais simple : ou les oligarchies sourdes, autistes et aveugles poursuivent leur travail de dissolution des identités ethniques, culturelles et populaires dans le grand chaudron de la mondialisation avec les inévitables réactions de résistance et de rejet, ou les peuples retrouvent leur citoyenneté,  recouvrent, enfin, le pouvoir de décider de leur destin.

     

    Georges Feltin-Tracol http://www.europemaxima.com

  • Femmes au volant, oui, mais faudra payer davantage…

    Lu ici :

    « Les assureurs ne pourront désormais plus pratiquer des tarifs différents pour les femmes et les hommes, en application d’une décision de la Cour de justice de l’Union européenne qui va surtout pénaliser les jeunes conductrices.

    Dans sa décision, rendue le 2 mars 2011, la Cour avait donné vingt mois aux assureurs pour se mettre en ordre de marche. À compter de vendredi, tous les nouveaux contrats sont concernés, tandis que le stock des contrats existants échappe aux nouvelles obligations. Une proportion importante des produits d’assurance proposés aux particuliers faisait jusqu’ici l’objet d’une segmentation basée sur le sexe, en premier lieu l’assurance automobile, souscrite pour 37,7 millions de véhicules en France en 2010. De sources concordantes, les jeunes conducteurs payaient, en moyenne, 20 % à 30 % de plus que les jeunes conductrices, car ils provoquent davantage d’accidents, d’une gravité moyenne plus importante ».

    Comme quoi, les clichés…

    http://www.contre-info.com/

  • Les États européens ont versé 1600 milliards d’euros d’aides aux banques depuis la crise

    Les aides d’État accordées au secteur financier dans l’Union européenne se sont élevées au total à 1.600 milliards d’euros entre le début de la crise en octobre 2008 et fin décembre 2011 selon un document publié vendredi par la Commission européenne.

    Cette somme représente 13% du PIB de l’UE, selon le tableau de bord des aides d’État portant sur 2011. La grande majorité, soit 67%, était constituée de garanties publiques sur le financement des banques.

    L’année 2011 a également été la dernière où la Commission a appliqué des règles temporaires en matière d’aides d’État pour aider l’économie réelle en période de crise. Ce type d’aide, accordé à l’ensemble de l’économie, a représenté 48 milliards d’euros en 2011, soit 0,037% du PIB de l’UE et une diminution de plus de 50% par rapport à l’année précédente.

    Cela reflète, selon la Commission, à la fois un faible recours à ces aides par les entreprises et les contraintes budgétaires qui pèsent sur la plupart des États.

    Le total des aides non liées à la crise à diminué, atteignant 64,3 milliards d’euros en 2011, soit 0,5% du PIB européen. Il s’agit “d’une tendance à la baisse sur le long terme“, a indiqué Antoine Colombani, porte-parole du commissaire européen à la Concurrence, Joaquin Almunia, soulignant que ces aides représentaient encore 2% du PIB de l’UE dans les années 1980.

    Enfin, selon le tableau de bord, fin juin 2012, environ 85% du montant total des aides illégales, car contraires aux règles européennes de la concurrence, avait été reversé par leurs bénéficiaires aux autorités. Cela représente plus de 13,5 milliards d’euros.

    L’Expansion   http://fortune.fdesouche.com

  • VINCENT PEILLON FAIT PRIMER L’ÉDUCATION SUR L’INSTRUCTION, UNE INTERVIEW D’ANNE COFFINIER DANS JOL

    Après cinq mois de travail, le projet de loi sur la refondation de l’école est prêt. Ce projet, qui devait être présenté au Parlement fin novembre, le sera finalement début 2013, après avoir été adopté en Conseil des ministres fin janvier. Anne Coffinier, directrice générale de la Fondation pour l’école, explique au média en ligne JOL comment le Ministre a choisi de faire primer l’éducation sur l’instruction et pourquoi il est grand temps, selon elle, de dépolitiser l’école.

    JOL Press : Qu’est ce qui vous paraît le plus important dans le projet de Vincent Peillon ?

    Sur la forme

    Anne Coffinier : Le texte en lui-même appelle, il me semble, quelques commentaires : très long – comme l’était aussi la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école conçue par François Fillon en 2005 - ce texte illustre parfaitement la tendance française à l’inflation juridique, si bien dénoncée par Jean Foyer et Jean Carbonnier. Cet excès de textes étouffe les professeurs plus qu’il ne leur apporte de solution. À mon sens, le monde de l’enseignement aurait au contraire besoin d’un cadre juridique allégé, recentré sur l’essentiel et respectant ses libertés.

    Le projet de loi comprend trop de modifications de façade qui compliquent inutilement la situation : à quoi bon par exemple rebaptiser des organismes existants comme les IUFM qui deviennent des ESPE (Écoles supérieures du professorat et de l’éducation), ou le haut conseil à l’éducation qui sera transformé en conseil national d’évaluation du système éducatif ?

    Le gouvernement a aussi cédé à une autre tentation bien française : la création de nouveaux observatoires. Comme si l’on en avait pas assez ! Cela me fait penser à une blague que l’on racontait à l’Ena : « Une équipe d’aviron qui perdait régulièrement en compétition décida de nommer un observateur de l’équipe (donc une personne qui ne ramerait plus tout en continuant à peser son poids dans le bateau) pour trouver la solution. Et comme cette décision entraînait une défaite encore plus cuisante la course d’après, on décidait d’instituer un deuxième rameur qui observerait l’observateur, etc. » Ici, c’est tout comme. On aura donc de nouveaux comités Théodule, comme aurait dit de Gaulle : le Conseil supérieur des programmes, l’Institut des hautes études de l’éducation nationale (sans parler de l’observatoire de la laïcité, dont la création a été annoncée en dehors de ce projet de loi). [...]

    La suite sur JOL Presse

    http://www.actionfrancaise.net/

  • Le SIEL aux avant-postes de la mobilisation nationale contre le prétendu "Mariage" homosexuel

    Le SIEL s'élève contre le projet de loi instituant un prétendu "mariage" homosexuel, qui, outre qu'il ne correspond pas à la définition du mariage, aurait immédiatement ou plus tard de graves retentissements : modifications en profondeur du code civil, adoption par des couples homosexuels, procréation dite "médicalement assistée", gestation pour autrui…

    Le SIEL, qui défend le modèle familial, s'inquiète des dérives juridiques et des bouleversements anthropologiques considérables qui malmèneraient les fondements de la civilisation française. Il appelle donc ses membres, amis et sympathisants à se joindre à la grande manifestation d'opposition nationale du 13 janvier prochain.

    Alors que les débats sur l'embryon humain et l'euthanasie sont également au menu du calendrier parlementaire, le SIEL estime qu'une information plus précise doit être donnée aux Français sur le monde nouveau, mais pas nécessairement meilleur, qui se prépare; un monde où la règle du "genre" tentera de s'impose aux lois naturelles, où la vie, de la conception à la mort naturelle, ne sera plus protégée, où l'ensemble de la vie sociale serait peu à peu soumise aux seules lois de la marchandise et de la jouissance individuelle. Il n'est pas sûr qu'une majorité de Français veuillent de ce monde, ni qu'ils en mesurent les conséquences, immédiates ou lointaines : sur tous ces bouleversements, une longue réflexion collective est nécessaire.

    http://www.siel-souverainete.fr/

  • Pourquoi tant de haine ? Courage… Frigide Barjot !

    Comme chacun sait, la rumeur est assassine. Frigide Barjot, coordonnatrice de la grande manifestation du 17 novembre dernier, est mal payée pour le savoir. Attaquée d’un côté par des associations homosexuelles, aussi minoritaires qu’actives et qui pourraient se réunir dans des cabines téléphoniques.

    De l’autre, par des catholiques énervés. Mise au point.

    Quand il y a le feu dans la maison, on ne demande pas aux pompiers leur carte d’identité. Pas plus qu’on n’exige d’eux de savoir s’ils vont à la messe le dimanche, à la mosquée le vendredi midi ou à la synagogue le vendredi soir. Et puis, et c’est là qu’elle a brisé un tabou : existent des homosexuels de droite ou de gauche, des catholiques et des musulmans, qui peuvent militer contre le « mariage pour tous »…

    Ainsi, Frigide Barjot, de son nom de scène, Virginie Merle, à la ville, est-elle femme d’aujourd’hui. Si elle conteste les dérives de son temps, elle participe néanmoins de son époque. Et s’inscrit, avec son époux, Basile de Koch, président à vie du groupe humoriste Jalons, sans lequel Les Guignols de l’info ou Groland n’auraient sûrement jamais existé, dans une ancestrale tradition d’humoristes et d’empêcheurs de penser en rond, dont il faut encore savoir, derrière les plaisanteries de potaches, aller dénicher la vérité des choses.

    Sans elle, sans son carnet d’adresses, ses réseaux et sa parfaite connaissance du petit monde médiatique, jamais ces centaines de milliers de Français n’auraient défilé, ce 17 novembre dernier, dans les rues de France. Mais le succès, surtout lorsque massif et inattendu, a son prix. Et celui que cette dame est sommée d’acquitter nous paraît bien lourd. [...]

    Camel Bechikh - La suite sur Boulevard Voltaire

    http://www.actionfrancaise.net

  • Hollande et la haine de soi

    On se souviendra longtemps de cet exercice de faux-cul auquel s’est livré, ce jeudi 20 décembre, François Hollande en Algérie qui n’a pas hésité, pour qui sait lire entre les lignes de ses propos scandaleux, à traîner la France à Canossa.

    En déclarant, devant les parlementaires algériens que « pendant 132 ans, l’Algérie a été soumise à un système profondément injuste et brutal (…). Ce système a un nom : c’est la colonisation et je reconnais ici les souffrances que la colonisation a infligées au peuple algérien ». Et même si Hollande proclame hypocritement son « respect de la mémoire, de toutes les mémoires », on aura beau dire tout ce que l’on veut, son discours montre qu’il a battu la coulpe de la France, ainsi qu’en témoignent les applaudissements nourris qui sont venus ponctuer sa harangue. En prétendant livrer sa « vérité sur le passé, vérité sur la colonisation, vérité sur la guerre avec ses drames, ses tragédies, vérité sur les mémoires blessées », l’ancien député de Corrèze a, de nouveau, administré la preuve qu’il n’est, décidément pas, à la hauteur de sa fonction.

    On est loin du candidat à la présidentielle qui se réclamait spirituellement et intellectuellement de Mitterrand, lequel, regnante, a toujours obstinément refusé de ceindre le cilice de la méa-culpance, au nom des méfaits supposés de la France, s’inscrivant en cela dans une tradition innovée par Georges Pompidou. François Hollande s’est comporté comme un vulgaire chef de parti. La teneur de ses propos n’est d’ailleurs pas sans rappeler ceux proférés par Martine Aubry au Sénégal (après ceux de Ségolène Royal), lorsque la ci-devant Première secrétaire du PS déclamait, dans un lyrisme de carton-pâte, « reconnaître les crimes et les drames de l’esclavage et de la colonisation », et, péremptoire, au prix d’un négationnisme éhonté, professait que « l’homme est né en Afrique. C’est par ce continent que le monde s’est peuplé ». « C’est curieux, chez les marins, ce besoin de faire des phrases », s’étonnait Michel Audiard. De la même façon, on peut trouver incongru, chez les néo-socialistes, ce besoin de refaire l’histoire… Mais Hollande a, paraît-il, été élu à la présidence de la République. Aux termes de l’article 5 de notre Constitution, « le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’État ». Assigné à cette fonction d’arbitre, le président de la République se doit, en effet, de se situer au-dessus des contingences partisanes, comme de toute faction, et, a fortiori, de toute communauté (voire communautarisme). [...]

    Aristide Leucate - La suite sur NdF

    http://www.actionfrancaise.net

  • Synthèse nationale part en campagne contre SOS-Racisme

    Un entretien avec Roland Hélie, directeur de la revue nationale et identitaire Synthèse nationale.
    RIVAROL : Vous venez de lancer une campagne militante pour la dissolution de SOS-Racisme. Pourquoi ?
    Roland HÉLIE : Comme nous l'avons annoncé lors de la 6e journée de Synthèse nationale qui s'est déroulée à Paris le 11 novembre dernier, notre revue, au-delà de sa vocation purement éditoriale, entend désormais prendre des initiatives militantes afin de dénoncer les impostures qui gangrènent notre pays. Or, au premier rang de ces impostures, nous trouvons toutes les officines prétendument antiracistes. Depuis des années ces officines, grassement entretenues à coup de subventions publiques, polluent, à coup de diktats idéologiques pour les plus dociles et de procédures judiciaires pour les plus récalcitrants, le débat politique sur l'immigration. Elles servent les intérêts du mondialisme et portent une lourde part de responsabilité dans le processus de dilution de notre identité et, quelque part, elles favorisent aussi l'islamisation rampante de la France. Voilà pourquoi nous avons décidé de lancer cette campagne nationale pour la dissolution de la plus voyante d'entre elles, à savoir SOS-Racisme.

    R. : Mais SOS Racisme n'est pas la seule officine de ce type. Pourquoi avoir concentré vos tirs sur elle ?
    R. H. : Certes elle n'est pas, loin s'en faut, la seule. Toutes ces organisations mériteraient effectivement que l'on s'intéresse plus à leurs agissements. Néanmoins SOS-Racisme est sans doute, par son histoire et ses combines douteuses, la plus emblématique. Rappelez-vous dans quelles conditions elle fut créée. Au milieu des années 1980, Mitterrand, alors président et en chute libre dans les sondages, eut l'idée de favoriser le lancement de ce mouvement afin de rameuter dans le giron de la gauche une partie de la jeunesse qui semblait lui échapper. En jouant sur la crédulité et les bons sentiments SOS-Racisme, dont l'organisation avait été confiée à un groupe de militants trotskistes issus de la Ligue communiste révolutionnaire et rassemblé autour de Julien Dray (qui légitimait ainsi son admission au PS), s'imposa très vite comme une véritable machine de guerre contre « la droite » en général et contre le Front national en particulier. En dénonçant régulièrement, comme c'était le cas lors de gigantesques concerts sur la place de La Concorde, toutes velléités d'entente entre « la droite » et le FN, SOS-Racisme offrait à Mitterrand et aux siens la tranquillité de rester à l’Èlysée pour longtemps. Il faut dire que la pusillanimité indécrottable de « la droite » servit largement aussi les intérêts de Julien Dray et de sa clique.
    Depuis, à vrai dire, rien n'a changé... Les acteurs ne sont bien sûr plus tout à fait les mêmes mais SOS-Racisme joue toujours le même rôle néfaste. Voilà pourquoi nous avons décidé de le dénoncer.

    R. : Vous dites que SOS-Racisme sert les intérêts du mondialisme. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?
    R. H. : Nous pensons que le monde n'est plus dirigé aujourd'hui par les gouvernements des États mais par les Conseils d'administration des banques apatrides. Ceux-ci ont réussi à se substituer aux pouvoirs politiques locaux afin d'imposer leur volonté de transformer la planète en un vaste marché mondialisé dans lequel l'Homme ne serait plus, à terme, qu'un vulgaire consommateur juste bon à enrichir les comptes des multinationales. Dans cette conception du monde, il n'y a bien évidement plus de place pour les nations, les civilisations, les races et tout ce qui fait les différences. Il en va de même d'ailleurs pour ce qui est des sexes si l'on s'en tient à la promotion faite de la fumeuse théorie dite « du gender ». Théorie qui fut, rappelons-le au passage, introduite dans les programmes scolaires par un ministre du gouvernement Fillon... Mais revenons à SOS-Racisme. Pour arriver à ses fins, l'hyperclasse mondialiste a besoin de « forces de frappes » destinées à combattre toutes les formes de résistances qui pourraient se développer au sein des peuples et des nations. Voilà le rôle imputé à SOS-Racisme. Lancée il y a 30 ans avec la mission de servir de soupape à la gauche socialiste, elle s'est transformée en petite domestique servile du capitalisme international. Ce n'est pas un hasard si, depuis quelques semaines, SOS-Racisme commence à agiter les idiots utiles de service (Emmanuelle Béart, BHL, le chanteur Renaud, Yannick Noah et les habituels pétitionnaires de la "bien-pensance" institutionnalisée...) pour faire accélérer l'instauration du droit de vote aux étrangers promis par François Hollande dans son programme présidentiel. Notre campagne tombe donc à pic pour contrer cette nouvelle attaque contre ce qui reste de spécificité à notre peuple.

    R. : Comment se déroule votre campagne ?
    R. H. : Celle-ci a débuté par la diffusion d'un tract sur les réseaux sociaux que nous commençons à bien maîtriser. Nous avons ainsi rassemblé en quelques jours des centaines de réponses venant de toute la France et parfois même d'au-delà. Nous venons de publier une plaquette reprenant les arguments que nous développons et qui est envoyée à nos fichiers et aux personnes qui signent notre pétition. Nous avons aussi le soutien précieux de la Nouvelle Droite
    Populaire dont les militants s'activent localement pour relayer notre campagne.
    Disposant hélas de peu de moyens financiers, nous demandons aux signataires de reproduire eux-mêmes notre tract et de le diffuser autour d'eux. C'est déjà le cas dans plusieurs dizaines de communes. Plus ce tract sera diffusé, plus nombreux seront nos compatriotes informés de cette véritable escroquerie publique qu'est SOS-Racisme. Nous demandons aussi à nos contacts de porter nos textes à la connaissance des élus de leurs villes respectives afin que ceux-ci réfléchissent à deux fois lorsqu'ils seront sollicités pour verser des subventions à SOS-Racisme. D faut savoir que les subventions publiques représentent 98 % du budget de cette association. Sans notre argent ces mouvements n'existeraient plus.
    campagne

    R. : Pensez-vous que votre changera les choses ?
    R. H. : En demandant la dissolution, nous avons volontairement placé la barre haute. Alors, même si nous n'obtenons pas gain de cause, car nous savons que nous n'avons rien à attendre du pouvoir actuel, nous aurons au moins réussi à informer nombre de nos compatriotes sur les agissements de cette officine parasitaire antinationale. Nous aurons aussi semé le doute chez de nombreux élus qui, jusqu'à présent souvent par conformisme intellectuel, accordaient les subventions à SOS-Racisme. En cela, ce sera déjà une victoire.
    Trop souvent, la force de nos ennemis réside dans nos faiblesses. Il est temps que la peur change de camp.

    R. : Comment vous aider ?
    R. H. : Contactez-nous, nous vous adresserons notre plaquette ainsi que le tract à diffuser. Aidez-nous à amplifier notre campagne (vous pouvez nous adresser un don par chèque à l'ordre de Synthèse nationale) à Synthèse nationale 116 rue de Charenton 75012 Paris.
    Propos recueillis par Jérôme BOURBON. Rivarol du 21 décembre 2012

  • Euribor, encore un scandale bancaire…

     

    Euribor, encore un scandale bancaire…

    Graphique ci-dessus : Les taux de l’Euribor sont déterminés chaque jour en fonction des données fournies par 44 banques.

    22/12/2012 — 22h30
    PARIS (NOVOpress/Bulletin de réinformation) — Cette fois-ci, certaines banques comme la Société Générale ou l’Union des banques suisses, UBS sont visées par des enquêtes sur l’Euribor. Elles sont accusées d’avoir trafiqué l’Euribor, un taux d’intérêt qui régit les prêts entre banques et qui est utilisé par les banques européennes pour calculer la base de la plupart de leurs prêts.

     

    Ce scandale est la suite du scandale du Libor

    Un scandale similaire arrive en ce moment vers son terme. Des banques sont accusées de la même façon d’avoir trafiqué le Libor : un taux similaire fixé par elles. Ce taux Libor indexe chaque année dans le monde, 600.000 milliards de dollars de prêts accordés aux particuliers et aux entreprises, ce qui représente cinq fois le PIB mondial.

    C’est la banque anglaise Barclays, impliquée dans les deux affaires, qui a permis aux enquêteurs de passer du scandale du Libor à celui de l’Euribor. Aux Etats‑Unis, Barclays a déjà payé 450 millions de dollars pour que les autorités arrêtent les poursuites. On a appris cette semaine que de son coté la banque suisse UBS devra verser 1,1 milliard d’euros d’amendes.

    Et comme à chaque fois, la question se pose : tricherie du système ou malhonnêteté de certains employés

    Les informations que l’on a pour l’instant c’est que ce sont des traders qui entre 2005 et 2008 auraient trafiqué le taux pour augmenter leurs gains. Toutefois, l’ampleur de la fraude rend improbable l’hypothèse de cas isolés : les autorités britanniques ont recensé 58 manipulations de la seule Barclays contre l’Euribor. De plus, des manipulations de cette ampleur sont impossibles à faire par une seule banque. La commission européenne étudie donc la possibilité d’une violation des règles de la concurrence.

    L’on imagine, comme dans tous les scandales bancaires depuis 2008, que les contrôles n’existaient pas

    C’était l’avantage supposé de l’Euribor. Comme il est fondé sur un plus grand panel de banques que le Libor, il devait être plus sûr, moins susceptible de manipulations. Selon certains experts, les amendes pourraient s’élever au total jusqu’à 20 milliards d’euros.

    Crédit image : Peter Lauppert, via Wikipédia, (cc).

    http://fr.novopress.info

  • N’en déplaise aux obsédés du désarmement citoyen

    N’en déplaise aux obsédés du désarmement citoyen La cause est entendue : si la mère d’Adam Lanza n’avait pas possédé d’armes à feu, le massacre dans cette école du Connecticut dont le monde entier, horrifié, a découvert l’existence pour l’occasion, n’aurait jamais eu lieu. Ah bon !

    Sans cette gorgone faite génitrice, Adam Lanza aurait été un jeune garçon comme les autres qui n’aurait jamais eu envie de zigouiller qui que ce soit. Rah bon !

    Quel dommage fils si malheureux ait eu la très mauvaise idée de la trucider en premier… Si au moins elle avait survécue, elle aurait pu être clouée au pilori de l’infamie citoyenne… Faute de mère indigne, les tenants de l’interdiction de posséder des armes à feu en sont réduits à diaboliser des mentalités, un système, des traditions… On sent bien qu’ils enragent de ne pas tenir dans leurs serres médiatiques une victime expiatoire qu’ils pourraient charger de tous les péchés mortifères.

    Rien ne vaut un Néron, un Napoléon, un Hitler en chair et en os… Même en jupon, ça fait l’affaire à merveille. Au diable le féminisme !

    Alors, depuis la tragédie, ce ne sont qu’images de familles éplorées, suivies d’appels à interdire toute détention d’armes, de témoignages de témoins rescapés, suivi d’appels à abolir la loi autorisant l’achat d’armes, de photos de l’école envahie de policiers et même de militaires (bien que le tueur ait mis fin à ses jours, sans doute des fois qu’il la rejoue mort-vivant), de rappels dénonciatoires que les États-Unis autorisent les ventes d’armes, de la venue sur place du président Barack Obama, de condamnations obsessionnelles de la libre circulation des armes à feu, etc. etc. en boucle et toujours… La machine médiatique à formater les cerveaux est lancée à fond, brocardant méthodiquement des millions de tueurs en liberté, tous prêts à massacrer toute concentration humaine sans défense et de préférence enfantine…

    Ces millions de tueurs sont les propriétaires d’armes à feu. Eux et eux seuls. Pas un commentaire, jamais, pour soumettre la possibilité, éventuellement, que les responsables d’une tuerie comme celle de cette école élémentaire de Sandy Hook soient d’abord ceux qui côtoyaient de près ou de loin Adam Lanza et qui ne se sont pas inquiétés plus que ça de ce garçon « (qu’)on remarquait parce qu’il ne parlait à personne et (qui) donnait l’impression d’avoir des difficultés à se connecter avec le monde extérieur. »(1)

    Si sa mère porte une responsabilité dans le drame, c’est à l’évidence par une évidente inattention au comportement de son enfant… Qu’elle ait tenté de lui faire partager sa passion du tir n’a pas fait de lui un dingue, il l’était ! Et s’il n’y avait pas eu d’armes à feu chez lui, à sa portée, nul doute qu’il en aurait trouvé… ou trouvé d’autres moyens – ils sont innombrables ! – pour mener son sanglant rodéo dont on ne sait toujours pas, de la vengeance ou de l’acte existentiel, quelle en a été la véritable motivation.

    Que l’on sache, la vente d’armes à feu n’est pas librement autorisée au royaume de Norvège… Cela n’a guère semblé gêner le sieur Anders Behring Breivik de faire un carton d’été assez spectaculaire sur l’île d’Utøya, en juillet 2011, à l’occasion d’un camp de la ligue des jeunes du Parti travailliste : 77 morts et 151 blessés…

    La vente d’armes n’est pas non plus librement autorisée en France… mais 17 assassinats ont endeuillés la seule Île de Beauté en 2012 (l’année n’est pas terminée), ni ces quatre ou cinq dernières années, où une quinzaine de meurtres par an y ont été commis.(2)

    En 2011, 20 règlements de comptes ont été recensés dans les Bouches-du-Rhône (29 victimes dont 16 morts), dont 15 à Marseille (23 victimes dont 13 morts)… Quant à La Kalachnikov « (elle) a quitté les terres de guérilla pour coloniser nos banlieues “sensibles”. Elle est devenue l’arme à posséder pour contrôler l’économie souterraine. Marseille n’est pas en reste, en témoigne le nombre de réglements de comptes avec ce type d’arme. »(3)

    Mais bien sûr, il s’agit là de criminalité, diront les obsédés du désarmement citoyen ; pas d’acte terroriste sur fond de folie meurtrière… Dommage pour eux que le franco-algérien Mohammed Merah se soit illustré dans le genre : sept victimes dont trois enfants et six blessés…

    De l’île d’Utøya à Toulouse jusqu’à Sandy Hook, quelles que soient les facilitées pour cela, les tarés trouvent toujours à acquérir ce dont ils ont besoin pour accomplir leurs pulsions meurtrières. Ils n’ont jamais besoin d’une maman apprentie armurière pour cela. De parents moins autistes, de proches plus attentifs, de médecins plus professionnels, de professeurs des écoles plus responsables, si !

    De médias moins manipulateurs aussi.

    Philippe Randa http://www.voxnr.com

    notes :

    (1) Selon les déclarations de la chauffeuse du bus scolaire qui a conduit l’intéressé au collège pendant plusieurs années, Libération, 16 décembre 2012.

    (2) « La violence nationaliste (est) en effet peu meurtrière, si on enlève certains épisodes de règlements de compte entre nationalistes. La nouveauté, c’est qu’on tue beaucoup plus. Il y a une sorte d’habitude, de “routinisation” des homicides, particulièrement en Corse-du-Sud et dans la ville d’Ajaccio » , explique Xavier Crettiez, professeur de sciences politiques, Le Figaro, 17 novembre 2012.

    (3) « Meurtres à Marseille : la cité phocéenne est-elle devenue le nouveau Chicago ? », www.lexpress.fr, 4 septembre 2012.