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magouille et compagnie - Page 2623

  • Dangereuse escalade militaire : confrontation Russie-États-Unis en Syrie ?

    Source : mondialisation.ca

    Le 14 décembre le secrétaire à la Défense Leon Panetta a signé un décret autorisant l’envoi de 400 troupes opératrices de missiles en Turquie. Selon Washington, la sécurité de la Turquie, le poids lourd de l’OTAN, est menacée. Du personnel militaire étasunien sera déployé en Turquie dans les prochaines semaines afin de manœuvrer deux batteries de missiles étasuniennes Patriot.

    Selon le porte-parole du Pentagone, George Little :

    « Les États-Unis ont aidé la Turquie à se défendre [contre la Syrie].

    Je ne pourrai pas être précis pour l’instant, a-t-il ajouté, mais je voulais vous aviser […] que nous avons signé ce décret et que nous sommes prêts à appuyer la défense de la Turquie sous les auspices de l’OTAN pour une période indéterminée.

    Le but de ce déploiement est de signaler clairement que les États-Unis, en collaborant étroitement avec nos alliés de l’OTAN, défendront la Turquie, surtout en raison des menaces potentielles émanant de la Syrie. »

    (US Air Force News, 14 décembre 2012.)

    Les intercepteurs sol-air Patriot sont déployés pour faire face « aux menaces provenant de la Syrie ». D’après le secrétaire à la Défense des États-Unis Leon Panetta, ces menaces « comprennent des frappes syriennes en Turquie » et les combats entre le gouvernement et les rebelles s’étendant sur le territoire turc (CNN, 14 décembre 2012), « on ne peut pas perdre trop de temps à se demander si ça emmerde [pisses off] la Syrie », a déclaré Panetta après avoir signé le décret vendredi. (Ibid., c’est l’auteur qui souligne)

    En plus du déploiement de missiles étasuniens, l’Allemagne et les Pays-Bas ont confirmé qu’ils déploieront également des missiles Patriot en Turquie visant la Syrie.

    La déclaration officielle du Pentagone ne mentionne pas que cette accumulation de batteries de missiles Patriot ne cible pas uniquement la Syrie, elle vise aussi à confronter la présence militaire russe en Syrie et son appui au développement du système de défense aérien syrien.

    L’insurrection menée par les États-Unis et l’OTAN

    L’initiative du Pentagone en Turquie fait partie de l’insurrection menée par les États-Unis, l’OTAN et Israël contre la Syrie. Au cours des dernier mois, l’insurrection s’est développée en invasion alliée non officielle (quoique de facto) caractérisée par la présence en Syrie de Forces spéciales françaises, britanniques, turques et qataries.

    Ces Forces spéciales sont « intégrées » aux rangs rebelles. Elles ne font pas que participer à l’entraînement des forces rebelles, elles sont dans les faits également impliqués dans le commandement paramilitaire et la coordination, en liaison avec l’OTAN.

    Autrement dit, par le biais de leurs Forces spéciales et agents de renseignement sur le terrain, des États membres de l’Alliance atlantique déterminent largement la nature et les avancées des actions rebelles. Fait significatif, le Front Al-Nosra (voir l’image ci-dessous), une milice affiliée à Al-Qaïda et impliquée dans d’innombrables actes terroristes contre les civils, constitue la principale force combattante, directement recrutée et entraînée par les États-Unis, l’OTAN, l’Arabie Saoudite et le Qatar.

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    La guerre élargie du Moyen-Orient

    Le déploiement de missiles Patriot étasuniens en Turquie fait partie d’un processus régional de militarisation comportant l’établissement de postes de commandement des États-Unis et le stationnement de troupes étasuniennes en Jordanie et en Israël. Ce déploiement militaire régional menace aussi l’Iran.

    De plus, les préparatifs de guerre des États-Unis et de l’OTAN concernant la Syrie sont coordonnés à ceux reliés à l’Iran. Les postes de commandement en Israël, lesquels supervisent environ 1 000 troupes étasuniennes, en coordination avec les Forces de défense d’Israël (FDI), sont sous la juridiction du Commandement européen des États-Unis (Eucom).

    Le chef d’état-major iranien a prévenu récemment que le stationnement de batteries antimissiles aux frontières entre la Turquie et la Syrie équivalait à « préparer le terrain pour une guerre mondiale ».

    Il est important de signaler qu’en plus des missiles Patriot en Turquie, des batteries Patriot ciblant l’Iran ont aussi été déployées au Koweït, au Qatar, aux Émirats arabes unis et au Bahreïn (2010).

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    Missile Patriot étasunien

    Les systèmes russes de défense antiaérienne en Syrie

    En réaction au déploiement de missiles des États-Unis et de leurs alliés, la Russie a livré à la Syrie des missiles Iskander perfectionnés, désormais pleinement opérationnels, sans compter le système russe de défense sol-air Pechora 2M.

    On décrit l’Iskander comme un système de missile surface-surface « qu’aucun système de défense antimissile ne peut suivre ou détruire ».

    Le dernier Iskander peut voyager à une vitesse hypersonique dépassant 1,3 miles (2,09 km) par seconde (Mach 6-7) et sa portée d’une extrême précision excède 280 miles (450,62 km). Il détruit les cibles avec son ogive de 1500 livres (680 kg), un cauchemar pour n’importe quel système de défense antimissile.

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    Iskander Mach 6-7

    Par ailleurs, la Syrie est équipée de du système de défense antiaérienne moderne Pechora-2M et des sources militaires étasuniennes ont admis qu’il constituerait « une menace », à savoir un obstacle advenant l’implantation d’une « zone d’exclusion aérienne » concernant la Syrie.

    Le Pechora-2M est un système multicibles sophistiqué pouvant être utilisé également contre des missiles de croisière.

    Description

    Le Pechora-2M est un système de défense antiaérienne équipé de missiles sol-air à courte portée conçu pour détruire des avions, des missiles de croisière, des hélicoptères d’assaut et d’autres cibles au sol ou à basse et moyenne altitude.

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    Système de défense sol-air russe Pechora 2M déployé en Syrie

    La Russie appuie fermement la Syrie

    Contrairement à ce qu’affirment de récents reportages, la Russie appuie le gouvernement de Bachar Al-Assad.

    Le 14 décembre, le ministère russe des Affaires étrangères a démenti les rumeurs, semées surtout par les agences de presse occidentales et le New York Times, et selon lesquelles Moscou avait changé sa position sur la Syrie. Le battage médiatique étalé à la une des journaux était basé sur une déclaration spontanée non officielle du ministre adjoint des Affaires étrangères Mikhaïl Bogdanov : « Nous devons faire face à la réalité : la tendance actuelle démontre que le gouvernement perd progressivement le contrôle d’une partie accrue du territoire » a déclaré Bogdanov à la Chambre publique. « Une victoire de l’opposition ne peut pas être exclue. »

    La déclaration n’avait rien à voir avec la position de la Russie envers la Syrie. C’est plutôt le contraire. Moscou a renforcé sa collaboration militaire avec Damas en réaction aux menaces occidentales.

    « [N]ous n’avons jamais changé d’avis et ne le ferons jamais », a affirmé le porte-parole des Affaires étrangères Lukashevich lors d’une conférence de presse à Moscou.

    Il convient de noter que le 5 décembre, le ministre adjoint des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov, a accusé des pays occidentaux de violer l’embargo des armes en transférant de vastes provisions d’armes à l’« opposition » syrienne, essentiellement composée de milices affiliées à Al-Qaïda,

    Dangereux carrefour des relations entre la Russie et les États-Unis

    Washington et ses alliés ont soutenu sans relâche les diverses entités terroristes formant les forces rebelles de l’« opposition ».

    Récemment, l’Armée syrienne libre (ASL) a menacé d’exécuter une journaliste ukrainienne (voir la photo ci-dessous) et annoncé qu’elle « tuerait les Russes et les Ukrainiens » en Syrie.

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    Les membres de l’ASL sont les fantassins de l’alliance militaire occidentale. Sans l’appui de l’Occident, ils ne pourraient pas confronter les forces gouvernementales syriennes.

    La décision de menacer et cibler des Russes n’émane pas des forces rebelles de l’« opposition », mais directement de Washington.

    Ces menaces constituent des actes de provocation délibérés à l’endroit du gouvernement russe, lequel offre un soutien militaire à la Syrie. Les forces de l’« opposition » en consultation avec les États-Unis et l’OTAN menacent désormais la Russie, un allié de la Syrie.

    Nous nous trouvons à un carrefour dangereux : alors que des missiles Patriot sont installés en Turquie, des missiles russes Iskander sont déployés en Syrie.

    Des forces spéciales françaises, britanniques, turques et qataries sont impliquées dans le recrutement et la formation des rebelles de l’ASL, dont la plupart sont des mercenaires. L’ASL cible maintenant des citoyens russes en Syrie sur ordre de Washington, ce qui pourrait mener à l’effondrement de la diplomatie internationale.

    Moscou considère ces menaces comme « des déclarations de guerre » en disant que « les insurgés armés en Syrie [appuyés par l’Occident] ont tellement été encouragés qu’ils ont atteint un stade où ils sont au-dessus des lois ».

    La menace contre les Russes en Syrie est-elle le prélude d’un processus plus vaste de confrontation entre l’alliance États-Unis-OTAN et la Russie ?

    Michel Chossudovsky

    Article original en anglais : Military Escalation, Dangerous Crossroads : Russia-US Confrontation in Syria ?, publié le 15 décembre 2012.

    Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

    http://www.egaliteetreconciliation.fr/D ... 15537.html

  • L’Irlande prête au crime

     [Tribune libre de Christine Dol, suite à la décision du gouvernement irlandais de déposer un projet de loi autorisant l'IVG dans les cas où la vie de la mère est en danger.]

    Qu’on se le dise, l’Irlande, le dernier grand bastion du catholicisme occidental, se prépare au crime des innocents. Il s’y prépare. Car, suite à un scandale médiatique, la politique du pays concernant l’avortement est remise en cause. Le scandale ? Une jeune Indienne hindoue, ayant une grossesse difficile et un état de santé inquiétant. Elle souhaite un avortement, qui lui est refusé pour raison éthique. La femme mourra. L’avortement l’aurait-elle sauvé? Rien n’est moins sûr. Quoiqu’il en soit, le débat est relancé et Savita devient un symbole. L’Irlande décide donc d’alléger la loi, et s’aligne ainsi sur ses voisins européens.

    « La législation doit définir clairement quand il est possible de mettre fin à une grossesse, c’est-à-dire quand il y a un danger réel et substantiel pour la vie – ou la santé- de la patiente et quand ce danger ne peut être écarté qu’en mettant un terme à la grossesse« .

    N’est-ce pas difficile de juger s’il y a réel danger pour la vie de la mère, et si il est vraiment lié à la grossesse ? N’est-il pas facile d’interpréter la loi comme on souhaite l’entendre ? L’avortement ne va-t-il pas, comme dans les autres pays, être légalisé pour des cas particuliers et s’étendre en pratique à toute la population ?

    Le ministre de la santé est dans son rôle lorsqu’il dit : « Je sais qu’il s’agit d’une question très sensible. Mais le gouvernement veut que la sécurité des femmes enceintes en Irlande soit assurée et la renforcer » . Malheureusement, il faut savoir qu’une grossesse peut être dangereuse, même dans nos sociétés médicalisées ; un accouchement reste un traumatisme physique (non condamnable, mais réel) pour la mère et l’enfant. Il y a des risques, cela fait aussi parti de la vie, encore aujourd’hui. D’ailleurs, ce sont ces risques et ces inquiétudes (de plus en plus faibles à notre époque) qui procurent davantage de joie et de sentiment de réussite lorsqu’une naissance se passe bien.

    Ainsi, le bon sens médical est évidemment de faire en sorte d’épargner la vie de tout le monde, sans exception, et il faut parfois faire confiance aux compétences des médecins. Mais la femme doit prendre conscience de la réalité d’un enfantement. Il ne faut pas être immature : l’enfantement n’est pas sans risques et sans souffrances. La grossesse, la naissance et les suites sont des épreuves de générosité lancées aux femmes. Les mères en retirent une joie légitime, mais elles donnent la vie non pour leur bon-vouloir mais pour exceller dans le don de soi, parfois au prix de leur vie ou de leur santé.

    Quelle femme, pendant le travail, n’a pas eu la sensation qu’elle allait mourir en couche ? Quel père ne s’est pas posé cette même question au sujet de son épouse ?

    Peut-être est-ce une chance de saisir le prix de la vie en se croyant proche de la mort. Sans doute est-ce un honneur, réservé à notre sexe, que d’avoir vécu dans nos tripes une expérience parfois extraordinairement douloureuse, terrifiante et magnifique.

    Christine Dol »

    http://www.contre-info.com/

  • Blasphème anti-bourgeois

    LE MUSÉE d'art contemporain d'Avignon a organisé en ce printemps 2011 une exposition sur le thème « je crois aux miracles » présentant des œuvres de la collection d'Yvon Lambert. L'exposition est financée pour partie par la mairie UMP (libérale) et le conseil régional (socialiste), avec le soutien du groupe LVMH de Bernard Arnault (Dior, Guerlain, Givenchy, Moët, etc.), grand ami du président Sarkozy. Parmi les œuvres exposées dans l'ancienne cité des Papes se trouve une photo en grand format d'un artiste afro-cubano-honduro-new-yorkais nommé Andres Serrano représentant le Christ sur la croix baignant dans du sang et de l'urine ("Piss Christ").
    Une fois de plus, les catholiques se sont sentis "blessés", "indignés", étaient "scandalisés". L'institut Civitas, proche de la Fraternité Saint-Pie X, a réagi en appelant à manifester dans les rues d'Avignon et, le samedi 16 avril, plus d'un millier de personnes ont exprimé leur indignation. Ils espéraient ainsi que les francs-maques de la région qui avaient organisé cette provocation retireraient la photo blasphématoire. Finalement, le dimanche 17 avril au matin, deux militants venus d'on ne sait où sont passés à l'action et ont détruit cette œuvre de pissotière à coups de marteau : problème réglé !
    Les auteurs de cette action ont cependant été assez mal récompensés par ceux en qui ils pouvaient espérer les soutiens les plus fermes. De fait, aucun des principaux responsables de la droite catholique ne les a approuvés. Alors même que, la veille, tous trépignaient de rage, pas un ne s'est levé pour applaudir les deux héros du moment et les féliciter pour leur courage et leur détermination. C'est comme s'ils étaient tous restés interloqués, voire sidérés, par la simplicité avec laquelle deux jeunes de vingt ans avaient résolu un problème qu'ils ne pensaient pas pouvoir résoudre. Du côté des organisations catholiques proches de la Tradition, les réactions à ces coups de marteau libérateurs sont effectivement inexistantes. Tout le monde garde le silence, et l'on ne sait pas trop si l'on intériorise sa joie ou si l'on cache sa consternation.
    L'Institut Civitas, qui avait organisé la manifestation d'Avignon, se tient prudemment en retrait. Alain Escada, son président, s'est ainsi exprimé le lendemain du "drame" : « L'Institut Civitas a toujours agi dans le cadre de la stricte légalité et entend bien continuer à agir de la sorte... L'Institut Civitas n'a donc aucun lien avec le fait divers qui s'est déroulé dimanche matin... L'Institut Civitas n'a ni à cautionner ni à condamner ce qui s'est passé dimanche matin à Avignon. » Heureusement qu'il ne s'agit pas d'un crime, sans quoi les deux coupables auraient probablement été dénoncés. Il est vrai qu'Alain Escada ajoute tout de même timidement : « Ce fait divers reflète une exaspération compréhensible. »
    Bernard Antony, le président de Chrétienté Solidarité, avait décidé de porter l'affaire « Piss Christ » en justice. Mal lui en prit : le mercredi 20 avril, son association (l'Agrif) était condamnée par le Tribunal d'Avignon à payer 8 000 euros de dommages et de frais de justice pour le préjudice moral subi par les responsables de l'exposition. En somme, le plaignant a été condamné pour s'être plaint ! En ce qui nous concerne, il y a belle lurette que nous n'avons plus aucune confiance dans la justice de la République.
    Le lundi 25 avril, sur Radio Courtoisie, Henry de Lesquen avait invité trois des plus importantes personnalités de la mouvance   catholique traditionaliste pour débattre de ce sujet : Daniel Hamiche, Jean-Pierre Maugendre et l'abbé de Tanoüarn. Là encore, aucun de ces trois protagonistes n'a manifesté une quelconque satisfaction à la destruction de l'objet blasphématoire.
    L'INDIGNATION ENCORE ET TOUJOURS
    À en juger par les réactions des catholiques que l'on peut lire ici et là sur Internet, il semblerait qu'ils réprouvent l'action qui a eu lieu, plus qu'ils ne l'approuvent. Sur e-deo.info, un site de la mouvance catholique et nationale, on se satisfait de ce qui s'est passé : « Les catholiques se réveillent et c'est tant mieux ! Après les extrémistes homosexuels, les pseudo-artistes contemporains vont peut-être enfin comprendre qu'on ne s'attaque pas impunément au Christ et aux catholiques. » Mais la plupart des commentaires sont hostiles : « Sommes-nous obligés de passer dans le camp des voyous ? La violence est-elle une bonne solution ? » En voici un autre : « En agissant comme des sauvages (oui oui, c'est le bon terme) le martyr dans l'histoire sera l'Artiste. » Et encore : « La violence n'est jamais la solution. Jamais. En aucun cas. Pour rien ni personne. Qu'on soit religieux ou pas. Je suis atterré. » Et voici le pompon : « "Tendez l'autre joue" disait la Bible, certains devraient aussi réviser leur livre de chevet ! » Heureusement, il y a tout de même cette "Nathalie", qui sauve l'honneur : « La Sainte colère, l'indignation n'est pas condamnable ni condamnée, Jésus lui-même avec un fouet a chassé les marchands du temple. Deo Gratias, cette ignominie a été détruite, remercions le ou les auteurs de cet acte salutaire et prions pour l'auteur de l'ignominie. »
    la mouvance catho-tradi, on peut lire « l'excellente synthèse de Christine Sourgins, en tous points remarquable ». On y trouve ces considérations : « Les naïfs qui se sont attaqués à la photo ont été les jouets du système sans le savoir... Cet acte violent va être récupéré par le Politiquement correct pour diaboliser tous les chrétiens blessés par Serrano. Et tout futur protestataire sera suspect d'intégrisme... Les manieurs de marteaux auraient mieux fait de manier un argument que le Politiquement correct peut encore entendre : celui de la discrimination. »
    On lit encore que, dans cette action, « la violence le dispute à l'odieux » et que ses auteurs sont des "imbéciles". Il faut croire que ces catholiques, décidément, sont dans l'indignation perpétuelle. L'administrateur du site en appelle même à la justice pour régler le cas des coupables, qui sont sans doute des agents provocateurs payés par la franc-maçonnerie : « C'est pour ne pas en ajouter, surtout en ce jour Saint, que je ne mettrai pas en ligne les commentaires qui joueront le jeu de la division et de la prise à partie de ceux qui croient aux accusations publiques avant que la justice ne fasse son travail. » En clair et en français : si vous avez un cadavre à planquer, ce n'est pas à lui qu'il faut faire appel !
    LE VANDALISME LIBÉRATEUR
    Notre propre réaction au martelage artistique de la semaine dernière a été d'une tout autre nature. Voici le commentaire que nous avons publié sur notre blog au lendemain des faits. Nous l'avions titré : « Expo "Piss Christ" : le vandalisme libérateur était la seule solution. » Et nous écrivions, de manière toute naturelle : « Nous nous réjouissons sans réserve de cette action vengeresse, et offrons de bon cœur 300 euros à l'auteur des coups de marteau, qui saura bien où nous trouver. Si d'autres personnes veulent s'associer à nous pour récompenser ces valeureux militants, vous pouvez nous contacter à : herveryssen@hotmail.fr ou nous écrire à notre adresse de Levallois. » Le lendemain, nous informions nos lecteurs que « contact été pris » (Hervé Lalin, 14 rue Pierre-Brossolette, 92300 Levallois).
    Nous pensions être catholique, malgré tout, et nous mesurons maintenant, non sans quelque interrogation, le précipice qui nous sépare de la religion actuelle. Les derniers propos de Benoît XVI (en date du 24 avril 2011) nous invitent aussi à réfléchir sur notre engagement de ce côté-ci.
    Toutes ces mièvreries, auxquelles nous ne prêtions pas vraiment attention jusqu'à présent, commencent à nous picorer méchamment le système nerveux. Jean-Pierre Maugendre, le président de Renaissance catholique, avait en fait sans doute raison de ne plus nous inviter à la fête annuelle du livre organisée par son association.
    LE RENOUVEAU FRANÇAIS
    Il est vrai qu'il existe parmi les catholiques de la Tradition un petit noyau de militants offensifs. Les jeunes nationalistes du Renouveau français (< contre-info.com >) ont ainsi soutenu les deux valeureux techniciens du marteau : « Le Renouveau français félicite les personnes qui ont mis un terme à l'ignoble exposition d'une photo blasphématoire à Avignon. Il est en effet temps que les catholiques et les Français conscients relèvent la tête et ne tolèrent plus les insultes les plus graves à l'encontre du catholicisme et de notre identité. Nous n'acceptons plus d'être traités ainsi, chez nous. N'en déplaise aux bobos tenants de l'art le plus débile et aux loges maçonniques, notre pays est et restera une terre chrétienne. » Et dans les commentaires postés sur internet, tout le monde se félicite à qui mieux-mieux. Mais les nationalistes du RF semblent isolés au sein de leur mouvance.
    AUX MARGES DE L'EGLISE
    Il faut ensuite aller chercher beaucoup plus loin pour trouver une personnalité qui a applaudi des deux mains à la destruction de "l'œuvre" d'Andres Serrano. Sur RTL, l'écrivain catholique démocrate Denis Tillinac a ainsi réclamé la Légion d'Honneur pour ceux qui ont « courageusement détruit l'œuvre blasphématoire ». D'autres réactions positives viennent encore de quelques personnalités qui ne sont pas connues pour leur engagement dans l'Église. Dans le numéro de RIVAROL de la semaine dernière, Robert Spieler a ainsi évoqué une « opération salutaire » et « un courageux "commando" de jeunes catholiques ». Dans son émission du lundi 25 avril, Henry de Lesquen, le patron de radio Courtoisie, a commencé par pilonner l'adversaire avec des tirs de katioucha : « J'aurais voulu que ce fût un bain d'acide pour Serrano ». Et de vilipender la journaliste Elisabeth Lévy : "L'abominable" qui condamne les "abrutis" qui s'en sont pris à l'objet blasphématoire. « Qu'aurait dit Elisabeth Lévy si Serrano s'était fait photographier en train de pisser sur le mur des Lamentations ? » s'interroge Henry de Lesquen. « On nous traite comme des dhimmis, comme des Goyim. » Mais Henry de Lesquen, ni aucun de ses invités, n'ont décerné de satisfecit aux deux militants qui ont réglé le problème à coups de hache de combat.
    Enfin, et surtout, Jean-Marie Le Pen, en réponse à un journaliste qui l'interrogeait, a déclaré à deux reprises que l'action de ces deux jeunes gens était "légitime". Que n'a-t-il été suivi ?
    LES SOUFFRE-DOULEUR
    Cette affaire aura surtout été l'occasion de révéler l'état d'esprit dominant dans les milieux de la droite catholique : on y est enclin à l'indignation, on se scandalise des provocations de ses ennemis, mais on s'avère encore et toujours incapable de montrer les dents et de rendre les coups. Dans ces conditions, il n'est pas étonnant que les juifs, les francs-maçons et, dans une moindre mesure, les musulmans, s'en donnent à cœur joie et se défoulent sur un souffre-douleur aussi passif et geignard : c'est l'attitude naturelle de n'importe quel gosse dans une cour d'école. Les musulmans qui savent se faire respecter en réagissant violemment aux attaques, ne subissent pas tous les outrages que supportent les catholiques. Quant aux juifs, ils ont la justice avec eux, le font savoir, et ont terrorisé tout le monde depuis des lustres, et jusqu'à une époque récente. À travers les films qu'ils réalisent et produisent en série, ils se sont aussi permis d'attaquer l'Église catholique dans un nombre incalculable d'oeuvres cinématographiques plus ou moins perverses, sans que les catholiques n'élevassent la moindre protestation (hormis dans deux ou trois cas).
    L'ESPRIT BOURGEOIS
    Il nous faut surtout constater que les milieux catholiques, sauf rares et remarquables exceptions, sont extrêmement respectueux de la loi. L'idée de l'enfreindre ou même de l'égratigner, leur est étrangère. Les communistes et autres gauchistes défient régulièrement les lois de la République, n'hésitant pas à loger des immigrés clandestins, à réquisitionner des immeubles vides ou à fracasser les vitrines des banques au cours de leurs manifestations. En 1971, les féministes ont osé publier leur manifeste des 343 "salopes", affirmant avoir subi un avortement. Les gens de gauche en général exercent une pression continuelle sur les lois de la République, en s'en approchant le plus possible, puis en les franchissant, encore et encore, jusqu'à ce que celles-ci deviennent caduques et que le législateur y mette un terme. Ils ont compris que la loi n'est pas un bloc de granit de 80 tonnes et qu'elle peut reculer si on la transgresse de manière répétée. Les gens de droite, eux, sont littéralement confits dans le respect de la justice, tant et si bien qu'ils restent très en retrait de la limite qu'on leur a assignée, de peur de franchir les bornes de la décence. Ils subissent passivement les pires outrages et assistent sans mot dire à l'écroulement de leur monde, tantôt ulcérés de la méchanceté des hommes, tantôt résignés à subir le martyre. Il n'est pas étonnant, dans ces conditions, que l'on en soit là où nous sommes. C'est sans doute cela, finalement, qui caractérise l'esprit bourgeois, davantage que les considérations sur le statut social ou l'attachement aux biens matériels. En voici une définition. Bourgeois : individu pacifique, un peu naïf, qui croit à la justice de son pays et qui pense que tous les problèmes peuvent se résoudre par l'amour du prochain et la concertation. Laisse tomber, il n'y a rien à faire, c'est un bourgeois !
    Hervé RYSSEN. Rivarol du 29 avril 2011

  • Ces banques au-dessus des lois

    Dans le récent scandale impliquant les activités criminelles des grandes banques, le Département de la Justice américain a annoncé mardi 11 décembre avoir conclu un arrangement s’élevant à 1,9 milliards de dollars (1,5 milliards d’euros) avec la banque HSBC basée en Grande-Bretagne et accusée de blanchiment d’argent sale à une vaste échelle pour les cartels de la drogue mexicains et colombiens.

    L’accord a été spécialement conçu pour éviter des poursuites criminelles soit à la banque, la plus grande d’Europe et la troisième du monde, soit à ses hauts dirigeants. Alors même que la banque a reconnu avoir blanchi des milliards de dollars pour les barons de la drogue, ainsi que d’avoir violé les sanctions financières américaines imposées à l’Iran, à la Libye, à Burma et à Cuba, le gouvernement Obama a empêché une condamnation au moyen d’un « accord de poursuite différée. »

    L’accord s’inscrit dans la politique du gouvernement américain de protéger les banquiers au sommet de la hiérarchie de toute responsabilité pour des activités illégales qui ont entraîné l’effondrement du système financier en 2008 et introduit une récession mondiale. Pas un seul directeur de grande banque n’a été poursuivi et encore moins emprisonné pour les activités frauduleuses qui ont provoqué la crise actuelle et résulté dans la destruction de millions d’emplois et la destruction des conditions de vie de la classe ouvrière aux Etats-Unis et de par le monde.

    Grâce à la protection de l’Etat, la frénésie spéculative et l’escroquerie se poursuivent de manière inchangée, garantissant des profits record aux banques et des rémunérations toujours plus grandes, à sept chiffres, pour les banquiers.

    Dans un article paru à la Une, le New York Times donne un aperçu des discussions internes au gouvernement Obama et qui ont entraîné la décision de ne pas porter d’accusations contre HSBC. Le Times a rapporté que les procureurs du Département de la Justice et les services du procureur de district de New York ont recommandé un compromis par lequel la banque serait poursuivie non pas pour le blanchiment d’argent mais pour des accusations moins graves de violation du secret bancaire.

    Et, même ceci, semble être excessif pour le gouvernement Obama. Le Département du Trésor, dirigé par l’ancien président de la Réserve fédérale de New York, Timothy Geithner, et le Bureau du contrôleur de la monnaie (Office of the Comptroller of the Currency), agence fédérale de régulation chargée du contrôle des grandes banques dont HSBC, ont bloqué toute poursuite au motif qu’un coup juridique sérieux porté contre HSBC pourrait mettre en danger le système financier.

    Qu’est-ce que cela signifie? HSBC, dans sa course au profit, a facilité les agissements des cartels de la drogue qui sont dans le collimateur de la soi-disant « guerre contre la drogue » – une guerre qui est menée par l’armée mexicaine au nom et avec la collaboration de Washington – et au cours de laquelle plus de 60.000 personnes sont mortes. A cela s’ajoute la souffrance humaine causée par le trafic des stupéfiants aux Etats-Unis et à travers le monde.

    La banque a été autorisée à payer une amende symbolique – moins de 10 pour cent de ses profits réalisés en 2011 et représentant une fraction de l’argent qu’elle a fait en blanchissant le prix du sang des patrons de la drogue. Entre-temps, les petits revendeurs de drogue et les usagers qui font souvent partie des sections les plus appauvries et opprimées de la population, sont régulièrement arrêtés et enfermés durant des années dans les prisons-goulag américaines.

    Les parasites financiers qui continuent à faire tourner le trafic mondial de la drogue et qui se taillent la part du lion de l’argent fait par la dévastation sociale qu’ils causent sont au-dessus de la loi. Comme le dit le Times, « certaines institutions financières, devenues tellement grandes et tellement interconnectées, sont trop importantes pour être inculpées. »

    Ici l’on a, en bref, le principe aristocratique des temps modernes qui prévaut derrière les atours misérables de la « démocratie». Les requins voleurs de la finance établissent de nos jours leur propre loi. Ils peuvent voler, piller, et même commettre des meurtres à volonté sans craindre d’avoir à rendre des comptes. Ils consacrent une partie de leur richesse fabuleuse à soudoyer des politiciens, des régulateurs bancaires, des juges et des policiers – du sommet du pouvoir à Washington jusqu’en bas au poste de police local – pour s’assurer que leur fortune est protégée et qu’ils sont soustraits à toute forme de poursuites criminelles.

    Le rôle des soi-disant « régulateurs » tels la Réserve fédérale, la Commission de sécurisation des échanges bancaires (Securities and Exchange Commission, SEC) et le Bureau du contrôleur de la monnaie est d’intervenir en faveur des banquiers. Ils sont parfaitement conscients des crimes qui sont commis au quotidien mais ferment en fait les yeux parce que la criminalité est intrinsèque aux opérations de Wall Street et aux profits qu’ils engrangent.

    Il existe des preuves que HSBC et d’autres grandes banques ont intensifié leur blanchiment d’argent pour les cartels de la drogue et autres organisations criminelles en réaction à la crise financière qui avait réellement commencé à apparaître en 2007 pour exploser en septembre 2008 avec l’effondrement de Lehman Brothers.

    Après un accord « de poursuite différée » identique conclu avec la Wachovia Bank en 2010 pour ses activités de blanchiment d’argent de la drogue, Antonio Maria Costa, qui présidait alors l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, avait dit que le flux d’argent du syndicat du crime avait représenté l’unique « capital d’investissement liquide » disponible aux banques au plus fort de la crise. « Des prêts interbancaires ont été financés par de l’argent venant du commerce de la drogue, » avait-il dit.

    Il est indubitable que les régulateurs américains et les dirigeants politiques ont donné leur accord tacite à ces opérations dans le cadre de leur précipitation à mettre Wall Street à l’abri des conséquences de ses propres orgies spéculatives.

    Les relations incestueuses entre les régulateurs bancaires et les banques prennent toutes leur ampleur dans le cas d’un autre récent scandale. La semaine dernière, Deutsche Bank a été cité par trois anciens employés dans une plainte déposée auprès de la SEC et allégeant que la banque avait frauduleusement dissimulé 12 milliards de dollars de pertes survenues entre 2007 et 2009.

    Le Financial Times a fait remarquer en passant que Robert Khuzami, responsable des services d’application des règles au sein de la SEC, s’est récusé de l’enquête parce qu’avant d’occuper son poste à l’agence fédérale, il avait été de 2004 à 2009 le conseiller général de Deutsche Bank pour l’Amérique. En d’autres termes, il était chargé de défendre juridiquement la banque au moment même où, selon les dénonciateurs d’abus, elle était impliquée dans des fraudes comptables.

    C’était aussi l’époque où Deutsche Bank et d’autres grandes banques gagnaient des milliards en empoisonnant le système financier mondial avec des titres adossés à des créances hypothécaires toxiques. L’année dernière, la Sous-commission d’enquête permanente du sénat (Senate Permanent Subcommittee on Investigations) a consacré aux activités frauduleuses de Deutsche Bank 45 pages d’un volumineux rapport sur le krach financier.

    Le rapport a constaté que l’opérateur de renom au sein de la banque pour les CDO (obligations adossées à des actifs, collateralized debt obligations) avait qualifié les valeurs que vendait la banque de « déchets » et de « cochonneries » en désignant le système bancaire des opérations de CDO de « chaîne de Ponzi. »

    Qu’un tel personnage soit chargé du contrôle des banques n’a rien d’étonnant. En fait, l’homme qui a recommandé que le gouvernement Obama attribue le poste à Khuzami, Richard Walker, actuel conseil principal de Deutsche Bank, avait lui-même été un ancien chef des services d’application des règles au sein de la SEC.

    En juin dernier, lorsque le directeur général de JP Morgan Chase, Jamie Dimon, avait témoigné devant le Sénat sur les pertes non déclarées d’au moins 5 milliards de dollars, il y avait, assis derrière lui, Stephen Cutler, le conseil principal de la banque, qui avait obtenu ce poste après avoir été le responsable d’application des règles au sein de la SEC.

    Ces écuries d’Augias du crimes et de la corruption qui impliquent toutes les institutions officielles du capitalisme américain ne peuvent pas être réformées. La mainmise de l’aristocratie financière sur la vie économique ne peut être brisée que par la mobilisation de masse de la classe ouvrière afin d’exproprier les banquiers et de placer les grandes banques et institutions financières dans le giron public et sous contrôle démocratique.

    Mediabenews http://fortune.fdesouche.com/

  • Les comptes de campagne de Sarkozy rejetés

    Voilà peut-être de nouveaux problèmes en perspectives pour l’UMP. Les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy ont été rejetés par la commission nationale chargée de les contrôler.
    Ces comptes ont, semble-t-il été rejetés pour une raison simple : Nicolas Sarkozy a dépassé le plafond de dépenses autorisés. Il aurait dépensé plus d’argent qu’il n’en avait le droit pour la campagne de la présidentielle de 2012.
    Durant les deux mois et demi de campagne, puisqu'il s'est déclaré le 15 février, le candidat UMP va dépenser 21,4 millions d'euros. C’est en tous cas la somme qu’il déclare à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), une somme qui reste dans le cadre du plafond légal pour les deux finalistes à l’élection, un plafond qui s’élève à 22,5 millions d'euros. 
    LA PAROLE AU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
    Mais là où le bât blesse, c’est que d’autres sommes non déclarées par le candidat auraient été réintégrées par la Commission. Des sommes antérieures au 15 février 2012. Résultat : ces dépenses supplémentaires entraîneraient un dépassement du plafond autorisé. Bref, un nouveau problème en perspective pour l'UMP. Le parti pourrait ne pas être remboursé par l'État et devrait ainsi faire une croix sur près de 11 millions d'euros.
    L’invalidation des comptes ne sera définitive qu’après la décision du Conseil constitutionnel à majorité UMP, une instance que Nicolas Sarkozy a saisi. Et cela va forcément poser des questions, puisque, en tant qu'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy est membre de droit de cette juridiction !

    Avec RFI http://www.francepresseinfos.com/

  • La France soutient la délocalisation d’activités de services vers le Maroc

    PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) — Le MUNCI, principal syndicat d’informaticiens français, dénonce le prêt accordé par le gouvernement français à Casanearshore, une zone franche marocaine qui emploie des sous-traitants de grands groupes français. Le 12 décembre, à l’occasion du déplacement du Premier ministre Jean-Marc Ayrault au Maroc, l’Agence française de développement (AFD) avait annoncé la signature avec le MEDZ (filiale de la Caisse des dépôts et de gestion marocaine) d’une convention de prêt de 100 millions d’euros destinés au refinancement des activités de délocalisation développées à Casanearshore.

     

    Pour le MUNCI « La France est en déficit, des mesures d’austérité (notamment budgétaires) sont imposées à tous, le chômage progresse fortement dans notre pays, y compris dans l’informatique, mais notre premier ministre n’a pas trouvé mieux que de favoriser les délocalisations vers le Maroc d’emplois dans les centres d’appel, les services informatiques et les processus métiers ! »

    http://fr.novopress.info

  • Bilderberg 2012

    Charlie Skelton est un des plus brillants jeunes scénaristes de la télévision britannique, collaborant à certaines des meilleures émissions de ces dernières années. Comme 10 O'Clock Live, 8 ont of 10 cats ou I have got news for you. Mais Skelton tient le Bilderberg et les familles Rothschild et Rockefeller en sainte horreur. Depuis 2009 il a couvert les sessions de Vouliagmeni en Grèce, de Sitgès en Espagne, de St Moritz en Suisse notamment pour le Guardian. C'est ce qu'il a l'intention de faire au cours du prochain week-end lorsque les congressistes de l'un des plus discrets conciliabules annuels se rassembleront à nouveau à Chantilly en Virginie.
    Mauvaise pioche pourtant pour les organisateurs globalistes de la cabale mondialiste. Cette année, étant sur place, et aiguillonnée par Alex Jones et ses sites Prison Planet et Info Wars, une partie des troupes de Occupy Wall Street a décidé de joindre ses forces à celles, habituelles, de Jones. L'extrême droite anti-ploutocrate dans la rue avec l'extrême gauche anticapitaliste, on voit mal comment les Bilderbergers pourraient passer inaperçus et imposer au média et à Internet de faire silence sur leurs apartés.
    Jusqu'à il y a cinq ou six ans encore pour le big-gros média international le Bilderberg était une farce qui n'existait pas. C'est  cela qui a changé, grâce à des gens comme Jim Tucker de l'American Free Press (ancien Spotight), Alex Jones ou le Canadien Daniel Estulin. Au point qu'il y a quelques jours le Washington Post annonçait la présence du sénateur de Floride Marco Rubio à une importante réunion en Amérique où il représentait... le comité directeur non-officiel du Bilderberg. Le sénateur Rubio, bien qu'élu avec l'appui des Tea-Parties, est de plus en plus désigné comme le probable vice président de Romney si celui-ci est élu. Les hauts responsables du conclave ne cachent plus leur inquiétude depuis que les importants sites de droite US Politico et Drudge Report ont appelé leurs affiliés à se rendre à Chantilly. Pour ces gens les sujets d'inquiétude sont innombrables. La situation de la Grèce et de la Syrie soutenue par la Russie, la disparition de l'Euro, l'implosion de l'UE, la menace qui pèse sur l'économie chinoise, l'incapacité du gouvernement japonais à juguler les fuites de ses centrales nucléaires, l'irrésistible ascension du baril de pétrole, l'irrésistible chute du dollar, la course à la Maison Blanche, etc. Si, comme Jones le souhaite, plusieurs dizaines de milliers de manifestants encerclent samedi l'Hôtel Marriott de Chantilly, on verra à l'ouvrage les troupes spéciales américaines lorsque leur est donné l'ordre de mater une foule.
    Pour ce qui concerne la France, rappelons que dans l'actuel gouvernement socialiste siègent plusieurs affiliés du Bilderberg. Laurent Fabius (1994). Michel Sapin (1992). Manuel Valls (2008). (On y rajoutera Jean François Copé en 2003). Hollande fut un très proche de Jospin qui y fut invité en 1996. Franc-maçon, il fut également un fidèle de François Mitterrand, qui appartenait au 33e degré et laissa à la postérité l'Arche de la Défense. Hollande vota pour le Traité de Maastricht dans lequel Mitterrand était très impliqué ainsi que l'affilié du Bohemian Grove, Helmut Kohl. Le Traité de Maastricht, passage obligé vers la monnaie unique fut pour la première fois dévoilé lors de la réunion du Bilderberg des 23/25 septembre 1955 de Parmish-Partenkirchen. Documents qui furent révélés par Wikileaks eh 2009. Mario Monti, l'actuel premier Ministre italien, désigné par les banques et avec lequel François Hollande s'entend si bien, aura été un des invités les plus réguliers du Bilderberg au cours des dix dernières années. On doit également préciser - et Thierry Meyssan le démontra excellemment dans un article du 26 mai 2011 - que Pierre Moscovici et Jean Christophe Cambadélis, sans en faire partie, en tant que sherpas de DSK qui en était, comme Giscard d'Estaing et Rocard, une importante personnalité, en sont très proches. Meyssan les tient pour des sortes d'agents de liaison avec la NED - National Endowment for Democracy -, une « vitrine légale de la CIA », dans le financement par celle-ci du Parti Socialiste et de son principal réservoir à idées, la Fondation Jean Jaurès. Strauss-Kahn, et par le fait même Moscovici et Cambadélis, étaient des pièces importantes dans la stratégie « d'intégration de la France et de l'Europe au sein d'un grand marché transatlantique dominé par les États-Unis ». Et qui est un des grands thèmes de réflexion des assemblées du Bilderberg.
    Jim REEVES. RIVAROL  1er JUIN 2012

  • Le grand gaspillage des collectivités locales

    La décentralisation n’est pas seule responsable de l’explosion des dépenses des élus locaux depuis dix ans. Le réseau territorial est devenu un maquis opaque : doublons, financements croisés, enchevêtrements… Le chef de l’Etat saura-t-il le clarifier ?

    Cliquer sur le graphique pour l’agrandir

    C’est un rendez-vous incontournable pour nos poids lourds de la politique. Du 20 au 22 novembre, onze ministres (Pierre Moscovici, Vincent Peillon, Cécile Duflot…) ainsi que le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, et le chef de l’Etat, François Hollande, qui prononcera le discours de clôture, assisteront au 95e congrès des maires de France, à la Porte de Versailles, à Paris. Avec 12.000 participants, dont 9.000 élus arborant leur écharpe tricolore, 600 journalistes et 150 intervenants, c’est une démonstration de force du réseau des élus locaux. Curieux mélange de maires de petites communes (85% comptent moins de 2.000 habitants) et de barons des grandes villes, comme Bertrand Delanoë, le maire de Paris, l’un des maîtres de cérémonie. L’an dernier, François Hollande était venu sonner le rassemblement des élus socialistes dans la campagne présidentielle. Cette année, il viendra leur vendre l’un de ses grands projets, son nouvel “acte de la décentralisation“, avec une loi prévue pour le début de l’an prochain.

    Triste record du monde

    Le chef de l’Etat a promis un grand ménage : “Assez de superpositions, assez d’additions“, a-t-il lancé le 7 septembre à la Cour des comptes, où il a affiché son ambition de “clarifier les rôles de l’Etat et des collectivités“. Car notre “millefeuille territorial” est unique en Europe, comme le montre notre graphique ci-dessous. “Comment comprendre la multiplication, la complexité des interventions locales, les financements croisés qui ajoutent à la confusion ? a-t-il demandé à l’occasion des états généraux de la démocratie territoriale, le 5 octobre. Comment admettre l’illisibilité des actions, alors même que les élus se dévouent pour le bien commun, mais n’arrivent pas à comprendre qui est responsable de quoi avec l’enchevêtrement des compétences ?

    Le big bang Hollande aura-t-il lieu ? Rien n’est moins sûr. Pour l’heure, sa réforme territoriale apparaît bien tiède, avec un simple renforcement du pouvoir des régions, qui vont hériter des fonds européens, de la formation professionnelle et d’une fiscalité propre. “Son projet vise à réorganiser le système sans braquer aucune catégorie d’élus, relève Patrick Le Lidec, chercheur au CNRS et fin connaisseur du sujet. La France a le record du nombre de collectivités, avec 60.000 entités, quand le Royaume-Uni en compte 300. Et c’est le seul pays qui permet à toutes les collectivités de tout faire.” Pourtant, le chef de l’Etat ne veut pas supprimer la clause de compétence générale, le principe fondateur de nos collectivités, qui permet aux élus d’intervenir dans n’importe quel domaine. Sur le terrain, les doublons vont donc continuer à prospérer : “Le département de Loire-Atlantique a versé une subvention de 40.000 euros pour rénover un complexe sportif dans ma commune, alors que le coût des travaux atteint 1 million d’euros, rapporte François de Rugy, coprésident du groupe écologiste à l’Assemblée et conseiller municipal d’Orvault. Cela n’a aucun sens. Cela prend du temps aux services du conseil général pour rien.

    Même pagaille dans l’action économique, notamment en Ile-de-France. Le conseil régional a créé une agence régionale de développement, avec plus de 10 millions d’euros de budget, qui essaime à San Francisco, Boston ou Shanghai pour attirer les entreprises. Mais elle doit composer avec les agences de développement des départements, qui mènent la même action, parfois dans le même pays. Ainsi, le Comité d’expansion économique du Val-d’Oise a lui aussi ouvert une antenne à Shanghai ; le Bureau économique des Hauts-de-Seine, de son côté, a préféré Nanjing. “En plus, ces organismes doivent se coordonner avec les chambres de commerce, régionales et départementales, et les agences de développement de certaines grandes villes. Il y a un grand besoin de clarification“, admet Jean-Yves Durance, président de la chambre de commerce des Hauts-de-Seine. Dans cette organisation kafkaïenne, l’Etat a sa responsabilité, car il a souvent décentralisé en conservant les administrations locales. “Dans la culture, le sport ou le logement, il a maintenu ses directions, qui instruisent les mêmes dossiers que les collectivités. Une perte de temps, déplore Yves Krattinger, influent sénateur PS. Quand l’Etat nous transfère une compétence, qu’il le fasse à 100% !

    Conséquence fâcheuse de cet embrouillamini local : il fait exploser les dépenses des collectivités. Depuis 1990, elles ont été multipliées par 2,5, atteignant 240 milliards d’euros. Certes, les élus ont hérité de lourdes charges transférées par l’Etat, notamment les prestations sociales (RSA, allocation d’autonomie… ) versées par les départements. N’empêche, même si l’on exclut ces transferts, le dérapage n’en reste pas moins impressionnant. “Le bloc communal (communes et communautés de communes) n’a pas reçu de nouvelles compétences de l’Etat, et pourtant ses effectifs ont explosé“, s’alarme le député René Dosière, auteur de L’Etat au régime (Seuil). Entre 1998 et 2009, les intercommunalités ont plus que doublé leurs effectifs, tout en reprenant une partie des activités assurées par les communes (voirie, déchets…). Or cela n’a pas empêché les mairies d’accroître elles aussi leurs effectifs de 7% sur la période.

    Ces attaques sont outrancières. Depuis deux ans, nous avons réussi à stabiliser les effectifs“, se défend l’UMP Jacques Pélissard, président de l’Association des maires de France.

    Des élus mal contrôlés

    Pour financer ces dérapages, les impôts locaux flambent, affichant la plus forte progression parmi nos prélèvements. Depuis 2000, la taxe d’habitation s’est envolée de 96%, pendant que la taxe foncière bondissait de 72% ! Sur la même période, la collecte de l’impôt sur le revenu n’a progressé que de 5% … Une explosion qui n’a pourtant provoqué aucune révolte fiscale. “Par leur proximité, les élus locaux ont pu expliquer pourquoi ils augmentaient les impôts, décrypte René Dosière. Et l’Etat a payé une partie de la facture en exonérant les catégories modestes de taxe d’habitation.” Toutefois, le gouvernement a décidé de serrer la vis des transferts aux collectivités, son premier poste budgétaire : 100,6 milliards d’euros en 2012, qui seront gelés l’année prochaine et baisseront de 2,25 milliards d’ici à 2015.

    Alors, comment stopper la dérive ? Hôtels de région mégalos, dépenses de communication excessives, organigrammes pléthoriques… Comme le révèle notre enquête, la gestion de nos élus reste très laxiste, notamment au conseil régional d’Ile-de-France, exemple emblématique. S’il y a autant de dérapages, c’est que l’Etat a décentralisé sans muscler son appareil de contrôle. “Avec à peine 300 magistrats dans les chambres régionales, les effectifs pour contrôler les dépenses des collectivités locales sont dérisoires“, déplore Patrick Le Lidec. Contrairement au système britannique, où la surveillance se fait quasiment en temps réel par l’Audit Commission, les contrôles n’ont lieu que tous les quatre ou cinq ans en France. Un laps de temps largement suffisant pour multiplier les gaspillages.

    Challenges  http://fortune.fdesouche.com

  • La PMA pour tous !

  • Coût de l'immigration : les étranges contorsions de « l'Express »

    Dans son numéro du 14 novembre l’hebdomadaire l’Express publie une « Une » accrocheuse. Son dossier sur le coût de l’immigration est assorti de la photographie d’une musulmane voilée de pied en cap, accompagnée d’une enfant noire, se dirigeant vers un… guichet. Ça c’est vendeur, coco ! Mais si l’Express allèche le chaland, c‘est pour mieux le rééduquer avec deux articles sur « ces bras qui rapportent » et une étude qui montre – si ! si ! – les bénéfices de l’immigration sur… la protection sociale. Pierre Milloz, auteur en 1990 d’un célèbre Rapport sur le coût de l’immigration, décortique les contradictions et les conformismes de la rédaction de l’Express. Nous renvoyons aussi nos lecteurs aux travaux de Jean-Paul Gourévitch et de l’Institut de géopolitique des populations d’Yves-Marie Laulan.
    Polémia 

    L'Express vient, dans son numéro du 14-20 novembre 2012, de publier un dossier dont le modeste intitulé, « Le vrai coût de l'immigration », prétend implicitement tenir pour nulles et non avenues toutes les études antérieures (et il y en a !) qui s'efforçaient d'évaluer ce coût. De celles-ci, ledit dossier se distingue par l'originalité de sa conclusion : le coût d'une immigration qui serait à la charge de la France est une invention d'esprits mal tournés, plus ou moins honnêtes. Ou plutôt : il y a bien un coût de l'immigration, mais c'est sur les immigrés qu'il pèse : les finances publiques françaises en profitent, auxquelles ces malheureux doivent verser net chaque année plusieurs milliards d'euros (exactement 3,886 en 2005).

     

    Ici le journaliste qui interroge l'auteur du dossier, M. Chojnicki (de l'Université de Lille II), sent bien qu'une explication devient nécessaire ; il demande donc : « Pouvez-vous préciser l'origine de ce solde positif ? » M. Chojnicki développe alors son argument central, auquel il reviendra : les immigrés sont concentrés dans la tranche des personnes en âge d'activité (proportionnellement ils y seraient plus nombreux que les autochtones) et globalement moins nombreux dans les tranches qui sont grosses consommatrices des dépenses sociales. Le fait qu'ils sont plus jeunes permet de surcompenser les coûts sociaux.

     

    Chojnicki : un raisonnement valable dans les années 1950/1960

     

    On aurait probablement pu appliquer ce raisonnement à l'immigration des années 1950 et 1960 : la France avait affaire à des immigrés que, le plus souvent, elle avait appelés pour satisfaire les besoins du marché du travail et on trouvait donc sur le territoire une population étrangère, relativement peu nombreuse, masculine, jeune, active (le chômage était négligeable). Peut-on honnêtement transposer le raisonnement à la population immigrée des années contemporaines ? Certainement pas.

     

    Depuis 40 ans il n'y a plus aucun rapport entre les besoins de main-d'œuvre et les entrées d'étrangers ; le chômage frappe plus cruellement ces derniers (il est vrai que M. Chojniki a l'habileté (la malhonnêteté ?) de ne pas parler d'immigrés actifs, mais seulement d'immigrés « en âge d'activité »…).

     

    Le regroupement familial de 1976 a, en outre, bouleversé toutes les données avec l'arrivée des personnes âgées, des femmes sans activité professionnelle, des enfants, c'est-à-dire toutes personnes hors activité. En un mot, toutes les conditions sont désormais remplies pour qu'on ait affaire à une population dont le taux d'activité est trop faible pour compenser un surcoût social qui d'ailleurs va croissant avec le temps et le vieillissement des premiers entrants.

     

    Bref, ce prétendu « vrai dossier de l'immigration » est loin d'être convaincant. Or, le lecteur est surpris de voir que l'Express partage probablement cet avis. Car dans la présentation qu'il en donne ce média abonde dans le sens de M. Chojnicki : « L'immigration rapporte plus à la France qu'elle ne lui coûte. Economiquement et socialement, elle est une “bonne affaire” à court, moyen et long termes » et il développe les mérites de cette bonne affaire.

     

    Des conclusions incohérentes

     

    On s'attendrait donc à la conclusion qu'il n'y a pas lieu de modifier, sauf peut-être à la marge, les conditions qui permettent de réaliser cette « bonne affaire ». Eh bien, pas du tout. De ces conditions l'Express préconise, au contraire, un bouleversement complet dans un sens… inattendu : « Adoptons », écrit l'éditorialiste, « au plus vite des règles d'immigration par quotas, selon les nations d'origine (l'Express préconise là une discrimination selon la nation, ce qui est un délit…), les professions en manque de main-d'œuvre ici (quelle réaction !) et les profits dont la France peut tirer parti (l'intérêt national comme guide ?) ». Il ajoute aussi qu'il faut en finir avec « le pédagogisme où tout vaut tout et où chacun est l'égal de son voisin » et il recommande qu'on « oublie le funeste droit à la différence ». Autrement dit, il souhaite qu'on fasse le contraire de ce qui s'est fait jusqu'ici, c'est-à-dire qu'on renonce à l'orientation cosmopolite des décisions françaises et, donc, qu'on renonce à cette « bonne affaire ».

     

    Le lecteur est donc en droit de s'interroger : y a-t-il incohérence regrettable ? Ou y a-t-il eu obligation de porter sur le dossier de M. Chojnicki un jugement politiquement correct ?

     

    Pierre Milloz  http://www.polemia.com
    15/11/2012