
C’est ce mercredi 13 mai que doit être votée(1) la loi Avia à l’Assemblée, laquelle consiste à lutter contre les « contenus haineux » sur Internet, mission confiée par le Premier ministre Édouard Philippe à la députée marcheuse Laetitia Avia. À propos de haine, c’est elle qui doit l’avoir, depuis mardi dernier, à en juger des révélations du site Mediapart. En effet, cette macroniste historique, chargée de lutter contre le sexisme, le racisme et l’homophobie, se trouve désormais accusée de sexisme, de racisme et d’homophobie. La haine, on vous dit…
Comme toujours, les attaques viennent de l’intérieur : un grand classique de la presse d’investigation, de Minute au Canard enchaîné. Là, ce sont cinq ex-assistants parlementaires qui ont décidé de passer à table ; inutile de préciser que le menu est des plus copieux.







Voilà une affaire qui, en leur rappelant ce « bon vieux temps » où l’URSS récompensait les enfants qui envoyaient leurs parents au goulag en les dénonçant au Parti, devrait réjouir les vieux profs communistes : dans la plus pure tradition stalinienne, le ministère de l’Education nationale, que l’on aurait pu croire davantage occupé à mettre tout en œuvre pour garantir la sécurité sanitaire de nos chères têtes blondes, a en effet publié, en vue de la réouverture des écoles, plusieurs fiches de recommandations à l’intention des enseignants, dans lesquelles il leur est notamment demandé de détecter les élèves tenant des propos critiques à l’égard de l’Etat et même d’inciter ces derniers à dénoncer les « dérives » de leurs parents.