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France et politique française - Page 2040

  • MEDITERRANEE : L’UNION EUROPEENNE, PREMIERE COMPLICE DES PASSEURS !

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    Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

    La Méditerranée, mer presque fermée, est bordée par un nombre impressionnants d’États, du plus petit, la principauté de Monaco, jusqu’au plus peuplé, l’Égypte du maréchal Sissi.

    Dans son périmètre, après un léger ralentissement dû, en partie, à la présence à Rome d’un pouvoir « fort », c’est reparti pour les navettes maritimes entre l’Italie et la Libye, depuis que Mattéo Salvini a quitté son poste de ministre de l’Intérieur. En attendant son inéluctable retour aux affaires, question de temps, et avec l’objective complicité de Macron, de Conte, le président du Conseil italien, et de la chancelière Merkel sur le déclin, la noria des bateaux aux missions humanitaires, « humanitaires » entre guillemets, va continuer, pour le plus grand bien du portefeuille des passeurs.

    Toutes ces ONG, dont certaines ont le sieur Soros derrière elles, vont chercher des migrants, principalement arabo-africains mais pas que, en quête d’un hypothétique Eldorado. Ils sont  lancés en mer sur des barcasses bien fragiles, et sont récupérés, la plupart du temps, sur simple coup de fil donné par les passeurs, par toutes ces pleureuses humanitaires qui déverseront leurs cargaisons humaines à Malte, en Sicile et à Lampedusa.

    Et comme d’habitude, Allemagne, France, Pays-Bas, Luxembourg, Irlande, Portugal, se répartiront les effectifs de ces « demandeurs d’asile » (la plupart, d’ailleurs, en seront déboutés et deviendront des clandestins, venant gonfler les hordes déjà en nos murs !) C’est là que l’on mesure l’hypocrisie de la politique du fameux « en même temps » du jeune résident de l’Élysée, j’écris « résident » à dessein. Alors qu’il tente, vainement à mon sens, de récupérer une partie de l’électorat de droite en le caressant, un peu, dans le sens du poil par une interview donnée à Valeurs Actuelles, il continue, parallèlement, d’ouvrir les vannes aux clandestins.

    Un flot ininterrompu

    Qu’on en en juge avec ces dernières semaines : l’Asso 30, battant pavillon italien, au service des compagnies pétrolières qui travaillent off shore, a débarqué en Sicile le 3 novembre, 150 « naufragés » dont 4 enfants. Le même jour, 88 immigrants étaient débarqués  des flancs de l’Alan Kurdi, à Tarente, un port de la région des Pouilles, l’Allemagne et la France en prenant chacune 30, les autres étant réparti entre l’Irlande, 2, le Portugal, 4, etc… en application d’un préaccord « européen » conclu à Malte. Ce navire était affrété par une ONG allemande.

    Le 29 octobre, après avoir fait des ronds dans l’eau pendant onze jours, l’Océan Viking, au service de « SOS Méditerranée » et de « Médecins sans frontières », était autorisé à se délester de son humaine cargaison à Pozzallo, soit 151 clandestins dont 40 mineurs. La délicate situation politique de la Libye, écartelée entre le gouvernement de Tripoli, reconnu sur le plan international, et le régime du maréchal Haftar, installé à Benghazi, soutenu par l’Égypte et, plus mollement, par la France, ne facilite pas les missions de la garde côtière libyenne. Elle n’avait pas pu intercepter l’Open Arms, de l’ONG espagnole PROACTIVA, débarquant une première fois à Malte, le 27 octobre, 44 illégaux et, une seconde fois, le 1 er novembre, toujours à La Valette, 15 clandestins récupérés sur un canot dérivant.

    On sait que la solution n’est pas de ramasser les dizaines de milliers de migrants illégaux exploités par les passeurs, et qui risquent leur vie en mer, mais de détruire, avant que ne partent tous ces demandeurs d’asile, ces nids de vipères que sont ces négriers modernes qui prospèrent au détriment de la misère humaine, sur les côtes libyennes. Une opération militaire combinée des principales puissances européennes riveraines, Espagne, Italie, France, n’aurait rien d’impossible. Les éléments commandos sont là, l’arme aux pieds, disponibles dans ces trois pays. Mais il manque une volonté politique pour donner des ordres, une mission avec un objectif précis et, dans cette affaire, l’Union européenne, une fois de plus, une fois de trop, démontre son incapacité, pour ne pas dire son inutilité, voire même, sa capacité de nuisance en voulant imposer des quotas de migrants à ses membres (sous peine de sanctions financières, un comble, à l’encontre des pays récalcitrants !).

    Les zones de tension, productrices de réfugiés, ne manquent pas, et certaines portes sont encore grandes ouvertes : les îles grecques submergées par des proche-orientaux complaisamment abandonnés par le sieur Erdogan, les présidios espagnols de Ceuta et de Melilla enclavés au Maroc, où, parfois, des Africains qui n’ont plus rien à perdre, se ruent à l’assaut de barrières grillagées, nos départements d’outre-mer, Guyane, Mayotte et la Réunion, où, respectivement, Surinamiens, Comoriens et Sri-Lankais espèrent, de là, pouvoir gagner la métropole, sans oublier la frontière américano-mexicaine où les Latinos, grâce à un mur interrompu, gagnent les USA, la nouvelle Babel, etc…

    Les « mesurettes » du gouvernement Macron

    Alors même qu’en France, le gouvernement annonce des mesures restrictives, très modestes, envers les étrangers, disons « indésirables », notamment ceux qui profitent de notre système de santé  pour faire du « tourisme médical », il va augmenter les effectifs des immigrés en voulant initier une politique des quotas économiques, pour complaire au patronat. Plus précisément, au lieu de faciliter la remise au travail de chômeurs par des mesures, à la fois incitatives et coercitives, d’augmenter notre capacité en matière de formation professionnelle, on va céder à la facilité.

    Eh bien non, disons-le très fort, nous préférons, par exemple, des informaticiens Français, plutôt que des ingénieurs importés de feu l’Empire des Indes, des médecins « Gaulois », à la place de Roumains ou d’Algériens. Comme en matière démographique, tout se planifie, même si les bonnes intentions ne sont pas toujours « récompensées ». Une grande politique familiale aurait évité à l’Allemagne de voir sa « Germanité » se réduire, à terme, comme une peau de chagrin : on annonce, au rythme où vont les choses, seulement 36 millions d’Allemands « de souche » à la fin du siècle ! Moins dramatique pour la France, mais pas bien loin. Ce n’est pas en vidant l’Afrique pour repeupler l’Europe, que l’on résoudra les difficultés des uns et des autres.

    Une grande politique du développement, avec birth control, - par l’électrification totale du continent et l’arrivée d’eau potable dans tous les villages de brousse comme dans les mégalopoles -, couplée avec une totale étanchéité de nos côtes et de nos frontières, serait l’un des remèdes aux maux de la planète. « Mais ceci, comme aurait dit Kipling, est une autre histoire ».

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  • Noam Anouar : « La France a largement fait le pas de nous accueillir, à nous de faire le nôtre, sinon, il faut partir ! »

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    Noam Anouar, qui a travaillé dix ans dans la police pour infiltrer les réseaux islamistes, présente son livre La France doit savoir et parle sans tabous de son parcours, de l’islam, des difficultés d’intégration, des violences urbaines, des dérives politiques des mairies et de la RATP, de la nécessité pour les Maghrébins de vraiment choisir la France.

    https://www.bvoltaire.fr/noam-anouar-la-france-a-largement-fait-le-pas-de-nous-accueillir-a-nous-de-faire-le-notre-sinon-il-faut-partir/

  • Europe, OTAN, Emmanuel Macron parle, parle, parle... Mais c'est tout !

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    L'avis de Jean-François Touzé

    "L'Europe est au bord du précipice, et l'OTAN en état de mort cérébrale".

    On sait depuis longtemps Emmanuel Macron atteint de logomachie et personne, ni en France, ni à l'étranger, n'ignore qu'il souffre d'incontinence verbale. Les réactions indignées des dirigeants américains, allemands, canadiens, britanniques et de l'ensemble de l'establishment atlantiste a ses propos publiés par The Économist montrent que cette fois pourtant, il n'est pas loin d'avoir visé juste quoi que demeurant très en deçà de la réalité.
    Impuissante et atone, soumise à tous les vents mauvais de la financiarisation et du totalitarisme des droits de l'homme, assiégée par la colonisation migratoire, l'Europe n'est pas au bord du précipice, elle est déjà dans le gouffre.
    Quant à l'OTAN, elle ne sera pas en "état de mort cérébrale" tant que Washington continuera d'en faire l'instrument golèmique de son hégémonie politique et le bras armé de ses seuls intérêts.
    Tout est lié. L'Europe ne sortira pas de l'abîme tant qu'une volonté politique d'indépendance, de revendication civilisationnelle et de puissance retrouvée ne l'animera pas et qu'elle ne se sera pas dotée des moyens militaires et diplomatiques de l'appliquer. Ces moyens militaires et politiques ne peuvent désormais exister qu'en dehors de l'Alliance atlantique.
    Parler c'est bien mais agir c'est mieux. Les droites nationales européennes en ont bien l'intention.
  • Migrants : assez d’évacuations, à quand la remigration ?

    De façon régulière, c’est la même opération de communication pour donner aux Français qui en ont assez l’impression que les autorités politiques “agissent”. 1.600 immigrés illégaux qui avaient installés de véritables bidonvilles en plein Paris ont donc été “évacués”. Traduction : ces immigrés illégaux ont été priés d’abandonner leurs campements pour monter dans des bus qui les ont conduit vers des gymnases réquisitionnés pour momentanément les loger.

    On est loin de la remigration…

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  • Les musulmans qui ne suivent pas la stratégie des Frères Musulmans sont persécutés

    Les musulmans qui ne suivent pas la stratégie des Frères Musulmans sont persécutés

    Comme dans le milieu LGBT, les dissidents de l’islam sont persécutés :

    Depuis qu’elles ont signé la tribune dénonçant le voile islamique, des citoyennes de confession musulmane subissent insultes et pressions sur les réseaux sociaux et parfois aussi dans leur ville. En plus des assignations à résidence communautaire de l’humoriste devenu rappeur Mustapha El Atrassi, qui leur rappelle dans sa chanson « colis suspect » qu’elles ne s’appartiennent pas (« nos femmes »), elles doivent subir au quotidien insultes, harcèlement et menaces. Trois d’entre elles ont accepté de témoigner.

    Amina :

    « J’ai répondu plusieurs fois aux sollicitations de la presse. La première fois, j’ai eu droit à un déferlement de messages haineux sur les réseaux. A la suite de la tribune publiée dans Marianne, il y a eu une nouvelle vague d’insultes et de pressions, des commentaires dégueulasses sur Facebook, des messages anonymes sur Messenger, c’est pourquoi je ne témoigne plus à visage découvert. Je me suis mise en retrait en attendant que ça passe. Ils veulent nous réduire à notre statut de femmes musulmanes et nous faire taire. Ils essayent aussi de porter préjudice à mon activité et mon engagement politique.

    J’ai décidé de porter plainte pour harcèlement et intimidation. J’ai constitué un dossier de 28 pages de copies d’écran. Tout part d’une personne que j’ai identifiée, une personne proche de l’association locale des Frères musulmans. Concrètement, on n’est pas du tout aidées. Ni au niveau local, ni au niveau de l’Etat. Quand on discute avec les autorités compétentes, elles nous disent “mais non, ne vous inquiétez pas, ces sont des menaces en l’air”. Ils ne se rendent pas compte que les islamistes nous mettent une cible dans le dos. Quelqu’un m’a envoyé récemment cette menace : “On a des jeunes qui n’ont rien à perdre”… J’ai de plus en plus peur de sortir, c’est une peur physique, qui influe sur ma santé. J’étais très mal la semaine dernière, je fais un ulcère. Je n’ose même plus dire dans quel milieu je travaille car je sais qu’on va me reconnaître. J’envisage sérieusement de déménager.»

    Marie :

    « J’étais invitée sur CNews il y a quelques jours pour évoquer la tribune mais je leur ai laissé un message à 3 heures du matin pour leur dire “Je ne viens pas”. Les islamistes avaient balancé mon nom marital sur Twitter. C’est comme ça que mes élèves ou mes collègues me connaissent (sur les réseaux sociaux, j’utilise mon nom de jeune fille). J’ai une famille, il n’est pas question de les exposer. J’ai reçu beaucoup d’insultes, ça a été une vague assez violente et massive, surtout à partir du moment où on a parlé de la tribune sur CNews et BFMTV et que certains ont découvert que c’est moi qui l’avais rédigée.

    Je n’ai eu droit qu’à des insultes en-dessous de la ceinture, pas de “Tu iras en enfer” ou des choses comme ça, que des insultes venant de gens assez obsédés. J’ai bloqué une centaine de personnes sur Facebook. Beaucoup de cosignataires ont subi la même chose, surtout les femmes. Pour certaines, ils sont allés chercher leur biographie, ils ont déterré des choses. Il y en a qui ne veulent plus témoigner, certaines regrettent d’avoir signé cette tribune. »

    Rabia :

    « Quand j’ai signé, je savais qu’il y aurait des insultes odieuses mais pas à ce point. J’ai “partagé” l’article de Marianne sur les réseaux sociaux pour dire que j’étais signataire. Certains ont commenté “Super merci” puis beaucoup de gens se sont mis à m’insulter. Comment ces gens-là sont arrivés sur mon compte ? C’est Madjid Messaoudène qui a “partagé” mon nom, j’ai ensuite reçu des centaines de messages, “On va te niquer”, “sale pute”, “on va déféquer dans ta bouche”. Il y a une véritable chasse aux sorcières, on cherche à nous intimider pour nous faire taire.

    J’ai répondu, bloqué, fait des captures d’écran mais depuis avant-hier, ça recommence, cette fois-ci autour du clip d’El Atrassi. C’est désormais Barakacity qui me harcèle (dont le président, Idriss Sihamedi, s’était fait connaître en déclarant refuser de serrer la main des femmes devant la ministre Najat-Vallaud Belkacem sur Canalplus, ndlr). J’ai bloqué les personnes insultantes envers les femmes, les autres je les laisse, il faut que les gens voient avec qui ils vivent. Ils font du mal à ceux qui combattent les extrémistes. Le mot “islamophobe” n’existe pas, à Bayonne il s’agissait d’un acte anti-musulmans.

    Ces quatre dernières années, j’étais retournée vivre au Maroc, je tenais un blog. Les islamistes ont été ressortir tout ce que j’ai écrit pendant cette période. Là-bas, j’étais pas insultée, on partageait mes écrits, je l’ai été uniquement par ceux qui habitaient en France. Ici, les gens ne font que répéter ce qu’ils voient sur Internet, ils ne parlent pas arabe, ils nous traitent toutes de “collabotes”, de “vendues”, ils me disent : “Les Juifs et les Français ne t’accepteront pas”. »

    Les manifestants du dimanche 10 novembre “contre l’islamophobie” vont soutenir ces harceleurs.

    https://www.lesalonbeige.fr/les-musulmans-qui-ne-suivent-pas-la-strategie-des-freres-musulmans-sont-persecutes/

  • Attentat à la préfecture – Xavier Raufer : « L’un m’a dit : “On a recâblé Mickaël Harpon car c’est tellement pas lui” »

    Un mois après l’attaque au couteau de la préfecture de police de Paris, qui a coûté la vie à quatre fonctionnaires de police, Xavier Raufer revient pour Boulevard Voltaire sur la personnalité de Mickaël Harpon, auteur de ces crimes.

    Le criminologue a pu, en effet, s’entretenir avec ses anciens professeurs, ce qui, semble-t-il, n’a pas encore été fait par la police.

    Pour certains de ces enseignants, Mickaël Harpon a été « marabouté ». Des révélations qui font entendre un autre son de cloche…

  • Le quotidien Présent privé de subventions car il ne serait pas… assez cher

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    Le quotidien catholique Présent a appris, par un courriel du 29 octobre, qu’il était privé, au titre de l’année 2019, de « l’aide aux quotidiens nationaux d’information politique et générale à faibles ressources publicitaires ».

    Le ministère de la Culture, par la voix de son « bureau du régime économique de la presse, direction générale des médias et des industries culturelles » explique que ce qui est reproché à Présent c’est de n’être pas vendu assez cher.

    Le ministère dit que le prix de vente du journal, au 1er janvier 2019, à 1,80 euro, n’était pas assez cher, inférieur à « 80 % du prix de vente moyen pondéré des quotidiens nationaux », pratiqué au 1er janvier 2019.

    Mais quel était ce « prix de vente moyen pondéré des quotidiens nationaux » ? Il ne figure pas dans la réponse du ministère de la Culture. Pas d’information non plus du côté du Syndicat de la presse quotidienne nationale. Pourtant le calcul devrait être simple à faire : le texte ne concerne pratiquement que neuf quotidiens : Le Figaro, Le Monde, Les Echos, Libération, Le Parisien – Aujourd’hui, La Croix, L’ Humanité, L’ Opinion et Présent.

    En crise financière, L’Humanité avait bénéficié d’un large soutien politique, jusqu’au président de l’Assemblée nationale. Pas certain que cela soit le cas pour Présent… En 2016, l’Humanité avait reçu une subvention de 3.689.447 €, soit 0,384€ par exemplaire, ce qui en fait le journal le plus subventionné de la presse française. Le budget 2020 du quotidien avait été établi en tenant compte de cette subvention, estimée à 140.000 euros, compte tenu de la dotation des années précédentes. Cette somme représente 12 à 15% du chiffre d’affaires annuel.

    Source : Le Salon beige cliquez

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/11/08/le-quotidien-present-prive-de-subventions-car-il-ne-serait-p-6188933.html

  • Manif contre l’islamophobie : la gauche y va, y va pas… droit dans le mur

    Johnny Hallyday avait mal à la hanche, mais ça ne le gênait pas pour chanter. Aujourd’hui, la gauche a mal à l’islam et ça la gêne pour marcher. Ainsi, le 10 novembre prochain, les forces de progrès entendent prendre l’air ; ce qui n’est pas une mauvaise idée, surtout en période d’asphyxie électorale.

    Seulement voilà, c’est plus facile à dire qu’à faire, sachant que, de manière plus qu’imprudente, nombre de ténors du camp du bien ont signé la pétition publiée dans Libération du 1er novembre dernier, laquelle appelait à dire « Stop à l’islamophobie ! »», avant de se demander si, tout bien réfléchi, cela était vraiment l’idée du siècle.

    Au cœur du débat, l’attaque de la mosquée de Bayonne et les « lois liberticides » ; bref, le « climat ambiant » d’islamophobie. Et c’est là que réside l’actuel dilemme de la gauche : comment être laïciste et antiraciste à la fois ? Comment être en même temps féministe et partisan du voile ? Comment être à l’avant-garde des actuels combats sociétaux (mariage pour tous, PMA, GPA, théories du genre, quasi-divinisation des morpions, antispécisme oblige) et défiler de conserve avec certaines personnes pour lesquelles la place d’une femme est globalement à la cuisine et celle d’un homosexuel au bout d’une corde ?

    Du coup, la gauche se cherche. Cherche à conserver, entre clientélisme et passéisme, ce qu’il lui reste d’électorat : les grands frères des cités, subventionnés par l’argent public, ou les derniers hussards de l’école républicaine ? Elle cherche surtout à éviter le ridicule, lequel tue certes pas, mais peut faire aussi très mal.

    Ainsi, Olivier Faure, le charismatique patron du PS qu’on sait, n’ira pas manifester. Chez les Insoumis, François Ruffin, pourtant signataire de cette pétition, passera également son tour. Logique : « Il a foot », tandis que son collègue Ugo Bernalicis excipe, lui, « de raisons personnelles » pour ne pas s’y rendre. Il doit avoir piscine ce jour-là…

    Jean-Luc Mélenchon, s’il a signé la pétition tout en récusant le terme « d’islamophobie », ne dit pas s’il se joindra ou non au cortège. Adrien Quatennens, son nouveau bras droit, affirme qu’il ne fera pas le déplacement. À force de louvoyer, le dernier quarteron républicain de La France insoumise finira guillotiné par Clémentine Autain et Danièle Obono…

    Côté EELV, Yannick Jadot, lui aussi signataire de ce même texte, mais qui n’en valide pas « l’ensemble » tout en en assumant la « philosophie », évoque la « montée du racisme antimusulman ». On ignorait que l’islam était un groupe ethnique. On peut être arabe et chrétien, normand et musulman, ce qu’il semble ignorer. Il est vrai que, partageant la vie d’une ancienne journaliste de radio, on comprend que le bon usage de la langue française ne soit pas forcément son fort.

    Au PCF, ou plutôt ce qu’il en reste, c’est plus compliqué. Ian Brossat ira, à ses risques et périls, peut-être. Son confrère Fabien Roussel, lui, n’ira pas pour cette raison : « Il n’y a jamais eu autant de tags nazis […] et c’est cela dont je préfère parler. » Il est vrai que ces « tags » tuent plus sûrement que l’attentat perpétré à la préfecture de police de Paris, le 3 octobre dernier.

    Pour ajouter à la clarté ambiante, il y a encore cet édile socialiste, cité par Le Huffington Post de ce jeudi 7 novembre, lequel explique : « Je n’étais pas favorable à cette manifestation, mais le problème, c’est qu’on ne dit rien derrière, on ne fait pas de proposition et ce qui apparaît, c’est que quand il s’agit de Noirs et d’Arabes, on s’en fout. »

    Bien vu ! C’est vrai que lorsqu’un « Français de souche » est agressé parce que « de souche » et « Français » par d’autres Français un peu moins de « souche », les médias se mobilisent, Emmanuel Macron bouscule l’agenda présidentiel, tandis que Booba et Kaaris se réconcilient pour, illico, enregistrer un rap de soutien.

    Pas de doute, la gauche est en marche. Même si c’est droit dans le mur.

    Nicolas Gauthier

    https://www.bvoltaire.fr/manif-contre-lislamophobie-la-gauche-y-va-y-va-pas-droit-dans-le-mur/