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France et politique française - Page 2554

  • Le point Godwin du président Macron

    6a00d8341c715453ef022ad3bd774e200b-320wi.jpgDans un entretien, publié le 1er novembre par Ouest France, le chef de l'État a cru pouvoir exhiber ce qui lui tient lieu de culture historique. Et il n'a pas manqué l'occasion qui lui était offerte de déclarer : "Je suis frappé par la ressemblance entre le moment que nous vivons et celui de l'entre-deux-guerres".

    Il ne suffit pas de convoquer le passé pour construire l'avenir. Encore faut-il ne pas laisser de côté l'essence même de l'Histoire, tissée de conquêtes.

    D'un tel point de vue, toutes les périodes se ressemblent en ce sens que les États prédateurs s'emparent trop souvent, surtout par la force, parfois par la séduction hypnotique, de peuples proies. On pourrait donc, sans craindre, à ce stade, le ridicule, jouer à la comparaison de notre temps avec celui des fameux dictateurs de XXe siècle. Ils étaient issus de la décennie 1920, celle de Lénine, Mussolini, de Primo de Rivera, Kémal, Horthy, Salazar etc. plus encore que de sa suivante.

    On ne saurait donc trop conseiller au jeune Macron, puisqu'il n'en finit pas de repasser un grand oral, la lecture d'un petit livre de Paul Valéry. Ce recueil a été publié, sous le titre de Regards sur le monde actuel, précisément à l'époque à laquelle notre faux-lettré prétend faire référence. Poète, l'auteur s'était senti fasciné en 1920 par "la mer toujours recommencée"[1]. Essayiste, il conviendra prosaïquement en 1931 que "l'histoire justifie ce que l'on veut, n'enseigne rigoureusement rien, car elle contient des exemples de tout et donne des exemples de tout".

    On sait que la loi de Mike Godwin conduit au point du même nom. Elle applique en effet le principe selon lequel "plus une discussion se développe, plus il est probable qu'elle aboutisse à évoquer Hitler." Apparu en 1979, le premier réseau de forum Usenet a ouvert la voie à ces mécanismes de discussion automatique des internautes. Depuis lors la toile a donné la parole à n'importe qui pour dire, de façon anonyme, n'importe quoi, sur une échelle qui relègue au rayon du bricolage l'invention de l'imprimerie par Gutenberg. Tout le monde se croyant désormais autorisé à donner son avis sur tout, et à dévier les débats, sans se voir rappeler à l'ordre, certains pourraient se résoudre à subir ce grave et significatif déclin de la raison.

    À partir de 1990, cependant, certaines personnes sensées ont commencé à se reconnaître et à faire face au phénomène, en attribuant des points dits Godwin. Ceci intervient lorsque la fameuse loi se confirme au cours d'une discussion. Et bénéficie, dès lors, de cette attribution, celui qui vient de se discréditer en s'éloignant du sujet d'origine. Depuis les années 2000 s'est introduit, chez les meilleurs, l'usage bienséant de ne pas en rester au virtuel. On commence ainsi à donner un véritable mauvais point, matérialisé à la manière, inversée, des images pieuses que les enfants sages recevaient autrefois quand ils avaient bien appris leur catéchisme.

    L'espoir qui inspire les déclarations présidentielles tendrait redresser une popularité plus que déclinante. Tel un habile joueur de bridge qui "squeeze" ses adversaires, c'est-à-dire qui les force à jouer contre leur intérêt, le chef actuel de l'État s'emploie donc à forcer le vote futur des électeurs. La manœuvre binaire se présente plus grossière encore que celle de 2017. "Moi ou le chaos" suggérait le fondateur de la cinquième république. S'adressant à un peuple qu'il pense effrayer, Jupiter Macronien leur dit aujourd'hui :"moi ou le croque-mitaine". Il conçoit ainsi son invocation historique comme lui conférant un sordide avantage stratégique. La rhétorique vise les méchants du film, ceux auxquels personne ne souhaite être identifié, les super méchants. Pas besoin, j'imagine, de vous faire un dessin pour savoir qui se cache derrière le masque du populiste Zorro.

    Tel a toujours caractérisé le recours argumentaire que stigmatise l'attribution d'un point Godwyn.

    JG Malliarakis  

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    Apostilles

    [1] cf. Le cimetière marin. (…) La mer, la mer, toujours recommencée !/Ô récompense après une pensée / Qu’un long regard sur le calme des dieux !

    https://www.insolent.fr/

  • Valeurs républicaines ou valeurs démocratiques ?

    3440968777.jpgBernard Plouvier

    N’en déplaise à nos pitres, ces gens qui font semblant de nous gouverner et ne sont que les syndics temporaires de l’économie globale au sein du grand village mondialiste, il n’existe pas plus de valeurs républicaines que de valeurs impériales ou monarchiques.

    Il existe, en revanche, des valeurs démocratiques, celles qui permettent aux Nations d’être bien gouvernées, dans l’intérêt des citoyens honnêtes et laborieux.

    Dans la bonne gestion du Bien commun, il n’existe que quatre valeurs absolues qui, toutes, sont détruites ou amoindries en régime de capitalisme débridé ou dans les immondes dictatures marxistes :

    1 – L’isonomia ou égalité de tous les citoyens devant la loi, ce qui implique un libre et honnête exercice de la justice, dégagé de toute ingérence de l’Exécutif (chef de l’État et gouvernement) ou des élus, qui se comportent trop souvent en petits rois.

    2 – La méritocratie, soit l’attribution des postes payés par l’argent public – le produit des impôts et des taxes – par concours anonyme, pour éviter le favoritisme, qu’il soit de nature familiale (le classique népotisme), de nature ethnique, religieuse ou sectaire (ce bon vieux Grand-Orient d’essence si « ripoublicaine »), voire les passe-droits achetés (qui font si souvent ressembler notre État à une République bananière) ou obtenus par la pure prostitution !

    3 – L’absolue liberté d’expression de la pensée, seules étant censurées la pornographie et la calomnie.

    4 – Enfin, le recours systématique au corps électoral pour trancher les grandes questions de société comme l’immigration de masse provenant d’un autre continent, la peine de mort, les droits et les devoirs des minorités, les traités politiques, économiques ou militaires mettant en jeu l’avenir de la Nation.

    Toutes ces valeurs n’ont rien à voir avec la nature du gouvernement. Certaines Nations sont bien dirigées et leur Bien commun est correctement géré. D’autres n’ont pas cette chance. C’est le cas de la Nation française dans la VeRépublique, entrée en sa phase de pourrissement accéléré.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • PEUT-ON MAINTENIR LES PEUPLES EN CAGE ? (Jean Goychman)

    La question mérite d’être posée. Surtout au vu de ce qui se passe en Europe ces dernières années. Plus récemment, notre Président vient de nous faire vivre un temps fort lors de son voyage en Slovaquie. Il faisait penser à un naufragé s’accrochant désespérément à son radeau, image immortalisée par Gericault sur son célèbre tableau « le radeau de la Méduse ». La comparaison avec l’état actuel de l’Europe et l’histoire de ce naufrage est assez frappante et le lecteur pourra suivre avec intérêt son récit [1].

    Les nations sans les nationalistes.

    Emmanuel Macron cherche de toute évidence la dramatisation de la situation, et il y réussit avec le talent d’acteur qu’on lui connaît. Ce discours qu’il tient à Bratislava se veut à la fois alarmiste et mobilisateur. Ce qui est plus difficile à saisir, c’est qu’on ne comprend pas très bien qui il veut mobiliser. Il nous parle des peuples et des nations tout en fustigeant les « nationalistes » qui ont « déjà gagné ». Bien sûr, il nous ressort la vieille antienne destinée à brouiller les cartes : « Le patriotisme, c’est l’amour des siens, le nationalisme, c’est la haine des autres ». C’est une belle formule de discours de banquet républicain, mais au-delà de l’effet d’opposition entre l’amour et la haine, dont mes professeurs m’on dit que c’étaient deux sentiments très voisins. Tellement voisins, du reste, qu’on pouvait passer sans transition de l’un à l’autre.

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  • Le matraquage fiscal continue

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    Un député UDI a réussi à faire adopter un amendement taxant les aides aux vacances ou aux activités culturelles des salariés distribués par les comités d’entreprise. Jusque-là, le flou fiscal régnait et l’État n’effectuait aucun prélèvement sur cette manne ; il ne percevait ni cotisation sociale ni impôt sur le revenu. Cette tolérance était de facto et hors de tout cadre légal. L’amendement qui vient d’être adopté inscrit dans la loi cette exonération et l’étend aux aides des petites entreprises qui sont dépourvues de CE, mais pose des limites : au-dessus d’une franchise de 331 euros par employé (662 dès qu’il a un enfant) l’État, ou plutôt la Sécurité sociale, se servira. Et si on suit cette logique, le salarié devrait également réintégrer les sommes reçues dans son impôt sur le revenu, faisant exploser ce dernier dans certains cas.

    Les syndicats sont, bien entendu, indignés. Pour eux, ce sont les salariés les plus modestes qui seront impactés, notamment pour les vacances de leurs enfants et leurs séjours linguistiques, même si seuls les plus grands comités d’entreprise (SNCF, EDF,…) sont capables de verser par adhérent des aides qui dépasseront le seuil prévu.

    Nous sommes un des pays d’Europe où le taux de prélèvement obligatoire est le plus élevé. Néanmoins, le gouvernement continue de charger la barque sans vergogne. Le plus choquant est qu’il a baissé spectaculairement les impôts pour les ultra-riches (0,01 % de la population). Entre l’abolition de l’impôt sur la fortune et la taxation forfaitaire à 30 % des revenus financiers, ces cadeaux ont coûté 7 milliards au Trésor. Ils sont entrés immédiatement en vigueur, contrairement à la baisse des cotisations sociales ou à la suppression de la taxe d’habitation. Grâce à ce nouvel amendement, le pouvoir va récupérer peut-être 200 millions au grand maximum, une paille vis-à-vis de notre colossal déficit. Sans entrer dans la caricature et sans vouloir user d’arguments démagogiques, le gouvernement donne l’impression de ponctionner les pauvres autant qu’il le peut afin d’aider les riches.

    Une autre taxe aussi scandaleuse va se mettre en place : on devra payer 1 euro à chaque colis qui sera livré à notre domicile. En principe, les sommes colossales qui seront ainsi extorquées aux Français seront versées aux communes. Ces dernières, en échange, diminueront les taxes foncières frappant les commerces dits de proximité, principalement ceux des centres-villes. Mais je ne vois pas comment on pourra exonérer des magasins suivant leur emplacement (le contraire me semble anticonstitutionnel) et, pour finir, la diminution des taxes foncières sera répartie entre tous les commerces, y compris les hypermarchés des périphéries, ce qui diluera son effet. En outre, l’État se servira toujours (au moins 25 %), sous le prétexte de se dédommager des frais de prélèvement. Le pouvoir va donc instaurer une nouvelle usine à gaz qui va frapper les personnes qui habitent dans la France périphérique, celle où les commerces de proximité sont inexistants et où les habitants sont bien contents de commander sur Internet. Le matraquage fiscal continue de plus belle !

    Christian de Moliner

    http://www.bvoltaire.fr/le-matraquage-fiscal-continue/

  • Tristan Rochelle : « L’autonomie est la force du Bastion social »

    Le Bastion Social oeuvre pour développer la solidarité communautaire en France. Rencontre avec Tristan Rochelle, responsable de la section lyonnaise.
    KLARA VON KUSTNIZ

    Comment est né le projet Bastion social ?
    Tristan Rochelle : Le 27 mai 2017 à Lyon, une poignée de militants décidaient de tenter ce qui semblait alors l’impossible pour l’opposition nationale en France : Réquisitionner et réhabiliter intégralement un bâtiment public abandonné -appartenant à la mairie- afin d’y héberger des Français en situation de grande précarité. Après l’échec du Front National aux élections présidentielles, cette occupation fut un électrochoc pour beaucoup.

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  • Action Française • Le Bien commun, un nouveau mensuel ... « Soyons Charlie » ! Soyons Français !

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    687119300.jpgPour le bien commun 

    Le Bien Commun ?
    Parce qu’il est ce qui manque le plus aux Français et ce à quoi ils aspirent le plus.

    Il est ce qui manque le plus aux Français, à l’heure où le semble-État, au service d’intérêts oligarchiques ennemis de l’intérêt national, est devenu la proie d’élites dénationalisées ; à l’heure aussi où le régime républicain, fidèle à sa tradition, les oppose comme jamais les uns aux autres en divisant la nation en autant de factions rivales.

    Mais il est aussi ce à quoi les Français aspirent le plus, lorsqu’ils refusent la logique mortifère de la dépossession de soi dans lequel le régime les a installés afin de les contraindre à accepter un changement de civilisation qui signera leur mort en tant que peuple libre. Négation des racines chrétiennes de la France, destruction jumelle des repères anthropologiques et de la famille, immigration galopante, insécurité, zones de non-droit devenues le foyer de la barbarie islamiste, négation de la culture française, précarité économique, perte de toute souveraineté politique, financière et juridique au profit d’un pays légal supranational, tels sont les multiples visages de Gorgones de cette dépossession. Ne nous laissons pas pétrifier par la peur de les combattre !

    Le Bien Commun, donc, parce qu’il faut nous opposer à cette œuvre de mort et parier pour la pérennité d’un miracle français auréolé de quinze siècles d’histoire. Parce que nous pensons que, par-delà leur légitime diversité, les Français partagent un héritage vivant, appelé à féconder leur avenir. Parce que, tout simplement, nous croyons à l’existence d’un peuple français.

    Le Bien Commun, parce que ce qui nous réunit est plus important que ce qui nous divise, parce que nous refusons «  le désordre établi  » et que nous pensons que l’apparente décadence du peuple français « est surtout le fait de fausses élites qui l’aveuglent d’un écran de grossiers mensonges et l’étourdissent de modes et de mots »*.

    Le Bien Commun, parce que nous adressant, comme nos aînés, « au Peuple français tout entier », nous « prenons ce qu’il y a de commun entre nous et nous demandons au lecteur de se placer au même point de vue fraternel ». Parce que « nous savons qu’il y a partout du patriotisme et que la raison peut se faire entendre partout »**. Parce que nous voulons être les porte-paroles des gens qui ne sont rien, les porte-paroles du pays réel.

    Le Bien Commun, en un mot, parce que, résolument patriotes et héritiers critiques d’une longue tradition au service du seul intérêt national, il nous faut promouvoir un nationalisme pour le XXIe siècle. Parce que, résolument patriotes et résolument nationalistes, nous sommes résolument d’Action française. Parce que, résolument d’Action française, nous sommes résolument royalistes et réaffirmons, contre tous les facteurs de dissolution et de mort, notre confiance inébranlable dans les fils d’Hugues Capet pour restituer la France aux Français.  

    Le Bureau politique de l’Action française
    François Bel-Ker, Stéphane Blanchonnet, Charles du Geai, Pierre Marchand, François Marcilhac, Philippe Mesnard

    *  Manifeste de L’Action Française – 21 mars 1908
    ** Manifeste de La Nation Française – 12 octobre 1955

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Bistro Libertés avec Damien Lempereur (DLF)

    Martial Bild et Franck Tanguy reçoivent le porte-parole de Debout la France, Damien Lempereur. Ils débattent de la vague nationale-populiste planétaire et de la présence des forces de l’ordre dans les établissements scolaires pour lutter contre la violence.

  • Une Allemande prévient. Suicide de l'Europe le 10 décembre.

  • Emmanuel Macron, bel et bien continuateur d’un monde politique plus « failli » qu’« ancien » !

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    Entretien avec Philippe Randa, directeur du site de la réinformation européenne EuroLibertés

    Propos recueillis par Guirec Sèvres

    Le président français Emmanuel Macron a comparé la situation actuelle en Europe avec celle de l’entre-deux-guerres du siècle dernier en fustigeant notamment les victoires des partis populistes en Europe qu’il considère comme une lèpre ; qu’est-ce que cela vous inspire ?

    D’abord, traiter ses rivaux politiques et leurs partisans de « lépreux » est une injure à considérer comme telle, c’est-à-dire par le mépris. Une telle injure ne suscite guère de réprobation dans la classe politique, mais on n’ose imaginer quelle aurait été la réaction de celle-ci si des populistes avaient dénoncé leurs ennemis politiques, voire l’invasion migratoire, en termes similaires. On accuse (entre autres maux) les populistes de violences verbales, mais ils ont en général plus de retenue que beaucoup de leurs adversaires. Ensuite, Emmanuel Macron n’a cessé de marteler qu’il fallait en finir avec « l’ancien monde » politique : avec sa douteuse comparaison historique, il incarne justement l’« ancien monde politique » dont les représentants n’ont eu d’autres arguments, ces dernières décennies, que de brandir l’épouvantail d’un fascisme fantasmé, mal absolu s’il en était à les entendre…

    Ces dernières décennies, c’est-à-dire ? Depuis la fin de la IIe Guerre mondiale ?

    Non, depuis la fin des « Trente glorieuses », soit le début du premier septennat de François Mitterrand… Jusque-là, depuis 1945, on avait surtout l’obsession de panser les plaies des deux guerres civiles européennes, de construire une Europe forte économiquement… Mais avec les premières crises pétrolières, l’arrivée du chômage de longue durée, puis de masse, enfin avec la chute de l’URSS – soit la fin de la Guerre froide qui perdurait de façon plus ou moins larvée – et la « découverte » par les Européens de l’invasion migratoire, les gouvernements ont vu la situation se détériorer inexorablement… Des années durant – grosso modo, pour la France jusqu’à la fin du quinquennat de Jacques Chirac – les partis de gouvernement sont parvenus à persuader une majorité d’électeurs qu’il suffisait d’attendre le retour de la croissance économique pour vivre à nouveau des lendemains qui chantent… « Sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? » a été le leitmotiv de la classe politique aux affaires, qu’il s’agisse des élus du Parti socialiste et de ses alliés communistes et écologistes ou de ceux de la droite et du centre… Les quinquennats de Nicolas Sarkozy et de François Hollande ayant été les requiem de cette droite et de cette gauche de gouvernement, Emmanuel Macron et sa République en Marche ont ramassé la mise en se présentant comme l’alternative à un monde moins « ancien » que surtout « failli »… Le naufrage du pays perdurant depuis son élection, dans l’affolement d’une situation qui lui échappe chaque mois un peu plus – chômage qui perdure et s’aggrave même selon les mois ; affaire Benalla ; démissions de Nicolas Hulot et Gérard Collomb, deux « éléphants » du gouvernement d’Édouard Philippe ; selfie équivoque avec des racailles d’outre-mer après la réception de « vogueurs » en Lunettes noires et maillots de résillelors de la Fête de la musique à l’Élysée, etc. –, Emmanuel Macron montre qu’il n’a aucun autre argument, aucune autre défense que de reprendre l’antienne du danger fasciste…

    Une rhétorique de diabolisation des Populistes qui, jusqu’à présent, a tout de même bien fonctionné pour les empêcher d’accéder aux Affaires…

    Ralentie tout au plus car les populistes sont dans des coalitions au Pouvoir en Italie, en Autriche, en Pologne et en Hongrie ou l’ont été (Slovaquie, Finlande)… Et sont rentrés dans la quasi-totalité des parlements où ils étaient jusqu’alors absents (le cas le plus significatif est celui de l’Afd en Allemagne)… Quant à la France, par deux fois en quinze ans, ils ont été au second tour de la Présidentielle, Marine Le Pen doublant en 2017 le score de son père en 2002… Mais si, en France, les Populistes n’ont pas profité davantage de l’écroulement de la droite et de la gauche de gouvernement, est-ce véritablement à cause de la diabolisation dont ils auraient été victimes… ou de leur manque de crédibilité ? Ce qui était vrai du temps de la présidence chiraquienne – Jacques Chirac fut un mauvais président, mais « savait faire président » ; Jean-Marie Le Pen préconisait des solutions de bon sens, mais pouvait-il « faire président » ? Les électeurs hésitants (ceux qui font la différence le soir d’une élection) ne l’ont jamais pensé… Et cela a été le cas également pour sa fille, surtout lors de son débat avec Emmanuel Macron. Elle a fait une campagne électorale plutôt bonne au premier tour, mais ce soir-là, elle a atterré les électeurs hésitants bien plus par sa gestuelle et ses diatribes que par ses manques d’arguments économiques… Donald Trump avait fait une campagne « destroy » contre tous ses rivaux, ce qui lui a permis d’être désigné candidat des Républicains, mais lors du débat face à Hillary Clinton – même s’il a été, dit-on, moins brillant qu’elle, et alors ? – a convaincu les électeurs hésitants qu’il « pouvait faire président »… Et quoiqu’on ait pu dire de lui, quoi qu’on dise toujours, Donald Trump « fait président », incontestablement ! Ç’aurait pu être le cas des Le Pen, père ou fille, on ne le sait pas… à ce jour, en tout cas !

    Et sur la situation actuelle en Europe qui ressemblerait à celle de l’entre-deux-guerres, qu’en pensez-vous ?

    Je ne vois pas en quoi elle lui ressemblerait « spécialement »… À cette époque, il y avait en Allemagne un grand sentiment de revanche à prendre après l’armistice de 1918 ; un danger communiste à l’Est avec la Russie bolchevique et, à l’ouest, une guerre civile en Espagne… Non, si l’on veut vraiment trouver une comparaison historique avec la situation actuelle en Europe, c’est plutôt avec celle de la France de 1789, fracturée entre pays légal et pays réel… On peut donc craindre – ou espérer – une imminente nouvelle « nuit du 4 août » qui abolirait les actuels privilèges des représentants de la finance internationale et des autoproclamés dépositaires des « valeurs républicaines ». On aimerait bien d’ailleurs avoir enfin une définition exacte de celles-ci. Cela reste pour l’heure un vœu pieux…

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