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France et politique française - Page 2609

  • Les centristes sont les moins favorables à la démocratie

    Alors que la grosse presse nous alerte du danger de la montée des extrêmes en Europe, David Adler, s'appuyant sur des études d'opinions, écrit dans le New York Times que ce sont les centristes et non les "extrémistes" qui sont les moins tolérants :

    "[...] Ma recherche suggère qu'en Europe et en Amérique du Nord,les centristes sont les moins favorables à la démocratie, les moins attachés à ses institutions et les plus favorables à l'autoritarisme.

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    [...] En Europe et en Amérique du Nord, le soutien à la démocratie est en déclin. Pour expliquer cette tendance, la sagesse conventionnelle pointe vers les extrêmes politiques. À la fois l'extrême gauche et l'extrême droite sont, selon ce point de vue, prêts à contourner les institutions démocratiques pour parvenir à un changement radical. Les modérés, au contraire, sont censés défendre la démocratie libérale, ses principes et ses institutions.

    Les chiffres indiquent que ce n'est pas le cas. Alors que les démocraties occidentales tombent dans le dysfonctionnement, aucun groupe n'est à l'abri de l'attrait de l'autoritarisme - et encore moins des centristes, qui semblent préférer un gouvernement fort et efficace à une politique démocratique désordonnée.

    Dans le monde en développement, les hommes forts du monde en développement ont trouvé un soutien: du Brésil et de l'Argentine à Singapour et en Indonésie, les modérés de la classe moyenne ont encouragé les transitions autoritaires pour apporter la stabilité et assurer la croissance. La même chose pourrait-elle se produire dans les démocraties matures comme la Grande-Bretagne, la France et les États-Unis?

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • LES HERBIERS : BRAS DE FER ENTRE MUSULMANS ET MUNICIPALITÉ

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    Dans notre pays qui brandit la laïcité comme un étendard, certains ne comprennent pas (et c’est bien naturel) ce que la notion recouvre. Sans revenir sur la question, déjà traitée maintes fois, d’une définition du terme laïcité et de son interprétation à la française, force est de constater que beaucoup de musulmans qui vivent chez nous semblent s’en moquer comme d’une guigne.

    Aux Herbiers, commune de Vendée autrefois combattante pour Dieu et le roi, une salle de prière est affectée aux pratiquants de l’islam. Une salle gracieusement mise à disposition par la mairie depuis 2009, qui accueillait à l’époque une vingtaine de fidèles. Les hommes en bas, les femmes en haut, ils sont désormais 130 dans 74 m². Ce qui, quand on se prosterne au sol, entraîne un encombrement évident. Les musulmans du coin réclament donc une salle plus grande à la mairie, qui refuse.

    La municipalité ne veut rien entendre. Le président de l’association cultuelle locale estime que « s’il y a un accident il y aura de la casse ». Sans aucun doute, et nul ne le souhaite. En réalité, les vraies questions sont ailleurs.

    La première est simple : pourquoi la ville mettrait-elle à la disposition des musulmans une salle de prière ? Légalement, elle n’y est pas tenue. Si elle met à disposition des catholiques une église, c’est parce qu’elle en est devenue propriétaire à l’occasion d’événements historiques particuliers alors que l’édifice a été construit par et pour les chrétiens, et a toujours eu cette affectation. Rien de tel pour les musulmans, qui n’ont pas construit de mosquées – confisquées par l’État – dans les siècles passés. Les musulmans peuvent donc librement chercher une pièce plus adaptée, cela relève de leur seule responsabilité – sous réserve du respect de l’ordre public et de la sécurité.

    La seconde est moins simple : pourquoi ces fidèles mahométans se croient-ils autorisés à revendiquer quelque chose qu’ils savent parfaitement illégal ? Peut-être considèrent-ils qu’ils sont en terre d’islam, et que l’État doit leur assurer en tous temps et en tous lieux un lieu de culte ? Peut-être est-ce une manière de faire pression, de se victimiser par comparaison avec les chrétiens et de clamer que la France les empêche de prier librement ? Ils savent que de nombreux idiots utiles se rallieront à leurs lamentations et agiront pour « l’égalité » avec les autres religions, en oubliant le caractère historique de l’implantation chrétienne en France.

    Enfin, comment expliquer que, d’une vingtaine de fidèles en 2009, la population pratiquante des Herbiers soit passée à 130 moins de dix ans plus tard ? Alors que, pendant ce temps, les assemblées dominicales se sont sans doute encore réduites et qu’il faut faire plusieurs kilomètres le dimanche pour aller à la messe dans une église voisine ? Les Herbiers, ce n’est pas Saint-Denis. Au cœur du vieux bocage vendéen, sur une terre nourrie du sang des massacrés de 93, dans ce pays qui s’est soulevé lorsque la République a prétendu lui enlever ses prêtres et envoyer ses enfants se faire tuer aux frontières, la présence d’une aussi importante communauté interroge. Combien sont-ils, pratiquants ou non, à vivre ici, en France rurale et traditionnelle ?

    Les Herbiers, à deux pas du Puy du Fou, chez Philippe de Villiers, terre musulmane ? À Dieu ne plaise que non.

    http://www.bvoltaire.fr/herbiers-bras-de-fer-entre-musulmans-municipalite/

  • Mai 68 • LʼEmpire U.S. contre-attaque [4]

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    Jay Lovestone

    Par Rémi Hugues 

    Dans le cadre de la sortie de son ouvrage Mai 68 contre lui-même, Rémi Hugues a rédigé pour Lafautearousseau une série dʼarticles qui seront publiés tout au long du mois de mai.

    Il s’agit maintenant de s’intéresser au plus haut fait accompli par Irving Brown, lui qui « s’est […] vanté d’avoir favorisé la scission de la CGT »[1], à savoir la création du syndicat anti-soviétique Force ouvrière. 

    Force Ouvrière 

    Après-guerre la C.G.T., qui est le bras armé syndical du P..C.F., un parti politique agissant selon les ordres de Moscou, est toute-puissante. Son hégémonie sur le monde ouvrier cause des torts aux intérêts américains. Tel est le cas de l’influence du syndicat communiste sur les dockers, qui entrave gravement le bon déroulement de la coopération militaire entre les États-Unis et la France. « Depuis le début des années 1950, la CIA recourt en effet à des hommes de main sur les docks, à Marseille, mais aussi à Bordeaux, Cherbourg ou La Rochelle, pour s’opposer aux syndicats des dockers CGT qui menacent l’acheminement de matériels militaires américains en France. Irving Brown […] sert à l’agence de factotum. Dès 1948, il a pris contact avec Pierre Ferri-Pisani : ce sulfureux syndicaliste marseillais aux fréquentations éclectiques – il a été exclu de la SFIO après avoir tenté d’évincer Gaston Defferre de la direction de sa fédération des Bouches-du-Rhône – fait alors figure de ponte des sections des dockers de Force ouvrière. Avec lui, Brown fonde le comité méditerranéen ʽʽantikominformʼʼ (ou Comité des marins libres), où ʽʽgrenouillentʼʼ la mafia napolitaine et des pistoleros du milieu corse. Avec les nervis de Ferri-Pisani, rémunérés durant des années sur les fonds secrets de la CIA, les ports français seront aussi animés et dangereux que les rues de Chicago au temps de la prohibition... »[2] Si la mafia est si puissante à Marseille – là se trouve d’ailleurs l’origine de la French connection –, ce n’est pas lié qu’au hasard. Elle n’est pas apparue par magie.

    La stratégie américaine consiste alors à affaiblir le syndicat communiste. « Depuis 1946, Brown intrigue et manœuvre pour rompre l’hégémonisme communiste à la direction de la CGT. Dans ce but, il appuie la fraction Force ouvrière qui s’est constituée depuis 1944, dirigée par Léon Jouhaux et surtout Robert Bothereau »[3]. Le 29 décembre 1947 ce dernier quitte la C.G.T. pour fonder F.O., s’appuyant sur le « soutien logistique et financier […] d’Irving Brown, mais aussi du puissant syndicat allemand DGB et des trade-unions britanniques qui servent de relais à lʼAFL. »[4] Outre ceux déjà évoqués, les membres fondateurs de F.O. sont Albert Bouzanquet, Pierre Neumeyer, Georges Delamarre, Rose Étienne, André Lafond, René Richard, Charles Veillon, Gabriel Ventejol et Raymond Le Bourre.

    Parmi eux, André Lafond et Raymond Le Bourre sont ceux qui ont les relations les plus soutenues avec la C.I.A., c’est-à-dire Irving Brown et Jay Lovestone. Né Jacob Liebstein, il « est issu d’une famille juive émigrée de Russie. D’abord proche de la gauche du parti socialiste, il se radicalise sous l’influence de la révolution russe et participe à la fondation du parti communiste américain, dont il devient le secrétaire à la mort de Ruthenberg. En 1937, il rompt avec Staline. D’anti-stalinien, il devient anti-communiste. Ayant rejoint lʼAFL en 1941, il crée avec quelques hauts responsables le Comité des syndicats libres (Free trade unions comittee) dont il devient le secrétaire exécutif, et dont le but est d’assister les syndicats libres à l’étranger »[5].

    Tania Frégin signale même qu’André Lafond « entretient d’excellents rapports avec Brown qu’il sollicite pour des services aux exilés, ou pour favoriser l’embauche de certains salariés dans les compagnies américaines. »[6] l’aide apportée par les États-Unis à F.O. était essentiellement d’ordre matériel.

    Thierry Wolton soutient que « l’American Fédération of Labour a soutenu financièrement les premiers pas de Force ouvrière en lui versant 5 000 dollars toutes les trois semaines, et ce, jusqu’à la fin janvier 1948. Puis, lʼAFL lui a accordé un prêt de 25 000 dollars pour 1948, et l’ambassade américaine a entrepris des démarches pour obtenir de Washington 250 000 dollars supplémentaires. […] Une partie [des] ressources [du FTUC] provenait de centrales américaines, dont le puissant Syndicat international des travailleurs de la confection féminine. Un rapport financier de ce syndicat fait apparaître que Force ouvrière a reçu par son intermédiaire, de 1948 à 1950, 300 000 dollars. […] Thomas Braden, un ancien responsable des opérations de la CIA en Europe, affirmera en 1967 avoir remis lui-même à Irving Brown 50 000 dollars en petites coupures pour Force ouvrière. Braden prétendra encore que la CIA aurait versé 2 millions de dollars dans les années 50 au Free Trade Union Committee, pour le financement des syndicats français. »[7]

    On peut par conséquent parler de véritable « guerre froide syndicale » opposant les deux superpuissances américaine et soviétique. Mais le syndicalisme ne se réduit pas à la défense des salariés. Il s’applique aussi notamment au domaine de la formation des élites, à l’orientation intellectuelle des futurs décideurs. Parmi les masses le modèle culturel américain a été très tôt dominant. Mais cela n’était pas le cas pour les élites. « La France de l’après-guerre voit la diffusion du ʽʽmodèleʼʼ américain, davantage dans la culture de masse que dans les formes traditionnelles et élitistes. Le PCF exerce d’ailleurs une attraction importante sur les intellectuels. L’affrontement idéologique est violent. Des entreprises anti-communistes regroupant des intellectuels venus d’horizons divers sont menées, soutenues par les fonds secrets américains. »[8]

    C’est pour cette raison que l’effort de « containment » des États-Unis s’est également concentré sur le syndicalisme étudiant, puisque les universités sont le lieu de prédilection de l’émergence des élites nouvelles. L’Union nationale des étudiants de France (U.N.E.F.), le principal syndicat étudiant, a été l’objet d’une lutte d’influence entre Ouest et Est. Les Américains entendaient que leurs hommes y soient présents.  (Dossier à suivre)   

    [1]  Thierry Wolton, La France sous influence. Paris-Moscou : 30 ans relations secrètes, Grasset & Fasquelle, 1997, p. 98.

    [2]  Frédéric Charpier, « De la Synarchie à lʼénarchie » in Benoît Collombat, David Serveny (dir.), Histoire secrète du patronat..., op. cit., p. 70.

    [3]  Frédéric Charpier, La CIA en France..., op. cit., p. 42.

    [4]  Ibid., p. 43.

    [5]  Tania Régin, « Force Ouvrière à la lumière des archives américaines », Cahier dʼhistoire. Revue dʼhistoire critique, n°87, 2002, p. 110.

    [6]  Ibid., p. 109.

    [7]  Thierry Wolton, op. cit.

    [8]  Tania Régin, op. cit.  

    L'ouvrage de l'auteur ...

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    Dossier spécial Mai 68

  • L’affreuse vérité, c’est qu’à part les Pays-Bas, l’Europe du Nord et l’Allemagne, toute l’Europe dont la France est en faillite

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    Marc Rousset

    Le taux des bons du Trésor américain à 10 ans se sont envolés de 2,25 %, le 25 mai 2017, à 2,93 %, le 25 mai 2018. Le géant des marchés obligataires PIMCO estime que le rendement des « treasuries » pourrait atteindre 3,5 % d’ici la fin de l’année, certains gérants pensant même qu’il pourrait approcher les 4 %. Le Dow Jones est, aujourd’hui, deux fois supérieur à celui de l’avant-crise de 2008, tandis que l’endettement est au plus haut partout dans le monde, que la masse monétaire américaine est passée de 250 milliards de dollars, en 1985, à 3.750 milliards de dollars, en 2018, et que Trump, pour couronner le tout, assouplit la loi Dodd-Frank votée en 2010 sous Barack Obama pour mieux contrôler les risques pris par les banques.

    Dans la zone euro, l’Italie, troisième puissance économique de l’Union européenne, pourrait se doter d’un gouvernement anti-système et se prépare à la rébellion ouverte en matière de politique économique, monétaire, sociale, d’asile et d’immigration contre l’Europe de Bruxelles et la BCE de Francfort. La Bourse de Milan a encore perdu, vendredi 25 mai, 1,54 % et le « spread » (l’écart entre le taux d’emprunt allemand du Bund à 10 ans de 0,50 % et l’italien) a clôturé à 206 points, ce qui équivaut à un taux italien de 2,56 %.

    L’établissement allemand a déjà sorti ses griffes et proliféré ses menaces face aux menaces de l’Italie de quitter l’euro si elle n’obtient pas l’annulation des 250 milliards d’euros d’obligations italiennes détenues par la BCE, la mutualisation de dettes et des transferts fiscaux. L’économiste allemand Lars Feld a déclaré « qu’il était temps de prendre des mesures pour se protéger du risque italien » et qu’il n’était donc pas question de partager les risques dans la zone euro, comme le souhaite naïvement et utopiquement Macron. Dans ces conditions, c’est soit l’Allemagne soit l’Italie qui devra quitter la zone euro.

    L’économiste Hans-Werner Sinn de l’université de Munich estime que les 923 milliards de crédits italiens « Target 2 » dus à la Bundesbank sont dores et déjà perdus pour l’Allemagne. La vérité, c’est que chaque pays doit être responsable de ses bêtises et de son laxisme passé, la France incluse, très bien placée avec ses 35 heures, ses structures socialistes pas compétitives et ses relances irresponsables de consommation keynésiennes favorisant les importations. Les exigences de l’Italie à venir seront la goutte d’eau qui fera déborder le vase. Dans ces conditions, au moindre ralentissement conjoncturel, à la moindre hausse des taux à venir, l’équilibre de la zone euro est menacé.

    L’autre vérité, c’est que l’alliance populiste italienne n’a pas les moyens de ses souhaits économiques irresponsables. Je ne partage pas l’avis d’Henri Temple sur Boulevard Voltaire : l’euro était une excellente chose, mais pas pour les États laxistes irresponsables tels que l’Italie, la France, les pays de l’Europe du Sud et la Grèce. Et un jour, il faut payer la note ! Même remarque pour Mylène Troszczynski lorsqu’elle approuve, toujours sur Boulevard Voltaire, les propos lénifiants de l’alliance populiste italienne : « Tourner le dos à l’austérité, combler les déficits tout en baissant les impôts. » Quant à Savona, le ministre des Finances italien candidat de l’alliance populiste, il a aussi entièrement raison de dire que « l’euro était une cage allemande pour l’Italie », mais c’était trop facile pour la France et l’Italie de profiter, depuis trente ans, des avantages de cette cage dorée, pour la rejeter aujourd’hui, maintenant qu’elle est devenue une cage de plomb et de fer.

    L’affreuse vérité, c’est qu’à part les Pays-Bas, l’Europe du Nord et l’Allemagne, toute l’Europe (dont la France) est en faillite. Les taux d’emprunt grecs viennent de passer de 3,5 % à 4,5 % en quelques jours.

    L’Argentine, révélateur des pays émergents, s’enfonce dans la crise avec un taux d’inflation de 25 % et une dette libellée en dollars, tandis qu’au Venezuela, l’inflation, entre 2000 et 2018, s’élève à 37,5 millions de %. L’once d’or, qui valait 200 bolivars vénézuéliens en 2000, cotant aujourd’hui 75 millions de bolivars vénézuéliens !

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  • “Mamoudou”, un héros presque parfait - Journal du Mardi 29 Mai 2018

  • Procès du bijoutier de Nice : que dit la loi sur la légitime défense ?

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    Ce lundi s’est ouvert le procès de Stéphane Turk, qui en 2013 avait tué un de ses braqueurs.

    D’autres commerçants ont plaidé la légitime défense dans des affaires similaires. Avec plus ou moins de succès.

    Delphine Meillet, avocate au barreau de Paris, explique ce que dit la loi sur la légitime défense.

    https://fr.novopress.info/210950/proces-du-bijoutier-de-nice-que-dit-la-loi-sur-la-legitime-defense/

  • Complicité

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    par Louis-Joseph Delanglade

    3948404292.jpgEn utilisant dans son intervention du 22 mai l’expression « deux mâles blancs » pour parler de M. Borloo et de lui-même, et justifier ainsi son rejet du « plan banlieues » concocté par celui qui fut ministre délégué à la Ville et à la Rénovation urbaine de M. Chirac, et qui est considéré on ne sait trop pourquoi comme une autorité indépassable en la matière,

    M. Macron a commis une faute grave. Il a peut-être cru faire un bon mot, conseillé en cela par un communicant irresponsable : on rejette le plan (d’un coût de quarante-huit milliards tout de même) mais on donne satisfaction aux plus extrémistes des « post-colonisés » en reprenant leur langage, lui-même formaté par celui de mouvements américains conjuguant féminisme et racialisme. 

    Son propos aurait même pu être franchement ironique, à prendre au second degré donc, de la part de quelqu’un qui, quelques années plus tôt affirmait ne pas avoir à « [s]’excuser d'être un jeune mâle blanc diplômé » (extrait non publié - ce n’est pas anodin - de l’entretien accordé en 2010 au magazine des anciens élèves de Sciences Po). Il aurait alors fallu comprendre quelque chose comme : vous [M. Borloo] et moi [chef de l’Etat] ne devons plus nous conduire comme des « post-coloniaux », cessons d’infantiliser les habitants des banlieues - « nos semblables, nos frères » - qui s’en sortiront bien tout seuls… Une pirouette verbale qui paraît quand même peu probable. 

    En fait de bon mot, M. Macron a choqué sur le fond et sur la forme. Sur la forme, le chef de l’Etat aurait d’abord pu comprendre par lui-même, et sans l’aide d’un conseiller, la vulgarité de l’expression : pour parler net, « mâles blancs » suppose en toute logique l’existence de « femelles noires », en tout cas pas ou peu blanches, lesquelles femelles peupleraient donc en partie nos chères (ici, double sens garanti par la rédaction) banlieues. La langue est sans pitié pour les apprentis-sorciers et on voit quels abîmes côtoie ainsi M. Macron. 

    Sur le fond, il aurait eu en fait grand intérêt à lire deux ouvrages très récents, deux enquêtes sérieuses sur les banlieues. Dans le premier, La Communauté(Albin Michel), deux journalistes, Mmes Bacqué et Chemin montrent comment la petite ville de Trappes est devenue ce qu’elle est aujourd’hui (…), le fil conducteur étant bien la religion musulmane. Dans le second, La Tentation radicale (PUF), deux spécialistes, M. Galland et Mme Muxel, montrent que le terreau de la radicalisation islamique est moins socio-ethnique (comme le prétend une certaine presse) qu’idéologique. 

    Oui, M. Macron a eu raison d’opposer une fin de non-recevoir aux quarante-huit milliards du plan Borloo : nous avons déjà assez donné et pour rien. Mais, si les mesures annoncées contre la drogue et la radicalisation relèvent de la bonne intention, mais pas plus, celles sur les avantages à accorder (permis de conduire, primes de crèche, bourses de stage, « testing ») sont purement démagogiques. Ces dernières en effet occultent le vrai problème, celui que ni M. Macron ni M. Borloo n’ont voulu nommer et qui tient en une équation : immigration incontrôlée + islam =  communautarisation = rejet de l’appartenance à la France. D’où l’existence des « mâles blancs », conséquence et non cause d’un racisme anti-blanc dont M. Macron s’est fait, ce 22 mai, le complice peut-être inconscient mais certainement objectif.

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Samedi dernier à Aix-en-Provence : Manifestation du Bastion social pour la préférence nationale

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    Source Lengadoc info cliquez ici

    Le Bastion Social manifestait ce samedi 26 mai à Aix-en-Provence pour réclamer la « préférence nationale ». Un des responsables de ce mouvement social et patriote nous explique en quoi cela consiste.

    Lengadoc Info : Le Bastion Social a appellé à manifester samedi dernier à Aix-en-Provence pour la « préférence nationale », en quoi cela consiste-t-il ?

    Jérémy Palmieri : Le Bastion social a choisi comme thème de sa campagne nationale « la préférence nationale » pour diverses raisons. Tout d’abord parce qu’il s’agit d’un thème fondamental mais bien trop souvent délaissé par ceux de notre « camp ». Nous ne voulions pas laisser à l’abandon ce sujet qui, à l’heure actuelle, est d’une urgence vitale.

    C’est un sujet sérieux car il englobe tous les aspects de la société. Sur le plan économique avec les problématiques de mondialisation, de démantèlement de notre industrie et donc des délocalisations et du recours aux travailleurs détachés. Cette stratégie économique ne produit que du chômage, de la paupérisation. On oublie trop souvent que nous sommes capables de produire en France mais surtout de produire français. Ensuite, l’immigration qui ne cesse d’augmenter devient problématique pour un certain nombre de choses : elle pose un problème pour parler techniquement de demande et d’offre. Nous ne sommes plus en capacité d’accueillir des flux de personnes, alors que nous sommes en difficulté pour loger décemment, et offrir un emploi non précaire à chacun de nos compatriotes. Par ailleurs cette immigration pose problème sur le plan culturel. Les immigrés extra-européens ne souhaitent pas s’assimiler à la culture française, et adoptent des modes de vie communautaire.

    De plus, ces derniers sont le véritable outil du capitalisme qui voit chez eux uniquement une main d’œuvre à bas coût et donc un moyen de faire pression à la baisse sur les salaires des nationaux.

    Cette colonisation migratoire va dans le sens des mondialistes qui ne veulent que la création d’un monde uniformisé. Nous, au contraire, sommes les défenseurs des identités, enracinées sur leur terre.

    Sur le plan social, et notamment sur l’aide aux plus démunis, nous dénonçons l’incohérence de l’État plus enclin à aider les étrangers avec des prestations sociales non méritées que ses propres concitoyens, qui parfois ont cotisé ou ont contribué à l’effort national toute leur vie. Nous pensons aux retraités pauvres, aux anciens combattants mais aussi aux mères de famille isolées, aux travailleurs précaires et mal logés.

    Lengadoc Info : Cette préférence nationale, finalement, elle existe déjà en France dans le domaine de la culture avec « l’exception culturelle » et elle n’est pas remise en cause. Pourquoi l’extension de ce principe à d’autres domaines pose problème ?

    Jérémy Palmieri : Vous avez souligné là une belle ambiguïté. Cette extension pose problème, certes. Mais à qui ? Il faut répondre à cela. Elle pose problème à nos élites, aux gens bien intentionnés, aisés et privilégiés. Loin de nous la volonté de rentrer dans une rhétorique de lutte des classes. Voyons les choses en face. La préférence nationale heurte les bonnes consciences et leur idéologie dépassée. Les hommes politiques ont vocation, pour agir dans l’intérêt du peuple à coller au réel et à se rendre compte des énormes fractures générées par des choix politiques lâches qui ont consisté à acheter la paix sociale. Avec nos activités sociales, nous rencontrons chaque jour des Français qui souffrent, qui se sentent complètement abandonnés par l’État. Il ne s’agit pas de prétendre que nous sommes du peuple, ou avec le peuple comme le fait l’intégralité de la classe politique, pour se vernir d’un peu de bonne conscience. Nous pensons que la solution politique passe par la préférence nationale et en agissant à notre niveau, nous sommes certains de faire bouger les lignes et de palier les carences mortelles de l’État. Bien évidemment la première mesure d’urgence à prendre pour stopper l’hémorragie due aux coups portés par la politique menée depuis 40 ans et à l’origine des conséquences susmentionnées est la suppression du droit du sol. Nous en demandons sans aucune concession la mise en œuvre.

    Pour finir, je rajouterai qu’il faut donner une véritable définition d’un Français à savoir : être un Européen de langue et de culture française. C’est pourquoi, nous exigeons l’abolition du droit du sol pour faire primer le droit du sang. Être Français n’est pas une question administrative.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2018/05/28/samedi-dernier-a-aix-en-provence-manifestation-du-bastion-so-6055190.html

  • Plan banlieues : conférence de presse de Marine Le Pen à l'Assemblée nationale (23/05/2018)

  • Dire la vérité…toute la vérité!

    liberte-expression-300x200.jpgDans son journal des idées sur France culture, l’homme de gauche Jacques Munier s’attardait ce matin sur la situation politique chez nos voisins transalpins : «  La campagne d’Italie est d’ores et déjà engagée : en bloquant la constitution du gouvernement Conte, le président (Mattarella) a offert aux partis  antisystème  un argument de poids, illustrant selon eux la thèse du pouvoir téléguidé depuis Berlin et Bruxelles, sourd aux aspirations des peuples. Les sondages de ces derniers jours créditent La Ligue de scores frôlant les 25  %, soit 7 à 8 points de plus que le résultat déjà historique recueilli en mars».  Et M. Munier de relayer  le signal  de détresse humaniste,  lancé dans le quotidien les économistes  par  « Jean-Luc Gaffard et Francesco Saraceno qui  en appellent à un renouveau de la social-démocratie pour contrer le populisme. »   Fidèle à ses obsessions,  l’éditorialiste de France Culture se fait aussi un devoir de de pointer dans la nouvelle donne électorale italienne  le résultat d’une sombre conjuration/conjonction métapolitique rouge-brune citant Alphonse Moura qui  dans le Figarovox « (évoque) la figure de Diego Fusaro,  le philosophe de l’entente Ligue + M5S . Pas très étonnant puisque s’il affiche  une admiration marquée pour (le communiste) Gramsci  il ne dédaigne pas Giovanni Gentile, le philosophe du fascisme. Proche idéologiquement du M5S, il n’a jamais méprisé la Ligue et Salvini et il fut l’élève de Costanzo Preve, passé du marxisme à la question nationale, proche d’Alain de Benoist et de la  Nouvelle Droite , déclarant peu avant sa mort qu’il aurait voté Marine Le Pen en 2012… On peut lire les articles de Diego Fusaro sur le site Le Cercle Aristote. Hostilité à l’Europe de Bruxelles et Berlin (la politique allemande comparée à un «camp de concentration économique ), sur fond de critique de l’impérialisme américain dont l’UE serait devenue  un protectorat. »

    Protectorat qui impose une idéologie multiculturaliste  dont les tenants en France n’ont pas manqué d’instrumentaliser le cas d’un immigré clandestin Malien de 22 ans, Mamoudou Gassama. Avec beaucoup de courage, ce dernier a sauvé samedi à Paris  un enfant d’une chute mortelle en escaladant  avec agilité la façade d’un immeuble du 18e arrondissement. Une divine surprise pour  le lobby  qui tente de nous convaincre que oui, décidément,  l’immigration est bien une chance pour la France.

    Hier,  M.  Gassama a été reçu à l’Elysée  par Emmanuel Macron qui a annoncé  la naturalisation française du  jeune Malien  et son  intégration  prochaine  au sein du corps  des sapeurs-pompiers… dont le responsable de la communication a  précisé qu’il faudrait tout de même qu’il passe les épreuves d’admission  avec succès. Certes, il s’est trouvé des Français sur les réseaux sociaux  pour rappeler que 22 militaires Français sont  déjà morts au Mali dans les opérations visant à libérer ce pays des bandes islamistes  qui y sévissent et que les jeunes Maliens patriotes pourraient exercer leur courage  et leur détermination  dans cette lutte sur le sol de leur pays. Au-delà même des flux de  clandestins, le plupart du temps des hommes jeunes en pleine possession de leurs moyens, en provenance des dizaines de  pays frappés par des conflits de plus ou moins grande intensité,  nous savons aussi que les réfugiés dits économiques sont peut-être encore plus nombreux et que nous ne pouvons pas plus accueillir les uns que  les autres.

    La coupe est pleine et les Français ne comprendraient pas que l’opposition nationale, qui combat résolument l’immigration hors contrôle  dans une France  comptant des millions de pauvres et de chômeurs, ne l’affirme pas pleinement  et sans ambiguïtés. L’inversion des flux migratoires, le regroupement familial non pas sur notre sol mais  dans le  pays d’origine,   restent une urgente nécessité !

    A fortiori quand cette immigration  là, non seulement  coûte aux contribuables  français des dizaines  de milliards  d’euros chaque année, mais génère aussi le mal-être, le déracinement des autochtones, de la  délinquance, un  racisme-anti français et un communautarisme exacerbé. C’est pourquoi Marine a dénoncé ce matin sur radio classique l’« opération de communication de la part d’Emmanuel Macron » autour du cas  de Mamoudou Gassama. Si « ce jeune homme  a fait un acte héroïque » et « mérite probablement la nationalité française » a déclaré la présidente du FN,  « parallèlement, tous ceux qui sont sur notre territoire, qui bénéficient d’un titre de séjour et qui commettent des crimes et des délits (…) devraient de fait se voir déchus de leur droit de rester et se voir expulsés dans leur pays.  »

    Mais est-il encore permis de tirer le signal  d’alarme sans s’attirer les foudres des gardiens du dogme du vivre-ensemble? Le journaliste indépendant britannique Tommy Robinson, cofondateur et  ex  porte-parole du mouvement anti-immigration  English Defence League (EDL) a été arrêté vendredi  à Leeds, dans le comté du Yorkshire. Son crime ? Il  s’était rendu pour un reportage   diffusé en   direct sur Internet devant le tribunal où était jugé les membres des gangs indo-pakistanais coupables de viols de masse sur  de jeunes adolescentes  britanniques de souche , réduites à l’état d’esclaves sexuelles   dans plusieurs villes anglaises –Bradford, Bristol , Derby, High Wycombe,  Manchester, Nelson, Oxford, Rochdale, Sheffield, Telford… 

    Monsieur  Robinson  avait eu le front de poser des questions à deux immigrés présents sur place pour entendre  le verdict de leur procès. Il  a été arrêté pour avoir « causé des troubles ».  Jugé en comparution  immédiate , il a écopé de 13 mois de prison pour «atteinte à l’ordre public » et a été  immédiatement incarcéré  !  Le juge qui a rendu ce verdict a intimé l’ordre à la presse de de ne pas faire état de cette affaire au motif  extrêmement fallacieux que cela pourrait  nuire au bon déroulement du procès à Leeds  des  violeurs-pédophiles  « présumés » !  Les gros médias  britanniques ont rapidement obéi aux injonctions du magistrat….

    Le Royaume-Uni figure en quarantième position  (sur 180 pays) dans le classement mondial de la liberté de la presse 2018 publié par Reporters sans frontières (RSF). Christophe Deloire,   secrétaire général de RSF, réagira-t-il  officiellement pour prendre la défense de Tommy Robinson sachant  qu’une pétition réclamant sa libération  a déjà récolté plus de 335 000 signatures? 

    Fort heureusement  constate Bruno Gollnisch,  les médias libres,  les réseaux sociaux ont porté à la connaissance des Britanniques et des internautes du monde entier  cette atteinte à la liberté d’expression, à la liberté d’opinion  et à la liberté d’informer. Libertés aujourd’hui   cadenassées par l’arsenal législatif mis en place à l’instigation du lobby immigrationniste et des ligues dites antiracistes. Libertés plus que  jamais dans la ligne de mire en France  de la majorité présidentielle au travers la  volonté de la majorité de légiférer, selon la novlangue macroniste,  sur les fausses nouvelles, comprendre de museler les médias alternatifs, dissidents, indépendants.

    https://gollnisch.com/2018/05/29/dire-la-verite-toute-la-verite/