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France et politique française - Page 2639

  • CHRISTIANE TAUBIRA, LA MADONE DES MIGRANTS, EST DE RETOUR…

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    Il y avait longtemps que Christiane Taubira ne nous avait gratifiés de son auguste et délicieuse personne. Était-ce pour envoyer à ses bien-aimés compatriotes un virtuel joli bouquet de muguet qu’elle s’est exprimée, le 30 avril 2018 ? En fait de muguet, ce sont plutôt des chardons par charrettes entières que l’ancien garde des Sceaux a déversés sur les Français !

    Regard dur, voix tranchante, ton qui enfle au fur et à mesure de sa diatribe savamment étudiée, Taubira table sur l’émotion et la culpabilisation, jamais sur la raison. Comment, « nous sommes 67 millions et nous sommes terriblement effrayés à l’idée d’accueillir 24.000 personnes » ? ironise-t-elle. Cela dirait même « des choses terribles sur nous », poursuit « l’icône » nationale. « Nous » ? Ah, pardon, Christiane n’est pas de ceux-là.

    Madame Taubira pleure ainsi sur cette bagatelle de 24.000 personnes, « notamment les femmes, les jeunes filles, les enfants éperdus » – représentant pourtant, selon nombre d’autorités et organismes associatifs, une écrasante minorité parmi les migrants – qui « [risqueraient] tout ça juste pour pouvoir s’inscrire aux allocations familiales » ? Allons donc ! Christiane Taubira dénonce « des imbécillités aussi énormes, aussi énormes » [deux fois, NDLA], aussi incompréhensibles, aussi absurdes ».

    Mais de quel côté se situe le « sens de la réalité très dilué », pour reprendre les mots de Mme Taubira, de ces sans-cœur de Français, alors qu’Emmanuel Macron lui-même affirmait, devant des étudiants américains, le 25 avril, que « 90 % des gens venant d’Afrique viennent pour des raisons économiques » ? De quel côté se trouve le « sens de la réalité très altéré » quand, à ces 24.000 passages en force, s’ajoute une immigration légale en constante augmentation ? Ah, mais elle a raison, Christiane Taubira, on ne va quand même pas mégoter pour 24.000 migrants alors qu’on a délivré 205.000 titres de séjour en 2015, 227.550 en 2016 et 262.000 en 2017 !

    Alors, est-ce réaliste de continuer, n’en déplaise à Taubira, quand depuis des années l’on constate que le vivre ensemble dont se gargarisent les immigrationnistes a engendré tout l’inverse, avec des communautarismes de plus en plus exacerbés ?

    Dans quel monde vit l’ex-indépendantiste guyanaise qui déplorait pourtant que les Guyanais finissent par être dépossédés de leur terre, pour se focaliser sur « 24.000 personnes en détresse » au sein desquelles se glisseront fort possiblement quelques terroristes islamistes, et occulter celle de millions de Français qui ne peuvent plus se soigner, qui subissent un environnement terriblement dégradé, à qui l’État impose de s’adapter à des coutumes rétrogrades et qui pleurent encore leurs morts assassinés ?

    Sur Brut, Christiane Taubira nous a donc fait sa grosse colère. Peut-être qu’elle se languit, depuis qu’elle est à la retraite. Alors, elle hausse le ton, l’autoritaire Christiane Taubira pour qui ces dizaines de milliers de clandestins supplémentaires pleins de vigueur sont loin de représenter « toute la misère du monde ».

    Il manque une « parole politique forte » pour dénoncer « ces imbécillités énormes, incompréhensibles, absurdes » que répandent ces idiots de Français insensibles à la détresse du monde entier ? Christiane se verrait bien y remédier ? Non merci, la démocrate Taubira ne nous manque pas.

    http://www.bvoltaire.fr/christiane-taubira-madone-migrants-de-retour/

  • Presse à scandales : pour quelle réalité ?

    Le Point vient de publier un long article à charge contre la communauté de Riaumont, qui serait impliquée dans un vaste scandale de pédophilie. Il semble assez complexe de démêler le vrai du faux, l'article se nourrissant du scandale pour pratiquer l'amalgame. On peut estimer en effet que celui qui a écrit ce qui suit maîtrise mal le sujet :

    "Cette dernière [la Congrégation pour la doctrine de la foi] a pour objectif de réintégrer au sein de l'Église les traditionalistes et partisans du rite tridentin, qui consiste notamment à faire la messe en latin [sic]."

    On y lit aussi, à la fin de l'article, que l'abbé Régis Spinoza est

    "un ancien de Riaumont mis en cause dans une affaire de maltraitance dans une enquête ouverte par le parquet de Bourges".

    Il est facile de pratiquer l'amalgame, puisque l'on se souvient en effet que l'Institution l'Angélus, près de Bourges, a été fermée l'an dernier, notamment sur la base d'accusations d'abus sexuels. Or, un an après, sans nouvelle donnée par la presse qui s'était pourtant repue du scandale, il semble que ces accusations ne reposent en fait sur rien. Nous avons interrogé Me Alexandre Varaut, avocat de l'abbé Spinoza, afin de savoir comment évolue l'affaire de l'Angélus :

    Où en est l'affaire de l'Angélus, démarrée en juin 2017 ?

    Cette affaire a démarré en fanfare avec une perquisition menée simultanément par la gendarmerie, l’URSSAF, la répression des fraudes, etc…

    Dans les jours qui ont suivi, le procureur de la République a donné deux conférences de presse évoquant notamment de possibles accusations d’agressions sexuelles qui ont mis le feu aux poudres.

    Malheureusement, de telles accusations contre un prêtre catholique dirigeant une école privée hors contrat rencontrent toujours leur public …

    Il faut bien reconnaître que le procureur de Bourges a très rapidement rectifié  cette erreur initiale et s’est refusé à des poursuites injustifiées contre l’abbé Spinoza sur ces questions de nature sexuelles. Près d’un an après ce sont des accusations abandonnées.

    Quelles charges sont retenues contre l'abbé Spinoza, directeur de cette institution ?

    L’abbé est aujourd’hui poursuivi pour deux raisons.

    La première relève de la qualification de violence sur quelques enfants. Il s’agit en réalité de simples gifles.

    Il faut bien comprendre que nous sommes dans le cadre d’un internat et que l’abbé Spinoza n’est pas simplement un directeur mais aussi un éducateur par délégation des parents. Il doit donc agir parfois comme les parents l’auraient fait et cela a pu aller dans certaines circonstances exceptionnelles jusqu’à une gifle, ce qui n’a jamais entrainé la moindre blessure physique. Il est vrai que l’époque admet de moins en moins ces corrections, même lorsqu’elles sont données par les parents.

    Il est par ailleurs reproché à l’abbé Spinoza d’avoir utilisé des bénévoles de manière excessive et en place de travailleurs salariés. C’est une accusation qui est factuellement contestée. Elle montre aussi combien le bénévolat est mal accepté et suspecté.

    Quelles sont les prochaines étapes juridiques ?

    L’abbé Spinoza a été mis en examen il y a près d’un an pour ces faits de travail dissimulé et de violence et il espère toujours être entendu par les juges d’instruction pour s’en expliquer. Il y a eu durant ces derniers mois un nombre incroyable d’actes d’instruction comme s’il s’agissait d’une grave affaire criminelle et bien évidemment aucun n’est venu corroborer la moindre accusation, bien au contraire.

    Nous sommes donc bien sereins pour la suite des évènements même si nous savons que nous aurons à lutter contre beaucoup de préjugés hostiles à l’enseignement catholique privé et malheureusement à quelques règlements de compte de la part d’anciens amis pas toujours très glorieux…

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • BANQUET CAMELOTS LE DIMANCHE 17 JUIN 2018 :

    Outre le fait que l’occasion soit un repas, l’événement dépasse la simple table des gourmets, car au sein du Groupe d’Action royaliste ce rendez-vous est une sorte d’agora pour nous retrouver, n’ayant pas de locaux et n’en désirant pas. Cet événement permet d’entendre des orateurs et partager quelques idées dans une bonne ambiance de rires et de chants. Nous y apprenons à nous connaître, organiser actions diverses et groupes d’études comme à préparer objectifs et stratégies. une table de presse permet d’acquérir livres et revues, objets divers et outils pour répandre nos idées. Les nouveaux venus sont accueillis et intègrent parfois nos rangs et rares sont ceux qui ne reviennent pas…

    INSCRIVEZ-VOUS : contact@actionroyaliste.com

    http://www.actionroyaliste.com/

  • DISSOLUTION DE TOUTES LES BANDES GAUCHISTES ET DE LEURS COMPLICES : UN TRACT DE SYNTHÈSE NATIONALE À DIFFUSER

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    Imprimez ce tract, reproduisez-le et diffusez-le autour de vous, soutenez notre campagne pour la dissolution des bandes gauchistes, c'est un acte de résistance nationale...CLIQUEZ ICI

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  • L’extrême gauche doit rendre des comptes, par Ivan Rioufol

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    “Je vais toujours au conflit”, aime à rappeler le chef de l’Etat. A l’entendre, il refuse l’esquive. Mardi, néanmoins, c’est depuis Sydney (Australie) que le président a été tenu informé des prévisibles déferlements de violence qui ont submergé, à Paris, les défilés syndicaux du 1 er mai. Une extrême-gauche déchaînée, représentée par 1200 anarchistes encagoulés du black bloc, a mis à sac le quartier Austerlitz. 31 commerces ont été dégradés, dont deux incendiés. Des voitures ont été brûlées. Il n’y a eu cependant que quatre blessés légers, dont un CRS qui a reçu un pavé dans le dos. 109 personnes ont été placées en garde à vue. Emmanue Macron avait sûrement d’excellentes raisons de se rendre à Sydney. Reste les images, cette arme que chérit le président : elles ont montré la prise de possession d’un quartier par des milices fascistoïdes se moquant bien de l’autorité d’un Etat dont le chef était absent. Les forces de l’ordre sont apparues craintives face à ces jeunes déterminés à casser du flic.

    Le choix préfectoral de laisser la horde briser librement tout ce qui lui tombait sous la main ne s’explique que par la peur de l’affrontement direct. Cette même crainte est à l’origine de l’évacuation très partielle de la ZAD de Notre Dame des Landes, défendue par des militants également déterminés. Bref, ce qui se laisse voir est un Etat pusillanime, qui recule devant des minorités se disant dominées et justifiant leur violence comme une réponse à la “violence sociale”. Parmi les slogans des black blocs : “A bas la hess”, mot venant de l’arabe et qui désigne la misère. Le scénario catastrophe serait bien sûr que les cités se joignent à cette insurrection de la haine.

    Reste aussi cette autre évidence : c’est à l’extrême gauche que se trouve, pour la démocratie, la source des dangers. En son sein fermentent le nouvel antisémitisme et la violence politique. Pierre-André Tagueiff avait constaté, dès le début des années 2000 “de notables convergences, dans les thèmes idéologiques et dans les pratiques militantes, entre islamistes et néo-gauchistes” (1). Depuis, les exemples des black blocs, des antifas ou des zadistes, c’est-à-dire des mouvements alternatifs qui cousinent dans la lutte brutale (mais sans armes à feu pour l’instant) contre le capitalisme et la société libérale, sont venus compléter un tableau peu ragoûtant.

    Pourtant, c’est le spectre de l’extrême droite qui continue d’être agité par ceux qui, à gauche, n’osent observer les monstres qu’ils couvent. En mars 2013, lors d’une forte mobilisation familiale organisée par la Manif pour tous, Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, avait accusé “des militants d’extrême droite qui jetaient des boulons”. Samedi, Libération a fait sa une sous le titre : “Cette ultradroite qui inquiète les services secret”. Le quotidien, râclant les fonds de tiroir, est revenu sur l’arrestation de Logan N., en juin 2017, dont Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, avait dit : “Ce n’est franchement pas la bande la plus sérieuse qu’on ait arrêtée ces derniers temps >. Quant à Jean-Luc Mélenchon, il a tweeté mardi : “Insupportables violences contre la manifestation du 1 er mai. Sans doute des bandes d’extrême droite”. Les parrains de l’extrême gauche ont des comptes à rendre.

    (1) Judéophobie, la dernière vague, Fayard

    Ivan Rioufol

    Texte daté du 2 mai 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

    https://fr.novopress.info/210697/lextreme-gauche-doit-rendre-des-comptes-par-ivan-rioufol/

  • Dossier spécial Mai 68 : Ce menaçant Monsieur Cassin [1]

    Par Rémi Hugues 

    Dans le cadre de la sortie de son ouvrage Mai 68 contre lui-même, Rémi Hugues a rédigé pour Lafautearousseau une série dʼarticles qui seront publiés tout au long du mois de mai.

    « Reçu à l’Elysée avec les membres du Conseil constitutionnel au début de l’année 1968, il aurait déclaré au Général de Gaulle : je considère que la position que vous avez prise, les propos que vous avez tenus au sujet du conflit israélo-arabe, ne sont pas acceptables de la part du Chef de l’État. Je vous le dis respectueusement mais fermement. […] Monsieur le Président, je suis inquiet, très inquiet pour l’avenir. En réalité, l’ancien " ami fidèleʼʼ, était devenu un opposant, qui écrivait après le discours prononcé par Charles de Gaulle à Montréal le 24 juillet 1967 : ʽʽIl n’appartient pas à des Français de peser sur les décisions d’une population qui a, sans notre concours, prouvé sa capacité de vivre et qui est très à même de savoir disposer de son sortʼʼ. » 

    Daniel Amson, De Gaulle et Israël, Paris, PUF, 1991, p. 53-54. 

    Cet épisode, où René Cassin avertit d’une façon véhémente le général de Gaulle qu’il est inquiet pour son avenir, est jusqu’ici passé inaperçu parmi ceux qui, historiens ou sociologues, se sont essayés à identifier les causes profondes de l’irruption de Mai 68. Cassin signale à de Gaulle qu’il a largement franchi la ligne rouge et qu’il va bien assez tôt en payer le prix, ce qui suggère que ce personnage a pu être l’un des instigateurs occultes du mouvement de mai-juin 1968.

    Dans la famille des élites globales mobiles, Cassin est le juriste. Expert ès droits de l’homme, spécialiste du droit international, il fut chargé par elles de rédiger la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DUDH), proclamée le 10 décembre 1948 à Paris par la toute jeune Organisation des nations unies (ONU). 

    Les origines 

    René Cassin voit le jour à Nice le 5 octobre 1887. Il naît dans « une famille de classe moyenne juive prospère qui avait fait fortune au milieu du XIXe siècle »[1]. Sa famille est typique de ce qu’on appelait alors les « israélites français », ces juifs assimilés à culture républicaine. Cela faisait longtemps qu’elle vivait sur le sol hexagonal : « Les Cassin étaient venus à Nice entre 1840 et 1860, mais leurs ancêtres vivaient dans le sud de la France depuis des générations. »[2] Les Cassin sont au fond des juifs libéraux, soucieux de conserver leurs racines religieuses tout en se montrant résolus à se fondre dans le moule républicain. « Comme son père, René accomplit les rites juifs de passage à la responsabilité personnelle, la bar-mitzvah. Son oncle Honel Meiss lui apprit à lire les passages des prophètes et de la Torah »[3]. René, en outre « républicain et libre penseur comme son père, […] est assez détaché de la tradition pour faire sa vie avec une femme qui n’est pas juive. »[4]           

    Très bon élève, il obtient son baccalauréat à 17 ans. En 1904 il s’inscrit en droit et en histoire à la faculté d’Aix-en-Provence. C’est un étudiant brillant : en 1908 il « monte » à Paris pour achever ses études de droit qu’il finance en travaillant pour le Recueil des lois et décrets. En 1914 il termine ses études titulaire d’un doctorat de droit civil. Sa thèse porte sur la théorie des obligations. 

    Parcours politique et professionnel 

    Politiquement, René Cassin se situe à gauche. Il fut d’ailleurs l’ « un des rares notables de gauche à rallier de Gaulle »[5]. À la manière d’un Pierre Mendès-France ou d’un Romain Gary, il n’a « jamais adhéré au gaullisme partisan »[6]. Son meilleur ami est Paul Ramadier, qui est un militant socialiste et un journaliste à LʼHumanité. Lui penche pour le radicalisme. Mais son engagement politique est plutôt tardif. En 1931 il s’inscrit à la section du Ve arrondissement de Paris du parti radical. « Cassin ne fit pas seulement acte de loyauté envers le parti radical-socialiste, mais aussi envers son président, Édouard Herriot, qui l’avait nommé huit ans plus tôt à la délégation française à la SDN. »[7], c’est-à-dire la Société des nations, ancêtre de l’ONU. 

    C’est d’abord son parcours de juriste qui prime, notamment tout ce qui touche au droit international, qu’il voit comme le meilleur outil pour œuvrer à la paix. Incontestablement, l’épreuve de la Grande guerre a compté dans son soutien en faveur d’une instance internationale de délibération et de règlement des litiges. Mobilisé le 1er août 1914, il est blessé suffisamment tôt pour ne connaître « ni Verdun, ni la Somme, ni les gaz, ni le pilonnage des tranchées. »[8] Réformé, sa carrière de professeur de droit peut commencer. De 1916 à 1919 il est chargé de cours de droit civil et pénal à l’université d’Aix. Il est reçu en 1920 à l’agrégation de droit privé et de droit criminel. Il est d’abord affecté à la faculté de Lille, jusqu’en 1929, puis celle de Paris. 

    L’entre-deux-guerres et la SDN 

    L’expérience vécue par René Cassin durant la Première Guerre mondiale l’amène à prendre à bras le corps la cause des anciens combattants et des mutilés de guerre. Dans les années 1920 il lance un mouvement international des anciens combattants dont le siège se trouve à Genève. À partir de 1924 il devient également membre de la délégation française à la SDN, jusqu’aux accords de Munich (1938) qui signent l’échec du projet. Au sein de la SDN, Cassin intègre « un groupe d’hommes qui développaient des perspectives internationalistes, de formation juridique pour la plupart »[9] et formaient ainsi une coterie d’élites globales mobiles favorables à une gouvernance mondiale guidée par les principes humanistes de la république universelle, ou éthique des droits de l’homme. 

    « Dès le début, Cassin est un partisan de la Société des Nations. […] [I]l avait l’inébranlable conviction que la seule façon d’empêcher le retour de la guerre était de forger un ordre international qui proscrirait le recours aux armes quand grandiraient les tensions internationales. Il partageait le point de vue de lord Grey, ministre britannique des Affaires étrangères, qui répétait que si seulement il y avait eu, dans l’été 1914, un lieu, une institution où les grandes puissances auraient pu exposer leurs griefs, la guerre n’aurait jamais éclaté. C’est cette même conviction qui fait que, après 1918, Cassin et beaucoup d’autres anciens combattants se tournent vers Genève et la jeune SDN. »[10] Mais la SDN disparaît vite et l’ascension d’Hitler menace la paix. Pour René Cassin, quand la Seconde Guerre mondiale éclate, les Alliés sont engagés dans une « croisade des droits de lʼHomme »[11], suggérant implicitement que ce conflit avait une nature religieuse. (A suivre).  

    [1]  Antoine Prost, Jay Winter, René Cassin et les droits de lʼhomme : le projet dʼune génération, Fayard, Paris, 2011, p. 25.

    [2]  Ibid., p. 26.

    [3]  Ibid., p. 33.

    [4]  Ibid., p. 41.

    [5]  Serge Berstein, Pierre Birnbaum (dir.), De Gaulle et les élites, Paris, La Découverte, 2008, p. 39.

    [6]  Ibid., p. 68.

    [7]  Antoine Prost, Jay Winter, op. cit., p. 108.

    [8]  Ibid., p. 43.

    [9]  Ibid., p. 94.

    [10]  Ibid., p. 81-82.

    [11]  Ibid., p. 137.

  • Manifestation : les enjeux de la “fête à Macron” - Journal du Vendredi 04 Mai 2018

  • Tous les fruits gâtés de mai 1968 s’accumulent en pourritures

    6a00d83451619c69e20224e036f480200d-250wi.pngEditorial d'Hilaire de Crémiers dans Politique Magazine à propos de la manifestation parisienne du 1er mai :

    "Il n’est pas douteux que la Préfecture de police et le ministère de l’Intérieur ont donné des ordres pour éviter au mieux ce qu’il est convenu d’appeler « les dommages collatéraux ». C’est-à-dire des passants, autrement dit des manifestants « honnêtes » (!) ou des « curieux » se hasardant sur les lieux, qui pourraient être bousculés ou blessés à l’occasion de charges policières ou de heurts frontaux. Ce qui provoquerait aussitôt des hurlements d’indignation, l’indignation ne fonctionnant comme toujours qu’à sens unique ! La grande voix de Libération, entre autres, ne manquerait pas de se faire redoutable : le bourgeois anarchiste et gauchard adore le désordre, tant, bien sûr, que les coups ne l’atteignent pas.

    Donc, les cortèges se rassemblent librement. Il est connu d’avance par les réseaux sociaux et par les renseignements que l’ultra-gauche sera de la partie et mènera la danse. Le petit monde cagoulé du black bloc est au rendez-vous sans problème. Pas question de procéder à des arrestations préventives, contrairement à tous les usages de naguère. Et voitures de brûler, devantures d’exploser, magasins et établissements d’être saccagés, pillés, détruits. Et policiers et gendarmes d’être blessés : s’ils pouvaient être massacrés, ils le seraient.

    Le bon vieux défilé syndical, où le service d’ordre de la manifestation faisait lui-même la police, n’existe plus. C’est la raison pour laquelle, en dehors de la CGT et de Sud, il ne se pratique presque plus. Les risques de débordements sont trop importants. L’heure est à l’affrontement brutal. Des minorités s’essayent de plus en plus à créer soit des zones de non-droit, soit des journées insurrectionnelles. Jeux plus ou moins infantiles, plan concerté, excitation de l’imagination, désir d’un « jusqu’auboutisme » qu’on croit libérateur ; mélange de tout cela, sans doute. Jeunesse désœuvrée et livrée à toutes les propagandes ; société éclatée, privée d’autorités naturelles, toutes systématiquement détruites par la loi elle-même ; « communautarismes » flagrants qui s’étendent sur des villes entières et qui refusent la nation, qui récusent la France et tout ce qu’elle représente, et où l’islamisme règne en maître ; enseignement et médias qui ne cessent d’inspirer le mépris de l’histoire, de l’ordre, de la vraie famille, de la société traditionnelle…

    Facultés, bientôt lycées, quartiers, villes – même avec leur maire et leur député de gauche, d’archi-gauche qui ont l’inconscient culot de s’en étonner ! –, maintenant zones entières de départements et de régions en sécession pratique où aucune police et aucun service d’Etat ne peut pénétrer. La aucun service d’État ne peut pénétrer. La situation est tenue en main, dit-on dans les hautes sphères pour se rassurer. Voire ! La fameuse convergence des luttes souhaitées par le bourgeois Mélenchon qui se fait plaisir à jouer le tribun de gauche, se feront tout autrement que ce que des imaginations politiciennes croient inventer. Qui, dans les banlieues, croit encore dans la République bourgeoise ?

    Pour le moment, Macron, en rappelant à l’ordre, pense ramasser une fois de plus la mise à son profit. C’est le calcul républicain. Mais chacun devine que tout peut échapper. A force de glorifier la révolution comme principe même de gouvernement, tous, de droite comme de gauche, ne font que rendre la France complice de sa propre destruction. Jusqu’où ?"

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  • Suite au Brexit, il importe de mettre fin à l’unilinguisme anglo-américain à Bruxelles en mettant sur la table du Conseil européen la question du français et des autres grandes langues nationales.

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    Marc Rousset

    Henri Gizardin vient de signaler, sur Boulevard Voltaire cliquez ici, la politique de la chaise vide pratiquée par l’ambassadeur de France auprès de l’Union européenne, Philippe Léglise-Costa, pour protester contre la tenue de discussions du Conseil en anglais sans traducteurs à Bruxelles. De son côté, lors de sa conférence de presse à Bruxelles, le vendredi 23 Mars, Michel Barnier s’est pour la première fois exprimé seulement en français devant les journalistes.

    Suite au Brexit, il importe en effet plus que jamais de mettre fin à l’unilinguisme anglo-américain à Bruxelles en mettant sur la table du Conseil européen la question du français et des autres grandes langues nationales telles que l’allemand, l’espagnol et l’italien.

    L’Union européenne est de loin la zone la plus anglicisée du monde. Les administrations nationales reçoivent des documents en anglais et sont tenues de répondre en anglais. La toute nouvelle réglementation européenne SERA-Partie C vise à imposer l’anglais comme unique langue de communication entre les pilotes privés français et les six principaux aéroports de France métropolitaine. On ne compte plus les diplomates français qui, contrairement à leurs collègues québécois ou africains, affichent des messages d’absence uniquement en anglais. De Gaulle disait : « Le snobisme anglo-saxon de la bourgeoisie française est quelque chose de terrifiant. […] Il y a chez nous toute une bande de lascars qui ont la vocation de la servilité. Ils sont faits pour faire des courbettes aux autres. »

    Le français est en péril non seulement à Bruxelles mais en France, lorsque l’on voit six grandes enseignes françaises lancer une opération de promotion « French Days », une réplique du « Black Friday » américain. Quant à Génération identitaire, sous prétexte que l’action « Defend Europe » était européenne, ils n’ont rien trouvé de mieux que d’afficher leur message anti-migrants à l’Europe en anglais au col de l’Échelle, comme si le français n’était pas une langue européenne plus que suffisante en elle-même, et comme si la seule langue internationale n’était pas, en fait, la traduction, selon Umberto Eco.

    La France vit à l’époque de la « Loire Valley », de « Lorraine Airport », des revues scientifiques subventionnées par le contribuable qui refusent les articles en français, des grandes écoles et des universités enseignant en anglais, de l’Eurovision en anglais, des Jeux olympiques de Paris en anglais sur la tour Eiffel, de l’armée française arrimée à l’OTAN subissant l’anglais comme seule langue de travail, du commissaire Pierre Moscovici tançant ses collègues français sur les questions budgétaires en anglais au nom de la Commission. Quant à Macron, il s’exprime trop souvent en anglais à Berlin, à Davos ou à Versailles, mais il veut lancer en même temps l’ambitieux projet de l’« Institut international de la francophonie », en restaurant pour 200 millions d’euros le château de Villers-Cotterêts, haut lieu de l’ordonnance de François Ier faisant, en août 1539, du français la langue administrative et juridique du royaume.

    Plusieurs associations de défense du français sont sorties du bois pour que l’anglais disparaisse comme langue de travail de l’Union européenne après le 29 mars 2019, car l’Irlande a choisi l’irlandais comme langue de communication avec l’Union européenne, et Malte le maltais. Cela signifie que lorsque le Royaume-Uni sortira de l’Union européenne, l’anglais, au regard des textes en vigueur (un pays, une langue), perdra automatiquement son officialité. L’affaire semble bien se présenter pour le français sur le plan juridique, car les documents fondateurs ne peuvent être modifiés qu’à l’unanimité. De plus, en 2050, la France comportera 78,9 millions d’habitants et les locuteurs francophones dans le monde atteindront la barre des 700 millions.

    La France souhaite-t-elle faire du français la langue de l’Europe ou préfère-t-elle devenir une colonie américaine, une seconde Louisiane ? Tout dépendra de la volonté des Français, à l’origine de l’idée européenne.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Emmanuel Macron face à l’immigration : l’esbroufe pour masquer le vide [Partie 2]

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    Par Robert Martin ♦ Un de nos lecteurs nous a récemment contactés. Fonctionnaire retraité ayant assuré un rôle important au sein du dispositif judiciaire entourant la demande d’asile en France, il est théoriquement soumis à un devoir de réserve, nous avons donc respecté son anonymat en modifiant son nom. Néanmoins, face aux actions d’Emmanuel Macron et notamment à sa loi Asile et Immigration, il a décidé de nous communiquer plusieurs textes. Nous avons décidé de publier en 5 parties un grand texte solidement documenté sur le projet de loi d’Emmanuel Macron et, plus globalement, sur les mesures qu’il faudrait adopter pour gérer efficacement la crise migratoire.
    Après une première partie dédiée à l’analyse globale du texte Asile et Immigration, Robert Martin commentera ici le rapport du Conseil d’Etat sur ce projet de loi.
    Polémia

    Ma première inquiétude fut de découvrir que le Conseil d’Etat avait désigné comme rapporteur de ce texte, un conseiller d’état, Thierry Tuot, auteur il y a cinq ans d’un rapport controversé intitulé « La Grande Nation : pour une société inclusive » et connu pour ses positions favorables à une immigration ouverte.

    Ainsi, selon Le Point, ce haut fonctionnaire abandonna son devoir de réserve et, à plusieurs reprises, il a semblé que l’analyse juridique cédait la place au discours militant, allant jusqu’à publiquement regretter qu’il ne soit pas possible au Conseil d’État de « refuser d’examiner le texte », ce qui aurait, selon lui, « constitué un geste politique fort ». Et de dénoncer « la propagande du gouvernement qui, sous le couvert d’une meilleure intégration des étrangers, entend faire passer sans les assumer une série de mesures durcissant les conditions d’entrée et de séjour de ces derniers. »
    Cependant, malgré ces dérapages verbaux, le rapport pour avis rendu le 15 février 2018 sur ce projet de loi fut considéré par tous comme étant équilibré.

    L’avis rendu par le Conseil d’Etat le 15 février 2018

    Premier commentaire

    Le Conseil d’Etat souligne, dans les paragraphes 4 à 10 de son rapport, les faiblesses majeures du texte gouvernemental donnant ainsi l’impression de ne pas évoquer les vrais problèmes auxquels notre pays est confronté en matière de mouvements migratoires.

    Rapport du Conseil d’Etat :
    « 4. Le Conseil d’État observe que les migrations, particulièrement celles qui concernent le territoire national et plus largement l’Europe, ont connu au cours de la dernière décennie des changements très importants : l’origine et la nature des flux, leur répartition géographique, les motifs conduisant à rechercher l’entrée sur le territoire national reflètent des évolutions très significatives, sur lesquelles l’exposé des motifs et l’étude d’impact demeurent souvent allusifs. »

    Commentaires :
    Le Président de la République a évoqué rapidement dans son débat sur RMC les thèses du journaliste américain Stephen SMITH développées dans son livre publié le 7 février 2018 La ruée vers l’Europe — La jeune Afrique en route pour le Vieux continent. Un livre qui décrit bien le nouveau paysage européen marqué avant tout par une immigration massive venant d’Afrique. Une migration vers l’Europe inéluctable du fait du doublement de la population africaine d’ici à 2050.

    Stephen Smith prend également « à rebrousse-poil » les théories établies du co-développement, battant en brèche la croyance selon laquelle aider les pays africains à se développer économiquement permet d’empêcher la migration des populations vers l’Eldorado Europe.

    Ce ne sont plus les populations les plus démunies d’Afrique qui partiront pour l’Europe, mais celles des classes moyennes, plus en mesure de faire le grand saut vers le paradis économique du vieux continent.
    Nous passerons des demandeurs d’asile désireux de « sauver leur peau », aux expatriés pour raisons économiques.

    Or, notre modèle d’analyse des demandes d’asile n’est absolument pas adapté à cette nouvelle catégorie de migrants.

    Pour détendre un peu le lecteur, voici un article consacré à la grande naïveté de notre politique d’examen des demandes d’asile et au « professionnalisme » des associations pro-migrants.

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