
Une gauche peut-elle se désolidariser des idées qu’elle a elle-même engendrées ? C’est la question que pose, en creux, le débat suscité par l’essai de la philosophe américaine Susan Neiman, pour qui le wokisme ne serait pas l’aboutissement de la tradition de gauche mais sa trahison. Une thèse séduisante, qui permet de sauver l’héritage moral de la gauche des Lumières en présentant les excès du militantisme identitaire comme un corps étranger. Mais l’histoire des idées résiste-t-elle à cette reconstruction ?






