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France et politique française - Page 3172

  • En France, on refuse de protéger les femmes par déni et par idéologie féministe

    Là où la journaliste de France 2 ne voit que du sexisme, les Allemands répondent aux attentes légitimes des femmes et des mères de famille en leur réservant des places de parking adaptées et sécurisées. Quant à l'article de France Info qui commente cette information, il omet de souligner la raison majeure à l'origine de cette décision :

    "Cette décision a été prise après une série d'agression" (vidéo à 0'17'')


    Complément d'enquête. L'Allemagne a inventé les places de parking pour femmes

    Inutile de faire un rapprochement avec l'entrée massive d'immigrés clandestins en Allemagne en 2015 :

    "Les chiffres des agressions à Cologne et dans le reste de l'Allemagne lors de la nuit de la Saint Sylvestre se précisent. En effet, selon un rapport de l'Office fédéral de police criminelle allemand (BKA, pour Bundeskriminalamt) révélé dimanche dans les médias outre-Rhin, ce sont près de 1200 femmes qui ont été agressées, dont environ 650 à Cologne et 400 à Hambourg, par plus de 2000 hommes. Il y a plus d'agresseurs que d'agressées, car plusieurs hommes ont abusé d'une seule femme (...)

    La moitié des suspects étaient en Allemagne depuis moins d'un an et la plupart sont d'origine algérienne ou marocaine. Seule une minorité des suspects serait originaire de Syrie, donc concernée par la politique d'accueil mise en place en 2015. Il s'agirait donc pour la plupart de migrants ayant profité du flux de réfugiés et de la vaste politique d'accueil lancée par la chancelière Angela Merkel pour s'introduire en Allemagne.

    «Il y a un lien entre ce phénomène [d'agressions, NDLR] et la forte immigration, en particulier en 2015», a confirmé Holger Münch, le président de l'Office fédéral de police criminelle allemand au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung.

    Inutile d'imaginer en France la même politique de prévention et de protection des femmes...

    Philippe Carhon

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Le général Tauzin propose aux Français musulmans « la dhimmitude inversée »

    6a00d83451619c69e201b7c8d605ca970b-800wi.jpgLe général Didier Tauzin, qui a fondé le mouvement Rebâtir la France, est en quête des parrainages nécessaires pour être candidat à l’élection présidentielle. Sa motivation principale : éviter la guerre civile qui est de plus en plus souvent évoquée. Dans un long entretien à l’hebdomadaire Minute, qui lui consacre quatre pages dans son numéro de cette semaine, le général Tauzin est notamment interrogé sur sa vision des relations avec les musulmans. Selon lui, deux choses sont nécessaires : parvenir à un concordat et instaurer une « dhimmitude inversée ». Extraits de cet entretien en forme d’explications.

    Didier Tauzin : Contrairement à ce que l’on croit souvent, le statut de dhimmi est en fait un statut de protection. Le dhimmi est protégé. En terre musulmane, les non-musulmans, essentiellement les chrétiens, sont protégés, à condition de payer un impôt, parce qu’ils appartiennent à l’une des religions du Livre.

    Je propose donc aux musulmans une inversion du concept de dhimmitude à leur profit et je suis certain qu’ils sont prêts à l’accepter. Parce qu’ils sentent très bien que ce qui en train de se passer actuellement en France risque de très mal se terminer et qu’ils en seront les principales victimes.

    Il y a peu, à cet endroit même où je vous reçois, en cette terre charentaise Tauzin-Livre-240x350.jpgmarquée par d’ancestrales guerres de religion entre catholiques et protestants dont la mémoire est restée vivace, un ami musulman m’a confié : « Quand mes parents sont venus ici, c’était pour vivre tranquillement, pas pour retrouver des mosquées ni la charia. » Je lui ai proposé aussitôt : « Et si on inversait la dhimmitude ? » Il m’a répondu sans hésiter un instant : « Oui, c’est cela qu’il faut faire ! »

    Je pense que c’est quelque chose qui, pour l’immense majorité des musulmans de France qui ne sont pas djihadistes, résonnera comme un soulagement.

    Minute : Et que fait-on face à la multiplication des mosquées ?

    Didier Tauzin : L’Islam n’est pas compatible, non pas avec la République, mais avec l’être profond de la France. Tout simplement parce que l’être profond de la France est chrétien. La religion chrétienne est fondée sur l’affirmation que Jésus est Vrai Dieu et l’Islam, par ailleurs dans une phase expansionniste, sur une affirmation à la fois autre et hostile à la première.

    On peut vivre ensemble mais il faut trouver les moyens de le faire, sinon on va à la guerre civile. Le moyen, c’est de créer un Islam de France sur le modèle de ce que Napoléon a fait avec les concordats, en particulier celui avec le culte israélite. Cela sera long, cela nécessite bien des préalables comme la mise en place d’une hiérarchie musulmane constituée de Français musulmans, mais on doit parvenir à cette reprise en mains de la communauté musulmane. Ce sera bon pour nous et ce sera bon pour eux. Etant entendu que les salafistes, wahhabites et autres fondamentalistes n’ont pas leur place ici.

    Pour en revenir précisément à votre question, tant qu’on n’aura pas d’Islam de France, tant qu’on ne sera pas parvenu à ce concordat, on arrête de construire des mosquées. Après, on verra.

    Extraits du n° 2809 de Minute daté du 15 février 2017

  • Sécurité intérieure : le point de non-retour est atteint

    manif1.jpg

    Le gouvernement traite aujourd’hui les violences urbaines comme d’autres combattent les feux de forêts… il laisse brûler.

    Davantage préoccupé d’empêcher, y compris par les procédés les plus bas, une victoire de François Fillon ou de Marine Le Pen à la prochaine élection présidentielle, le gouvernement traite aujourd’hui les violences urbaines comme d’autres combattent les feux de forêt… il laisse brûler. Les émeutes qui sévissent depuis plusieurs jours dans nos banlieues, sous les yeux et les caméras d’une presse nationale qui se fait discrète, en sont la manifestation évidente.

    Incapables de gérer la situation, Cazeneuve, aussi incompétent à Matignon qu’il l’a été place Beauvau, et son clone Le Roux regardent le désordre s’installer et tâchent d’y répondre par des appels au calme – incantations illusoires d’un pouvoir finissant. La réalité qui s’impose, à la lueur de ces événements, c’est que le pouvoir en place est dans l’incapacité de faire face à la situation.

    Et pourtant, ce sont ces policiers, que l’on accable à nouveau de tous les maux, qui sont chaque jour au contact, et tentent de contenir, au mieux, des casseurs qui n’ont que faire des mésaventures de Théo, mais en profitent pour régler leurs comptes avec une société qu’ils abhorrent. Pendant ce temps, nos candidats en campagne se gardent bien de prendre clairement position. Il est vrai que, compte tenu de leurs propositions en matière de sécurité, on ne voit pas très bien comment ils pourraient se poser en sauveur d’une situation qui est en train d’échapper à tout contrôle.

    Seule Marine Le Pen, qui a sans ambiguïté fait part de son soutien aux policiers, semble avoir compris la gravité des événements. Elle seule paraît avoir, dans son programme, les réponses que les Français attendent, et qui sont différées depuis trop longtemps.

    Car ne soyons pas dupes : l’affaire Théo n’est que la triste révélation d’une succession d’échecs en matière de politique d’immigration et de lutte contre la délinquance. Réduire ce fait divers à la seule responsabilité d’un policier, même si elle est réelle, permet à la classe politique – celle qui gouverne depuis des décennies de s’en tirer à bon compte et de faire porter le chapeau à des fonctionnaires qui sont les fusibles d’un système perverti.

    En effet, faut-il rappeler les manifestations policières de ces derniers mois ? Faut-il rappeler la création (fait unique) d’un « mouvement des policiers en colère » ? Faut-il rappeler que des signes avant-coureurs sont présents depuis longtemps pour attirer l’attention des politiques sur une situation sécuritaire qui ne cesse de se dégrader ?

    La situation que trouvera le prochain président de la République en matière de sécurité intérieure est catastrophique. Et il (ou elle) n’aura pas la possibilité de se défiler, car le point de non-retour est aujourd’hui atteint. Mais ce ne sont pas les projets de Terra Nova, portés par les candidats de gauche – Macron compris -, qui apporteront la paix dans nos villes et nos campagnes. Le mal est bien trop profond.

    La question qui se pose, maintenant, est simple. Laisse-t-on des pans entiers de nos villes entre les mains des dealers, des caïds et des mafias, ou bien reprend-on possession de nos quartiers pour y restaurer les lois de la République ? Si c’est la première proposition qui est choisie, alors retirons nos forces de police et laissons la loi de la jungle prospérer. Si, en revanche, c’est la seconde qui est retenue, sachons alors qu’il faudra du temps. Qu’il faudra combattre pied à pied pour regagner le terrain perdu. Et qu’à la violence, il faudra répondre par une détermination sans faille.

    http://www.bvoltaire.fr/olivierdamien/securite-interieure-point-de-non-retour-atteint,314085

  • Meetings d'Emmanuel Macron : militants fictifs ou vrais acteurs ?

    Philippe Carhon

  • François Fillon et l'islam

    6a00d83451619c69e201b7c8d55fbf970b-320wi.jpgLors de sa visite à La Réunion, François Fillon a visité une mosquée et s'est adressé à la communauté musulmane de ce département d'outre-mer. Sans grande originalité, il a repris l'idée reçue du "vivre ensemble" des communautés de la Réunion et donné en exemple les musulmans réunionnais :

    " (...) C'est à la mosquée Noor-al-Islam - la plus vieille de France - que le candidat à la présidentielle a poursuivi sa visite réunionnaise. Il a échangé avec les représentants de la communauté musulmane, et a tenu un discours. François Fillon à la mosquée de Saint-Denis. "Mon espoir, c'est de réussir dans la France entière ce que vous avez réussi ici", leur a-t-il dit.[Source]

    "Je réclame l'interdiction de tous ceux qui sont en contradiction permanente avec les valeurs de la République (...) La République a le droit de se défendre contre ceux qui appellent à sa destruction", a insisté l'ex-Premier ministre.  "Si la coexistence entre religions est exemplaire à La Réunion, elle ne l'est pas partout sur le territoire national", a-t-il regretté dans cette mosquée inaugurée en 1905 sur une île peuplée aujourd'hui d'environ 850.000 habitants, dont 5% de musulmans (85% de chrétiens, essentiellement catholiques).

    6a00d83451619c69e201b7c8d55fa7970b-320wi.pngSoit François Fillon est terriblement mal conseillé, soit il fait sien un discours convenu qui voudrait que la situation soit bonne à La Réunion en matière d'islam. Il ignore donc le fait que la Réunion est le département outre-mer avec le plus grand nombre de cas de radicalisation et fait en outre partie des départements français avec un nombre de signalisations liés à la radicalisation islamiste des plus élevés (entre 100 et 200 signalements, cf. carte) à mettre en parallèle avec le faible taux de présence musulmane sur l'île (entre 5 et 7%) :

    "L'Outre-mer n'échappe pas au phénomène de radicalisation qui s'étend en France. La Réunion est la plus touchée des collectivités : entre 100 et 200 signalements depuis avril 2014 (...) Début juin 2015, sur l'île, trois personnes soupçonnées d'appartenir à un réseau islamiste ont été mises en examen, une première en Outre-mer." 

    Voici quelques témoignages concernant la réalité de l'islam à la Réunion :

    " (...) Il faut savoir que Saint-Denis de la Réunion est la première ville française à avoir eu une école privée musulmane, bien longtemps avant la Métropole. Lorsque l’on passe devant cette école lors de la sortie des cours, que voit on ? Des fillettes de 7 ou 8 ans voilées de la tête aux pieds. Alors pour la modération, on repassera (...) En revanche, il y a cependant une différence réelle avec la métropole. Les musulmans de la Réunion font partie de l’élite économique, politique et sociologique de l’Ile. Ils ont pour beaucoup fait fortune dans le négoce (automobile, immobilier, quincaillerie, etc…). De ce fait ils sont très peu liés à la délinquance qui sévit dans l’Ile.

    Alors idéaliser l’Islam à la Réunion est une vue de l’esprit. Dans cette île, l’Islam est tout aussi intolérant qu’ailleurs. La seule différence est que le poids démographique des musulmans (environ 5% de la population) ne leur permet pas encore d’imposer toutes leurs volontés comme c’est le cas en métropole. Mais nul doute que si le rapport de force évoluait en leur faveur, les mêmes problèmes ne manqueraient sûrement pas d’apparaître !" [Source]

    "Un célèbre et richissime commerçant installe des salles de prières dans son entreprise et donne des jours de congés supplémentaires aux musulmans pour les fêtes religieuses : c'est ça votre vivre ensemble ? Sans parler des "encouragements" aux conversion... et des accointances saoudiennes (...) Autre exemple parmi tant d'autres : quasiment tous les propriétaires de locaux commerciaux zarabs (qui possèdent une très large part des locaux des centre-villes) insèrent des clauses illégales dans les baux commerciaux interdisant aux locataires de faire le commerce d'alcool et de porc. Ce n'est rien d 'autre que du djihadisme contractuel. Au final des centre-villes morts, des centre-villes "hallalisés"... en France. C'est ça votre "vivre ensemble" ? (...)" [Source

    François Fillon a donc répété le couplet habituel du padamalgame et de l'islam qui se réformerait tout seul tout en ignorant (ou faisant semblant d'ignorer), comme beaucoup d'autres, qu'il est impossible de dissocier l'islam religieux de l'islam politique et que la liberté religieuse n'existe pas en terre musulmane :

    "Je défends la liberté religieuse et donc l’islam [sic !!] (...)

    Je comprends que vous soyez choqués quand on parle de totalitarisme islamique. Il vaudrait mieux dire que ce sont des totalitaires qui se réclament de l'islam, qui brandissent le drapeau de l'islam, qui essaient de s'accaparer l'islam (...)

    Je souhaite que nous ayons un CFCM (Conseil français du culte musulman) qui soit plus une autorité religieuse. Je ne crois pas que nous ayons besoin d'une organisation du culte musulman en France qui ait un caractère politique".

    Comme la campagne de la primaire semble loin...

    par Philippe Carhon

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/02/lors-de-sa-visite-%C3%A0-la-r%C3%A9union-fran%C3%A7ois-fillon-a-visit%C3%A9-une-mosqu%C3%A9e-et-sest-adress%C3%A9-%C3%A0-la-communaut%C3%A9-musulmane-de-ce.html

  • Alexandre Devecchio : « Derrière l'affaire Théo, les banlieues en sécession »

    Alexandre Devecchio analyse ici fort justement - d'un point de vue factuel - [Figarovox 14.02] comment l'« affaire Théo » est révélatrice des fractures françaises. Et comment les émeutes urbaines mettent en lumière la sécession de certains quartiers et la désaffiliation d'une partie de la jeunesse. Mais laquelle ? Ce vocabulaire est-il approprié ? Et donc, en un sens, la réflexion elle-même ? Les fractures dont il est question sont-elles réellement françaises ? Faut-il consentir à ce terme, en ignorant ce qu'il implique de concession, d'abandons ? Fractures françaises ou fractures franco-islamiques ? ou Français-Etrangers ? Alexandre Devecchio n'ignore pas - son article en porte les traces - que les politiques, les médias, les juges, les associations - le Système - ont forgé tout un vocabulaire ad hoc destiné à cet enfumage de l'opinion, dont ils ont besoin pour que la politique immigrationniste, multiculturaliste et diversitaire en cours soit poursuivie, sans de trop grandes oppositions. Que sur le plan légal, une partie des jeunes, de la jeunesse, des individus concernés, soit de nationalité française change-t-il le problème au fond ? Ici, nous ne le croyons pas. A ceux qui haïssent et combattent la France, la qualité de Français, de jeunesse française, par delà tout formalisme juridique, doit être déniée.  Lafautearousseau        

    4194642768.jpg« Justice pour Théo ! » La banlieue brûle et le même slogan est diffusé sur toutes les ondes. La majorité des médias et une partie des politiques, relayant le discours des « associations », s'indignent, en chœur, des « violences policières » contre les « jeunes » des « quartiers ».

    La visite de François Hollande au chevet de Théodore, dit Théo, 21 ans, blessé jeudi 2 février à la cité de la Rose-des-Vents d'Aulnay-sous-Bois lors d'une interpellation d'une extrême violence n'a rien apaisé. C'était pourtant un geste fort et rare. Pour mémoire, le président de la République n'avait pas rendu visite aux policiers gravement brûlés par une attaque au cocktail Molotov à Viry-Châtillon le 8 octobre 2016. Quatre agents des forces de l'ordre ont été mis en examen, et, si bavure il y a eu, celle-ci doit être sanctionnée de manière exemplaire. Pour autant, en quoi la justice pour Théo passe-t-elle par la destruction de la gare routière de Bobigny ? En quoi justifie-t-elle les voitures incendiées, les bus caillassés ou les commerces vandalisés à Argenteuil ? Est-ce bien pour Théo que retentissent les « Allah Akbar » ? Au-delà des dysfonctionnements de la police, l'affaire Théo est révélatrice des fractures françaises. Elle met en lumière la sécession de certains quartiers et la désaffiliation d'une partie de la jeunesse. Elle témoigne de l'enracinement d'une sous-culture de la haine qui rend possible l'embrasement de la violence à la moindre étincelle. Les casseurs ne se vengent pas seulement des policiers, ils marquent leur territoire et expriment leur ressentiment alimenté par le discours victimaire. Aidé en cela par les professionnels de l'antiracisme. Ceux-là mêmes que le premier ministre, Bernard Cazeneuve, recevait hier à Matignon après deux jours d'affrontements.

    Alors que les échauffourées se multiplient à Aulnay, Bobigny, Tremblay-en-France, Le Blanc-Mesnil, Stains ou Neuilly-sur-Marne, le spectre des émeutes de 2005 est dans toutes les têtes. Comme le souligne Gilles Kepel dans Banlieue de la République (Gallimard), c'est une grenade lacrymogène tirée par la police près d'une mosquée alors que le ramadan battait son plein qui est la cause cette année-là de la propagation des émeutes dans toute la France (elles avaient été déclenchées par la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré dans un transformateur à Clichy-sous-Bois). L'incident, grossi et rapporté comme « le gazage de la mosquée Bilal », est alors interprété par une partie de la jeunesse de banlieue comme une déclaration de guerre à l'islam. Il ravive le ressentiment entretenu par des années d'idéologie de la repentance. Durant vingt jours, les violences et les dégradations au sein des cités, comptabilisant 200 membres des forces de l'ordre blessés et 10 000 véhicules incendiés, firent que, pour la première fois depuis la guerre d'Algérie, l'exécutif décréta l'état d'urgence. D'ores et déjà à cette époque, les émeutes illustraient la désintégration en cours. Cependant, sociologues, médias et politiques - omettant qu'aucun sans-culotte de 1789 n'avait jamais crié « nique la France ! » - s'obstinèrent à les analyser dans les termes purement économiques d'un traditionnel conflit de classe, allant jusqu'à les qualifier de « révolte sociale ». On continua à déverser des sommes faramineuses dans la politique de la ville en alimentant les communautarismes, et en recouvrant d'un voile les questions qui fâchent. Quid de la problématique des flux migratoires, des tensions ethnico-culturelles, des pratiques mafieuses ou encore de la montée en puissance de l'islamisme ?

    Depuis les émeutes de 2005, les fameux territoires perdus de la République n'ont cessé de s'étendre et les fractures de se creuser. « Il y a un toboggan dans lequel on est installé depuis plusieurs années qui nous amène à l'irréparable, puisque maintenant ces quartiers produisent des terroristes », constatait Malek Boutih en 2015, lors du dixième anniversaire des émeutes. « Comment peut-on éviter la partition ? » s'interrogeait Hollande dans un incroyable aveu rapporté par Gérard Davet et Fabrice Lhomme. La partition avec la France des cités, mais aussi avec la France périphérique. Les « petits Blancs », victimes de l'insécurité physique, économique et culturelle, chassés des grandes métropoles comme des banlieues sensibles, font eux aussi sécession. Au cri de « Justice pour Théo! », ils risquent fort de répondre, dans les urnes, par « On est chez nous ! ». 

    « Quid de la problématique des flux migratoires, des tensions ethnico-culturelles, des pratiques mafieuses ou de l'islamisme  ? » 

    Alexandre Devecchio 

    Alexandre Devecchio est journaliste au Figaro, en charge du FigaroVox. Il vient de publier Les Nouveaux enfants du siècle, enquête sur une génération fracturée (éd. du Cerf, 2016) et est coauteur de Bienvenue dans le pire des mondes (éd. Plon, 2016).

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • CETA: les mondialistes pris la main dans le sac

    «VRP du libre échange», le commissaire européen au Commerce, la suédoise Cecilia Malmström,  a averti: «Le monde nous regarde». C’est aujourd’hui, en sa présence, qu’une majorité de députés du Parlement européen s’est prononcée en faveur de l’adoption du traité de libre échange entre l’UE et le Canada, le fameux CETA(Comprehensive Economic and Trade Agreement), dont la négociation a été cédée à l’Union européenne, quoi qu’il en dise, par François Hollande, simple gouverneur de province sous tutelle bruxelloise. Un traité qui devra cependant être ratifié par la totalité des Parlements des pays membres de l’UE, ce qui repousse fortement dans le temps son application provisoire, prévue au mois d’avril. Une approbation qui était acquise, les formations de la gauche et de la droite antinationales, européistes étant majoritaires comme chacun le sait au Parlement européen. Le CETA a donc été voté par  408 élus dits conservateurs, socialistes, libéraux, réformistes, sociaux-démocrates - c’est-à-dire par les  députés Français euro-fillonistes et socialo-macronistes.  254 parlementaires dont ceux du FN  s’y sont opposés, 33 se sont abstenus .

    Ce CETA a été d’ores et déjà approuvé le 24 janvier par une large majorité de députés libéraux et socialo-européistes siégeant dans la Commission commerce international du  Parlement européen. A contrario, la Commission de l’emploi et des affaires sociales du PE où, certes , les élus libéraux  et  centristes-fédéralistes (PPE et ALDE) sont minoritaires, a voté  une motion encourageant le Parlement à rejeter l’accord. Outre Marine Le Pen, l’ensemble des autres candidats à la présidentielle française, à l’exception d’Emmanuel Macron qui y est clairement favorable et de François Fillon à la position sciemment nébuleuse, y sont opposés.

    Derrière « l’harmonisation des normes sanitaires et environnementales », l’ouverture promise à nos entreprises de « débouchés » vers l’immense Canada à nos entreprises, toutes choses vantées par les propagandistes de cet accord, la réalité est bien différente. Les écologistes par exemple notent très justement que si le CETA prévoit l’arrêt par étapes des subventions accordées en faveur des énergies fossiles…ledit arrêt n’a aucun caractère exécutoire et contraignant sur le plan légal.

    En revanche  Marine, qui a déposé une proposition de résolution contre l’adoption du CETA la semaine dernière, Bruno Gollnisch, les députés européens FN l’ont dit avec force, le CETA se traduira en fait par une destruction de nos emplois. Cet accord éradique officiellement 99% des droits de douane entre le Canada et l’UE, supprime les contingents, protège très mal nos AOC, favorise les éleveurs canadiens utilisant hormones et activateurs de croissance qui ont des coûts de revient plus avantageux que les nôtres. Quant à certains de nos services publics, ils seront tenus de fonctionner dans une logique purement marchande, au détriment de leur mission en faveur de tous les Français; les multinationales pourront attaquer les Etats devant des tribunaux d’arbitrage, nous assisterons à l’avènement d’une justice privée d’exception qui s’imposera à notre droit national.

    Bien sûr,  le socialiste Martin Schulz, qui a quitté son poste de président du Parlement européen pour  se lancer en Allemagne dans la joute électorale, espérant succéder la chancelière Angela Merkel, est un soutien fanatique du CETA,  comme le président du Conseil européen,  Donald Tusk.  « S’il y a bien une erreur que nous pourrions commettre aujourd’hui, c’est de rejeter le CETA » déclarait M Schulz en octobre dernier: « Le gouvernement suédois (gauche, soutenu par les Verts), le gouvernement deLisbonne (soutenu par la gauche et le parti communiste), le gouvernement italien, la France, l’Autriche, la Slovaquie, la République tchèque. Tous les partis socialistes sont pour. Ce sont les dirigeants socialistes d’Europe, nous sommes en faveur du CETA. C’est un nouveau type d’accord commercial, qui introduit des droits sociaux de base dans nos relations commerciales » affirme-t-il.

    Persécuteur en chef du FN au Parlement européen, à l’origine des attaques judiciaires  et des accusations contre les  députés frontistes, nous avons appris ces dernières heures, via   les révélations du Sunday Times et de Der Spiegel,  que Martin Schulz  « aurait fréquemment utilisé un jet privé coûtant 20 000 euros de l’heure, pour voyager entre Bruxelles, Strasbourg et Berlin. Or, son lieu de travail n’est limité qu’à la capitale belge.  L’ancien président du Parlement aurait aussi demandé à ses assistants de se livrer à des tâches non comprises dans leurs prérogatives. Ainsi, l’un d’eux aurait démissionné après s’être vu demander à plusieurs reprises… de repasser les pantalons de Martin Schulz.»

    «Sont aussi évoquées des pratiques de clientélisme : des alliés de Schulz auraient été nommés à des postes grassement payés au sein de l’administration du Parlement, sans passer par les procédures régulières de recrutement. En outre, les personnes nommées n’auraient, dans de nombreux cas, pas disposé des qualifications requises pour ses postes. En réaction à ces révélations, Ingeborg Grässle, qui dirige le puissant comité de contrôle budgétaire des fonds de l’Union européenne, a déclaré que l’ancien président du Parlement avait créé un système stalinien de clientélisme et qu’il était nécessaire d’ouvrir une enquête. Schulz a outrepassé les règles sans gêne pour satisfaire son ambition politique. J’espère que ces révélations feront l’objet d’une enquête, a-t-elle déclaré. » Si c’est Mme Grässle qui le dit!

    https://gollnisch.com/2017/02/15/ceta-mondialistes-pris-main-sac/

  • Jean David Cattin - « Oubliez l'intégration, c'est un mensonge ! »

  • Les centres de déradicalisation face à l’échec

    (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)
    Le premier centre de déradicalisation en France n’a plus de pensionnaires. Installé au lieu dit de Pontourny en Indre et Loire, le centre mal nommé de « prévention, d’insertion et de citoyenneté » fraichement ouvert en septembre 2016, a perdu son dernier pensionnaire après que celui ci ait été condamné pour des faits de violences familiales.

    Et ce n’est pas la première des déconvenues à laquelle le centre fait face

    Le centre avait déjà fait face à une impasse de taille lorsqu’un autre de ses pensionnaires nommé Mustafa 24 ans avait été interpellé lors d’une opération anti terroriste à l’occasion d’une permission de sortie. Il avait également tenté par deux fois de rejoindre la Syrie auparavant.

    Mais samedi 11 février, à Beaumont en Véron, les habitants ne se laissent pas faire

    En effet, les habitants de Pontourny sont descendus dans la rue pour manifester contre la poursuite du dispositif. Cent cinquante personnes ont manifesté en dénonçant la gabegie financière d’un centre sans pensionnaires employant une trentaine d’encadrants. Reçus par le premier adjoint au maire, les manifestants réclament l’arrêt du dispositif et une autre utilisation du site pour préserver les emplois. « Pas question de devenir Beaumont en Rouvray, ni qu’il y ait un nouveau Bataclan. Pontourny est un mini château de la Loire, au milieu d’habitations. Cela ne peut pas être un endroit d’expériences à haut risque », proteste Michel Carrier, président de l’association de défense des riverains.
    Expérience pilote portée par Manuel Valls alors Premier ministre, le gouvernement continue de défendre le test comme en témoignent les interventions du ministre de l’Intérieur Bruno Leroux, je cite : « Je peux vous dire que ce centre va rester ouvert ».

    Rappelons également que la semaine dernière les Identitaires ont appelé à la fermeture de tous les centres de déradicalisation, mettant en avant leur incapacité à résister au réel.

    http://fr.novopress.info/