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France et politique française - Page 3203

  • Entretien avec Gabriel Robin - Collectif Culture du RBM - Octobre 2016

  • François Fillon et la préférence familiale...

    Le Canard enchaîné vient de lâcher une information fort gênante pour François Fillon, qui passait jusqu'à présent pour le chevalier blanc du système UMPS :

    6a00d83451619c69e201b7c8cde6be970b-320wi.png"Près de « 500.000 euros brut » en huit ans. C’est ce qu’aurait perçu Pénélope Fillon, comme attachée parlementaire de son mari François ou du suppléant de celui-ci, ainsi que par la Revue des deux mondes, affirme Le Canard enchaîné dans son édition à paraître ce mercredi.

    D’après « les feuilles de paie » de Pénélope Fillon, celle-ci a été rémunérée de 1998 à 2002 par son mari, député de la Sarthe (...). Cette enveloppe, qui vient en sus de l’indemnité du député, sert à rémunérer les assistants parlementaires basés à l’Assemblée ou dans les permanences des circonscriptions. « Calculé en principe pour trois collaborateurs », selon le site de l’Assemblée, son montant est de 9.561 euros par mois actuellement.

    Le fait d’embaucher des proches comme collaborateurs n’est pas interdit pour les parlementaires, à condition que ce ne soit pas un emploi fictif. A partir de 2002, après l’entrée de François Fillon au gouvernement, Pénélope Fillon, sans profession connue et qui est toujours en retrait des activités politiques de son mari, devient collaboratrice du suppléant de celui-ci, Marc Joulaud. D’après les chiffres obtenus par Le Canard enchaîné, c’est à cette période qu’elle sera rémunérée le plus (de 6.900 à 7.900 euros mensuels). Une collaboratrice de François Fillon à l’époque, interrogée par Le Canard, dit « n’avoir jamais travaillé avec elle ». « Je n’ai pas d’info à ce sujet. Je ne la connaissais que comme femme de ministre. »

    En 2012, Le Canard affirme que Pénélope Fillon a de nouveau été rémunérée « pendant six mois au moins » quand François Fillon est redevenu député de la Sarthe, après cinq ans à Matignon. « Au total, Pénélope aura perçu environ 500.000 euros brut sur les caisses parlementaires » en huit ans, affirme l’hebdomadaire. « Pénélope Fillon a été la collaboratrice de François Fillon, oui, elle a travaillé pour la Revue des deux mondes et oui c’est fréquent que les conjoints des parlementaires soient leur collaborateur, à gauche comme à droite », a déclaré à 20 Minutes Thierry Solère, porte-parole de François Fillon. « Elle a toujours travaillé dans l’ombre, car ce n’est pas son style de se mettre en avant », a-t-il ajouté.

    Le Canard affirme aussi que Pénélope Fillon a été parallèlement salariée, entre le 2 mai 2012 et décembre 2013, de la Revue des deux mondes, propriété de Marc Ladreit de Lacharrière (PDG de Fimalac), un ami de François Fillon. Elle touchait alors environ 5.000 euros bruts par mois. Interrogé par l’hebdomadaire, le directeur de la revue, Michel Crépu, se dit « sidéré » : « Je n’ai jamais rencontré Pénélope Fillon et je ne l’ai jamais vue dans les bureaux de la revue. » Il précise toutefois que Pénélope Fillon a signé « deux ou peut-être trois notes de lecture ». « Michel Crépu est mal renseigné », a rétorqué Thierry Solère.

    Le candidat François Fillon ne nie pas les informations mais tente néanmoins de se défendre :

    François Fillon a tenté de se justifier, dénonçant «le mépris et la misogynie» de l'article du Canard. Et d'ajouter, cité par Reuters : «Alors parce que c’est mon épouse, elle n’aurait pas le droit de travailler ? Imaginez un instant qu’un homme politique dise d’une femme – comme le fait cet article – qu’elle ne sait que faire des confitures. Toutes les féministes hurleraient.»

    De leurs côtés, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy doivent sourire. C'est moche la politique parfois...

    par Philippe Carhon

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/01/fran%C3%A7ois-fillon-et-la-pr%C3%A9f%C3%A9rence-familiale.html

  • Marine Le Pen vue par François Hollande : intelligente, structurée, efficace !

    Et si François Hollande se prononçait pour Marine Le Pen ? « C’est une blague, bien sûr, mais à moitié », écrit l’hebdomadaire Minute, qui consacre un article aux propos tenus par le président de la République sur Marine Le Pen, sur l’immigration ou sur l’islamisation de France, devant les journalistes du Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, qui les ont rapportés dans Un président ne devrait pas dire ça…, paru l’an denier aux éditions Stock. En voici quelques extraits.

    Minute-Couv-Hamon-251x350.jpgLe 23 juillet 2014, Lhomme et Davet posent cette question à Hollande : « Est-ce que c’est tabou aujourd’hui, en étant de gauche, de dire qu’il y a trop d’immigration ? » La réponse présidentielle tombe : « Je pense qu’il y a trop d’arrivées, d’immigration qui ne devrait pas être là. » Stupeur des journalistes du « Monde ». Hollande détaille. Il raconte que, quelques mois plus tôt, il a reçu la réalisatrice d’un film montrant des adolescents fraîchement arrivés en France et y apprenant le français.

    « Les profs sont très fiers, très heureux, reprend-il. Et en même temps, ils disent : “C’est Sisyphe ! On les fait parler français, et puis arrive un autre groupe, et il faut tout recommencer. Ça ne s’arrête jamais. Donc, qu’est-ce qu’on fait ? On travaille dans un quartier, on arrive à aider ces familles, on leur donne un logement… Et puis après, il y en a d’autres qui arrivent, plus pauvres…” Donc, il faut à un moment que ça s’arrête. Ce n’est pas être mauvais républicain, au contraire : si on veut quand même faire ce travail, arriver à sortir un certain nombre de jeunes, il faut éviter qu’ils soient toujours confrontés à d’autres. »

    « La seule qui est venue avec un texte articulé… »

    En mai 2014, François Hollande a reçu Marine Le Pen à l’Elysée, évoquant avec les différents leaders politiques la refonte des régions françaises. « L’UDI, ils sont venus à sept ou huit, et il y avait autant de positions que de participants ! Mais la seule qui est venue avec un texte articulé, avec une logique, qui peut s’entendre, qui est de dire : “En fait, vous faites cette réforme parce que l’Europe vous demande de la faire”, c’est Marine Le Pen. Elle m’a lu son texte, et bien sûr il n’y avait rien qui pouvait être convaincant de mon point de vue, mais c’était très efficace ! Si ce discours avait été prononcé à l’extérieur, il aurait été très efficace. Les autres étaient dans le calcul politicien… »

    François Hollande le confesse : il l’a trouvée… intelligente. Et « pas factieuse ». « Elle, elle ne pense pas chasser les immigrés. Elle pense redonner une clarification à ce que veut dire être français. »

    Lors de son discours d’adieu, si François Hollande veut parler de Marine Le Pen avec la même sincérité, surtout, qu’il ne se gêne pas.

    Extraits d’un article paru dans Minute n° 2806 du 25 janvier 2017

    http://fr.novopress.info/

  • Journal du mercredi 25 janvier 2017 - Société / Chômage : le grand mensonge

  • L'avortement est aussi le sujet du moment aux Etats-Unis

    Lundi 23 janvier, le cardinal Timothy Dolan, archevêque de New York et chef du Comité pour les affaires « pro vie » de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, a salué le décret signé par le nouveau président Donald Trump le même jour afin de retirer des « impôts des contribuables les fonds accordés aux ONG internationales qui promeuvent ou pratiquent des avortements à l’étranger (souvent en violation des lois du pays d’accueil même) ».

    « Il s’agit d’un pas bienvenu vers le rétablissement et le renforcement de politiques fédérales importantes qui respectent le plus fondamental des Droits de l’homme, le droit à la vie –, de même que le consensus de longue date et bi partisan contre l’obligation faite aux Américains de participer à l’acte violent d’avorter ».

    6a00d83451619c69e201b7c8cdb066970b-800wi.jpgPar ailleurs, l'annuelle March for Life aura lieu vendredi 27 janvier à Washington. Donald Trump a mandaté sa conseillère spéciale, Kellyanne Conway, pour l'y représenter. Son ancienne directrice de campagne figure parmi les principaux invités à intervenir à la tribune, aux côtés du cardinal Timoty Dolan.

    Quand on pense que, dimanche dernier à Paris, il n'y avait ni un évêque ni un député pour marcher contre l'avortement...

    Enfin 3e sujet, mais certainement le plus important, Donald Trump révélera la semaine prochaine le nom de son candidat pour occuper le neuvième siège de magistrat à la Cour suprême. La plus haute instance judiciaire des Etats-Unis fonctionne depuis près d'un an, suite au décès du conservateur Antonin Scalia, avec 8 juges, dont 3 réellement conservateurs, 3 réellement progressistes et un, classé conservateur mais qui a tendance à se rallier à la gauche. Barack Obama n'était pas parvenu à imposer son candidat et c'est heureux.

    Donald Trump a précisé :

    "Nous avons des candidats exceptionnels et nous choisirons un juge de la Cour suprême vraiment extraordinaire". "Je suis pro-life et les juges seront pro-life"

    La Cour suprême est appelée à trancher sur des dossiers très sensibles : avortement, dénaturation du mariage,... Ses juges sont nommés à vie par le président. Ils doivent être confirmés par un vote du Sénat.

    Le nouveau président républicain a indiqué qu'il disposait d'une liste de 20 candidats possibles. Pendant la campagne, il avait publié une première liste de 11 candidats potentiels. Parmi eux figuraient

    • Don Willett, un Texan siégeant à la Cour suprême de cet Etat républicain.
    • William Pryor, juge fédéral catholique qui a qualifié la loi autorisant l'avortement de "pire abomination de l'histoire du droit".
    • Diane Sykes a fait parler d'elle en infirmant un jugement restreignant les stands de tirs dans Chicago intra-muros.
    • Steven Colloton, juge fédéral de l'Iowa;
    • Thomas Lee, juge de la Cour suprême de l'Utah et frère du sénateur conservateur Mike Lee;
    • Allison Eid, juge de la Cour suprême du Colorado;
    • Raymond Gruender, juge fédéral du Missouri;
    • Thomas Hardiman, juge fédéral de la Pennsylvanie;
    • Raymond Kethledge, juge fédéral du Michigan;
    • Joan Larsen, de la Cour suprême du Michigan;
    • David Stras, de la Cour suprême du Minnesota.

    Notons que l'une des juges de gauche, Ruth Bader Ginsburg, qui avait effectué une sortie anti-Trump durant la campagne, alors qu'elle est soumise au devoir de réserve, est âgée de 83 ans...

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • “Les patries sont toujours défendues par les gueux et livrées par les riches”...

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    Le discours intégral d’Olivier Roudier (Ligue du Midi) au meeting de Palavas-les-Flots (Hérault), samedi 21 janvier 2017 cliquez ici :

    Mes chers camarades, mes chers amis,

    Porte-parole de la Ligue du Midi, au nom de notre président Richard Roudier et de l’ensemble de nos militants, laissez-moi vous souhaiter, Monsieur le Président Le Pen, la bienvenue chez nous, en Occitanie !

    Vous le savez, mouvement identitaire, la Ligue du Midi a récemment mené campagne dans le choix du nom de notre région, et le peuple d’Oc nous a largement suivis en s’exprimant en faveur d’une dénomination identitaire. Je vous rappelle que la victoire était loin d’être acquise puisque « Occitanie » ne figurait même pas parmi la liste que les technocrates entendaient nous soumettre pour votation.

    Leurs esprits comptables n’avaient accouché que d’appellations fonctionnelles mort-nées, faisant la part belle à la seule géographie économique. A l’inverse, l’affirmation identitaire exigeait une dénomination faisant référence à l’histoire, à un peuple, dans sa triple dimension passée, présente et à venir. Nous voulions que le nom reflète notre patrie charnelle, nous nous sommes battus et nous avons gagné !!! Alors oui, Président Le Pen, ben vengut en co nostra, ben vengut en occitania !!!

    Mais l’amour de notre petite patrie n’exclut pas l’attachement à la grande. Avec Maurras « nous concevons la France comme une fédération des provinces de France »

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  • Soigne et tais-toi : épisode 2

    Ce 24 janvier 2017, à l’appel de 14 organisations professionnelles, les infirmières des secteurs public et privé, les libérales, celles spécialisées et les étudiants infirmiers ont organisé une nouvelle journée de grève et de manifestation pour dénoncer leurs conditions de travail qui malgré une précédente mobilisation ne s’améliorent pas. 
    En effet, le 8 novembre 2016, tous avaient déjà manifesté leur mécontentement face à la dégradation des services de Santé, les tragiques évènements de l’été (5 suicides d’infirmiers durant l’été), le mal-être des professionnels de la Santé et le silence de la ministre de la Santé, Marisol Touraine. 
    Leurs revendications restent inchangées : 
    • exercer leur métier en sécurité (l’insécurité ne cesse de croître pour les soignants sur leur lieu de travail) 
    • améliorer leurs conditions de travail en embauchant du personnel, ouvrant des lits pour les malades et augmentant leurs moyens matériels 
    • que leur rôle et compétences soient reconnus et qu’on arrête les glissements de tâches - que les étudiants puissent bénéficier d’une formation de qualité 
    • que les infirmiers libéraux puissent exercer pleinement leurs compétences - que la profession soit reconnue financièrement 
    Depuis, rien n’a changé. Les suppressions de postes (départs non remplacés, objectif : -22000 postes) et les suppressions de lits (depuis 10ans, près de 100000 lits ont été supprimés) continuent sans relâche pour un objectif d’une économie de trois milliards d’euros en trois ans. 
    Parmi les autres réformes économiques, pour l’APHP, le Plan Hirsch, qui, en maintenant les 35 heures à l’hôpital, réduit le temps de travail journalier de quelques minutes pour supprimer des jours de repos et pousse le personnel à l’épuisement. 
    Nous en voyons les conséquences cet hiver avec l’épidémie de grippe qui frappe le pays : des myriades de malades grippés se présentant dans des services d’urgences débordés avec une difficulté croissante à assurer la prise en charge de ces personnes pour cause de manque de lit pour les hospitaliser. Plusieurs centaines d’hôpitaux ont dû déclencher le plan « Hôpital sous tension » en rappelant le personnel hospitalier en repos pour pallier à la surcharge de travail, bloquant et réservant des lits d’hospitalisation pour accueillir ces patients contagieux porteurs du virus. Certains peuvent attendre plus de 24 heures aux urgences sur un brancard avant qu’on leur trouve une place dans un service. 
    A Lyon, dans une maison de retraite, cet hiver, 72 résidents ont été contaminés, parmi eux, 13 sont décédés, et parmi les personnes décédés 6 étaient vaccinés contre la grippe. Et que propose la Ministre de la Santé comme solution ? Il faudrait rendre obligatoire le vaccin antigrippe pour tous les soignants (vaccin qui a démontré, rien que par cet exemple, une efficacité tout de même fort relative mais qui dispensé à grande échelle permet de financer l’industrie pharmaceutique). Les soignants seraient-ils responsables ? Alors que dans certains hôpitaux, faute de lits, les patients contagieux sont installés en chambre double, que le matériel (gants, solutions hydro-alcooliques, essuie-mains, masques de protection…), sont parcimonieusement distribués et souvent en rupture de stock ? Comment empêcher cette contamination virale quand un malade grippé patiente 6 heures dans une salle d’attente bondée aux urgences ? 
    Christophe Prudhomme, le porte-parole de l'association des médecins urgentistes de France, le dit, lui-même, lors d’une interview à France Info : Il faut que la ministre reconnaisse, que depuis 30 ans, nous avons mis à mal notre système de santé qui n'est plus capable de répondre chaque année à une épidémie de grippe". "Notre système de santé est à un seuil de dégradation qui ne lui permet plus de répondre à un évènement tout à fait banal qui survient régulièrement". La grippe "se surajoute chez des patients déjà fragiles" atteints de maladies chroniques, d'hypertension, d'insuffisance respiratoire et de diabète. "Cela nécessite de les hospitaliser pour dix ou quinze jours. Aujourd'hui ces lits n'existent plus, parce qu'on les a fermés." Pour lui, "un certain nombre de morts auraient pu être évités si on avait pu prendre en charge les patients dans de meilleures conditions. » 
    Si les conditions de travail se détériorent de jour en jour, par manque de moyens et de personnels, par l’augmentation de la charge de travail dans un souci d’économie avec moins de temps imparti et toujours moins de professionnels, il faut bien réaliser que ce sont les soignants mais surtout les malades qui en pâtissent. La qualité des soins est moins bonne, la durée d’hospitalisation, impactée par la DMS (Durée Moyenne de Séjour, calculée en divisant de nombre annuel de journées d’hospitalisation pour une pathologie par le nombre de séjours pour cette pathologie), de plus en plus courte et souvent insuffisante, le manque de place dans les hôpitaux et services de convalescence, etc., ne permettent pas de soigner correctement et dans la dignité les patients. 
    Malgré tout, personne ne répond à notre détresse. Les soignants sont désemparés de voir à quel point ils sont ignorés. Malgré les suicides et les dépressions qui continuent, les arrêts maladie (difficile d’être en bonne santé et de tenir le coup quand on enchaine entre 7 à 10 jours avec juste une journée de coupure au milieu, sans parler des changements d’horaires) qualifiés d’absentéisme par les directions, les absences non remplacées ( le personnel doit travailler en sous-effectif et assurer le travail du personnel absent), les démissions de plus en plus fréquentes ( à l’hôpital de Dreux , 11 urgentistes ont démissionné en même temps après 7 mois de grève qui n’ont rien donné), des grèves qui s’éternisent (à la maternité de l’hôpital Tenon (Paris) une grève a duré près de 3 semaines en décembre pour dénoncer la réorganisation du service qui double sa capacité de travail sans augmenter le personnel et les moyens, les grévistes n’ont pas été assignés par la direction, donc non payés) et nous pourrions encore citer bien d’autres exemples.
    A croire que les grèves et manifestations ne servent à rien. Le personnel est de moins en moins informé des grèves à venir, au mieux un avis est affiché dans certaines salles de repos pour leur laisser la possibilité de s’inscrire en tant que gréviste, sans information sur le motif de la grève. De toute façon, ces journées de grève n’ont que peu d’impact puisque le personnel est assigné et doit assurer les soins comme un jour ordinaire. 
    Dernièrement on en est même venu à une sorte de censure. Une interne de l’APHP, Sabrina ALI BENALI a publié plusieurs vidéos interpellant la ministre de la Santé sur les conditions de travail dans les hôpitaux. Ses vidéos ayant été largement relayées sur les réseaux sociaux, elle fut interviewée à la radio. La seule réponse qu’a pu donner Martin Hirsch, Directeur de l’APHP et auteur de la réforme Hirsch (citée un peu plus haut), est qu’elle ne travaillait pas pour l’APHP afin de décrédibiliser ses propos auprès de l’opinion publique. Ces accusations sont fausses, et elle s’en est justifiée publiquement. Mais surtout, quel que soit son statut au sein de l’APHP et le service où elle exerce actuellement, la situation est la même dans une majorité d’hôpitaux français, en service d’urgence comme dans un autre service, à l’APHP ou dans le privé ou même encore en province. 
    Une autre technique est de cacher la misère et dire que tout va bien. C’est ce qui s’est produit dernièrement dans les services d’urgence de Corbeil Essonne ou encore de Tours. Les urgences ont été vidées de leur patients, nettoyées, « aseptisées » le temps de la visite des officiels, qui ont pu assurer ensuite aux médias que la situation de crise des hôpitaux était bien maîtrisée. 
    Quand remettrons-nous l’Humain au cœur du débat ? L’hôpital, la santé, ce n’est pas juste des soins à la chaine, la rentabilisation du patient ou du soignant, c’est avant tout, l’être Humain, sauver des vies, soigner, apporter du soutien à des personnes malades et en détresse. 
    Ce que nous voulons avant tout c’est travailler dans des conditions plus humaines pour prendre soin de la meilleure manière possible des malades. La Santé et la vie ne devraient pas avoir de prix ! 
    Morgane

  • LA DISSIDENCE FRANÇAISE S’AFFICHE À PARIS !

    Nos actions se poursuivent partout en France ! À Paris, nos militants ont ainsi organisé une grande opération de collage nocturne, dans le cadre de notre campagne « Les nôtres avant les autres » !

    Voici quelques photos prises à l’occasion de cette opération.