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France et politique française - Page 3391

  • Comment l’État lâche ses secrets économiques [rediffusion]

    Par Ludovic Greiling, journaliste économique ♦ Le départ soudain du directeur du Trésor pour un fonds chinois met en exergue la porosité grandissante entre les représentants des intérêts et des secrets économiques de l’État français et les fonds d’investissement de puissances concurrentes. Éclairage.

    C’est une petite annonce, qui, depuis le 24 mai dernier, suscite des remous dans les rangs souverainistes et chez quelques députés de la majorité. Bruno Bézard, le directeur du Trésor public, a annoncé qu’il remettait sa démission pour le 20 juin prochain. L’homme va en effet rejoindre le fonds d’investissement franco-chinoisCathay capital private equity. La réaction du gouvernement ? Absente. C’est pourtant l’une des figures les plus importantes du capitalisme d’État et des circuits de financement de l’économie tricolore qui quitte la fonction publique et vend ses services à un fonds étranger.

    Un homme qui connaît la stratégie des géants français

    Inspecteur général des finances depuis 2004, l’homme a été directeur général de l’Agence des participations de l’État entre 2007 et 2010, conseiller du ministre de l’économie pour la Chine, puis directeur de la très stratégique direction du Trésor depuis 2014.

    A ces titres, il siège ou a siégé dans de nombreux conseils d’administration de très grandes entreprises françaises dont il connait en détail les bilans financiers et les orientations stratégiques : Orange, (ex) Areva, EDF, Thalès, Air France-KLM, etc.

    Il est à noter, cependant, que Cathay capital private equity n’est pas (encore) un géant de la finance. Son encours sous gestion n’atteint que 1,2 milliards d’euros, une somme qui ne lui permet pas – loin s’en faut – d’acheter les géants français de l’industrie.

    Fondée en 2006 par le chinois Ming-Po Cai – président du groupe – et le français Edouard Moinet, Cathay capital private equity cherche à collecter des fonds auprès d’investisseurs et à entrer au capital d’entreprises de taille moyenne.

    Partenaire de la Banque publique d’investissement avec qui elle a crée des produits communs afin d’investir dans des entreprises chinoises et françaises, elle cherche à monter en puissance, comme le prouvent l’ouverture récente de bureaux aux Etats-Unis et en Allemagne et l’embauche de Bruno Bézard.

    Des précédents, sans réaction de l’exécutif

    Néanmoins, cette affaire met de nouveau en exergue la porosité grandissante entre les représentants des intérêts et des secrets économiques de l’État français et les fonds d’investissement de puissances concurrentes. A l’été 2014 déjà, le directeur de l’Agence des participations de l’État – David Azéma – quittait brusquement son poste pour rejoindre le géant bancaire Bank of America-Merrill Lynch, le même établissement qui avait préparé discrètement quelques mois plus tôt la vente de la division ‘énergie’ d’Alstom au géant américain General Electric.

    En début d’année, la très fermée Association amicale du Trésor fêtait ses vingt ans d’existence dans les locaux de la banque d’affaires Rothschild, établissement qui possède des entrées directes au plus haut niveau du pouvoir américain. La Délégation parlementaire au renseignement ne s’y est pas trompée. Comme le rappelle le député Jacques Myard dans un communiqué (*), elle avait relevé en 2014 « la légèreté du ministère de l’économie et des finances en matière de sécurité et des tentatives de pénétration des services étrangers ». Le rapport n’avait pas suscité la moindre réaction de l’Élysée, du premier ministre Manuel Valls ou du ministre des finances Michel Sapin.

    Ludovic Greiling, 6/06/2016

    Note :
    Voir Polémia : A/S : Affaire Bruno Bézard ou la mort de l’Etat !

    Source : lafautearousseau.hautefort.com

    http://www.polemia.com/comment-letat-lache-ses-secrets-economiques-rediffusion/

  • Université d'été d'Action Française : appel de François Bel-Ker aux anciens d'A.F. ...

    Chers amis, 

    Un bon nombre d'entre vous ont inscrit leur(s) enfant(s) au camp Maxime Real del Sarte ces dernières années. Je les en remercie.

    Certains sont déjà inscrits pour cette année qui promet à son tour, à l'image des précédentes éditions, d'être un succès.

    Parmi vous certains me demandent s'il peuvent venir tout le camp ou simplement quelques jours, c'est, bien entendu possible ! Vous êtes les bienvenus, ainsi que vos enfants, vos filleuls, vos neveux et vos nièces, vos amis et les enfants de vos amis... Le Camp Maxime reste un lieu de réflexion politique où un temps de vacances reste toujours agréable à vivre !

    Vous trouverez plus loin le programme du camp...

    Au plaisir de vous retrouver,

    Belle Vie ! Amitiés,

    François Bel-Ker

    Programme du Camp Maxime Real Del Sarte 2016

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Sarkozy, promoteur du métissage obligatoire, s’inquiète maintenant de la disparition de la civilisation européenne

    Bien malin, celui qui parviendrait à savoir ce que pense vraiment Nicolas Sarkozy. D’ailleurs, a-t-il véritablement une opinion à lui ou évolue-t-il simplement avec le vent et selon les stratégies de campagne ?

    Souvenez-vous de ce fameux discours de 2008 au cours duquel il défendait le métissage obligatoire.

    Or c’est le même homme qui, aujourd’hui, met en garde contre la disparition de la « civilisation européenne ». Dans une interview au Point ce 5 août, Sarkozy rappelle que, «sous Louis XVI, il y avait 28 millions d’habitants en France, 18 millions en Grande-Bretagne et 2 millions aux États-Unis », puis fait ses calculs : « Aujourd’hui, vous additionnez l’Europe et les États-Unis, on est moins de 800 millions dans un monde de 7 milliards de personnes. Forcément, la civilisation européenne, qui s’est toujours vécue comme dominante, réalise qu’elle ne pèse désormais qu’à peine 10 % de la population mondiale. La civilisation européenne se sent devenue minoritaire. »

    Nicolas Sarkozy poursuit en expliquant, entre les lignes, que si l’Europe ne fait pas attention à sa démographie déclinante, « on disparaîtra ».

    Le constat de Sarkozy est vrai. Mais qui en est responsable ? La classe politique, gauche et droite confondues, Sarkozy compris, qui a simultanément promu l’immigration et l’avortement. 

    Sarkozy n’est qu’un baratineur.

    Comment peut-il s’inquiéter de la disparition de la civilisation européenne après avoir défendu le métissage obligatoire et refusé de mettre fin à l’immigration extra-européenne ?

    Comment peut-il s’inquiéter de l’effondrement démographique en France après avoir rendu hommage à Simone Veil, qui porte sur ses épaules la responsabilité d’une loi qui a permis de mettre à mort des millions d’enfants français dans le ventre de leurs mères ?

    http://www.medias-presse.info/sarkozy-promoteur-du-metissage-obligatoire-sinquiete-maintenant-de-la-disparition-de-la-civilisation-europeenne/59266

  • La priorité du gouvernement : loger les immigrés clandestins

    Non, la priorité n'est pas l'emploi, la sécurité ou le logement des Français modestes. Emmanuelle Cosse veut loger en priorité les immigrés clandestins entrés en France de manière irrégulière que l'on nomme désormais les "migrants" ou "réfugiés" sans doute pour rassurer :

    « Nous allons, avant la fin septembre, plus que doubler les capacités de ces centres de répit, en passant de 2 000 à 5 000 places. Toutes les grandes villes ont accepté cet accueil, l’un des objectifs étant de désengorger les territoires très sollicités », annonce au Monde Emmanuelle Cosse, ministre du logement et de l’habitat durable, chargée de ce dossier avec le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve.

    « Les campements ne satisfont personne, ni les migrants, ni les riverains, ni les élus. Nous devons accueillir dignement ces réfugiés, c’est une priorité et un engagement international », réaffirme-t-elle."

    Philippe Carhon

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Le grand retour du régalien

    On cherche de toute évidence à nous rendre moins claires et à minimiser les menaces qui s'accumulent sur l'Europe en général et sur la France en particulier. Que cette ligne du pouvoir médiatique réponde à des objectifs politiciens à court terme bien repérables ne doit pas nous empêcher d'en observer les conséquences.

    Ce qui agite les médias ne correspond habituellement que d'assez loin aux questions qui préoccupent en vérité le public. Observons toutefois que, supports de publicité, les gros journaux, les télévisions, les radios et les sites internets industriels ne sauraient entièrement échapper aux demandes du marché, et, par là même, aux interrogations populaires.

    Ils traitent donc quand même, aussi, quoique sous leurs angles fallacieux, des problèmes concrets.

    Ainsi depuis l'ouverture de la foire de Rio, va-t-on subir, du matin au soir, l'assaut à haute dose d'une actualité médiatique faite de jeux olympiques, venant après le football, le tour de France, les championnats de natation, que sais-je encore.

    Par exemple, le 6 août, afin d'y retrouver certaines informations locales, me suis-je procuré La Nouvelle République du Centre-Ouest. "Place aux Jeux", titrait péremptoirement en première page le quotidien monopoliste laïcard et obligatoire de ma campagne.

    Or, en page recto suivante, le même journal consacrait un grand article au succès de la première année d'exploitation du transport privé par cars. Qu'on se souvienne des annonces savantes vouant à l'échec commercial et à l'exécration civique ce concurrent illégitime, nous disait-on, du transport public en général et du monopole SNCF en particulier.

    Une fois de plus les prophètes de l'antilibéralisme systématique c'est-à-dire du marxisme et de l'étatisme se sont trompés. On doit bien s'en persuader en effet : ce pays ne se redressera, ne se relèvera, ne reprendra ses forces et ses couleurs que par le développement de l'initiative privée. Il n'a rien à espérer du renforcement d'une bureaucratie parisienne au nom des prérogatives de laquelle on entend condamner sa rivale bruxelloise comme l'hôpital se moque de la charité.

    Mais il est une autre manière d'aborder le même problème.

    On assiste depuis au moins 4 ans, depuis l'avènement de Patapouf Ier roi des petits cochons roses, à une poussée croissante de la demande populaire en matière de fonctions régaliennes de l'État. Omniprésent dans de nombreux secteurs où son intervention ne se révèle guère pertinente, il déserte ses vraies missions.

    Le grand changement vient de ce que désormais les populations le ressentent et le savent de plus en plus.

    Le retour du régalien s'inscrit dans cette nouvelle dimension des opinions publiques qui demandent plus de moyens de défense, de police, de justice ou de coordination diplomatique.

    Ce sont les vraies tâches de l'État, et ce sont aussi les parents pauvres de son Budget.

    Pendant l'été 2011 un coup de tonnerre tétanisa nos dirigeants : ils allaient perdre leur triple A. Le gouvernement Fillon se délesta donc sur son ministre des Comptes publics, l'énergique Valérie Pécresse promue fin juin, du soin de tenter de redresser les équilibres budgétaires compromis, ce qu'elle entreprit crânement mais hélas dans un cadre appelé Révision générale des politiques publiques (RGPP) et sans que l'opinion en soit avertie, encore moins mobilisée, contexte typiquement technocratique.

    Rappelons quand même que cette RGPP a permis à un ministre de l'Intérieur qui s'appelait Brice Hortefeux de s'enorgueillir des diminutions de moyens et d'effectifs dans la mission de maintien de l'ordre confiée à deux corps, la police nationale et la gendarmerie.

    Dès la victoire hollandaise de 2012, de toute manière, les feuilles mortes de cette RGPP furent balayées.

    De plus aucune des promesses de mise en ordre financière de l'État année après année, ne fut tenue. Quand les urgences militaires et sécuritaires ont commencé à apparaître de façon criarde en janvier 2015, l'état ne disposait d'aucune véritable marge budgétaire pour y faire face.

    On ne s'étonnera donc pas de voir le réveil de la demande régalienne devenir accusatrice contre tous ceux qui nous ont conduits à cette situation.

    JG Malliarakis

    150704

    "La Faucille et le Croissant"
    Islamisme et Bolchevisme au congrès de Bakou

    présenté par Jean-Gilles Malliarakis
    ••• ce livre de 225 pages au prix de 20 euros port gratuit est disponible aux Éditions du Trident
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    - ou par chèque en téléchargeant un bon de commande

    http://www.insolent.fr/

  • Les socialistes poursuivent l’islamisation de la France amorcée par les gouvernements précédents

    "La France doit devenir un pôle d’excellence européen dans l’enseignement de la théologie musulmane. L’islam a ses humanités. Il a brillé à travers les siècles. Il a fait progresser l’homme », tels sont les mots deManuel Valls, faisant probablement référence à l’humanité dont ont fait preuve les terroristes du 13 novembre tuant et torturant nos compatriotes, le fanatique qui décida de renverser des innocents sur la Promenade des Anglais le 14 juillet à Nice ou les deux islamistes égorgeant le Père Jacques Hamel dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray le 26 juillet dernier. Tous présentent un point commun : celui d’avoir agi au nom du « Coran ».

    Bien qu’ayant une responsabilité dans ces événements tragiques, les socialistes en niant le problème et poursuivant l’islamisation de notre société continuent le travail amorcé par les gouvernements qui lui ont précédé.

    Au centre du problème l’immigration, dont la nature a changé depuis l’introduction du regroupement familial de 1974 et jusqu’en 1982. Autrefois temporaire, l’immigration devient définitive. Les immigrés venus travailler en France pour s’offrir une vie meilleure dans leur pays d’origine, font désormais venir leurs familles pour y rester. Ainsi, ce changement amène avec lui les premiers besoins en termes de pratiques religieuses. La pratique religieuse commence par s’effectuer à travers les consulats des pays concernés par l’immigration, ce que nous appelons couramment « l’islam consulaire », toujours présent aujourd’hui.

    Cet islam pose deux problèmes, celui de regrouper les musulmans en fonction de leurs origines, favorisant un réflexe identitaire, et celui de mettre les mosquées entre les mains de personnes ne maîtrisant pas le contexte socio-culturel français. Un nombre important d’imams sont directement envoyés par les Ministères des affaires religieuses étrangères des pays d’émigration. Selon Omero Marongiu-Pierra, spécialiste de l’islam en France, « les imams turcs seraient entre 100 et 200, une centaine pour l’Algérie et plusieurs dizaines pour le Maroc ». De plus 14 imams seraient financés par l’Arabie saoudite. Ce chiffre n’est pas massif sur les 2500 mosquées dont dispose la France, des questions peuvent être légitimement soulevées quant aux dégâts que quelques terroristes arrivent à créer. Selon un rapport de l’Ined publié en 2013, le nombre de musulmans en France oscillerait entre 3,98 et 4,3 millions. Toujours selon ce rapport, 49 % des musulmans interrogés disaient manifester d’une forte religiosité (le fait de se sentir religieux). Radicalisés, une minorité d’entre eux pourraient déstabiliser le pays.

    En favorisant le multiculturalisme, le cosmopolitisme, les gouvernements de droite comme de gauche ont favorisé un repli communautaire néfaste plutôt que le sentiment d’appartenance à une France, grande par son Histoire et son identité. Il est temps que nos responsables réinstaurent ce qu’ils ont détruit, une identité forte, apprise dès l’enfance, afin que la société constitue un seul et même bloc. Par ce qu’elles ont semé, les politiques multiculturelles et cosmopolites des dernières décennies portent le poids des âmes innocentes tombées."

    Philippe Carhon

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Impasse Gramsci. Quelques réflexions sur notre incapacité politique

    La vague d’attentats islamistes et la conflictualité croissante des sociétés européennes valident amplement les thèses identitaires : la société multiculturelle génère des tensions et des fractures qui en menacent les fondements mêmes. Toutefois, cette victoire intellectuelle ne semble pas se concrétiser en victoire politique : les mouvements patriotes ou identitaires peinent à franchir les derniers pas qui les séparent du pouvoir, tandis que la majorité qui les soutient demeure désespérément silencieuse. La victoire des idées restera vaine si elle n’est pas prolongée par une véritable stratégie de prise du pouvoir.

    Ces dernières semaines ont été marquées par un de ces puissants mouvements qui voient l’Histoire s’accélérer, ou plus exactement aboutir, se réaliser après une lente fermentation que seuls les observateurs les plus sensibles ont pu percevoir. Comme en physique, l’accumulation des forces est lente, mais leur libération brutale. Nous voilà donc au moment de la détonation majeure, de la secousse du « grand magma islamique » (Ortega y Gasset) qui annonce le « Grand Djihad » global de Dantec. Le point de convergence est atteint, où les forces souterraines émergent, se rencontrent et se dévoilent. La gnose des Droits de l’Homme, progressiste et égalitaire, ne saurait survivre bien longtemps à ce dévoilement inouï des lignes de fracture qui traversent les sociétés occidentales. Dévoilement se dit en grec « Apocalypse », qui peut aussi signifier « Révélation ».

    La vague djihadiste. L’amer triomphe des thèses identitaires

    Plus personne ne se moque des oiseaux de mauvais augure. Le thème de la guerre civile – l’actualité littéraire et intellectuelle le montre – est devenue un topos, alors que son évocation vous faisait encore passer pour un aliéné à fortes tendances schizophréniques il y a quelques années. Cassandre est enfin crue, et la bataille est gagnée au plan intellectuel : la promotion de la « diversité » ne se fait plus que sur un mode défensif (l’anti-racisme agressif et accusatoire) et avec des arguments pragmatiques (il faut prendre acte du fait accompli). En revanche, l’idéal multikulti a cessé d’en être un ; il a perdu toute positivité et ne se décline plus sur le mode de l’utopie. Dans la décennie à venir, aucun homme politique européen ne remportera une élection nationale sur un projet d’immigration débridée et de multiculturalisme (mais localement, dans les grandes métropoles apatrides, c’est le contraire qui commence et qui va se généraliser d’ici là).

    Voilà qui ne peut que réjouir un camp patriote acquis aux thèses gramscistes. Nous assistons cependant à un net démenti de celles-ci dans les faits : alors que le mouvement de fond nous est largement favorable, aucune traduction concrète ne vient accorder la gestion des affaires publiques au sentiment majoritaire, de plus en plus conservateur, identitaire et sécuritaire. La faute, peut-être, à une trahison des élites et à un système parlementaire insuffisamment représentatif. Mais l’explication est insuffisante : l’expérience nous montre que les élites sont prêtes, pour conserver le pouvoir, à toutes les contorsions idéologiques. Mais alors, que ne le font-elles pas ? Pourquoi nos dirigeants persistent-ils dans leur autisme ?

    Cette question doit en réalité être retournée : plutôt que d’accuser nos élites de nous ignorer, demandons-nous plutôt ce que nous ne faisons pas pour les contraindre à nous suivre. Ne croyant guère au hasard, je verrais volontiers dans l’affaire Adama Traoré un contrepoint providentiel qui éclaire la profondeur de nos incapacités. Alors que la cause défendue par le mouvement « Justice pour Adama » était manifestement illégitime (l’autopsie est très claire), un groupe constitué de jeunes afro-musulmans encadré par l’ultra-gauche a réussi à tenir la dragée haute à l’État, mobilisant des forces de l’ordre pourtant déjà très sollicitées en ce moment. Bilan : à l’avenir, tout sera fait pour éviter les « bavures » en banlieue, et de nouvelles concessions seront bientôt faites aux « quartiers » (impunité accrue, subventions diverses etc) pour éviter la jonction explosive, mais à terme inévitable, entre terrorisme et émeutes de type 2005.

    Un peuple en miettes, une civilisation désarticulée. Les raisons de notre impuissance

    Pourquoi une telle efficacité ? L’explication tient à la fois aux modalités d’action – la violence – et à la sociologie de ce mouvement – une population jeune, nombreuse, regroupée et solidaire – tout autant qu’aux considérations idéologiques – sentiment d’appartenance à fondement identitaire, objectifs clairement définis. On voit donc apparaître en négatif tout ce qui explique l’apathie des Européens.

    Il y a d’abord chez nous une incapacité presque atavique à la violence, même verbale et symbolique. On pourrait se réjouir de ce fait de civilisation s’il était compensé par le maintien d’un instinct de survie défensif, permettant de conserver un « horizon de guerre » (D. Venner) au sein d’un monde d’où la conflictualité ne saurait être définitivement expurgée. Sans rentrer dans les détails (d’autres l’ont déjà fait, et mieux que je ne le pourrais), cette incapacité tient au déploiement intégral de la logique moderne, le triptyque rationalisme – individualisme – universalisme qui empêche de voir des ennemis, surtout s’ils sont collectifs. En effet, un mouvement à fondement religieux est forcément « irrationnel » (il ne faut donc pas la prendre au sérieux) et l’adhésion d’individus à celui-ci est forcément d’essence mythologique (au lieu de combattre, il faut déconstruire, éduquer, favoriser l’insertion sociale individuelle) ; on comprend dès lors combien il est difficile aux modernes-malgré-nous que nous sommes de légitimer l’usage, même tempéré, de la violence.

    Les explications de ce type ne sont toutefois pas suffisantes. Il y a aussi des réalités de nature sociologique, géographique ou urbanistique qui confinent à l’apathie. La structure par âge de la population (vieillissante), la faible taille des fratries, l’affaiblissement de la sociabilité (démantèlement de la famille, désaffection religieuse, syndicale etc) et la forte dispersion de l’habitat (périurbanisation) ne favorisent pas la mobilisation populaire sur le terrain. En outre, la promotion sociale qui a fait accéder aux classes moyennes une grande partie de la population autochtone depuis les Trente Glorieuses a fait de nous un peuple de petits-bourgeois, conservateur au sens le plus petit du terme, et qui se réfugie dans de dérisoires tours d’ivoire (quartiers sécurisés, lotissements pavillonnaires, arrondissements chics des métropoles etc).

    Enfin, la comparaison avec les groupes qui nous menacent révèle une autre faiblesse, peut-être la principale : nous sommes passifs car nous ne savons plus qui nous sommes ni où nous allons. C’est sans doute l’effet le plus délétère de la sortie de la religion, mouvement dans lequel la France a joué un rôle pionnier depuis le XVIIIe siècle. L’absence de transcendance a pu être compensée – partiellement et temporairement – par des religions de substitution (culte du progrès, nationalisme civique et républicain, communisme et droit-de-l’hommisme) mais aucune d’elle n’a tenu la distance ; surtout, aucune n’a pu asseoir un sentiment d’appartenance assez solide pour fonder un véritable projet politique. On ne s’improvise pas prophète, on ne décrète pas le sacré, on ne dompte pas le temps avec de l’esprit.

    ***

    De ce constat, le lecteur saura déduire les réponses possibles au choc historique que nous subissons. Le combat culturel est essentiel mais ne suffit pas : nous devons certes repenser et reconstruire notre civilisation, mais il nous faut également développer nos capacités pratiques. L’urgence est de compenser notre émiettement sociologique et géographique par un surcroît d’organisation et de sociabilité. Patriotes de toute l’Europe, unissez-vous !

    Cédric Lesieur

    http://www.polemia.com/impasse-gramsci-quelques-reflexions-sur-notre-incapacite-politique/

  • Du vivre ensemble au vivre séparément : un phénomène irréversible ?

    Ils ne se sentent français que pour vivoter grâce aux aides sociales qu’ils cumulent souvent aux profits générés par de menus larcins.

    Tous les étés, la même rengaine : commissariats et gendarmeries sont attaqués dans les zones de non-France. Souvent au moment de la fête nationale, date choisie par certains individus pour exprimer leur haine de la France. Pas plus les attentats que l’état d’urgence n’ont pu y changer quelque chose. Au contraire, peut-être, l’islamisme prospérant là où se trouve la racaille.

    Un article de Paris Match témoigne de l’état de délabrement de certains quartiers administrativement français, rongés par l’islamisme, la délinquance de droit commun et l’assistanat. Les « jeunes » interrogés pour les besoins du reportage sont un peu confus, souvent portés sur les théories du complot, mais ils ont quelques certitudes. Ils vivent à Toulouse, dans le Grand Mirail. De leur point de vue, la loi d’Allah est supérieure aux lois de la République. D’ailleurs, ils ne se sentent français que pour vivoter grâce aux aides sociales qu’ils cumulent souvent aux profits générés par de menus larcins. Samir déclare ainsi : « Pour moi, l’islam est incompatible avec la République, […] C’est à la laïcité, à vous, de vous adapter à notre culte, pas l’inverse. […] La communauté musulmane pourrait se rebeller. Vous êtes loin de la réalité. Pour moi, la guerre civile est inévitable. » Un message reçu cinq sur cinq par les politiciens arrangeants, clientélistes et lâches qui nous gouvernent.

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  • Manif Pour Tous le 16 octobre à Paris

    Le mouvement annonce une manifestation à Paris le 16 octobre. À la rentrée, sweat-shirts, sifflets et fanions roses et bleus vont à nouveau envahir les rues de Paris: devant la «succession d'offensives du gouvernement contre la famille», la Manif pour tous annonce une grande démonstration de force, le dimanche 16 octobre.  Ludovine de La Rochère, la présidente du mouvement, explique auFigaro :

    «La remise en cause de la filiation, les atteintes à la liberté éducative et la politique familiale: trois thématiques qui choquent nos sympathisants, trois motifs majeurs de redescendre dans la rue!».

    «Au premier rang desquelles la PMA sans père. Il y a aussi la GPA qui avance à petits pas, alors que la France vient à nouveau d'être condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) pour avoir refusé de retranscrire à l'état civil les actes de naissance d'enfants nés de mères porteuses en Inde. Sans parler du changement d'identité sexuelle sur simple déclaration… En matière de politique familiale - congé parental, allocations, quotient familial, prélèvement à la source en vue de l'individualisation de l'impôt -, là aussi les Français veulent dire “Stop, ça suffit!” Il faut non seulement mettre un terme à la casse sociétale, mais aussi poser les bases d'une politique de reconstruction de la famille.»

    Yvan, coordinateur adjoint du réseau national, ajoute :

    «On ne sera peut-être pas un million, mais on sent un gros ras-le-bol dans les régions. Cela fait des mois que les gens nous demandent: “Quand est-ce qu'on monte à Paris?”»

    À l'approche de la primaire de la droite, la Manif pour tous compte bien amener les différents candidats à se positionner. Selon un sondage publié en juin, 68 % des électeurs de la primaire souhaitent une réécriture de la loi Taubira pour réserver l'adoption aux couples hommes-femmes, «on va voir si les candidats comptent accorder une place réelle à la famille dans leurs programmes», souligne Ludovine de La Rochère.

    En attendant, les militants se retrouveront pour leur université d'été, les 17 et 18 septembre, à Étiolles, dans l'Essonne.

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • ÉDITORIAL de L’Action Française 2937 : ESPÉRER ET LUTTER

    une_2937-ef491.pngIl y a « une ligne infranchissable : l’Etat de droit  » : les Français peuvent être rassurés. Notre Premier matamore, dans un entretien au Monde, a défini, le 29 juillet dernier, la frontière qu’il ne saurait être question de franchir en Hollandie pour lutter contre le terrorisme islamique. C’était trois jours seulement après l’égorgement rituel d’un prêtre célébrant la messe, dans la banlieue de Rouen ; quinze jours après le massacre de Nice, qui avait fait quatre-vingt-quatre morts.

    Certes, l’immense écho rencontré dans la société française par l’assassinat d’un prêtre en pleine messe a révélé combien celle-ci est encore marquée par le catholicisme, ce qui, au milieu de la douleur et par-delà la légitime colère, est un signe d’espérance. Car si toutes les victimes de l’islamisme ont, en tant que telles, un droit égal au respect, le fait que, symboliquement parlant — et nous employons cet adverbe à dessein —, l’assassinat d’un prêtre soit ressenti dans sa dimension spécifique et ait même contraint, ne serait-ce que pour des raisons politiques, François Hollande à se rendre à Notre-Dame de Paris, montre combien notre pays est toujours marqué, dans son essence même, et en dépit de tout, par le baptême qui fut à l’origine de sa naissance.

    On peut évidemment penser à Paul Reynaud faisant la même démarche en pleine débâcle, le 19 mai 1940, à la tête du gouvernement. Et s’il est vrai que nous n’avons à opposer que ces mantras que sont la « démocratie » et l’ « Etat de droit » comme armes de destruction massive aux cinquièmes colonnes de l’Etat islamique tapies dans « nos quartiers » et prêtes à intervenir sur simple injonction, alors c’est aussi la figure du général Gamelin qui nous vient à l’esprit. Car comment lutter, en se contentant d’invoquer une telle ligne Maginot intellectuelle et morale, contre cet ennemi intérieur que quatre décennies de folle politique migratoire a introduit chez nous, et qu’une politique extérieure erratique a conduit à se révéler comme tel ? D’autant que c’est au nom de ces mêmes principes que la droite puis la gauche ont déstabilisé la Libye et aidé à la déstabilisation du Proche-Orient, libérant un monstre islamiste qui ne demandait pas mieux pour surgir de ténèbres... fort peu épaisses.

    Qu’on ne s’y trompe pas ! Nous ne réclamons pas la disparition de nos libertés fondamentales, même si nous envisageons comme intellectuellement possible une restriction temporaire de l’exercice de certaines d’entre elles, comme cela s’est toujours pratiqué en temps de guerre. Encore faut-il avoir un État à la fois capable de prendre ces mesures et de le faire dans le seul souci du Bien commun. Comme le rappelait Jacques Sapir dans nos colonnes, fin juin, la dictature, à Rome, était une magistrature peut-être exceptionnelle, mais, comme telle, conforme à l’ « Etat de droit » — il en est ainsi, sous la Ve république, de l’article 16, de la loi martiale,... et de l’état d’urgence.

    Du reste, si celui-ci est devenu une mascarade dans la lutte contre les islamistes, puisque tous les terroristes qui sont passés à l’acte étaient connus de nos services de renseignement, il n’est pas impossible que l’exécutif ne finisse par s’en servir dans son propre intérêt, c’est-à-dire contre les patriotes, surtout si, à la faveur de nouveaux massacres, il le prolonge en 2017, année électorale. Dans Le Figaro des 30 et 31 juillet, Natacha Polony n’hésite pas à demander : « n’est-ce pas ce que certains espèrent : l’action folle d’un militant d’extrême droite, ou d’un simple citoyen indigné perdant son sang-froid, qui permettrait de brandir le spectre du racisme et de réduire au silence aussi bien les candidats à la primaire de la droite [...] que les intellectuels courageux » — au rang desquels elle se place — « qui appellent à la résistance par la laïcité, l’intégration et la transmission » ? On a tout lieu de le craindre lorsqu’on entend Manuel Valls ou tel autre hiérarque socialiste reprocher à la droite parlementaire d’être en voie de « trumpisation » quand elle propose pour lutter contre le terrorisme islamiste des mesures « démagogiques » qui s’affranchirait du sacro-saint « État de droit ». La ficelle est un peu grosse, mais que ne peut-on pas faire avaler à un peuple que de nouveaux attentats traumatiseraient gravement ? La majorité légale socialiste sait pratiquer l’amalgame lorsqu’il s’agit d’invoquer l’unité nationale pour mieux diviser les Français et diaboliser tous ceux qui proposent une autre politique de lutte contre l’ennemi intérieur.

    Ou font mine de proposer. Car ne nous y trompons pas : les mesures préconisées par la droite parlementaire sont de l’esbroufe, puisque cette dernière a montré, lorsqu’elle dirigeait l’Etat, combien elle était soumise aux diktats de la Cour européenne des droits de l’homme qui, aussi bien pour elle que pour Manuel Valls, définissent précisément ce qu’il faut entendre par « Etat de droit » et « démocratie ». Imagine-t-on que, retournant aux affaires, cette droite molle et lâche, dont les promesses d’autorité n’ont jamais engagé que les nigauds d’électeurs qui croient toujours en elle, romprait avec un catéchisme qui fait le fonds de commerce et du Conseil de l’Europe et de l’Union européenne, deux instances supranationales avec lesquelles l’actuel pays légal ne veut pas rompre, surtout en matière d’immigration ou de droits fondamentaux ...des criminels ?

    Si nous quittons, en ce début du mois d’août, ces zones pestilentielles de la démagogie politicienne, sans savoir toutefois, avant que nous ne reprenions la plume début septembre, combien de nouveaux morts nous devrons compter, force est de reconnaître que les lignes bougent en profondeur. Et que des réponses commencent à être apportées aux interrogations sur l’état du pays. C’est le cardinal Vingt-Trois dénonçant le 27 juillet, dans son homélie à Notre-Dame sur le martyre du père Hamel, le prêtre assassiné, le « silence des élites devant les déviances des mœurs et la législation de ces déviances . [...] C’est sur cette inquiétude latente que l’horreur des attentats aveugles vient ajouter ses menaces.  » C’est Jacques Juillard qui, suivant les traces de Renan, regrette que la France ne soit « devenue intellectuellement et moralement le maillon faible de l’Europe. » Elle « ne sortira du marasme actuel, fait d’angoisse et d’incertitude, que par un renouveau intellectuel et moral. » Et ce républicain de gauche d’ajouter : «  Jeanne devant le Dauphin, Clemenceau devant le Parlement, de Gaulle au micro de Radio Londres n’ont qu’un seul et même message : oui le royaume de France existe ; oui la République existe. Oui, la France existe.  » [1]

    Il nous appartient à nous aussi d’assumer l’histoire de France dans sa totalité, tout en sachant que la tradition est critique. Peu s’aperçoivent, sous les tabous qui demeurent encore, de la révolution intellectuelle et spirituelle aujourd’hui engagée. Nous y participons au plan politique : tel est le sens, chaque année, de notre université d’été, où nous définirons, fin août, dix axes de salut national, pour retrouver les vrais fondements de l’amitié française. Comme le déclare Mgr le comte de Paris, dans l’important entretien qu’Il a bien voulu nous accorder : « Le multiculturalisme est un leurre dangereux, dont le résultat serait une “bouillabaisse” sans espoir et l’éradication des racines de notre civilisation.  » Nous en subissons aujourd’hui les conséquences sanglantes. Mais le renouveau sera au bout de l’épreuve, si, du moins, nous savons espérer et lutter.

    François Marcilhac - L’Action Française 2937

    [1] Le Figaro des 30 et 31 juillet 2016

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?EDITORIAL-de-L-Action-Francaise,10845