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France et politique française - Page 3394

  • « Je suis Français » : Retour en bref sur ce qu'a été ce mensuel d'Action française

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    Nous avons republié, il y a un peu plus d'un an [25.02.2015], l'entretien de Jean Raspail avec Pierre Builly et François Davin paru dans Je Suis Français en février-mars 1978. Ce dialogue conservait toute son actualité. Bien plus : en quelque sorte, il la précédait.

    Tiré du même fond d'archives de Je Suis Français grâce à Pierre Builly, nous avons choisi de reprendre ici aujourd'hui [note suivante] un long entretien des deux mêmes collaborateurs d'alors à Je Suis Français avec Pierre Boutang, peu de temps après que le Comte de Paris eut publié ses Mémoires d'exils et de combats. Pierre Boutang, sa pensée, sa vie, son œuvre, son engagement, sont très présents ces temps-ci dans de nombreux médias à la suite de l'ouvrage important que Stéphane Giocanti vient de lui consacrer. Nous versons ce dialogueaux débats ... Je Suis Français a d'ailleurs réalisé entre 1977 et 1986 toute une série d'autres dialogues souvent fort brillants. Nous comptons bien reprendre dans Lafautearousseau une sélection des plus intéressants d'entre eux. Au fil des semaines et des mois qui viennent.  

    Enfin, nous ne pouvons pas manquer d'évoquer ce qu'a été ce mensuel. D'autant qu'entre l'équipe qui le réalisait, qui a organisé aussi pendant quelques 36 ans les rassemblements royalistes de Montmajour et des Baux de Provence et celle qui a aujourd'hui la responsabilité - et la charge ! - de Lafautearousseau, il y a pour partie continuité.

    Il se trouve que le site Action Française Provence a mis en ligne le 16 janvier 2015 un historique bien conçu de ce que fut Je Suis Français. C'est cet historique, accompagné d'une évocation vidéo, que nous reprenons ici.   LFAR 

    Certains militants d’Action Française se souviennent que ces trois mots « Je suis Français » ont servi de titre à un mensuel royaliste à l'époque de la présidence de Valéry Giscard d'Estaing et du premier mandat de François Mitterrand.

    Alors que l’AF, à la suite de la scission de la NAF, était divisée, quatre unions royalistes du Sud de la France regroupèrent leurs publications (« Action-Sud », « Aspects du nationalisme », « L’Ordre Provençal » et « L’Union Nationale du Midi ») pour fonder un journal commun à vocation nationale appelé « Je Suis Français ».

    Le numéro 0 parut en mai 1977. La présentation se modifia en mai 1979. (Photos). 

    La publication s’arrêta en mars 1986 avec le numéro 89. 

    L’Action Française s’était alors réunifiée et « Aspects de la France » (devenu ensuite « Action Française 2000 ») était le journal autour duquel il fallait se rassembler.

    La rédaction de « JSF » était située à Marseille, au siège de l’Union Royaliste Provençale. Ses rédacteurs en chef étaient Gérard POL et Jean-Louis HUEBER. Paul LEONETTI s’occupait de la maquette.

    L’éditorial du dernier numéro fit le bilan de l’entreprise :

    « Nous pensons avoir accompli, pendant près de 10 ans, un travail utile et de qualité, reconnu de tous. La permanence de Je Suis Français a d'abord été possible grâce aux efforts constants d'un petit groupe de militants d'un remarquable dévouement à l'Action Française. Mais sa rectitude de pensée est provenue aussi d'une parfaite fidélité aux idées maurrassiennes hors desquelles aucune réflexion politique globale n'est menée en France par quiconque. Quant à la qualité parfois exceptionnelle de Je Suis Français, on la doit à quelques-uns de ses collaborateurs les plus réguliers et les plus fidèles :

    - Christian PERROUX et Pierre DEBRAY tout d'abord, le premier nous ayant apporté, jusqu'à sa mort trop tôt survenue, le bénéfice de son immense culture et de son talent, le second n'ayant cessé, jusqu'à cet ultime numéro, de prolonger pour nous ses études et sa réflexion politique entamées il y a plus de trente ans dans "Aspects de la France" et dont tant d'entre-nous se sont nourris.

    - Mais au-delà de ces deux collaborateurs exceptionnels, les éditoriaux de Jacques DAVIN, les réflexions de Jean-Charles MASSON, les critiques de livres de Pierre LAMBOT, les points de vues nationalistes de François DAVIN, les articles de politique religieuse de Yves CHIRON et François LEFRANC, les chroniques régionalistes de Dominique POGGIOLO ou de politique intérieure de Franck LESTEVEN composaient un ensemble dynamique et cohérent.

    - S'y sont ajoutés longtemps, grâce à Pierre LAMBOT et François DAVIN, d'éblouissants "dialogues" avec une pléiade de personnalités romanciers, historiens, journalistes - dont les réflexions venaient enrichir les nôtres voire les contester permettant ainsi une discussion toujours digne d'intérêt : il faudra bien un jour en publier le recueil. »  

    On peut ajouter, en plus des rédacteurs cités, les contributions (plus ou moins fréquentes) de Pierre BECAT, Jacques DAUPHIN, Pierre de MEUSE, Louis-Joseph DELANGLADE, Daniel ESCLEINE, Daniel LAROUMAN, Philippe LE GRAND, Jean NAZEL, Robert OBERDORFF, Béatrice SABRAN, Philippe SCHNEIDER, François SCHWERER, Gustave THIBON, Gérard WETZEL, et d’autres encore.

    Plusieurs sont décédés mais tous les autres, sous leur véritable identité ou sous pseudonyme, continuent à travailler pour la France et le Roi.

    De plus, « JSF » publiait chaque été les textes des principaux discours prononcés lors des rassemblements royalistes des Baux de Provence.

    Le diaporama ci-dessous présente une sélection de couvertures de « Je Suis Français ». On pourra remarquer que certaines sont toujours d’actualité.

    Et, ce qui est bien actuel, c'est que nous devons toujours dire et proclamer « JE SUIS FRANÇAIS ».  

    L'aventure de « Je Suis Français » par franfil

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Alain Juppé, responsable de l'échec de la libération des moines de Tibihirine ?

    Il y a 20 ans, le 21 mai 1996, le GIA annonçait avoir égorgé les moines de Tibihirine. C'est l'occasion de rappeler le rôle trouble joué par celui qui veut être aujourd'hui candidat à la présidentielle.

    Alors que Marc Trévidic, le juge d'instruction en charge de l'affaire des moines de Tibhirine, avait officiellement saisi trois ministères français d'une demande de levée du secret-défense, l'ancien ministre de l'Intérieur, Charles Pasqua a évoqué les cafouillages franco-français dans la gestion de l'affaire.

    L'ancien ministre de l'Intérieur accuse pratiquement l'ancien Premier ministre, Alain Juppé, d'avoir fait échouer une tentative sérieuse d'obtenir la libération des 7 moines de Tibhirine. Charles Pasqua, qui n'était plus ministre de l'Intérieur au moment de l'affaire des moines, raconte qu'il avait été contacté par Jean-Charles Marchiani, préfet du Var et ancien des services secrets français, qui lui a affirmé disposer des contacts nécessaires pour mener des négociations avec les preneurs d'otages islamistes et que ces derniers étaient prêt à discuter d'une éventuelle libération des religieux. Il rappelle qu'à la même période les «terroristes avaient fait passer un message à l'ambassade de France qui allait un peu dans le même sens». Charles Pasqua dit en avoir parlé au président français Jacques Chirac qui a donné son feu vert. Marchiani qui, à l'époque, n'était plus dans les services secrets a «pris les contacts nécessaires d'une part avec les services algériens et aussi, me semble-t-il, avec les preneurs d'otages». Les choses «semblaient se développer normalement», indique l'ancien ministre de l'Intérieur jusqu'à l'intrusion d'Alain Juppé. Celui-ci, «énervé d'apprendre que Jean-Charles Marchiani» a fait une déclaration publique qui a complètement fait capoter l'entreprise.

    Michel Janva

  • Se faire un flic, par Caroline Parmentier

    Le jour même où les policiers manifestaient en France contre la haine anti-flics, deux d’entre eux ont échappé de justesse à une tentative de meurtre.

    Mercredi vers midi, 150 individus encagoulés et masqués font irruption aux cris de « Flics, porcs, assassins » et « Tout le monde déteste la police » place de la République où se tient le rassemblement des policiers. Ils sont repoussés à coup de fumigènes.

    Un peu plus loin, quai de Valmy, une quinzaine d’entre eux s’en prend alors très violemment à un véhicule de police dont ils défoncent les vitres. Les deux occupants : une gardienne de la paix et un adjoint de sécurité de la compagnie du périphérique qui reviennent de mission, sont frappés à coups de poing, de barres de fer et de tuyaux et parviennent à sortir in extremis tandis que les assaillants jettent un engin incendiaire à l’intérieur du véhicule qui s’embrase entièrement. Cet acte de terrorisme se passe toujours « en plein état d’urgence ».

    Une enquête pour « tentative d’homicide volontaire » a été ouverte. Quatre agresseurs âgés de 19 à 21 ans ont été interpellés. Trois d’entre eux avaient fait l’objet de la part de la préfecture de police de Paris d’une interdiction de paraître dans les manifestations en raison de leur violence. Mais ces arrêtés ont été cassés par le tribunal administratif. La justice administrative a en effet suspendu mardi neuf arrêtés sur dix émis par le préfet de police. Ces magistrats n’ont sans doute pas supporté que l’on empêche les bons militants antifascistes d’aller cogner ces porcs de flics.

    De Jean-Jacques Bourdin sur RMC à 20 Minutes, les journalistes ont chaudement salué le « sang froid » et la maîtrise de ce policier qui, alors qu’on l’attaque, qu’on le frappe et que l’on manque de le griller vif, n’a pas fait usage de son arme de service et se contente de parer les coups courageusement. Ils auraient été les premiers en effet à crier à la bavure, si l’un des petits barbares avait pris une balle dans l’orteil.

    Alors que la voiture de police était en train de brûler, une pancarte en carton « Poulets rôtis, prix libre » a été déposée sur le sol à quelques mètres du véhicule par les casseurs. Pourquoi se priveraient-il ? Puisque jour après jour on continue comme ça : dans l’impunité la plus complète, la violation quotidienne de l’état d’urgence, les rues de nos villes saccagées par les milices d’extrême-gauche, et les arrêtés contre les tueurs de policiers cassés par la justice.

    Caroline Parmentier

    Article paru dans Présent n° 8611 daté du 20 mai 2016

    http://fr.novopress.info/201149/se-faire-flic-caroline-parmentier/

  • Éducation nationale: licencier les idéologues, une réforme à mener de toute urgence

    Entretien avec Jean-Paul Brighelli

    Propos recueillis par Eléonore de Vulpillières

    Ex: http://www.lefigaro.fr

    FIGAROVOX/ENTRETIEN - François Hollande et ses ministres de l'Education nationale successifs ont organisé les assises de la refondation de l'école.

    Pour Jean-Paul Brighelli, les réformes défendues par le gouvernement prônent un égalitarisme qui tue nos élites et accentue les inégalités.


    Jean-Paul Brighelli est enseignant à Marseille et essayiste. Spécialiste des questions d'éducation, il est ancien élève de l'Ecole normale supérieure de Saint- Cloud, et a enseigné les lettres modernes en lycée et à l'université. Il est l'auteur de La fabrique du crétin (2005, Jean-Claude Gawsewitch éditeur).

    Son dernier livre, Voltaire ou le Jihad, le suicide de la culture occidentale, vient de paraître aux éditions de l'Archipel.


    LE FIGARO. - François Hollande et ses trois ministres de l'Education nationale successifs - Vincent Peillon, Benoît Hamon et Najat Vallaud-Belkacem - se réunissent les 2 et 3 mai pour les assises de la refondation de l'école au Palais Brongniart. Exercice utile ou opération de communication?

    Jean-Paul BRIGHELLI. - Votre question contient la réponse. Les enseignants ont encore trouvé la force, en 2012, de voter majoritairement à gauche — encore que leur vote du second tour n'ait pas débordé d'enthousiasme. C'est un fonds de commerce que la Gauche aime réactiver de temps en temps — de la même manière qu'un partenaire infidèle, après une nuit de fredaines, vous assure ses grands dieux qu'il vous aime toujours, en caressant vos cornes. Mes collègues qui ont voté Hollande en 2012 jurent leurs grands dieux qu'on ne les y reprendra plus — et vu l'incohérence de certaines propositions de l'opposition, ils se demandent à nouveau s'ils ne vont pas replonger. Même si Mme Vallaud-Belkacem a été jusqu'ici le meilleur agent électoral de tout ce qui ressemble à une opposition au gouvernement au sein du corps enseignant — et des parents, qui peu à peu prennent conscience du mauvais tour joué à leur progéniture.

    Que penser de la réécriture des programmes - du primaire à la 3ème? Était-elle utile?

    La réécriture des programmes était certainement indispensable aux idéologues qui se sont emparé du ministère de l'Education depuis la fin des années 1960. Je dis «idéologues» dans le sens que Hanna Arendt donne au terme, qualifiant ainsi ceux qui ont perdu tout contact avec la réalité, qu'ils remplacent par une fantasmagorie issue de leurs certitudes, mais certainement pas du réel. Les élèves étaient au bord du gouffre: ces programmes, conformes en tous points à l'idéologie européenne des «compétences» (qui fait bon marché des savoirs réels, encore plus des cultures et des langues nationales) leur permet de faire un grand bond en avant.

    Il faut que l'opposition (quelle qu'elle soit) comprenne bien qu'il est essentiel de dire que l'une de ses premières mesures, en matière d'éducation, sera de réécrire complètement les programmes, et de jeter à la poubelle des manuels serviles, bourrés d'erreurs, qui seront devenus obsolètes. Essentiel. Comme il est essentiel de promettre — au moins promettre! — de revenir sur la réforme du collège et sur celle du lycée, lancée par Luc Chatel, dont les résultats si sont absolument catastrophiques que le ministère refuse obstinément d'en publier l'évaluation. Et, enfin, de rompre avec la logique des «compétences», imposée par le cadre européen et le Protocole de Lisbonne, qui a des effets pervers sur toute la chaîne de transmission. À ce jour, il n'y a que Nicolas Dupont-Aignan qui ait pris ce type d'engagement.

    Trois ans après la publication du décret sur les rythmes scolaires, ceux-ci ont-ils démontré leur efficacité?

    Tout le monde sait que l'imposition des rythmes scolaires a créé des difficultés sans nombre à une foule de petites communes aux moyens limités. C'est une réforme imposée par des Parisiens fortunés à une France périphérique exsangue. Ce n'est pas d'activités ludiques que les enfants ont besoin: c'est de cours de Français, de Maths, d'Histoire et de Sciences. De Français surtout — la langue est aujourd'hui dans un état alarmant.

    Plutôt que de rajouter des charges aux communes, nous devons à très court terme rajouter des heures de cours perdues — plus de 600 rien qu'en français en vingt ans au collège. Si tant d'enfants (18% officiellement!) arrivent en Sixième sans maîtriser les fondamentaux, à commencer par le lire et l'écrire, c'est que quelque chose s'est détraqué à l'école primaire, quels que soient les efforts des instituteurs. Programmes et emplois du temps sont à revoir de fond en comble.

    Et ce n'est pas en imposant une logique curriculaire (par cycles de trois ans) que l'on cachera la déroute de l'enseignement français. Ce sont des jeux de cape dans la grande corrida électorale.

    La réforme du collège est contestée, aussi bien par les enseignants que par les parents d'élèves. Comment le gouvernement peut-il s'y prendre pour la défendre?

    La réforme est indéfendable. Sous prétexte de favoriser cet égalitarisme qui tue nos élites, quand elle ne les encourage pas à aller voir ailleurs, elle accentue les inégalités, avec pour seule justification de faire quelques économies d'horaires méprisables. En encourageant par ailleurs les établissements privés à maintenir leur offre aux frais des parents, elle installe une école à deux vitesses qui fera le lit des insatisfactions futures. Et il est essentiel, je le répète, qu'une opposition consciente (l'est-elle?) assure qu'elle repensera de fond en comble cette réforme, qui est par ailleurs nécessaire, en s'adressant aux acteurs de terrain, aux praticiens, et non à des «experts» auto-proclamés.

    Par ailleurs, ce n'est pas en expulsant manu militari trois responsables du SNALC de ses grandioses Assises de la refondation que le gouvernement, qui refuse obstinément depuis des mois de recevoir les syndicats opposés à la réforme, qui représentent 80% des enseignants, que le gouvernement parviendra à faire croire qu'il n'est pas assis sur des certitudes idéologiques qui n'ont rien à voir avec le réel. Ni en refusant avec la dernière énergie, comme le fait Mme Vallaud-Belkacem, de participer à un débat avec l'un ou l'autre des opposants à la réforme, qui aurait enfin l'opportunité de dire quelques vérités dans le flot de mensonges du ministre.

    La prime de 800 euros accordée aux professeurs des écoles (en maternelle et en primaire) est-elle une initiative louable? Faut-il y voir une décision électoraliste?

    800 euros, divisé par 12 mois… Après tout, Judas a bien trahi le Christ pour trente deniers. S'il se trouve des enseignants, qui devraient être singulièrement échaudés par quatre ans de gabegie et d'errements pédagogiques, encore aptes à voter PS l'année prochaine, ils ne vaudront pas mieux que Judas. Sauf que ce sont nos enfants qui sont crucifiés, en ce moment.

    Qu'on me comprenne bien: ce n'est pas de primes ponctuelles que les enseignants ont besoin. C'est d'une revalorisation conséquente, après six années de stagnation salariale. C'est surtout vrai dans les salaires de départ: on n'attire pas les mouches avec du vinaigre, ni des étudiants doués avec 1560 € après cinq ou six ans d'études.

    Quant à la promesse faite par Les Républicains d'augmenter les enseignants (sans que le montant de cette augmentation soit chiffré) en échange d'une augmentation de 20% de leur charge de travail, je suggère à tous ceux qui l'approuvent de venir faire classe une semaine —18 heures de cours en moyenne, préparations et corrections en sus, soit 39 heures selon les calculs d'un ministère qui n'aime guère les enseignants — dans un établissement lambda, pas même difficile. Et puis on en reparlera.

  • Eric Zemmour : « Les Black Blocs ont rencontré les racailles »

    Sur RTL ce matin, Eric Zemmour a analysé la recrudescence des violences contre la police. « On dit souvent que l’amour est près de la haine : les policiers après d’autres pourront l’attester. Il y a dix-huit mois, on leur jetait des fleurs, les femmes leurs sautaient comme aux cous comme des libérateurs et même un vieil anarchiste comme Renaud se surprenait à embrasser un flic ! La police était Charlie et tout le monde aimait la police. Dans la rue désormais, les manifestants crient à l’unisson : “Tout le monde déteste la police !“ On leur lance des harpons de pêche ! Des boules de pétanque avec des rasoirs ! On jette des mortiers ! Des conteneurs de bouteilles en verre ! […] On veut casser du flic. Faire mal. Au risque de tuer. »

    Selon Eric Zemmour, « c’est Nuit Debout qui a tout changé. La place de la République est devenue un champ de bataille. On renoue avec la tradition des violences révolutionnaires. On brise les façades des banques, on met le feu aux voitures de luxe. A force de parodier Mai 68, il était inévitable que le mouvement redécouvre son slogan le plus inepte et le plus scandaleux : “CRS SS“. »

    Le chroniqueur rappelle que, en Mai 68, « De Gaulle avait alors lancé à son Premier ministre : “Pompidou, tirez dans les jambes !“ […] Dans sa jeunesse, on envoyait l’armée à cheval contre les manifestants. Ceux-ci n’hésitaient pas à attaquer au couteau leurs montures. Il y avait souvent des morts, comme le 6 février 1934. »

    Or « Pompidou et son préfet de police, Maurice Grimaud, avaient pris l’exact contrepied des instructions du général. Cet humanisme bienfaisant s’est retourné depuis contre l’Etat. L’humanisme est pris pour de la faiblesse. Les violences se sont enhardies. Depuis la mort de Malik Oussekine dans une manifestation contre la loi Devaquet en 1986, la hiérarchie policière et tous les gouvernements de droite comme de gauche vivent dans la hantise de la bavure. »

    Résultat : « Les forces de l’ordre sont sur la défensive. Les consignes de retenue les paralysent. La peur a changé de camp. L’Etat d’urgence ne change rien, l’état d’urgence ne sert à rien. Dans la bataille, les jeunes gauchistes ultraviolents venus de toute l’Europe côtoyent les troupes fraîches venues des banlieues : les Black Blocs rencontrent les racailles. Chacun reste dans son domaine d’excellence : les uns détruisent les symboles du capitalisme, les autres pillent et volent – font leurs courses ; les uns dénoncent la société de consommation, les autres veulent consommer à tout va. La convergence des luttes est un mythe d’intellectuel : leur seul point commun est la haine de la police. »

  • Journal du Jeudi 19 Mai 2016 : Terrorisme / Les djihadistes infiltrent les aéroports

  • Annulation de l'élection de Dominique Reynié ?

    Dominique Reynié (LR pro-LGBT), après avoir été devancé par le Front national et le parti socialiste aux dernières régionales en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, pourrait bien voir son élection annulée. Le sénateur républicain de l’Hérault Jean-Pierre Grand avait déposé un recours devant le Conseil d’Etat en raison de doutes sur la domiciliation de Dominique Reynié, alors tête de liste LR dans la région.

    Ce mercredi 18 mai, une audience s’est tenue et « le rapporteur public a demandé au Conseil d’Etat d’annuler l’élection de Dominique Reynié ». L’affaire a été mise en délibéré. Cette décision devrait sans nul doute aller dans le même sens que celle préconisée par le rapporteur public. Dans ce cas, l’élection de Dominique Reynié au conseil régional devrait être annulée et son mandat lui serait retiré. Conséquence : le groupe Les Républicains du Conseil régional devra élire un nouveau président.

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/05/annulation-de-l%C3%A9lection-de-dominique-reyni%C3%A9-.html

  • haine anti flics, manips, laxisme : soutenons les défenseurs de la république

    La France  championne d’Europe… d’un insupportable et  contre-productif  fiscalisme confiscatoire, spoliateur,  qui décourage et annihile souvent  les meilleurs volontés, celles qui créent les conditions de la croissance et de l’emploi . Le quotidien libéral L’Opinion indique qu’en 2012, « la France était derrière le Danemark, quasiment ex aequo avec la Belgique pour le poids des prélèvements obligatoires. Quatre ans plus tard, elle est en tête. » « La Commission européenne estime que le taux de prélèvements obligatoires atteindra 45,7 % cette année. La France double ainsi le Danemark et la Finlande et devient numéro 1 en Europe. Même si les comparaisons internationales sont toujours difficiles à faire en matière de fiscalité, les nouveaux travaux de la commission rappellent que le poids de la fiscalité s’est alourdi, en France, quand il s’est allégé chez la plupart de nos partenaires.Voilà un chiffre de nature à gâcher la fête du ça va mieux  entonnée sur tous les airs par l’Elysée »… La fête n’est pas gâchée pour tout le monde car c’est grand, c’est beau, c’est généreux la France socialiste… avec l’argent des contribuables. 18 immigrés clandestins ont ou vont recevoir  leur  titre de séjour a ainsi indiqué la préfecture de Seine-Saint-Denis. Immigrés illégaux décrits par les autorités comme des victimes collatérales  de l’assaut donné par le Raid à Saint-Denis  du 18 novembre contre la planque d’Abdelhamid Abaaoud,  coordinateur présumé des attentats du 13 novembre.  Un geste expliqué par le fait  que l’immeuble où ils vivaient serait devenu inhabitable depuis l’opération antiterroriste.  L’Afp  rapporte que « la préfecture précise avoir reçu six autres demandes de titre de séjour, dont trois ont fait l’objet d’un refus, et trois sont en cours d’examen. En tout, les autorités ont recensé 44 ménages, soit 94 personnes, qui n’ont pu regagner leur logement depuis l’assaut du 18 novembre. Ils ont été hébergés en urgence dans des résidences hôtelières aux frais de l’Etat. »  La « logique »  immigrationniste et laxiste dans toute sa splendeur… 

    Un laxisme que subissent aussi de plein fouet les forces de l’ordre confrontées, depuis plusieurs semaines, aux violences  des milices d’extrême gauche lors des manifestations contre la loi El Khomry. Policiers qu clamaient hier lors d’un rassemblement à Paris - en présence de Gilbert Collard, Marion Maréchal-Le Pen, Jean-Lin Lacapelle, des conseillers régionaux franciliens… -,  leur ras le bol de cette haine anti-flics. Une haine confinée à certains milieux gaucho-anarchistes, aux sectes trotskystes, dans les faits extrêmement marginale, 91% des Français affirmant dans un tout récent  sondage paru dans Le Parisien avoir «  une haute estime de la police. »

    Mais une haine que ce gouvernement  dirigé par les matamores Valls et Cazeneuve,  pourtant chargés  de faire respecter l‘Etat de droit, laissent prospérer,  tétanisés affirment certaines analyses  par leur peur de la  « bavure »  – le syndrome Malik Oussekine et plus récemment Rémi Fraisse – en contradiction avec leurs mâles déclarations… et la proclamation-prolongation de l’Etat d’urgence.

    Tout un symbole, en marge du rassemblement policier d’hier, une contre-manifestation sauvage, aux alentours de la place de la République, a permis à des casseurs de détruire une voiture de police le long de Canal Saint-Martin;  celle-ci,  avec deux agents à l’intérieur, qui ont réussi à s’extraire, a été incendiée par un cocktail Molotov. Plusieurs jeunes ont été interpellés après l’attaque, une enquête a été ouverte pour tentative d’homicide involontaire. Le ministre de l’Intérieur  a indiqué que trois des individus placés en garde à vue, des « militants antifascistes » a-t-il cru bon de préciser, avaient « fait l’objet de la part de la préfecture de police de Paris d’une interdiction de paraître dans les manifestations » . L’un de ces arrêtés (il y a en eu 53) avait été cassé par le tribunal administratif, comme un certain nombre d’autres…

    Ancien président de l‘UEJF à Assas, syndicat étudiant dans l’orbite du PS, Me Arié Alimi, qui se veut le défenseur des jeunes, notamment ceux issus de l’immigration, qui se disent victimes de violences policières, a estimé  que les policiers « essaient de se couvrir » en demandant le soutien des Français. Il s’escrime à racialiser le débat en affirmant  qu’il y a « un véritable ciblage ethnique dans les contrôles aux faciès et dans les violences policières ». Peu ou prou le langage habituel de l’extrême gauche, y compris dans sa version mélenchoniste, pour tenter de discréditer les forces de l’ordre et légitimer, plus ou moins implicitement, les exactions des casseurs  dans les manifestations.

    Me Alimi, et il est peut être ici plus audible, affirme encore - des policiers syndiqués l’ont dit pareillement -,  que Bernard Cazeneuve « a donné des instructions pour laisser passer les casseurs dans les manifestations pour discréditer le mouvement, »  comme cela aurait été le cas, il y a deux ans, lors des rassemblements cornaqués par les écolo-gauchistes contre l’aéroport Notre-Dame des landes à Sivens (Tarn). Il est certes assez évident que l’intérêt de ce gouvernement est de marginaliser cette opposition de gauche et d’extrême gauche à sa politique, en lui collant une image émeutière, anxiogène, la coupant de tout soutien populaire. La technique n’est pas neuve et a a été utilisée, y compris sous d’autres gouvernements, contre d’autres forces politiques.

    Sur RTL hier soir, le journaliste Joseph Macé-Scaron (Marianne) abondait dans le sens d’Arié Alimi, évoquant des manifs où les casseurs étaient en fait des policiers déguisés pour faire dégénérer les rassemblements. Un trompe l’œil, une erreur d’interprétation selon  les autorités, qui affirment que l’ infiltration des groupes de casseurs par de policiers reste une technique efficace, utilisée afin de procéder à des interpellations… M. Macé-Scaron indiquait  encore que cette manipulation des casseurs » n’est pas (une) volonté de Manuel Valls », mais une pratique courante dans le monde politique… à laquelle n’appartiendrait donc pas M. Valls ?

     Sur cette même antenne Élisabeth Lévy (Causeur) énonçait une évidence, souligne Bruno Gollnisch, en affirmant que si « tout le monde déteste les casseurs », les Français aiment leur police.  Ce qui est une bonne nouvelle, y compris certainement pour le journaliste Claude Askolovitvh qui, le 9 janvier dernier, dans sa chronique diffusée sur I télé, constatait que « les défenseurs de la république votent FN. » Il commentait une étude du Cevipof (Centre d’Etudes de la Vie Politique Française), expliquant que plus de la moitié des policiers et militaires voterait pour le Front National. De là à y voir la cause première de la rage des milices d’extrême gauche…

    http://gollnisch.com/2016/05/19/haine-anti-flics-manips-laxisme-soutenons-defenseurs-de-republique/