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France et politique française - Page 3393

  • Et si on se passait de gouvernement ?

    Lu dans L'Action française 2000 :

    6a00d83451619c69e201b7c884177c970b-250wi.png"Plus de six mois après les élections législatives du 20 décembre 2015, l’Espagne est toujours dépourvue de gouvernement. Le Parti populaire de Mariano Rajoy avait obtenu 33,4 % des suffrages, mais il devait composer avec d’autres formations politiques ayant émergé à cette occasion. En juin dernier, compte tenu de cette crise, le roi a dissout l’Assemblée, mais les nouvelles élections ont confirmé le résultat des précédentes, sans permettre de résoudre cette crise institutionnelle. Le gouvernement sortant se contente d’expédier les affaires courantes sans pouvoir présenter des projets de loi devant le Congrès des députés. Néanmoins, malgré cette paralysie, le pays s’en sort bien du point de vue économique, bon an, mal an, avec une baisse du chômage et une croissance satisfaisante.

    Le précédent belge

    Cette situation rappelle la crise institutionnelle que la Belgique avait vécue à l’issue des élections législatives de juin 2010, demeurant un an et demi sans gouvernement. Dans ce pays composé de communautés culturelles et linguistiques aux relations conflictuelles, les visées sécessionnistes flamandes, encouragées par la NVA, avaient contribué aux blocages politiques. Sans affecter gravement l’économie du pays, cela avait poussé la société civile à prendre une initiative pour sortir du marasme : ainsi des francophones, des néerlandophones et des germanophones s’étaient-ils réunis afin de faire entendre la voie du “pays réel”.

    Pas de président au pays du Cèdre

    Quant au Liban, dont la constitution a été inspirée par celle de la Belgique et dont la composition communautaire est similaire, il est dépourvu de chef d’État, avec un gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes, depuis plus de deux ans. Le processus d’élection du président est identique à celui de la IIIe République française, dont le modèle a lui aussi été transposé au Liban : les députés sont donc appelés à élire le chef de l’État ; mais pour y parvenir, un compromis communautaire est nécessaire. Or ce compromis a toujours été le fruit de tractations étrangères, en fonction des acteurs influents sur la scène libanaise : autrefois la Syrie, Israël, les États-Unis, l’Arabie saoudite et, dans une faible mesure, la France. La situation actuelle au Proche et au Moyen-Orient empêche le déroulement de ce processus électoral. Mais le pays s’en sort bien, grâce au flux financier dont il bénéficie et à la dynamique de la société civile qui s’impose de plus en plus en s’insurgeant contre le système communautaire et celui des partis politiques.

    Ces trois exemples illustrent la survie de pays sans véritable gouvernement grâce à la prise de conscience du pays réel – lequel surmonte les crises institutionnelles qui sont les conséquences des conflits entre les partis politiques."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Le nouveau «système»

    IMG_9974yhgjgyj-225x300.jpgCe que nous voulions – et avec nous l’immense majorité de nos compatriotes des deux rives de la Méditerranée – c’était un État nouveau en droite ligne du magnifique mouvement de rénovation du 13 mai à Alger.

    Ce que nous avons, malgré une grande illusion, c’est un nouveau «système» issu du respect ridicule d’une procédure désuète d’un régime périmé. Ce que le Pays attendait, c’était un gouvernement national de Salut Public animé par des hommes nouveaux aux idées nettes et franches.

    Ce qu’il a eu, est une combinaison ministérielle comprenant quatorze parlementaires dont trois anciens présidents du Conseil, tous foncièrement hostiles aux idéaux de la Révolution d’Alger.

    Ce que les Français exigeaient, c’était la mise à la porte du parlementarisme ; la fin de la mascarade du Palais-Bourbon.

    Ce qu’ils ont, c’est la perspective d’une grande rentrée parlementaire à l’automne avec une comédie électorale en octobre et une autre en novembre, l’ensemble présenté comme un bienfait inestimable.

    Ce que la France et son armée espéraient, c’était le coup d’arrêt final à la politique d’abandon et l’affirmation des positions françaises dans toute l’Afrique du Nord.

    Ce qu’ils constatent, avec l’abandon des postes au Maroc et des aérodromes de Tunisie, c’est le début d’un second Brazzaville.

    Ce que la Métropole et l’Algérie désiraient, c’était des informations françaises accordant la connaissance des nouvelles avec l’intérêt national.

    Ce qu’on leur impose, ce sont des chroniqueurs mendésistes à la Radio : c’est une bande d’actualités relatant le premier voyage du général de Gaulle en Algérie, où en un quart d’heure, les mots «Algérie française» ne sont pas prononcés une seule fois par le commentateur : c’est toujours l’abominable presse quotidienne de Paris a la merci des marxistes de toutes obédiences et d’affairistes de toutes origines.
    Notre insatisfaction est totale.

    Entre nous et les méthodes, les idées, les hommes d’hier et d’aujourd’hui, il n’y a rien de commun.

    Encore une fois proclamons donc que ce ne sont ni les mortelles habitudes parlementaires, ni le bonnet phrygien, qui rendront à la France sa place de grande nation.

    Ce n’est que par la Croix Celtique et le béret de parachutiste que la France sera sauvée.

    Pierre Sidos – Jeune Nation, n°1 du 5 au 18 juillet 1958, bimensuel parisien.

    http://pierresidos.fr/2016/08/08/le-nouveau-systeme/

  • Garde nationale ou surveillance de la dissidence ?

    Le discours du gouvernement, des intellectuels autorisés et de la grande presse est sensiblement le même et ne change pas. Alors qu'il est indéniable que les auteurs  des massacres  vraiment indicibles sont des individus qui ont été élevés dans la haine de la France, la haine des Français, la haine de son histoire, alors qu'il est évident que ces terroristes sont avant tout des personnes nerveuses  baignant depuis  toujours dans la délinquance, qu'ils sont peu cultivés, peu intelligents, alors qu'il apparaît nettement que l'Islam dont ils se revendiquent a été adopté pour des raisons bassement identitaires, la thèse officielle  pour expliquer leur  folie meurtrière (que rien, absolument rien, ne peut excuser) réside dans l'idée que ces monstres seraient en premier lieu les victimes d'une forme de pensée antilibérale, religieuse, bref, essentialiste (mot à la mode au sein de l'Intelligentsia) qui constituerait un poison pur ayant contaminé leur cerveau.

    Etrangement, d'habitude si prompts à soulever les causes sociologiques de tel ou tel phénomène morbide (toxicomanie, délinquance classique, échec scolaire...), les spécialistes et les autorités se bornent généralement à expliquer ce déchaînement de violence par un obscur processus de radicalisation.

    Une simple affaire de radicalisation ?

    Comme si le fait d'aller à la source, aux racines principielles de la religion, expliquait la volonté des acteurs de tuer, de terroriser, d'égorger, de mutiler, de faire le mal. On a même entendu dernièrement après l'épouvantable massacre du 14 juillet à Nice, et il s'agit du discours des experts et du pouvoir en place, que le terroriste tunisien de 31 ans avait tout simplement subi une fulgurante radicalisation, et même une « radicalisation en huit jours » qui expliquerait sa discrétion à l'égard des services de renseignement jusqu'au jour du carnage... Que les terroristes se fassent passer pour des radicaux pour s'enorgueillir auprès de leur public ou pour jouer aux méchants, cela ne fait guère de doute, mais est-ce vraiment les idées, les principes et la religion qui les incitent à tuer ? Il semble plus probable que ces zombies prennent appui sur l'islam pour donner un vernis à leur haine et à leur cruauté. Nous ne voulons pas par là dédouaner les réseaux musulmans, et laver de toutes critiques la religion mahométane. La seule chose qui nous intéresse ici, c'est la réalité des faits, même si elle contredit certains présupposés. Quels sont les impacts de ces faits sur les forces en présence, qu'on le veuille ou non. La question n'est pas de savoir si c'est pour nous plaire ou nous déplaire, la question première est de voir ce qui doit être vu.

    La seconde question importante concerne la volonté des principaux acteurs de cette nouvelle page de notre histoire. Les conséquences de tous ces événements traumatisants ne sont-elles que des effets pervers par définition non désirés par le pouvoir ou simplement des conséquences désirées par les seuls terroristes, ou bien des conséquences attendues et espérées par le pouvoir ? Insistons sur le fait que la question, ici, n'est pas de savoir si l'évolution des mentalités nous est agréable ou désagréable, dans l'immédiat. Ou si les informations distillées par le média obèse sont anxiogènes ou révoltantes, mais si elles le sont volontairement. D'ailleurs, 99 % des téléspectateurs et des consommateurs d'"actualités" ne s'interrogent jamais sur le contenu des informations distillées ou martelées par le média unique. Les infos dont ils s'abreuvent sont considérées comme les éléments de l'actualité nationale et mondiale les plus importants. Hormis lors des compétitions footballistiques où les chaînes en font des tonnes, ostensiblement au nom de l'audimat (elles ne s'en cachent alors pas) et d'un chauvinisme en plastique, et pendant lesquelles le public mesure bien l’outrancière couverture de la chose, ce même public ne se demande jamais s'il est normal d'avaler cette sauce, ce jour, cette semaine, si la salaison du produit avalé est convenable, si la quantité n'est pas trop abondante dans l'assiette, si les interviews de spécialistes ou de péquins dans la rue sont pertinentes ou si elles servent à imposer une certaine vision du monde au fil du temps, au fil des mois, dans l'inconscient collectif. Pour ce qui concerne les affaires de terrorisme donc, c'est forcément la radicalisation doctrinale des tueurs qui expliquerait « le passage à l'acte ».

    Dans un article récent publié ici même, nous nous étions arrêté sur l'abracadabrante stratégie de ces drôles de musulmans qui utilisaient l'assassinat, l'art cruel et le sadisme comme outils de conquête... Avec Jules Monnerot, nous savons bien que la conquête musulmane, si elle devait avoir lieu, ne passerait pas par l’écrabouillement d'enfants et de poupons devant les yeux de centaines de millions d'Occidentaux révoltés et pris de nausée face à l'expression de cette radicalité-là. Jusqu'à cette série d'horreurs qui n'en finit pas (et entre deux massacres, les média font de nouvelles révélations en précisant, en décrivant certains sévices commis sur les victimes d'un précédent attentat comme celui du Bataclan où les assassins auraient coupé les organes génitaux des agonisants avant de les étouffer en les enfouissant dans leur bouche). Pourquoi le média se répand-il ainsi ? Beaucoup d'éléments sont éludés dans toutes ces sombres affaires de terrorisme. Pourquoi ces ignominies sont-elles placardées ? D'un côté, nous avons les hommes politiques tout gonflés de fausse sagesse qui exhortent gravement nos concitoyens à rester calmes et à aller danser dans des boîtes gays, "normalement", à vivre avec le danger en le snobant, mais de l'autre côté, nous avons une actualité dont l'agencement des informations est fait de telle manière qu'elle exaspère toujours plus un peuple décontenancé par l'inhumanité de ces étranges radicaux. D'aucuns nous diront qu'il faut se féliciter de cette transparence tant attendue quant aux actes de barbarie perpétrés lors du vendredi 13.

    Émotions contre réflexion

    Mais là n'est pas le sujet. Pourquoi le Système qui excelle dans la dissimulation, la manipulation, l'intox, agit-il dans le sens inverse de l'apaisement ? Non que nous souhaitions un quelconque apaisement. Nous voulons juste la vérité, toute la vérité, et nous tendrons toujours vers ce but. Pourquoi tout un pouvoir qui n'a jamais fait défaut d'ardeur dans sa propagande xénophile et qui la poursuit officiellement, pourquoi un pouvoir indéniablement mondialiste, s'échine-t-il à accroître ces grincements, cette dispute discursive, cette dissonance ? Une dissonance résultant de deux musiques discordantes, l’une produite en haut, par les sages, l'autre en bas par le média bourdonnant. On ne trouve pas mieux pour provoquer de l'inquiétude, du stress, et surtout de la colère au sein d'une population soumise à cette "musique". S'il fallait un exemple de propagande par le haut absurde, nous choisirions la dernière vidéo mise en ligne par l'État par le biais de la chaîne publique France tv Info. C'est incroyable. L’État (pouvoir fantoche s'il en est) entend expliquer le terrorisme aux enfants qui vivent dans un monde nouveau depuis la déferlante "radicale". Mais d'emblée, le terroriste est présenté avec un visage, une allure, un caractère précis. Le terroriste n'appartient ni à une mouvance islamiste quelconque ni à un agent des services spéciaux étrangers. Non, le terroriste est un Français d'une soixantaine d'années avec béret et fusil de chasseur entre les mains qui se bat pour une cause précise : la libération du cassoulet ! Ce n'est pas une plaisanterie. En somme, le terroriste que l'on prénommera le vieux Marcel revêt toutes les caractéristiques du Français non renié, enraciné, avec des principes qui le rendent fou. Le terroriste n'est pas un étranger, un déraciné en pleine déréliction, non ! Bien au contraire, le terroriste est celui qui possède une vieille, une trop vieille culture facilement symbolisée ici (pour les enfants) par le cassoulet et le béret basque. Encore une fois, la caricature terroriste ne ressemble en rien aux terroristes du réel, sauf sur un point : sa radicalité et son apparente intolérance morale (comme papi qui n'aime pas les homosexuels). Ainsi, après les gros plans faits sur super-cassoulet (faut-il préciser que le fameux plat de Castelnaudary est très chargé symboliquement puisqu'il est le repas des guerriers français qui se battaient contre l'occupant anglais au début de la Guerre de 100 ans, le plat qui régénère et qui permet la revanche, mais aussi un plat constitué en partie de canard et de porc),la vidéo de France tv continue en évoquant les sources du terrorisme : les royalistes poseurs de bombes après la révolution, l'OAS et les membres d'Action directe... Ce n'est qu'à la fin de la vidéo que nos chères petites têtes blondes pourront enfin entendre parler d'un terrorisme un peu plus exotique après avoir appris que les terrorismes basque et irlandais ont fait beaucoup plus de victimes que celui d'essence exotique. Comment un enfant livré au média et à l'Education nationale peut-il se faire une idée sinon précise, du moins cohérente de la situation où "on" l'a plongé ? En réalité il est perdu (car on maximalise l'émotion au détriment de la réflexion) comme sont perdus les Français malgré leurs fanfaronnades anti-arabes soudaines et leurs espoirs démocratiques absurdes.Tous le disent en famille,entre amis : ils nous prennent pour des imbéciles ! Sur le coup, l'horreur provoque des crises, des larmes, une incompréhension face au geste meurtrier qui tue tant d'innocents. Mais rapidement la révolte se dissipe au profit de la lassitude, du mépris envers les élites, envers l'Etat qui incarne la nation à leurs yeux.

    Comment peut-on être conspirationniste ?

    N'éludons pas la question conspirationniste. Le conspirationnisme n'est pas une pensée homogène comme le prétendent tous les experts en sciences humaines stipendiés. Beaucoup de jeunes gens sont séduits effectivement par des "théories" rocambolesques qui foisonnent sur la toile. Les llluminati, les petits gris, les extraterrestres, les nazis mondialistes de la terre creuse, les Jésuites augmentés (sic) en fascinent beaucoup plus qu'on ne croit. Au mois de juin, une femme d'une rare joliesse est venue m'aborder lors d'une petite fête d'anniversaire. « On m'a parlé de vous, vous savez ce qui se passe dans l'ombre » ou dans les coulisses (je ne sais plus exactement). Elle me parla du petit peuple qui a tant souffert, cita des noms, les Rothschild. Je fus surpris jusqu'à ce qu'elle me somme de dénoncer les vrais maîtres du jeu qu'elle lâcha, las de mon silence : les Reptiliens ! Ne faites pas semblant de ne pas être au courant, ajouta-t-elle froidement en me fusillant du regard. Cette femme de 50 ans, sans problème me dit-on, n'est malheureusement pas un cas isolé. Et comme cette femme, une grosse fraction des conspirationnistes de science-fiction est d'origine européenne. Quant au complot mondialiste, qui est orchestré depuis des décennies, il est noyé dans tout ce fatras d'imbécillités qui sert en premier lieu ses instigateurs. Il existe par ailleurs une puissance sioniste fort présente au sein des sociétés occidentales qui utilise des moyens peu démocratiques pour déstabiliser certains gouvernements quand elle ne les tient pas ou pour modeler l'opinion à sa convenance. Evidemment l'intérêt de cette dernière puissance est de faire un énorme amalgame avec toutes ces théories du complot et de les mélanger avec la réalité du sionisme transformée en vulgaire théorie. Puis le tout passe au mixeur de l'anti-conspirationnisme avec les analyses savantes du sociologue Gérald Bronner, de l'observateur Rudy Reichstadt, du politologue Pierre-André Taguieff. À la fin de ce processus, on retrouve donc deux catégories d'individus intrinsèquement maléfiques selon la science officielle : les islamistes radicaux (adjectif crucial !) homophobes, antisémites et antimaçonniques assimilés à la cruauté de Daech, et les fanatiques d'extrême-droite conspirationnistes. C'est le même résidu, le même marc, à écarter par tous les moyens, à mettre au compost, à écraser, à exterminer dans une guerre totale. « On a déjà la trouille que Daech (l'organisation djihadiste Etat islamique) vienne finir le travail. Si on ajoute les fanatiques d'extrême droite, qui ne valent pas mieux, c'est dur », se lamente Vincent, un membre d'une nouvelle organisation anti-conspirationniste dont la pub est faite par tous les sites d'actualité conformes, en premier lieu par tous les "gratuits" (journaux) et Orange actualité. Les fanatiques d'extrême-droite qui ne valent pas mieux... Tiens, tiens, l'on retrouve cette analogie faite à partir de cette équation : Islamisme=antilibéralisme+radicalité=extrême-droite.

    Notre propos ne consiste pas ici à expliquer l'origine du terrorisme de nos jours mais s'intéresse à un phénomène annexe qui se nourrit de ce terrorisme pour dessiner au-delà des seuls acteurs de ce terrorisme le monde des gentils et celui des méchants. Nous ne nous essayons à aucun conspirationnisme spéculatif, nous ne faisons qu'observer. Observer l'armada de néo-penseurs "patriotes" à la Zemmour avant même l'avènement terroriste, la multiplication des spécialistes de la radicalité, la comparaison désormais incessante entre la résistance palestinienne et le terrorisme daechien, la glorification de l'homosexualité et de la pornographie posée comme l'antithèse de la radicalité (qui serait l’unique responsable du terrorisme. Et à ce propos quel exemple plus éloquent que l'auteur de La France djihadiste, Alexandre Mendel, qui a écrit son livre aux éditions très néo-con Ring après avoir été un spécialiste du milieu pornographique de Montpellier comme en témoignent plusieurs articles dithyrambiques parus dans le Midi libre à ce sujet ?). À la lumière de cette nouvelle construction idéologique, toujours en cours (on vit une époque formidable), n'est-il pas légitime de voir dans la prochaine Garde nationale voulue par la marionnette Hollande une milice (terme utilisé par la "gauche" sans sourciller) emplie de militants homosexualistes, sionistes, et cosmopolites qui finiront par sévir un peu partout en tant que brigades de l’amoralité y compris et surtout sur le Web et en particulier sur les réseaux sociaux où ils signaleront tous azimuts les radicaux ?

    Comme par hasard (nous pouvons parler ironiquement de « théorie de la coïncidence »), la semaine dernière, le mardi 19 juillet, les avocats de Facebook, de Twitter, de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), de SOS Racisme et de la LICRA ont indiqué qu'ils étaient sur le point d'aboutir à un "protocole" pour « mieux lutter contre les discours haineux sur Internet ». Deux mois auparavant, une officine non gouvernementale avait orchestré un testing sur les réseaux sociaux pour évaluer l'efficacité des censeurs. Evidemment, comme on pouvait s'y attendre, sa conclusion était bien tristounette. Trop de propos non conformes n'étaient pas supprimés, un fait qui serait grave puisqu'il stimulerait la radicalité et l'autoradicalisation des jeunes fragiles. Il existait cependant une espèce de propos qui était particulièrement impunie. Vous avez deviné, il s'agit des assertions antisémites et révisionnistes (négationnistes disent-ils). Et les vigilants d'insister sur le fait que le "négationnisme" ne serait jamais censuré ! Ou comment ces vigilants profitent des massacres terroristes pour épurer les derniers espaces de relative libre expression ! Le journal Le Monde parle de "laxisme". Mais quelle est sa cause ? Non la permissivité des réseaux sociaux (qui suppriment quand ils le voient un compte pour l'expression d'une pensée non autorisée) mais la quantité astronomique de messages qu'ils hébergent et qu'ils sont bien incapables de surveiller intégralement... pour l'instant. Nous parions en nous répétant qu'une fraction des membres de la fameuse garde nationale servira à terme à jouer aux supplétifs de Big Brother.

    François-Xavier Rochette Rivarol du 28 juillet au 31 août 2016

  • L’été radical de toutes les droites…

    Sécurité-immigration-islam, immigration-islam-sécurité, islam-sécurité-immigration ! C’est peu dire que ce triptyque sert de viatique, cet été, aux droites françaises. Et pas seulement à son extrême. L’actualité dramatique des attentats de Nice et de Saint-Etienne-du-Rouvray l’a installé, durablement, au coeur du discours politique. En prévision de la primaire de novembre, puis de la campagne présidentielle elle-même.

    Le meurtre de masse (85 morts et des dizaines de blessés) perpétré à l’aide d’un « camion fou » sur la Promenade des Anglais, le 14-juillet à Nice, par un ressortissant tunisien inconnu des services de renseignements a, immédiatement, été l’occasion d’une polémique. Ouverte par Christian Estrosi, premier adjoint (LR) au maire chargé, entre autres nombreuses délégations, de la sécurité, elle a porté sur les effectifs et le positionnement de la police nationale le soir du feu d’artifice.

    Balayant l’unité nationale qu’un tel événement tragique aurait pu et dû susciter, cette polémique s’est rapidement polarisée autour du ministre de l’intérieur. Quelques rares personnalités du parti « Les Républicains », relayés en fanfare par le Front national, ont alors réclamé la démission de Bernard Cazeneuve. La sécurité en général et l’incapacité supposée du gouvernement a assurer celle des Français était au centre des « débats ».

    En l’espèce, les attaques récurrentes contre Cazeneuve avaient un côté surréaliste dans la mesure où Nice est une des villes les plus vidéo-surveillées de France. De plus, il se trouve que le camion conduit par le tueur – son appartenance à Daech a été revendiquée par l’organisation terroriste – avait circulé dans la ville, les 12 et 13 juillet, alors que cela lui était interdit. La vidéo-surveillance, dont la responsable a été la première à accuser le cabinet du ministre de l’intérieur, n’avait rien détecté, ni rien empêché.

    « Une juge rouge adepte de la politique de désarmement pénal »

    Douze jours plus tard, le 26 juillet, la France était à nouveau en état de sidération. Le père Jacques Hamel (85 ans) était égorgé par deux islamistes français alors qu’il célébrait une messe matinale devant quelques fidèles à Saint-Etienne-du-Rouvray, commune située à côté de Rouen. C’était la première fois, en Europe, que des terroristes assassinaient un homme d’église sur son lieu de culte en plein office. Là aussi, Daech était en cause.

    Alors qu’à Nice, la sécurité avait été mise en cause par la droite et son extrême, à Saint-Etienne-du-Rouvray, c’est la justice qui était montrée du doigt… par les mêmes. Le mise en liberté sous bracelet électronique d’un des deux tueurs était l’objet d’une nouvelle polémique. « C’est une juge rouge adepte de la politique de désarmement pénal de Christiane Taubira qui avait pris la décision de ne pas enfermer ce terroriste », assenait ainsi, au prix de raccourcis saisissants, le directeur du très droitier hebdomadaire Valeurs actuelles.

    Dans les deux cas, ces crimes ont déclenché une « guerre d’édition » sur les réseaux sociaux. Twitter, comme d’habitude, a été à la pointe des attaques où l’islamophobie le disputait aux poussées sécuritaires les moins contrôlées. Le courageux anonymat, largement développé sur ce réseau, favorisait le racisme, l’injure, la diffamation ou toutes autres sortes de débordements extrémistes.

    Une opération de communication de la droite ultra

    C’est dans ce contexte tendu et attisé de façon radicale qu’est intervenue, le 3 août , l’évacuation par la police, à l’heure du laitier, de Sainte-Rita, église du 15e arrondissement de Paris occupée illégalement par des intégristes depuis des mois. La date choisie – quelques jours après l’enterrement du père Hamel – n’était probablement pas la plus judicieuse mais n’importe quelle autre date aurait provoqué la même récupération par une partie de la droite et de l’extrême droite.

    Là encore, Twitter a montré sa capacité de mobilisation et de démultiplication de la polémique. C’est par ce réseau que les monarchistes de l’Action française ont rameuté quelques paroissiens d’occasion pour venir défendre Sainte-Rita « contre la République ». C’est aussi par ce canal que des élus (LR) du 15e se sont donnés le mot pour s’opposer physiquement à l’évacuation réclamée tant par l’ex-propriétaire des lieux – l’Association des chapelles catholiques et apostoliques – que par l’acquéreur – une société immobilière – et validée par le Conseil d’Etat.

    Cette intervention musclée a donné lieu à une opération de communication de la part de la « droite ultra » dans le genre « divine surprise ». Cette opération a été parfaitement décortiquée et analysée par le quotidien catholique La Croix, puis par le quotidien libéral Le Figaro. Volontairement ou involontairement – primaire pré-présidentielle oblige -, des élus de droite se sont prêtés à cette manipulation. Il est vrai que l’essentiel était de dénoncer « l’absence de discernement du pouvoir socialiste ». Comme dans les attentats du mois de juillet. Quitte à faire du buzz pendant quelques jours seulement !

    Francetvinfo

    http://www.voxnr.com/371/lete-radical-de-toutes-droites

  • Croire ou ne pas croire en la rééducation des terroristes

    Bernard Plouvier 

    Depuis trois millénaires et demi - d’abord avec Akhenaton-Aménophis IV, 14 siècles avant notre ère, puis avec Zoroastre 7 siècles plus tard, enfin avec Jésus de Nazareth -, on nous assure que la création serait belle et bonne, puisqu’étant issue d’un dieu bon… même si un dieu mauvais ou des anges dévoyés devenus démoniaques l’auraient pervertie.

    En Europe occidentale, il fallut attendre le XVIIe siècle après J.-C. pour généraliser cette autre croyance absurde : l’agressivité humaine serait le fruit de la peur et de l’ignorance. En conséquence, depuis le milieu du XVIIIe siècle, une invraisemblable quantité de réformateurs optimistes se sont proposé d’éduquer les humains, puis de les rééduquer après un passage à la délinquance ou au crime.

    Pourtant, il existe à peu près autant d’observateurs du monde animal et de son soi-disant chef d’œuvre, l’Homo sapiens sapiens, qui, après de longues études et de saines réflexions, ont considéré que l’avidité, la jalousie et la joie de nuire à autrui étaient des facteurs bien plus puissants que la peur et l’ignorance pour expliquer la haine, les pulsions meurtrières, la méchanceté gratuite, toutes choses qui trouvent un moderne apogée dans le terrorisme islamique, actuel sommet de l’agressivité de la bête humaine, ayant détrôné le marxisme au hit-parade de la nuisance suprême.

    De fait, en dépit d’une alphabétisation générale (du moins en zones occidentales), malgré de fabuleux progrès scientifiques et techniques, le XXe siècle de l’ère si mal dénommée « chrétienne » fut sans conteste le plus sanglant et le plus inhumain de l’histoire humaine. On reconnaît volontiers que la préhistoire semble avoir été assez sordide, mais l’on connut, à compter de 1914, de nombreux exemples de cannibalisme et de tortures immondes, et l’on en vint même à redonner une actualité aux génocides bibliques. Le XXIe siècle, à peine entamé, s’avère pire encore, par l’agitation de millions de sous-doués qui veulent imposer à l’humanité la barbarie et l’obscurantisme musulmans.

    L’éthologie comparée nous enseigne que ni le rire ni la guerre intra-spécifique [au sein de la même espèce] ne sont le propre de l’homme… tant pis pour Aristote et une foule d’auteurs ignares. Anéantissant impitoyablement une multitude d’œuvres de profonds penseurs béats (philosophes, sociologues, économistes, éducateurs, psychologues, sans oublier les imposteurs de la psychanalyse), l’histoire humaine des deux derniers siècles nous apprend que la rééducation des grands criminels autant que celle des petits délinquants est statistiquement illusoire.

    Un terroriste n’est pas un « fou d’allah » ou de n’importe quels autres divinités ou cultes politiques. C’est soit un psychotique délirant (en langage populaire, un fou dangereux), soit un psychopathe, incapable d’agir efficacement dans une société, et d’autant plus avide de sentir sa toute-puissance s’exercer sur des proies, faciles parce que désarmées, soit un sociopathe, un tueur en série qui procure à sa haine sociale l’alibi d’une soi-disant noble cause, religieuse ou politique.  

    Le terrorisme est en soi un acte de guerre. C’est l’expression la plus achevée de la haine envers l’humanité dans son ensemble ou envers une société particulière. C’est le summum de la joie de nuire à un prochain anonyme, pour des fanatiques politiques ou religieux, mais aussi pour d’innombrables petites frappes incultes, passées de la délinquance et du crime de droit commun à la féérie activiste.

    Ne pas y répondre de façon appropriée est la pire erreur que l’on puisse commettre : c’est encourager à la récidive. Par leur faiblesse dans la réaction à la barbarie islamique, les adultes d’Europe occidentale et scandinave sont grandement fautifs, mettant en danger la jeune génération de souche européenne qu’ils ont pourtant le devoir de protéger. Il n’est qu’une réponse au terrorisme : l’élimination radicale des acteurs, des inspirateurs et des complices.

    En outre, comme l’unique cause actuelle de terrorisme en Europe est l’islam djihadiste, les Européens de souche doivent organiser le grand retour en terres de charî’â des musulmans. L’adage « Chacun chez soi » demeure le fondement d’une société saine. Le dogme « un continent  = une race » doit demeurer la règle, les amateurs de brassage racial ayant le très vaste continent des Trois Amériques pour assouvir leur penchant.

    Les européens doivent abandonner, sans regret ni esprit de retour, la dangereuse absurdité d’une amélioration des mentalités humaines, parallèle aux progrès scientifiques et techniques, ainsi que l’illusion grotesque de la rééducation possible des canailles et des crapules. L’homme, produit de sa génétique, demeure moralement inchangé depuis la préhistoire, comme demeurent immuables les comportements de toutes les autres espèces animales.

    Qui est génétiquement programmé pour être une canaille ou une crapule peut résister à la tentation du passage à l’acte, grâce à ses facultés de libre-arbitre et de transcendance, devenant un saint. Mais s’il cède une fois à la part pourrie de son programme génétique, il récidivera dès qu’il en aura la possibilité.

    Un saint est un personnage admirable, mais il n’en est pas moins une exception. L’assassin, le terroriste, le violeur, le trafiquant de drogues et d’armes sont les équivalents humains de la bête féroce, mais en pire, car l’homme (c’est un terme générique « qui embrasse la femme »… enfin pas tous et pas toutes) est doté d’une intelligence et d’une inventivité, donc d’une malfaisance, bien supérieures à celles des autres espèces animales.

    Une fois admises ces notions, il faut en tirer toutes les conséquences.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2016/08/02/croire-ou-ne-pas-croire-en-la-reeducation-des-terroristes-5832783.html

  • Les entreprises françaises sont les plus taxées d'Europe

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    Source

    Philippe Carhon

  • André Gérin : « La France est gangrenée par l’islamisme »

    « La France est gangrenée par l’islamisme » écrit André Gerin, ancien député-maire (PCF) de Vénissieux (Rhône), dans une lettre à François Hollande qu’il lui a expédiée le mardi 26 juillet, alors qu’un « nouvel attentat barbare de l’État islamique était en train d’avoir lieu à Saint-Etienne-du-Rouvray ». C’est cette lettre que nous publions ci-dessous dans son intégralité.

    Monsieur le Président de la République, Cher François,

    J’ai écouté attentivement vos interventions lors du soutien que vous avez exprimé en direction des familles des victimes de l’attentat de Nice et plus largement au peuple niçois. C’est en ma qualité de communiste et républicain que je me permets de réagir car je considère que l’heure est grave.

    Dans votre discours, vous avez appelé la France « à faire bloc », en leur assurant que « l’exécutif ne céderait pas face à une guerre que le terrorisme nous livre ». Cet appel ne sera entendu que si vous affichez votre détermination et votre fermeté pour lutter contre le terrorisme. Les Français veulent avoir la certitude que le gouvernement met tout en œuvre pour les protéger. Jusqu’à ce jour, le peuple a fait preuve d’une infinie patience, d’un remarquable sang-froid face à la barbarie et aux violences quotidiennes qui traversent notre pays. Mais jusqu’à quand cette patience va-t-elle durer ? Notre démocratie est en danger. Le délitement de la société que l’on a tous constaté, contient des germes de guerre civile. Il ne faut pas non plus exclure un séisme d’une ampleur inconnue que la crise politique et sociale peut provoquer.

    Un big-bang politique s’impose de toute urgence. C’est une initiative inédite qui vous appartient et dont vous pouvez avoir l’autorité. Elle doit être solide et durable sur cinq ans sur la question du terrorisme, avec la mise en commun d’un diagnostic partagé et l’apport de réponses politiques prépondérantes. Vous avez d’ailleurs franchi un premier pas lorsque vous avez remercié la gauche comme la droite d’avoir voté le prolongement de l’état d’urgence. Notre pays vit une terrible épreuve. C’est peut-être l’occasion pour vous, Président de la République, de réunir, sans a priori, toutes les forces politiques républicaines. Un geste fort qui permettrait de créer une réelle dynamique. Car un diagnostic vital de la situation de notre pays est obligatoire.

    Gauche comme droite doivent nécessairement changer leur logiciel et sortir de leur condition partisane tellement surannée et rejetée par la majorité des électeurs. Il ne faut pas que se reproduise le spectacle minable qu’une partie de la droite nous a servi au lendemain de l’attaque terroriste de Nice, tellement obnubilée par les élections de 2017. Le Parti socialiste avait eu des agissements analogues lors des attentats de Montauban et de Toulouse en 2012.

    Les Français, durement éprouvés, en ont plus qu’assez de la vie politique telle qu’elle fonctionne dans notre pays. Le moment est donc venu d’ébranler nos certitudes, nos dérisoires et ridicules querelles politiciennes.

    Nous le savons, l’ennemi est immergé au sein de la population et dans nos villes. Le terreau sur lequel les terroristes islamistes nourrissent leur violence est lié aux trafics de drogue, d’armes et à la misère endémique.

    Je l’affirme haut et fort : Oui la France est gangrenée par l’islamisme. Depuis les années 1990, nous savons où se loge la radicalisation qui s’est développée et n’a cessé de se renforcer. C’est dans les banlieues que les idéologies islamistes et salafistes se sont implantées. Cette période a connu l’arrivée en masse, d’anciens islamistes algériens du Front islamiste de salut, mais également celle du Groupe islamiste armé (GIA), époque où ils ont quitté l’Algérie en pleine guerre civile (Nice et ses environs sont apparus comme des destinations géographiques évidentes). Personne dans le Rhône, n’a oublié Khaled Kelkal, membre du GIA, impliqué dans plusieurs attentats meurtriers au cours de l’été 1995 dont celui du métro Saint-Michel – huit morts et 117 blessés.

    A partir de cette période, une véritable idéologie de rupture et de haine de la France s’est développée, pourrissant la tête de nos gamins et la vie de nos quartiers. Elle s’est insinuée tel un virus idéologique, communautariste, antisémite, complotiste, anti France et anti-blanc, diffusant en continu sa haine de la France. En 2004, j’ai fait expulser de France, l’imam Bouziane de Vénissieux, l’un des responsables salafistes au plan national. Rappelons-nous les trois semaines d’émeute en novembre 2005, sous influence des islamistes. Leur cible prioritaire : brûler des voitures et frapper les symboles de la République. 800 communes touchées. Des milliers de voitures incendiées et des centaines de symboles de la République visés.

    Reconnaissons-le honnêtement : Oui, il y a des territoires perdus de la République.

    Quand les ghettos sociaux deviennent des ghettos ethniques, le constat est clair : le quartier n’est plus black, blanc beur, c’est le communautarisme qui prédomine et la loi de la charia qui devient la norme dans l’espace public. Certes avec effroi, nous observons que ceux qui applaudissent les crimes et la barbarie à Charlie Hebdo, l’hyper casher et Nice, ont pour héros Kelkal ou Mérah.

    Certains de nos adolescents ne se considèrent pas comme étant français. Ils sont d’abord et avant tout musulmans. Ils l’affirment avec arrogance et nous distillent les discours préformatés et victimaires qui leur ont été inoculés. Ce sont les mêmes qui contestent violemment les cours d’histoire, de biologie ou de sciences naturelles. Dans de nombreux territoires de notre pays, sévissent enfermement et endoctrinement qui révèlent la dimension prégnante de l’islam politique.Cette emprise idéologique, culturelle et spirituelle est une entrave à l’intégration républicaine. Elle est toujours sous-estimée, voire ignorée et pèse lourdement sur la communauté musulmane.

    C’est cette chape de plomb idéologique qu’il faut faire sauter car elle nourrit l’amalgame. Avec l’islam instrumentalisé, sont mises en avant des revendications ethno-religieuses portées par des jeunes radicalisés, en voie de délinquance, qui deviennent la proie des salafistes.

    Monsieur le Président, nous ne pouvons plus tourner autour du pot quoi qu’il en coûte à notre confort personnel, intellectuel et politique avant que la société n’explose. Renforçons les mesures sécuritaires et militaires. Faisons-le sans état d’âme.

    Sortons de l’emprise de ceux qui opposent sécurité et liberté et de cet angélisme culpabilisant. Refusons sans ambages les postures désarmantes encore vivaces à gauche, relayées par des médias et des intellectuels, au nom de la culture de la tolérance et du doute, et condamnons les discours gauchistes anti-flics et anti-Etat qui écœurent les classes populaires, dégoûtées par ce catéchisme moral et anti raciste.

    Là-aussi, monsieur le Président de la République, le gouvernement ne doit pas transiger. Je pense que nous devons nous diriger vers une concorde nationale.

    Droite et gauche doivent s’unir face à cet impératif : assumer le diagnostic commun en définissant l’ennemi intérieur. C’est la seule manière de lutter contre la barbarie de l’idéologie islamiste. C’est ce qu’attend le peuple de France. De l’audace, du courage politique et de la fermeté.
    J’ai quelques propositions à vous soumettre :

    • Dans l’immédiat, le retour renforcé de l’autorité régalienne de l’Etat et la remise en cause du laxisme pénal. La hausse massive des budgets régaliens et de sécurité est prioritaire dès maintenant. Nous devons apprendre à vivre avec le risque terroriste pour renforcer la cohésion nationale.
    • Lorsque j’étais député, j’avais déposé le 11 mai 2005, la proposition de loi n° 2316 relative à la création d’un service civique national obligatoire, mixte, dès l’âge de 16 ans. C’est peut-être une idée à reprendre afin de renouer avec l’esprit du service militaire de conscription, en finir avec les cloisonnements et la ghettoïsation, recréer la cohésion autour de la Nation et faire revivre l’esprit patriotique.
    • La loi contre le port du voile intégral doit être appliquée. Il ne faut plus tergiverser sur ce sujet. Cela nécessite de véritables moyens dans les commissariats de police concernés mais aussi, d’impliquer directement les responsables du culte musulman dans leur coresponsabilité vis-à-vis de la loi républicaine.
    • Mettre hors d’état de nuire les terroristes potentiels, revoir la question des frontières nationales. Elles sont à réhabiliter en terme de protection. Par ailleurs, il y a obligation de retrouver la maîtrise des flux migratoires.

    J’ai la conviction qu’il nous faut franchir une étape sans précédent pour rétablir l’ordre républicain et redonner à l’État, son autorité et sa légitimité. Voyons ce qui se passe depuis le 14 juillet, voitures brûlées, caillassage, guet-apens, et ces jours-ci dans l’Oise, à Beaumont-sur-Oise et dans les environs. Pour moi il n’y a pas de hasard, tout se tient.

    Cette réalité enkystée dans la société depuis plusieurs décennies, entretient ce que j’ai coutume d’appeler une gangrène où tous les oiseaux de malheur, trafiquants et salafistes en profitent pour pourrir la vie et la République. Il faut en finir avec cette banalisation et appliquer la tolérance zéro. Cela va des incivilités, aux actes criminels, en passant par le non-respect de la loi, dans tous les lieux et pour tous les domaines.

    Voilà, monsieur le Président de la République, cher François, ce que je souhaitais vous exprimer suite à votre appel.

    Dites aux Français que vous avez confiance en eux, comme chef de guerre contre le terrorisme islamiste.

    Dites à nos concitoyens musulmans qu’ils doivent se mobiliser autour d’un islam spirituel compatible avec la République et contre ceux qui instrumentalisent leur foi, en dénonçant les intégristes, les idéologies salafistes et les frères musulmans.

    Affirmez votre détermination et votre fermeté. C’est un appel à la mobilisation de tous, de tous les instants afin de créer un grand mouvement populaire et citoyen pour un sursaut républicain et un réveil civique.

    Car nous avons tous mal à la France.

    Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, Cher François, l’expression de ma haute considération.

    André Gerin

    Texte repris du blog d’André Gerin

    http://fr.novopress.info/

  • Nicolas Sarkozy évoque le Grand remplacement

    Même s'il condamne officiellement Nadine Morano et ne veut plus entendre parler de Patrick Buisson, Nicolas Sarkozy semble avoir compris que la primaire et les présidentielles se gagneront sur les questions identitaires. Le Lab d'Europe 1 souligne les similitudes entre les propos de Nicolas Sarkozy et ceux de Jean-Marie Le Pen :

    "Aujourd'hui, vous additionnez l'Europe et les États-Unis, on est moins de 800 millions dans un monde de 7 milliards de personnes. Forcément, la civilisation européenne, qui s'est toujours vécue comme dominante, réalise qu'elle ne pèse désormais qu'à peine 10 % de la population mondiale. La civilisation européenne se sent devenue minoritaire. La démographie fait l'Histoire, et non le contraire. Voici ce qui explique notamment les interrogations européennes. L'axe du monde est clairement passé vers l'Afrique et l'Asie. Il nous faut réagir, ou on disparaîtra". [Nicolas Sarkozy, interview au Point le 5 août 2016]

    "Si l’on compare le chiffre de population de l’Europe que j’appelle "boréale", de Brest à Vladivostok, il y a 750 millions d’habitants. En face, 7 milliards. Ils ont 45 ans de moyenne en Europe, ils ont 20 ans de moyenne d’âge dans le reste du monde. La différence ne cessera de progresser, la misère de grandir dans tous ces pays et la pauvreté dans les nôtres. Des conflits très violents vont intervenir déclenchant des torrents migratoires de gens qui essayeront de fuir le désastre et qui considèrent que l’Europe est le radeau de la méduse qu’il faut gagner à tout prix. [Jean-Marie Le Pen, avril 2014]

    S'ils ne veulent pas se faire dépasser sur leur droite comme en 2007, Marine Le Pen et le FN devraient réfléchir à ce tweet de Droite nationale, antérieur aux propos de Nicolas Sarkozy :  

    Philippot, Marine Le Pen et la stratégie "apaisée" : ils ont piégé Sarkozy et la droite http://a.msn.com/01/fr-fr/BBv1whR?ocid=st 

    Philippe Carhon

  • [Revue de presse] Questions internationales #79 et 80: Le réveil des frontières, des lignes en mouvement

    2897454109.gifLa revue Questions internationales, éditée par la Documentation française propose un double numéro pour les mois de mai à août 2016 autour d'un sujet aussi important qu'épineux : les frontières. C'est en tout cas un sujet essentiel, la planète comptant 252 000km de frontières internationales terrestres d'après Michel Foucher, géographe, ancien ambassadeur et titulaire de la chaire de géopolitique appliquée au Collège d'étude mondiale.

    Le présent numéro est d'emblée à intégrer dans toute bonne bibliothèque tant il est vivifiant et loin de la propagande mainstream du petit milieu journalistique parisien et des réseaux qui financent les No Borders. Le dossier se structure autour de quatre grands thèmes : « De l'utilité des frontières », « Frontières et lignes liquides », « Quelques questions frontalières dans le monde » et « Définir et défendre les frontières en Europe ». A ces grands thèmes, la revue adjoint d'autres sujets dans sa rubrique « Question européenne », dont un article sur l'islam politique, une rubrique « Regards sur le monde » qui traite entre autre des défis sécuritaires et humanitaires en Jordanie et enfin une rubrique qui ne manquera pas d'intéresser certains de nos lecteurs avec « Les questions internationales à l'écran » autour de deux articles, « James Bond, géopolitique et cartographie » et « Franchir les frontières européennes au cinéma ».

    C'est donc un double numéro d'une très grande richesse et qui est marqué par un grand sérieux et une grande rigueur scientifique.

    A propos de l'islam politique, l'article « L'islam politique existe-t-il en Europe ? » (p.149 à 153), les auteurs, Samir Amghar et Khadiyatoulah Fall proposent une contribution autour des Frères Musulmans. Nous y apprenons par exemple la proximité de Marwan Muhammad, directeur exécutif du Collectif contre l'islamophobie en France, avec l'Open Society Institute de Georges Soros comme nous en avons parlé dans un précédent article.1 Ce qui pourrait accréditer la thèse d'une proximité entre l'entourage d'Hillary Clinton et les Frères Musulmans.

    Quant aux frontières, notion qui se distingue de celle de ligne, nous retiendrons quelques éléments  importants qui seront utiles à nos lecteurs.

    D'après le rédacteur en chef de la revue, Serge Sur qui est également docteur en droit et agrégé de droit public, auteur d'un très grand nombre d'ouvrages et d'articles traitant de questions d'actualité, des relations internationales et de géopolitique « le terme vise toute forme de séparation entre des espaces et, de façon métaphorique, tout type de coupure, spatiale ou non, y compris dans le royaume de l'imaginaire. » (p.4). Il ajoute dans cet article introductif intitulé « Lignes et frontières, tout bouge » : « Au sens plus restreint, celui du droit international, la frontière est une ligne, juridiquement construite, qui sépare deux ou plusieurs États souverains, ou un État d'un espace international ; ce qui est le cas de la mer territoriale. C'est dire qu'elle est intimement liée à l'existence de l’État et qu'il n'y a pas de frontière sans État. » (p.4). De fait que « Derrière la remise en cause de la frontière, sa cache celle de l’État et plus spécialement de l’État-nation. » (p.5). Remise en cause idéologique – l'auteur de l'article use du terme - appuyée par des constructions continentales (de type Union européenne), par la mondialisation et par la dynamique technologique (nous penserons spontanément au numérique).

    Pour Michel Foucher, dans son article « A quoi servent les frontières ? », « Les frontières internationales sont un périmètre de l'exercice de la souveraineté des Etats qui composent le système international et l'un des paramètres de l'identité des nations.[…] Un monde sans frontière ne serait pas vivable. » (p. 14)

    Quant à Paul Klötgen, maître de conférence à la faculté de droit, sciences économiques et gestion à l'université de Lorraine, il rappelle que « la notion de frontière est juridique. Le droit définit les frontières – lignes, zones, réseaux, groupes … - de manière souple et évolutive. […] elles [les frontières] délimitent – plus qu'un espace de souveraineté – un espace de juridiction au sein duquel pourra être dit – et imposé – ce qui est juste, droit et écarté ce qui ne l'est pas. » (p. 22).

    Autre approche intéressante, celle de Laetitia Perrier Bruslé, maître de conférences en géographie, membre du PRODIG (Pôle de recherche pour l'organisation et la diffusion de l'information géographique) à l'université de Lorraine. Son article, « La frontière comme construction sociale » motive son approche en précisant que « La frontière n'est pas une ligne intangible dans le temps et dans l'espace. Elle est aussi une construction sociale, modelée par les discours et les pratiques d'une pluralité d'acteurs, de l'Etat aux habitants de la frontière. » (p.51). Par exemple dans les discours qui définissent l'identité et l'altérité. « La frontière et l'identité sont dans une relation de co-production permanente, la première traçant les contours de la seconde, qui elle-même renforce la première. Elles sont reliées comme la poule l'est à l’œuf sans qu'on puisse dire laquelle précède l'autre. C'est dans le registre des représentations que se noue la symbiose, ce qui a été maintes fois souligné à propos de la construction de l'édifice Etat-nation-territoire. » (p. 52). Des éléments liés aux représentations, des barrières mentales, peuvent donc s'ajouter aux frontières juridiques des États. On reconnaît l'héritage de la géographie des représentations, en particulier la géographie des représentations mentales pour le cas présent, qui doit beaucoup à La région, espace vécu,d'Armand Frémont, paru en 1976.

    Les régions frontalières sont d'ailleurs particulièrement au cœur des enjeux liés aux frontières et comme le note Christophe Sohn, géographe, chercheur au Luxembourg Institute of Socio-Economic Research (LISER) dans son article « La frontière : un atout dans un monde globalisé », les frontières conduisent à « une intensification de l'urbanisation des régions frontalières et l'émergence de nouvelles formes de coopération et d'interaction transfrontalière. » (p.37). En un mot, la frontière est désormais une ressource. Une ressource dont peuvent tirer profit les États dans un contexte de mondialisation, ce dont ne se privent pas les deux grandes géants du capitalisme : les Etats-Unis et la Chine. Qqu'on songe au phénomène, désormais ancien, des maquiladoras à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. Ces considérations appuient le propos de Michel Foucher page 15 : « Limite, la frontière est un lieu d'interaction ».

    C'est particulièrement l'article de ce dernier qui aura attiré mon attention, identifiant six lignes directrices dans la problématique frontalière contemporaine (la territorialisation des océans (ex : Arctique, Asie du sud-est), la persistance ou l'aggravation des tensions (Moyen-Orient, Afrique, …), le développement des pratiques de durcissement (Amérique du nord, Europe, Asie du sud), la poursuite de la délimitation (via par exemple la cour internationale de justice), la prégnance des questions migratoires et le désenclavement), quatre tendance à l’œuvre dans la longue durée (la réaffirmation des frontières internationales, terrestres et maritimes dans un monde d’États souverains, la permanence des enjeux de l'exercice des fonctions régaliennes de base, la remise en cause des statu quoterritoriaux par certains États et la multiplication des franchissements) ou encore quatre types de régimes de séparation frontalière (les barrières et murs installés dans les territoires disputés et ayant une fonction de sécurité et de délimitation pour mettre fin à une contentieux territorial (Line of control du Cachemire), les murs et barrières dans des territoires disputés être les États mais où persistent des tensions ethniques, démographiques ou politiques (Irlande du nord), les barrières issues d'un conflit militaire (ex : Chypre) et le durcissement d'un régime frontalier (exclaves de Ceuta et Melilla)).

    L'auteur conclut son article de la meilleure façon qu'il soit :

    « Objets géopolitiques par excellence – en tant que « du politique inscrit dans l'espace » -, les frontières servent à différencier le dedans du dehors et délimitent des appartenances. Le «  retour » des frontières – ouvertes mais maîtrisées – marque l'exigence du primat du politique et du symbolique sur le jeu déstructurant d'une globalisation économique sans limites.

    Et si un monde réputé sans frontières advenait, il deviendrait bien vite un monde borné. On peut se demander si la destruction des limites n'a pas pour résultat l'émergence d'une multitude de bornes nouvelles. Peut-être est-ce parce qu'il ne supporte plus les limites que l'homme moderne ne cesse de s'inventer des bornes. Auquel cas, il ferait l'échange de bonnes frontières contre les mauvaises. » (p. 21).

    Peut-on faire plus clair et plus limpide ? Michel Lussault avait déjà noté que la libre circulation des personnes avaient conduit à renforcer la gestion des flux dans certains lieux. La technique du queuing théorisée par les anglo-saxons dans les années 50 et le contrôle exercé sur les passagers aux aéroports en sont deux exemples2. En effet, comme l'indique Serge Sur dans son article introductif, la frontière apparaît souvent comme « contre-nature » alors que dans le même temps elle est un filtre avec une double dimension d'ouverture et de fermeture. La frontière est une protection (inviolabilité, intégrité et intangibilité – p. 9 et 10). La frontière est aussi gage de l'existence d'une identité, portant en elle l'image de l'enracinement, de la stabilité, de la pérennité de l’État. La disparition des frontières ne coïncide donc absolument pas avec une disparition des territoires, mais bien au contraire à la production de nouveaux territoires dont les limites peuvent échapper au droit. C'est aussi ce qui conduit à une dialectique entre la négation de la frontière et l'édification des murs. Le mur est un obstacle physique qui s'ajoute à un obstacle juridique, déjà existant, mais invisible. Face à une mondialisation productrice de territoires, les États peuvent avoir tendance à réaffirmer, par le mur, des territoires nationaux, aux frontières juridiquement reconnues par le droit international. État, nation et frontières vont ensemble comme on l'a dit. La France en est un parfait exemple puisque cette question de la frontière a pu conduire à la réalisation du pré-carré de Vauban, au mythe de l'hexagone ou à celui de la frontière rhénane.

    « En ces vases clos [dessinés par les frontières], la nation fermente »3 et comme le rappelle le dossier, même les pays issus de la décolonisation se sont appropriés les frontières et ont tous leur drapeau, leur hymne ou leur fête nationale. L'article de Vincent Hiribarren, maître de conférence en histoire de l'Afrique contemporaine au King's College de Londres, « Les frontières en Afrique subsaharienne » (p. 82 à 88) permet d'ailleurs de nuancer les approches partisanes et les clichés sur les frontières en Afrique.

    S'attachant aussi à traiter de nombreux autres sujets, dont le Donbass, la frontière russo-finlandaise, les frontières à l'heure d'internet, les frontières aériennes ou encore le nouveau découpage des océans, ce numéro est une très bonne remise à niveau et aussi une mise au point sur le sujet, loin des débats politiques et des clichés journalistiques.

    Jean / C.N.C.

    Notes :

    1 L’œcuménisme contre la nation et les Européens (http://cerclenonconforme.hautetfort.com/archive/2016/08/0... )

    2 L’Homme spatial. La construction sociale de l’espace humain (Seuil, 2007), De la lutte des classes à la lutte des places (Grasset, 2009) et L’Avènement du monde. Essai sur l’habitation humaine de la terre (Seuil, 2013).

  • Abracadabra, les chômeurs disparaissent

    Selon le Canard Enchainé, Pôle emploi aurait diffusé le 21 avril dernier à ses cadres une «instruction» indiquant la marche à suivre pour mettre 500 000 nouveaux chômeurs en formation d'ici fin 2016 - correspondant à l'objectif fixé par François Hollande - et ainsi faire baisser les chiffres des catégories A,B ou C, les plus regardées. Soit au total, 1 million de chômeurs en formation sur l'année.

    Michel Janva