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France et politique française - Page 3826

  • Une autre politique est possible : la preuve par Ménard

    Depuis qu’il a conquis la mairie de Béziers, Ménard nous administre une triple preuve qu’une autre politique, au niveau local, est possible.

     

    La socialie unanime est tombée sur Ménard à bras raccourcis pour répandre les boules puantes du soupçon sur la base de supputations. Zemmour avait fait l’objet d’un lynchage médiatique identique, lancé par Mélenchon, sur des propos qu’il n’avait pas tenus.

    En France, nous ne sommes pas égaux devant la présomption d’innocence, avec un effet comique évident, quand telle crapule qui viole ou qui tue, et reconnaît les faits, n’en reste que le présumé auteur, tandis que des autodafés sans procès ni jugement sont érigés pour brûler les Ménard, Zemmour, Camus ou Le Pen.

    Pourquoi une telle réaction, jusqu’au sommet de l’État, si disproportionnée par rapport a l’événement ? Une affaire qui n’en est pas une. Un délit qui n’existe pas. Juste un constat de la part d’un élu au plus près du terrain.

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  • Entrevue #17: Frédéric, responsable du M.A.S. Sud Ouest

    Le Cercle Non Conforme : 1) Peux-tu nous expliquer brièvement pourquoi tu t'es engagé au M.A.S et pourquoi tu y as pris des responsabilités ?

    Frédéric : Le choix de mon engagement au MAS depuis 2012 est le résultat d'un long parcours politique.

    Engagé sous le drapeau de la 3V fin 80 début 90, j'ai gravité autour de la sphère NR au lycée, pour m'engager quelques années plus tard dans la dite « droite nationale » où j'ai pris quelques responsabilités de cadre local dans le Sud Ouest, tout en étant responsable local des Cercles de résistance du réseau Unité Radicale.

    Petit à petit j'ai fait le constat que les orientations de cette mouvance (au sens large) correspondaient de moins en moins à ma vision du monde et à ses réalités. J'ai donc décidé de partir en 2002. J'ai participé à plusieurs aventures durant quelques années, jusqu'à l'apparition du Mouvement d'Action Sociale où j'ai pris la responsabilité de la section Sud Ouest jusqu'à ce jour.

    Ce qui a été fondamental dans le choix de mon engagement au MAS, c'est sans aucun doute la volonté d'un mouvement d'allier la parole à l'action, ce qui est malheureusement chose très rare dans le paysage de la dissidence actuellement.

    Le C.N.C. : 2) Quelles sont les activités et les actualités de ta section ?

    Frédéric : Elles sont diverses et variées, mais toutes recentrées sur l'aspect social. Cela va du militantisme de terrain (collage de banderoles, boitage, tractage) aux actions sociales et écologiques  ( nettoyage de quartiers laissés à l'abandon par les services locaux) en passant par le sport et la formation politique.

    Au MAS, nous ne concevons pas une action sans qu'elle ait un but social que nous puissions retranscrire dans le réel et sur le long terme. Nous préférons les actes aux belles paroles, c'est pourquoi nous demandons à nos militants de s'impliquer au sein de notre réseau en rapport avec leur expérience professionnelle. Pour exemple, lors de nos sorties Trace nous proposons des cours de secourisme, de premier secours sur blessés, d'évacuation de blessés en milieu hostile (montagne, forêt) le tout encadré par des professionnels urgentistes et des militaires réservistes tous militants dans notre réseau. Ces sorties, outre l'aspect pratique, sont souvent l'occasion de rencontrer des personnes pour qui le militantisme peut prendre plusieurs aspects, et d'échanger entre camarades dans un esprit festif lors des veillées.

    Le C.N.C. : 3) Récemment les militants du M.A.S. Sud-Ouest ont mené une action remarquée sur les berges du canal du Midi à Toulouse ? Peux-tu nous en dire plus sur la genèse, la réalisation puis les retours de cette action ?

    Frédéric : Le point fort du Mouvement d'Action Sociale, est sans aucun doute la volonté d'allier l'action à la parole. Nous partons du principe que toute contestation est veine si elle n'est pas accompagnée de gestes forts, de concret, et d'une lutte sur le long terme. 

    Nous sommes pour certains habitants du quartier de la gare Matabiau à  Toulouse où les opérations «  berges propres » se déroulent depuis quelques mois. Nous avions, quelques temps avant le début de l'opération en janvier, en collaboration avec une association locale, alerté les services publics sur l'état de délabrement de notre quartier. Nous n'avions reçu comme réponse qu'un article de la Dépêche du midi, annonçant que le quartier subirait d'important travaux de réaménagement  pour la construction de la nouvelle gare LGV Toulouse Paris a l'aube des années2020, donnant au quartier une nouvelle image, avec un secteur d'hôtels de luxe et d affaires. Nous sommes donc partis du constat que ce quartier souffrait depuis plusieurs années de l'abandon des services de la mairie droite & gauche confondus. Effectivement notre quartier était livré à la prostitution, à l'insécurité, et à la toxicomanie sans que la mairie ne prenne ses responsabilités. Cela n'était plus supportable pour bon nombre de Toulousains.

    Face à l'incompétence et au silence des services de la voirie de la mairie, nous avons donc décidé de prendre les choses en mains et de participer à  la vie de notre quartier en lançant la campagne « opération berges propres » entre les deux écluses de Bayard Matabiau. Une dizaine de militants du MAS se sont donnés rendez-vous en Janvier pour inaugurer l'opération qui fut un succès tant sur le plan pratique (plus de 700 kilos de déchets en tout genre récupérés) que sur le plan humain, puisque nous avons reçu un accueil très favorable des résidents totalement résignés au devenir de leur quartier. En une matinée nous avons nettoyé 200 mètres de berges, récupéré 700 kilos de détritus en tout genre, et récolté pas loin d'une centaine de seringues usagées à même le sol, que nous avons envoyé au maire de Toulouse avec les précautions sanitaires requises. Nous n'avons pour l'heure reçu aucune réponse ni demande de rencontre. Cela nous importe peu puisque nous œuvrons pour le bien de notre quartier et de ses résidents, et nous continuons régulièrement à  faire des interventions sur ce secteur. En ce qui concerne les retours, nous recevons toujours un très bon accueil lors de nos interventions. Nous ne nous cachons pas derrière une association bidon, nous nous réclamons du MAS. Nous n'avons aucune honte à dire que nous sommes des patriotes défendant leur quartier face au laxisme des pouvoirs locaux. Le quartier Bayard Matabiau est une Zone à Défendre au même titre que Sivens. Nous avons d'ailleurs pris comme devise «  ton quartier c'est ta vie, défend ton quartier ».

    Le C.N.C. : 4) Des actions de nettoyage ont également été réalisées par les sections Nord et Méditerranée. La section Auvergne, quant à elle, a participé aux mobilisations contre la ferme des mille veaux. Que penses-tu de cette dynamique ?

    Frédéric : Je trouve toutes ces actions très constructives, et je ne peux qu'encourager les patriotes sincères à  multiplier ce genre d'actions sociales et de militer dans ce sens.

    Plus globalement, il faut pouvoir sortir d'un militantisme de base qui serait juste d'aller coller des autocollants, dire qu'il faut que le peuple se prenne en main, le tout derrière son écran ou sur le papier,  et continuer comme cela à  rester dans l'incantatoire. Il faut que les patriotes pour qui les mots France communauté et solidarité ont encore un sens, reprennent tout les vecteurs qui fondent notre société, et reprennent pied dans le réel.

    Nos actions sociales telles que solidarité populaire, le projet entraide famille, l'entraide calaisienne (nouveau projet social de Calais dont je salue l'initiative) doivent être le moteur de la révolution sociale que nous appelons de nos vœux. Il est primordial pour nous d'être sur ces terrains de luttes.

    Le C.N.C. : 5) Le M.A.S. a été régulièrement cité ces dernières semaines à propos d'une prétendue « infiltration » de l'extrême-droite dans le combat écologique. Ne penses-tu pas, au contraire, que ce sont les forces de gauche, donc les forces « progressistes », qui ont récupéré l'écologie qui leur est philosophiquement opposée ?

    Frédéric : Absolument, et certains  occupants de Sivens l'ont bien compris. J'en veux pour preuve ce pauvre Mélanchon qui s'est fait bousculer par quelques Zadistes courageux qu'il a rapidement dénoncé comme étant de dangereux militants d'extrême-droite infiltrés sur la ZAD. Nous voyons donc que d'un côté la gauche de Mélenchon est désavouée sur son propre terrain de lutte, et d'un autre côté l'extrême gauche antifasciste pille le centre ville de Toulouse lors de samedis d'émeutes suite à la mort de Rémi Fraisse. A ceux qui nous accusent de récupérer tel ou tel combat, nous leur répondons que ce n'est pas en cassant un dab, ou en taguant une banque qu'ils vont faire tomber le capitalisme, et qu'ils vont donner les moyens au peuple de reprendre son destin en main. Au milieu de ça, nous nous plaçons comme étant la véritable alternative. Si nous avons tant été décrié par des journaux comme les inrocks ou sur les blogs de l'extrême-gauche antifasciste, ce n'est pas anodin. Ils commencent à comprendre doucement qu'ils n'ont plus le monopole des luttes, tant ils sont totalement coupés des réalités du peuple. 
    Plus sérieusement et pour couper court a tout délire, comment pourrions-nous être taxé de récupérer le combat écologiste par cette gauche, qui justement s'arrache les cheveux depuis des décennies quand nous parlons de la terre de nos ancêtres, de sauvegarde de la nature, de sauvegarde de notre patrimoine? Quand nous clamons haut et fort que cette terre est la nôtre et que nous voulons la préserver face au rouleau compresseur libéral? Quand enfin nous faisons nôtre l'adage de Dominique Venner «  la nature comme socle, l'excellence comme but, la beauté comme horizon »?
    Pour nous ce combat n'est pas nouveau. Il nous a d'ailleurs assez longtemps été reproché.

    Nous ne récupérons absolument rien. Nous sommes la nature qui se défend, nous nous battons face aux oligarques, aux promoteurs immobilier, aux élus du PS locaux qui votent les travaux de construction d'un barrage qui n'a aucun sens, face aux délabrements de nos lieux de vie, etc..
    Nous n'avons de cesse de dénoncer quotidiennement les attaques du capitalisme sur la nature, sur nos vies, sur la santé, sur les animaux etc.....
    En ce sens nous ne nous contentons pas de dénoncer ces méfaits, nous sommes sur le terrain des luttes et nos actions sociales le prouvent chaque jours
    - Construction et participation aux AMAP, contre les politiques empoisonnements des terres par les grands trust comme Monsanto, Bayer, etc...
    -Actions écologiques pour la sauvegarde de notre patrimoine telles que les opérations berges propres à Toulouse, les actions de nettoyage des cours d'eau dans le Gard, le Nord etc...
    -Bénévolat dans les animaleries
    -Actions de solidarité populaire pour les plus nécessiteux de nos compatriotes dans les grandes villes comme  Nancy, Paris
    - Création du micro crédit a taux 0, contre le pouvoir des banques véritable bras armé de la dictature du capital.

    Notre réponse à ceux qui nous accusent de faire de la récupération tous azimuts est dans nos actes. Nous sommes ce que nous faisons, et beaucoup comprennent notre démarche. En ce sens notre présence sur les terrains de lutte comme Sivens est tout à fait légitime, elle est le résultat d'une prise de conscience de l'enjeu vital de l'écologie radicale que nous appelons de nos vœux dans nos textes fondateurs, ni plus ni moins.

    Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

  • Je suis Français d’abord

    Laurent Morin, premier adjoint FN chargé des finances auprès du maire de Mantes-la-Jolie (Yvelines) Cyril Nauth, aurait commis voila quelques heures un tweet antirépublicain.  Son crime de lèse république ? L’élu FN a eu l’audace de publier deux photos prises à vingt-cinq ans d’intervalle, des membres du club de foot de Mantes-la-Ville. Les Gaulois  ultra majoritaires à l’époque, ont aujourd’hui été éradiqués et plus un seul n’apparait désormais à l’image… Les esprits mal intentionnés ne manqueront pas d’y voir la confirmation de la théorie du grand remplacement.  A l’instar de ces photos de classes circulant sur internet montrant pareillement les conséquences démographiques des politiques migratoires de MM. Mitterrand, Chirac, Sarkozy et Hollande  dans de nombreux établissements de nos villes et quartiers, en l’espace d’une génération…Laurent Morin a reçu de nombreux soutiens, notamment celui de notre camarade Julien Sanchez, maire de Beaucaire (Gard),  face aux attaques dont il est l’objet de la part des bien-pensants; Cyril Nauth a également souligné pour sa part sur France 3 que « les dirigeants du club (de Mantes, NDLR) pratiqueraient une forme particulière de discrimination positive, ils se servent de ce club pour mettre en valeur les jeunes issus de l’immigration »…

    De  « République » universelle et multiculturelle  il était encore question  avant-hier dans la bouche de François Hollande célébrant le métissage et le vivre-ensemble à l’occasion de la commémoration de l’abolition de l’esclavage. République encore et toujours dont le nom est scandé par le catastrophique ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem. Cette dernière lance ce mardi la « réserve citoyenne d’appui aux écoles», au nombre des « réponses républicaines » mises en œuvre pour réagir aux attentats islamistes de janvier. Des «volontaires»,  au  nombre officiellement, de 4600,  pourraient être sollicités pour inculquer plus avant  «les valeurs de la République». Une action venant s’ajouter à celle des officines de propagande  antiracistes comme la Licra, Sos racisme, le Mrap, la LDH, etc., intervenant déjà en renfort dans les établissements. Les volontaires en questions aborderaient des thématiques comme « citoyenneté et valeurs de la République », «actualité et médias», « arts et culture », « Histoire et mémoire »…ça promet !  

    Mais quand «les grands mots sont traînés», les concepts, les symboles brandis et répétés jusqu’à la nausée par un personnel politique démonétisé, décrédibilisé, ils finissent par  être frappés par l’opprobre entourant ceux qui les prononcent.  Sur le site Atlantico, vient d’être  publié  les résultats du sondage de l’Ifop autour des termes de  « République » et de  « valeurs républicaines » qui est à cet égard très éclairant.

    Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de cet institut,  a jugé utile d’interroger les Français sur ces notions, à l’heure ou l’UMP se transforme en Les Républicains,  pour constater si nos compatriotes «étaient toujours sensibles à cette terminologie-là, ou si, au contraire, elle était un peu éculée et galvaudée (…). Or, force est de constater que pour deux tiers des Français (65%) ces termes ne parlent plus vraiment car ils ont été trop utilisés et ont perdu de leur force et de leur signification. Il n’y a qu’un tiers des Français (…), qui se déclare encore sensibles à ces termes quand les politique les emploient, et qui possède une fibre républicaine très développée ».

    «Dans les deux grandes familles politiques aujourd’hui (UMP et PS, NDLR) précise M. Fourquet, il y a environ une personne sur deux qui est assez peu sensible à l’usage de ces termes par les politique, et inversement une autre moitié qui garde toujours la fibre républicaine bien chevillée au corps. C’est intéressant parce que l’UMP comme le PS emploient ces termes, or chacun dans leur camp ne touche que la moitié des sympathisants ».

    Significativement à la question posée dans cette enquête« quel terme vous touche d’avantage quand il est employé par les politiques ? », 38% des personnes interrogées répondent  l’identité nationale,  devant la République  (33%) . « Mais, élément non-négligeable, 29% ne se reconnaît ni dans l’un ni dans l’autre, ce qui fait du monde, et qui va à l’encontre de cette opposition binaire. Donc cela illustre également la crise du politique, certaines personnes en ont ras-le-bol que la République soit mise à toutes les sauces, et se tournent vers l’identité nationale, et au-delà de ça, d’autres ne sont même plus raccrochées par l’évocation d’un des deux concepts ».

    « (…)  Plus on va vers la droite, plus on a tendance à privilégier l’identité nationale. On culmine à 64% au Front National, et à 47% à l’UMP. Cependant, là aussi, un bon quart de l’électorat de gauche se dit plus sensible à l’identité nationale qu’à la République, ce qui n’est pas rien. Si on se concentre uniquement sur l’UMP, désormais appelée  Les Républicains , on voit pourtant que ce qui fait le plus recette est l’identité nationale, avec 47% contre 37%. Il y a ici quelque chose d’intéressant, c’est que Nicolas Sarkozy est sans doute conscient de cette forte attente identitaire qu’il a ressentie dans son électorat, mais que pour pouvoir parle d’identité nationale il doit se distinguer de Marine Le Pen, pour ne pas lui être associé, et doit pouvoir parler d’identité au nom de la République. D’où le choix du nom du parti (…) . Il parle de la République, mais pour, in fine, aller sur le terrain de l’identité nationale, et cela correspond à une attente qui est majoritaire dans son électorat (…) ».

    Sur le site des  Inrocks le 8 mai à l’occasion de la sortie  du livre co-écrit avec  Alain Mergier  « Janvier 2015, le catalyseur », Jérôme Fourquet  rappelle que cette étude  traite des Français  des « classes populaires » « et des régions subissant davantage les chocs de la mondialisation »,  qui n’ont pas défilé derrière les pancartes Je suis Charlie. Sur le site du magazine, il  rappelait les  « trois niveaux d’insécurisation » ressentis par un frange croissante de la population. Ce sont eux  qui fondent le vote FN explique-t-il: «l’insécurisation physique (peur de l’agression), l’insécurisation économique (peur de pas boucler ses fins de mois), et l’insécurisation culturelle (peur de ne plus se sentir chez soi, d’être remis en cause dans ses habitudes, ses valeurs, son histoire) ».

    Dans ce contexte, Jean-Yves Le Gallou  constate, dans un entretien  à Monde & Vie et mis en ligne sur son blogue Polemia , que «là où le Front National est le mieux à même de gagner, c’est là où il est opposé à un candidat de gauche. Cela représente les 9/10e des cantons gagnés aux dernières élections. Marine Le Pen, en 2017, ne peut avoir une chance de l’emporter que si elle est opposée à un candidat de gauche. L’arithmétique électorale du FN aujourd’hui est simple : une voix prise à l’UMP vaut deux voix prises à la gauche. Evidemment une voix est une voix, qu’elle vienne du PS ou de l’UMP, mais, comme le FN ne peut gagner que face au PS, il faut prioritairement affaiblir l’UMP pour que le PS passe devant au premier tour. Il s’agit donc de passer l’UMP à la centrifugeuse, en dissociant ses élites centristes de son électorat droitier ».

    Alors que  Jean-Marie Le Pen  vient d’annoncer le lancement d’une formation qui  n’aurait pas vocation a concurrencer le FN sur le terrain électoral, M.  Le Gallou notait également que «contrairement à ce que pense l’immense majorité des commentateurs, la diabolisation est moins la conséquence d’erreurs, d’imprudences ou de maladresses que la volonté systématique du Système. Quiconque veut lutter contre l’immigration est qualifié d’extrême droite et diabolisé partout en Europe. D’ailleurs le premier homme politique qui ait subi ce traitement médiatique et politique n’est pas Jean-Marie Le Pen. C’est un Anglais, Enoch Powell, ancien d’Oxford, helléniste, qui n’a jamais commis le moindre dérapage, mais qui a dénoncé dès 1968, dans un discours à Birmingham, les dangers de l’immigration. De sa part, ce n’était pas une erreur, encore moins une faute. C’était un acte de courage qui lui a coûté sa réputation et sa carrière politique. La question de l’immigration est bien le nœud de la diabolisation ».

    Quant à  cet autre pilier historique du corpus frontiste, à savoir  la défense des valeurs traditionnelles, elles ne sont   pas tant le prétexte à une  «diabolisation » qu’à   une  « ringardisation »,  par les faiseurs d’opinions, des  hommes et des femmes qui y sont  attachées. Mais Jean-Yves Le Gallou   le souligne avec pertinence:   «  comme si les foules immenses qui ont défilé lors de la Manifestation pour tous, ou les jeunes qui se sont mobilisés autour du Printemps français étaient ringards !  En fait ce que j’appelle la Génération 2013 a vocation à remplacer la génération 1968. Le vieux monde, ce n’est pas celui du renouveau de la Tradition ou du renouveau identitaire, c’est celui des antivaleurs portées par les médias, qui continuent de peser sur les partis politiques ».

    Or,  « le risque est évidemment ce que j’appellerais le concessionisme, qui consiste, de concession en concession, à céder petit à petit sur l’essentiel. Il ne faut pas accepter la diabolisation. Pas non plus la ringardisation. La pire faute à éviter, en matière de dédiabolisation, c’est de croire que l’on se dédiabolise en ringardisant son plus proche. En agissant ainsi on renforce la diabolisation et on renforce sa propre diabolisation par contagion ».

    Un point de vue largement partagé par Bruno Gollnisch qui affirme que si la politique est l’art du possible, si le  compromis est souvent indispensable, nécessaire dans l’expression de nos propositions, il ne saurait se transformer en compromission. C’est en affirmant haut et fort nos valeurs, notre idéal, la doctrine qui forme la colonne vertébrale de l’opposition nationale, que nous sauront convaincre le plus grand nombre de Français qui constatent la faillite des politiques et de la « vision du monde »  de nos adversaires.

    http://gollnisch.com/2015/05/12/je-suis-francais-dabord/

  • Esclavage : aujourd’hui la repentance, demain les réparations ?

    Inauguration du Mémorial ACTe sur l’esclavage : au delà de la repentance hémiplégique habituelle, se dessine la possibilité de réparations. La preuve, Hollande l’a exclu.

    La grand-messe de la repentance sur la traite négrière s’est tenue hier. C’était la journée nationale de commémoration de la traite et de l’abolition de l’esclavage. François Hollande a inauguré, à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe Mémorial ACTe, centre caribéen d’expressions et de mémoire de la traite et de l’esclavage. Le plus grand centre au monde consacré à la question a coûté au contribuable la bagatelle de 80 millions d’Euros, un argent que les Guadeloupéens auraient peut-être préféré voir investi dans des activités plus rentables pour l’île en crise.
    Au delà de l’exercice désormais traditionnel de repentance sur le commerce triangulaire, on entend toujours aussi peu de bonnes âmes sur la traite des blancs par les Barbaresques ou sur la traite des Africains par d’autres Africains ou des Arabes (dont la rédaction avoue ne pas savoir si elles sont abordées par le mémorial ACTe…).

    L'esclavage à enseigner aux enfants

    Musée DA SILVA – L’esclavage à enseigner aux enfants – Porto Novo – Bénin

    On n’a pas non plus entendu François Hollande rappeler le respect de la dignité humaine lors de son voyage en Arabie saoudite, sujet sûrement trop sensible chez ce partenaire économique de la France qui monte en puissance. Pas un mot enfin sur la traite d’esclaves sexuelles, principalement chrétiennes, par les troupes de l’État Islamique. Le seul lien avec l’actualité fait par François Hollande concernait les trafiquants et passeurs d’immigrés clandestins en Méditerranée, ce qui lui a valu en substance d’être traité d’imbécile par sa ministre de la justice. On en a démissionné pour moins que ça, mais au vu du silence radio sur l’épisode, il semble que l’immunité totale reste acquise à Christiane Taubira.

    L’autre couac est venu du CRAN : Le Conseil Représentatif des Associations Noires de France a annoncé par l’intermédiaire de son président Louis-Georges Tin avoir assigné en Justice le baron Ernest-Antoine Seillière pour « crime contre l’Humanité et recel de crime contre l’Humanité ». L’association communautariste accuse l’ancien président du Medef de jouir d’une fortune forgée grâce à la Traite négrière. Louis-Georges Tin a souligné que « Les descendants des esclavagistes ne sont pas coupables, mais ils sont bénéficiaires et leur fortune est faite de biens mal acquis », ajoutant « Et en refusant toute réparation, ils deviennent solidaires de fait du crime dont ils essaient de se démarquer en vain ». En parallèle, la section CRAN Guadeloupe a assigné la France en personne pour les mêmes chefs d’accusation.

    Dans le droit français, les crimes contre l’humanité sont imprescriptibles, ce qui en théorie rend la plainte valide. Il n’est donc pas absurde qu’elle aboutisse, au besoin avec l’appui des cours européennes de justice, toujours promptes à créer ce type de précédent jurisprudentiel.
    Preuve supplémentaire de la crédibilité de cette plainte : François Hollande excluait au même moment dans son discours toute indemnisation relative à l’esclavage…

    http://fr.novopress.info/

  • [Radio Courtoisie L’action française, ce soir sur Radio Courtoisie à 18h

     

    Ce soir sur Radio Courtoisie à 18h, notre secrétaire général de l’Action Française Étudiante, Antoine Berth, interviendra dans l’émission de Charles de Meyer qui s’intitulera "Faut-il être républicain ?". Avec comme autres intervenants : le député Nicolas Dhuicq, la journaliste Eugénie Bastié, et Philippe Pichot-Bravard, professeur d’Histoire du droit et auteur d’un ouvrage récent sur la Révolution française.

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Radio-Courtoisie-L-action

     
     
  • Contre le confusionnisme de gauche : pourquoi il n’y a pas de fascisme français

    Parmi les inversions accusatoires habituelles de la soi-disant gauche radicale [1], l’accusation de confusionnisme est très utilisée contre les patriotes, sous-entendant sans jamais le démontrer, que le camp national mélange tout, pour créer une confusion chez celui qui écoute son discours. Mais cette même extrême gauche ne s’embarrasse jamais de subtilités lorsqu’il s’agit de qualifier ses adversaires, qui sont nécessairement d’extrême droite et fascistes.

    Les communistes, dès avant la Seconde Guerre mondiale, ont accusé tous ceux qui n’étaient pas d’accord avec eux de fascisme, y compris, par exemple, le Général De Gaulle. L’extrême gauche a conservé cette habitude.

    Mais lorsqu’on est sérieux, on sait que le nationalisme au singulier n’existe pas, et qu’il existe de nombreux courants, souvent très différents d’un pays à un autre. En France il y a essentiellement ainsi diverses tendances, très différentes.

    Les Contre-révolutionnaires

    Il existe tout d’abord les Contre-révolutionnaires, autour de Joseph de Maistre et de Louis de Bonald, dont l’objet principal est la critique de la révolution de 1789 comme destruction des solidarités historiques que sont la corporation (loi Le Chapelier, fondement historique de l’interdiction des syndicats ouvriers), la paroisse, la province, et la monarchie, protectrice des corporations et stabilisatrice du prix des matières premières, contre la spéculation défendue par les libéraux. Globalement cette tendance n’existe plus qu’à titre de témoignage culturel et a été phagocytée par la suivante.

    L’Action française

    L’Action française est le second grand mouvement de la droite nationale française. Elle se structure autour de Maurice Pujo et de Henri Vaugeois, qui sont plutôt des républicains de gauche, mais qui formulent une critique de la IIIème république, en tant que traîtresse à ses promesses [2]. Il y a aussi durant cette période de nombreux scandales financiers, et la critique de l’anglophilie des milieux d’affaires perçue comme une trahison de l’intérêt national. Ce à quoi Charles Maurras, dans Enquête sur la monarchie, va répondre que la défense des intérêts de la nation [3], passe par le rétablissement de la royauté qui avait défendu les intérêts de la France, au moins jusqu’à Louis XIV [4]. C’est aussi un mouvement très régionaliste [5], décentralisateur. D’ailleurs, l’un des axes de pensée de Maurras est son fameux « l’autorité en haut, les libertés en bas », ce qui explique sa critique de la politique centralisatrice menée par les Jacobins. Avant la guerre de 14, c’est un mouvement très porté sur la question sociale, qui un temps entretiendra des relations avec le milieu syndicaliste révolutionnaire [6] d’Édouard Berth [7] et Georges Sorel [8], au sein du Cercle Proudhon [9].

    Le troisième grand courant de la droite nationale française naît dans les années 60, d’abord autour de Dominique Venner et de son Pour une critique positive10. Il lancera une revue, Europe-Action, qui veut surtout rompre avec les traditions de la droite nationale classique. C’est un mouvement européiste, non francocentré, païen, anti-catholique, rejetant la thématique de l’Algérie française, et plutôt raciste à ses débuts.

    Les nationalistes révolutionnaires

    A partir de là se formeront deux tendances, les nationalistes révolutionnaires, autour de François Duprat surtout, dont Christian Bouchet fut longtemps un représentant. Très vite ce mouvement rompt avec le racisme pour passer à l’ethno-différentialisme, c’est à dire l’idée d’une nécessité de la préservation de tous les peuples, à égalité de dignité, ce qui s’oppose évidemment au racisme qui hiérarchise les races. C’est aussi en France la naissance d’une droite nationale anti-sioniste11, et tiers-mondiste, défendant par exemple le nationalisme arabe ba’assiste ou nasserien.

    Le GRECE

    L’autre mouvement qui découlera d’Europe action est moins politique, plus métapolitique, c’est le GRECE12. C’est un mouvement païen, euro-fédéraliste, ethno-différentialiste, tiers-mondiste13, anti-libéral et anti-communiste, assez anti-américain, très inspiré de Nietzsche, de la Révolution Conservatrice Allemande14, la figure centrale de ce mouvement étant Alain de Benoist. C’est aussi un mouvement qui défend particulièrement la démocratie directe. D’ailleurs son ethno-différentialisme est très teinté de culturalisme. L’intégration à une nation passe pour lui plus par l’adhésion à une culture qu’à une appartenance biologique. De Benoist a d’ailleurs écrit trois livres contre le racisme, et même appelé l’un d’eux, tout simplement « contre le racisme ».

    Le poujadisme

    Entre temps, il y avait eu le poujadisme, qui est avant tout une contestation du système fiscal en défaveur de la libre entreprise, et une lutte contre la IVème république. Son principal défaut était que Pierre Poujade n’a jamais voulu de théorisation. Alors qu’en Allemagne, l’Ordoliberalismus15 porté par l’aile sociale de la CDU-CSU et le droite agrarienne scandinave ou suisse en est un équivalent tout à fait sérieux.

    La droite bonapartiste

    Il y a aussi en France la droite bonapartiste telle que définie par René Rémond, qui se définit surtout par son caractère plébiscitaire, sa méfiance envers les parlementaires qui privent le peuple de la parole politique. On retrouve cette mouvance autour du Général Boulanger, de certaines ligues des années 30 comme les Croix de feu16, ou plus tard De Gaulle, dont les dernières incarnations ont pu être Philippe Seguin, Jacques Chaban-Delmas ou d’une certaine façon Chevènement prolongeant la synthèse des gaullistes sociaux de l’UDT17. Actuellement, c’est surtout représenté par ce qu’on appelle les souverainistes.

    L’absence de fascisme français

    Depuis Zeev Sternhell18, traîne l’idée approximative de l’origine française du fascisme. Or, en y regardant de près, la définition du fascisme de Sternhell est qu’il s’agit de toute idéologie n’étant ni libérale, ni marxiste, et que le point central du fascisme, est le rejet de l’héritage philosophiques des Lumières. Évidemment, avec une définition si large, à peu près tout en dehors du libéralisme et du marxisme y rentre.

    Si on veut faire une définition rigoureuse du fascisme, c’est un mouvement centralisateur19 anti-marxiste, certes capitaliste, mais contre l’usure20 21 et anti-électoraliste22 23. En dehors de très éphémères expériences dans l’entre-deux-guerres24 ou durant la seconde guerre mondiale, le bref panorama dressé plus haut montre qu’aucun mouvement significatif en terme de membres, peut à proprement parler être qualifié de fasciste au sein de la droite nationale française.

    Toute qualification de fascisme d’un mouvement patriotique français est avant tout une stratégie de reduction ad mussolinium et donc ad hitlerum, mais ne répond à aucun souci de rigueur ou d’honnêteté intellectuelle.Notes

    [1] Il s’agit ici essentiellement de la gauche sociétale, issue de la deuxième gauche, née autour de la revue Telos aux États-Unis.

    [2] Le fameux liberté, égalité, fraternité.

    [3] Sur une définition assez proche d’Ernest Renan et de son « Qu’est-ce qu’une nation ? », et certainement pas « völkisch », ce qui s’explique, vu la germanophobie de Maurras.

    [4] Marion Sigaut explique très bien comment les expériences économiques des physiocrates, ancêtres des libéraux, sont une explication à la chute de la monarchie. http://www.dailymotion.com/video/xy17ze_alain-soral-marion-sigaut-comprendre-les-lumieres-1-2_news

    [5] Maurras était proche d’Alphonse Daudet dans sa jeunesse.

    [6] Le syndicalisme révolutionnaire est un courant du socialisme, s’opposant au marxisme sur la question du sens de l’histoire. Si Marx croit en un sens de l’histoire, Sorel, en héritier de Nietzsche, a plutôt une vision cyclique du temps, et rejette les visions téléologiques de l’histoire.

    [7] Cf. Les Méfaits des intellectuels, éditions Kontre Kulture. Berth souhaitait faire une synthèse entre les pensées de Maurras et de Sorel suivant le schéma Apollon et Dionysos, Apollon étant Maurras, le grand classique et Dionysos, Sorel, le romantique. Cf Édouard Berth ou le socialisme héroïque (Sorel – Maurras – Lénine), Alain de Benoist, édition Pardès. Après une brouille avec Valois vers 1917, il se rapprocha de Henri Barbusse et de la revue Clarté, avant de revenir au syndicalisme-révolutionnaire, par déception de l’expérience soviétique, ayant déjà perçu ses dérives autoritaires. De même il fut toujours très hostile à Mussolini pour excès d’étatisme.

    [8] Cf. Textes choisis, réunissant Réflexions sur la violence, Les Illusions du progrès et La Décomposition du marxisme, éditions Kontre Kulture. L’une des idées centrale de son œuvre est la défense d’un mythe mobilisateur, celui de la grève générale, opposant la mauvaise force de l’État à la bonne violence de la révolte prolétarienne.

    [9] Cf. Les Cahiers du Cercle Proudhon, éditions Kontre Kulture.

    http://www.eraquitaine.fr/contre-le-confusionnisme-de-gauche-pourquoi-il-ny-a-pas-de-fascisme-francais/

  • Jean-Marie Le Pen va créer une formation qui ne sera pas concurrente du FN

    Jean-Marie Le Pen était ce soir l'invité de Henri de Lesquen sur Radio Courtoisie. Voici quelques uns des ses propos relayés en partie sur son compte twitter :

    "Marine Le Pen est devenue la prisonnière de gens qui se sont rendus indispensables. Pour Florian Philippot, Marine Le Pen n'est plus que quelqu'un dont on se sert. Je ne veux pas que le Front national devienne l'aile droite d'une majorité pour que Florian Philippot devienne ministre. Je suis attristé de cette situation. Je pense que Marine Le Pen a de grandes valeurs, de grandes qualités.

    Je ne vais pas créer un autre parti. Je vais créer une formation qui ne sera pas concurrente du FN. Un parachute contre le désastre qui recueillera ceux qui sont indignés par la ligne actuelle du FN dans le but de peser pour rétablir la ligne politique qui est celle qui a été suivie depuis des décennies. Je suis un poisson combattant, par conséquent, je me battrai tant que j'en ai la force.

    Il faut voter FN, il faut essayer de corriger les erreurs qui ont été commises dans notre propre camp. Il faut que Marion Maréchal Le Pen se présente. Je pense que Marine Le Pen devrait le faire également dans le Nord.

    Si Marine Le Pen retrouve les chemins de la liberté de penser, tout est encore possible. Je voterai pour Marine Le Pen en 2017 si sa ligne est celle du FN officiel."   

    Selon le Figaro :

    "Cette «formation» envisagée par le président d'honneur du Front national devrait porter le nom d'Association des amis de Jean-Marie Le Pen. La structure, qui ne serait pas envisagée sous la forme d'un parti politique, ne sera aucunement liée au FN ni au Rassemblement Bleu Marine. Aucun accord ou alliance ne serait envisagé en ce sens au sein du parti frontiste. Le projet de Jean-Marie Le Pen n'a pas étonné le député européen Bruno Gollnisch, qui a confirmé lundi soir au Figaro, avoir déjà échangé avec lui sur le sujet. Lui aussi confirme que le projet n'est pas envisagé dans l'esprit d'un parti politique concurrent. «Je l'ai même entendu l'exclure explicitement», précise Bruno Gollnisch en confirmant, par ailleurs, le souhait de Jean-Marie Le Pen de rassembler des sensibilités proches dans un courant de pensée fidèle à ses idées."

     

    Philippe Carhon http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Présidentielle 2017 : Manuel Valls s’y voit déjà !

    Manuel Valls, candidat de gauche ? Non, plutôt de celle d’une France d’en haut, déconnectée des réalités, France qu’une majorité de Français d’en bas tend désormais à rejeter hors des urnes.

    Il n’y a donc pas qu’au Front national que ça twiste : au Parti socialiste, ça tangue un peu aussi. Ainsi, dans Le Parisien de ce mardi, ce sondage qui évoque une hypothèse voulant que l’actuel Premier ministre puisse griller la politesse à son président, lors de l’élection présidentielle de 2017.

    « Il n’y a pas photo : pour les Français, comme pour les sympathisants de gauche, Manuel Valls est un bien meilleur candidat que… François Hollande », nous dit ce quotidien. Là où il n’y a pas photo non plus, c’est « qu’à 70 % », lesdits Français préféreraient que l’ombrageux hidalgo porte les couleurs de la gauche, plutôt que l’homme au nom de fromage à pâte molle.

    Si l’on creuse plus avant les chiffres du sondage en question, on apprend encore qu’en cas de second tour à cette fameuse échéance, Manuel Valls battrait Marine Le Pen (55 % contre 45 %), qu’il serait battu par Nicolas Sarkozy (48 % contre 52 %), et que Nicolas Sarkozy triompherait de Marine Le Pen (59 % contre 41 %). En revanche, François Hollande devrait s’incliner devant Marine Le Pen (48 % contre 52 %).

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  • Libre opinion du général (2S) Philippe BENY, conseiller militaire/ Autour de l’opération SANGARIS en République Centrafricaine

    Général (2S) Philippe BENY, Conseiller militaire du Chef de l’Etat – Bangui – RCA

    Général Philippe Beny, conseiller militaire du chef de l'Etat - Bangui - RCA

    Général Philippe Beny, conseiller militaire du chef de l’Etat – Bangui – RCA

    ♦ J’ai un petit avantage sur ceux qui écrivent ou pérorent sans trop rien connaître de la réalité de cette affaire : je suis à Bangui depuis longtemps, je connais le contexte général, les lieux et nombre des acteurs en cause.

    Je suis en outre ce qu’on pourrait appeler un « vieux soldat » qui en a pas mal vu, notamment en Afrique, et je pense être capable de poser un regard un peu plus discursif que d’autres sur tout cela.

    Pour aider à se faire une idée sur cette affaire, je vais articuler mon propos entre l’exposé de quelques faits objectifs, celui de quelques interrogations liées à ma connaissance du sujet RCA,  et enfin celui de mon avis – par nature subjectif – sur certains points.

    Un point de vue autorisé, qui donne des arguments à tous ceux qui n’aiment pas  cette « affaire ».


    Des faits

    Le camp de Mpoko, proche de l’aéroport, est situé à un endroit où par la géographie des lieux plusieurs forces internationales ont pu avoir contact avec les occupants :

    – avec beaucoup de soldats africains, ce sont la MISCA (force interafricaine) puis la MINUSCA (force ONU) ;
    – avec beaucoup de soldats français et/ou européens, ce sont SANGARIS (force française) et EUFOR (force européenne).

    Il faut alors très précisément s’intéresser aux dates des faits, parfois à 24 heures près, car ces forces avaient ou pas mandat d’être là en protection, parfois proches les unes des autres, parfois au fil des relèves, parfois sur un mode différent entre le jour et la nuit, parfois en renforcement temporaire l’une l’autre, etc… tout cela au profit d’une sécurité toujours précaire à assurer avec des effectifs toujours contraints. Tout cela pour dire que savoir exactement qui était à tel endroit à telle période est bien difficile, surtout quand la période avancée ici et là court de décembre 2013 à juin 2014 selon les sources.

    Le commandement SANGARIS et donc l’Etat-major des armées à Paris ont connaissance des allégations le 29 juillet 2014. Ils réagissent aussitôt, conformément aux lois et usages (enquête de la Gendarmerie Prévôtale, enquête de commandement, action de Justice). Mais considérons bien qu’à ce moment-là, les acteurs qui restent 4 mois en RCA ont déjà pu être relevés 2 fois sur la durée évoquée : pas facile de les trouver quand un flou total règne sur les dates de commission des faits.

    En RCA, si l’on veut bien admettre qu’un mineur en grande difficulté dans un camp de déplacés est prêt à accepter un acte sexuel contre une boîte de ration, ce qui est sans doute très malheureusement vrai, on voudra aussi bien admettre que le même est prêt à dire ou témoigner de n’importe quoi contre une somme dérisoire remise par celui qui aurait besoin ou intérêt à la production d’un tel témoignage.

    Des interrogations

    Pourquoi une ONG ayant connaissance de ce type de comportement n’en réfère pas immédiatement au commandement de la force en cause ? Il existe des modalités de contact très rodées et connues de tous les humanitaires entre les forces et les ONG (cluster humanitaire), cela aux fins de partager l’information et d’assurer une nécessaire coordination des actions. Etrange de préférer « faire des rapports et des entrevues d’enfants » plutôt que de communiquer cela le plus rapidement possible aux autorités locales (alors notoirement déficientes, hélas !) ou, plus sûrement, au commandement de l’une ou l’autre des forces en cause.

    Pourquoi cette affaire de nature à fragiliser le rôle de la France en RCA sort-elle via un média anglo-saxon juste avant l’ouverture du « Forum de Bangui », une étape clé de la gestion de la crise en RCA ? Car il faut savoir que le rôle et les options françaises rencontrent des oppositions politiques, c’est bien naturel, et qu’un récent « processus de Nairobi » a été refusé par la France et la RCA au grand dam d’acteurs internationaux parlant généralement anglais…

    Des avis

    Il y a sans doute eu quelque chose de bien sordide, hélas ! aux abords de ce camp. Mais qui et quand ? Celui qui dirait de façon péremptoire, selon les cas,  que jamais un soldat français, ou européen, ou onusien ne saurait commettre de tels actes n’aurait pas mis les pieds sur le terrain depuis bien longtemps… C’est malheureusement possible. Nature humaine…

    Admettons donc une réalité des faits allégués. Maintenant, quand l’heure de la punition arrive, il faut frapper. Il faut certes frapper fort, mais surtout juste. Or quid des preuves ou des éléments scientifiques tangibles ? Peut-on imaginer ce qu’est le camp de Mpoko à la période considérée ? Une zone de non droit, d’insécurité et de misère humaine absolue. En plus, livrée à de fortes manipulations politiques de par des groupes ethniques rivaux, parfois hostiles à la position politique française.

    Je m’amuse ainsi, si je puis dire, de voir depuis quelques jours les « témoins oculaires » complaisamment produits par RFI ou France 24. C’est à pleurer de voir ces faux témoins notoirement stipendiés par des groupes armés courir, en superbe polo et casquette hip-hop totalement incongrus à Mpoko, face aux micros et caméras pour dire n’importe quoi.

    Car c’est ainsi en RCA, on crée le chaos, les gens crèvent dans les camps, mais on continue la politicaillerie et les manipulations, et cela aux frais de ces braves internationaux, civils et militaires, français en tête, assez gentils pour venir assurer un minimum vital et sécuritaire. Venir dans ce barnum faire une enquête façon « Les experts » avec combinaison blanche immaculée, pipettes et jolie tresses marquées « police » est une simple vue de l’esprit. Cela continue d’être, je le suppose, la difficulté de ceux en charge du dossier, juge comme gendarmes OPJ : quelle matérialité ? Quelles preuves ? Quelles traces ADN ?

    Pourquoi avoir « caché » l’affaire depuis juillet 2014 ? Mais alors là, pardon de penser avec les Antiques et les juristes que « nul n’est censé faire état de sa turpitude »… Quand on a si peu à communiquer, il n’est pas choquant du point de vue militaire français de la fermer, surtout que rester discret ne veut absolument pas dire de rien faire, cette affaire me semble emblématique à ce sujet.

    Au total

    Près de 10 000 soldats français sont passés en RCA depuis décembre 2013.

    14 à 16 seraient impliqués dans une affaire sordide par ailleurs immédiatement traitée par le commandement de SANGARIS, par l’Etat-major des armées et par la justice française dès qu’ils en ont eu vent.

    Une fois les faits avérés et l’enquête terminée, s’il y a des coupables, nul doute que viendra le temps des sanctions qui seront judiciaires, mais aussi statutaires et disciplinaires pour ainsi punir à trois titres ces militaires, c’est à dire bien plus que ne le serait un civil. C’est ainsi.

    14 à 16 salopards (encore potentiels) sur 10 000 hommes. Total 0,14 à 0,16% de comportements inadmissibles… C’est évidemment encore trop, mais :

    – à rapprocher des milliers de vies centrafricaines sauvées par SANGARIS partout en RCA ;
    – à rapprocher des 3 morts et 120 blessés de SANGARIS tombés pour ce faire ;
    – à rapprocher de ce que vient de montrer l’Education Nationale qui semble simplement changer de classe ses pédophiles pourtant avérés…

    Voilà ce que je voulais apporter à ceux qui me liront, pour les convaincre que cette triste affaire n’échappe pas à la règle de l’arbre qui cache, hélas ! Souvent la forêt. En l’occurrence, ces 14 à 16 salopards, s’ils existent, auront pollué l’image des 10 000 autres dont l’action en RCA est unanimement reconnue comme ayant été des plus positives.

    Vous pouvez, si vous le souhaitez, diffuser et retransmettre ce billet d’humeur…

     Général (2S) Philippe BENY
    Conseiller militaire du chef d’Etat à Bangui (RCA)
    2/05/2015

    Source : ASAF (Association de soutien à l’armée française)

    http://www.polemia.com/libre-opinion-du-general-2s-philippe-beny-conseiller-militaire-autour-de-loperation-sangaris-en-republique-centrafricaine-2/