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France et politique française - Page 4099

  • [Entretien] Jean-Marie Le Pen à L’Action Française : " Le Front National n’est pas monolithique."

    À l’approche du congrès du Front national, au cours duquel sera renouvelée sa direction, Jean-Marie Le Pen a bien voulu répondre à nos questions sur l’évolution du parti qu’il a fondé en 1972.

    L’AF 2897 : Les 29 et 30 novembre se tiendra le Congrès du Front National. Qu’attendez-vous de cet événement ?

    Jean-Marie Le Pen - C’est d’abord une occasion pour les cadres, les militants et les adhérents de se retrouver fraternellement et de réfléchir sur divers problèmes concernant la France. Ensuite, il s’agira d’élire les membres du Comité central et de la Présidente du parti, Marine étant seule candidate. Comme à chaque Congrès, le Président, la Présidente donc, désignera un nouveau Bureau politique, qui est en quelque sorte le gouvernement du Front National.

    Depuis quelques mois, on constate qu’il existe des différends voire des divergences de vue politiques au sein de votre parti. 

    Le Front national n’est pas un mouvement monolithique. Il est normal, et je dirais même sain, que des sensibilités différentes s’y expriment et enrichissent nos réflexions. Des dizaines de milliers de Français sont désormais membres du parti, des millions d’électeurs lui accordent leur confiance. Certains, avant de nous rejoindre, étaient peu politisés. D’autres sont dans nos rangs depuis quarante ans, voire plus. Une troisième catégorie vient de la gauche ou encore de la droite... Comment voulez-vous que tous pensent la même chose sur tous les sujets politiques, économiques, sociaux, internationaux ? Mais tous se rassemblent autour de la volonté de protéger les Français, de la nécessité de promouvoir le patriotisme et la nation, seul cadre efficace pour cette protection, le seul bien de ceux qui n’ont plus rien, comme disait Jaurès, si je peux le citer dans le journal de l’Action française ! Le Front National, comme son nom l’indique, est un front où les militants, côte à côte, malgré leurs différences, combattent pour un objectif commun et derrière un chef choisi par la majorité et suivi par tous. Mais discipline ne veut pas dire obéissance aveugle. Elle sous-entend une libre acceptation des ordres dispensés après débats et concertations.

    Il a été question du changement du nom « Front National », dans la stratégie de dédiabolisation adoptée depuis 2011. Qu’en est-il ?

     […]

     

    Propos recueillis par Elie Hatem - La suite dans L’Action Française 2897

  • Front culturel : « celui qui ne veut pas tirer l’épée, périra par l’épée »

    Sur le site des Inrocks le 17 novembre, était interrogé Gaël Brustier, collaborateur du Centre d’étude de la vie politique (Cevipol) à l’Université libre de Bruxelles, à l’occasion de la  sortie de son ouvrage, «Le Mai 68 conservateur : que restera-t-il de la Manif pour tous ?». Il affirme que «Sarkozy porte une part de responsabilité (dans l’essor de ce mouvement, NDLR)  dans la mesure où il est l’un de ceux qui a le plus utilisé la thématique de l’identité dans le champ électoral ». Non pas par convictions conservatrices, nous savons que le mari de Carla Bruni est en réalité un pur produit de l’idéologie libérale-libertaire soixante-huitarde, mais par tactique,  à de fins électoralistes. En manipulant des  concepts droitiers, il s’agissait pour M. Sarkozy de freiner l’ascension  du FN dont les grands axes programmatiques, notamment celui de la défense des valeurs traditionnelles,  partie intégrante  de l’«ADN» de l’opposition nationale,  ont plus que jamais le vent en poupe.  

     Une Manif pour tous explique encore Gaël Brustier qui a révélé l’existence d’une «jeunesse de droite encore plus conservatrice que la génération précédente: en un sens, les jeunes pops de 2007 ont été ringardisés par les ringards. L’UDI, comme l’UMP et le FN sont soumis à la même pression ». Pression toute relative concernant le FN nous l’avons dit, puisque la défense de notre modèle civilisationnel  helléno-chrétien est un des piliers du programme frontiste. Marine Le Pen est notamment la seule  à avoir toujours affirmé clairement qu’elle abrogera la loi Taubira si elle est élue, si  l’opposition patriotique l’emporte en 2017.

     M. Brustier voit comme un symbole le fait que «  Les Veilleurs  ont occupé des lieux emblématiques de Mai 68 comme la place de la Sorbonne sans qu’aucun service d’ordre des organisations de gauche ne les en déloge. C’est nouveau !  Face à une jeunesse conservatrice ultra présente, on cherche les jeunes progressistes. Cela va avoir une empreinte sur le pays : quand vous formez 40 000 jeunes de 20-25 ans qui ont en tête l’idéologie de Gaultier Bès (chef de file des Veilleurs, NDLR), vous allez forcément les retrouver vingt ans plus tard à des postes à responsabilité. Ce n’est pas rien».

     Et l’essayiste, qui pronostiquait  sur slate.fr en août dernier « le risque d’une marginalisation progressive de la gauche », de pointer  encore l’incapacité présente de la gauche à ouvrir « un front culturel ». « On a une gauche européenne sociale qui préfère parler de politiques publiques (policies) plutôt que de politique (politics). Ce discours-là ne peut pas battre la Manif pour tous (…).  Les conservateurs de la nouvelle génération proposent une vision du monde philosophiquement contre-révolutionnaire mais qui répond à ces aspirations-là, en rejetant le productivisme, le consumérisme, et l’économie inféodée à la finance. Ils trouvent écho dans la société ».

     C’est dans ce contexte que certains à  droite  tendent la main aux forces de gauche. Nous évoquions il y a peu sur ce blogue  la proposition du sénateur UMP du Nord, Jean-René Lecerf,  qui se disait prêt à une alliance avec le PS « en cas de danger  FN » aux prochaines élections régionales dans le Nord -la liste FN est créditée de 35 % des voix. Une proposition disait-il qui avait suscité  l’intérêt  du porte-parole de Nicolas Sarkozy, Gérald Darmanin …

     Hier, le site de L’est républicain revenait sur cette proposition de deal puisque  Jean-Pierre Masseret, président PS du Conseil régional du Nord,  ne « l’exclut pas ». « Il va falloir faire preuve de responsabilité et d’intelligence pour préparer la fusion de trois régions qu’il ne sera pas possible de construire en restant bloc contre bloc, plaide Jean-Pierre Masseret. L’alliance avec l’UMP ?  Je suis partagé. Mais pas fermé. Je ne veux surtout pas m’enfermer dans une posture qui serait une imposture démocratique qui consisterait à porter préjudice aux gens, aux entreprises, au développement de la région (sic). Selon la situation, peut-être faudra-t-il construire un programme commun entre la gauche, le centre et le centre-droit, nous permettant de nous retrouver sur des convergences. Construire une coalition quand le contexte le nécessite, favoriser des rapprochements efficaces, c’est possible en Allemagne. Ce modèle doit pouvoir être dupliquable en France, non ? ».

     Un autre soutien  de Nicolas Sarkozy, lé  député européen UMP  Nadine Morano,  a déclaré pour sa part qu’elle y était défavorable au motif que cette alliance au grand jour serait perçue comme « un aveu de faiblesse »…

     Sur le site de Lyon capitale, le 17 novembre c’est Hervé Mariton, député de la Drôme, candidat à la présidence de l’UMP, qui se fendait d’un petit discours dégoulinant de moraline, qu’il pense susceptible de servir ses intérêts, sur les affreux du FN. Certes M. Mariton, qui relaye aujourd’hui assez largement les positions du FN sur le Mariage pour tous,  n’a pas toujours eu le nez creux. Il  fut ainsi  un des rares parlementaires français à se dire favorable en 2003 à l’intervention militaire des Etats-Unis pour détruire le régime nationaliste laïc en Irak, dont on mesure aujourd’hui les conséquences géopolitiques  catastrophiques, au delà  même du sort  des Chrétiens d’orient.

     Surtout, M. Mariton ne se remet toujours pas de son péché originel. A savoir qu’il fut le vice-président du conseil régional Rhône-Alpes, élu sur les listes de l’UDF Charles Millon en 1998…grâce aux voix du FN. Rappelons-le, ce fut Bruno Gollnisch (dont la liste obtint 28% des voix),  qui mit  au point lors des régionales de 1998, avec l’accord de Jean-Marie Le Pen et du Bureau Politique du Front National, la stratégie visant à faire élire plusieurs présidents de région avec l’appui du FN. Stratégie qui fut (déjà) à deux doigts de faire imploser la « droite » en mettant ses dirigeants progressistes en porte-à-faux avec sa base électorale beaucoup plus patriote,  droitière et  conservatrice,   et qui n’a achoppé alors  que sur l’opposition de Chirac…

     «  Une alliance qu’Hervé Mariton, interrogé sur France Inter, estime désormais avoir été une erreur. C’était une erreur et ce serait une erreur de faire la même chose aujourd’hui, tranche-t-il, plutôt mal à l’aise. C’était un choix impossible et inutile. À l’époque, on avait pensé qu’on pourrait recevoir les voix sans rien devoir » (sic). On se pince pour le croire, car de deux choses l’une : ou bien M. Mariton prend les Français pour des imbéciles,  ou bien il serait le seul à ignorer que la politique est encore et toujours  une question de rapport de forces. Nous avons notre petite idée sur la réponse à apporter à cette question…

     Pour justifier aujourd’hui  de son refus de toute alliance avec le FN, Hervé Mariton fait encore plus fort dans sa tentative assez pathétique d’enfumage: «Nous, à l’UMP, nous voulons une politique d’immigration ferme, avec des critères objectifs, numériques, selon les pays de provenance. Une immigration choisie » ( choisie par qui ?! NDLR). « Sur ce sujet, le Front National pratique l’insulte à l’égard des personnes. Le Front National a une position méprisante à l’égard des individus. Moi, je suis capable d’avoir une vision très ferme de la politique migratoire que l’on doit avoir, et en même temps de respecter les hommes.»

     Propos parfaitement scandaleux puisque  jamais, ô grand jamais, le FN ne s’en est pris à la personne des  immigrés mais toujours à la politique d’immigration-invasion dont les responsables sont les partis dits de gouvernement  qui se succèdent au pouvoir depuis 1975. Au nombre desquels figurent les amis politiques de M. Mariton qui vient, comme d’autres,  de découvrir opportunément les vertus d’une certaine fermeté en matière migratoire depuis que le FN est arrivé en tête aux élections européennes.

     Les  convictions réelles de M. Mariton sont donc  sujettes à caution. Bruno Gollnisch le relevait en juin 2013, dés la loi Taubira votée,  le député-maire UMP de la Drôme, s’était empressé d’annoncer  son souhait de « marier un couple de femmes dans la commune dont il est le Maire. On peut se soumettre à regret à une loi, on n’est pas obligé de revendiquer de l’appliquer avec autant d’ardeur » relevait Bruno. Mais cette tournure de caractère là, est assez révélatrice du syndrome de Stockholm qui frappe souvent les élus de droite qui restent, soumis   quoi qu’ils  en disent, au magistère  moral de la gauche.

     Pour ne pas s’y plier il faut être animé par le courage, la volonté de faire triompher  des  convictions éthiques, philosophiques qui sous-tendent un programme politique. Mais la vision du monde de la droite aux affaires, du moins de ses principaux dirigeants,  est elle si différente de celle du PS ?  Comme l’expliquait dernièrement Bruno Gollnisch, c’est cette droite là qui depuis l’après-guerre, par «complaisance», «a abandonné les sphères intellectuelles et culturelles du pays aux socialo-communistes,  laquelle  a conduit aux évènements de mai 68. »

     Les valeurs défendues par le FN sont, elles,  largement  incompatibles avec l’idéologie  de la caste au pouvoir,  laquelle connait actuellement et logiquement  un large reflux également sur le front culturel évoqué plus haut par Gaël Brustier.

     Une guerre culturelle dans laquelle les défenseurs des identités, des traditions, des souverainetés,  des enracinements sont  les ennemis à abattre. Or, comme l’écrivait feu Dominique Venner, « dés lors qu’ils sont désignés comme des ennemis, les plus pacifiques n’ont pas d’autres choix que de  combattre ou de se soumettre. Suivant le mot de la philosophe Simone Weil, parodiant la parole évangélique, celui qui ne veut pas tirer l’épée, périra par l’épée ».

     Et bien nous, nous n’entendons pas nous soumettre et rendre les armes. Ce combat politique pour la survie de la France Française, de notre civilisation, c’est indéniablement au Front National  qu’il peut être mené avec le maximum d’efficacité et de chances de succès.

    http://gollnisch.com/2014/11/20/front-culturel-celui-veut-pas-tirer-lepee-perira-lepee/

  • POLEMIA - LA BATAILLE CULTURELLE - octobre 2014 : 07 Antigones, Gavroches, Fierté parisienne

  • Travail du dimanche : les syndicats remontent au front

    Ils ont prévu de défiler du boulevard Haussmann jusqu’à l’Hôtel de Ville, à Paris. Vendredi 14 novembre, quelques centaines de salariés des grands magasins (Galeries Lafayette, Printemps, BHV, Bon marché), mais aussi de la Fnac, de Monoprix ou de la librairie Gibert Joseph, manifesteront contre le travail du dimanche et le travail de nuit à l’appel du CLIC-P, l’intersyndicale du commerce parisien. « L’heure n’est plus à l’échange d’arguments mais au rapport de force », assène Karl Ghazi, représentant de la CGT au sein de l’intersyndicale, connue pour ses actions coups de poings contre les enseignes. Une manière de faire pression sur les pouvoirs publics, alors que le gouvernement et la mairie de Paris se sont emparés du sujet.

    Le travail du dimanche a été remis sur le devant de la scène en avril par Laurent Fabius. Le tout nouveau ministre du tourisme lance alors une offensive pour relancer l’attrait de la capitale pour les visiteurs étrangers. Il préconise l’ouverture des commerces le dimanche dans les zones prisées des touristes. Et notamment sur le boulevard Haussmann à Paris, où les Galeries Lafayette et le Printemps le réclament de longue date. Loin des promesses du candidat Hollande qui, en 2012, réaffirmait « le principe du repos dominical »… En septembre, le Medef monte à son tour au créneau : il chiffre entre 40 000 et 100 000 le nombre d’emplois qui seraient créés dans le commerce et la distribution en ouvrant le soir et le dimanche.

    Dans la capitale – qui a toujours été en première ligne sur la question, en raison de son poids économique et des modes de consommation –, la maire (PS) Anne Hidalgo, opposée au projet, a choisi d’acheter du temps. En juin, elle a mis sur pied une mission d’information et d’évaluation dont le rapport doit être remis mi-décembre. Mais entre-temps, le gouvernement a repris la main, avec le projet de loi sur l’activité et l’égalité des chances économiques d’Emmanuel Macron, le ministre de l’économie. Il devrait passer en conseil des ministres… mi-décembre. RISQUE DE BANALISATION

    Les syndicats ne décolèrent pas. « Les touristes ont, selon nos calculs, représenté 12 000 à 18 000 emplois dans le commerce en 2012. Comment le Medef peut-il espérer créer 100 000 emplois ? », s’insurge M. Ghazi. Ils dénoncent pêle-mêle le risque de banalisation du travail le dimanche, son caractère destructeur pour les rythmes de vie des salariés et le risque d’absence de compensation salariale.

    L’initiative de M. Macron vise pourtant à simplifier le maquis législatif hérité de la loi Mallié (2009). Aujourd’hui, les commerces peuvent ouvrir cinq dimanches par an. Mais la loi distingue des « périmètres d’usage de consommation exceptionnel » où les salariés sont payés double ce jour-là, et des zones touristiques (sept à Paris), où ce n’est pas le cas. Le nouveau texte prévoit que les maires puissent accorder l’ouverture jusqu’à 12 dimanches par an.[....]

    La suite sur Le Monde.fr

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Travail-du-dimanche-les-syndicats

  • Délinquance : les mensonges de Valls et de Cazeneuve

    Délinquance : ce que cachent les chiffres du gouvernement

    INFOGRAPHIE - Manuel Valls et Bernard Cazeneuve vantent la baisse du nombre des cambriolages. Mais les atteintes aux personnes et aux gendarmes sont en hausse.

    On peut tourner les chiffres dans tous les sens, les violences en France font bien de la résistance. Alors que le gouvernement a choisi de communiquer sur la récente baisse des cambriolages notamment, Le Figaro ausculte les chiffres que l’Intérieur semble vouloir occulter derrière sa subite frénésie de pédagogie sécuritaire.

    Les données que nous publions sont extraites du dernier bilan de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), organisme de référence, qui n’apprécie guère de se faire griller la politesse en matière de présentation statistique par Matignon et Beauvau. Et ce malgré ses mises en garde répétées sur les dangers des comparaisons hasardeuses de chiffres qui ne traduisent d’ailleurs que la délinquance enregistrée par les forces de l’ordre et, donc, l’activité de la police et de la gendarmerie plutôt que la délinquance réelle. Cette institution ne publiera, pour sa part, ses propres chiffres d’octobre que dans quelques jours. […]

    La suite sur Le Figaro

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Delinquance-les-mensonges-de-Valls

  • Rassemblement pour une abolition universelle de la Grossesse pour abandon

    Les Mères veilleuses, les Gavroches, les Adoptés pour l'enfance et la Manif pour tous ont lancé l'année internationale pour les droits de l'enfant, en redisant cet après-midi leur opposition à la pratique des mères porteuses, place Herriot à Paris :

    GPA - banderole

    Simulation d'un achat d'enfant :


    GPA - contrat
    GPA - enfant

    Voir la suite

  • Réforme territoriale : la carte des 13 régions définitivement votée

    Les députés UMP alsaciens ont milité jusqu'au bout des débats contre la fusion avec la Champagne-Ardenne et la Lorraine.

    La carte des 13 nouvelles régions a été adoptée en deuxième lecture à l'Assemblée nationale, dans la nuit de mercredi à jeudi, après un ultime débat passionné marqué notamment par le baroud d'honneur des députés UMP alsaciens contre la fusion avec la Champagne-Ardenne et la Lorraine. Environ six heures de débats ont encore été nécessaires dans l'hémicycle pour aboutir au vote de l'article 1er du projet de loi de réforme territoriale, qui prévoit la réduction du nombre de régions métropolitaines de 22 à 13 à compter de 2016. Sur la soixantaine d'amendements pour le supprimer ou le récrire, aucun n'a été adopté.

    Le dialogue est "allé à son terme", a plaidé le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, défendant notamment les choix de découpage au nom de la nécessité de donner aux régions la "taille critique" nécessaire face à d'autres régions européennes. La taille ne fait pas la puissance, ont objecté des députés de droite mais aussi de gauche, invoquant les cas des régions allemandes ou espagnoles.

    "Dans quelle société peut-on marier les gens contre leur gré ?"

    Observant qu'"aucune carte ne fera jamais l'unanimité" et affirmant que le gouvernement n'entend "ni heurter ni gommer les identités locales", le secrétaire d'État à la Réforme territoriale André Vallini a appelé à "faire enfin cette nouvelle carte des régions et cette réforme territoriale que les Français attendent". Mais la dizaine d'élus UMP alsaciens ont fait bloc jusqu'au bout pour tenter de maintenir l'Alsace seule, quelques heures après avoir déployé une grande banderole "Ne tuez pas l'Alsace" dans la salle des Quatre-Colonnes. "Dans quelle société peut-on marier les gens contre leur gré ?", s'est exclamé Jean-Luc Reitzer, là où Laurent Furst a souligné que "l'histoire nous a appris à vivre des moments difficiles, mais aussi à ne jamais rien lâcher". En guise de démonstration par l'absurde, Éric Strauman a défendu deux amendements pour fusionner toutes les régions ou créer deux régions, l'Ile-de-France et la province. Dans leur combat, ils ont invoqué pêle-mêle la géographie ("la nouvelle région serait aussi grande que la Belgique"), l'histoire (les annexions de 1870 et 1940), l'économie (tournée vers l'Allemagne), le contre-exemple de la Bretagne et de la Corse inchangées, ou l'identité alsacienne avec le risque d'une montée de l'extrême droite aux cantonales et régionales de 2015.

    Depuis Mulhouse, où il poursuivait sa campagne pour la présidence de l'UMP, Nicolas Sarkozy a promis, si l'UMP revient au pouvoir, de "défaire" la carte de la réforme territoriale et affirmé que "l'Alsace est la région la plus ouverte au coeur de l'Europe". Dans l'hémicycle, les élus alsaciens de droite ont reçu le renfort du coprésident du groupe écologiste François de Rugy, soutien de "la revendication légitime d'une région Alsace, qui a une forte identité et travaille depuis des années à une réforme territoriale".

    Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a, lui, tenté un appel au calme en formant "le voeu que le débat ne soit pas l'occasion de rajouter des tensions aux tensions, des passions aux passions dans ce pays". Martelant l'absence d'"antinomie entre l'identité et la modernité", il s'est aussi voulu rassurant: "Strasbourg se trouvera plus forte si, dans son statut de capitale européenne, elle devient la capitale d'une grande région", le droit particulier des Alsaciens et Mosellans sera préservé...

    Les Bretons toujours sur la Loire-Atlantique

    Pour le Nord, des socialistes, tel Bernard Roman, ont tenté en vain de repousser de trois ans la fusion du Nord-Pas-de-Calais avec la Picardie critiquée par la maire de Lille Martine Aubry, mais soutenue par exemple par l'ex-ministre Frédéric Cuvillier, pour lequel "la réponse à des souffrances qui peuvent être exploitées par des mouvements extrémistes n'est pas le repli sur soi".

    Des élus de gauche du Sud ne sont pas parvenus à défaire la fusion Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées, au profit d'une fusion de Midi-Pyrénées avec l'Aquitaine entre autres. Pas plus de succès pour les élus de divers bords voulant fusionner Centre-Pays de la Loire.

    Des écologistes à l'UMP en passant par l'UDI, des Bretons n'ont pas réussi à reconstituer la "Bretagne historique" à cinq départements, en rattachant la Loire-Atlantique, enlevée par "décret de Vichy". Ils chercheront donc à assouplir le "droit d'option", mécanisme prévu pour permettre à un département de changer de région une fois la nouvelle carte en vigueur en 2016.

    Les députés devraient probablement achever jeudi la deuxième lecture de ce texte, qui prévoit aussi de repousser les régionales de mars à décembre 2015, et fera l'objet d'un vote solennel le 25 novembre.

    Sources : afp via le Point :lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuEyuyZEEEqOSsdFdT.shtml

  • Quand Sarkozy se justifie sur l'abrogation : "Je veux faire le plus gros score possible"

    D'après le Canard enchaîné, paru aujourd'hui, aller au meeting de Sens commun l'"emmerdait":

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