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France et politique française - Page 4302

  • Musulman, donc victime ?

    Il est des tendances vestimentaires automne-été ne ressemblant guère à l'esprit de modération auquel vient d'appeler le CFCM dans sa « convention citoyenne »...   

    Hier soir, je tombai nez-à-nez dans une grande surface de ma ville -et cela me causa un choc- avec un personnage habillé très exactement comme ceux de Boko Haram vantant, dans certaines vidéos, la qualité de leurs meurtres ou enlèvements de gamines converties et mariées de force à treize ans. Je remarquai également, au milieu de son front, cette marque sombre un peu au-dessus de ses yeux, résultant des probables cinq prières quotidiennes. Il est des tendances vestimentaires automne-été ne ressemblant guère à l’esprit de modération auquel vient d’appeler le Conseil français du culte musulman (CFCM) dans sa « convention citoyenne »…

    Rendue publique suite aux meurtres perpétrés dans un musée juif à Bruxelles, cette « convention citoyenne » fut mise en chantier, nous dit-on, bien avant cette attaque dont le jeune musulman français Mehdi Nemmouche est soupçonné d’être l’auteur. Déclaration de principe à laquelle je n’accorderai crédit que le jour où défileront dans les rues de l’Hexagone des centaines de milliers de musulmans « modérés » appelant à l’arrêt de meurtres commis par des musulmans au nom de l’islam.

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  • Les Bonnets Rouges comptent relancer leur mobilisation

    Lors d’une conférence de presse, jeudi dernier, les leaders des Bonnets Rouges ont annoncé une nouvelle journée de mobilisation, comptant réunir toute la Bretagne. Elle est fixée le 14 juin et les lieux de manifestation seront connus le 11 juin. Ils réclament  la suppression de l’écotaxe pour les poids-lourds, la fin des distorsions de concurrence et du dumping social, le retour du département de la Loire-Atlantique au sein de la région bretonne ainsi que la relocalisation des décisions concernant les Bretons. L’annonce de la nouvelle réforme territoriale ne passe pas: « Il y a un tel écœurement aujourd’hui, on ressent vraiment de la part des gens un sentiment d’humiliation. La réforme territoriale, c’est vraiment la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. », a expliqué Christian Troadec.

    Le dossier Bretagne est loin d’être clos pour le gouvernement. Le mouvement social breton vient de trouver une autre raison de mécontentement alors que la mobilisation semblait faiblir.

    http://medias-presse.info/les-bonnets-rouges-comptent-relancer-leur-mobilisation/10995

  • Philippe Muray, Le communautarisme? Un monstre

    Tout récemment, dans l’émotion soulevée par un crime odieux, et aux applaudissements d’un certain nombre d’associations, on a pu voir le garde des Sceaux Dominique Perben annoncer qu’il allait soumettre au Premier ministre des propositions tendant à sanctionner les « injures homophobes » ; ce qui d’abord, précisa-t-il, impliquait de « modifier la loi de 1881 sur la liberté d’expression ».
    On ne saurait trop conseiller à ce garde des Sceaux de ne pas perdre son temps à modifier la loi de 1881 sur la liberté d’expression mais de la supprimer sans façon, car très bientôt elle ne servira plus à rien dans la mesure où, par la grâce des sanctions qu’il prépare, c’est l’expression en soi, toute possibilité d’expression quelle qu’elle soit, et non pas seulement ses « abus » comme par le passé, qui va disparaître. Et nul ne s’en alarmera puisqu’une fois de plus, « dans le silence de l’abjection », l’on n’entendra « retentir que la chaîne de l’esclave et la voix du délateur ». Sauf que le délateur, aujourd’hui, loin de raser les murs, couvert de crachats et de honte, tient sous le nom jamais tout à fait revendiqué de communautariste le haut du pavé, dicte ses volontés au ministre de la Justice et déploie son hystérie sans limites sous forme de lois imposées, via les médias amplificateurs, au nom de la tolérance et de la liberté.
    Et lorsque les nouvelles sanctions qu’il aura exigées seront votées, ce n’est plus seulement l’expression de ce qui lui déplaît dont il réclamera la répression accrue, mais même sa manifestation potentielle ou virtuelle. Ainsi se constituera un nouveau délit non prévu par Orwell : le crime d’arrière-pensée (ou de sous-pensée, ou de non-pensée, ou de pensée in statu nascendi). L’annonce de cette répression nouvelle et prévisible réjouit déjà les belles âmes officielles, et on a pu lire dans Le Monde un éditorial où, après quelques hypocrites bouffonneries (« Trop de loi tue peut-être la loi, comme le dit l’adage. Mais dans notre société – même si l’on peut regretter cette dérive légaliste –, sans doute faut-il un texte pour arrêter le sexisme ordinaire, celui qui fait mal et peut tuer », etc.), on s’empressait de désigner à la vengeance un journaliste de province coupable d’avoir parlé de « lynchage » ou d’«Inquisition» à propos de ce début de croisade contre l’homophobie. Et il était aisé de deviner qu’on regrettait de ne pouvoir encore le traîner devant un tribunal.
    Chez les plus logiques des communautaristes, la persécution emprunte d’ores et déjà les voies du principe de précaution, et implique qu’on abatte tout le troupeau avant même qu’il ait fait la preuve de sa nocivité : pourquoi se gêneraient-ils puisque les ministres se couchent devant eux et s’empressent de transposer en mesures législatives leur délire ? Bien d’autres maîtres chanteurs, également groupés en associations de malfaisance patentée, piaffent déjà derrière la porte, avec à la main leurs innombrables pétitions qui se résument pour la plupart à exiger des pouvoirs publics un accroissement de l’arsenal répressif, ainsi qu’une politique enfin efficace de prévention, dans des domaines variés : contre les actes et propos handiphobes, contre les actes et propos féminophobes, contre les actes et propos islamophobes, contre les actes et propos jeunophobes, contre les actes et propos zoophobes, etc. Dans l’apocalypse communautariste où nous nous enfonçons, chaque groupe de pression particulier peut bien être en guerre avec les autres, ou faire semblant de l’être ; ils n’ont ensemble qu’un seul ennemi : la liberté. Du moins le peu qui en reste. Et ils sont décidés à l’achever.
    Le communautarisme est un monstre. Par là, il reflète bien notre époque monstrueuse qui semble n’avoir plus d’énergie que pour en terminer de toutes les manières possibles avec la définition fondamentale de l’être humain. Et c’est bien à cela que l’on travaille lorsqu’en exigeant, par exemple, que les grands singes bénéficient des droits de l’homme on contribue à faire disparaître la barrière qui se dresse encore entre l’humanité et le monde animal ; et c’est à cela aussi que l’on s’adonne lorsque, à l’occasion d’un crime, on fait ressortir que la victime était homosexuelle avant d’être une personne humaine. D’un côté comme de l’autre, c’est l‘anthropos en général qui est nié ou en passe de l’être. Le communautarisme n’est certes pas un humanisme. Il ressemblerait plutôt à ces maladies qu’on appelle auto-immunes où le système immunitaire, brusquement, ne reconnaît plus comme siens certains constituants de l’organisme et s’attaque à eux. Dans un cas comme dans l’autre, la destruction est aussi et d’abord une autodestruction.

    Ce n’est pas seulement jouer sur les mots que de remarquer qu’entre communisme et communautarisme il n’y a que quelques lettres de différence, et que tous deux ont la même origine latine, communis. Ce n’est pas non plus se laisser aller à des abus historicistes que de noter le parfait synchronisme avec lequel on a vu finir le communisme et, presque aussitôt, apparaître les délires des communautarismes et leurs premières actions d’éclat. Comme si, des ruines de l’un, avaient émergé les autres. Et comme si le dogme de la dictature du prolétariat n’avait attendu que l’occasion de se transformer en despotisme des minorités dans un monde décentralisé, désorbité, où le centralisme démocratique de jadis accouche finalement d’un décentralisme frénétique tout aussi ennemi de la démocratie, bien sûr, que l’ancien centralisme. Dans le même temps, est rétablie la vieille notion bolchévique de « suspects », indispensable dans toute situation de terreur, et sont désignés de nouveaux « ennemis du peuple » (les homophobes, les sexistes, les islamophobes, etc.). La nuisance a horreur du vide. Les espoirs d’égalité illimitée que l’ancienne idéologie avait donné à l’homme, même s’il ne vivait pas en régime communiste, et même si ces espoirs avaient été rapidement bafoués, loin de disparaître avec cette idéologie, se reconstituent mais par morceaux, de manière éclatée, en poussière de néo-soviets ou de milices vigilantes qui exercent d’abord et comme de juste leur tyrannie sur ceux qui appartiennent au groupe, puis répercutent cette tyrannie et l’étendent à l’ensemble de la société, contrainte dès lors de s’incliner devant leurs exigences particulières et de les reconnaître comme autant de bienfaits. Tous les droits à la différence additionnés débouchent alors sur l’unique droit qui reste à l’individu ordinaire, celui qui ne peut se réclamer d’aucun particularisme : le droit à la déférence.
    Ces exigences, d’ailleurs, se chantent sur l’air du Bien absolu et de la positivité la plus irréfutable. Les « offres » communautaristes sont de celles qu’on ne peut pas refuser puisqu’elles parlent de justice, de tolérance, d’amour, d’équité, de métissage et d’ouverture à l’autre. Ce qui se traduit aussitôt en demandes insatiables de lois répressives. Car c’est bien sûr le Mal, ce Mal que l’on entend éradiquer (sous les divers masques du « phobe »), qui est d’ores et déjà passé avec armes et bagages dans le charabia du Bien. Il habite tout entier là même où se rabâche sa dénonciation. Il est la maladie qui parle de remède, il est la contention qui s’intitule liberté, et la haine qui tremble d’amour. Il est la mort qui vit une vie humaine et qui lui emprunte sa force. Il est la perversion qui se nomme Loi. Sous son action, les lois elles-mêmes, par principe protectrices, deviennent meurtrières. Un programme total, pour ne pas dire totalitaire, constitue l’unité cachée de mille programmes communautaristes en apparence ennemis. C’est ainsi qu’aux militantes qui affirment vouloir « imposer la défense des revendications féministes à l’ensemble du mouvement altermondialiste », fait curieusement écho l’islamiste radical qui dit sans jamais vraiment le dire qu’il veut l’islamisation de la modernité.
    Le démoniaque, un nouveau démoniaque, un démoniaque moderne, n’est pas loin. Si la définition du démon est de manquer d’être, et donc de se venger de ce manque en nuisant, il est à noter que le communautariste, par manque d’être aussi, empoisonne tout le monde. Cette ancienne victime (mais le diable, « celui à qui on a fait du tort », en est une aussi) se sent menacée de disparition par intégration. La certitude de ne plus être persécutée s’échange pour elle contre le risque de mourir d’inexistence. C’est alors qu’elle se met à hurler à la discrimination et qu’elle transforme un fait-divers criminel en marchepied de ses nouvelles conquêtes. L’homme communautariste, l’homme des associations est l’homme du ressentiment sous sa figure contemporaine. Son impuissance à être l’a conduit vers les officines où bout l’esprit de vengeance. Il lui faut sans cesse des combats, des revendications, des pressions pour se sentir être parce qu’il ne peut plus éprouver l’excitation vitale que sous la forme de la persécution : celles dont il se dit menacé justifiant celles dont il demande la mise en œuvre.
    Mais tout cet enfer est si bien emballé dans le pathos de l’empathie qu’on l’entend à peine crépiter. En tout cas, ce serait une erreur de croire que le bruit qui s’en élève est la mélodie du bonheur.

    http://www.nouveau-reac.org/textes/philippe-muray-le-communautarisme-un-monstre/

  • Primes d’ancienneté et droits politiques

    Extrait de la revue Renaissance Catholique n° 131

    Notre pays se complaît dans les paradoxes. Ainsi la prime d’ancienneté fait partie des sacro-saints droits acquis et la jurisprudence accepte le fait que le fameux slogan « À travail égal, salaire égal » soit pondéré par la prise en compte du temps passé par chacun dans l’entreprise.

     

    La justification morale en est que si l’entreprise Dutruc est ce qu’elle est aujourd’hui, c’est en partie parce que M. Dupont est présent depuis vingt ans et a, à sa place, contribué à l’existence, voire au développement, de la société. Son collègue Durand qui a été embauché plus récemment contribue de la même manière actuellement au bon fonctionnement de l’entreprise mais objectivement sa contribution dans le temps est moindre, ce qui justifie un écart de rémunération entre ces deux personnes.

    Vive la prime d’ancienneté !

    La quintessence de ce système est atteinte dans la fonction publique avec le célèbre avancement à l’ancienneté. Il apparaît ainsi légitime à tous que l’ancienneté dans une entreprise permette de bénéficier d’avantages financiers. [...]

    Jean-Pierre Maugendre - La suite sur Renaissance Catholique

  • [Edito L’AF 2887] La république à bout de souffle : SE PRÉPARER

     

    C’est, semble-t-il, à une décomposition du régime plus rapide qu’on pouvait l’imaginer, sinon l’espérer, qu’on assiste aujourd’hui. Et que les élections européennes en aient été la cause occasionnelle n’est un paradoxe que pour ceux qui oublient que l’Europe est pour le pays légal le prétexte qui leur a fait renoncer à la France.

     

    Si les institutions continuent de fonctionner, c’est mécaniquement, car la coupure avec les Français est consommée : ils ne croient plus dans les capacités d’illusionnistes de nos élites dirigeantes, de droite comme de gauche. Le spectacle offert tant par une UMP que l’étalement de ses malversations finit de déconsidérer auprès du pays réel, que par un parti socialiste réduit à la portion congrue — 14% de l’électorat — et, de ce fait, tenté par la mutinerie pour ne pas couler avec le Titanic de l’exécutif, est proprement sidérant. On peut d’ailleurs se demander dans quel monde vivent des représentants du peuple qui ne s’aperçoivent pas que plus ils sont « à gauche », notamment sur les questions de société ou de justice, plus ils sont rejetés par les Français. Un telle surdité aux préoccupations et aux demandes de leurs concitoyens confine à l’autisme.

    Chacun sent que le bateau prend eau de toutes parts. Discrédité, le pouvoir peut encore intimider par la répression, il n’est plus respecté dans les consciences. La république paraît à bout de souffle. Nous ne saurions toutefois nous en réjouir si personne n’est là pour prendre la relève. Car un effondrement politique est toujours un moment de faiblesse pour une nation.

    Se préparer n’est plus simplement un devoir. C’est devenu une nécessité.

    François MarcilhacL’AF 2887

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Edito-L-AF-2887-La-republique-a

     

  • Le hollandisme, maladie infantile du socialisme...

    par Jean-Paul Brighelli
    Vous pouvez découvrir ci-dessous un texte décapant, et assez étonnant, de Jean-Paul Brighelli, qui sur le site de Causeur règle violemment son compte au parti socialiste et à son gauchisme culturel.
    Professeur en classes préparatoires, défenseur de l'élitisme républicain, Jean-Paul Brighelli est l'auteur, notamment, de nombreux essais sur le système éducatif, comme La fabrique du crétin : la mort programmée de l'école (Jean-Claude Gawsewitch, 2005). Il est également l'auteur de La société pornographique (Bourin, 2012).
    La droite est le nouveau véhicule des ambitions révolutionnaires
    Jean-Pierre le Goff, dont le petit doigt est à lui seul plus cultivé, politiquement parlant, que l’ensemble du gouvernement, s’est récemment fendu d’une analyse de la politique « sociétale » du gouvernement dont je ne saurais trop recommander la lecture aux gens intelligents qui viennent faire un tour sur Bonnet d’âne. L’auteur de La Barbarie douce (1999 — remarquable analyse de ce qu’une certaine gauche pédago a fait de l’école, sous prétexte de faire réussir tout le monde à l’occasion de la semaine des quatre jeudis) y dissipe avec une grande rigueur le rideau de fumée qu’un parti social-démocrate — le PS et ses alliés —, qui a renoncé à tout vrai principe de gauche, a développé pour camoufler le fait qu’il a renoncé à toute intervention crédible dans le domaine économique — le seul susceptible de faire bouillir la marmite des damnés de la terre — et classes moyennes comprises, cela finit par faire du monde.
    Résumons : les lois sur le mariage gay, par exemple, sont des manifestations typiques de ce gauchisme culturel que dénonçait Lénine en 1920 — une déviation qui sous prétexte de « pureté » révolutionnaire, feint d’oublier que le facteur économique est déterminant en dernière instance — et pas l’autorisation de passer ou non devant un maire (et, in fine, devant un juge aux Affaires familiales), ou l’affirmation un peu péremptoire qu’un double cunni peut engendrer des bébés (ou en donne l’autorisation, ce qui revient au même). Ce qui aurait été vraiment révolutionnaire (un terme incompatible avec les libéraux au pouvoir, nous sommes bien d’accord), c’eût été de proclamer la non-nécessité du mariage bourgeois, et l’égalité des droits pour tous : le prolétariat, qui n’avait pas les moyens de s’offrir une dot, a inventé l’union libre de fait bien avant que les pseudo-libertaires ne s’en emparent.
    Le Goff ou moi — question de génération — avons expérimenté jusqu’au dégoût les impasses du gauchisme culturel, qui à se vouloir pur et sans compromission avec les « partis bourgeois » (c’est tout le sens de la diatribe de Lénine) a fini par sombrer dans la collaboration de classe la plus honteuse : on évite de s’allier au P«C»F, comme on écrivait à l’époque, on critique le Programme commun, on se croit révolutionnaire parce qu’on lit le Monde et on finit suceur de barreau de chaise à Libé ou publiciste chez… Publicis. Ou prof sur le Net, jusqu’auboutiste des causes les plus variées et les plus avariées qui n’ont jamais qu’un seul objet (et la plupart de leurs thuriféraires ont si peu de conscience politique qu’ils ne s’en aperçoivent pas) : défendre l’état des choses, la répartition actuelle du capital, la « rigueur budgétaire » et l’Europe de Juncker-Schulz.
    Quitte à paraître plus léniniste que Vladimir Ilitch, je voudrais le répéter encore et encore : le seul problème, c’est de donner à manger à ceux qui ont faim. Et cela fait du monde, en France même : on s’occupera du reste du monde ultérieurement, l’alter-mondialisme est une déviation majeure qui permet de se préoccuper des « étrangers », des primo-arrivants, des manouches et de ceux qui croient que Yannick Noah est un artiste, au lieu d’imposer une politique qui redonne au moins l’espoir de grignoter un peu de l’immense fortune française — la redistribution oui, les réformes Taubira (la femme qui ne sait pas chanter la Marseillaise, et encore moins l’Internationale) non. Évidemment, il est plus simple d’amuser le peuple, via des journalistes incompétents et / ou complices, avec des écrans de fumée, en espérant que cela vous donnera une chance en 2017, qu’avec une réduction visible des inégalités.
    Au passage je préfère être dans ma peau que dans celle de Thomas Piketty, qui s’est décarcassé à prouver à ses anciens amis qu’une autre politique économique est nécessaire (et possible), et qui est le plus grand cocu de l’arrivée de la « Gauche » au pouvoir et qui a bien compris, en allant vendre sa salade aux USA, qu’il est possible de travailler avec des capitalistes intelligents, en attendant de prendre le pouvoir pour de bon, mais pas avec des « socialistes » français obsédés par les sondages, aveuglés d’ambitions minuscules et de mauvaise foi — définitivement disqualifiés.
    Mélenchon a raté le coche : à faire du Parti de Gauche le véhicule d’une ambition personnelle, il n’est pas parvenu à présenter ses propositions économiques comme une solution aux difficultés croissantes des Français. La seule qui a capitalisé sur le sentiment intense de frustration, c’est Marine Le Pen. Calcul ou retournement, le FN tient ces temps-ci un discours anticapitaliste très drôle à entendre, pour qui se rappelle ses prises de position ultra-libérales d’il y a quelques années. De même, il (ou le Comité Racine qui théorise pour lui) a sur l’Ecole des positions que 90% des profs approuvent, en le disant ou sans le dire — et les 10% qui restent sont juste les hommes-liges du PS et des Verts, ceux qui ont ou qui espèrent des positions compatibles avec leur petitesse conceptuelle, pas avec le bien public, et certainement pas avec celui des élèves.
    Alors soyons tout à fait clair : si demain je pense qu’une alliance tactique avec des partis de droite (un ticket Juppé-Bayrou, mais aussi bien un infléchissement du Bleu-Marine) peut faire avancer la cause de ceux qui souffrent réellement, victimes des dégraissages des grandes entreprises, de la politique de déflation systématique, ou des prétextes démagogico-pédagogiques qui théorisent le succès de tous afin de réaliser la réussite des mêmes, eh bien je m’allierai, et sans un battement de cils. Parce que toute alliance avec le PS est devenue impossible (et depuis plusieurs années, depuis l’ère Jospin en fait), et que persister à se vouloir « de gauche » avec les guignols sanglants qui nous gouvernent est une entreprise illusoire : la Droite est aujourd’hui — parce que les uns sont en crise, et que les autres ont faim de pouvoir — le véhicule le plus commode des ambitions réellement révolutionnaires.
    Jean-Paul Brighelli (Causeur, 3 juin 2014)

  • Manifeste des 343 fraudeuses

    Lors des grandes manifestations, le gouvernement affirmait que la loi Taubira ne concernait que la légalisation du « mariage » gay et n’ouvrait pas le débat de la PMA, mais ça c’était avant !

    Alors après le Manifeste des 343 salopes en 1971 pour la légalisation de l’avortement, celui des 343 salauds contre les lois anti-prostitution, (il faut croire qu’en ce moment c’est la mode) , voici les 343 fraudeuses !

    Ces 343 femmes reconnaissent avoir eu recours à la PMA à l’étranger. A l’origine de cette initiative on retrouve deux membres de l’Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens (évidemment!) qui estiment que la loi Taubira est incomplète.

     

    Cette dernière autorisait le « parent 2 » à adopter l’enfant du « parent 1 » une fois mariés, mais cela sans précision sur le mode de conception de l’enfant : une aubaine pour les militants invertis qui profite de cette faille pour crier à l’injustice : « le mode de conception de l’enfant ne fait pas partie des éléments demandés quand une adoption concerne un couple hétérosexuel et la loi sur l’adoption est la même pour tous» !

    Stéphane Cola, à l’origine de l’« annuaire des avocats gay-friendly », explique pour le Figaro : « de nombreux couples de femmes ont du mal à trouver, en France, un médecin acceptant de les accompagner dans leur désir d’enfant». «Mais contraindre les couples à se rendre à l’étranger, obliger les médecins à agir en marge du cadre légal et faire peser sur les familles et sur l’enfant une incertitude juridique insupportable est la plus mauvaise des solutions, martèle-t-il. Il est grand temps que le législateur se saisisse du dossier. Et que la ministre de la Justice rappelle à l’ordre ses procureurs qui utilisent le prétexte de la PMA pour faire obstacle à la loi sur le mariage pour tous.»

    Alors en fait, les 343 fraudeuses c’est un raisonnement sain et cohérent: elles vont à l’encontre de la loi, en sont conscientes (fières ?) mais ce n’est pas facile pour elles alors il faudrait légaliser tout ça !

    Une réclamation légitime n’est-il pas ? En plus, si avec un peu de chance ça fonctionne, on pourra l’appliquer à de nombreux autres cas : le vol, la fraude, le meurtre, le viol… ! Pratique, non ?

    Marie de Remoncourt

    http://www.contre-info.com/manifeste-des-343-fraudeuses#more-32960

  • Crise à l’UMP : bonjour les tontons‑flingueurs

    Dire que l’UMP est en crise est un doux euphémisme.
    Pour François Fillon « Sauver l’UMP d’une disparition désormais possible : voilà l’enjeu des prochaines semaines ». Ajoutant : « Est‑ce qu’on peut mentir, tricher, détourner l’argent des adhérents et des sympathisants, et ensuite prétendre représenter la France et les Français ? ».   D’ores et déjà, le triumvirat installé en catastrophe le 27 mai dernier pour pallier la démission forcée de Jean‑François Copé est contesté par l’aile sarkozyste du mouvement, qui redoute la concurrence précisément de MM. Fillon et Juppé pour la présidentielle de 2017.

    Pendant ce temps‑là, chacun y va de sa petite phrase assassine

    Hier matin, au micro de Radio Classique, Eric Woerth a reconnu que le nombre d’adhérents du mouvement était en chute libre et ses finances dans un état catastrophique. Il a instamment demandé un cessez‑le‑feu à ses petits camarades. Il faut dire que les jours précédents avaient été particulièrement riches en mots goûteux. La palme revenant à Jérôme Lavrilleux, l’âme damnée de Copé : « Le problème dans ce milieu (sic), c’est qu’il y a des gens morts de l’intérieur : Baroin, Juppé. Copé ne l’est pas. Fillon, non plus. Lui, il est complexé de l’intérieur, il est dans l’auto‑émasculation tout en ayant besoin de prouver sa virilité. Wauquiez, c’est une raclure. NKM, ce n’est pas une belle personne. Le Maire est très sympa et vivant, alors qu’il a l’air d’un poisson froid. Sarkozy, c’est le plus vivant de tous, mais à quoi ça sert ? ».

    D’autres rafales de Kalachnikov :

     

    Debré sur Guéant : « Il est rien ». Juppé sur Wauquiez : « C’est un connard ». Debré, encore : « Qui est Nadine Morano ?! », etc. etc. Ambiance. Quant à la prestation de Christian Jacob mercredi au micro de BMFTV, elle tient du pathétique confiné. A Jean‑Jacques Bourdin qui s’étonne que le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale ignore que ce dernier a versé 700 000 € en 2012 de la société Bygmalion, Jacob finit par répondre, excédé : « Arrêtez dans la démagogie et le populisme (sic !) ». Pour Jacob, dire la vérité serait donc « populiste » : bel aveu…

    http://fr.novopress.info/168846/crise-lump-bonjour-les-tontons‑flingueurs/#more-168846

  • Procès du comité d’entreprise d’EDF-GDF : entre emplois fictifs et financement du Parti communiste

    Alors qu’une procédure a été lancée, il y a 10 ans maintenant, ce n’est que cette semaine que s’est ouvert le procès autour du détournement de fonds du comité d’entreprise d’EDF.

    Avec un budget annuel de 400 millions d’euros, le comité d’entreprise de la société semi-publique EDF, dénommé « Caisse centrale des activités sociales » (CCAS), est l’un des plus importants de France. La Cour des comptes avait alerté sur les pratiques dispendieuses de l’organisme. Les fonds de la structure auraient été utilisés pour financer des prestations de service au profit du Parti communiste français, ainsi que des emplois fictifs mis à disposition de la CGT et du même PCF. On relèvera notamment le financement de la traditionnelle fête de l’Huma entre 1997 et 2005 pour un coût avoisinant 1,2 million d’euros.

    Qui trouve-t-on parmi les prévenus ?

    Seize entités sont impliquées dans cette affaire, notamment la CGT, la société du journal L’Humanité, et la sénatrice communiste Brigitte Gonthier-Maurin. Cette dernière est soupçonnée d’avoir bénéficié d’un emploi à la CCAS alors qu’elle exerçait son activité au Parti communiste. Ce qu’elle nie, reconnaissant cependant « ne pas avoir beaucoup mis les pieds à la CCAS car j’étais sur le terrain, au parlement, à l’Unesco, dans des colloques, le but étant d’avoir toujours un coup d’avance ».

     

    La CCAS s’est portée partie civile sur l’affaire…

    Et cela, bien que le président de la CCAS, contrôlée depuis la Libération par la CGT, ait affirmé « ne pas avoir subi de préjudice ». Ce dernier élément est pourtant essentiel pour pouvoir se porter partie civile dans une affaire. La CFDT, SUD, la CGC et FO se sont également portés partie civile au côté de GDF. Redouteraient‑ils de se retrouver, eux aussi, sur le banc des accusés ? A noter qu’EDF a retiré sa plainte pour « absence de préjudice subi ». Le verdict est prévu le 24 juin.

    http://fr.novopress.info/168912/proces-du-comite-dentreprise-dedf-gdf-emplois-fictifs-financement-du-parti-communiste/#more-168912