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France et politique française - Page 4304

  • Henri Guaino doit-il rester à l'UMP ?

    Alain Juppé souhaite qu'Henri Guaino quitte l'UMP, car ce dernier a publiquement déclaré qu'il ne voterait pas pour Alain Lamassoure, tête de liste UMP en Île-de-France.

    Pourtant le désaccord entre proeuropéens et eurosceptiques est constant à l'intérieur de l'UMP. Mais entre Alain Juppé et Henri Guaino, lequel est le plus en phase avec l'électorat de l'UMP sur la question européenne ?

    Michel Janva

  • Leur « eurovision » n’est pas une fatalité

    1er-mai-2014-03-300x200.jpegQue Christiane Taubira refuse de chanter la Marseillaise, en présence notamment de Manuel Valls, du ministre de l’Outre-mer George-Pau Langevin et  d’Anne Hidalgo, lors de la cérémonie de commémoration de l’abolition de l’esclavage hier à Paris, place du général Catroux, n’est pas pour nous surprendre. Au regard du parcours de cette militante extrémiste indépendantiste, à l’origine de la loi de 2001 de repentance et de culpabilisation de notre pays, ce refus à sa logique… Seize ans après la victoire de la chanteuse transsexuelle israélienne Dana International, il n’est pas non plus surprenant qu’en cette année d’élections européennes, un(e) autre transsexuel(le) (transgenre en novlangue), cette fois de nationalité autrichienne, Conchita Wurst (sic), ait remporté le grand prix de l’eurovision ce dix mai. Une victoire au moins aussi « étrange », nous l’avions déjà noté, que les connaissances géographiques des organisateurs de ce concours, ouvert à des pays non européens comme Israël et la Turquie, certes candidats plus ou moins déguisés à l’entrée dans l’Union européenne… Drôle de vision  de l’Europe !

    Résumant l’opinion dominante dans les médias et chez les politiciens progressistes de l’UE, le président de la République autrichien, Heinz Fischer, proche du parti social-démocrateSPÖ, a déclaré que le succès de Conchita Wurst, n’est « pas seulement une victoire pour l’Autriche, mais avant tout pour la diversité et la tolérance en Europe ». Cela va sans dire et voilà un nouvel argument de vote en faveur des partis pro-bruxellois,  de gauche comme dedroite… non ?

    Une victoire saluée certainement par la girouette opportuniste Geoffroy Didier, secrétaire général-adjoint de l’UMP, membre du club de sarkozystes de gauche La Diagonale,favorable alors au mariage homosexuel et au droit de vote des immigrés, puis cofondateur du courant de l’UMP la Droite forte (sic) avec son ami transfuge du FN et de MPF, Guillaume Peltier. M. Didier a débattu  hier  pendant une vingtaine de minutes avec Marine Le Pen,  lors de l’émission BFM Politique, animée par Apolline de Malherbe. Il s’est signalé par sescalomnies et sa mauvaise foi agressive.

    Il a principalement débité la fiche argumentaire du candidat UMP en Ile-de-France, l’ultra fédéraliste européiste Alain Lamassoure, sur la liste duquel notre délicat jeune homme figure.Mensonges sur le prétendu absentéisme et les votes erratiques ou incohérents de Marine Le Pen et Jean-Marie Le Pen, dont Bruno Gollnisch a encore fait justice la semaine dernière lors de la conférence de presse donnée à Bourg-en-Bresse (l’extrait vidéo est d’ailleurs disponible ici).

    Cette agressivité de l’UMP, pendant de celle du PS, s’explique par la frousse de voir  l’opposition nationale virer en tête au soir du 25 mai. Une victoire frontiste qui comme le rapporte un article publié aujourd’hui sur le site du Figaro, accélérerait  les risques d’éclatements d’un parti présidé par le très contesté Jean-François Copé, ravagé par la guerre des prétendants. Un parti surtout souffrant d’une contradiction fondamentale,  tiraillé entre les aspirations patriotiques d’une large fraction de sa base et l’euromondialisme plus ou moins assumé d’une très grande partie de ses dirigeants, que ces derniers camouflent le temps des élections avec un cynisme et une démagogie assez sidérante .  

    Le Figaro relève ainsi les vœux exprimés par  le député maire du Puy-en-VelayLaurent Wauquiez, qui sincèrement ou par opportunisme, sort un livre dans lequel il « souhaite un retrait immédiat de Schengen », plaide  « en faveur d’un retour au protectionnisme » et un «  repli sur l’Europe des Six ». Un  positionnement qui « lui a  attiré l’opprobre de la quasi-totalité des dirigeants de l’UMP ».

     « À commencer » par l’ex-ministre des affaires européennes et ancien commissaire européenJacques Barrot qui a écrit son effroi  dans les Échos.   «L’Union européenne mérite mieux que ce livre inspiré par je ne sais quel populisme en cours aujourd’hui. On y trouve tous les ingrédients qui nous renvoient au siècle dernier avec un protectionnisme qui a montré ses limites en attisant la peur de l’autre» (sic). Il est vrai que le super propagandiste bruxellois  Barrot à les nerfs sensibles : on se souvient de son visage en pleurs sur les  écrans de télévision le 21 avril 2002 à l’annonce de la qualification de Jean-Marie Le Pen  au second tour de la présidentielle…

     À dire vrai, la ligne fédéraliste européiste qui est celle d’Alain  Lamassoure  estprépondérante  au sein de l’État-major de l’UMP qui se garde bien d’en dire trop à ses électeurs sur ce sujet. Mais  Le Figaro rappelle qu’ « Henri Guaino est parti en croisade contre le choix des têtes de liste du parti (…)», notamment la désignation  de M.  Lamassoure pour lequel il ne votera pas.  «Henri Guaino, Laurent Wauquiez et une quarantaine de parlementaires ont coécrit une tribune pour manifester leur opposition à la ligne du parti. Cette offensive a incité les autres ténors à serrer les rangs, mais si le FN arrivait en tête le 25 mai, c’est l’unité de l’UMP qui serait une fois encore mise en péril ».

     Le péril principal qui menace le FN est d’une toute autre nature, c’est le risque de l’abstention de ses électeurs comme n’ont cessé de le rappeler les dirigeants frontistes et encore dernièrement Marine lors de son allocution du 1er mai. Le site du Monde le rappelait cette fin de semaine, «contrairement à une affirmation devenue lieu commun, l’abstention ne profite pas au Front National. D’ailleurs, les élections européennes, celles où les Français s’abstiennent le plus, n’ont jamais été de bons crus pour le parti, mis à part peut-être 1984 où, avec 11 % des voix, le FN avait fait irruption sur le devant de la scène politique hexagonale ».

    Une mobilisation du camp patriotique indispensable constate Bruno Gollnisch,  si nous voulons en effet arriver en tête à ces élections européennes. Une victoire qui précipiterait la nécessaire recomposition du paysage politique français. Elle  permettrait à l’opposition nationale d’apparaitre encore plus  clairement comme une alternative sérieuse à la gauche, et plus largement encore à « l’eurovision » mondialiste de la caste  UMPS.

    http://gollnisch.com/2014/05/12/eurovision-nest-pas-fatalite/

  • Défilé d’hommage à Jeanne d’Arc et Saint Louis

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    Ce dimanche avait lieu à Paris le défilé annuel en l’honneur de Sainte Jeanne d’Arc organisé par l’institut Civitas. Une dédicace spéciale était faite à Saint Louis en raison du 800ème anniversaire de sa naissance que nous célébrons cette année.

     
    Une invitée de marque était présente en la personne de Farida Belghoul présidente des JRE,  à savoir les Journées de Retrait de l’Ecole, initiative qui consiste à retirer de l’école ses enfants une fois par mois sur un jour fixé à l’avance pour protester contre l’enseignement de la théorie du genre, rebaptisé ABCD de l’égalité, au sein du système éducatif Français.
     
    Banderole des JRE

    Banderole des JRE

    Alain Escada et Farida Belghoul se trouvaient côte à côte derrière la banderole en tête de cortège en signe de soutien réciproque dans le combat mené pour la défense de la famille et l’intégrité des enfants.
     
    Alain Escada et Farida Belghoul

    Alain Escada et Farida Belghoul

    Alain Escada a déclaré que : »La France retrouvera la force pour éliminer la décadence morale lorsqu’elle sera en mesure de retrouver ses racines catholiques.« , tandis que Farida Belghoul après avoir fait un rappel sur les représailles subies par les familles lors des JRE a remémoré que « Dieu vomissait les tièdes » et a appelé à « mouiller la chemise pour sauver les enfants, que ce salut des enfants sera le salut de l’humanité toute entière, que les croyants doivent jouer le rôle qui est le leur qui est leur mission sacré sur cette terre, et qu’il doivent dans la sphère publique apparaître avec le nom de Dieu dans la bouche pour sauver les garçons et les filles de l’humanité.« 
     
    Le défilé s’est ensuite déroulé dans le calme entre la place St Augustin et la place des Pyramides. Jeanne d’Arc et ses chevaliers ouvraient le cortège suivis de la statue de St Louis. Puis venait un Pipe Band représentant le contingent d’Ecossais engagé aux côté des Français durant la bataille d’Orléans en 1429.
     
    Jeanne d'Arc et ses chevaliers

    Jeanne d’Arc et ses chevaliers

    Ecossais

    Ecossais

    Défilé sur la rue de Rivoli

    Défilé sur la rue de Rivoli

    Arrivés sur la place des pyramides, Alain Escada et Farida Belghoul ont déposé conjointement une gerbe de fleur au pied de la statue de Jeanne d’Arc.
     
    Dépôt d'une gerbe de fleur devant la statue de Jeanne d'Arc

    Dépôt d’une gerbe de fleur devant la statue de Jeanne d’Arc

    A la fin du défilé le président de l’institut Civitas après avoir apporté son soutien à la prochaine journée de retrait de l’école annoncée pour le lundi 12 mai, a fait un discours.
  • Bienvenue dans la galère des fourberies du politiquement correct !

    La triade infernale qui règne dans le microcosme politico-médiatique, pensée unique, politiquement correct et terrorisme intellectuel, vient d’inventer un nouveau concept inquiétant et révélateur. Si vous dites qu’il y a un lien entre l’immigration et la délinquance, vous êtes raciste, cela va de soi.

    Si vous rappelez que l’esclavage a été pratiqué dans le monde musulman, et notamment en Afrique dans les ports d’Alger ou de Zanzibar, vous êtes un islamophobe doublé d’un nostalgique de la colonisation, c’est une évidence. Si vous précisez que les nazis et leurs complices n’ont pas organisé la déportation d’homosexuels à partir du territoire français, vous êtes un odieux homophobe, ça ne fait pas un pli. Indignation surjouée, surexposition médiatique, surabondance lexicale pour dénoncer l’odieux, le sulfureux, l’infréquentable ; présomption de culpabilité… et une association grassement subventionnée ou un parquet zélé vous envoient en correctionnelle. Ce scénario est habituel. Il rencontre un obstacle : les statistiques ou les faits historiques qui donnent raison à celui par qui le scandale arrive.

    Les immigrés sont suffisamment discriminés sans qu’on donne une bonne raison d’en limiter le flux. Des musulmans donnent, dans le monde, assez d’exemples de fanatisme pour qu’on ne rappelle pas de façon maladroite que le respect des droits de l’homme n’est pas la tasse de thé de l’islam. Les droits revendiqués par le lobby homosexuel trouvent dans la victimisation un argument de poids. Honte à celui qui en atténue l’effet, même si les faits accréditent ses propos. Décidément, Molière a tout dit ! On retrouve Philinte disant à Alceste : « Il est bon de cacher ce qu’on a dans le cœur. Serait-il à propos et de la bienséance de dire à mille gens tout ce que d’eux on pense ? » Alors la meute de la bien-pensance officielle ne lâche pas sa proie. Celle-ci disait vrai ? La belle affaire ! Peu importe ce qui est vrai ou non. C’est le ton qui est insupportable. [...]

    Christian Vanneste - La suite sur Boulevard Voltaire

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Bienvenue-dans-la-galere-des

  • Le choix du futur président de la Commission européenne : une illusion de démocratie ?

    Un argument martelé à l’envi par les socialistes mais aussi par le candidat européiste de l’UMP Alain Lamassoure (candidat peu apprécié et peu soutenu par les militants parisiens de son propre parti…) dans cette campagne électorale européenne, c’est que le prochain président de la Commission européenne sera choisi par les députés issus du scrutin de la fin mai. 

    Or, vérification faite, rien n’est moins sûr, et l’argument tient plus de l’interprétation que de la lecture rigoureuse du traité de Lisbonne sur lequel les socialistes s’appuient, ce même traité qu’ils se sont jadis empressés de faire avaliser par les parlements nationaux pour éviter que les peuples français et hollandais ne le rejettent comme en 2005…

    En effet, le traité de Lisbonne évoque le fait que, pour proposer un candidat à la présidence de la Commission, les dirigeants des vingt-huit Etats membres de l’Union européenne doivent désormais tenir compte du résultat des élections et des rapports de force internes au Parlement (ce qui laisse plus d’une possibilité, d’ailleurs, et sans doute beaucoup de manœuvres, voire de « petits arrangements entre amis »…), mais rien de plus ! [...]

    Jean-Phlippe Chauvin - La suite sur Nouvelle Chouannerie

  • Marine Le Pen : "je reviendrai sur le 'mariage" homosexuel"

    Marine Le Pen, tête de liste aux européennes dans le Nord, répond à son tour àPrésent :

    "Christine Boutin qui a lancé ses listes Force-Vie chasse clairement sur vos terres. Elle vous a attaqué très directement en affirmant notamment que « toutes les références chrétiennes sont éliminées du Front national et que vous avez abandonné les fondamentaux sur la vie et la dignité humaine ». Pensez-vous que son pourcentage de voix puisse vous porter tort ?

    Je trouve les attaques de Mme Boutin particulièrement outrancières et scandaleuses. Je n’ai pas de leçon à recevoir de quelqu’un qui a retiré sa liste au bénéfice de Nicolas Sarkozy en se faisant payer 600 000 euros par l’UMP. Christine Boutin a participé à un gouvernement qui a œuvré contre la famille et contre les valeurs traditionnelles de la France. Et qui a même tenté d’aller jusqu’à inscrire le communautarisme dans la Constitution française – c’était une mission qui avait été confiée à Nicolas Sarkozy par Simone Veil. Le simple fait d’avoir participé à ce gouvernement décrédibilise à mon avis Mme Boutin jusqu’à la fin des temps. Et elle a toujours apporté les voix de ses électeurs à ces gouvernements-là en toutes circonstances, sans aucune exception.

    — Elle affirme aujourd’hui à ce sujet qu’elle a changé.

    Le « j’ai changé » c’est un peu usé jusqu’à la corde, non ? Nicolas Sarkozy l’a utilisé déjà deux fois, il peut d’ailleurs encore l’utiliser une troisième fois. Je répète ce que je vous disais tout à l’heure : tous ceux qui changent juste avant les élections, sont des menteurs.

    Vous réaffirmez que vous reviendrez sur le « mariage » gay ?

    Oui je l’ai dit. Je suis contre le « mariage » homosexuel et je reviendrai sur le « mariage » homosexuel dans le cadre de l’état de droit. A savoir sans rétroactivité. Ceux qui ont été mariés le resteront. Mais il n’y aura plus de « mariage » homosexuel en France. Je reviendrai sur cette loi. Sans tambours ni trompettes, à la différence d’autres qui se sont beaucoup agités pendant ce débat, qui ont fait beaucoup de déclarations tonitruantes et qui le jour où la loi a été votée ont indiqué – comme l’a fait Jean-François Copé en tête – qu’évidemment ils ne reviendraient pas sur une loi qui a été votée."

    Michel Janva

  • Christine Boutin n'aurait aucun problème à travailler avec Bruno Gollnisch

    Christine Boutin a accepté de répondre au quotidien Présent. Extrait :

    "Vous savez bien ce que l’on va vous objecter. Vous avez présenté vos candidats comme les seuls « anti-système ». A la différence des candidats du « PS, de l’UMP et du FN qui sont tous dans le système », avez-vous déclaré. Venant d’une élue qui a toujours appartenu au système et qui à chaque fois qu’elle a prétendu faire cavalier seul et promis qu’elle ne se rallierait à personne, a toujours fini par rapporter ses voix aux gouvernements de la culture de mort, à Chirac, à Sarkozy, ça va convaincre qui ?

    Je comprends votre question et ce n’est pas facile de vous répondre. C’est une question de fond. Soit vous me croyez, soit vous ne me croyez pas. C’est votre liberté. Lorsque je suis arrivée à l’Assemblée nationale en 1986 je ne savais pas trop ce que j’allais y faire. Sauf que je me suis souvenue que je m’étais tue en 1976 au moment de la loi sur l’avortement. J’ai décidé alors d’être le député de la vie. J’ai décidé de m’engager. Dans une inconscience totale. Parce que peut-être que si j’avais su tout ce que j’allais subir, j’aurais calé. Il m’a fallu le temps. Et il a fallu que l’évidence apparaisse dans la classe politique française. Je ne me suis pas rapproché du Front national à ce moment parce qu’à mes yeux il pratiquait l’exclusion et je ne suis pas une femme d’exclusion. J’ai donc regardé autour de moi à droite avec qui je pouvais travailler. En ce qui concerne M. Chirac je me suis présentée en 2002 à la présidentielle. J’ai fait 1,19 %. J’ai négocié à l’époque avec Jacques Chirac entre les deux tours.J’ai demandé, en échange de mon retrait, qu’il y ait des structures d’accueil des femmes en détresse, enceintes, qui voulaient garder leur enfant. Il a dit oui. Et il n’a pas réalisé ces structures d’accueil. En 2007 il y a eu une négociation entre Sarkozy et moi, en tête à tête. Je lui ai demandé trois choses en échange de ma non-présentation à l’élection présidentielle : pas de « mariage » homosexuel, pas d’euthanasie et pas de recherche sur l’embryon. Il a accepté et il a tenu ses promesses. Je suis devenue ministre, ce qui a été une magnifique expérience. Ce qui prouve aussi que l’on peut avoir des convictions et avoir tous les hochets de la République. Ils ne m’impressionnent pas mais je les ai tous eus. En 2012, j’ai vu l’évolution de l’environnement de Sarkozy sur les questions de société et j’ai été convaincue qu’un accord ne serait pas suffisant. Il fallait donc que je me présente, ce que j’ai fait. Sarkozy a demandé à me rencontrer et je lui ai demandé à nouveau : pas de « mariage » homosexuel, pas d’euthanasie et pas de recherche sur l’embryon.Il a alors donné une interview très claire sur ces trois points au Figaro Magazine. J’avais donc ma garantie, je me suis retirée avant le premier tour. Je n’avais d’ailleurs aucune chance d’être élue et je prenais des risques financiers personnels. J’ai suivi Sarkozy pendant sa campagne et il a été formidable. Mais il a été battu.

    Vous pouvez donc jurer que vous n’allez pas apporter de la même façon vos voix à Jean-François Copé en 2017, qui lui n’entend pas revenir sur la loi Taubira sur le « mariage » homosexuel ?

    Je n’ai pas l’habitude de jurer et donc je ne jurerai pas. Mais croyez-moi, je n’ai plus rien à faire avec ces gens-là. Mon âge, 70 ans, devrait vous rassurer. Et c’est l’âge de la vraie liberté. 2017, c’est beaucoup trop loin et ce que j’espère c’est que Force Vie va être repris par des jeunes. [...]

    Il y a certes des personnes au Front national avec qui je n’aurais aucun problème à travailler comme Marion Maréchal ou Bruno Gollnisch. J’ai plus de difficultés avec Mme Le Pen et son entourage."

    Michel Janva

  • Le Grand rabbin de France par intérim au coeur d’un scandale financier

    Faut-il qu’il ait exagéré pour se faire épingler ? Car dans ces sphères de chefs, qu’ils soient politiques, religieux ou d’entreprises, les renvois d’ascenseurs, les menus « services »  ou autres (rien n’étant gratuit), trafics d’influence, etc.,  sont monnaie courante. A moins qu’il n’y ait d’autres raisons cachées, émaillées peut-être de luttes internes… En tout cas, le Grand Rabbin de Paris ne tombe pas comme ça sans qu’il y ait de raisons puissantes derrière.

    Michel Gugenheim, qui est aussi Grand rabbin de Paris, est accusé d’avoir cautionné un chantage au divorce. 90 000 euros et un faux témoignage au civil ont été exigés à une femme en échange de « sa liberté ». 

    Moeurs et . Deux ingrédients au coeur d’une affaire qui éclabousse le service des divorces du Consistoire de Paris, ce lieu où s’organise le culte juif.

    Le 18 mars dernier, une femme de 28 ans se présente à son audience devant le tribunal rabbinique (le « beth din »). Cela fait cinq ans qu’elle est en attente de son « guet », ce document qui stipule qu’elle est désormais divorcée aux yeux de la religion et qu’elle peut donc se remarier. Dans la stricte tradition juive, seul le mari peut le délivrer. Un procédé unilatéral qui donne parfois, en cas de conflits, des délais incroyablement longs. Comme c’est le cas de cette jeune femme alors même qu’elle n’a été mariée que huit mois. « C’est une personne très pieuse, qui a beaucoup de foi », décrit son frère, joint par L’Express.

    Repères

    Selon Avenir du judaïsme, 200 à 300 femmes en France pourraient être en attente de leur « guet », ce document qui les autorise à divorcer religieusement. Mais il n’existe pas de statistiques officielles. A en croire l’association, certaines attendent toute une vie. Avec parfois des conséquences terribles: les enfants nés d’une mère « agouna » (littéralement, « enchaînée », sans « guet ») ne peuvent pas non plus se marier religieusement.

    Trois rabbins du service des divorces sont présents à l’audience, ainsi que Michel Gugenheim, qui cumule les hautes fonctions de Grand rabbin de Paris et de Grand rabbin de France par intérim. 30 000 euros en espèces sont exigés par le mari en échange du divorce. « C’est le prix de sa liberté », approuve Michel Gungenheim, en réponse aux protestations de l’épouse. Il lui demande également de revenir sur ses témoignages dans la procédure de divorce au civil, comme le veut le mari. Autrement dit de mentir et de retirer ses plaintes, déposées au cours des cinq dernières années.

    Une audience filmée en cachette

    Le frère de l’épouse propose alors de faire un chèque. « Comment retirer en 24 heures une telle somme en cash? », justifie-t-il auprès de L’Express. C’est à ce moment là qu’intervient un rabbin, Betsalel Levy, qui l’exhorte à faire un chèque d’un montant de… 90 000 euros sous forme de don aux oeuvres Sinaï, une institution d’obédience Loubavitch – un courant juif qui incarne une ligne orthodoxe – et qui gère des crèches et des centres aérés à Paris. Et pour cause, Yossef Itshak Pevzner, directeur des institutions Sinaï et proche du mari, est également présent à l’audience. Or, tout don à des oeuvres d’utilité publique, ce qui est le cas de son institution, ouvre droit à une réduction d’impôt à 66% des sommes versées.

    « Chacun pourra toucher sa part », argue Betsalel Lévy. Faut-il comprendre que cette somme doit être reversée en toute  au mari? « Certainement », selon le frère de la victime. Ni réaction, ni indignation du côté des autres rabbins et de Michel Gugenheim.

    La famille, qui possède cette somme, signe le chèque. Mais ce qu’ignorent les rabbins, c’est que par précaution, les proches de la jeune femme ont filmé la cérémonie et ont déposé, le matin même, une main courante au commissariat du 19e arrondissement de Paris. Après avoir reçu le « guet », la famille exige qu’on lui restitue le chèque, menaçant de déposer  pour « extorsion de fonds », preuves et images à l’appui.

    Une mentalité « rétrograde et misogyne »

    L’histoire aurait dû s’arrêter là: la famille, très pratiquante, souhaite que toute l’affaire ne s’ébruite pas hors des frontières de la . Mais c’était sans compter sur les réseaux sociaux et les sites , qui s’indignent et relayent les faits. « Ma soeur est encore très choquée. Ca a été très douloureux pour elle. Nous ne voulons pas que cette affaire serve à attiser l’ et les clichés sur les juifs et l’argent », prévient le frère de l’épouse.

    Le think-tank progressiste Avenir du judaïsme, qui a visionné le film, a été l’un des premiers sites à lancer l’alerte. « Depuis des années, nous entendons parler de ce genre de cas », confie un de ses membres. « Je ne pense pas qu’il y a enrichissement personnel du Consistoire. C’est une situation dramatique, où le tribunal répercute les exigences du mari. C’est le fruit d’une vision conservatrice incarnée par le Grand rabbin de Paris et le tribunal rabbinique de Paris ». « En termes juridiques, on appelle ça de l’escroquerie en bande organisée. C’est contraire à la religion et à la justice française », s’indigne un proche de la victime, qui lui aussi a visionné le film. « Un guet doit être donné sans contreparties. »

    Pour le frère de la victime, ces 90 000 euros n’auraient pas servi à enrichir le tribunal rabbinique. Il impute plutôt ce scandale à une mentalité « rétrograde et misogyne » des religieux mais refuse de jetter le discrédit sur l’ensemble du Consistoire.

    « Un stratagème » pour Michel Gugenheim

    Reste que l’affaire met en cause le Grand rabbin de France par intérim. Interrogé par L’Express, Michel Gugenheim se retranche d’abord derrière son « droit de réserve ». Avant de confier: « La seule erreur que j’ai commise, c’est de n’avoir pas vu l’attitude outrancière et provocatrice de la famille. C’est un stratagème pour déstabiliser le beth din de Paris. » Selon le religieux, le couple s’était mis d’accord à l’amiable sur les contreparties financières avant l’audience et il n’a fait que le constater. « J’ai été étonné par l’accord certes mais à l’audience, elle a accepté. Que pouvais-je dire si tout le monde est d’accord? Il n’y a eu ni pression ni racket! »

    Le frère de la victime dément toute machination. « Michel Gugenheim a cautionné. Il a pris fait et cause pour cette extorsion de fonds! » Le scandale pourrait encore prendre une tournure judiciaire: la famille se réserve le droit de porter plainte contre l’ex-mari et les rabbins mis en cause. L’image du Consistoire pourrait alors s’en trouver ternie. Car si Michel Gugenheim assure l’intérim, avec Olivier Kaufmann, du Grand rabbin de France, c’est parce que son prédécesseur, , a démissionné après un scandale de plagiat et de mensonges.

    Source : www.lexpress.fr

     

     

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