Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

France et politique française - Page 4299

  • Europe : L’avenir de l’industrie se trouve sur la rive sud de la Méditerranée

    La crainte de nationalisations est tout à fait déplacée et aucun slogan des révoltes arabes de 2011 n’a montré d’hostilité au capital étranger, européen ou non européen. Il convient simplement de sortir progressivement de la logique des zones franches et des avantages fiscaux qui ne sont en rien corrélés avec des indicateurs de développement des capacités de maîtrise et d’innovation technologiques.

    Si l’on songe que la côte sud de la Méditerranée est la porte d’entrée vers le continent africain, d’un côté, et vers la riche péninsule Arabique, de l’autre, comment ne pas s’orienter vers de grands investissements industriels pour produire localement et exporter des biens d’équipement comme des biens de consommation, grâce à la valorisation des très vastes ressources humaines disponibles sur les deux rives de la Méditerranée ?

    En bref, il est temps de commencer à penser la complémentarité active et productive au bénéfice des deux rives, en lieu et place des situations rentières qui dominent trop souvent les relations économiques entre les deux rives de la Méditerranée.

    La coproduction peut, bien sûr, prendre également la forme de capitaux du sud de la Méditerranée, investis en Europe dans des entreprises de taille moyenne à la recherche de liquidités pour assurer leur développement et leur expansion.

    L’essoufflement des économies européennes et le blocage des économies du sud de la Méditerranée appellent un sursaut dans le cadre d’un ensemble euro-méditerranéen plus compétitif, aussi bien vis-à-vis de l’Extrême-Orient que de la zone économique nord-américaine (port de Marseille).

    La marche forcée vers toujours plus de mondialisation économique et de transferts d’activités d’Europe occidentale et des États-Unis vers les économies émergentes semble connaître une pause. La hausse des salaires en Chine et le développement de son gigantesque marché intérieur, la baisse du niveau des salaires ouvriers en Europe et aux États-Unis expliquent notamment ce ralentissement.

    Aux États-Unis, des frémissements se font sentir dans les industries textile et automobile. En Allemagne, des politiques appropriées ont permis de sauvegarder des pans entiers de l’industrie de biens d’équipement, toujours en forte demande sur le marché international du fait de la qualité de sa production.

    L’heure est peut-être venue, pour les économies européennes, de sortir de leur sommeil grâce à une renaissance industrielle. Si le redéploiement des industries des pays d’Europe de l’Ouest vers l’Europe de l’Est a vraisemblablement atteint ses limites, il n’en est pas de même en ce qui concerne les relations industrielles avec les pays au sud de la Méditerranée.

    Pour l’heure, les accords d’association et de libre-échange de l’Union européenne (UE) avec les pays tiers méditerranéens n’ont pas donné les bénéfices escomptés pour ces pays : le taux de chômage des jeunes – et notamment des jeunes diplômés – n’a pas diminué ; la part des exportations de ces pays vers l’UE n’a pas substantiellement augmenté.

    Ensemble euro-méditerranéen

    Dans le domaine industriel, les zones franches et les avantages fiscaux accordés à la sous-traitance des multinationales européennes vers les sociétés locales n’ont pas entraîné de dynamique d’industrialisation des pays arabes du pourtour méditerranéen.

    Cette sous-traitance a certes fourni de l’emploi local et des bénéfices défiscalisés, mais elle n’a guère poussé les entrepreneurs locaux à pratiquer une remontée progressive de filières technologiques.

    Sortir de la logique des zones franches

    Il est temps d’être plus ambitieux et de faire émerger un ensemble productif et compétitif euroméditerranéen, en passant de la sous-traitance à la coproduction. Dans une telle approche, la réindustrialisation de l’Europe devrait se déployer en tenant compte du potentiel dormant de consommation comme de production des économies du Sud.

    La politique d’assistance de l’UE à ces pays a permis une modernisation des institutions économiques et financières, voire une convergence institutionnelle. Elle n’a cependant pas réussi à dynamiser les structures de production restées chétives et incapables d’offrir les indispensables opportunités d’emploi, ce qui explique en partie les révoltes de 2011 sur la rive sud de la Méditerranée.

    Ces structures sont restées prisonnières de situations rentières et de concentration massive de l’activité économique aux mains de quelques groupes d’affaires oligopolistiques ayant l’appui des autorités politiques.

    Peut-on coproduire entre les deux rives de la Méditerranée aujourd’hui ? La situation est mûre pour cela. Au nord comme au sud de la Méditerranée, les politiques de modernisation et l’objectif de convergence des économies ont atteint leurs limites dans le cadre des structures de production actuelles.

    Pour cela, il faut que les réserves cachées de productivité soient enfin libérées de toutes les contraintes et pesanteurs qui leur font barrage depuis des décennies, en dépit des politiques de libéralisation mises en œuvre avec l’aide de l’UE et des institutions de financement internationales. Il faut d’ailleurs reconnaître que les économies au sud de la Méditerranée ont montré qu’elles sont favorables aux investissements privés des économies au nord.

    Le Monde

    http://fortune.fdesouche.com/343673-europe-lavenir-de-lindustrie-se-trouve-sur-la-rive-sud-de-la-mediterranee#more-343673

  • Présent ne répond pas aux critiques d'Yves Chiron

    Francis Bergeron, animateur du comité de pilotage du quotidien Présent, publie dans le numéro de mercredi un texte (en accès libre), qui a déjà été diffusé sur les réseaux ce week-end. On y lit notamment

    "la signature de trois de nos journalistes n’apparaît plus, actuellement : Jeanne Smits, Olivier Figueras et Rémi Fontaine. Du coup, les plus absurdes supputations courent sur leur sort. En principe, par discrétion nous n’évoquons pas les questions de santé de nos collaborateurs. Mais dans Présent daté de samedi nous avons été obligés, pour la première fois et pour tenter d’enrayer cette folle rumeur, d’indiquer que ces trois piliers du journal font toujours partie de la rédaction. Mais Rémi Fontaine est en arrêt maladie depuis deux mois, Jeanne Smits depuis trois mois et Olivier Figueras depuis quatre mois. Nous leur souhaitons bien évidemment un bon et rapide rétablissement. D’autant que leurs compétences font gravement défaut au journal."

    Que leurs compétences fassent défaut au journal, c'est le moins que l'on puisse écrire... On se demande en effet quelle est cette mystérieuse épidémie qui atteint simultanément 3 plumes historiques de Présent.

    De son côté, Yves Chiron, auteur d'un texte sur les raisons de sa démission du quotidien, ne trouve pas de réponse à ses 2 principales critiques.

    Michel Janva

  • Présent ne répond pas aux critiques d'Yves Chiron

    Francis Bergeron, animateur du comité de pilotage du quotidien Présent, publie dans le numéro de mercredi un texte (en accès libre), qui a déjà été diffusé sur les réseaux ce week-end. On y lit notamment

    "la signature de trois de nos journalistes n’apparaît plus, actuellement : Jeanne Smits, Olivier Figueras et Rémi Fontaine. Du coup, les plus absurdes supputations courent sur leur sort. En principe, par discrétion nous n’évoquons pas les questions de santé de nos collaborateurs. Mais dans Présent daté de samedi nous avons été obligés, pour la première fois et pour tenter d’enrayer cette folle rumeur, d’indiquer que ces trois piliers du journal font toujours partie de la rédaction. Mais Rémi Fontaine est en arrêt maladie depuis deux mois, Jeanne Smits depuis trois mois et Olivier Figueras depuis quatre mois. Nous leur souhaitons bien évidemment un bon et rapide rétablissement. D’autant que leurs compétences font gravement défaut au journal."

    Que leurs compétences fassent défaut au journal, c'est le moins que l'on puisse écrire... On se demande en effet quelle est cette mystérieuse épidémie qui atteint simultanément 3 plumes historiques de Présent.

    De son côté, Yves Chiron, auteur d'un texte sur les raisons de sa démission du quotidien, ne trouve pas de réponse à ses 2 principales critiques.

    Michel Janva

  • Percée du FN : Les « fractures françaises » traversent désormais l’Ouest

    « Le vote Front national y est présent à proportion du sentiment d’abandon et de déshérence sociale de territoires éloignés des villes centres et frappés par la pauvreté. »

    « L’Ouest résiste à la vague Bleu Marine » titraient les quotidiens régionaux au lendemain des élections européennes, se félicitant que la circonscription Ouest soit la seule (hormis le cas particulier de l’Ile-de-France) à ne pas avoir porté la liste Front national en tête du scrutin européen. La liste conduite par Gilles Lebreton a ainsi rassemblé 19,3% des suffrages sur l’ensemble de la circonscription, avec « seulement » 17,10% des suffrages en Bretagne et 19,5% dans les Pays-de-la-Loire. Dans la région Poitou-Charentes, la liste Bleu Marine arrive en tête avec 23,18% des suffrages.

    Pourtant, même en écartant la région Poitou-Charentes qui ne correspond pas sociologiquement et culturellement à l’électorat démocrate-chrétien de l’Ouest de la France, ces résultats plus qu’honorables confirment lourdement les tendances de fond observées partout en France, avec une poussée importante du vote national populiste en des terres qui lui étaient jusqu’à présent fort rétives.

    En Bretagne, le FN multiplie son score par 6

    En Bretagne tout d’abord, le Front réalise une remarquable percée et multiplie son score par 6, comparé à 2009, en gagnant 449.000 voix ! Il arrive en tête dans 502 communes sur 1.270 et dépasse les 25% dans 206 d’entre elles.

    Pour l’essentiel, les communes où le FN est en tête se situent dans l’est de la région, au sud d’une ligne Guiscriff/Saint-Malo, où l’UMP réalise habituellement ses meilleurs scores. Dans le Morbihan, seul département breton à avoir mis le FN devant l’UMP (20,3%), 80 communes affichent un score supérieur à 25%. En Ille-et-Vilaine, le Front national peut également se prévaloir d’une forte percée avec 80 communes sur 353, essentiellement rurales, à plus de 25%. C’est dans les départements occidentaux de la péninsule bretonne, Côtes-d’Armor et Finistère, que le Front national peine à percer, avec seulement 40 communes costarmoricaines et 6 finistériennes où la liste frontiste obtient plus de 25% des voix.

    Le Troadec et les Bonnets rouges : 7,60% en Bretagne

    En parallèle de ces résultats, il faut également prendre en compte la présence de la liste du maire de Carhaix, Christian Troadec, porte-parole du mouvement des Bonnets rouges, qui rassemble 7,20% des voix bretonnes sur sa liste. En l’absence de celle-ci, il est probable que la Bretagne aurait porté la liste Front national en tête du scrutin européen le 25 mai : en effet, seules 14.000 voix séparent la liste de Gilles Lebreton de la liste UMP conduite par Alain Cadec tandis que la liste de Christian Troadec a obtenu plus de 76.000 suffrages dont un bon nombre auraient sans doute été susceptibles de se porter sur le FN.

    Un vote FN très largement rural

    Autre enseignement du scrutin : si jusqu’aux années 2000 le FN obtenait ses meilleurs scores dans les communes maritimes, ce n’est plus seulement le cas aujourd’hui. Le vote frontiste est devenu très largement rural, avec des scores importants, y compris dans des communes du Centre-Bretagne où le Parti communiste représentait jusqu’à il y a peu la force principale. A l’inverse, en Bretagne comme ailleurs, ce sont désormais les grandes villes qui accordent les plus faibles suffrages au Front national : Nantes 10%, Rennes 9,35%, Quimper 12%, Vannes 14,5%. Au-delà des frontières de la Bretagne, les centres urbains sont tout aussi rétifs, comme à Angers 12,8%, Poitiers 13,03%, Le Mans 16,2% ou La Rochelle 14,3%.

    Dans la région voisine des Pays-de-la-Loire, il manque seulement 5.000 voix à la liste du Front national pour dépasser la liste UMP. Le département breton de la Loire-Atlantique tient la lanterne rouge avec 16,4% des voix mais le FN arrive cependant en tête dans plus de la moitié des communes du département. C’est dans la Sarthe que le vote patriote obtient son meilleur score, avec 24,9%, distançant de 5 points la liste UMP. En tête dans 296 communes du département, la liste FN frôle même les 29% des suffrages dans la 3e circonscription de la Sarthe.

    En Vendée également, la liste frontiste obtient 21,9% des suffrages et arrive en tête dans plus de 40% des 282 communes du département. Très clairement, le Front national a largement profité de l’absence de Philippe de Villiers dont la liste souverainiste avait obtenu 33% des suffrages lors de l’élection européenne de 2009.

    Dans le Maine-et-Loire, d’essence conservatrice mais qui glissait vers le Parti socialiste au fil des scrutins, le Front national talonne de 5.000 voix la liste UMP, avec 19,3% des suffrages. Près de la moitié des communes ont placé la liste RBM en tête, particulièrement dans le Saumurois, et dans 132 d’entre elles le FN passe la barre des 25%. Le Parti socialiste est laminé, n’arrivant en tête que dans une poignée de petites communes rurales !

    Enfin, la très rurale et démocrate-chrétienne Mayenne représente le seul département où l’UDI, conduite par le local de l’étape Jean Arthuis, mène largement la course en tête avec 32% des voix. Ses adversaires de l’UMP (12,8%) et du PS (11,7%) sont laminés et le Front national arrive en seconde position avec 18,3% des suffrages, enregistrant de bons résultats dans l’est et le nord du département.

    Dans les grandes villes, gauche sociétale et droite centriste dominent encore

    La nouvelle carte politique du vote Front national dans ces régions de l’Ouest est totalement bouleversée au lendemain du 25 mai. Les « fractures françaises » du géographe Christophe Guilluy traversent désormais l’Ouest. Dans les grandes et moyennes villes régionales où réside une population urbaine possédant de bons revenus et qui semble accepter (à distance) une mixité sociale avec des banlieues à forte immigration, le Front national reste relégué aux marges et la gauche « sociétale » ou la droite centriste dominent encore. Au-delà de ces villes, on trouve un monde rural, relégué à la périphérie lointaine, qui conteste de plus en plus fortement le système en place. Le vote Front national y est présent à proportion du sentiment d’abandon et de déshérence sociale de territoires éloignés des villes centres et frappés par la pauvreté. Ainsi dans le Maine-et-Loire, la cartographie du taux de pauvreté relevé par l’INSEE, qui touche particulièrement les secteurs ruraux de l’est et du nord-ouest du département, se superpose quasi parfaitement avec les communes où le vote Front national arrive en tête. Les mêmes constats se répètent dans la Sarthe, la Mayenne ou l’Ille-et-Vilaine.

    Il s’agit là incontestablement d’un phénomène nouveau. Sous l’air iodé de l’Atlantique où, protégées par la douceur toute angevine du Val-de-Loire, ces régions étaient jusqu’alors considérées comme légitimistes et peu revendicatrices, épargnées par une immigration massive, jouissant d’une bonne santé économique, elles figuraient au palmarès des régions où il faisait bon vivre. Mais, ici comme ailleurs, la montée en puissance des effets ravageurs de la mondialisation multipliant les plans sociaux comme en Bretagne, l’afflux des clandestins et demandeurs d’asile dans les grandes villes et la flambée de l’insécurité qui touche désormais les campagnes auront achevé de changer la donne.

    Pierre Domenesche

    http://www.polemia.com/percee-du-fn-les-fractures-francaises-traversent-desormais-louest/

  • Avis de tangage à l'Elysée

    Faouzi Lamdaoui - conseiller de François Hollande et chargé des questions d’Égalité et de Diversité à l’Élysée - pourrait être prochainement entendu dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris et menée par l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).

    Le chef de cabinet de François Hollande durant la dernière présidentielle serait soupçonné de fraude fiscale et de recel d’abus de biens sociaux dans deux entreprises dont il aurait été le gérant de fait.

    Par ailleurs, trois conseillers de l’Élysée, Claude Sérillon, David Kessler et Emmanuel Macron, vont démissionner de leurs fonctions de conseillers de l’Élysée.

    Michel Janva

  • Retour de la loi anti-famille sur le faux-parent

    La proposition de loi famille, dont l'examen à l'Assemblée nationale avait été interrompu au mois de mai, va être "discutée et adoptée la semaine prochaine", a indiqué mardi le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen.

    "Je vais demander à l'Assemblée nationale de l'inscrire en débat dès la semaine prochaine. (...)". "Cette loi a été bloquée par des ultras, mais elle est très utile aux familles françaises, (aux) familles recomposées, elle parle de l'autorité parentale dans des couples séparés, du statut de beau-parent, de choses concrètes".

    En mai, à force d'amendements, les députés UMP avaient contraint le gouvernement à reporter la fin des débats sur cette proposition de loi fortement contestée.

    Michel Janva

  • Gollnisch: « Une tempête dans un verre d’eau »

    Les mots ne sont pas neutres, jamais en politique. Ils peuvent être de surcroît interprétés, livrés aux exégèses subtiles, révéler aussi ce que ceux qui les prononcent entendent dissimuler avec plus ou moins de succès et/ou d’hypocrisie. Un cas d’école nous a été offert lundi 2 juin lors du passage du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve sur Europe 1 où il était interrogé par Jean-Pierre Elkabbach. Évoquant le terrorisme, la tuerie de Bruxelles commise par le « français »  Mehdi Nemmouche, M. Cazeneuve a prononcé la phrase suivante: «Oui, une pensée radicale se diffuse en prison et les détenus radicaux s’emploient à évangéliser d’autres détenus.» Le ministre de l’Intérieur a donc tellement la frousse de subir le reproche de stigmatisation,  qu’il a refusé de prononcer les termes justes, à savoir un endoctrinement mené par des prosélytes de l’islamisme radical.

     Bernard Cazeneuve préfère, par son choix sémantique, entretenir la confusion, voire laisser penser que le christianisme pourrait aussi être responsable d’ assassinats du type de ceux perpétrés par Nemmouche…Utiliser ici le terme évangéliser (selon la définition du Larousse«prêcher l’évangile à des populations non chrétiennes dans le but de les convertir au christianisme») dans le sens d’endoctriner est un tour de passe-passe bien affligeant, pour ne pas dire plus.

     Parfois, la clarté même du vocabulaire utilisé dans le champ politique ce suffit à lui-même. Quand, dans les manifestations les « antifa» beuglent « Le Pen une balle, le FN une rafale » chacun comprend à quoi nous avons affaire.

     Quand un ex grand maître du Grand Orient assurait de la même façon que son officine sectaire menait « une guerre à mort contre le FN » nous savons aussi de quoi il retourne.

     Quand le député socialiste Malek Boutih, en octobre de l’année dernière, expliquait surFrance 2 dans un débat face à Florian Philippot que «  Même si vous (le FN, NDLR) gagnez (l’élection présidentielle), vous aurez un problème de légitimité à notre égard. On ne se laissera pas faire», l’incitation de ce cadre socialiste au trouble à l’ordre public,  à l’insurrection contestant le verdict des urnes et la souveraineté populaire,  est limpide.

     Quand en 1989 le politicien radical et futur ministre du gouvernement Rocard,  Michel Durafour, appelait à « exterminer le Front National», (exterminer : «  faire périr entièrement ou en grand nombre ; massacrer», Larousse),  le propos dans sa violence même était  aussi sans ambiguïtés.

     Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement. Jean-Marie Le Pen a  utilisé vendredi le mot «fournée» pour qualifier la clique d’  «artistes » (Bedos, Bruel, Noah) ayant promis de quitter la  France en cas de victoire du FN. Pourquoi là aussi ne pas s’attacher à la définition du terme employé ? « Fournée : ensemble de personnes soumises à un même traitement ou exécutant le même programme ». « Ensemble de personnes appelées aux mêmes fonctions, aux mêmes dignités » (Larousse).

     Patrick  Bruel, SOS racisme, l’UEJFdes personnalités de l’UMP ou du PS, les médias orientés jouant leur rôle de caisse de résonance pour faire oublier un instant les turpitudes du Système, ont vu dans ce terme de « fournée »  une connotation antisémite !!!  Nous sommes de notre côté totalement persuadés que Jean-Marie Le Pen a utilisé ce mot sans aucune malice et qu’il aurait pu utiliser aussi bien celui de « charrette ».

     Dans un communiqué, le président d’honneur du FN ne dit pas autre chose quand il écrit que « la dénonciation médiatique des prétendus dérapages de Jean-Marie Le Pen fait partie de l’arsenal de combat des ennemis du Front National. Le mot  fournée  que j’ai employé dans mon journal de bord hebdomadaire n’a évidemment aucune connotation antisémite, sauf pour des ennemis politiques ou des imbéciles».

     Le vice-président du FN Florian Philippot assure aussi qu’il lui apparaît qu’avec le mot que l’on reproche à Jean-Marie Le Pen, nous sommes « bien loin de cette connotation» antisémite, puisqu’il utilise l’expression pour désigner un groupe de personnes qui ne compte, comme juif, que Patrick Bruel. Trésorier et avocat du FNWallerand de Saint-Just souligne avec la même justesse qu’il s’agit là d’« une polémique artificielle ».

     Comme l’a expliqué Marine Le Pen , «Je suis convaincue que le sens donné à ses propos relève d’une interprétation malveillante. Il n’en demeure pas moins a-t-elle ajouté que, avec la très longue expérience qui est celle de Jean-Marie Le Pen, ne pas avoir anticipé l’interprétation qui serait faite de cette formulation est une faute politique dont le Front National subit les conséquences. Si cette polémique peut avoir une retombée positive, c’est celle de me permettre de rappeler que le Front National condamne de la manière la plus ferme toute forme d’antisémitisme, de quelque nature que ce soit.»

     Il est apparemment nécessaire de le rappeler tant il est vrai que la montée en puissance du FN ne va cesser d’alimenter jusqu’en 2017 un tir de barrage de plus en plus puissant d’un Système qui a tout à perdre d’une victoire du peuple français.

      Certes les mensonges sur le Front, du type de ceux véhiculés dans le passé par descampagnes médiatiques infâmes, n’ont plus la même efficacité sur l’opinion. Mais ils peuvent encore ébranler les plus faibles, les plus indécis, les plus influençables, les moinsarmés de nos compatriotes devant la grosse propagande de nos adversaires. Et priver ainsi le FN de voix précieuses pouvant faire la différence.

     Pour le grand poète Lucrèce, c’est le fantôme de la peur qui engendra les dieuxPaniqués par les succès de l’opposition nationale,  les adversaires du FN créent eux de toute pièce des monstres chimériques, enfantent des dérapages qui n’existent que dans leur imagination maladive.  Il faut alimenter la boite à fantasme, les peurs, et cerise sur le gâteau, si c’est possible,  créer des tensions au sein du FN…Que nos amis soient rassurés, nous  ne tomberons pas dans ce piège grossier !

     Effectuant cette fin de semaine le pèlerinage de Chartres, il s’est trouvé un journaliste del’Echo républicain pour retrouver Bruno Gollnisch au milieu des milliers de pèlerins et recueillir sa réaction ! « C’est une tempête dans un verre d’eau a-t-il déclaré. Le propos de Jean-Marie Le Pen  ne visait pas spécifiquement Patrick Bruel. Il visait toutes les personnes médiatiques qui voudraient quitter la France (en cas de victoire du FN, NDLR). Dans un pays décomposé, qui connaît des difficultés, on s’occupe plus de vocabulaire que d’autres choses ». Bruno a encore précisé qu’il avait  envoyé un  SMS suivant à Jean-Marie Le Pen: « solidarité contre les censeurs et les pisse-froid »! 

    http://gollnisch.com/2014/06/10/gollnisch-tempete-verre-deau/

  • L’UMP est tenu à bout de bras par les banques

    L’UMP a manifestement été géré en dépit du bon sens jusqu'à le conduire à une faillite de fait par ceux-là mêmes qui prétendent revenir un jour au pouvoir.   

    L’UMP est traditionnellement le parti des chefs d’entreprise et des cadres supérieurs, autant d’électeurs qui dans leur vie professionnelle ont à cœur –en principe- la bonne santé financière de la maison qu’ils dirigent ou qui les emploie. Comment pourraient-ils imaginer que leurs élus puissent conduire le premier parti politique de France, héritier du grand parti fondateur de la Vème République à une banqueroute totale ?

    Les comptes des exercices 2011 et 2012 sont publics et voici ce qu’il faut en retenir. Dès le 31 décembre 2011, le bilan présentait « un trou » de 3.5 millions d’euros, une situation qui pour une entreprise ordinaire aurait déjà été synonyme de cessation de paiements. Mais c’est en 2012 que tout va déraper. Alors que les ressources restaient quasi stables, les dépenses ont été multipliées par deux et au final l’année s’est achevée sur une perte astronomique de 40 millions d’euros. D’aucuns objecteront la décision du Conseil constitutionnel d’invalider les comptes de campagne du candidat Sarkozy, on reste loin du compte. Même réduite, cette perte aurait encore été importante au regard des ressources du parti. Quant à se faire retoquer 11 millions pour un dépassement de seulement 400 000 alors que par ailleurs c’est plus de 10 millions qui ont été dissimulés à travers Bygmalion, laisse pantois. Fraudeurs mais en plus fraudeurs négligents, on croit rêver.

    Lire la suite

  • Génération Identitaire veut coordonner ses tournées de sécurisation avec la RATP

    identitaire lyon3Dans un communiqué, Génération Identitaire a indiqué vouloir coordonner ses propres tournées de sécurisation avec la RATP: « Génération Identitaire a adressé ce jour un courrier à la direction de la RATP et au Préfet de Police de Paris Bernard Boucault pour leur proposer une coopération dans le cadre de la sécurisation des transports. Si l’action des différentes forces de sécurité et des tournées citoyennes des « blousons jaunes » était coordonnée ce sont les usagers qui en seraient les premiers bénéficiaires à travers un renforcement évident de leur sécurité. Par cette démarche, les militants de Génération Identitaire entendent démontrer que leur volonté est bien de servir le mieux possible leurs compatriotes. Nous ne doutons pas qu’il en sera de même pour les dirigeants de la RATP et le Préfet de Police. »

    Voici la lettre:

    Monsieur,

    Nous représentons le mouvement Génération Identitaire, qui a récemment organisé les tournées citoyennes de sécurisation dans le métro parisien.

    Nous vous écrivons ce jour pour vous proposer une coopération dans le cadre de la sécurisation des transports. Si l’action des différentes forces de sécurité et des tournées citoyennes des « blousons jaunes » était coordonnée ce sont les usagers qui en seraient les premiers bénéficiaires à travers un renforcement évident de leur sécurité.

    Le sentiment de sécurité est en effet un droit fondamental pour chaque usager des transports en commun. Le faire perdurer doit faire partie de vos priorités, au même titre que l’ouverture de nouvelles lignes ou la fiabilité de vos infrastructures. Par cette présente démarche, nous entendons démontrer que notre volonté est bien de servir le mieux possible nos compatriotes. Nous ne doutons pas qu’il en sera de même pour vous et que vous répondrez donc favorablement à notre proposition. Nous nous tenons donc prêts à vous rencontrer ou rencontre celui de vos collaborateurs que vous souhaiterez. Par cette démarche, nous entendons démontrer que notre volonté est bien de servir le mieux possible nos compatriotes. Nous ne doutons pas qu’il en sera de même pour vous et que vous répondrez donc favorablement à notre proposition. Nous nous tenons donc prêts à vous rencontrer ou rencontre celui de vos collaborateurs que vous souhaiterez.

    Veuillez accepter mes respectueuses salutations,

    Pierre Larti – porte-parole de Génération Identitaire Paris/IDF