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France et politique française - Page 4301

  • Malgré les menaces de Juppé, Henri Guaino refuse de quitter l’UMP

    Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, a invité dimanche Henri Guaino à quitter son parti après qu’il eut annoncé qu’il ne voterait pas pour la tête de liste UMP aux européennes en Ile-de-France, Alain Lamassoure. « Vous savez je ne pratique pas l’exclusion, mais quand on est à ce point en désaccord avec son propre parti politique, la dignité la plus élémentaire, c’est d’en tirer les conséquences », a-t-il déclaré lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. « On ne peut pas à la fois dire qu’on appartient à un parti et faire campagne contre les candidats investis par ce parti » a-t-il ajouté.

    Le maire de Bordeaux est un fervent partisan de l’Europe fédérale, avec les pertes de souveraineté que cela implique. Il partage en l’espèce les positions du Parti socialiste, comme sur de nombreux autres sujets.

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  • Le message aux immigrés : viens prendre l’oseille dans la langue de ton pays !

    Traducteur, voilà un métier d’avenir. Mais traducteur en France, pour les étrangers, et avec le pognon des contribuables ! Ça devait être ça la « modernisation de l‘Etat » que nous annoncé François Hollande…
    La Caisse d’allocations familiales (CAF) des Yvelines vient de mettre à la disposition de son aimable clientèle, « dans le cadre de la diversification de son offre de service d’accueil » – qui n’a rien à voir, bien sûr, avec la « diversification » de la population –, un service innovant et promis à un grand développement : l’« interprétariat par téléphone » pour les « allocataires rencontrant des difficultés à s’exprimer en français ».

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  • Interview de Marine Le Pen : un journaliste pose 6 fois la même et unique question

    Le reportage ne comporte rien d’autre que cela à propos de Marine Le Pen sur les 35 mn de reportage consacrées à l’abstention en vue de l’élection européenne. Harlem Désir n’apparait pas du tout alors qu’il est secrétaire d’État chargé des affaires européennes.


    source : 13h15, le dimanche – France 2 – 11 05 2014

    bonus :
    Le PS présenté dans le même reportage.


    source : 13h15, le dimanche – France 2 – 11 05 2014

    http://www.fdesouche.com/456781-interview-de-marine-le-pen-du-fn-un-journaliste-pose-6-fois-la-meme-et-unique-question

  • Bouygues Telecom pourrait supprimer près d’un quart de ses effectifs

    Un Comité Central d’Entreprise est convoqué jeudi 15 mai. Le projet de suppression de 1.500 à 2.000 postes, révélé par « Le Figaro », pourrait être présenté.
    C’est la douche froide chez Bouygues Telecom. L’opérateur se prépare à supprimer entre 1.500 et 2.000 postes, ce qui représente près d’un quart des effectifs - l’entreprise emploie aujourd’hui 9.000 salariés. L’information, révélée ce matin par « Le Figaro », nous a aussi été confirmée. Selon une source proche de l’opérateur, un Comité Central d’Entreprise (CCE) a même été convoqué jeudi 15 mai, date de la publication des résultats du premier trimestre. Le plan de suppression de postes pourrait être présenté plus en détail lors de cette réunion.

     

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    Cette vague de licenciements vient un peu plus d’un mois après l’échec de Bouygues Telecom dans sa tentative de rachat de SFR, finalement cédé à Numericable par Vivendi pour 13,5 milliards d’euros en cash et un solde de 20 % du capital. En difficulté depuis 2012 et l’arrivée de Free dans le mobile, la filiale du groupe de BTP espérait trouver, en cas de mariage avec SFR, les ressources suffisantes pour résister sur un marché alors réduit à trois opérateurs. En deux ans, Bouygues Telecom a en effet perdu 200.000 clients et a vu son revenu par abonné chuter, alors que 18% de ses clients ont opté pour sa marque low-cost B & You.

    Des difficultés dans la branche Entreprises
    Pour se relancer, Bouygues Telecom a misé sur son réseau 4G, mais en dépit du succès technologique _ Bouygues Telecom dispose du premier réseau 4G de France, même si Orange a largement comblé son retard _ le succès commercial se fait toujours un peu attendre. « Nous avons le plus grand réseau 4G, mais le chiffre d’affaires le plus faible des trois opérateurs historiques. Cherchez l’erreur ! », s’emporte Azzam Ahdab, représentant CFDT chez Bouygues Telecom, cité par Le Figaro.

    Chateau

    A la peine dans le mobile, le troisième opérateur national le serait aussi dans l’activité Entreprises. Selon nos informations, la publication des résultats du premier trimestre, jeudi, devrait à nouveau l’illustrer.
    Selon Le Figaro, le groupe travaillerait enfin à réduire les coûts de fonctionnement et notamment par le biais d’une simplification de sa grille d’offres qui compte actuellement six forfaits, qui se déclinent chacun en offre avec ou sans engagement, auxquels s’ajoutent les quatre tarifs de B & You dans le mobile, les offres pour la box et remises aux clients les plus fidèles.

    Afp via les Echos :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EFAAlAkkAypzZZJWXZ.shtml

  • La petite histoire du site Fdesouche

    A l'occasion du 9e anniversaire de ce site emblématique, Pierre Sautarel raconte l'histoire et les déboires de ce blog, qui s'est fixé pour mission

    "de devenir l’Observatoire de la Balkanisation de la France, l’objectif étant de provoquer la sidération des internautes par l’accumulation de preuves, afin qu’ils prennent conscience de la poudrière qu’est la société plurielle."

    Michel Janva

  • Je deviens SDF, mais je n’abandonnerai pas mon métier !

    Je constate qu’entre chrétiens, il n’y a pas beaucoup de solidarité. C’est le contraire chez les musulmans qui, eux, s’entraident.   

    Interview de Marie-Neige Sardin

    Votre librairie-papeterie va fermer ce soir. Pouvez-vous nous expliquer les raisons de cette fermeture ?

    Pour une seule raison : la multiplication de mon loyer par trois, qui a été validée par un tribunal qui a rendu cette décision exécutoire. Je me trouve, en outre, face à un huissier qui n’entend pas m’accorder de délai et à un maire qui refuse de préempter.

    Pourquoi cette décision de multiplier par trois votre loyer ?

    J’étais soumise à un bail vieux de 36 ans. La loi veut que l’on autorise le déplafonnement des loyers. La commission des baux du 93, qui ne fait que ce genre de calcul toute la journée, a estimé que mon nouveau loyer devait passer de 500 € à 700 €, ce qui était le « tarif syndical » pour le département. Mais mon propriétaire a décidé de le passer à 1.400 €.

    Avez-vous pu faire un recours administratif ?

    J’ai bien sûr fait appel de cette décision, mais comme le jugement est exécutoire, cela ne change rien. En outre, la révision du loyer a un caractère rétroactif, ce qui implique pour moi de régler un arriéré de loyer pour un montant de 34.000 €.

    Comment expliquez-vous cette augmentation si importante alors que la commission des baux la calcule autrement ?

    En réalité, on ne me compare pas à d’autres librairies-papeteries, puisque je suis la dernière sur Le Bourget, mais à des boucheries ou à des grandes surfaces. Bref, ils comparent ce qui est incomparable.

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  • Une situation politique comparable à 1958 ?

    Maxime Tandonnet, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, compare notre situation avec celle de 1958 :

    "Le début de l'année 1958 marque en effet le paroxysme d'une impuissance publique qui n'a jamais cessé de s'aggraver depuis la Libération. Depuis 1954, tous les gouvernements ont échoué face à la guerre d'Algérie qui fait rage et emporte la classe dirigeante. Les enjeux sont évidemment d'une ampleur et d'une nature différentes, mais comment éviter le rapprochement avec la classe dirigeante d'aujourd'hui qui, d'une majorité à l'autre, depuis plusieurs décennies, ne parvient pas à régler les questions fondamentales de l'époque, en particulier le chômage, le déclin économique, la montée des violences?

    Une grave crise de la représentation politique frappe la France de 1958 comme la France de 2014. A la fin de la IVème République, les partis politiques sont déchirés, les majorités introuvables, les gouvernements se succèdent dans un climat d'instabilité avec trois présidents du Conseil en un an. Les dirigeants donnent le sentiment de ne plus contrôler l'appareil d'Etat, l'administration, la police qui manifeste à Paris.Le discrédit de la classe politique est général, et se traduit par l'existence de puissants courants «anti-système», le parti communiste et le mouvement «poujadiste», tous deux rejetant à leur manière la mondialisation, la construction européenne et l'ouverture des frontières économiques.Comment ne pas faire le lien avec la situation de la France aujourd'hui: l'impopularité de la classe politique (11% des Français font confiance aux partis politiques selon le sondage CEVIPOF de janvier 2014) et la poussée vertigineuse de l'abstention et du vote protestataire. [...]

    La France de 1958 comme celle de 2014 connaissent une crise identitaire d'une particulière acuité. 1958 est une année phare dans le processus de décolonisation et la fin de l'Empire français. En 2014, les interrogations sur l'identité de la France et son destin sont d'une autre nature mais tout aussi vives. Le pays connaît une pleine mutation et questionnement sur lui-même, autour des questions de la maîtrise des frontières, de la cohésion nationale, du modèle «multiculturel», de sa place dans la mondialisation et dans l'Europe. Cette crise se manifeste par des déchirements idéologiques extrêmement profonds et par des haines entre Français. Le débat politique était particulièrement violent en 1958 marqué par des phénomènes de stigmatisation de personnalités traitées en bouc émissaire à l'image d'un Félix Gaillard, éphémère président du Conseil président accusé de tous les maux de l'époque. La même personnalisation des rancœurs, des angoisses et des haines se retrouve aujourd'hui, quotidienne, permanente, par exemple dans «l'antisarkozisme» des années 2007-2012. [...]"

    Michel Janva

  • Partis et impôts : deux institutions néfastes

    par Louis Naro et Juvénal Nampa

    Pour Simone Weil, « […] tout parti est totalitaire en germe et en aspiration » (p.20). Les bigots parlementaristes se récrieront : comment peut-on remettre en cause une institution si bonne, parce que si consubstantiellement « démocratique », que celle du parti politique ? 

    Verbiage ! « Seul ce qui est juste est légitime » (p.12), assène Simone Weil en postulat. Et d’en tirer le principe aristotélicien bien connu : la légitimité d’un régime politique se jauge non pas à sa forme mais à son aptitude à réaliser concrètement le juste. Pas plus que n’importe quel autre régime, donc, une démocratie qui ne réalise pas la justice sociale, le bien commun, ne peut prétendre à la légitimité. Or, précisément, qu’est-ce qui empêche la démocratie française, et ce depuis ses origines, de tendre à ces fins supérieures ? Le système des partis. « Les partis, écrit Weil, sont un merveilleux mécanisme, par la vertu duquel, dans toute l’étendue d’un pays, pas un esprit ne donne son attention à l’effort de discerner, dans les affaires publiques, le bien, la justice, la vérité » (p.36). Dans la perspective rousseauiste qui est la sienne, une démocratie saine postule l’expression authentique de la volonté générale. « Authentique » c’est dire qu’au moment de décider, les citoyens doivent être dotés de discernement et n’avoir à l’esprit que l’intérêt général. En bref, tout ce qu’empêchent les partis.

    D’abord, parce qu’ils sont « […] une machine à fabriquer de la passion collective » (p.19) : loin de favoriser le discernement des citoyens, ils les placent, à grand renfort de propagande et de suggestions diverses, dans le climat irrationnel de la guerre des bandes. Ensuite, parce que « […] l’unique fin de tout parti politique est sa propre croissance » (p.20). Non seulement le climat créé par les partis est irrationnel, mais encore il est rendu étranger à la question du bien commun, les seuls biens revendiqués étant ceux propres aux bandes respectives.

    Dans ces conditions, la volonté générale est inaudible et la démocratie rendue illégitime. « Si on confiait au diable l’organisation de la vie publique, écrit Weil, il ne pourrait rien imaginer de plus ingénieux » (p.37). Au terme de sa démonstration, les bigots parlementaristes sont renvoyés dans les cordes et la conviction est acquise qu’il en va du bien commun que l’on interdise les partis politiques. Cependant, on eût aimé que Weil insistât davantage encore sur le rôle diviseur du système partisan, et qu‘elle poussât son analyse jusque sur le terrain institutionnel, remettant en cause le parlementarisme. Mais ce qu’elle ne dit pas, d’autres l‘on dit, et après tout, rien n’empêche, après avoir lu Weil, d’aller feuilleter Mes idées politiques. On y trouvera notamment ces mots : « La France est déchirée parce que ceux qui la gouvernent ne sont pas des hommes d’État, mais des hommes de parti. Honnêtes, ils songent seulement au bien d’un parti ; malhonnêtes, à remplir leurs poches. Les uns et les autres sont les ennemis de la France ». CQFD.

    Extraits du célèbre Système des contradictions économiques ou philosophie de la misère, lesConséquences désastreuses et inévitables de l’impôt, se présente comme un ensemble de réflexions pointant les antinomies qui caractérisent aux yeux de Proudhon la société de son époque. Constatant l’impossible conciliation des intérêts du travail et du capital, il y décrit les raisons de l’effondrement programmé d’un système politique condamné par son incapacité à remettre en cause le régime de la propriété sur lequel elle repose. Au cours de sa réflexion le père de l’anarchisme s’attèle à une dénonciation systématique de l’ensemble des fondements idéologiques des sociétés capitalistes modernes. Propriété, impôts, libre commerce, police, gouvernement, presse, église : il n’est pas une institution qui échappe à la corrosivité de sa critique

    Si les lecteurs familiers de l’œuvre de Proudhon n’apprendront ici rien de nouveau, l’ouvrage réserve néanmoins quelques surprises comme cette étonnante défense de la franchise des objets de luxe au nom de leur accessibilité au travailleur économe ou celle du maintien des classes improductives dans leur oisiveté afin de protéger les emplois de ceux qui travaillent à leur place.

    Soulignons également la qualité des dernières pages de l’ouvrage dans lesquelles l’auteur se livre à une méditation savante sur l’antagonisme de l’humanisme socialiste d’inspiration rousseauiste avec la théologie chrétienne de la Chute. Proudhon y dessine les contours d’une dialectique opposant d’une part la conception optimiste d’une humanité fondamentalement bonne mais malheureusement pervertie par la société capitaliste et d’autre part le pessimisme anthropologique chrétien marqué par le dogme du péché originel.

    Nous avons donc affaire à un ouvrage qui, faute d’être indispensable, pourra néanmoins constituer une agréable lecture ainsi qu’une intéressante introduction à l’œuvre du philosophe de par son accessibilité et l’originalité des arguments exposés.

    L’ACTION FRANÇAISE 2885

    Simone Weil, Note sur la suppression générale des partis politiques, coll. Carnets de L’Herne, éd. de L’Herne, 7,50€.

    Proudhon, ConséquenceS désastreuses et inévitables de l’impôt, coll. Carnets de L’Herne, éd. de L’Herne, 7,50€.

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Partis-et-impots-deux-institutions