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France et politique française - Page 4303

  • Les seuls qui ont le droit d’être armés dans ce pays, ce sont les racailles !

    Entretien avec Damien Rieu réalisé par Charlotte d’Ornellas.

    Damien Rieu est porte-parole du mouvement Génération identitaire, à l’origine des tournées de sécurisation organisées dans les métros lillois, lyonnais et maintenant parisien.

    Vendredi 9 mai, Génération identitaire a fait une « tournée de sécurisation » dans le métro parisien, après l’avoir fait à Lille et Lyon. Vous appelez également ces tournées « anti-racailles ». C’est quoi, une racaille ?

    Je crois que les usagers du métro voient bien de qui nous voulons parler !

    Ces personnes qui marchent en bande, se souciant de rien ni de personne, écoutent leur musique à fond, mettent les pieds sur les sièges, accostent les jeunes filles et parfois agressent… Ceux qui arrivent tellement sûrs d’eux que personne n’oserait leur demander de revoir leur comportement. Ils sont souvent jeunes, c’est vrai, mais nous refusons de les appeler « jeunes » car ce serait une insulte à la jeunesse française. Quant à leur éventuelle origine, je laisse chacun faire le bilan de ses propres expériences avec ces « racailles »…

    Sur Twitter, SOS Racisme crie au racisme contre notre opération ; ce sont donc eux qui font un lien entre racailles et immigration. Je n’en demandais pas tant !

    Ne pensez-vous pas outrepasser votre droit en essayant de vous substituer à la police ?

    Force est de constater que la police et l’État ont démissionné de leurs responsabilités. La morale et le civisme nous obligent à porter secours à toute personne en danger, et la loi nous le permet. L’article 73 du Code de procédure pénale indique : « Toute personne a qualité pour appréhender l’auteur d’un crime ou d’un délit et le conduire devant l’officier de police judiciaire le plus proche. » Nous agissons donc en toute légalité.

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  • Vivre dans la vérité tel est le principe de la dissidence

    Intéressante tribune d'Aymeric Chauprade :

    "[...] Vivre dans la vérité tel est le principe de la dissidence, dissidence au totalitarisme, communiste à l’époque de Vaclav Havel, aujourd’hui couvert par d’apparentes libertés individuelles, mais non moins existant pour autant. L’Union européenne construit une Europe post-démocratique fondée sur le mensonge. Or la récolte du mensonge est toujours le malheur et «la défense de la vérité est la condition de la défense de la personne, de la morale, de la civilisation » comme le dit saint Jean-Paul II. Il est de notre responsabilité de chercher et de défendre à temps et à contretemps la vérité au cœur de la crise nihiliste que traverse notre époque.

    Le Parlement européen est l’un des foyers les plus actifs du relativisme anthropologique et culturel. En ayant délibérément refusé d’accueillir ses racines chrétiennes comme fondement de sa civilisation, l’Union européenne a révélé à tous son intention la plus chère : construire un homme et une société radicalement nouveaux. L’antique orgueil prométhéen inspire cette marche forcée, rythmée d’une multitude de normes édictées par les différentes institutions européennes.

    Marche vers quoi ? Vers un arasement des différences et des identités, vers la production d’individus artificiels et suffisamment lobotomisés pour devenir malléables à toutes les sollicitations.

    Repartir de la personne humaine

    Il est nécessaire de repartir de la personne humaine accueillie dans la richesse de son contenu et de ses liens. La personne se reçoit de différentes communautés dont les deux plus importantes sont la famille, fondée sur le mariage de l’homme et de la femme, et la nation. Ces communautés sont dites naturelles, non pas parce qu’elles existeraient indépendamment des choix humains mais parce qu’elles permettent à l’homme de se réaliser dans ses diverses capacités.

    Attaquer la famille et la nation comme s’y emploie avec un entêtement diabolique l’Union européenne, c’est créer un environnement culturel aliénant. Il n’est donc pas étonnant qu’un des principes de la construction européenne soit un contresens sur la notion de subsidiarité, clef de voûte de toute liberté véritable.

    Le respect dans la subsidiarité

    Comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, tout le monde a en réalité une expérience pratique de ce qu’est la subsidiarité. Qui est fondé à agir sur tel ou tel sujet ? Voilà la question à laquelle répond la subsidiarité.

    La subsidiarité n’est rien d’autre que le respect et l’incitation par les autorités supérieures de la libre initiative des autorités inférieures, dans les domaines où elles sont compétentes, sauf si elles ne peuvent assumer seules une tâche et qu’elles ont besoin d’aide, l’aide n’étant en aucun cas la substitution. Ainsi une commune a la compétence de choisir où installer une piscine et ce n’est certes pas au ministère des Sports de le décider !

    La subsidiarité doit gouverner l’articulation famille/école/État, mais aussi la vie économique, notamment par un véritable accompagnement à la liberté d’entreprendre. Le contraire de la subsidiarité est non seulement le dirigisme mais aussi l’assistanat et l’infantilisation des personnes. C’est donc le rôle de l’État de protéger les droits fondamentaux inhérents à la dignité de la personne libre et responsable.

    On voit bien que depuis des années l’Union européenne se construit sur une inversion du principe de subsidiarité qu’elle comprend comme la délégation aux pays membres de missions qu’elle ne souhaite pas assumer elle-même ! Ce mouvement de haut vers le bas montre le mépris des technocrates bruxellois, pour la réalité humaine dans sa riche diversité. [...]"

    Michel Janva

  • Vivre dans la vérité tel est le principe de la dissidence

    Intéressante tribune d'Aymeric Chauprade :

    "[...] Vivre dans la vérité tel est le principe de la dissidence, dissidence au totalitarisme, communiste à l’époque de Vaclav Havel, aujourd’hui couvert par d’apparentes libertés individuelles, mais non moins existant pour autant. L’Union européenne construit une Europe post-démocratique fondée sur le mensonge. Or la récolte du mensonge est toujours le malheur et «la défense de la vérité est la condition de la défense de la personne, de la morale, de la civilisation » comme le dit saint Jean-Paul II. Il est de notre responsabilité de chercher et de défendre à temps et à contretemps la vérité au cœur de la crise nihiliste que traverse notre époque.

    Le Parlement européen est l’un des foyers les plus actifs du relativisme anthropologique et culturel. En ayant délibérément refusé d’accueillir ses racines chrétiennes comme fondement de sa civilisation, l’Union européenne a révélé à tous son intention la plus chère : construire un homme et une société radicalement nouveaux. L’antique orgueil prométhéen inspire cette marche forcée, rythmée d’une multitude de normes édictées par les différentes institutions européennes.

    Marche vers quoi ? Vers un arasement des différences et des identités, vers la production d’individus artificiels et suffisamment lobotomisés pour devenir malléables à toutes les sollicitations.

    Repartir de la personne humaine

    Il est nécessaire de repartir de la personne humaine accueillie dans la richesse de son contenu et de ses liens. La personne se reçoit de différentes communautés dont les deux plus importantes sont la famille, fondée sur le mariage de l’homme et de la femme, et la nation. Ces communautés sont dites naturelles, non pas parce qu’elles existeraient indépendamment des choix humains mais parce qu’elles permettent à l’homme de se réaliser dans ses diverses capacités.

    Attaquer la famille et la nation comme s’y emploie avec un entêtement diabolique l’Union européenne, c’est créer un environnement culturel aliénant. Il n’est donc pas étonnant qu’un des principes de la construction européenne soit un contresens sur la notion de subsidiarité, clef de voûte de toute liberté véritable.

    Le respect dans la subsidiarité

    Comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, tout le monde a en réalité une expérience pratique de ce qu’est la subsidiarité. Qui est fondé à agir sur tel ou tel sujet ? Voilà la question à laquelle répond la subsidiarité.

    La subsidiarité n’est rien d’autre que le respect et l’incitation par les autorités supérieures de la libre initiative des autorités inférieures, dans les domaines où elles sont compétentes, sauf si elles ne peuvent assumer seules une tâche et qu’elles ont besoin d’aide, l’aide n’étant en aucun cas la substitution. Ainsi une commune a la compétence de choisir où installer une piscine et ce n’est certes pas au ministère des Sports de le décider !

    La subsidiarité doit gouverner l’articulation famille/école/État, mais aussi la vie économique, notamment par un véritable accompagnement à la liberté d’entreprendre. Le contraire de la subsidiarité est non seulement le dirigisme mais aussi l’assistanat et l’infantilisation des personnes. C’est donc le rôle de l’État de protéger les droits fondamentaux inhérents à la dignité de la personne libre et responsable.

    On voit bien que depuis des années l’Union européenne se construit sur une inversion du principe de subsidiarité qu’elle comprend comme la délégation aux pays membres de missions qu’elle ne souhaite pas assumer elle-même ! Ce mouvement de haut vers le bas montre le mépris des technocrates bruxellois, pour la réalité humaine dans sa riche diversité. [...]"

    Michel Janva

  • Michel Maffesoli, le troll de la sociologie française

    Pour le sociologue des «tribus», anar de droite en marge de la sociologie française, les élites ne comprennent plus le fonctionnement de la société et les aspirations communautaires de ses membres. Et «le bavardage des journalistes, politiques, hauts fonctionnaires et “experts” n’intéresse plus grand monde». Et le sien?

    «Ce n’est plus la société qui va dominer, ce sont les tribus. Non plus les grands ensembles, mais l’émergence de petits groupes réunis par des affinités électives: musicales, sexuelles, religieuses, sportives, etc.

    La postmodernité, c’est les tribus plus Internet. C’est une synthèse d’archaïsme et de développement technologique».

    C’est en tout cas ce que m’a expliqué Michel Maffesoli. A vrai dire c’est ce qu’il explique depuis une trentaine d’années. En rentrant de la rive gauche où il habite, mes collègues branchés Internet m’ont appris que sur la plateforme de partage d’images que l’on appelle Instagram, se nichait un petit hérisson américain du nom de Biddy qui, suivi par 342.514 fans, s’exhibait dans des positions désopilantes.

    Il paraît même que Biddy est une sorte d’animal totémique qui relie les membres de la communauté virtuelle entre eux. Alors j’ai pensé que Michel Maffesoli avait peut-être eu raison avec toute cette histoire de postmodernité et de néotribus.

    Dans Les nouveaux bien-pensants, paru en début d’année, livre cosigné avec sa femme Hélène Strohl, énarque qui consacre un chapitre à la «tribu» des hauts fonctionnaires, le sociologue écrit:

    «La pensée authentiquement en phase avec son époque […] est enracinée dans la vie courante. En ce sens, elle doit, parfois, penser contre elle-même. C’est ainsi qu’elle peut éviter l’abstraction, la sophisitication inutile, et être concrète.»

    Venant de quelqu’un qui utilise plus de locutions latines que le Pape à la minute et souvent critiqué pour son écriture hermétique, l’occasion était trop belle de demander de jouer le jeu de la concrétude.

    Car qu’est-ce donc que cette post-modernité, mis à part un terme qui en jette. La définition qu’en donne Maffesoli est là suivante. La modernité, «rationalisation généralisée de l’existence» selon Max Weber rappelle le sociologue, était définie par le tryptique raison, travail et progrès; elle s’efface et une nouvelle société se fonde sur des valeurs nouvelles:

    «Ce n’est plus simplement le travail qui est la grande valeur dominante, mais la création: “faire de sa vie une œuvre d’art“, et on voit bien comment le qualitatif chez les jeunes générations importe: “j’ai plus envie de perdre ma vie à la gagner”. Ce n’est plus la raison dominante. C’est à la fois la raison et les sens, le cerveau et le corps dans son entier, ainsi que les émotions collectives (sportives, musicales, consommatoires, etc.). Ce n’est plus demain / le progrès: c’est aussi le présent.»

    Michel Maffesoli, sociologue de l’imaginaire et du quotidien, a fondé des théories qui ont suscité de nombreux travaux de recherche sur la musique techno et ses rassemblements festifs, les amateurs de Heavy Metal, la communauté gay, sur les petites cultures urbaines en marge ou sur les fans de jeux vidéos en ligne… A Paris-V, où il enseignait à l’époque où votre serviteur étudiait, cet amour du bizarre et du marginal lui valait déjà d’être regardé de travers. Les Maffesoliens suscitaient à la fois curiosité et inquiétude. Mais Maffesoli n’aime pas qu’on traite ses sujets –et ses enquêtés– de marginaux.

    «Prenons la techno: ses amateurs disent en majeur ce que moi, peuple, je n’ose pas dire mais qui m’attire. Ils disent en majeur ce qui est vécu en mineur. Ce ne sont donc pas des marginaux mais une forme exacerbée […] c’est ce que ne veut pas voir l’opinion publiée.»

    Tribus partout, République nulle part?

    Ses tribus et son néotribalisme ont eu leurs heures de gloire. Tout comme le nomadisme, le retour de l’hédonisme, de l’affect. Maffesoli a fait indéniablement école dans les milieux attentifs aux tendances —à l’éphémère et à la mode, diront les sceptiques, c’est-à-dire souvent, ses confrères.

    «Dans l’université, j’étais un peu trop avant-gardiste, ça leur faisait peur… Et maintenant ils récupèrent mes idées! Par contre dans le monde de l’entreprise et de la pub, alors tout ce que j’ai dit sur les tribus ça marche».

    Lors de sa sortie, le Tatoo, sorte d’ancêtre condamné d’avance du téléphone portable, avait pour slogan «restez connecté avec votre tribu». En 2003, Ardisson lance même un prime time sur France 2, «Tribus», consacré à ces groupes affinitaires autour desquels les sociétés se reconfigureraient désormais. Mais ce sera un flop.

    Dans un article sur l’utilisation de la notion de tribu dans le marketing paru en 2002, Bernard Cova écrivait que la «tribu» était désormais utilisée dans la presse «pour désigner un groupe d’amis, un club de supporters, la garde rapprochée de Jacques Chirac, une corporation ou encore une mode (la tribu “techno”), un “look” ou un style de vie. Même les familles (re)deviennent des tribus en se recomposant après un divorce».

    Au tournant des XXe et XXIe siècles, les spécialistes du marketing se demandent comment s'adresser aux populations de leurs marchés, dont la culture et les attitudes leur semblent de plus en plus spécialisés: la tendance du «marketing tribal» est alors perçue comme une approche novatrice. Depuis, la référence est un peu passée de mode.

    La république une et indivisible est derrière nous

    Michel Maffesoli est persuadé que les évolutions de la société française valident les intuitions qu’il avait développées dans Le temps des tribus publié pour la première fois en 1988, avec cette métaphore empruntée à l’ethnologie: celle d’un désir de dépasser l’individualisme.

    «Ma métaphore de la tribu: c’est que je trouve une forme d’épanouissement dans la communauté, dans le groupe. Ça nous est difficile à penser parce que dans notre vieux système républicain le mot que les hommes politiques ou que les journalistes emploient c’est le “communautarisme”, et on trouve que c’est pas bien, parce que le communautarisme ça me rend prisonnier de fait d’un groupe.

    Plutôt que de parler de communautarisme, moi je propose l’idéal communautaire, c’est-à-dire que maintenant il faut prendre acte du fait qu’il y a une mosaïque, que la république n’est plus une et indivisible –chaque pièce garde sa configuration, sa couleur, sa structure, et pourtant ça tient ensemble, et c’est l’apprentissage qu’on est en train de faire actuellement».

    Biddy le hérisson, on vous dit.

    A présent, son dada semble être le couchsurfing, que son laboratoire, le CEAQ, étudie. C’est «une forme d’hospitalité du Moyen-âge, mais avec Internet. C’est-à-dire du vivre-ensemble. On a un filet à grosses mailles qui ne permet pas de le voir.» Il se passionne pour le préfixe co- qu’on sert en ce moment à toutes les sauces: coworking, cocréation, etc.

    «C’est le cum, “avec” en latin, et pour moi ça veut dire qu’il y a une autre manière de penser le partage, ce ne sont plus des services spécialisés venus du haut qui vont régler ça, mais plutôt quelque chose venant du bas; c’est ça les tribus.»

    Quand on mesure le poids médiatique qu'occupe la consommation dite collaborative depuis plusieurs années, difficile de ne pas voir en Maffesoli un précurseur de ce retour en vogue des «communautés».

    Les élites consanguines

    Mais son récent livre, Les nouveaux bien-pensants, ne parle pas tant de tribus que de l’écart grandissant entre les élites et ceux qu’ils sont censés représenter.

    Après l’affaire Dieudonné, qui a révélé une énième fois le gouffre qui existait entre des médias globalement scandalisés et une grande partie de l’opinion, on ne peut que prêter l’oreille à cette critique vigoureuse des discours qui sont censés faire l’opinion et qui, souvent, semblent tourner dans le vide, ou n’être prononcés que pour s’entre-rassurer.

    Maffesoli:

    «On ne sait plus dire les mots pertinents. On reste sur nos vieux mots des XVIIIe et XIXe: “République”, “contrat social”, “citoyen”, “démocratie”, c’est amusant de voir comment dans tous les discours on emploie tous ces mots à tire larigo; les ethnologues le montrent d’ailleurs: l’incantation dans les tribus primitives, c’est le fait de chanter des trucs dont on n’est pas convaincu. Ça ne marche plus, mais on le dit, on le dit, on le dit: et là c’est frappant d’entendre ces mots: “république”, “république”, “république”, “démocratie”, “démocratie”, “démocratie”, mais ce sont des incantations qui ne correspondent plus vraiment à ce qui est vécu».

    «Le bavardage des journalistes, politiques, hauts fonctionnaires et “experts” n’intéresse plus grand monde», écrit-il par ailleurs, marquant indéniablement un point.

    «C’est ce que dit Machiavel dans Le Prince: il y a une différence entre la pensée de la place publique et la pensée du Palais.»

    Entre «le peuple, enfin les gens qui vivent, l’homme sans qualité», et l’élite censée justement «dire» et «faire» en son nom.

    Pourquoi ce décalage, cet anachronisme, cet éloignement?

    «Ce qui est quand même frappant, si je le dis de manière savante, c’est qu’il y a de l’endogamie dans l’air.»

    Et de manière non savante? Ben, c’est un peu House of Cards sur la rive gauche –Maffesoli y réside lui-même.

    «Ça couche ensemble, voilà. Et dans les 5, 6, 7e arrondissements, vous avez le politique, qui est le petit ami du journaliste, qui a lui-même affaire avec tel énarque… Quand les ethnologues parlent d’endogamie, ils montrent que dans le fond ça appauvrit le sang et que ça produit une caste séparée, donc voilà ma réponse à votre question: ils ne voient pas, pour la bonne raison qu’ils sont ensembles. Que ça fricote.»

    Il prend l'exemple de François Hollande, qu’on avait pas forcément imaginé comme figure emblématique de cet entresoi sexuel.

    «On a là la caricature du politique qui est avec une journaliste, une énarque puis une comédienne, c’est en raccourci une coupe épistologique: avec un petit morceau de peau on lit tout le corps social… il n’est bien sûr pas le seul, je ne dis pas ça pour lui, mais ça crée une forme d’entresoi.»

    Maintenant je peux me lâcher

    Quand nous nous sommes rencontrés, fin janvier, Michel Maffesoli l’a admis: «Je prends ma retraite dans deux mois donc du coup je me lâche!» Certains passages à charge ont des airs de règlements de compte. Il s’en défend.

    «Non, un règlement de compte c’est quand il y a un contentieux avec la personne: j’ai voulu prendre des figures emblématiques. Ceux avec qui il y a contentieux ont été virés à la relecture…»

    Ce qui est certain, c’est que ses promotions contestées, comme à l’Institut universitaire de France avec le soutien de Valérie Pécresse, ont valu à Michel Maffesoli d’être progressivement entouré d’une très vaste tribu d’ennemis dans le monde universitaire. «Ah... le cas Maffesoli !», lâche par exemple l’un d’eux quand on le questionne sur ce qu’il pensait du chercheur.

    Il ne faut pas chercher longtemps pour trouver des profs ou chercheurs ne cachant pas leur rejet, parfois en termes durs, du personnage. Une pétition s’opposant à sa nomination au conseil d’administration du CNRS, le présentant comme «bien connu pour ses prises de position antirationnalistes et antiscientifiques», avait recueilli selon le site Liens-socio 3.000 signatures, dont une bonne part du Who’s Who de la discipline.

    Pourquoi tant de haine ?

    En 2001, le sociologue déjà marginalisé dans sa discipline se grille avec l’affaire Elisabeth Tessier: l’astrologue médiatique a réalisé sous sa direction une thèse de sociologie sur les rapports entre médias et astrologie —et non une thèse d’astrologie, justifie-t-il aujourd’hui, «d’ailleurs j’avais été prudent en mettant le matériel évoqué en annexes»… Une thèse «certes moyenne», admet-il volontiers, «mais comme il y en a des kilos».

    «Sa “sociologie” est un simple discours mêlant le genre littéraire et le genre de l'essai politique», écrivait le sociologue Laurent Mucchielli à l’époque de la parution de Sarkologies, pourquoi tant de haine(s)?, essai consacré aux raisons de la fascination-répulsion qu’exerçait alors le président des riches. Sur la scène sociologique française, l’accusation de faire dans le «genre littéraire» est évidemment à prendre comme une critique très virulente...

    «Ça embêtait ce que je disais sur le tribalisme, et comme on ne savait pas comment y faire, il y a eu à un moment l’affaire Tessier, on a pris Maffesoli la main dans le sac. A partir de là, on m’a fait les poches. En disant qu’il y avait indignité de Maffesoli.»

    Il est vrai que Michel Maffesoli, même et peut-être surtout quand il est isolé, n’est pas du genre à douter que la postérité lui donnera raison.

    «J’ai été attaqué, et ça m’a pas démolli hein! j’ai écrit des choses, je pense que ce que je fais durera, j’ai cette prétention».

    Le sociologue Jean-Claude Kaufmann, rencontré récemment à l’occasion de la publication d’un livre consacré aux questions identitaires, reste mesuré dans son jugement même si ses relations avec lui sont distantes: «un essayiste intuitif, flairant l’air du temps». Puis au fil des polémiques, «il s’est glissé dans une posture de martyr».

    «Intution», c’est aussi le terme qu’emploie Monique Dagnaud, sociologue spécialiste de la jeunesse et contributrice à Slate, à son sujet. «Il a des fulgurances, et beaucoup d’intuition, parfois plus que ceux qui travaillent sur de la statistique» même si, admet-elle également, l’affaire Tessier l’a «carbonisé».

    «Il a des afficionados, en Italie c’est une star. Mais il est un peu mal vu en Fance où il est considéré comme un original, voire un hérétique. S’il avait eu un langage plus accessible, il aurait pu configurer une école de pensée.»

    S’y mêle une autre accusation: celle d’être proche de la droite. «Anar», comme il se définit, qui n’a jamais voté, il est surtout perçu comme anar de droite –la nuance a son importance.

    Maffesoli est un type de droite dans un monde de gauche. Le «sociologue a en effet particulièrement été chouchouté par le pouvoir politique en place, Valérie Pécresse et Nicolas Sarkozy», écrivait en 2011 Syvestre Huet dans Libération.

    «Une des critiques qu’on me fait, c’est “Maffesoli, au fond il ne s’engage pas” parce que le pêché mignon de tous les intellectuels, qui sont de gauche, c’est tout de même de dire ce que devrait être le monde, alors que moi je m’en fous, je suis un vieil anar, j’ai pas envie de dire ce qui doit être…»

    Et d'ajouter:

    «c’est au nom de ce qui devrait être qu’il y a eu les pires camps de concentration.»

    Et hop! Un petit point Godwin pour la route!

    Jean-Laurent Cassely

    source : http://www.slate.fr/story/85967/michel-maffesoli-sociologie-troll

    http://www.voxnr.com/cc/dt_autres/EFAAylEElpYCoGxtQK.shtml

  • Le chantage à l’Europe Les européistes du marché technocratique jouent sur la peur

    Le pouvoir socialiste français redoute plus que tout une poussée du Fn aux européennes et que ce parti anti-Europe de Bruxelles ne devienne le premier parti de France. Cette inquiétude hexagonale est partagée par de nombreux pouvoirs européens à la solde du mondialisme financier qui craignent eux aussi une poussée populiste, c’est à dire une sanction démocratique des peuples.

    Comme on ne peut tout de même pas supprimer l’élection, il faut tenter de la manipuler. La stratégie des « soumis » à Bruxelles a été clairement exprimée par le président Hollande au cours des cérémonies du 8 mai. C’est la stratégie de la peur que les démocrates autoproclamés reprochent paradoxalement systématiquement à leurs adversaires anti-systèmes.

    Attention, une victoire populiste provoquerait une situation qui pourrait détruire la construction européenne et nous ramener à une époque où le nazisme et la guerre seraient à nouveau possible, voila le discours récurent. Avec en prime la perspective d’une faillite des nations qui voudraient sortir de la zone euro ou la réaménager. L’Europe, c’est donc la paix, sauf pour la Serbie bien sûr et peut-être pour l’Ukraine.

    Cette référence permanente aux années d’avant guerre et au conflit mondial marche-t-elle encore ? On a du mal à le croire et pourtant on peut le craindre. Cette Europe qui ressasse une vision manichéenne du passé est la preuve en tout cas que cette construction administrative n’a pas de vision politique d'avenir. Le passé commun des démocraties occulte la communauté d’avenir. Mais ces démocraties qui, en Europe, doivent tant aux américains ne peuvent ignorer ce qu’elles doivent également au totalitarisme stalinien. Le débarquement dont le 70ème anniversaire permet un déferlement de propagande n’a été possible que grâce à Stalingrad et une barbarie rouge qui a déferlé sur l’Allemagne puis sur une grande partie du continent européen. C’est pourquoi Poutine sera, malgré l’Ukraine, invité aux cérémonies du débarquement. Poutine qui récupère Staline sans état d’âme dans des fêtes de la victoire, démonstration de force pour prouver que la Russie n’est pas un tigre de papier. Certes ce n’est plus l’Urss, mais c’est une puissance nucléaire considérable avec laquelle il ne faut pas jouer imprudemment.

    Autour de l’Ukraine, propagande patriotique russe, autour des élections européennes, propagande des alliés d’hier, les propagandes se valent. La propagande démocratique n’est pas supérieure à celle du Kremlin, elle est même, au niveau des causes de la défaite du Reich, plus éloignée de la vérité historique. Agiter le spectre de la guerre mondiale pour faire peur aux électeurs, diaboliser ceux qui refusent l’Europe système capitaliste est tout de même le degré zéro du projet européen.

    Il ne faut pas hésiter à voter contre cette Europe…. Car ceux qui ont gagné la guerre n’ont jamais voulu que la paix sur le continent se transforme pour les peuples en un asservissement à une ploutocratie internationale non élue. L’Europe a peut-être été libérée, elle a surement besoin de l’être à nouveau…il y a toujours des totalitarismes à combattre, même ceux camouflés et plus sournois que les autres.

    source

    Raoul Fougax, Metamag 

    http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EFAAZAuEEAuIjZvBqy.shtml

  • Que les associations s’occupent plutôt des esclaves d’aujourd’hui !

    Monsieur Tin, Français de Martinique, mérite le titre de champion toutes catégories dans la discipline très moderne de l’insulte envers sa propre patrie.

    Louis-Georges Tin. En fait, j’adore ce gars ! S’il y en avait davantage comme lui, Marine Le Pen n’aurait plus besoin de faire campagne. Comme ses acolytes, monsieur Tin, président du CRAN (Conseil représentatif des associations noires), est une victime. Victime de tout, victime tout court. Lui, si la victimisation se mesurait, il serait à Sèvres. Sans même s’en douter, il gonfle les urnes de bulletins de vote Front national chaque fois qu’il ouvre la bouche.

    Samedi, alors que nous célébrions l’abolition de l’esclavage, il a avoué « négocier » des contreparties financières avec des familles françaises de Bordeaux, au prétexte que leurs ancêtres auraient contribué à la traite négrière. Madame Le Pen devrait penser à lui organiser un grand meeting. Car monsieur Tin, Français de Martinique, mérite le titre de champion toutes catégories dans la discipline très moderne de l’insulte envers sa propre patrie.

    Lui, et ceux qui bêlent à ses côtés, semblent avoir oublié que :

     -  Si le Danemark a été le premier pays à abolir totalement l’esclavage dès 1792, la France affranchissait par décret royal tous les esclaves qui posaient le pied sur son sol dès 1315, avant de voter une première loi d’abolition en 1794 ;

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  • 1 420 euros à payer pour s’être moqué gentiment de deux immigrées !

    Deux jeunes femmes voilées qui se promenaient à Reims ont été les cibles d’un propos taquin de la part d’un automobiliste âgé de 28 ans, le 2 juillet 2013.
    Elles ont porté plainte, mais elles ont été déboutées par le tribunal correctionnel de Reims, dans un jugement rendu le 13 décembre 2013.

    Les deux femmes, soutenues par des associations, ont interjeté appel.

    Le prévenu a été condamné, mercredi 7 mai, à un mois de prison avec sursis, 400€ en réparation du préjudice moral chacune et 500€ en application de l’article 475-1 du code de la procédure pénale. Décision assujettie par le paiement, par le prévenu de 120€, au titre de droit fixe de la procédure. Soit 1420 euros de sanction !

    La cour d’appel n’a pas retenu le fait que le jeune homme, comme il l’a affirmé, ignorait la portée de la terrible parole qu’il a proférée à l’adresse des jeunes femmes.

    Quels propos ignobles, quel déversement de haine et de racisme ont pu motiver ainsi traumatiser les deux femmes et justifier une telle condamnation ?

    « Vite, vite, il y a un cochon qui arrive ».

    Voilà qui méritait de verser l’équivalent d’un mois de salaire pour beaucoup de Français !
    Le Système a décidé de réprimer plus durement, afin d’essayer d’endiguer le ras-le-bol croissant et légitime des Français vis-à-vis d’une colonisation étrangère imposée et douloureuse…

    http://www.contre-info.com/1-420-euros-a-payer-pour-setre-moque-gentiment-de-deux-immigrees

  • Le régime socialiste aux abois

    Témoignage d'un lecteur :

    L"En ce 10 mai où Hollande allait faire un discours au Luxembourg sur l’abolition de l'esclavage, je décidais d’aller me promener avec ma fille. Avec nos bicyclettes, nous faisons le tour du jardin du Luxembourg plusieurs fois et sommes impressionnés par ce déploiement de force digne d’un président africain (peut être est-ce la raison d’une telle affection pour l’avènement). Après de longues minutes d’attente, nous voyons les différents convois de cars de CRS s’en aller. Je me dis que la manifestation est terminée et décide de rentrer en passant par la rue Guynemer puis de Vaugirard, en arborant mon drapeau de « La Manif Pour Tous ».

    A l’angle de la rue Guynemer et de Vaugirard, la police me voit passer et réalise le danger pour la république. Un policier en civil me poursuit en me demandant de m’arrêter. A la radio il annonce  « c’est La Manif Pour Tous » puis se reprend un parlant d’un militant (nous étions deux). Je conteste cette arrestation tout à fait arbitraire : contrôle d’identité ! Je suis déplacé sur le trottoir opposé pour ne pas être à la vue de tous les passants. Au moins 5 CRS et un policier en civil. Les renforts arrivent de toute part, les supérieurs, et un véhicule pour m’emmener en GAV.

    Des passants, choqués, interpellent énergiquement les forces de l’ordre (et c’est très probablement grâce à eux que j’ai pu ressortir « libre », car j’étais déjà prisonnier. Je les en remercie chaleureusement). Les palabres durent. Le motif de l’arrestation, tenez-vous bien : trouble de l’ordre public ! Un père et sa fille en bicyclettes avec un drapeau de la « La Manif Pour Tous ». A quoi on ajoute un autre motif : « Manifestation non déclarée » (nous étions toujours deux) ! Et enfin, « ils crachent le morceau », Hollande est là : vive la RIPOUblique bolchevique ! Le président de la RIPOUblique bananière est là et donc, il ne veut pas voir de drapeau."

    Michel Janva