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France et politique française - Page 4325

  • Hommage à Jaurès : Hollande zélateur d’un antisémite ?

    Dans son hommage à Jean Jaurès pour le centenaire de sa mort, François Hollande a oublié un certain aspect du bonhomme.

    - Jean Jaurès, « La question juive en Algérie », 1er mai 1895, La Dépêche (quotidien de gauche de Toulouse, cité par Michel Winock,La France et les Juifs, Seuil, 2004) :
    « Dans les villes, ce qui exaspère le gros de la population française contre les Juifs, c’est que, par l’usure, par l’infatigable activité commerciale et par l’abus des influences politiques, ils accaparent peu à peu la fortune, le commerce, les emplois lucratifs, les fonctions administratives, la puissance publique. [...] En France, l’influence politique des Juifs est énorme, mais elle est, si je puis dire, indirecte. Elle ne s’exerce pas par la puissance du nombre, mais par la puissance de l’argent. Ils tiennent une grande partie de la presse, les grandes institutions financières, et, quand ils n’ont pu agir sur les électeurs, ils agissent sur les élus. Ici, ils ont,  en plus d’un point, la double force de l’argent et du nombre. »

    - Jean Jaurès, Discours au Tivoli, en 1898 (cité par B. Poignant, « Ouest-France », 13 décembre 2005) :
    « Nous savons bien que la race juive, concentrée, passionnée, subtile, toujours dévorée par une sorte de fièvre du gain quand ce n’est pas par la force du prophétisme, nous savons bien qu’elle manie avec une particulière habileté le mécanisme capitaliste, mécanisme de rapine, de mensonge, de corset, d’extorsion. »

    Tiré de Paul-Éric Blanrue, Le Monde contre soi, Anthologie des propos contre les Juifs, le judaïsme et le sionisme, préface de Yann Moix, Éditions Blanche, 2007
    Source

    http://www.contre-info.com/

  • Amin Maalouf, Alain Finkielkraut : la France est leur terre d’élection

    À force de savoir qu’avec la fin des colonies, on n’est plus chez soi chez les autres, on finit par ne plus se sentir chez soi à la maison.   

    Amin Maalouf est franco-libanais et issu d’une famille tissée de la diversité des chrétiens d’Orient. Alain Finkielkraut est un Français dont la famille juive polonaise a subi la persécution nazie. Tous deux sont venus d’ailleurs, mais l’un et l’autre participent à l’enrichissement du trésor qui leur est commun : la langue française. Au-delà de leurs communautés nationales ou religieuses d’origine, à l’égard desquelles ils cultivent l’un et l’autre une lucidité distante mais nullement indifférente, la France est leur terre d’élection, parce que c’est celle qui a accueilli et abrité leur pensée. Or, leur réflexion a abordé le même rivage : celui, passionnant ou inquiétant, de l’identité. Pour le premier, qui se voudrait sans doute citoyen du monde, elle est meurtrière, pour le second, elle est devenue malheureuse.

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  • "Certes, la loi est passée mais nous serons là jusqu'à son abrogation"

    Près de 170 lecteurs du Monde.fr ont répondu à l'appel à témoignages lancé mercredi 23 avril à destination des personnes qui avaient manifesté contre la loi Taubira. Le Monde en publie une sélection. Extraits :

    «Dernièrement, je me suis présenté sur une liste électorale pour les élections municipales du mois de mars en signant la charte de La Manif pour tous à destination des futurs nouveaux élus potentiels. Dès le mois de septembre, je compte rejoindre le réseau Vigi Gender qui surveille les dérives de l'éducation nationale en matière d'inculcation forcée de la théorie du genre chez nos enfants (ma fille entre en effet en maternelle à la rentrée prochaine). Non homophobe mais défendant la famille telle qu'elle est et doit être, je continuerai à demander l'abrogation de la loi Taubira mais aussi à combattre la théorie du genre et le dangereux lobby LGBT. »

    « J'ai participé à la Manif pour tous. J'ai arrêté de défiler après le vote de la loi,et j'espère qu'un changement de majorité abrogera ce que j'estime être une absurdité, mais je ne me fais pas d'illusions sur les promesses des uns et des autres. Nous avons été déçus de voir des politiciens haranguer la foule, pour ensuite déclarer, la promulgation venue, qu'ils n'avaient jamais rien eu contre cette loi. [...]

    Depuis La Manif pour tous, je me suis engagé en politique, et avec des amis cathos de mon école, nous nous retrouvons beaucoup plus, notamment pour parler politique, et nous formons un groupe plus soudé, notamment à cause de la violence dont ont été capables certains « pro » (...). Je pense que La Manif pour tous a été pour beaucoup de jeunes comme moi un déclic qui nous a permis de constater que la politique de l'autruche n'était pas une bonne stratégie et qu'il ne fallait pas s'étonner si, ensuite, la société ne nous prenait pas en compte. »

     « Je garde de ce mouvement social le souvenir d'un mouvement pacifique, joyeux, déterminé et bienveillant. J'ai eu à l'époque une grande surprise quant au décalage entre le traitement médiatique qui a été fait de l'événement, et la réalité du terrain, de l'intérieur des manifestations. J'ai découvert le manque d'objectivité et le parti pris des grands médias nationaux. J'ai aussi été stupéfait de la fermeture et du manque d'écoute du gouvernement en place, des mensonges éhontés de certains ministres. »

    «Oui, un peuple s'est levé que l'on n'attendait pas et je suis fière d'en faire partie. Croire que ce mouvement est éphémère est une erreur. Dix-huit mois de manifestations, ce n'est pas rien ! Toutes ces manifs ont eu pour effet de créer des liens solides entre nous et d'éveiller en nos cœurs un élan de solidarité et de citoyenneté qui font que nous nous impliquons à présent dans la société et que nous nous sentons concernés par les questions politiques.Je me suis ainsi engagée dans des associations. Certes, la loi est passée mais nous serons là jusqu'à son abrogation. Une flamme s'est ravivée en chacun de nous qui ne s'éteindra pas. C'est sans doute cela qui fait notre force. »

    « Militant UMP et engagé contre la loi Taubira, cette mobilisation a été l'une des plus importantes des trente dernières années.Elle a permis l'émergence d'un “peuple de droite” qui s'est longtemps replié sur lui-même. Cet engagement a renforcé le devoir d'exigence des électeurs de droite vis-à-vis de leurs candidats. Ces derniers sont dorénavant obligés de clarifier leurs positions sur les sujets de société avant chaque scrutin. En 2017, l'abrogation du mariage homosexuel devra être présent dans le programme du candidat de la droite parlementaire sous peine de voir l'extrême droite rafler la mise. »

    "Dans le même temps, je suis devenue Sentinelle de la place Vendôme : j'ai été par deux fois confrontée à la violence des gendarmes et j'ai fait l'objet d'un contrôle d'identité et d'un interrogatoire sur le mouvement. Mais cela ne m'a pas découragé. Volontaire pour la manifestation du 2 février 2014, j'ai ensuite été contactée par le secteur de Paris de la Manif Pour Tous : j'ai donc appelé une centaine d'élus, dans le cadre des municipales, pour vérifier leur signature de la Charte des municipales. Après les élections, j'ai également vérifié si ces élus étaient ou non élus. Voilà ce qu'est devenu mon engagement après 18 mois de mobilisation. Et cela ne s'arrêtera pas là ! »

    «Un an après, je reste toujours aussi déterminé à faire abroger cette loiet toutes celles qui ne vont pas tarder à arriver sur le tapis comme la PMA, les mères porteuses, la promotion du “gender”, etc... La seule chose de bénéfique dans cette loi (si je dois y voir quelque chose de bénéfique), c'est le fait qu'elle m'a décidé à m'intéresser encore plus qu'avant à la politique et à commencer à m'impliquer sérieusement dans ce domaine.Peut-être les prochaines législatives... En attendant, dès que je peux, et ce malgré mon emploi du temps chargé, je participe aux actions des sentinelles. »

    « Mon engagement ne s'est pas tari, et manifester contre une loi ne me dérange pas, fusse-t-elle en préparation, ou déjà votée depuis un an ou cent ans. Mes espérances sont grandes, nous avons réalisé une formidable prise de conscience dans la société. Aujourd'hui, beaucoup de gens reconnaissent qu'un enfant a besoin d'un père et d'une mère, et que le priver d'un papa ou d'une maman à sa naissance relève d'une méconnaissance de ses besoins, d'une négation de son humanité et d'un grand égoïsme. J'espère donc que cette loi soit supprimée par cette majorité ou une autre, et que le mariage reste ce qu'il a toujours été, l'union d'un homme et d'une femme en vue de la fondation d'une famille (livret de famille), que l'on donne aux homos le droit de payer moins d'impôts ne me dérange pas. Aujourd'hui, je vote FN sans scrupule, moi qui votais UMP il y a encore deux ans, car c'est le seul parti qui propose de supprimer cette loi. »

    Michel Janva

  • La présidente d’Act Up Paris mise en examen pour injures publiques contre LMPT

    Outre des insultes, des jets de liquide rouge imitant du sang et des actes de détérioration de la porte d’accès au service de consultations de la fondation Lejeune, des affiches qualifiant La Manif Pour Tous d’ « homophobe » avaient été collées le 4 août 2013 sur les murs du lieu de travail de Ludovine de La Rochère. Cette action avait traumatisé les personnes handicapées arrivées sur les lieux le lendemain matin. La Manif Pour Tous avait porté plainte auprès du Procureur de la République de Paris. Ludovine de La Rochère estime :

    “La mise en examen de Laure Porta montre que toutes les méthodes ne sont pas acceptables. On ne peut pas proférer impunément des insultes graves ni heurter nos concitoyens”. “L'invective ne peut pas tenir lieu d'argument. La Manif Pour Tous a toujours exprimé clairement son opposition à toute forme d'homophobie que ce soit au cours de ses manifestations ou dans toutes ses prises de paroles publiques”.

    Michel Janva

  • La lumière fut... 19/12/2013 à 15h46 Madeleine de Jessey, bourgeoise « pour tous » qui veut noyauter l’UMP

    Un ami militant lui trouve une ressemblance avec Nathalie Kosciusko-Morizet, le « côté “roots” des Veilleurs [de la Manif pour tous] en plus » : « Elle est frêle, menue, mais déterminée... Elle aurait pu rester au chaud dans un think tank de normaliens, elle est venue participer aux veillées, textes à la main. » 

    Étudiante à Normale sup en lettres classiques, Madeleine de Jessey, 24 ans, incarne la jeune bourgeoise parisienne catho, belle gosse et bien élevée. Elle aime Anouilh et Giraudoux, écrit du théâtre entre ses heures de cours et a imaginé une comédie musicale – « Don et mystère » – pour les Journées mondiales de la jeunesse de Rio. 

    Copé : « Ne venez pas cracher sur l’UMP » 

    Après avoir été l’un des visages médiatiques des Veilleurs, elle s’aventure en politique. Avec quatre autres militants, plus âgés, plus établis, elle lance Sens commun, une association qui veut injecter l’esprit de la Manif pour tous au sein de la droite parlementaire. Fatigués de voir le mouvement s’étioler, les comparses ont décidé de rompre avec l’« apolitisme » affiché des manifestations pour rejoindre l’UMP qui, de son côté, lorgne avec gourmandise sur la « génération LMPT ». 

    Madeleine de Jessey : « Jean-François Copé nous a dit : “Je vous ouvre les portes, mais ne venez pas cracher sur l’UMP.” » Pour récupérer les jeunes qui ont défilé contre la loi Taubira, le patron de l’UMP doit faire oublier que son parti n’a pas été à la pointe des manifestations. Ces ralliements pourraient être une bonne affaire. 

    « Le grand bain des requins » 

    En vue des municipales, puis de la primaire, Sens commun espère peser au sein d’un parti qu’il juge trop mou sur les valeurs familiales. Dans une tribune publiée sur Boulevard Voltaire, le 13 décembre, Madeleine de Jessey explique : « Il ne tient qu’à nous de démontrer [aux cadres de l’UMP] que l’étiquette la plus vendable, c’est la nôtre. Si l’UMP est opportuniste, soyons sa meilleure opportunité ! Il ne s’agit pas de se laisser récupérer mais de récupérer ce qui devrait nous appartenir en premier lieu. » 

    La justification est poussive. Il faut dire que l’initiative des comparses, dont certains ont déjà milité à l’UMP, suscite quelques réticences : 

    - au sein de l’UMP, certains voient d’un mauvais œil ces trublions qui veulent « agir de l’intérieur », même si d’autres sont heureux de trouver de nouveaux appuis (Laurent Wauquiez, par exemple) ; 

    - les militants de la Manif pour tous et les Veilleurs sont plutôt méfiants vis-à-vis des « grandes machines électorales » et « du grand bain des requins ». Beaucoup ont été déçus par les atermoiements de l’UMP, qui a mis ses critiques en sourdine une fois la loi Taubira votée. 

    Gaultier Bès a côtoyé Madeleine de Jessey au sein du mouvement des Veilleurs. Il est plutôt réservé sur l’adhésion de cette dernière à l’UMP : « J’observe cela avec un intérêt prudent, en espérant que cette énergie ne sera pas recyclée par la machine partisane. Les Veilleurs sont radicalement en dehors des partis. Maintenant, si elle peut être un aiguillon au sein de l’UMP pour soutenir les élus cohérents et mettre les autres devant leurs contradictions, tant mieux. » 

    « On se bat pour un pays dépressif » 

    Pour l’instant, ils ne sont qu’une poignée à s’impliquer dans ce qui ressemble furieusement à un coup de com’, mais Arnaud Bouthéon, l’un des fondateurs, assure que des « centaines de personnes » ont manifesté leur intérêt. L’adhésion à Sens commun entraîne automatiquement l’adhésion à l’UMP. Au sein de l’association, Madeleine de Jessey apportera la sensibilité Veilleurs, qu’ils soient debout, assis ou en marche. Porte-parole, elle s’occupera également de superviser l’écriture du « programme ». Arnaud Bouthéon : « On ne veut pas se cantonner aux sujets familiaux. A ceux qui nous traitent de bourgeois récupérés, on répond qu’on ne se bat pas pour nos gueules mais pour un pays dépressif. » (sic !)

    « La figure de Bethsabée » 

    Originaire de la région parisienne, fille d’une prof d’histoire et d’un cadre du secteur bancaire, quatre frères et sœurs, Madeleine de Jessey a fait une prépa littéraire à Louis-le-Grand avant d’intégrer Normale sup. Elle passera cette année l’agrégation pour devenir enseignante. Sans surprise, elle se passionne pour les liens entre la Bible et la littérature. Le sujet de sa future thèse ? « La figure de Bethsabée [la mère de Salomon, ndlr] dans la littérature et les arts. » 

    L’un de ses camarades assure qu’elle a cité Proudhon et Gramsci lors des veillées. Ça ne l’empêche pas de s’afficher en robe deauvillaise sur sa page Facebook. Habituée à la caricature de la catho guindée, elle se souvient de professeurs taquins insistant sur le « Bazin de Jessey » (son nom complet) ou lançant à dessein des blagues salaces pour choquer la pudibonde. 

    Elle s’agace, un brin renfrognée : « Pendant que mes amis allaient en boîte, je m’enfermais dans ma chambre pour bosser. Pour découvrir la “vraie vie”, j’ai fait six mois d’humanitaire à Jérusalem, avec les Filles de la Charité. » (re-sic !)

    « Le bling-bling de Sarkozy m’a paru indécent » 

    Ce n’est pas sa première adhésion à l’UMP. A 16 ans, elle adhère au parti avant de rendre sa carte deux ans plus tard. C’était juste après le début de la présidence Sarkozy : « Son élection avait suscité pas mal d’espérances, mais le côté bling-bling et brouillon m’a paru indécent. » Parmi les animateurs de Sens commun, un autre n’est pas vierge de tout engagement partisan : Faraj Benoît Camurat, ancien délégué national du Mouvement des jeunes populaires. 

    La jeune femme a très tôt rejoint les Veilleurs, un peu inquiète tout de même par les gardes à vue (« Je passe un concours cette année »). Devant les petites loupiotes et les doigts qui frémissent, elle lit des auteurs classiques et commence à répondre aux journalistes. Elle y prend goût et passe d’Aristote à Jean-François Copé... 

    Amis mélenchonistes 

    Ses amis à Normale sup sont « mélenchonistes », mais elle continue de manger avec eux. Un Veilleur qui l’a rejointe un midi à l’ENS s’étonne : « Je m’attendais à la voir entourée de jupes plissées et de pantalons beiges et je l’ai trouvé causant avec une fille de la Ligue antifasciste. » En revanche, les choses ont été plus compliquées avec ses « amis homosexuels » : « Ils ont été très blessés par ma démarche, ne l’ont pas comprise. » 

    « Comme un championnat de foot » 

    Elle aimerait bien figurer sur une liste aux municipales mais, déjà rompue à la langue prudente, refuse d’afficher sa préférence en vue de la primaire à l’UMP pour la présidentielle. La consigne a dû être transmise. Arnaud Bouthéon, lui aussi, évite de donner un nom et se dépatouille avec une métaphore sportive : « C’est comme un championnat de foot. Lorsque l’équipe de France joue, le maillot tricolore recouvre les maillots des clubs. » 

    Source

    http://www.oragesdacier.info/2014/04/la-lumiere-fut-19122013-15h46-madeleine.html

  • La MGEN milite pour l'idéologie du gender

    Les adhérents de la Mutuelle MGEN ne savent pas toujours que leurs cotisations mutualistes sont détournées à des fins de propagandes pour la théorie qui n'existe pas : 

    "le mardi 29 avril, à 18 heures, dans les locaux de la MGEN à Bourran, se tiendra une conférence-débat ayant pour thème «Ce genre fauteur de troubles ! Quelle égalité hommes - femmes ?» Solange Rioux, présidente de la Libre pensée de l'Aveyron ; Jean-Claude Calmels, adhérent ; Cécile Alcaraz, présidente de la MGEN Aveyron, et Marie-Françoise Larnaudie, bénévole militante au Planning familial, sont venus présenter le pourquoi de cette conférence.

    Depuis octobre 2013, quatre associations œuvrent à la mise en place de cette conférence : l'association Libre pensée, le Planning familial, la MGEN et ALERT (ES)."

    Michel Janva

  • Préférence pour les juges immigrationnistes, défiance pour les juges légalistes.

    Depuis trente ans, ce ne sont plus les parlementaires qui font les lois sur l’immigration, ce sont les juges qui imposent leur jurisprudence en interprétant les textes internationaux. Or les hommes qui ont imposé cette évolution – les Belorgey, les Genevois, les Tuot – ne sont pas neutres, ce sont des militants immigrationnistes. C’est cette même dictature militante qui a obtenu qu’un magistrat administratif de Lyon, François Lagarde, se voie dessaisi de tout dossier sur le contentieux des étrangers. Son crime ? Avoir reçu comme élu UMP à Orléans une délégation à la lutte contre l’immigration clandestine : une responsabilité légale considérée comme une faute. En clair, un magistrat qui veut simplement appliquer la loi là où il est élu ne peut la dire là où il juge. En revanche, un militant qui combat les lois limitant l’immigration se voit chargé, lui, de les interpréter ! Ainsi fonctionnent le Conseil d’Etat et les tribunaux administratifs. C’est deux poids, deux mesures : les immigrationnistes peuvent juger, les légalistes sont interdits de jugement. En 1789, les Français ont abattu les parlements d’Ancien Régime pour moins que cela.

    Polémia.

    Réélu au premier tour des élections municipales, le maire UMP d’Orléans, Serge Grouard, a annoncé la nomination d’un conseiller municipal en charge de « la lutte contre l’immigration clandestine ». Ce conseiller municipal est par ailleurs magistrat au tribunal administratif de Lyon qui a pour principale activité de juger les étrangers qui contestent leur expulsion et il avait demandé sa mise en disponibilité à partir de janvier 2014 pour faire campagne. Il s’apprête à revenir siéger au tribunal administratif au début du mois de mai.

    Cette annonce n’est pas passée inaperçue. L’opposition de gauche comme les militants des droits de l’homme ont lancé une dénonciation citoyenne d’une « idéologie qui n’est même pas celle du FN ». L’info est devenue un feuilleton de la presse locale et a été reprise par les radios nationales, notamment par RMC, et par Rue 89-Lyon. Elle a commencé à circuler mercredi 16 avril dans le petit milieu des avocats qui assurent la défense des étrangers en situation irrégulière.

    Ce jeudi, la commission du barreau de Lyon s’est saisie de la question pour envisager des suites à donner. Du côté du Syndicat des avocats de France (SAF, classé à gauche), le président de la section de Lyon explique que « d’autres juges peuvent avoir le même type d’opinion. La différence c’est qu’il sort du bois ». Il ajoute surtout que le SAF regardera de près le retour du juge en mai prochain : « Quand il reviendra en mai prochain au tribunal de Lyon, ce magistrat ne doit plus juger de contentieux sur les étrangers pour qu’il n’y ait pas de suspicion sur les décisions qui vont être rendues ».

    Ainsi il reviendrait à des avocats dévoués à la cause des étrangers en situation irrégulière, en d’autres termes les clandestins, d’imposer des magistrats de leur bord et de récuser ceux qui ne leur plaisent pas au nom de la lutte contre le racisme et le populisme.

    Il serait effectivement plus simple et plus commode pour l’exercice de leur activité d’avoir affaire à des juges acquis à la cause immigrationniste qu’à un magistrat déterminé à faire appliquer les lois sur les étrangers et l’immigration.

    Ce sont ces mêmes avocats auxquels fait très nettement allusion le rapport d’octobre 2013 sur « l’évolution et la maîtrise des dépenses de contentieux à la charge du ministère de l’Intérieur » réalisé par l’Inspection générale de l’Administration à la demande du ministère de l’Intérieur, du ministère des Finances et du ministre délégué chargé du Budget sur le contentieux des étrangers. Ce rapport déplore la juridictionnalisation du droit des étrangers qui entraîne un coût insupportable et émet un avis fortement réprobateur sur le rôle des avocats spécialisés :

        « Certains avocats se sont spécialisés dans ce contentieux avec des motivations politiques ou humanistes, en lien avec le monde associatif qui soutient les étrangers. Par contre, il semblerait que d’autres avocats voient dans le contentieux des étrangers, contentieux plutôt simple techniquement et répétitif, une source lucrative de revenus. Plusieurs interlocuteurs de la mission, y compris des magistrats administratifs, lui ont ainsi indiqué avoir régulièrement constaté que des requérants ignoraient être conseillés par un avocat.

        « La mission a en outre constaté qu’en matière de contentieux des étrangers, le juge d’appel annulait fréquemment la décision de première instance. Si celle-ci a donné lieu au versement par l’Etat de frais irrépétibles, ils devraient être reversés au comptable public par le bénéficiaire. Certains avocats refusent, sans qu’aucune suite ne soit donnée, au motif que ce ne sont pas eux qui étaient destinataires des frais irrépétibles mais leur client alors que ce dernier leur versait cette somme. »

    La lutte pour l’immigration humanitaire a bon dos.

    Le président du tribunal administratif de Lyon a saisi le « collège de déontologie » qui siège auprès du Conseil d’Etat. On peut le comprendre. Il est cependant dommage que sa démarche apparaisse isolée car il existe beaucoup d’autres cas où un « collège de déontologie » aurait pu ou pourrait être saisi. Donnons quelques exemples.

    Le GISTI, association particulièrement active d’information et de soutien des immigrés, a été fondé au début des années 1970 par quatre jeunes énarques, pourtant astreints à un devoir de réserve. Des magistrats participent à la rédaction de documents du GISTI. C’est le cas de Patrick Henriot, magistrat et membre du Syndicat de la magistrature qui a rédigé les articles suivants :

        -« Cette gauche qui a horreur du vide » pour le n° 97 de la revue Plein Droit de juin 2013 dont le thème était : « Les étrangers attendent la gauche », sujet politique s’il en est ;

        -« Les Sages capitulent » pour le n° 90 de la même revue dédié aux « réfugiés clandestins ».

    Certains de ces magistrats participent à des colloques comme celui de novembre 2008 consacré à « la défense de la cause des étrangers en justice » :

        -Bruno Genevois, président de section au Conseil d’Etat, sur l’histoire du GISTI ; -Jean-Michel Belorgey, président de la section des rapports et des études du Conseil d’Etat, sur l’insuffisance des moyens d’exécution ;

        -Ronny Abraham, conseiller d’Etat, et Olivier Jaulin, vice-président du Syndicat de la magistrature, sur les retombées collatérales du contentieux des étrangers.

    Prenons le cas de France Terre d’Asile dont l’objet est « la promotion du droit d’asile et des droits des migrants en France et en Europe ». Le président est Jacques Ribs, conseiller d’Etat honoraire. Frédéric Tiberghien, maître des requêtes au Conseil d’Etat et membre du Conseil supérieur de la magistrature est membre du bureau.

    Jean-Michel Belorgey, déjà cité, est membre du Conseil d’Etat dont il présida la Section du rapport et des études jusqu’au 3 novembre 2009. Il a été président du conseil d’administration du Fonds d’aide et de soutien pour l’intégration et la lutte contre les discriminations (FASILD).

    Membre de la Cour nationale de droit d’asile (CNDA) il a, selon le Figaro, beaucoup heurté ses pairs en déclarant dans Télérama que ses collègues étaient « des chasseurs, des exterminateurs d’hommes » au prétexte qu’ils y regardaient à deux fois avant d’accorder le statut de réfugié et qu’ils faisaient tout simplement leur travail.

    Manifestons une pensée émue pour Bernard Stirn, président de la section du contentieux du Conseil d’Etat qui prit si vite une décision le 9 janvier 2014 dans l’affaire Dieudonné, et pour Thierry Tuot, auteur du rapport La Grande Nation, pour une société inclusive sur l’intégration des immigrés.

    Enfin, concernant la déontologie, comment ne pas évoquer la mise en examen de Madame Martres, présidente du Syndicat de la magistrature, dans l’affaire de l’infâme et terrifiant « Mur des cons » ?

    Eh bien oui, que toutes les « commissions de déontologie » soient saisies.

    Que tout le système soit revu et tous les cas étudiés.

    Que toutes les structures associatives et publiques soient auditées.

    Que tous les conflits d’intérêt moral et déontologique soient résolus.

    Que l’on aille jusqu’au bout et à fond.

    Qu’il n’y ait pas deux poids deux mesures.

    Que les Français soient assurés que de hauts fonctionnaires et de hauts magistrats, qui ont pour devoir d’appliquer les lois et qui sont payés (bien) pour cela, se comportent en serviteurs loyaux de l’Etat et du peuple français et ne jouent pas un double et confortable jeu de révolutionnaires de dossiers en interprétant les textes sur les étrangers et l’immigration avec laxisme et complaisance.

    On en est loin.

    Dès le 22 avril 2014 la commission de déontologie a confirmé qu’il fallait dessaisir le juge Lagarde compte tenu de l’émoi médiatique. Les juges immigrationnistes, eux, pourront continuer à rendre des jugements.

     André Posokhow, 22/04/2014

    http://www.polemia.com/contentieux-des-etrangers-deux-pois-deux-mesures/

  • Le lobby LGBT encore en train de se lamenter

    Un an après l'adoption de la loi Taubira, le lobby LGBT est encore insatisfait :

    "Ce premier anniversaire se célèbre en demi-teinte, avec un goût d'inachevé. [...] Lors des primaires socialistes pour la désignation du candidat à l'élection présidentielle, Manuel VALLS se déclarait favorable à la procréation médicalement assistée (PMA) et à la gestation pour autrui (GPA). Il a oublié ses engagements depuis qu'il est Premier Ministre.

    De son côté également, François Hollande a perdu le courage politique de tenir ses promesses:

    • ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes ;
    • don du sang ouvert aux homosexuels qui en sont exclus ;
    • changement d'état-civil pour les personnes trans' ;
    • statut du tiers ;
    • investissement de la France dans la dépénalisation universelle de l'homosexualité...

    Michel Janva