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France et politique française - Page 4324

  • Laurent Ozon: « Le localisme est la pierre angulaire de la décolonisation économique, condition indispensable de la souveraineté politique »

    Laurent Ozon est président d’un mouvement français particulier:Maison Commune, un mouvement localiste basé sur des axes écologiques, économiques, sociaux et identitaires. L’objectif prioritaire est l’inversion des flux migratoires dans un cadre politique construit. Nous avons pu interroger Laurent Ozon pour en savoir plus.

    1)    Laurent Ozon, vous êtes président d’un mouvement localiste particulier Maison Commune. Pourriez-vous d’abord nous le présenter ? En quoi consiste le localisme ?

    Maison Commune est un mouvement qui s’est donné comme objectif de former la périphérie politique afin d’anticiper les évènements politiques des années à venir et d’y apporter des réponses efficaces. Nous avons reçu en formation plus de 400 cadres et futurs cadres de cette périphérie politique, issus de mouvements parfois opposés.

    Le localisme est l’un des fondamentaux de notre démarche. Le localisme, c’est donner à chaque peuple la possibilité de subvenir à la part la plus importante possible de ses besoins par ses propres moyens. Le localisme, c’est une volonté de favoriser les circuits économiques courts, et ainsi d’assurer une autosubsistance relative capable de permettre aux populations de garder la maîtrise de leur destin. Prenons un exemple, si chaque jour 1000 comptables quittent les Hauts-de-Seine pour aller travailler en Val-d’Oise et que simultanément 1000 autres quittent le Val-d’Oise pour travailler dans les Haut-des Seine, c’est parce que rien n’incite les entreprise à embaucher selon des critères de proximité. Résultat, vous avez 2000 comptables sur les routes, qui brûlent de l’essence, stagnent dans les embouteillages, dégradent l’air et les infrastructures, pour se croiser. C’est un petit exemple mais il en existe des milliers comme celui-ci.  C’est valable aussi pour les achats et approvisionnement des ménages comme des collectivités. Des solutions comme la détaxation de la proximité en direct ou par crédit d’impôts peuvent permettre d’engager la priorisation locale. Il y a de nombreuses solutions pour sortir de la situation actuelle et elles ne nécessitent pas un grand-soir politique. Elles peuvent être appliquées progressivement, concentriquement, d’abord dans des secteurs dits de subsistance. Le localisme est la pierre angulaire de la décolonisation économique, condition indispensable de la souveraineté politique. Le localisme est une sorte de protectionnisme 2.0. Il est le moyen de favoriser l’embauche locale et les circuits économiques courts, d’accompagner heureusement des objectifs de qualité écologique, de protection sanitaire, de réhabilitation de la vie démocratique, de protection et de rééquilibrage social, d’inversion concertée des flux migratoires et de pacification rapide des relations internationale. Une politique localiste permettra aussi d’anticiper les déstabilisations sociales, économiques à venir.

    2)    On considère souvent Europe-Écologie-les Verts comme le parti écologique de France. Vous présentez l’écologie comme un des axes de votre mouvement. En quoi consiste-t-elle pour vous ?

    L’écologie est une science devenue un mouvement social puis une nébuleuse politique. L’écologie politique est un fourre-tout dans lequel vous pourrez trouver des personnes très différentes. Disons que le point commun de toutes ces personnes est théoriquement une sensibilité accrue aux questions environnementales, à la destruction de la nature. Je dis « théoriquement » car EELV est aujourd’hui une structure gauchiste qui se mobilise plus pour les combats sociétaux de la bourgeoisie interlope occidentale et contre les murs porteurs de la culture populaire que contre les transnationales. Il y reste quelques personnes sincères, je pense à Sandrine Bellier et à quelques autres. On trouve des écologistes sincères, comme elle ou Corinne Lepage, Antoine Waechter dans tout le champ politique. Mais EELV est aujourd’hui anti-écologiste de mon point de vue. Son bilan politique est catastrophique sur à peu près tous les sujets clés. Je pourrais énumérer les fiascos d’EELV en matière d’écologie durant une heure. EELV est un faux-nez du gauchisme utopique dont la faible crédibilité ne repose que sur le soutien que lui apportent les médias.

    3)    Votre objectif prioritaire est d’inverser les flux migratoires dans un cadre politique construit. Serait-ce vraiment réalisable ou bien est-ce un doux rêve ? Dans l’idéal, comment procéderiez-vous pour y arriver ?

    Nous savons une chose : cette société n’est pas viable. Elle va donc se trouver dans les 20 années à venir en face de ses contradictions. A ce moment-là, les temps seront mûrs pour préparer la suite. Les peuples seront attentifs à des solutions qui permettront de résoudre les tensions extrêmes devenues insupportables.  Il faudra des cadres politiques aux idées claires, aux capacités opérationnelles réelles et qui auront des perspectives sur la voie à suivre. Étape par étape, nous devrons accompagner le processus de dislocation et proposer, au milieu de la grande confusion qui régnera, des solutions progressives et réalistes pour résoudre les problèmes causés par la colonisation de peuplement de l’Europe de l’Ouest. Je n’ai pas la place en quelques lignes de vous exposer dans le détail les solutions à mettre en œuvre mais ces solutions existent. Il y a de nombreux précédents historiques. Dans l’attente de ce moment, la meilleure des choses à faire c’est de convaincre toujours plus de Français de l’inéluctabilité de ce moment et du fait que nous devrons bientôt y faire face. Territoires, ressources, reproduction… voici venir le temps du retour des grands stress historiques. Il faudra pour gérer ces temps difficiles moins des idéologues que des hommes d’autorité, intelligents et pragmatiques. Nous en formons.

    4)    Votre mouvement n’a pas de structure particulière, ce qui peut paraître bizarre. Vos membres se rencontrent lors de séminaires ou sont mis en lien lorsqu’ils recherchent de l’aide. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi avoir fait ce choix ? Cela n’affaiblit-il pas votre message ? Comment peut-on rejoindre votre mouvement ?

    Nous sommes très sélectifs dans le choix de nos séminaristes, c’est de notoriété publique. Nous assurons la confidentialité des travaux et nous ne cherchons pas à fabriquer des sociologies artificielles dans un mouvement de plus. Nous prenons les meilleurs, les faisons travailler et les laissons ensuite rayonner dans leurs zones d’influence naturelles (partis, organisations, etc.).  Nous les maillons lorsque c’est nécessaire, pour répondre à des besoins pratiques des uns ou des autres. Pas de contrôle, pas de réunions inutiles, pas d’impératifs catégoriques. Nous laissons libres nos séminaristes sans aucune envie de chercher à résoudre les divergences qui résultent des subjectivités d’engagement, des histoires personnelles etc. Ils savent tous à quelle civilisation ils appartiennent, de quels peuples ils procèdent et en gros, à quoi ils seront confrontés. Nous les outillons pour être capables de faire l’histoire un jour proche. Nous ne recrutons pas. Nous recevons des CV puis recevons les individus, les formons et les aidons à prendre conscience de leurs potentialités et à ne plus perdre leur temps. Après trois années de travail. Il nous reste beaucoup à faire et nos moyens sont limités. Les bonnes volontés sont les bienvenues.

    5)    On constate de plus en plus un écart qui se creuse entre les politiques et les électeurs, comme le montre l’abstention toujours plus forte. Quel portrait brosseriez-vous de la classe politique française aujourd’hui ?

    L’infrastructure sociale, politique et économique dans laquelle nous vivons est le produit d’une bulle reposant sur la dette. Cette généralisation de la dette a alimenté des choix économiques et sociaux irrationnels et non viables sur le long terme, choix qui ne se seraient donc pas généralisés si la dette n’était pas venue les supporter. Ces modèles sociaux irrationnels ont fabriqué et maintenu en vie des idéologies déréalisantes qui se seraient effondrées si elles avaient dû être validées par l’expérience et la raison. Sans le soutien de ce « réel utopique » dans lequel nous vivons encore, le bon sens aurait fait un tri et les décisions aberrantes dont nous subissons les conséquences n’auraient pas été prises. Nous ne serions pas contraints d’emprunter sur les marchés de l’économie-casino et n’aurions pas remboursé plus de 1200 milliards d’intérêts de dettes sur 30 ans. Nous n’aurions pas laissé s’implanter dix millions d’extra-européens en France et plus de 40 millions en Europe occidentale, dans des pays en crise économique, sociale et identitaire. Nous n’aurions pas accepté la transformation du beau projet d’une Europe unie dans sa diversité en un diplodocus technocratique nuisible. Nous n’aurions pas autorisé la mise en vente et en consommation de centaines de substances toxiques dans notre chaîne alimentaire qui ont de lourds impacts sur la santé publique, mais bien plus encore, sur la vitalité même de nos peuples. Nous n’aurions pas laissé les médias, sans contrôle, aux mains des puissances de l’argent, et j’en passe…

    Nous sommes sans doute nombreux à nous être dit qu’il n’était pas croyable que des décisions si stupides soient prises par des hommes qui semblaient pourtant intelligents. Des hommes à ce point hors de tout sens commun pour ne pas voir l’évidente stupidité de leurs choix, de leurs actes, de leurs décisions depuis plus de 40 ans. C’est pourtant bien ce qui a eu lieu. Nous sommes sortis du réel et nos processus de sélection d’élites sont eux-aussi devenus irréalistes, contre-sélectifs. Notre classe politique est le résultat sidérant de plus de quarante années de contre-sélection. Les meilleurs, c’est-à-dire ceux qui pouvaient êtres capable de traiter nos problèmes ont étés éjectés année après année. Malgré quelques exceptions notables, notre classe politique est un ramassis d’opportunistes sans colonne vertébrale, de rusés nuisibles et incompétents. Ils appartiennent à une sociologie en formation, une oligarchie de gestion de notre effondrement. Les plus intelligents sont membres d’une super-classe mondialisée mentalement qui ne sent plus de communauté de destin avec le peuple et les moins intelligents sont les pantins d’intérêts qui les dépassent malgré quelques agitations positives, quelques personnalités courageuses ici et là. Pour conclure, notre classe politique présente des caractéristiques reconnaissables des élites à quelques années de leur renversement. Comme à d’autres époques charnières de notre histoire, la circulation des élites va reprendre.

    http://medias-presse.info/laurent-ozon-le-localisme-est-la-pierre-angulaire-de-la-decolonisation-economiquecondition-indispensable-de-la-souverainete-politique/9032

  • Valls, cet homme est dangereux !

    Bonjour !

    Hier je regardais le JT et soudain j’ai entendu une chose qui m’a fait bondir…  Manuel Valls veut être un Premier ministre d’apaisement !

    Les poumons encore remplis de gaz de la dernière « Manif Pour Tous », j’ai immédiatement zappé !

    Peine perdue ! tous les médias répétaient en boucle que le successeur de Jean-Marc Ayrault serait apprécié des Français et de la droite en particulier…

    L’homme qui a envoyé des centaines de manifestants pacifiques au cachot pour leur opposition au pseudo mariage homosexuel serait devenu un enfant de chœur. 

    De qui se moque-t-on ?

    Le nouveau Premier ministre croit pouvoir assoupir les Français… Il se trompe car vous allez lui envoyer un sévère avertissement !

    Prévenons Monsieur Valls qu’à la moindre récidive de sa part, nous serons des millions  à lui tomber dessus !  Envoyez-lui dès maintenant une mise en garde sans équivoque :

    http://petit.io/petition/avenir-de-la-culture/toreador-prends-garde-a-toi

    A écouter les médias, le catalan qui voit des franquistes partout viendrait de la droite du PS. Si le successeur d’Ayrault est peut-être « réformiste » en matière d’économie, sachez qu’il se situe à l’extrême-gauche sur les questions sociétales !

    En 2009, Manuel Valls était ainsi le rapporteur d'une proposition de loi visant à autoriser l’euthanasie en France !

    Hélas, les méfaits de ce matador d’opérette n’appartiennent pas qu’au passé…

    Il vient en effet de nommer dans son gouvernement des ennemis irréductibles de la famille et de notre identité nationale. Jugez vous-même :

    - le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve, considère que « évoquer les racines chrétiennes de la France c’est faire une relecture historique frelatée qui a rendue peu à peu la France nauséeuse »

    - la secrétaire d’Etat à la Famille, Laurence Rossignol, affirme que « les enfants n’appartiennent pas à leurs parents ». Dieu étant exclu, devinez à qui appartiennent-ils !

    - le nouveau ministre de l’Education Nationale – Benoît Hamon -  est un apparatchik venu de la gauche du PS … D’après lui, « être espionné par la police n’est pas un problème tant qu’on n’a rien à se reprocher » !

    enfin, Christiane Taubira reste ministre de la Justice malgré ses mensonges à répétition et le rejet massif de l’opinion publique !

    Mais on persiste à nous dire que Manuel Valls est un homme de consensus susceptible d’unir les Français…

    Trop c’est trop ! Ne laissons pas les médias sauver la gauche libertaire à la veille d’une nouvelle débâcle aux européennes !

    Dites bien fort ce que vous pensez tout bas ! Il faut qu’on vous entende ! Envoyez votre mise en garde à Manuel Valls dès aujourd’hui :

    http://petit.io/petition/avenir-de-la-culture/toreador-prends-garde-a-toi

    Le natif de Barcelone espère séduire les Français en jouant des castagnettes... Qu’il prenne garde : à la première charge, c’est une pluie de banderilles qu’il recevra !

    Ensemble rappelons à Monsieur Valls que nous n’avons aucune confiance en lui ni en ses camarades socialistes,

    François Py

    Chargé de communication d'Avenir de la Culture

     

    PS : envoyez une sévère mise en garde à Manuel Valls. Pour cela cliquez sur le lien ci-dessous :

    http://petit.io/petition/avenir-de-la-culture/toreador-prends-garde-a-toi

     
  • MONSTRUEUX ! Les amis de BHL auraient gazé des enfants, enlevés à leurs parents, 2 semaines avant !

    Mme Boussaïna Chaabane a confirmé que les enfants tués dans l’attaque chimique présumée du 21 août dernier sont les mêmes qui avaient été enlevés par les miliciens des villages de Lattaquié.

    « Le gouvernement syrien n’est pas responsable de l’attaque du 21 août dernier, mais c’est l’opposition qui a enlevé des enfants et des hommes des villages de Lattaquié et les a apportés vers la Ghouta pour les entasser dans un seul endroit et les gazer », a-t-elle indiqué dans un entretien accordé à la chaine arabophone de Sky News, diffusé jeudi.

    Dans la première semaine du mois d’aout, des centaines de miliciens ont pris d’assaut une douzaine de villages alaouites dans la province de Lattaquié, y ont commis des massacres et enlevé quelque 120 hommes, femmes et enfants.

    La suite ici

     
  • L’Europe de l’UMP est une auberge espagnole

    Lu dans Présent :

    "A un mois des élections du 25 mai prochain, l’UMP est plus que jamais à hue et à dia sur la question européenne. Les hiérarques du parti en font la démonstration chaque fois que l’un d’eux s’exprime dans un média. Europe fédérale, confédération d’Etats-nations ? Arrêter l’élargissement ou le poursuivre ? Et jusqu’où ? Maintenir l’espace Schenguen ou rétablir des frontières ? Protectionnisme, immigration, monnaie unique, justice, déferlement des Roms, « l’Eurabie » en pleine expansion…Autant de sujets où les ténors du parti, ses têtes de liste et ses têtes pensantes sont à l’opposé des uns et des autres.

    Xavier Bertrand, Luc Chatel, Jean-François Copé, François Fillon, Henri Guaino, Alain Juppé, Alain Lamassoure, Bruno Lemaire, Nadine Morano, Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez, sont, chaque fois qu’ils s’expriment sur des thèmes européens, les solistes d’une cacophonie particulièrement dissonante et confuse. Toutes les nuances des opinions qu’inspirent la construction européenne — et la destruction des indépendances nationales qui s’en suivent —  se trouvent déclinées dans le parti de Jean-François Copé et de François Fillon. Un camaïeu tout en grisaille.

    [...] Effrayé par les conséquences de ce pandémonium, l’ancien ministre des Finances François Baroin demandait dimanche dernier à Nicolas Sarkozy, au Grand Jury RTL, de « s’exprimer sur l’Europe » pour faire taire les « divergences » en train de submerger l’ex-parti majoritaire. Le député maire de Troyes, dont la compagne actuelle, Michèle Laroque, est une fantaisiste reconnue, ferait-il également dans le comique ? Par mimétisme conjugal peut-être ? Nicolas Sarkozy « s’exprimant sur l’Europe » pour réunifier l’UMP ? Exhilarant! Même Pierre Palmade, l’ancien partenaire sur scène de Michèle Laroque n’aurait pas trouvé un gag aussi désopilant.

    Le discours de Nicolas Sarkozy sur l’Europe est en fait aussi divers et varié (avec volte-faces et entrechats) que celui des caciques de l’actuel UMP. Contre l’entrée de la Turquie et jugeant Bruxelles trop interventionniste durant sa campagne présidentielle de 2007, Sarko, une fois élu, s’est dépêché de jouer les sauveurs de l’UE et de faire ratifier à la sauvette le traité de Lisbonne rejeté par le peuple français lors du référendum de 2005, rendant ainsi le pouvoir bruxellois encore plus interventionniste et hégémonique. Avant de redevenir, en 2012, pour essayer de reconquérir la confiance perdue d’une grande partie de ses électeurs, à une vision plus critique des institutions européennes. Sarkozy, c’est le salmigondis européen de l’UMP à lui seul. [...]"

    Michel Janva

  • Nos otages en Syrie ? Une classique affaire de « gangsterrorisme »…

    Nos quatre journalistes retenus otages en Syrie sont enfin libres. Qui les a enlevés ? Pour quelles raisons, politiques, religieuses, ethniques ou simplement financières ? Et, surtout, y a-t-il eu rançon versée par la France ?

    D’abord, le fondamental. 

    La guerre civile syrienne est la parfaite prolongation de celle qui sévit au Liban voisin (1975-1990), les fondamentaux de cette guerre civile fondatrice valant toujours aujourd’hui. Or, depuis, une constante – en fait, l’unique bouée de sauvetage du régime alaouite des Assad, de père en fils – est celle-ci : un contrôle systématique, au pire une « influence » sur tout groupe terroriste, guérilla, groupe insurgé opérant dans la région. Ce, grâce aux redoutables et forts experts des services spéciaux du régime de Damas. En son temps, ces services ont manipulé des groupes palestiniens, jihadis sunnites, chiites et chrétiens libanais, arméniens chrétiens (ASALA) – même la « légion étrangère » (commandement des opérations spéciales à l’étranger) du FPLP, avec bien sûr Carlos, mais aussi des Japonais, des Allemands, etc. À l’époque, le responsable de ces « opérations spéciales » était le colonel Haïtham Saïd, du SR de l’armée de l’air syrienne.

    Aujourd’hui, les services d’Assad fils opèrent toujours de même – demandez-vous pourquoi des groupes jihadis, mobilisés pour abattre le régime hérétique des Assad, s’entretuent aujourd’hui avec férocité –, pas vraiment l’effet du hasard. Donc, dans la libération d’otages détenus par des fanatiques sunnites, le régime alaouite laïc des Assad joue aussi un rôle…

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  • Le vrai visage de Manuel Valls : interview choc de 30 minutes d'Emmanuel Ratier

  • Hollande ignore Pâques

    Gérard Leclerc est un journaliste, philosophe et essayiste. Il est éditorialiste à France catholique et à Radio Notre-Dame. Il vient d’être interrogé par "Le Figaro" au sujet du nouvel "oubli" par François Hollande de l’existence de la fête de Pâque, un élément supplémentaire dans l’action cathophobe des milieux dirigeants.

    François Hollande oublie Pâques : faut-il renier les racines chrétiennes de la France ?

     

    François Hollande n’a pas souhaité une bonne fête de Pâques aux catholiques français. Rien d’étonnant à première vue, car la France est un pays laïque. Néanmoins, on se souvient qu’il avait adressé ses « vœux de bonheur, de santé et de réussite aux musulmans de France » pour la fête de l’Aïd qui clôture le ramadan. Que vous inspire ce deux poids, deux mesures ?

    Gérard Leclerc : Le salut aux musulmans de François Hollande est de nature opportuniste et politique. C’est une clientèle électorale essentielle au Parti socialiste, qui est en train de lui échapper à cause des réformes sociétales, et qu’il s’agit de bien soigner.

    Cela témoigne-t-il d’une hostilité particulière que vouerait le président aux catholiques suite à l’affaire du mariage pour tous, ou plus généralement une indifférence de la classe politique française à l’égard des catholiques ?

    Je pense qu’il s’agit d’un problème propre à François Hollande, mais qui rejoint également une tradition et une culture française. Comme l’a souligné Samuel Pruvot dans son livre "François Hollande, Dieu et la République"(Salvator, 2013), François Hollande s’est éloigné du catholicisme, pourtant prégnant dans sa famille, et retranché dans un agnosticisme fermé à l’égard de toute inquiétude religieuse.

    Il rejoint ainsi une tradition française positiviste née avec les Lumières qui ont eu en France une tonalité bien particulière par rapport à d’autres pays européens, celle d’une philosophie antichrétienne et anticatholique qui a débouché sur la déchristianisation entreprise par la Révolution française. De là provient l’ambiguïté fondamentale de la notion de laïcité dont on ne sait pas si elle traduit une neutralité du pouvoir ou la promotion délibérée d’un athéisme d’État.

    De l’autre coté de la Manche, David Cameron s’est fait tacler par des intellectuels pour avoir parlé de l’Angleterre comme d’un « pays chrétien ». Selon vous, David Cameron a-t-il raison d’assumer le caractère chrétien de son pays ?

    David Cameron fait preuve d’indépendance et de liberté en osant rappeler de telles vérités. Il y a fort à parier que, hormis la fronde d’intellectuels et d’artistes qui s’est déclenchée contre lui, l’opinion publique, elle, le suit.

    En France, il serait très difficile pour un homme politique de droite de tenir un tel discours. Il y a une pudeur, pour ne pas dire une gêne à droite sur ce sujet. Le premier à avoir manifesté son hostilité à la mention des « racines chrétiennes de l’Europe », c’est Jacques Chirac, dans la lignée du radical-socialisme plutôt que dans celle du gaullisme (« Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne », disait le Général) dont il se voulait l’héritier.

    Ce rejet des racines chrétiennes est une triste exception française due à notre histoire très conflictuelle et à la rupture de la Révolution française. En Allemagne, Angela Merkel, fille de pasteur, n’hésite pas à employer le langage religieux dans ses discours et plaide pour des « racines chrétiennes de l’Europe ».

    La suite sur le blog de l’Action française Provence

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Hollande-ignore-Paques

  • Néoprofs, un forum LGBT

    Dans Le Point, Jean-Paul Brighelli dénonce les forums de professeurs, et notamment le principal forum fréquenté par les professeurs de l'enseignement secondaire. En effet, l'administrateur de ce forum est un fervent défenseur de la dénaturation du mariage. Il tient par exemple ici le compte minutieux des pays qui se sont livrés à cette mascarade (en passant délibérément sous silence le fait que plus de 180 pays n'autorisent pas cette aberration anthropologique). Ce n'est là qu'un exemple parmi les dizaines de sujets qu'il consacre à ce thème, toujours sous le même angle orienté !

    Cet homme cite aussi l'Inter-LGBT avec grand enthousiasme. Néoprofs fonctionne selon les règles énoncées par George Orwell dans 1984 : si vous enfreignez la "charte", vous disparaissez - vous et vos interventions.

    On y défend l'idéologie du genre, et on y fait sans vergogne la promotion de l'homosexualité. Ce forum prétendument pédagogique a en réalité un but idéologique : il cherche à lutter contre les défenseurs de la vie et de la civilisation, et à promouvoir les "sexualités alternatives" que nous sommes aujourd'hui poussés à accepter au même titre le couple homme-femme. Il voue aux gémonies les personnes qui pensent "mal", que ce soit les maires pro-famille ou Farida Belghoul. Et là, il n'y a pas de discussion possible. Les mouvements comme les Veilleurs et le Printemps Français y sont systématiquement critiqués, raillés et caricaturés, dans des proportions assurément insupportables. La chasseaux prétendus "homophobes" y est ouverte, jusque dans les classes de ces enseignants, dont je plains les élèves, soumis à leur diktat totalitaire.

    Ce forum ne sert qu'à propager les théories délétères des LGBT ; il est l'une des émanations de ce lobby nuisible qui tente d'influencer les esprits et les consciences de nos enfants. 

    Jean-Paul Brighelli termine ainsi :

    "Mais j'oubliais : les profs sont déjà au pouvoir - enfin, certains profs. Ils sont 130, dans l'Assemblée actuelle, à appartenir à ce corps, de près ou de loin - et ils ne sont pas à l'UMP en majorité, figurez-vous. Ma foi, peut-être interviennent-ils sur Néoprofs, sous pseudonyme - c'est si pratique pour y défendre les ABCD de l'égalité et toutes ces belles réformes pensées par une gauche folle, qui fait dans le "sociétal" faute d'avoir des idées dans le domaine économique."

    Michel Janva

  • La monarchie, spectacle nécessaire ?

    Il y a trois semaines environ, une internaute m’a posé quelques questions sur ma conception de la monarchie pour la France, et j’avais alors commencé à y répondre, me promettant bien de poursuivre ce petit travail de présentation des idées que je défends ici et dans la rue, voire par le jeu des urnes. Voici donc la suite des questions et mes tentatives de réponses :

    « Dans les modèles espagnol et anglais, la royauté à un rôle plutôt de spectacle. Est-ce le rôle que vous souhaitez à votre roi ? (…) Et si vous voulez un rôle plus fort, lequel ? Monarchie absolue ? », me demande mon interlocutrice.

    Chaque pays a son histoire et ses traditions politiques, et l’Europe est riche de ses diversités, y compris monarchiques. La France n’est ni l’Espagne ni le Royaume-Uni, même si notre pays a souvent eu maille à partir ou, au contraire, des liens d’amitié, voire familiaux (et je pense surtout à l’Espagne…), avec ces nations voisines. Mais, bien sûr, je ne méconnais pas les formes que la monarchie a pu prendre de l’autre côté de la Manche ou des Pyrénées, et je ne mésestime ni leurs qualités ni leurs difficultés actuelles : l’Espagne et le Royaume-Uni, comme les Pays-Bas, la Belgique ou, hors Union européenne, la Norvège, peuvent être vus comme des exemples de monarchie, beaucoup plus que comme des modèles pour la France.

    Il est bien vrai que les monarchies européennes contemporaines sont avant tout parlementaires et que le rôle du souverain, roi ou reine, prince ou grand-duc, apparaît désormais limité : il n’en reste pas moins, au-delà du seul spectacle familial qui ravit (ou scandalise parfois, comme au moment de la mort de Diana, au risque de déstabiliser la monarchie toute entière, ce que montre intelligemment l’excellent film « The Queen », de Stephen Frears…), une réalité politique, celle d’une magistrature suprême, plus morale ou symbolique que véritablement politique ou gouvernementale, mais toujours utile, ne serait-ce que sur le plan de la représentation diplomatique qui apparaît plus incontestable quand il s’agit d’une famille royale reconnue par la longue histoire d’un Etat mais aussi de la reconnaissance des habitants du pays en leur souverain, cette reconnaissance d’une forme d’incarnation de la nation et de sa continuité, le roi ou la reine n’étant pas le fruit d’un déchirement électoral mais d’une suite dynastique, de père et mère en fils ou fille : en somme, une forme de spectacle politique ou la mise en spectacle du politique (spectacle que l’on nommait jadis le prestige), à ne pas forcément confondre avec la politique-spectacle, avec cette « pipolisation » qui fait tant de mal à la classe politique actuelle qui devrait en être pourtant éloignée, par son principe électoral même...

    La suite sur le blog de Jean-Philippe Chauvin