Dimanche, ce n’est pas Poutine qui est en ligne de mire mais Dupont, Durand, Martin, Grosbernard et Petitjean qui sont sur la sellette.
À deux jours des municipales, il est plus que temps de redescendre de la station spatiale internationale médiatique et cesser d’embrasser le monde en se laissant complaisamment aveugler par des artifices étrangers.
Dimanche, c’est à Clochemerle qu’il faut redescendre, à ras de terre. Chacun dans le sien parmi les 36.680 qui forment un immense puzzle, pour ne pas dire un pêle-mêle plutôt complexe et turbulent. Mais cette année s’y ajoutent des milliers de « Super Clochemerle » que sont les communautés de communes et agglomérations qui vont aussi, et enfin, entendre les voix citoyennes.
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France et politique française - Page 4386
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Dimanche, c’est pas Sébastopol mais Clochemerle…
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La francophonie, pour une France forte dans un monde multipolaire
Jusqu’à présent, la francophonie a souvent été prétexte à la promotion du métissage (multiculturalisme et multiethnicisme) et du mythe de la dette coloniale...
Espace culturel, politique et économique qui s’étend sur cinq continents et compte 77 États, soit 12 % de la population mondiale (c’est-à-dire 12 fois le poids démographique de la France !),...
... la francophonie d’aujourd’hui est constituée pour moitié de pays qui n’ont jamais été colonisés, ni par la France ni par la Belgique. La richesse globale de l’ensemble francophone, bien sûr encore fortement concentrée sur les pays d’identité européenne et occidentale, pèse déjà 10 % de la richesse mondiale et constitue un espace de croissance forte, de l’Europe de l’Est jusqu’en Afrique, en passant par l’Asie.
La recherche de contrepoids géopolitiques face à des voisins puissants (comme l’Allemagne, la Russie, la Chine ou l’Afrique du Sud), la création d’opportunités économiques avec des pays d’autres continents, la proximité avec la France, puissance nucléaire et membre du Conseil de sécurité, font de l’Organisation internationale de la francophonie une ONU en modèle réduit qui renforce l’influence française.
Malheureusement, nos « élites » de courte vue délaissent ce magnifique outil au profit d’une Union européenne dont nous mesurons chaque jour davantage l’échec. Elles ne voient pas l’importance du multilinguisme dans un monde de plus en plus multipolaire, pas plus d’ailleurs que les efforts des pays émergents (Brésil, Indonésie, Chine…) pour promouvoir leur langue. Pourtant, chez nous, de brillants avocats de la francophonie, tels Michel Guillou ou Albert Salon, ne manquent pas de nous rappeler, tous les 20 mars, les perspectives immenses qu’offrirait une francophonie devenue priorité gouvernementale. [...]
Aymeric Chauprade - La suite sur Boulevard Voltaire
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Pollution au diesel et démagogie fiscale
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Objection de conscience des maires sur la loi Taubira
Jacques de Guillebon se désole sur Nouvelles de France que les candidats aux élections municipales ne profitent pas de la campagne pour aborder la question cruciale de l'objection de conscience :
"[...] Rien ou presque, nulle part, sur la fameuse question qui a habité toute l’année passée, celle du mariage étendu aux couples de personnes du même sexe et sur le cas de conscience qui en est né pour les maires et leurs adjoints, en tant qu’officiers d’état-civil : sont-ils tenus d’exécuter ces unions quand, dans leur âme rationnelle, ils en réprouvent le principe ? Sinon à Fontgombault, [...] un peu partout ailleurs des modus vivendi ont été trouvés, un adjoint accommodant se dévouant en général pour assumer le « mariage ». Mais les élections de dimanche prochain étant appelées par définition à renouveler les équipes au pouvoir dans les 36 000 communes françaises, la campagne eût pu être l’occasion de remettre le sujet sur le tapis, dans la suite du grand mouvement de la Manif pour Tous.
Las ! On dirait que la question a été passée par pertes et profits. Parmi les maires ou impétrants que l’on eût pu imaginer, soit qu’ils fussent chrétiens, soit qu’ils se rattachassent à un véritable humanisme, sensibles à la question, peu nombreux sont en vérité ceux qui ont eu l’audace d’évoquer publiquement leur débat intérieur. C’est le cas de la tête de liste de Versailles Famille Avenir, Fabien Bouglé, qui n’hésite pas à prendre le taureau par les cornes : « La liberté de conscience (et, donc, l’objection de conscience), affirme-t-il, est inhérente à l’Homme et ne dépend pas en tant que telle du Conseil constitutionnel. La capacité de l’Homme de refuser de collaborer à un acte objectivement gravement injuste lui appartient, même si on la lui dénie juridiquement. La loi naturelle prime ici sur le droit positif. »
Et en effet, d’un point de vue catholique, la Constitution conciliaire Gaudium et Spes du Concile Vatican II précise qu’« au fond de sa conscience l’homme découvre la présence d’une loi qu’il ne s’est pas donnée à lui-même mais à laquelle il est tenu d’obéir. » (§16.1). Sur le papier, c’est clair. Mais dans les faits, l’objection de conscience demeure un sujet complexe, et si les États démocratiques en reconnaissent en général la possibilité, voire la nécessité, dans leurs constitutions, il est rare qu’ils l’accordent naturellement sans qu’une opposition à leurs lois se manifeste fortement. Une résistance, une « désobéissance civile » que M. Bouglé affronte sereinement : « C’est un engagement radical qui est pris par l’ensemble de l’équipe. La totalité des membres de la liste Versailles Famille Avenir a d’ailleurs signé la charte de la Manif pour tous, et se tient prête à tenir courageusement cette position. C’est même le fondement de notre engagement. (…) La posture consistant à dire que la loi est votée n’est pas tenable. L’histoire de notre pays nous enseigne que nous avons le devoir moral de ne pas appliquer un texte, y compris s’il est voté, s’il heurte des principes supérieurs communs qu’exprime le droit naturel. »"
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Serge Laroze (FN) sur les 120 millions attribués par la mairie de Toulouse aux associations
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Municipales : que reste-t-il de la souveraineté du peuple ?
Michel Pinton revient, pour Liberté politique, sur l'évolution récente des élections municipales :
"En glissant un bulletin dans l’enveloppe officielle, nous acceptons de nous soumettre à une contrainte qui est si bien entrée dans les mœurs qu’elle nous paraît naturelle. Mais elle ne va pas de soi dans son principe : nous limitons notre liberté de citoyens au choix d’une liste de noms dont nous ne pouvons changer ni la composition ni l’ordre de présentation. (...)
Il n’en a pas toujours été ainsi. Jusqu’il y a trente ans, les [électeurs] pouvaient rayer les noms des candidats qui leur paraissaient indignes de la charge, composer l’assemblée communale selon leur propre idée par la méthode du « panachage » des listes rivales et même ajouter les noms de personnes qui n’avaient pas fait acte de candidature. (...)
Ce n’est pas tout. Les listes qui nous sont proposées sont toutes construites selon le principe dit du millefeuille : après un homme vient une femme et réciproquement. (...) On aurait pu penser que les électeurs — et plus encore les électrices — de chaque collectivité locale étaient plus qualifiés que quiconque pour décider de la place à confier aux candidates dans les affaires municipales. (...) À nouveau notre liberté de citoyen est sévèrement bornée.
Enfin, les lecteurs de Liberté politique qui s’intéresseront aux conséquences de leurs votes, constateront, dans les semaines qui viennent, que le verdict des électeurs n’aura pas changé grand-chose au cours de la vie dans leurs communes. S’ils cherchent à comprendre pourquoi, ils apprendront que les décisions importantes et les options essentielles se prennent aujourd’hui dans d’autres instances qui portent les noms anodins de « communautés de communes » ou « communautés urbaines » ou autres. La distribution des responsabilités y est obscure, le contrôle des électeurs inexistant et le lien avec les administrés si mou qu’il répond rarement aux sollicitations. (...)
Qui recueille la puissance politique qui nous est retirée ? Je le résumerai en un mot : des initiés. Parfois ceux-ci sont des politiciens malins qui ont compris que ce système leur permettait de mieux asseoir leur pouvoir et leur influence ; parfois, des technocrates irresponsables mais persuadés de mieux savoir que quiconque où est le bien commun ; parfois encore des groupes de pression très minoritaires mais astucieusement placés ; le plus souvent, une coalition de ces trois familles. Elles ont le trait commun de se méfier de la liberté citoyenne ; elles la repoussent à leur profit dans des canaux le plus étroit possible. (...)"
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De la dissidence du peuple à la VIe République ?
« Il n’y a pas trente-six manières de s’en sortir ! Il faut aller vers la VIe République. »
Jean-Yves Le Gallou revient sur le Jour de colère qu’il analyse comme une réaction du peuple face à la dictature des minorités, avec une sixième République référendaire en ligne de mire. Nos lecteurs trouveront ici son texte.
Polémia.
Dans la kyrielle des manifestations et des actions qui secouent la France depuis 18 mois, Jour de colère occupe une place à part. Pour au moins cinq raisons :
C’est une manifestation marquée par une radicalité assumée : « Hollande dégage ! » est un slogan qui dépasse son contenu immédiat car il signifie en fait un rejet global du Système ; en l’occurrence la dénonciation de l’incapacité absolue des « représentants du peuple » à… représenter le peuple.
Malgré sa radicalité (ou à cause de sa radicalité ?) la manifestation a été un succès du point de vue numérique : 17.000 participants selon la préfecture de police ; un cortège de 3 kilomètres de long sur de larges avenues.
La manifestation a permis une coagulation des revendications : de défense de la vie et de la famille, de lutte contre l’excès fiscal, de critique des carences de l’éducation nationale, de défense de l’identité nationale et de refus du grand remplacement, de rejet de la théorie du genre et d’affirmation de la liberté d’expression. Sans tabou ni frilosité.
La manifestation a aussi rassemblé des gens de tous âges et conditions. Les classes laborieuses – intermédiaires ou moyennes – y étaient largement représentées. Quelques éléments étaient même venus des banlieues dans la foulée de l’affaire Dieudonné.
A l’issue de la manifestation le régime a montré sa vraie nature en lançant sur la foule des gaz lacrymogènes 10 minutes après la fin de la manifestation et surtout en organisant une nasse à la sortie de la Place Vauban ; ce qui a permis, à l’issue d’une rafle, d’interpeller et de garder à vue 250 personnes retenues arbitrairement entre 24 et 48 heures, à l’image de ce qui se pratique dans les régimes totalitaires.
Quelle sera la suite ? Des manifestations régionales de Jour de colère vont avoir lieu le 6 avril prochain.
Dictature des minorités et fiction démocratique
Mais il faut aller au-delà. Ce qui se passe dans les profondeurs du pays c’est la dissidence du peuple : une dissidence qui provient du discrédit de la démocratie 3-hollande-degagereprésentative et provoque une crise profonde de la Ve République. Pour une raison simple : le vote est devenu une fiction démocratique camouflant de plus en plus mal la nature réelle du régime : la dictature des minorités. Dans les faits ce sont les minorités financières, ethniques, religieuses, sectaires, associatives, sexuelles, syndicales qui gouvernent – avec l’appui des médias de l’oligarchie, véritables troupes d’occupation mentale. Disons clairement des choses : l’influence du lobby LGBT ou de l’association professionnelle des banques est excessive ; tout comme celle du Grand Orient de France et des syndicats de l’éducation nationale ; le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), le CFCM (Conseil français du culte musulman), le CRAN (Conseil représentatif des associations noires) imposent sur les libertés une chape de plomb insupportable. Quant aux associations « antiracistes », immigrationnistes ou homosexualistes, leurs subventions et leurs privilèges sont inacceptables.
Rétablir la souveraineté nationale et la souveraineté populaire
Il n’y a pas trente-six manières de s’en sortir ! Il faut aller vers la VIe République, c’est-à-dire une République qui rétablira la souveraineté nationale et la souveraineté populaire :
- la souveraineté nationale par la réaffirmation de la suprématie du droit interne sur le droit international et l’affirmation du principe de préférence nationale ;
- la souveraineté populaire par la mise en place du référendum d’initiative populaire et la mise en place d’une deuxième chambre législative à travers un système prenant en compte le tirage au sort.
Le quotidien Présent, en profond renouvellement, vient de publier un hors-série Vote des 5 manifs : la claque à Hollande, avec des contributions d’Albéric Dumont, Christophe Boudot, Gabrielle Cluzel et Cécile Edel.
Jean-Yves Le Gallou
http://www.polemia.com/de-la-dissidence-du-peuple-a-la-vie-republique/ -
Les valeurs "républicaines" : qu'est-ce donc ?
Journaliste, écrivain et conférencier, Franck Ferrands'interroge sur Figarovox sur le sens du terme "républicain" :
C'est le mot à la mode: dans les médias, ces temps-ci, les bonnes choses sont qualifiées de «républicaines», les mauvaises, d'«antirépublicaines». [...]
Aux Etats-Unis, être Républicain traduit une appartenance politique. En Espagne, dans les années 1930, cela relevait d'un engagement fort. Mais en France, de nos jours, que signifie ce terme, si crânement revendiqué par le premier venu? Rien, ou pas grand-chose - n'en déplaise aux tribuns, aux éditorialistes, aux analystes qui, à tous vents, en usent et en abusent.
Qu'on permette à l'historien de souligner, pour commencer, que la forme républicaine d'un gouvernement n'a jamais garanti son caractère démocratique. [...] A l'inverse, une démocratie n'est pas obligatoirement une république: le Royaume-Uni sans doute est la plus emblématique des vieilles démocraties ; or son régime est bel et bien monarchique, même si la reine n'y détient de pouvoir qu'honorifique, et si son premier ministre est issu d'un parlement élu au suffrage universel direct.
J'irais jusqu'à rappeler que, selon un classement international établi en décembre 2013 par l'association autrichienne The Democracy Ranking en fonction du plus ou moins grand respect des droits humains au sein de 115 Etats souverains, les deux premiers (la Norvège et la Suède) sont des monarchies, et les deux derniers (le Yémen et la Syrie), des républiques! Que, dans les vingt «meilleurs élèves», onze relèvent d'un roi, d'une reine ou d'un empereur, alors que dix-huit des vingt plus mauvais affichent hautement leur dénomination républicaine - la France elle-même ne venant du reste qu'à la seizième place… [...]"
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Si le PS perd le vote des électeurs d’origine étrangère, il est fichu
La revue trimestrielle Commentaire (printemps 2014) publie un article consacré au « vote populaire » et tente de décrypter l’évolution de la sociologie politique.
Le PS « poursuit sa progression entamée dans les années 90 au sein des grandes agglomérations urbaines grâce à la concentration de deux groupes qui lui sont très favorables : les classes moyennes et supérieures intellectuelles et de service, d’une part, les milieux populaires à forte proportion de Français d’origine étrangère, d’autre part », affirment les chargés de l’étude.
Le mythe d’un PS destiné aux ouvriers est définitivement bon pour les orties. Le PS ne repose plus que sur les bobos, les fonctionnaires et les électeurs d’origine étrangère. D’où, comme nous l’avions déjà souligné, la grande crainte du gouvernement qui observe que les électeurs d’origine étrangère pourraient bien leur échapper si des gens comme Alain Soral ou Farida Belghoul maintiennent, voire développent leur influence.
Quant à l’UMP, elle « appuie sur la coalition électorale traditionnelle de la droite modérée (…), mais elle bénéficie également du soutien d’une fraction significative des milieux populaires qui ont basculé à droite, notamment des ouvriers des zones périurbaines et rurales, particulièrement sensibles aux thèmes de l’immigration et de l’insécurité ».
Mais c’est au final le FN qui vient perturber le plus les lignes sociologiques et qui confirme depuis longtemps sa place de premier parti ouvrier de France. Le FN continue de mordre sur les électorats de gauche comme de droite.
http://medias-presse.info/si-le-ps-perd-le-vote-des-electeurs-dorigine-etrangere-il-est-fichu/7720
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Vers le printemps de la France
A trois jours du premier tour des élections municipales, le triste spectacle que donne la classe politicienne aux Français est perçu par de nombreux politologues et journalistes comme de nature à favoriser l’ opposition nationale dans les urnes. Dans Le Figaro, Yves-Marie Cann, directeur adjoint du pôle opinion de CSA, résume l’opinion de beaucoup de ses confrères lorsqu’il explique que «Le FN se nourrit évidemment du tous pourris (…). Mais cela ne suffit pas pour préjuger du score du parti de Marine Le Pen. Comme il est présent dans beaucoup plus de communes qu’en 2008, où il avait une liste dans un peu plus de 80 villes seulement, son score en voix sera mécaniquement supérieur. Il pourra donc provoquer davantage de triangulaires. Après, tout dépendra des reports de voix.» Et aussi (surtout?) de l’abstention ajouterons-nous, qui peut faire des ravages au sein des sympathisants de l’UMP ou du PS, mais aussi handicaper la progression du FN si la France en colère boude les urnes… Mais les affaires qui éclaboussent l’UMP et le PS, ne sont pas la raison déterminante du dynamisme d’un FN qui engrange surtout des soutiens du fait de l’alternative économique, sociale, souverainiste identitaire dont il est porteur. Il est certes plus simple, plus rassurant, plus commode pour les partis du Système de nier ce vote d’adhésion à des idées ou de le minorer…
Au-delà des scandales à répétition, l’UMP, véritable auberge espagnole idéologique, est logiquement ébranlée par l’illisibilité de sa ligne politique, écartelée entre son aile droitière, très forte en gueule notamment dans le sud-est où pour les raisons sociologiques que l’on sait la porosité de son électorat traditionnel avec les thématiques frontistes est très forte, et son aile bobo-progressiste et immigrationniste. Pour sa dernière réunion publique d’avant le premier tour hier à Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet qui suscite légitimement la défiance du peuple de droite, a d’ailleurs repris les mêmes arguments que Jean-Luc Mélenchon pour inviter «la gauche» à voter pour elle afin de sanctionner François Hollande et un gouvernement…dont la ligne socialo-libérale-européiste est pourtant essentiellement la sienne.
Officiellement, toutes les composantes de l’UMP se retrouvent pour affirmer qu’elles n’appelleront pas à voter pour un canddiat FN-RBM, dans le cas de figure ou celui-ci serait le mieux placé pour faire barrage au socialo-communisme. François Fillon a même tenu à dissiper l’ambiguïté de ses propos récents par lesquels il invitait les électeurs UMP à choisir «le candidat le moins sectaire» en cas de duel FN-PS, en jurant finalement qu’il n’appellerait jamais à voter pour un candidat frontiste. L’UDI de Jean-Louis Borloo, Hervé Morin (et François Bayrou?), alliée dans la plupart des cas avec l’UMP, a précisé de son côté, par la voix de son président par intérim, Yves Jégo, que «partout où il y a un risque de maire FN, l’UDI s’engagera vis-à-vis de la liste d’en face, y compris une liste PS.»
On assiste aussi à un numéro des duettistes UMP-PS, qui serait assez comique si la situation n’était pas aussi grave, dans lequel les dirigeants des deux principaux partis du Système se démènent beaucoup pour occulter leur soumission commune, à quelques nuances près, à l’idéologie atlanto-bruxelloise. Ce sera à qui dénoncera, à qui mieux la mieux, la collusion du FN avec le PS (le FNPS fustigé sans rire par M. Copé), ou celle du FN avec l’UMP (le FNUMP pointé avec les même accents hypocrites par les amis d’Harlem Désir).
Pour le reste, Jean-Marc Ayrault a condensé les discours des caciques du PS, des Copé, Juppé, Fillon dans l’entretien qu’il accordé hier soir dans l’avion le ramenant de Toulouse, au journaliste du média communautaire Radio J, diffusé ce matin. Tapant toujours sur le même clou, le Premier ministre a tenté de mobiliser son camp en accusant l’UMP de «concessions» vis-à-vis du FN, de «(courir) derrière les idées du Front National». Avec un culot mensonger phénoménal, en plein transfert freudien, le chef du gouvernement a dénoncé «la gabegie, la magouille, les combines» auxquelles se seraient livrées le FN dans les mairies qu’il remporta en 1995.
Aussi, M. Ayrault, en bon humaniste multipliant les signaux de détresse, a-t-il affirmé que « les républicains (sic) devraient tout faire pour qu’il n’y ait aucune possibilité qu’il y ait un maire Front National dans une commune de France» car dans le cas contraire ce serait « un échec pour la République, parce qu’on sait bien que le Front national se développe sur le désarroi et les peurs, mais il n’apporte aucune solution.»
A la lumière du bilan épouvantable qui est le sien, les Français étaient en droit d’attendre un peu plus de retenue de la part du calamiteux Premier ministre. A sa décharge, il est aussi l’héritier, sans grande imagination, de décennies de co-gestion droite-gauche.
Partis autoproclamés de gouvernement, pourvus du même logiciel obsolète et défectueux, incapables de tirer les enseignements pratiques, pragmatiques de leurs échecs; classe politique soumise depuis vingt ans aux diktats bruxellois énoncés par le Livre Blanc de Jacques Delors, qui devait relancer la croissance et lutter contre le chômage en Europe…
La terrible réalité c’est la confiscation par l’Etat du fruit du travail des Français. Nous le rappelions en décembre dernier, l’Institut Coppet notait que si à la fin de l’Ancien Régime les Français travaillaient 18 jours par an pour financer les dépenses de l’État, aujourd’hui, un salarié travaille du 1er janvier au 26 juillet pour l’État.
L’historien Nicolas Delalande (auteur du livre Les Batailles de l’impôt) rappelait récemment qu’autour de 1900, le taux d’imposition représentait environ 10 % de la richesse nationale, aujourd’hui, « le niveau des prélèvements se maintient entre 42 % et 46 % du PIB ». Or, souligne t-il, le consentement à l’impôt vient d’un pacte entre le citoyen-contribuable et l’Etat pour que celui-ci assure trois fonctions régaliennes fondamentales, indispensables: l’État protège l’intégrité du territoire protégé par des frontières ; l’État bat monnaie (garantissant l’indépendance de la nation), l’État rend la justice (impartiale, au nom et dans l’intérêt du peuple français).Pourtant, aujourd’hui, «l’État a ouvert les frontières, l’État ne bat plus monnaie, et l’État rend une justice politique servant des lobbies et/ou des idéologies contre le peuple».
C’est bien contre cet Etat démissionnaire, incarné par l’UMPS, qui a largement confié à des entités supranationales les clés du destin de la France, que s’élève les Français. C’est cette situation, sans précédent dans l’histoire de France en période de paix note Bruno Gollnisch, qui explique la raison d’être du FN, Mouvement dont l’ascension illustre l’adage selon lequel la nature a horreur du vide.
La France désarmée de M. Ayrault et de ses prédécesseurs, c’est une insécurité multiforme galopante, plus de trois millions de chômeurs, huit millions de pauvres, des millions d’immigrés dont le chiffre réel n’est même pas connu, nos industries détruites sur l’autel de la mondialisation et de l’ultra libre échangisme, une croissance en berne, une balance commerciale durablement plombée, 2 000 milliards d’euros de dettes publiques…
En ce début de printemps, symbole d’espoir et de renouveau, c’est à la saine réaction, à la reconquête, au réveil de notre peuple qu’appelle le FN, au refus de la fatalité du déclin. Tous aux urnes !