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France et politique française - Page 4602

  • Les jours heureux du parti communiste

    Voila comment l’Humanité présentait ce 19 novembre "Les Jours heureux" de Gilles Perret, et les initiatives autour de ce film dont le journal communiste se dit partenaire.

    Citons : "Entre mai 1943 et mars 1944, sur le territoire français encore occupé, seize hommes appartenant à tous les partis politiques, tous les syndicats et tous les mouvements de résistance vont changer durablement le visage de la France. Ils vont rédiger le programme du Conseil National de la Résistance intitulé magnifiquement : Les jours heureux."

    Citons encore : "Ce programme est encore au cœur du système social français puisqu’il a donné naissance à la sécurité sociale, aux retraites par répartition, aux comités d’entreprises, etc."

    Mais voila comment les lecteurs du journal réagissent :

    Première réaction, le 19 novembre "Pas de communiste ?" "Dommage qu'aucun représentant du PCF ne témoigne dans ce film sur l'actualité du CNR. Laisser la part belle à Copé, Hollande, Bayrou, qui démolissent le programme du CNR, c'est un peu fort de café."

    Ce camarade n'a manifestement rien compris au film : il s'agit de faire passer cette affaire comme la naissance d'un "modèle social français", en quelque sorte unanimiste. Contre-vérité absolue sur le plan historique, mais qu'on nous impose sur le plan politique.

    Deuxième réaction le 20 novembre à propos des "quatre rédacteurs": "Passer sous silence le rôle des communistes est d'autant plus injuste que les quatre rédacteurs des Jours Heureux de mars 1944, Pierre Villon, André Mercier, Benoît Frachon et Jacques Duclos étaient quatre communistes.

    Le nier revient, une fois de plus à minimiser le rôle du parti dans la Résistance."

    En voilà un, dira-t-on qui n'a pas lu "L'Alliance Staline Hitler" (1)!

    Retenons quand même l'aveu : ce ne sont pas 16 hommes, et curieusement aucune femme, représentant tous les courants de la résistance, mais 4 dirigeants communistes qui ont fabriqué ce manifeste. Soulignons en effet que Pierre Villon, qui semble bien en avoir été le principal rédacteur, siégeait théoriquement en tant que délégué du "front national" (de l'époque ! qu'alliez-vous croire ?) : en fait cet architecte proche du Bauhaus fut pendant de longues années après la guerre député du PCF.

    Trosième réaction, plus sympathique encore le 20 novembre : elle s'intitule "Terrible dilemme."

    "En regardant les images du film "Les jours heureux" où l'ont entend parler d'abattre un homme en pleine rue, de le tuer en fait, parce que c'est la guerre, ont est légitimement amener à se poser la question de l'élimination physique de responsables économiques et politiques de la France et de l'Europe d'aujourd'hui, responsables qui détruisent l'équilibre social pour générer toujours plus de profits. Donc d'une lutte armée soutenue par un projet social et économique concret. Il faudrait dans ce cas les tuer pour faire passer un projet politique bien construit, radicalement plus social, plus égalitaire, plus solidaire, et cela avant que la situation actuelle ne se dégrade au point de tourner au jeu de massacre ou de dégénérer en guerre civile. Mais peut-être est-il plus raisonnable d'attendre que le sang des victimes innocentes coule à nouveau à flots dans les caniveaux pour se mettre en branle et que les fascistes aient fait main basse sur le pouvoir au nom d'une extrême droite pseudo-démocratique ?"

    Intéressant délire n'est-il pas vrai ?

    En se rendant sur le site de L'Huma on découvre que le parti se sert du film pour organiser des débats, bien calibrés.

    Ainsi par exemple ce vendredi 22 novembre au cinéma Lincoln, Paris 8e, à 20 heures : débat avec Ian Brossat (PCF) porte-parole communiste d'Anne Hidalgo et Pierre-Yves Bournazel (UMP) porte-parole de Nathalie Kosciusko-Morizet. Thème : "L'héritage du programme du CNR aujourd'hui".

    Voici quelques autres rendez-vous

    - avec Raquel Garrido (Parti de Gauche) et le collectif FSU-CGT-Solidaires-Attac-LDH "Construire les mobilisations pour de nouveaux Jours Heureux ?"

    - avec Laurent Douzou, historien et Léon Landini, résistant FTP-Main d'Œuvre Immigrée, tous deux protagonistes du film "Le programme du CNR d'hier à aujourd'hui"

    - avec Gilles Perret, réalisateur : "Témoignages et archives : Filmer les Jours Heureux"

    - avec François Ruffin (Fakir), Martine Orange (Mediapart) et Jean-Luc Porquet (Le Canard enchaîné) : "Le démantèlement du programme du CNR".

    - avec Gérard Filoche (Parti Socialiste), inspecteur du travail. "Droit du travail et Jours Heureux depuis 1945"

    - avec Éric Coquerel (Parti de Gauche) conseiller spécial de J.-L. Mélenchon et Nicolas Dupont-Aignan, député et président de Debout la République : "Une nouvelle République pour de nouveaux Jours Heureux ?"

    Faut-il vraiment commenter ces thèmes ? Faut-il passer sous silence cette opération de désinformation ? Et surtout faut-il ignorer la participation de gens se réclamant du gaullisme ?

    On appréciera tout particulièrement l'intervention du "porte-parole communiste de Madame Anne Hidalgo".

    Ce jeune homme ira loin: le 14 octobre l'Humanité posait ainsi la question : "Le 16e arrondissement de Paris va-t-il s’ouvrir aux Roms ?"... car en la personne du camarade Brossat "le chef de file du groupe PCF-PG au Conseil de Paris va soumettre aujourd’hui un vœu proposant la création d’un village d’insertion dans le très riche arrondissement parisien."

    Allons, prenons en conscience : pour tous ces gens, le mur n'est tombé qu'à Berlin.

    http://www.insolent.fr/2013/11/les-jours-heureux-du-parti-communiste.html

    1) http://www.editions-du-trident.fr/catalogue#ash

    http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/

  • Le temps des grands changements arrive


    Entretien exclusif avec Jean-Yves le Gallou

    Jean-Yves Le Gallou sera présent à la Fête du Livre de Renaissance Catholique, le 8 décembre prochain à Grand’Maisons (78 - Villepreux).
    En préparation à cette dédicace, nous l’avons interrogé sur La tyrannie médiatique ainsi que sur Le nouveau dictionnaire de Novlangue et lui avons demandé d’inviter à sa manière un large public à venir le rencontrer et poursuivre cet entretien lors de cette 22ème Fête du Livre.
    Nous remercions le président de Polémia pour cette agréable marque d’amitié.

    Renaissance Catholique : Pourquoi avoir écrit La tyrannie médiatique ? (1)
    Jean-Yves Le Gallou : J’ai écrit cet ouvrage parce que la réalité du régime dans lequel nous vivons est la tyrannie médiatique : les hommes politiques d’abord, mais aussi les juges, les intellectuels, les « experts » et parfois même les hommes d’Église cherchent à plaire aux médias : au risque de devenir des médiagogues. Un médiagogue ne cherche ni le vrai, ni le juste : il cherche à plaire, il cherche le « convenable », c’est-à-dire le « politiquement correct », « l’artistiquement correct », « l’historiquement correct », « le religieusement correct ». La tyrannie médiatique analyse en profondeur le fonctionnement de cette perversion de la liberté de l’esprit.

    RC : Et la réédition de votre dictionnaire de la Novlangue ?
    J.-Y. Le G. : La Novlangue est la langue de la superclasse mondiale. Elle sert à exprimer l’idéologie dominante. Elle a ses mots tabous (« frontières » par exemple) et ses mots sidérants (« réac », « raciste », « dérapage », par exemple). Elle applique les principes définis par Orwell dans 1984 : « La vérité c’est le mensonge », « la paix, c’est la guerre ». Il faut connaître la langue de l’ennemi pour éviter qu’elle ne prenne le contrôle de notre cerveau. Le nouveau dictionnaire de Novlangue (2) est un outil de travail. Le maîtriser est une mesure de prophylaxie.

    RC : Quel a été l’accueil de la presse et des lecteurs à ces deux ouvrages ?
    J.-Y. Le G. : Sans surprise. Silence de cristal dans la grosse presse écrite et les vieilles télévisions.
    Bonne reprise dans la presse dissidente. Excellent buzz sur les sites Internet alternatifs et les réseaux sociaux.
    Bref, rien chez les dinosaures, beaucoup sur la réinfosphère. Beaucoup de commandes sur Internet.
    Et beaucoup d’encouragement des lecteurs.

    RC : Quel message souhaiteriez-vous adresser aux lecteurs qui viendront vous rencontrer le 8 décembre prochain à Villepreux ?
    J.-Y. Le G. : Je crois que le temps des grands changements arrive. Que les cycles historiques de rupture des traditions (1968), d’ouverture des Frontières (1963) de culpabilisation (1972), et même des Lumières, parviennent à leurs termes. De grands bouleversements s’annoncent.

    (1) La tyrannie médiatique, Via Romana, février 2013, 380 pages, 23 €. Voir notre recension de ce livre dans Renaissance Catholique n° 127, de mai 2013, page 19.
    (2) Nouveau Dictionnaire de novlangue/ Plus de 500 mots pour vous manipuler. Michel Geoffroy, Ed. Polémia, octobre 2013, 10 € (à acheter en ligne sur le site de Polémia).

    RC/J.-Y. LE GALLOU

    http://www.renaissancecatholique.org/Le-temps-des-grands-changements.html

  • La France n’évolue pas, ne se réforme pas, elle se désagrège.



    Ce mardi, le ministre de l’Écologie, Philippe Martin, indiqua une suspension de l’écotaxe “jusqu’à la remise à plat de la fiscalité globale”. Un report sine die en langage clair. Le ministre fut pourtant désavoué par son supérieur Jean-Marc Ayrault le jour même: l’écotaxe serait de retour en juin 2014.

    Cet épisode n’est qu’un cafouillage de plus dans un pays où la confusion règne de la base au sommet. Comment mettre en place l’écotaxe, d’ailleurs? Les portiques encore debout doivent être surveillés en permanence par des escadrons de gendarmes mobiles tandis que les hélicoptères de police patrouillent de nuit pour essayer de sauver les radars routiers bretons du vandalisme… A l’instar d’une mafia, les quelques moyens dont dispose encore l’Etat français semblent exclusivement réservés à la préservation des infrastructures qui lui rapportent de l’argent.

    Le solde sert sans doute à préserver de la foule un gouvernement historiquement impopulaire. Avec une cote d’amour présidentielle tournant autour de 15% d’opinions favorables, il vaut mieux être sur ses gardes. François Hollande est peut-être plus en sécurité en prenant la parole depuis son voyage en Israël que du perron de l’Elysée. En outre, il a probablement plus à dire à la Knesset qu’aux citoyens français.

    Le président n’a pas de vue d’ensemble. Ce n’est pas surprenant. Lorsque l’horizon ressemble à un mur, la myopie devient une forme de défense. Mais qu’attend-t-on de lui au juste? “Le réflexe français est toujours celui d’attendre un sauveur”, assure Dominique de Villepin, ancien premier ministre à n’avoir jamais affronté la moindre élection. L’homme providentiel est attendu avec impatience, puisqu’il est doté de pouvoirs magiques permettant de résoudre tous les problèmes sans effort. C’est presque dommage qu’il n’existe pas.

    François Hollande est fidèle à son époque. En guise de génies désintéressés, la France n’a subi qu’une succession de politiciens aussi carriéristes qu’inefficaces. Même Jacques Chirac aurait été proprement laminé dès 2002 s’il n’avait été opposé à l’infréquentable patriarche du Front National. Magie de la démocratie française, il réussit le tour de force d’être élu à plus de 80% tout en étant méprisé par tout le monde. Son successeur Nicolas Sarkozy suscita l’enthousiasme en plaidant un programme de réforme, mais se contenta ensuite de naviguer à vue en commandant d’innombrables sondages pour mieux savoir comment être populaire. Las! A force de vouloir plaire à tout prix on se fait détester. L’affaire Strauss-Kahn fut le dernier coup du sort jetant sur le devant de la scène François Hollande, un président normal, basique, étriqué, sans épaisseur et sans programme. Bonne pioche.

    Élu sur un malentendu, François Hollande est à peu près aussi éloigné qu’on puisse l’être de toute définition de l’homme providentiel. Mais l’individu aime le pouvoir - il n’a fait que le cultiver toute sa vie - et n’y renoncera pas. Il pourrait même le conserver en 2017 à la faveur d’un second tour contre Marine le Pen. Le pari est dangereux mais il tentera sa chance. Le tout est de bien doser les remaniements ministériels et les dissolutions. Si la tendance est au quinquennat unique, le temps des intrigues n’est pas terminé.

    Pour la France - le pays réel, pas le microcosme parisien des élites politiques et médiatiques - l’avenir a un goût de brouet. Taxée jusqu’à l’étranglement, la population voit la fuite ou la médiocrité comme seules solutions. Plus d’un tiers des 18-34 ans veut s’expatrier, selon un sondage récent, qui ne tient évidemment pas compte des centaines de milliers de jeunes à avoir déjà plié bagages. Le départ des forces vives n’a rien d’original quand l’argent quitte aussi le pays ou disparaît des circuits officiels pour rejoindre l’économie souterraine. Resteront en France les personnes âgées, les assistés sociaux, des combinards travaillant au noir, et quelques grosses entreprises faisant de toute façon l’essentiel de leur chiffre d’affaire hors des frontières hexagonales.

    Sans même chercher à faire des économies, pas facile de boucler un budget dans ces conditions, évidemment. Il n’est donc pas surprenant que la France n’y arrive pas. Bruxelles a accepté du bout des lèvres celui de Paris pour 2014, mais ne nous y trompons pas: il s’agit juste de ménager un pays important avant des élections européennes où les contestataires ont le vent en poupe. Comme “le pays n’a aucune marge de manœuvre”, pour reprendre les mots d’un commissaire européen, il est parfaitement fantaisiste d’imaginer que les courbes tracées jusqu’en 2015 résistent à la récession dans laquelle retombe l’économie…

    La France n’évolue pas, ne se réforme pas, elle se désagrège. Tous les voyants sont au rouge, certains plus vifs que d’autres: note des agences, chômage, croissance, dette publique, déficits, prélèvements obligatoires, consentement à l’impôt, tissu social, intégration… Quant à deviner d’où viendra le coup de grâce, il est probable qu’il vienne de la fiscalité. Des recettes moindres que prévues et tous les compteurs exploseront. C’est pour bientôt.

    La France n’a plus qu’un rôle à jouer, celui de l’exemple à ne pas suivre.

    Dans quelques années, en regardant en arrière, les Français se lamenteront du temps perdu, de ces années gâchées dans des réformes cosmétiques sans jamais s’atteler au fond. François Hollande n’est visiblement pas le président des réformes, c’est un fait. Mais qu’aurait-il eu à perdre à essayer? S’il s’était engagé sur ce sentier peu fréquenté, il aurait eu une chance de laisser pour de bonnes raisons son nom dans l’histoire et il n’est même pas certain que sa cote de popularité serait alors aussi basse qu’aujourd’hui.

    Source => http://stephanemontabert.blog.24heures.ch/archive/2013/11/19/destin-francais.html
    http://francelibre.tumblr.com/post/67736023758/la-france-nevolue-pas-ne-se-reforme-pas-elle-se

  • Delanoë : après Notre-Dame de Paris, la grotte de Matignon ?

    Y a-t-il une vie après la politique ? On le dit, mais bien peu de nos politiciens (et politiciennes) ne semblent vraiment pressés de le vérifier.

    Mais y a-t-il une vie après la Mairie de Paris ? Sûrement, à en croire l’actuel premier édile de la capitale qui se verrait sans doute un avenir plus national après les élections municipales. Ou même avant, pourquoi pas !

    Un avenir à Matignon, par exemple, bien qu’il s’en défende avec des mimines quelque peu excitées par l’audacieuse perspective.

    En tout cas, tel un Jack Lang parodié par Laurent Gerra, Bertrand Delanoe ne tarit pas d’éloges pour son grand ami François Hollande qui, actuellement, doit pourtant compter sur les doigts d’une seule main les soutiens à son égard. Sincères ou intéressés, il n’en est certes pas à faire le difficile.

    Sur son index haut pointé se hisse donc le Maire de Paris.

    Mardi dernier, en marge du conseil de Paris, il a tout d’abord volé à son secours en qualifiant le comportement des manifestants l’ayant copieusement conspué lors des commémorations du 11 novembre, d’« indigne et honteux ». Ça, c’était pour le minimum syndical.

    Pour le maximum vers Matignon, si « qui aime bien, châtie bien », celui qui espère beaucoup doit flatter énormément, qu’on en juge : « Ma première réaction, c’est l’amitié. Je salue une fois de plus le courage de François Hollande » ; ça, c’est envoyé, n’est-ce pas… mais est-ce reçu ? Tout le dilemme de Notre-Dame de l’Hôtel-de-ville pour quatre petits mois encore est dans cette cruelle interrogation.

    Aussi, Maître Bertrand sur un potelet perché n’hésite pas à marteler sur Europe 1, dès fois qu’il n’aurait pas été bien compris : « La France vit une crise telle qu’il y a besoin de concentrer les efforts sur des priorités : le redressement du pays, sa vitalité économique au service de l’emploi. Il ne faut pas se disperser. Et donc effectivement, le président, le Premier ministre, tous les décideurs doivent se concentrer sur l’essentiel » : Beau rappel à l’ordre qui sous-entend que les actuels concernés en place ne l’ont pas fait.

    Plus directe, Anne Hidalgo, son « Anouschka » et sa Dauphine pour lui succéder à la tête de Paris, s’était auparavant montrée, elle, plus précise encore : « Il faut une équipe sûrement plus resserrée, plus à la tâche, plus mobilisée, une vraie équipe politique », en rappelant qu’« il y a des gens sur le banc de touche » (plateau du « Grand Rendez-vous » Europe 1-Le Monde-1> télé).

    Tous les observateurs ont bien compris la fine allusion à son mentor… Mais l’Élysée, l’a-t-on compris ? C’est que même Bertrand Delanoé finirait pas douter de la jugeotte de son ami président, aussi s’est-il défendu de toute ambition excessive en précisant : « Je suis en règle générale d’accord avec Anne Hidalgo, simplement, je pense que si j’ai des suggestions à faire au président de la République ou au Premier ministre, je leur ferais à eux. »

    Voilà, c’est dit sur Europe 1, Le Monde et 1> télé ! Après cela, si son « ami François » ignore qu’après s’être employé à souligner son héroïsme, ce cher Bertrand était prêt, lui aussi, sûr de la confiance du Parti socialiste tout entier, à faire à la France le don de sa personne pour atténuer son malheur, c’est à… coiffer un bonnet rouge, lui aussi ! par Philippe Randa
    http://www.voxnr.com/cc/politique/EFlVpklpEVnBgnURyv.shtml

  • Insulte ? Ou quand le général Dary "en fait trop"...

    Comme l’Action française , nos amis de Politique Magazine ont décidé, avec raison, de réagir aux propos du général Dary, relayés par le blogue de Jean-Do Merchet.

    par Mathieu Epinay - "Nous avons beaucoup de respect pour le général Dary, c’est un grand soldat, c’est un grand serviteur de la France, du lieutenant de Kolwezi au commandant opérationnel de la Manif pour tous.

    Mais lorsqu’il publie, obséquieusement relayé par un journaliste de gauche, un texte incantatoire sur l’insulte à nos morts après les sifflets du 11 novembre, il en fait trop. Une sage réserve du président du comité "La flamme sous l’arc de triomphe" eut été préférable.

    Aucun des manifestants présents n’était venu insulter nos morts pour lesquels ils ont beaucoup plus de respect que n’en a la nomenklatura de courtisans qui suivait le président. D’ailleurs la cérémonie elle-même n’a pas été troublée sinon peut être par inadvertance : ce n’était pas intentionnel. La cible des manifestants c’était bien le président.

    Le Général Dary sait bien tout cela. A-t-il subit des pressions ? En tout état de cause, sa déclaration sert ce président qui insulte nos morts en les vouant à la République plutôt qu’à la France et en invoquant les déserteurs (dont personne ne songe à ternir la mémoire) plutôt que les héros. Elle sert le tyran qui insulte les vivants par la perversité des lois qu’il se croit le droit d’imposer parce que le verdict des urnes l’aurait mis au-dessus de Dieu même. [...]"

    La suite sur Politique Magazine (1)
    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Insulte-Ou-quand-le-general-Dary
    1) http://www.politiquemagazine.fr/insulte.html

  • Les idéologues du gender veulent supprimer les liens entre les membres d’une famille

    Maria Hildigsson, Secrétaire générale de la Fafce (fédération des associations de familles catholiques en Europe), dénonce dans La Libre Belgique, l'idéologie du gender :

    "Si on prend le raisonnement des partisans du genre, et si on le mène jusqu’au bout, il s’agit bien de supprimer les liens entre les membres d’une famille. Ils veulent permettre à tous types de relations d’êtres considérées comme une famille. Et si on replace cela dans le débat qui a lieu dans plusieurs pays sur le mariage, c’est-à-dire l’ouverture d’un droit à se marier pour deux personnes du même sexe, on voit par exemple aux Pays-Bas certains promoteurs de l’homosexualité dire que la prochaine étape sera de permettre à trois personnes - ou plus - de se marier. On ouvre vraiment des portes vers des structures dont on ne voit plus la fin, supprimant ainsi les repères pour l’enfant."

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Un acte de violence de "l'ultra-gauche" c'est tellement banal

    http://www.youtube.com/watch?v=gcUPnSb-P1k

  • Laurent Wetzel : « les politiciens de "gauche" et de "droite" réécrivent l'histoire au gré de leurs intérêts et de leurs préjugés »

    Normalien de la rue d'Ulm et agrégé d'histoire, Laurent Wetzel a enseigné l'histoire, la géographie et l'éducation civique avant de devenir inspecteur d'académie - inspecteur pédagogique régional d'histoire-géographie. Il a par ailleurs été maire de Sartrouville de 1989 à 1995 et conseiller général des Yvelines de 1985 à 1998. Il a publié en 2012 Ils ont tué l'histoire-géo aux éditions François Bourin.
    Monde et Vie : Laurent Wetzel, qu'est-ce qui différencie la droite et la gauche en France ? Ces notions sont-elles encore d'actualité ?
    Laurent Wetzel : Dans la vie politique française, la distinction entre la droite et la gauche remonte au 28 août 1789, lorsqu'au sein de l'Assemblée Nationale Constituante les partisans et les adversaires d'un veto royal absolu se regroupèrent respectivement à la droite et à la gauche du président de séance. Il y a bien longtemps que ce critère a perdu tout intérêt.
    Depuis la Seconde Guerre mondiale, la distinction droite-gauche a moins de sens que jamais.
    Il y eut beaucoup d'hommes dits de « gauche » dans la collaboration : Marcel Déat, Jacques Doriot, René Belin, Gaston Bergery, Claude Jamet, Robert Jospin (le père de Lionel), et tant d'autres passés par la SFIO, le PCF, la CGT et le parti radical-socialiste - le parti nazi n'était-il pas le Parti National Socialiste des Travailleurs Allemands ? Il y eut beaucoup d'hommes et de femmes dits de « droite » dans la Résistance : Honoré d'Estienne d'Orves, le colonel Rémy, Pierre de Bénouville, Marie-Madeleine Four-cade, le colonel de La Rocque, Henri Frenay, et tant d'autres, souvent de sympathie royaliste.
    Il y eut beaucoup d'hommes dits de « gauche » favorables jusqu'au bout à l'Algérie française : Robert Lacoste, Albert Bayet, Jacques Soustelle, Max Lejeune, Pascal Arrighi, etc. Il y eut beaucoup d'hommes dits de « droite » favorables à l'Algérie indépendante lorsqu'elle fut livrée au FLN : Georges Pompidou, Raymond Aron, Paul Reynaud, Roger Frey, Alain Peyrefitte, etc.
    Le parti communiste était-il à gauche ou à l'Est ?
    Il approuva le pacte germano-soviétique d'août 1939 qui favorisa l'agression hitlérienne contre la Pologne et la France. Il n'entra dans la Résistance qu'après l'invasion de l'URSS par l'Allemagne en juin 1941.
    Aujourd'hui, comme naguère, le politicien de « gauche » bâtit sa carrière en sollicitant les électeurs jaloux de ceux qui gagnent ou possèdent plus qu'eux, et le politicien de « droite » exerce le pouvoir avec pour seul souci de trahir les promesses qu'il a faites afin de le conquérir.
    En rappelant le rôle de Marcel Paul à Buchenwald, vous avez mis en cause l'attitude des communistes dans certains camps de concentration. D'où vient la faculté de la gauche de créer des mythes et d'utiliser l'histoire à des fins de propagande ?
    En 1985, le TGI de Versailles m'a en effet relaxé du grief de diffamation envers la mémoire de Marcel Paul, lui qui, selon un autre déporté communiste à Buchenwald, Paul Noirot, avait « à la veille de l'insurrection, laissé partir et massacrer les vieux, les juifs, les hommes jugés les moins précieux » (La mémoire ouverte, 1976, p. 53). J'avais aussi rapporté le témoignage de Margarete Buber-Neumann, déportée à Ravensbrück : « Les communistes travaillant à l'infirmerie ne demandaient pas aux malades : Souffres-tu ? ou bien : As-tu de la fièvre ? mais : Es-tu membre du parti communiste ? C'est ainsi qu'elles faisaient le tri entre individus précieux, c'est-à-dire camarades qu 'il fallait sauver, et les autres la grande masse de celles qui ne valaient rien et dont on ne se souciait pas. » (Milena, 1986, p. 229 et 230).
    La mauvaise foi le dispute à l'ignorance lorsque les politiciens de « gauche » comme de « droite » réécrivent l'histoire au gré des circonstances, de leurs intérêts et de leurs préjugés. C'est par exemple l'invention colportée par les gaullistes selon laquelle le général De Gaulle aurait préfiguré la décolonisation de l'Afrique noire d'après 1958 dans le discours qu'il a prononcé à Brazzaville le 30 janvier 1944, alors qu'il a, ce jour-là, demandé d'« étudier les conditions de l'intégration de nos colonies africaines dans la communauté française ».
    Vous avez publié en 2 012 Ils ont tué l'histoire-géo. Faut-il voir une victoire de la gauche dans cette fin de l'histoire, qui signe à terme la fin de l'identité nationale ? La droite en partage-t-elle la responsabilité ?
    J'étudie dans ce livre l'enseignement de l'histoire-géo ainsi qu'il a été conçu par Nicolas Sarkozy à l’Élysée, François Fillon à Matignon, et Xavier Darcos puis Luc Chatel au ministère de l'Education nationale, c'est-à-dire par des politiciens de « droite ».
    Ce sont eux qui ont décidé de supprimer l'histoire et la géographie comme disciplines obligatoires en terminale scientifique, si bien que les élèves de la série scientifique n'étudient plus au lycée ni l'histoire de la France depuis 1962, ni celle de la montée de l'islamisme depuis la fin des années 1970, ni la géographie des États-Unis, de la Chine et du Japon. Ce sont eux qui ont imaginé pour la classe de cinquième un programme d'histoire démesuré allant de Mahomet à Louis XIV en passant par le Monomotapa, si bien que le Roi Soleil n'est plus étudié que fin juin, c'est-à-dire jamais. Ce sont eux qui ont validé l'épreuve d'histoire médiévale de l'agrégation d'histoire en 2011, alors qu'elle consistait à commenter un texte de 1964 comme s'il était de 1415.
    Mais il n'y a guère mieux à attendre des politiciens de « gauche », même si Vincent Peillon a rétabli l'histoire-géo en terminale scientifique.
    Anne Hidalgo, qui fut Secrétaire général à la culture du parti socialiste, a affirmé sur i-Télé, le 24 septembre 2012, que « le Front National avait soutenu pendant la guerre la collaboration avec les nazis ». Précisons qu'il existait bien un Front National durant la Seconde Guerre mondiale, mais qu'il s'agissait d'une organisation cryptocommuniste qui rêvait de transformer la France en une démocratie populaire...
    Propos recueillis par Eric Letty monde&vie novembre 2013

  • Racisme : la gauche abuse

    Selon Rachida Dati :

    "Évidemment que la gauche en fait trop, même si j'ai condamné, dès le début, les attaques racistes subies par Christiane Taubira. Mais la France n'est pas un pays raciste. Aujourd'hui, la gauche se sert et amplifie ce sujet pour échapper aux critiques sur les difficultés des Français et sur le déclin de la France : explosion des impôts, du chômage, de la délinquance. La gauche affaiblit notre pays, son identité, et détruit une à une nos valeurs. Je pense que les responsables politiques ne se rendent pas compte à quel point cette mobilisation du microcosme aggrave le fossé entre les Français et les élites qui ne les comprennent pas, qui ne les entendent pas! [...] Les Français ne supportent plus ces indignations sélectives et mondaines. J'ai été d'autant plus choquée que l'agression violente du député Bernard Reynès (maire de Châteaurenard, ndlr), le 11 novembre dernier, n'ait pas suscité autant de mobilisation et d'indignation! La gauche, comme depuis trop longtemps, sélectionne ses combats. Je pense à tous ces Français et en particulier à ces Françaises qui subissent de réelles discriminations à l'emploi par des horaires imposés, ou des harcèlements qu'elles ne peuvent dénoncer par crainte de perdre leur emploi. Il est là le vrai scandale. Alors, attention de ne pas donner l'impression d'être mobilisés ou indignés seulement lorsque l'élite est touchée, pour préserver son statut et ses privilèges. D'ailleurs, une partie de cette élite qui s'indigne aujourd'hui est la même qui mène des attaques violentes contre ceux qui ne pensent pas comme elle ou qui n'ont pas le même parcours que le sien."

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/