France et politique française - Page 4602
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Ce matin à Lyon devant le tunnel de Fourviere
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Lettre ouverte à Madame Feral Schuhl, bâtonnier de l'Ordre des avocats de Paris
Madame le Bâtonnier,
Dans un communiqué partisan vous avez cru bon devoir vous fendre d’un appel à manifester le 30 novembre dans le cadre de la grande Marche contre le racisme en soutien à Mme Taubira. Ce n’est pas la première fois que l’Ordre des avocats sort de son rôle pour prendre des positions politiques contestables. Déjà en 2002, le conseil de l’ordre avait cru bon joindre sa voix au cœur des vierges effarouchées lors de la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle, oubliant peut-être que certains de ses confrères avaient pu voter différemment.
Ce communiqué m’attriste comme de nombreux confrères qui refusent d’être instrumentalisés dans le cadre d’une grossière opération de diversion de la part d’un pouvoir politique aux abois et qui ressort opportunément la carte de l’antifascisme et de l’antiracisme pour faire oublier les terribles problèmes de chômage et d’insécurité. Un commentaire potache et maladroit sur un compte Facebook, une remarque déplacée d’une fillette de dix ans et une première de couverture d’un journal satirique et la République serait prétendument en danger. Il y a là à l’évidence une démesure entre les faits dénoncés et la réaction disproportionnée du pouvoir politique qui n’est pas innocente.
J’ajoute qu’étant l’avocat du journal Minute (qui en l’espèce a fait ni plus ni moins du Charlie hebdo de droite) et de son directeur de publication qui font l’objet de poursuites judiciaires, votre sortie est d’autant plus choquante qu’elle a pour effet de fragiliser la défense. Cette prise de position est d’autant plus choquante qu’elle est sélective. Vous avez pris position en faveur de Mme Taubira en saluant notamment ses engagements. Or, le garde des Sceaux a adopté une posture particulièrement partisane dans le cadre du « Mariage pour tous » qui fut un sujet de société particulièrement clivant.
Où étiez-vous, Mme Feral Schuhl, lorsqu’avec mon confrère Triomphe nous intervenions devant le Palais de justice pour faire libérer de jeunes gens qui portaient le sweat-shirt de la manif et embarqués dans une sinistre fourgonnette par deux commissaires de police ? On ne vous a pas entendue pour dénoncer les 600 gardes à vue abusives et les milliers de contrôles d’identité de jeunes gens parce qu’ils manifestaient contre la loi Taubira ou contre la condamnation scandaleuse de Nicolas Bernard Buss.
Je ne peux, en tant qu’avocat, attaché à l’indépendance de notre profession, que dénoncer cette indignation sélective et m’attriste que vous ayez cru bon devoir solliciter une motion de l’Ordre – dont les délibérés sont tenus secrets – afin d’apporter de la sorte, et au nom de vos confrères, votre concours à une opération politicienne de diversion du parti au pouvoir.
Veuillez croire, Madame le Bâtonnier, en l’assurance de ma considération respectueuse mais néanmoins déçue.
Maître Frédéric Pichon, Avocat au barreau de Paris, 29/11/2013
Source :http://www.lesalonbeige.blogs.com/ -
« Fils de socialiste » : bientôt une insulte ?
PARIS (NOVOpress/Bulletin de réinformation) - L’hebdomadaire Valeurs Actuelles révèle que le fils de la première concubine de France a subi plusieurs interpellations, pris en flagrant délit alors qu’il cherchait à s’acheter de la drogue.
Il aurait été attrapé par la BAC (Brigade anti criminalité) dans une zone de sécurité prioritaire (ZSP) située à Saint-Ouen (93) alors qu’il essayait de se procurer du cannabis pour son anniversaire. Il aurait ensuite échappé à la procédure policière. Le rapport de police indique clairement, selon Le Point, qu’il aurait bénéficié d’une clémence particulière.
Le fils de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, a récemment été condamné à trois ans de prison ferme pour extorsion de fonds, quant à Thomas Fabius fils du ministre des Affaires étrangères, il fait l’objet d’une information judiciaire pour « faux », « escroquerie » et « blanchiment » dans l’affaire d’un appartement parisien acheté 7 millions d’euros alors qu’il ne paie pas d’impôts.
« Fils de socialiste » : bientôt une insulte ?
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Les professeurs des classes prépas sacrifiés par le sinistre M. Peillon.
« Il n’y a que les Prépas qui ont encore de bons résultats », déclare une intervenante aux Grandes gueules sur RMC ce lundi 9 décembre, et poursuivant : « il faut que l’on arrête de niveler par le bas », à propos des projets de M. Peillon, ministre provisoire de l’Education nationale en attente d’un siège au Parlement européen en mai prochain… et dont la réforme est en train d’affaiblir les fameuses classes préparatoires françaises, au moment même où les classements internationaux comme « Pisa » montrent le déclin accéléré du niveau éducatif de notre pays !
Ce matin, les collègues des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) du lycée Hoche étaient en grève et distribuaient des tracts à la porte de l’établissement pour dénoncer le sort qui leur était réservé par ce gouvernement qui, de plus en plus, semble n’avoir de cesse que de détruire ce qui marche et de décourager ceux qui prônent l’excellence et l’espérance plutôt que la défiance et l’assistanat. C’est aussi ce que dénonçait Jacques Julliard dans son article de samedi dernier publié par Marianne, à la suite de nombreux autres textes rédigés par des professeurs ou d’anciens élèves de Prépas, comme celui de Camille Pascal dans Valeurs actuelles de jeudi dernier et affiché ce matin dans la salle des profs du Couvent de la Reine, au milieu de quelques autres et de papiers administratifs.
Le tract des collègues, en quelques lignes, résumait bien la situation et allait plus loin que la seule défense de leurs propres intérêts, en soulignant que les professeurs de lycée étaient aussi concernés par une prochaine baisse de leurs revenus, alors même que nos salaires (je dis « nos », car je suis dans ce cas qui est celui de tous mes collègues de l’enseignement public…) sont, depuis 3 ans, « gelés » (ce qui, dans mon cas personnel, ne me gêne pas mais qui peut affecter les professeurs chargés de famille et dont les frais, eux, ne cessent d’augmenter…), que le gouvernement soit de droite ou de gauche, d’ailleurs : sans doute la « continuité républicaine »…
« Vincent Peillon ne cache pas son hostilité au système des prépas. Nous sommes pourtant convaincus qu’il permet chaque année à des milliers de jeunes gens de progresser et de réussir, c’est pourquoi nous y sommes très attachés. Notre inquiétude est grande quant à l’avenir de ces filières d’excellence au sein desquelles nous sommes pourtant fiers et heureux de travailler. » : le tract évoque là le vrai souci, celui de la disparition possible (et souhaitée par certains…) des classes préparatoires considérées comme « des lieux de reproduction sociale » par les égalitaristes de tout poil, à la fois jaloux de l’excellence des élèves sélectionnés pour y entrer et des rémunérations de ceux chargés d’encadrer et d’instruire ceux-ci.
Et pourtant ! Tout le monde sait bien que, si la France veut encore jouer un rôle dans les années prochaines au sein des grandes nations, il faut préparer les nouvelles générations et former des élites, ce dernier mot étant hypocritement honni par ceux qui nous gouvernent actuellement et, j’espère, provisoirement. Alors que de nombreuses universités ont désormais du mal à assumer leurs fonctions traditionnelles de transmission du savoir et de l’expérience, n’ayant pas la possibilité de filtrer les entrées en leur sein malgré l’effondrement du niveau des bacheliers depuis quelques décennies déjà (le problème était ainsi évoqué au milieu des années 1980 au Conseil d’administration de l’université de Rennes-2, conseil au sein duquel je siégeais en tant qu’élu étudiant !), et au lieu de s’inspirer des réussites des classes préparatoires, le ministère de la République préfère, par paresse intellectuelle et aussi par lâcheté vis-à-vis des pédagogues qui continuent de faire la loi, leur Bourdieu en poche et leur suffisance en bandoulière (tel ce Meirieu qui empoisonne l’éducation en France depuis tant d’années…), s’attaquer aux quelques milliers d’enseignants de CPGE, traités d’ « aristocrates » (sic !) comme aux temps sombres de la Révolution française, celle-là même que M. Peillon, déclarait n’être « pas terminée » dans son livre de 2008, véritable manifeste républicain qu’il veut, désormais au Pouvoir, appliquer pour le pire plus que pour le meilleur…
Danton aurait-il lui-même trouvé grâce aux yeux de M. Peillon ?
En écoutant il y a quelques jours Vincent Peillon s’exprimer à la radio avec ce ton si déplaisant et arrogant et affirmer qu’il ne céderait pas devant la colère des enseignants, un collègue haussait les épaules et lançait, dans un souffle rageur, ce qui me semble bien résumer la situation : « la République n’a plus besoin de professeurs, juste d’ordinateurs ! ». Julliard, dans Marianne, ne disait, en d’autres termes, pas autre chose…
Et si, nous les professeurs, nous en tirions enfin les conséquences politiques ? Tant pis, alors, pour la République…
http://nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1106:les-professeurs-des-classes-prepas-sacrifies-par-le-sinistre-m-peillon&catid=47:2013&Itemid=58 -
Libé fête ses 40 ans mais ne rappelle pas son soutien aux khmers et aux pédophiles
Quarante ans de Libé, ça se fête, et en musique ! Le 13 décembre au Centquatre à Paris, Libération organise une série d'événements avec en point d'orgue un grand concert, de 19h30 à 2h du matin.
Curieusement, à Libé, personne ne rappelle que ce quotidien a soutenu les Khmers rouges...
"Le 18 avril 1975, tandis que les Khmers rouges commencent à déporter l'entière population de Phnom Penh, Libération choisit de saluer avec enthousiasme l'entrée de ses frères « révolutionnaires » dans la capitale cambodgienne. Etrangement, on ne trouve aucune trace de cette une historique - « Phnom Penh : sept jours de fête pour une libération » - dans le livre collectif que Flammarion publie pour les 40 ans du journal. Qu'importe ! On sait tous que Libé a toujours raison, même lorsqu'il écrit une chose et son contraire, ou qu'il troque le maoïsme sénile de Sartre pour le sweat-capuche de Demorand."
Libération avait également milité pour la légalisation de la pédophilie.
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Racisme : où est le problème
Culturellement, il n'y a pas de problème avec le racisme, chacun sait qu'il est immédiatement condamnable. Nous baignons en effet tous dans une culture chrétienne qui nous a appris à reconnaître notre prochain dans chaque individu. Le principal problème du racisme, c'est l'antiracisme. Comment combattre aujourd'hui de manière désintéressée et efficace pour un nouvel humanisme?
« Il n'y a plus ni Juifs ni Grecs. » Saint Paul a réitéré cette formule ; il a répété cela aux Galates et aux Corinthiens. Que signifie-t-elle sinon que le racisme - sous quelque forme que ce soit - n'est pas chrétien. Les Juifs se savaient le peuple élu. Les Grecs se disaient les plus intelligents de l'univers, les seuls à ne pas être « barbares ». Mais désormais, dans le Christ, il n'y a plus ni Juifs ni Grecs. Le Christ a détruit « le mur de la haine » qui les séparait en interdisant toute forme de supériorité entre ces deux peuples emblématiques. Mais ce qui est vrai des Juifs et des Grecs est vrai de tous les peuples de la terre. Le christianisme est la plus vaste et la plus longue opération antiraciste qui ait jamais été lancée, agissant non par incantations vaines, mais par cette force nouvelle qu'il découvre au fond des cœurs : l'amour inconditionnel du prochain, symbolisé dans les paraboles évangéliques par l'attitude du Bon samaritain, celui qui n'est pas de l'ethnie du blessé mais qui s'empresse de le secourir, et cela en contraste avec le prêtre et le lévite, l'un et l'autre trop fidèles à leur loi pour percevoir au fond d'eux-mêmes l'urgence de cet amour du prochain.
Dans la perspective chrétienne, où tous les hommes viennent d'Adam et Eve et où tous les hommes ont été sauvés par le Christ, le racisme ne peut exister qu'à l'état de préjugé, avant l'intervention de cette raison commune imprégnée d'Evangile qui interdit tout racisme conscient à ceux qui la cultivent ou qui en vivent parfois à leur insu. « De par sa nature, dit saint Thomas d'Aquin, aucun homme n'est inférieur à un autre » (S. th. Ia Q96 a4). « Tous les hommes sont égaux par nature » (IIaIIae Q105 a5). Il faut attendre le matérialisme d'aujourd'hui, le nihilisme d'aujourd'hui pour que l'appartenance de certains à l'humanité fasse problème. Christiane Taubira nous avait averti que l'on est en train de changer de civilisation. Mais de là à lâcher pour une blague de potache parue dans Minute, qu'en la trouvant « maligne comme un singe », l'hebdomadaire lui déniait son appartenance à l'humanité... il y a une marge ! Effectivement, quand les seules références sont celles de la rentabilité et de la rationalité comptable, on a du mal à fonder un humanisme... Et alors pour un « oui » ou un « non » on se pose le problème de savoir qui appartient à l'espèce humaine. Les nazis avaient très vite résolu le problème, en assassinant les handicapés et en faisant disparaître les juifs qu'ils taxèrent de sous-hommes ou de vermines. Leur violence et leur cruauté suffirent à les juger. Mais aujourd'hui... Le racisme a évolué mais pas l'antiracisme. Nous sommes toujours dans les vieux slogans.
La réduction antiraciste
Comme dit Pierre-André Taguieff dans un long article sur le racisme publié par The Huffingtonpost, « l'antiracisme de l'époque post-nazie et post-colonialiste reste à inventer. L'antiracisme s'est enlisé jusqu'ici dans un discours commémoratif empêchant de considérer la nouveauté des défis à affronter et favorisant les amalgames polémiques (la réduction de l'adversaire à Hitler ou à Pétain), et embourbé dans le marécage des arguties juridiques liées au politiquement correct, qui pousse à l'interprétation paranoïaque du moindre "dérapage" lexical ou sémantique. D'où l'apparition d'antiracistes visionnaires, victimes d'hallucinations répétées, qui crient au "retour des années trente", du pétainisme ou du nazisme face à de simples constats concernant par exemple les liens entre immigration et délinquance ». Pour reprendre une autre expression à Taguieff, nous sommes aujourd'hui devant une nouvelle forme de racisme : « un racisme sans race », un racisme qui s'en prend à la culture ou à la religion, un racisme qui se croit antiraciste avec la meilleure foi du monde, mais qui refuse tout ce qui n'est pas le petit consommateur mondialisé, bien formaté.
Collection de phobies
Pour définir clairement le nouvel antiracisme, l'antiracisme qu'il faut à notre époque, Taguieff choisit les mots suivis de « phobie » : « Il convient de reconnaître comme des formes émergentes de "racisme", même si le terme semble mal convenir aux phénomènes désignés, les passions idéologiquement organisées que sont l'islamophobie, la judéophobie et la christianophobie, qui s'opposent ou se combinent diversement. »
Le vivre-ensemble est aujourd'hui tellement problématique entre crise économique et crise d'identité, que l'on assiste à une guerre des communautés où l'ethnie a remplacé la race et où le différend culturel suffit parfois à définir l'ethnique. S'il introduit délibérément dans son analyse les trois phobies, liées aux religions, Taguieff reconnaît que, à l'usage, les distinctions sont difficiles entre vraie phobie et simple rejet. « Ces trois derniers termes fonctionnent le plus souvent sans être définis précisément, et leur indistinction en favorise les usages polémiques. »
Comment sortir des polémiques autour du racisme, qui rendent de plus en plus inefficace le vieil antiracisme ? Par exemple, comment tenir compte du racisme antiblanc quand les blancs, dans tel ou tel lycée, dans telle ou telle cité sont devenus minoritaires ? Comment tenir compte du racisme antichrétien, de plus en plus ouvertement professé, et professé sans mauvaise conscience, que ce soit par le bobo athée ou par l'islamiste fervent ? La solution est dans cette forme d'amour inconditionnel qu'on appelle le respect. Plus facile à dire qu'à faire...
Alain Hasso monde&vie du 3 décembre 2013 -
Manuel Valls tente de faire disparaître cette vidéo !
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Réprimer les dérapages verbaux ne règle rien…
« Roms, l’unique objet de mon ressentiment », semblent dire les uns après les autres les maires de Cholet, de Croix ou de Roquebrune-sur-Argens. Ces « dérapages » verbaux, épinglés par les médias et sanctionnés ou au moins désavoués par les partis de rattachement, sont faciles à stigmatiser.
Il est plus intéressant d’analyser le processus dans lequel ils se situent. La présence inopportune, non souhaitée et dérangeante des Roms est de plus en plus mal supportée par les riverains des campements insalubres dans lesquels ils s’installent illégalement, en suscitant de nombreux soupçons sur leurs activités et l’origine de leurs ressources. Les élus locaux, parfois détenteurs de mandats nationaux, sont souvent dans la situation schizophrénique de tenir des discours « politiquement corrects », c’est-à-dire hypocrites dans leurs interventions officielles, et de se laisser aller à des boutades démagogiques dans la chaleureuse ambiance des réunions de proximité : un bon mot, un excès de langage ou un coup de colère qui rencontrent l’adhésion de l’assistance par le rire ou les applaudissements sont des tentations difficiles à éviter.
La liberté d’expression est un indicateur de l’opinion qu’il faut prendre en compte avant qu’il ne soit trop tard.
Cette question est celle de la tolérance. Lorsque la passivité à l’égard de l’illégalité, voire de la délinquance, accompagne la répression de la parole indignée contre elles, alors c’est la société qui dérape et devient injuste aux yeux de la plupart des citoyens. Spinoza écrivait : « Il est impossible d’enlever aux hommes la liberté de dire ce qu’ils pensent. » Si on les en empêche, ils n’en penseront pas moins, jusqu’au moment où la pression de l’inacceptable deviendra telle que faute de parole, on passera aux actes.
La liberté d’expression est donc à la fois une libération salutaire, une « catharsis » et un indicateur de l’opinion qu’il faut prendre en compte avant qu’il ne soit trop tard. Une sorte de désobéissance civile « à blanc ». Toutes les désobéissances ne se valent pas. Lorsqu’une poignée de farfelus estiment posséder la vérité qui leur donne le droit de saccager un magasin ou un champ expérimental d’OGM, c’est doublement inacceptable, puisqu’aucune censure ne frappe leur discours et que leurs victimes sont dans la plus parfaite légalité. En revanche, comme le dit encore Spinoza : « Une mesure provoquant l’indignation générale a peu de rapport avec le droit de la Cité. » Autrement dit, lorsque l’opposition à une situation, même protégée par le droit, soulève les foules, comme on le voit en Bretagne, il est nécessaire de lui trouver une solution politique et non judiciaire.
Les dérapages verbaux ne sont que des signaux annonciateurs. Les réprimer aveuglément revient à casser le thermomètre lorsque la fièvre monte. Actuellement, les Roms sont nombreux à venir et à revenir en France, à s’y installer dans des conditions déplorables, à se livrer pour certains à la mendicité et à des activités délictuelles. Ils seront plus nombreux demain si l’on intègre leurs pays d’origine – assez incertains, comme l’affaire Leonarda l’a montré – dans l’application du traité de Schengen. La lenteur de la justice, la volonté et les moyens de l’État, le droit et l’idéologie de l’oligarchie européenne irritent davantage encore l’indignation. Comme beaucoup d’autres en ce moment, il faut l’écouter, entendre un peuple qui pense à 88 % que les gouvernants ne s’intéressent pas à ses problèmes.
Christian Vanneste dans Boulevard Voltaire
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Face à la répression de la Manif pour Tous, la résistance s'organise
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Passe moi ta montre je te donnerai l’heure
La formule fait florès, est reprise dans tous les médias, le stade de Soweto sera aujourd’hui « le centre du monde », « le nombril de la planète », puisque l’hommage à Nelson Mandela s’y déroulera en présence d’une centaine de chefs d’Etat. Deux d’entre eux seront invités à prendre la parole. D’abord le vieux dinosaure communiste Raul Castro, au nom de la solidarité marxiste que l’Etat cubain a manifesté de tout temps aux révolutionnaires de l’ANC. M. Mandela, qu’ « Amnesty international, pourtant d’une extrême indulgence à l’égard des militants progressistes avait toujours refusé de l’adopter comme prisonnier de conscience du fait qu’il ne rejetait pas la violence » (Le Bulletin d’André Noël ), fut aussi un des dirigeants clandestin du PC sud africain, malgré ses dénégations. Outre le dirigeant communiste cubain, prendra également la parole à Soweto Barack Obama, à la tête d’une première puissance mondiale se voulant elle aussi arc-enc-ciel, président symbole du mondialisme métissé qui serait notre avenir indépassable et le modèle commun « planétarien » obligatoire. La boucle est bouclée, le symbole assez transparent… Les polémiques financières se sont invitées en France dans le cadre de cet hommage, notamment sur le coût du déplacement de François Hollande et de Nicolas Sarkozy (en tant qu’ancien président) en Afrique du Sud. Une facture salée dont a pris prétexte le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, pour ne pas se rendre aux funérailles de Nelson Mandela.
Le dirigeant d’extrême droite est en effet déjà sous le feu des critiques dans son pays du fait des dépenses occasionnées aux contribuables israéliens pour l’entretien de ses différentes résidences. Or le prix du voyage en RSA et de la sécurité sur place de M. Netanyahu, s’élèverait à 1,45 million d’euros.
Mais les médias de l’Etat hébreu ont surtout insisté sur le fait que l’extrême droite israélienne, quand elle fut au pouvoir, noua dans le passé des relations solides avec le régime afrikaner. Et que Benyamin Netanyahu ne souhaitait pas rendre hommage à un Mandela qui soutint de longue date les revendications des Palestiniens et critiqua vivement la « politique d’apartheid » que mènerait Israël à leur égard.
Si ce souci d’économie cache donc d’autres motivations, notons qu’en France même, la classe politicienne sait être généreuse avec les défenseurs de la démocratie et du pluralisme. Déjà financé dans le passé par le super capitaliste Lagardère, l’amendement 410, du 03 décembre 2013 de l’Assemblée nationale nous apprend ainsi que le quotidien communiste L’Humanité sera une nouvelle fois renfloué avec l’argent des contribuables.
L’Huma, le quotidien sans lecteurs déjà le plus subventionné, ne disparaîtra pas car est-il indiqué dans cet amendement, « les créances détenues sur la Société nouvelle du journal L’Humanité au titre du prêt accordé le 28 mars 2002, réaménagé en 2009 et imputé sur le compte de prêts du Trésor n° 903‑05, sont abandonnées à hauteur de 4 086 710,31 euros en capital. Les intérêts contractuels courus et échus sont également abandonnés» est-il écrit.
Bref, au motif que les débiteurs communistes ne peuvent plus payer, l’Etat abandonnerait ses créances sur le journal… comme c’est pratique ! Cette justification ne manquera pas d’interpeller nos compatriotes, les entrepreneurs, commerçants, artisans qui croulent sous les charges et les impôts et n’ont jamais droit à aucune mansuétude…
Un internaute nous faisait part de cette étude de l’Institut Coppet qui rappelle qu’à la fin de l’Ancien Régime, les Français travaillaient 18 jours par an pour financer les dépenses de l’État, alors qu’aujourd’hui, un salarié travaille du 1er janvier au 26 juillet pour l’État. La formule désignant naguère le calamiteux système communiste constate Bruno Gollnisch, s’applique de plus en plus à notre Etat socialo-européiste confiscatoire: « passe moi ta montre je te donnerai l’heure ».
L’historien Nicolas Delalande (auteur du livre Les Batailles de l’impôt) rappelait récemment qu’autour de 1900, le taux d’imposition représentait environ 10 % de la richesse nationale, aujourd’hui, « le niveau des prélèvements se maintient entre 42 % et 46 % du PIB ».
Or, souligne t-il, le consentement à l’impôt vient d’un pacte entre le citoyen-contribuable et l’Etat pour que celui-ci assure trois fonctions régaliennes fondamentales, indispensables: l’État protège l’intégrité du territoire protégé par des frontières ; l’État bat monnaie (garantissant l’indépendance de la nation), l’État rend la justice (impartiale, au nom et dans l’intérêt du peuple français).Pourtant, aujourd’hui, «l’État a ouvert les frontières, l’État ne bat plus monnaie, et l’État rend une justice politique servant des lobbies et/ou des idéologies contre le peuple».
Voilà la conséquence directe de la soumission de notre classe politicienne à l’idéologie euromondialiste affirme Bruno Gollnisch. Français qui ne fêteront pas demain constate-t-il encore, le vingtième anniversaire (11 décembre 1993) de l’adoption par les douze pays alors membres de l’UE du Livre Blanc de Jacques Delors, qui devait relancer la croissance et lutter contre le chômage en Europe.
Nous en voyons les résultats dans notre pays : plus de trois millions de chômeurs, huit millions de pauvres, nos industries détruites sur l’autel de la mondialisation et de l’ultra libre échangisme sans frontières ni protections, une croissance en berne, une balance commerciale durablement plombée, 2 000 milliards d’euros de dettes publiques…
Face aux mensonges, à l’autisme de l’UMPS, à l’incapacité des partis euromondialistes à changer de logiciel, le FN représente une alternative sérieuse dont les Français doivent se saisir dés 2014. Il est encore temps.
http://www.gollnisch.com/2013/12/10/passe-moi-ta-montre-je-te-donnerai-lheure/