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France et politique française - Page 4601

  • Mélenchon considère-t-il toujours qu’il n’y a pas d’avenir pour la France sans les Arabes ?

    faux-tract-Mélenchon-MPI

    Marine Le Pen était citée à comparaître aujourd’hui devant le tribunal correctionnel de Béthune (Pas-de-Calais) , poursuivie par Jean-Luc Mélenchon dans une affaire de faux tracts distribués lors de la campagne des élections législatives, en mai 2012, dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais

    Sur ces tracts, au fond vert en référence à l’islam, la photo de Jean-Luc Mélenchon était accompagnée d’une phrase extraite de son discours à Marseille le 14 avril 2012 : « Il n’y a pas d’avenir pour la France sans les Arabes et les Berbères du Maghreb » et de la mention « Votons Mélenchon » en français et en arabe.

    Le président du Parti de gauche avait porté plainte pour « manœuvre frauduleuse » et publication d’un montage sans le consentement de l’intéressé contre Marine Le Pen ainsi que contre deux militants locaux du FN pris en photo en train de distribuer ces tracts.

    « L’inéligibilité est la seule sanction qui soit à la hauteur du délit », a péroré Me Raquel Garrido, l’avocate de M. Mélenchon. « Compte tenu de la période électorale nouvelle qui s’ouvre, municipales et européennes, la République doit dire à Marine Le Pen que ce type de comportement n’est pas acceptable», a ajouté l’avocate de Mélenchon dont le travail consiste visiblement avant tout à évincer un adversaire politique.

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  • Oumar Ould Hamaha (AQMI) : "J'ai prêché à la mosquée de Saint-Denis, à Meaux, à Melun..."

    Combattant salafiste venu des rangs d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Oumar Ould Hamaha, qui s'autoproclame "chargé de sécurité pour le djihad au Nord-Mali" a accordé, par téléphone, une interview exclusive à L'Express. [...]
    Ce que nous voulons, c'est instaurer la charia. Pas plus. Nous ne nous référons à aucun autre modèle que celui de l'islam, qui existe depuis plus de 1400 ans. Nous suivons le message du Prophète. Je suis né en 1963. Cela fait plus de vingt ans que je prêche. J'ai visité plus de vingt pays.
    J'ai passé 40 jours en France, à la fin de l'année 2000, avec un visa Schengen. J'ai prêché à la mosquée de Saint-Denis, à Meaux, à Melun...
    J'ai voyagé au Pakistan, en Inde, en Tunisie, au Maroc, en Algérie, en Libye, en Ethiopie, au Tchad, au Nigéria, au Ghana, au Togo, au Bénin, en Côté d'Ivoire, au Sénégal, au Niger, au Burkina Faso, en Guinée Conakry, en Gambie, en Mauritanie! Depuis plus de 12 ans, je suis engagé dans le djihad. Le djihad, c'est une obligation divine. Toute personne est tenue de s'y soumettre, les invalides et les malades mis à part. [...]
    L'Express

    http://desouche.blogspot.fr/

  • Quand on monte au cocotier…

    L’étude Ifop de Jérôme Fourquet et Marie Gariazzo pour la Fondation Jean Jaurès (gravitant dans l’orbite du PS) et  rendue publique en octobre dernier, confirmait la porosité grandissante depuis 2006 entre les électorats UMP et FN. Une évidence sur les questions identitaires, sécuritaires, de défense des valeurs traditionnelles, de la famille,  ou encore sur   celles du refus de l’assistanat, du fiscalisme confiscatoire… Les divergences principales entre les deux familles électorales, qui certes ne sont  pas négligeables  même si elles ont  tendance à se réduire, portant  sur le rôle de l’Etat,  la perception de l’Europe bruxelloise,  la monnaie unique…  L’enquête de l’Ifop pointait une « radicalisation » parallèle des électeurs UMP et frontistes sur les questions migratoire et sécuritaire. Ainsi, 87 % des sympathisants UMP pensent désormais qu’«  il y a trop d’immigrés en France » – + 25 points en sept ans !- constat partagé par 96 % des sympathisants FN – + 10 points depuis 2006.    « Dans ce contexte, les tentatives des leaders de l’UMP pour séduire les électeurs frontistes sur leur propre terrain risquent d’avoir pour principal effet de donner encore plus d’audience aux thèses du FN » avertissaient les auteurs de l’étude

     Pourtant, dans leur tentative de retenir par la manche des Français qui veulent une vraie rupture, entre autres,  avec la politique d’immigration de peuplement qui  s’est  poursuivie  entre 2002 et 2012, les figures du parti de MM. Copé et Fillon se livrent parfois à des déclarations « extrémistes » ( ?) . Ainsi l’irréprochable ancien ministre de la Justice,  Pascal Clément, affirmait le  22 décembre 2009, lors d’une réunion de groupe UMP à l’Assemblée nationale, que « le jour où il y aura autant de minarets que de cathédrales en France, ça ne sera plus la France ».

     Une manière d’essayer de « coller » au ressenti de nombreux cadres locaux de l’UMP, éternels cocus de la politique menée par les dirigeants de leur parti quand ils sont aux affaires. Ce ras-le-bol devant le trop plein migratoire s’exprimant parfois avec véhémence. Nous pensons aussi aux propos du maire UMP de Gussainville (Meuse), André Valentin,  qui toujours en décembre 2009 et réagissant  au débat sur l’identité nationale avait déclaré: « Je pense qu’il est plus qu’utile, qu’il est même indispensable, qu’il est temps qu’on réagisse, parce qu’on va se faire bouffer »? « Par qui ? »  lui demandait un  journaliste. « Par qui?  Par quoi? » avait-il répondu. «   Y en a déjà dix millions. Il faut bien réfléchir. Dix millions que l’on paie à rien foutre ».   M. Valentin s’était attiré les foudres de  SOS racisme et certains de ses collègues.

     En mars 2011, c’était  le député UMP Chantal Brunel qui sur un mode nettement plus brutal que Marine Le Pen,  proposait de  «  (remettre)  dans les bateaux » les clandestins débarquant à Lampedusa.

     Mais comme l’UMP veut le beurre, l’argent du beurre et les faveurs de la crémière, à savoir se  concilier une base droitière excédée,  tout en donnant des gages aux grands prêtres de la religion progressiste, ce parti entend ne pas être reste dans la chasse aux  commentaires malheureux pouvant se trouver disséminés, ici ou là, sur les pages des candidats frontistes ou RBM consultables sur les réseaux sociaux.

     Une manœuvre dénoncée par le secrétaire général du FN, Steeve Briois, relayant d’ailleurs des informations rapportées par RTL : « Jean-François Copé aurait manifestement doté l’UMP d’une cellule chargée de fliquer les candidats du Front National. Il s’agit, nous dit on, d’une équipe internet, chargée de passer au crible les nouveaux candidats du Front national: leur vie, leurs fréquentations, leur passé sur les dix dernières années. »

     « Outre le fait que leurs méthodes relèvent du flicage et de l’opération de barbouzerie caractérisée, nous constatons que l’UMP et ses dirigeants ont choisi de continuer à jouer les supplétifs des socialistes, traquant le Front National avec un zèle qu’on ne rencontrait plus qu’à SOS Racisme » constate Steeve.

     Notons encore que la maison mère de SOS racisme, le PS, s’était  déjà  doté d’une structure équivalente  en janvier 2012, une « cellule riposte anti-FN ».  Son objectif,  avouait Alain Bergougnioux, conseiller de Martine Aubry, était d’ « élaborer une contre-argumentation face au FN et démystifier le mouvement », de le déconsidérer aux yeux de l’électorat populaire.

     Alors, Bruno Gollnisch le dit aussi   tout net, il y a beaucoup de malignité dans ce procédé de l’UMP qui se retrouve aujourd’hui dans le rôle de l’arroseur arrosé. Les médias ont fait leur choux gras du photomontage, disons malheureux de Christiane Taubira, réalisé par la conseillère municipale de Combs-la-Ville, la  copéiste  Claudine Declerck, qui a entraîné son exclusion du parti.

     Le même sort devrait être réservé Luc Jousse, maire UMP de Roquebrune-sur-Argens,  cerné par la justice, car « impliqué dans de nombreux dossiers judiciaires », écrivait il y a un mois L’Express. M. Copé n’entend pas l’exclure  pour ses motifs là mais  pour ses propos enregistrés à son insu le 12 novembre lors d’une réunion de quartier dans lequel ils se plaignaient des exactions des roms. « Je vous rappelle quand même que (…)  les Roms, m’ont mis neuf fois le feu. Neuf fois des départs de feu, éteints par le SDIS (service départemental d’incendie et de secours, NDLR), dont le dernier, ils se le sont mis eux-mêmes. Vous savez ce qu’ils font : ils piquent des câbles électriques et après ils les brûlent pour récupérer le cuivre et ils se sont mis à eux-mêmes le feu dans leurs propres caravanes ! Un gag ! Ce qui est presque dommage, c’est qu’on ait appelé trop tôt les secours ! »

     Mardi,  c’était un autre  élu de l’UMP, Michel Loosvelt, maire de Lompret, qui a  été interpellé par des gendarmes  lui reprochant la consultation « régulière » de sites pornographiques présentant des images de mineurs.  M Loosvelt  s’était opposé au mariage pour tous au printemps dernier…

     En mai 2012, c’était le conseiller municipal UMP du Mesnil-Saint-Denis et membre du Crif,  Maurice Gutman, dans un silence médiatique assez général,  qui était  condamné à  deux mois de prison avec sursis pour proposition sexuelle à une mineure de 12 ans. Le procureur avait pourtant réclamé une peine de cinq mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve, assortie d’une amende de 1.500 euros.   Il avait   été piégé courant février 2011  par un journaliste de l’émission de France 2, Les  Infiltrés.    En  se  connectant sur un site Internet,  M. Gutman avait  conversé avec un journaliste se faisant passer pour Jessica, une fillette de 12 ans. Après de longues minutes d’échanges, l’élu UMP  lui avait proposé d’avoir des relations sexuelles ».

     Avec le sens de la mesure qui le caractérise,   Bruno Gollnisch  ne tire pas comme conclusions de ses différentes  affaires que l’UMP est un repaire  de dangereux détraqués sexuels et de racistes plus ou moins honteux. La brebis galeuse n’est  pas représentative du troupeau notait il déjà à l’époque.

     Mais nous sommes en droit d’attendre de l’UMP,  comme des autres formations du Système éclaboussées par des scandales multiples flirtant souvent avec l’infâme, un peu plus de décence. Comme le dit ce sage proverbe antillais que nous aimons citer, « quand on monte au cocotier, il faut avoir la culotte propre ».

    http://www.gollnisch.com/2013/12/11/quand-monte-au-cocotier/

  • Attaque contre la librairie d'Emmanuel Ratier à Paris

    Encore des grands démocrates amoureux de la liberté d'expression, qui ont brisé la vitrine et maculé des centaines de livres, devenus invendables :

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    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Le grand retour

    Nous sommes un peuple européen, de culture gréco-latine, de tradition chrétienne et porteur du flambeau des libertés, de la science et de la civilisation. Nous ne voulons pas « vivre ensemble » sur le territoire qui nous appartient avec des populations étrangères à ces valeurs. Toutes les crises que nous subissons (comptes publics , logement, travail, éducation, sécurité) sont les contrecoups de la substitution démographique qui s’opère sous nos yeux.
    La réponse au grand remplacement est le grand retour. Il implique le rétablissement du droit du sang, la prohibition de l’Islam (comme en Angola), l’interdiction de toute immigration en provenance des pays extérieurs à l’Union européenne, la suppression des prestations sociales (allocations familiales notamment) versées aux étrangers, le renvoi de ceux qui sont au chômage (comme en Arabie Saoudite qui expulse 900 000 Africains), l’abolition de la double nationalité, la déchéance de citoyenneté pour les naturalisés en cas de peines délictuelles ou criminelles.
    Certains se demandent comment nous pourrions appliquer ces mesures. Pratiquement, il suffirait de refouler dans des cantons frontaliers gérés par l’office des réfugiés de l’ONU ceux qui ne s’y soumettraient pas (Comme ce fut le cas en Palestine lors de la création d’Israël et nul ne s’en est indigné !).
    Ce programme exige un changement du système qui nous ligote comme Gulliver. Une dissolution ramènerait au pouvoir l’ancienne majorité. Faut-il attendre les prochaines élections présidentielles alors que chaque jour qui passe fait pencher le rapport des forces en notre défaveur ? Inspirons-nous plutôt de l’exemple ukrainien en participant massivement à la manifestation prévue le 26 janvier par « jours de colère ». L’heure est venue d’enclencher un processus pour nous libérer des psychopathes qui veulent nous remplacer !
    Gérard Pince http://francelibre.tumblr.com/

  • Vaucluse : la droite se recompose autour de Jacques Bompard

     

    Lu dans Minute :

     

    M"Si l’on veut savoir à quoi pourrait ressembler une France politique dans laquelle la recomposition de la droite deviendrait réalité, c’est à Orange et dans sa circonscription qu’il faut aller. C’est là que, en vingt ans, un homme a bâti patiemment, à force de travail et d’habileté, un empire local. Elu en 1995 au hasard d’une triangulaire, Jacques Bompard et ses alliés gèrent désormais trois des cinq principales villes de la circonscription. L’appareil FN, absent, a choisi de le soutenir. L’appareil de l’UMP, qui ne s’est pas remis du départ de Thierry Mariani, n’existe presque plus. Tant et si bien qu’il pourrait n’y avoir qu’une seule liste estampillée clairement UMP en 2014 sur la quarantaine de communes du Nord-Vaucluse! [...]

    Dans le Nord-Vaucluse, la droite parlementaire est un astre mort, satellisé par la planète Bompard. Mais qu’est-ce au juste que le système Bompard ? D’abord du travail, ensuite du travail, toujours du travail. Une présence permanente sur le terrain. [...] Sa ligne politique est simple, mais efficace : de droite. Sans excès mais sans complexe. Favorable à une vraie Europe, sans concession sur l’immigration, Bompard se situe à la confluence de l’UMP dure et du FN. La compétence gestionnaire en plus. La gestion de la ville d’Orange est souvent arrivée en tête de classements spécialisés. [...]

    La droite s’est recomposée autour de Bompard. Des élus UMP qui, hier encore, n’hésitaient pas à réclamer un front républicain en leur faveur travaillent aujourd’hui avec l’homme fort de la circonscription. Loin de violer leurs consciences, il s’agit, bien souvent, d’une libération de leurs vraies convictions. [...]

    L’exemple nord-vauclusien devrait faire tache d’huile en mars prochain. A Carpentras, l’avocat Hervé de Lépinau, bras droit de Jacques Bompard à la Ligue du Sud et suppléant de Marion Maréchal-Le Pen, a été investi par le Rassemblement Bleu Marine. [...] Marion Maréchal Le Pen est elle-même candidate à Sorgues, petite commune de 18000 habitants entre Avignon et Orange, sur la liste d’un élu UMP dissident et depuis exclu. Face à eux, le maire sortant et secrétaire départemental de l’UMP. Que Carpentras et Sorgues tombent et c’est la moitié du Vaucluse qui passerait à la droite nationale. A terme, c’est la direction du conseil général, socialiste depuis 2011, qui devrait échapper à la gauche. Si l’UMP n’est pas encore prête à accepter un accord avec le FN, Jacques Bompard a toutes les cartes pour faire le joint. Le fait vauclusien ne répond pas au schéma mariniste du « seul contre tous » et du « ni droite ni gauche ». Il démontre que dans les terres du sud, la « porosité », pour parler comme un sociologue, des droites est telle qu’une fois créé un rapport de force favorable, la droite parlementaire explose et que ses élus locaux peuvent se « frontiser ». [...]"

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/12/vaucluse-la-droite-se-recompose-autour-de-jacques-bompard.html

  • Brice Hortefeux : l’inspecteur Clouseau place Beauvau…

    Ce fait divers est révélateur du degré d’aveuglement dans lequel nos prétendues "élites" sont désormais engluées.

    Comme on le dit parfois sur le zinc de nos derniers bistrots de province : « C’est à se la prendre et à se la mordre… » Ainsi, Brice Hortefeux, ancien ministre de l’Intérieur, vient-il une nouvelle fois de se faire choper la main dans le pot de confiture. Brice Hortefeux, il faut bien l’avouer, c’est un peu Fernandel qui se prendrait pour Charles Pasqua, oubliant au passage que ce n’est pas parce qu’on fut premier flic de France qu’il faut se comporter comme le dernier des ahuris.

    Et le voilà qui tombe aujourd’hui de l’armoire, s’étonnant d’avoir été mis sur écoute. Ce, dans le cas de deux affaires distinctes mais concomitantes : l’éventuel financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, campagne qui aurait pu être financée par le défunt colonel Kadhafi. Dans le premier volet de cette enquête, Brice Hortefeux, suspecté de s’être rendu à Tripoli pour y chercher valises de pognon. Le second concerne un document « officiel » libyen ayant été censé officialiser cette transaction de coulisses.

    Promis à être entendu par la justice, Brice Hortefeux aurait été prévenu de l’échéance par Christian Flaesch, directeur de la police judiciaire parisienne, policier émérite mis en place par Nicolas Sarkozy et maintenu à son poste par son désormais ministre de tutelle, Manuel Valls.

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  • Dialogues désaccordés vu par un politicien suisse

    Le tout dernier livre d’Alain Soral et d’Éric Naulleau, Dialogues désaccordés. Combat de Blancs dans un tunnel, connaît déjà un succès considérable en France mais également au-delà de ses frontières. Dominique Baettig, personnalité politique suisse et membre de l’Union démocratique du centre (UDC), a souhaité donner son avis sur cet ouvrage après l’avoir lu. Ce psychiatre de profession a abordé un grand nombre de sujets évoqués dans le livre, sans aucune censure.

     

    Propos recueillis par Alimuddin Usmani le 9 décembre 2013.

     

    Alimuddin Usmani : Dominique Baettig, quelles sont vos impressions à la suite de cette joute verbale qui oppose Alain Soral à Éric Naulleau sur plus de 200 pages ?

     

    Dominique Baettig : Lire Soral est toujours un exercice vivifiant et stimulant. Dans une époque de conformisme féroce, de dictature des droits individuels, des communautarismes et de la pensée « queer », où l’on attend l’autocensure permanente et volontaire, une telle lecture est un peu comme respirer l’air pur et frais des sommets. Le vertige saisit ceux dont l’esprit est devenu tiède et mou, sans défense morale ou intelligence du bon sens et du cœur après l’inoculation du virus du politiquement correct. Avec son allure de « Bruce Willis » franchouillard viril des banlieues, sa maîtrise fascinante du logos, son goût des mélanges détonants, son scandé de rappeur et son exercice sans modération de la liberté d’expression, il est une sorte d’antidote vigoureux et tonique à la soumission de l’idéologie dominante des médias. De plus le thème d’Égalité & Réconciliation est une dynamique géniale pour la promotion des valeurs traditionnelles et conservatrices, du bon sens commun et de l’intérêt général. Chapeau aussi à Naulleau, qui a le courage de débattre publiquement avec lui, exercice périlleux face aux maîtres censeurs, qui vont sûrement glapir…

     

    Le livre débute sur une analyse de l’affaire DSK. Quelle est votre opinion concernant ce personnage et sur l’affaire qui s’est déroulée à New York ?

     

    Je n’ai aucune sympathie particulière pour DSK. Affairiste, clanique, transnational, homme de pouvoir, consommateur compulsif de femmes, de fortune, il appartient à ce Parti socialiste qui ne se préoccupe aujourd’hui que des migrants et des minorités discriminées, après avoir oublié le peuple qui travaille, cultive, produit, entreprend. Directeur du FMI, programmé futur président de la France, son goût immodéré pour la sexualité tarifée et le droit de cuissage des « intouchables » puissants de ce monde l’ont fait tomber dans un piège… Tendu par qui ? J’avoue ne ressentir guère de compassion pour lui et la médiatisation humiliante qu’il a subie. Je n’en ai guère non plus pour sa victime opportuniste, qui a su médiatiser et monnayer les actes inadmissibles qu’elle s’est fait imposer, dans des circonstances encore peu claires.

     

    Dans le débat sur l’homosexualité, Alain Soral estime être en accord avec Freud pour dire que celle-ci est une sexualité déviante, tantôt immature, tantôt perverse, qui doit se pratiquer dans la discrétion, avec un soupçon de honte. Il pense également qu’on assiste aujourd’hui à une remise en cause de l’hétérosexualité, considérée à demi-mot comme rétrograde et réactionnaire. Où vous situez-vous par rapport à ces questions ?

     

    Oui, la position de Freud et d’autres psychanalystes (Jung, Lacan) a toujours été sans équivoque. L’homosexualité est une sexualité perverse, incomplète, immature. Elle est dans le narcissisme : amour de l’image en miroir de soi, autoérotisme, fixation au stade anal psychologique de développement de la personnalité, fixation à la mère, soumission au père, refus de la sexualité « génitalisée » d’un couple complémentaire, de sexe différencié, pour transmettre la vie dans une filiation culturellement définie. Dans l’homosexualité, on reste dans l’amour de l’image de soi, dans une image en paire (en double !) et non dans celle d’un couple, d’une famille, d’une entité qui se transcende. Le plaisir hédoniste, le divertissement pur, la lutte contre l’ennui par la fête, caractéristique de riches oisifs de la classe économique dominante, marquent cette culture du divertissement « gay » qui a les moyens financiers et techniques de surcompenser ses pratiques déviantes.

     

    Autrefois la psychanalyse avait pour fonction de définir des normes et proposer des thérapies pour celles et ceux qui voulaient se rapprocher de l’idéal de la génitalité (et non les voies incomplètes et de traverse), de l’authenticité (être vraiment soi et non pas faux-soi) et de l’autonomie (penser et agir par soi-même, s’affranchir des dépendances névrotiques et économiques). Sous l’influence du politiquement correct et de l’idéologie « queer », la psychologie a abandonné les approches traditionnelles pour pratiquer la recherche, la culture de l’excuse. Elle est devenue une manière de justifier, au nom de l’individualisme abstrait des droits individuels, la transgression qui devient intouchable, le trouble psychiatrique devenant un « passe-droit », une autorisation à s’éloigner de la règle, du bon sens général, des valeurs traditionnelles culturelles. La culture « gay », de divertissement festif et consumériste, est une nouvelle forme élaborée de marché en expansion, consommatrice en culture, en hédonisme, en possibilités techniques et médicales. La transgression culturelle et sociale est un marché (pas limité par les coûts de l’entretien d’une famille) et un pouvoir politique. La culture politique « gay » comme stade ultime de la féminisation de l’homme ?

     

    À propos du Front national, Alain Soral explique que sa diabolisation provient en grande partie du fait que le CRIF n’aime pas ce parti et qu’il n’en a pas le plein et total contrôle. Rejoignez-vous Alain Soral dans cette analyse ?

     

    La diabolisation est une arme psychologique de destruction massive qui tend à pousser ceux qui sont stigmatisés dans le camp des malades mentaux, des criminels et délinquants, des suppôts de Satan, les sorcières d’autrefois qu’on livrait au bûcher (boucs émissaires). Elle est une arme de soumission, de culpabilisation, de paralysie de la pensée critique, d’endettement moral pour toujours. La pratique des valeurs traditionnelles et démocratiques : l’amour du prochain, le pardon des péchés, la non-transmission des erreurs et des dettes à la génération suivante, l’amnistie, le droit à l’oubli, la désacralisation de la Mémoire (qui a tendance à se modifier et se transformer de manière toujours plus dramatisée, hystérique lorsqu’on doit se souvenir pour ne jamais oublier !) sont les seules antidotes efficaces .Comme l’objection de croyance et de conscience… le renoncement à la haine. Que chacun croie ce qu’il veut, mais on n’a pas le droit de l’imposer par la force à autrui. De nombreuses forces politiques ne veulent pas se priver de cet instrument qui leur donne sans aucun effort un pouvoir total de domination sur l’adversaire. Je préfère la parabole chrétienne de la brebis égarée, pour laquelle le berger consacre tous ses efforts et sa sollicitude, à la lapidation du bouc émissaire. L’humour est aussi la valeur antitotalitaire la plus puissante, comme le respect d’ailleurs. 

    Le débat entre les deux hommes s’articule pour une bonne partie autour du révisionnisme concernant la Seconde Guerre mondiale. Alain Soral rappelle à plusieurs reprises à Eric Naulleau que la loi Gayssot l’empêche d’aborder librement cette question. Estimez-vous le débat plus libre en Suisse qu’en France ?

     

    Non, les lois mémorielles s’exercent ici aussi, de manière inquisitoriale. Mais le pire, on l’a vu par exemple avec les soi-disant armes de destruction massives de Saddam Hussein, qui n’ont jamais été trouvées, c’est que même la vérité connue finalement ne change rien. Le pouvoir se maintient, puisqu’il a finalement menti pour la bonne cause (la démocratie, la tolérance, la lutte contre le terrorisme, le nationalisme, etc.). Comme pour le 11 Septembre : la version officielle n’est guère convaincante, mais faire usage de son droit à douter suscite la colère et fait suspecter et accuser de révisionnisme.

     

    Obliger à prendre la propagande officielle comme bon argent, ne pas oser discuter des détails techniques, des motifs du crime, empêcher de faire le légitime « déchoquage » psychologique (debriefing en anglais) d’un crime réel ou dramatisé, cette attitude est totalitaire. Cette pratique est juste le contraire de toutes les recommandations psychologiques pour prendre en soins les victimes de catastrophes, le droit à la transparence des faits, à l’authenticité du témoignage, à l’archivage de la mémoire. Elle empêche la réconciliation, elle empêche le deuil, elle empêche l’assimilation, l’accès à l’universalisme, le pardon. L’autocensure bien comprise, c’est ça…Le Système fonctionne comme l’URSS d’autrefois. Personne ne croit plus en l’Idéologie officielle mais il faut s’abstenir de le penser, de le dire. L’effondrement se fera en un coup…sans crier gare.

     

     

    Concernant l’idéologie moderniste, Alain Soral affirme que celle-ci est principalement portée par la franc-maçonnerie, qualifiée de religion prométhéenne et luciférienne. Regrettez-vous que la sociologie universitaire n’étudie pas de plus près ce phénomène ? Après tout, il est en rapport avec le concept de domination évoqué par Max Weber.

     

    Les techniques de domination par l’arrangement discret, en coulisses, par l’influence indirecte sont le grand problème de la démocratie parlementaire. Le droit à l’information du public, l’annonce des conflits d’intérêts de politiciens ou autres capitaines d’industrie, journalistes, banquiers, diplomates est fondamental. L’appartenance religieuse à des groupes d’intérêts, des groupes d’initiés, à des loyautés supranationales doit être connue. Après la séparation de l’Église et de l’État, la séparation de l’État et des forces historiques liées à la maçonnerie est une attente légitime. Le modèle, la gestion de la vie (avortement de confort, procréation assistée, euthanasie), des maladies par des artifices techniques, la transplantation d’organes en masse, relèvent aussi de cette culture prométhéenne qui veut transformer l’homme en son propre Dieu. Cette dérive est inquiétante.

     

    Éric Naulleau a été invité dans plusieurs émissions pour faire la promotion de ce livre, tandis qu’Alain Soral continue à être boycotté par les médias institutionnels. En son absence, les animateurs de Canal+ ne se sont pas privés de caricaturer sa pensée ou bien de le traiter de raciste ou d’antisémite. Que pensez-vous des méthodes employées par ces animateurs ? Pouvez-vous fournir une explication psychiatrique à ces agissements ?

     

    Avec les moyens de communication Internet, exclure Soral du débat public, le diaboliser comme d’ailleurs aussi Dieudonné est une erreur stratégique qui renforce sa position et son attractivité de pestiféré du Système. Si vous voulez le neutraliser, il serait plus judicieux de la normaliser et le banaliser. En psychiatrie, ça s’appelle le retour du refoulé. Plus on veut cacher et interdire, plus ce qu’il exprime ressortira fortement…

     

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  • Meeting LMPT à Lyon le 12 décembre

     

    François de Viviés, responsable LMPT69, répond à nos questions :

     

    Vous préparez un grand meeting à Lyon le 12 décembre à 20h à l'Espace Tête d'Or (103 boulevard Stalingrad), quel en est l'objectif ?

     

    L'objectif est de remobiliser les gens. L'apparente inefficacité des manifestations de l'an 2013, le rejet des 700 000 pétitions et finalement le passage en force de la Loi Taubira ont érodé la volonté des manifestants. Les guerres intestines entre telle ou telle personnalité par média interposés ont rajouté à ce climat de défiance et de démobilisation.

     

    C'est ainsi que beaucoup se sont assis et deviennent spectateurs des attaques sans précédents menées contre l'Enfant et la Famille.

     

    Quelles sont ces attaques ?

     

    Le premier danger est la fabrique d'orphelins via la PMA dite pour toutes et la GPA. La Loi famille préparée par Mme Bertinotti promet d'être extrêmement dangereuse, au vu des experts nommés pour l'élaborer (dont l'inénarrable Irène Théry, promotrice de la GPA). Cette loi sera soutenue par tous les apôtres de la croissance économique à tous prix, dans la mesure où elle conduira à un marché mondial du nourrisson qui représentera des milliards d'euros.

     

    Le deuxième danger concerne l'idéologie du genre, qui explique que les différences homme-femme sont des constructions sociales. Les idéologues du gouvernement ont besoin de cela pour nier la beauté de l'altérité, et proposer tous les modèles à égalité aux enfants.

     

    Le troisième danger est plus sournois, mais il vise à rééduquer nos enfants, qui appartiendraient à l'Etat (Laurence Rossignol, sénatrice PS), et qu'il faudrait arracher aux déterminismes familiaux (Vincent Peillon, ministre). La réforme des rythmes scolaires épaule cet objectif, en donnant plus de temps de cerveau disponible à cet endoctrinement, au détriment des enseignements fondamentaux.

     

    Il y a évidemment une multitude d'autres attaques, notamment fiscales, qui viennent s'ajouter à cette offensive généralisée contre la famille, cellule de base de la société. Et ces attaques viennent aussi d'instances internationales, telles la Commission Européenne, l'OMS ou l'ONU.

     

    Ne faites-vous pas la part belle à l'UMP, notamment en invitant Henri Guaino ?

     

    Henri Guaino viendra parler en son nom, et non celui de l'UMP. De façon générale, nos sympathisants n'ont plus confiance dans les partis politiques, qui exigent beaucoup de compromissions à leurs élus. Nous préférons soutenir des personnes qui s'engagent pour la Famille, quels que soient leurs partis. Ainsi, dans la région lyonnaise, nous comptons parmi nos plus fidèles soutiens des élus et des candidats indépendants ou membres de l'UDI, du PCD, de l'UMP et du FN (pour citer les plus importants). Nous appellerons à les soutenir aux prochaines élections sans souci d'étiquette.

     

    Quelles sont vos priorités à Lyon pour 2014 ?

     

    Tout d'abord, mettre un coup d'arrêt à la loi famille de Mme Bertinotti et à la diffusion de l'idéologie du genre dans nos écoles.

     

    Ensuite, devenir un vrai lobby auprès des candidats pour les faire signer la charte de la famille avant les prochaines municipales. Il faudra aussi contrôler dans la durée que les élus respectent leurs engagements et sanctionner électoralement les mauvais joueurs.

     

    Enfin, redescendre massivement dans la rue, lors de manifestations régionales ou nationales.

     

    Les manifestations n'ont pas atteint leurs objectifs en 2013, seront-elles différentes en 2014 ?

     

    La situation politique a beaucoup évolué en un an. Je ne crois pas que MM. Hollande et Valls ou que Mme Taubira soient sortis vainqueurs de cette séquence. Le fruit est mûr, il serait inconscient de ne pas aller le cueillir.

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