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France et politique française - Page 4786

  • « Démonie de l’économie »

    Ainsi donc sommes nous en août, mois privilégié pour les vacances, y compris pour les parlementaires et ministres, comme s’il pouvait y avoir motif à repos les concernant, puisque le travail vital pour la France et la civilisation, n’a bien entendu pas été effectué. La dernière information en date concerne la prohibition du voile islamique au sein des facultés qui bien entendu fait sourire ou haïr selon les tempéraments. Il me semble, et je crois que je suis loin d’être le seul, que le dernier contrôle policier à ce sujet s’est effectué à Trappes avec les conséquences que l’on sait. On peut toujours légiférer sur le sujet, interdisant ce voile dans l’enseignement supérieur, que la loi s’avérerait donc dans son application, immédiatement dans les faits, caduque. Nous pouvons donc en déduire que dans certains domaines désormais, ce n’est plus l’Etat qui fait la loi.

    Bien sur, Cher lecteur, cela, nous le savons depuis très longtemps et c’est là probablement un des motifs majeurs expliquant notre engagement. Alors que beaucoup de Français continuent naïvement à croire que l’Etat est resté souverain, nous ne sommes nous, pas dupes. Pour autant, tant que les Français ne souscriront pas à l’idée hegelienne de la « prière rationnelle » à effectuer tous les jours – la lecture des journaux et la quête d’information – ils seront les victimes des différents gouvernements successifs. Le savoir dont nous disposons vous et moi Cher lecteur, n’est nullement tombé du ciel durant une nuit providentielle; il est le fruit de milliers d’heures de dur labeur nous permettant par la suite de comprendre le monde contemporain. Si je suis l’un des premiers à défendre l’idée d’Etat, ne serait-ce que parce que celui-ci est, surtout durant ces dernières années, particulièrement menacé par Bruxelles, je ne pense pas que nous devons tout attendre de lui : chacun est acteur dans l’histoire et doit par conséquent prendre ses responsabilités.

    Croire pour autant que l’Etat, ou plus exactement l’hyperstructure pour employer une terminologie de type communiste, soit absent, est faux. L’Etat se désengage là où il l’entend mais aussi se fait très oppressif dès qu’il le veut. Ainsi en est-il par exemple de la dissolution récente de deux groupuscules même si je considère qu’il ne s’agit là que d’un écran de fumée. En matière d’économie par exemple, la pesanteur se fait de plus en plus lourde. A titre d’exemple et afin d’imager, la nouvelle baisse du livret d’épargne, placement de prédilection de ceux qui ne sont pas riches, est emblématique de la clef de voûte de l’actuel système.

    Le reste, à commencer par l’interdiction du voile à l’université, ne sert qu’à masquer une mise au pas d’ordre économique.

    « Démonie de l’économie » (Le Baron)

    Alain Rebours http://www.voxnr.com/cc/a_la_une/EFZyFAVkEAmDCLRwKe.shtml

  • Mgr Aillet appelle à continuer l'opposition à la loi Taubira

     

    Dans son message du 15 août, Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, écrit :

     

    2"Le 15 août 2012, le Cardinal André Vingt-Trois, inquiet des menaces qui pesaient sur le mariage et la famille, avec le projet de loi dit de « mariage pour tous », proposait à tous les catholiques de France de porter cette intention dans la prière universelle. Il s’agissait ni plus ni moins, en la fête de l’Assomption de Notre-Dame, patronne principale de notre pays, que de prier pour la France. Cette simple et modeste prière eut des retentissements insoupçonnés, elle réveilla l’âme profonde de notre nation et c’est une mobilisation sans précédent qu’elle entraîna : un débat public, confisqué par un gouvernement et un parlement démocratiquement élus, s’ouvrit ; de nombreuses personnalités du monde des élus et de la société civile, mais aussi des grandes confessions religieuses, dont de très nombreux évêques de France, brisèrent la loi du silence imposé par des lobbies ultra-minoritaires mais exerçant une pression inouïe sur les responsables politiques et la plupart des grands media ; des foules inédites de plus d’un million de personnes, dont de très nombreux jeunes, descendirent dans la rue pour faire entendre leur voix, bravant à trois reprises le mépris du gouvernement, la répression policière, le silence complice des grands media. Et c’est pacifiquement que la force du droit se heurtait à des instances politico-judiciaires s’arrogeant le droit d’user de la force de manière parfaitement illégale. Le rappel à l’ordre de la France par le Conseil de l’Europe pour mauvais traitement policier infligé aux manifestants de la « manifpourtous », et les actions en justice contre de tels agissements, qui éclateront au grand jour dans quelques mois, démontrent cette illégalité.

    Depuis l’adoption de la loi Taubira par le Parlement le 23 avril 2013 et sa promulgation par le gouvernement le 17 mai, la mobilisation des opposants ne s’est pas relâchée, comme en témoigne la grande manifestation nationale du 26 mai et les multiples initiatives ici ou là tout au long de ces vacances d’été, et cela sans récupération politique de l’opposition, d’ailleurs très divisée, voire ambiguë sur la question. C’est la nation profonde, de plus en plus réservée par rapport à l’action et à l’influence des partis politiques quels qu’ils soient, qui se mobilise. Pour beaucoup, c’est l’avènement d’une foi engagée dans la sphère sociopolitique, pour d’autres le réveil du simple bon sens.

    Lorsqu’il n’était encore que l’archevêque de Buenos Aires, le Pape François avait situé cette reconnaissance légale du mariage entre personnes de même sexe à son vrai niveau, en disant qu’il ne s’agissait pas seulement « d’un simple projet législatif mais d’une manœuvre du Père du mensonge qui prétend embrouiller et tromper les enfants de Dieu », et en demandant instamment aux carmélites de son diocèse de prier et d’offrir des sacrifices à cette intention.

    Les grands media ont beaucoup caricaturé l’engagement des opposants au « mariage pour tous » et favorisé leur diabolisation dans l’opinion publique par des lobbies qui agitent le spectre de l’« homophobie ». On prétend même que les situations de rejet des personnes homosexuelles dans la société auraient augmenté du fait de cette opposition. Ce qui est vrai, c’est que l’omniprésence de ces lobbies dans les media, l’obsession des pouvoirs publics pour « la lutte contre l’homophobie » et la réduction des personnes à leur orientation sexuelle dans le discours officiel, ont fini par créer un climat d’exaspération propice à des formes de rejet qui n’existaient plus ou presque plus. Il ne faut pas se laisser enfermer dans ce piège. L’Eglise, quant à elle, a toujours été claire sur le refus de toute discrimination ou marginalisation de quiconque en raison de son orientation sexuelle, comme l’a rappelé le Pape François aux journalistes dans l’avion qui le ramenait de Rio à Rome, en citant le Catéchisme de l’Eglise Catholique et en ajoutant : « Qui suis-je pour juger ? ». Il n’en maintient pas moins fermement la position bien connue de l’Eglise sur la légalisation des unions de personnes de même sexe : « L’Eglise s’est déjà parfaitement exprimée sur cela […] Les jeunes savent parfaitement la position de l’Eglise ».

    Nous ne saurions considérer cette nouvelle loi de la République comme un dogme intouchable et il est bien légitime de continuer à s’y opposer avec fermeté et ténacité, en demeurant toutefois obstinément dans une posture pacifique et non violente. D’autant plus que d’autres lois sont en préparation et que « la théorie du gender » fera son apparition dans les programmes scolaires de la petite enfance, dès cette année. Dans sa lettre du 25 mars dernier aux évêques d’Argentine réunis en assemblée plénière, le Pape François renvoyait ses frères au « Document d’Aparecida » comme « marque référentielle », à même d’apporter « les orientations nécessaires en ce moment de l’histoire ». Dans le rapport de cette 5ème Conférence générale de l’Episcopat sud-américain et des Caraïbes, intitulé « Disciples et missionnaires de Jésus-Christ pour que nos peuples aient la vie en lui », et dont le Cardinal Bergoglio fut le président de la commission de rédaction, les évêques écrivent sans ambiguïtés : « Devant des lois et des dispositions gouvernementales qui sont injustes à la lumière de la foi et de la raison, on doit favoriser l’objection de conscience ». Et d’ajouter avec gravité : « Nous devons nous tenir à la ‘cohérence eucharistique’, c’est-à-dire, être conscients que l’on ne peut pas recevoir la communion sacrée et, au même moment, agir en actes et en paroles contre les commandements, en particulier quand on soutient l’avortement, l’euthanasie et d’autres délits graves contre la vie et la famille. Cette responsabilité pèse de manière particulière sur les législateurs, les gouvernants et les professionnels de santé » (n. 436). Il ne s’agit pas de partir en guerre contre quiconque, mais d’appeler les catholiques engagés en politique et dans les professions de santé, à la cohérence et à la responsabilité.

    Aux jeunes de tous les pays, rassemblés à Rio pour la 28ème JMJ, le Pape François a lancé : « Je suis les nouvelles du monde et je vois que de nombreux jeunes, en tant de parties du monde, sont descendus dans la rue pour exprimer le désir d’une civilisation plus juste et fraternelle […] Continuez à vaincre l’apathie, en donnant une réponse chrétienne aux inquiétudes sociales et politiques, présentes dans diverses parties du monde » (Veillée du samedi 27 juillet 2013). Il en va de l’engagement politique des catholiques dans la société, de leur propre initiative, selon les principes de la Doctrine sociale de l’Eglise et avec l’encouragement de leurs pasteurs.

    La prière demeure toutefois notre première arme dans un combat qui est celui de Dieu avant d’être le nôtre. Je vous propose donc de vous joindre à tant d’autres initiatives de prière qui auront lieu en cette solennité du 15 août 2013. Pour ma part, je présiderai à la Cathédrale de Bayonne, une procession mariale le mercredi 14 août à 21h et m’unirai ainsi à la grande « prière pour la France » qui sera présidée au même moment par le Cardinal Paul Poupard, à l’invitation de Mgr Henri Brincard, au Puy en Velay, devant la grande statue de Notre-Dame de France. Je vous invite à vous y associer. La Vierge Marie, signe dans son Assomption de la victoire définitive du Christ sur les puissances du Mal, est notre rempart, spécialement en France où elle nous a gratifiés de tant de visites et de messages."

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • La prétention totalitaire de l’éducation nationale

    La tentation hégémonique de Vincent Peillon sur l’éducation des enfants est issue directement de l’idéologie révolutionnaire, laquelle désire S’Approprier l’homme, comme l’indique le titre du dernier ouvrage de Xavier Martin, avec, comme à l’accoutumée, moult citations des penseurs et des acteurs de la Révolution Française :

    A« Oui, l’éducation est chose trop sérieuse, elle est trop divine pour qu’on la laisse aux père et mère par la nature, quel que soit d’ailleurs leur niveau social. Bourdon [auteur d’un plan d’éducation nationale présenté à l’Assemblée en 1789, NDMJ] lui-même sera très net à cet égard : « l’enfant riche » trouvera chez les siens « des leçons pratiques d’orgueil, d’aristocratie, de despotisme ; l’enfant pauvre sera l’élève de la superstition et des préjugés ». Et la conclusion qu’il généralise est sans équivoque : « L’éducation domestique ne convient sous aucun rapport à un être né pour la société » ; elle « ne saurait donner que des esclaves ou des despotes ». Robespierre et Danton, malgré leurs divergences, se trouvent d’accord pour estimer que la famille « rétrécit » l’esprit des enfants. Si l’on veut bien alors considérer d’un œil neuf l’abandon par Rousseau de ses cinq nourrissons, paradoxalement elle est réductible à une simple délégation de pouvoirs ; on sait d’ailleurs comment les Confessions nous la traduisent – ça aussi en dit long : « [E]n livrant mes enfants à l’éducation publique […], je crus faire acte de citoyen et de père » (sic). […]

    Cueillir l’homme « dès le berceau » pour le modeler intégralement sans plus le lâcher ? L’idée explicite, se confirme-t-il, en parcourt l’échine de la décennie révolutionnaire. « Nous nous emparons de la génération qui nait » : Rabaut Saint-Etienne s’en est flatté. Il faut, dit encore Heurtault-Lamerville à une tribune parlementaire du Directoire, « saisir l’enfant au berceau, s’emparer de l’homme pendant toute sa vie […] et le conduire enfin à sa demeure dernière » ; et il enfonce le clou : il faut « que nos institutions, pour produire tout l’effet de la Terre entière (sic) attend de nos efforts, prennent l’homme au berceau, et ne quittent dans la tombe que sa dépouille mortelle ». […]

    Intervenir dès le berceau ? Certains –osera-t-on le dire ?- eussent voulu faire plus vite encore. Comme ne craint pas de l’exprimer avec une force extrême le conventionnel Michel-Edme Petit, « l’éducation (…) doit remonter plus haut ; elle doit aller chercher l’homme dans l’embryon de l’espèce », ce qu’il prétend affirmer là, c’est qu’elle doit vaquer, en priorité, à conditionner psychologiquement les pères et les mères, - les « mères surtout » précisait-il. Rabaut Saint-Etienne n’en dira guère moins. Faisant distinction de « l’instruction publique », destinée au modelage de l’esprit, et de « l’éducation national », dont l’objet propre, plus profond, est de « former le cœur », il ne craint pas de conférer à cette dernière un monopole originel exorbitant : « Toute sa doctrine consiste donc à s’emparer de l’homme dès le berceau, et même avant sa naissance ; car l’enfant qui n’est pas né, appartient déjà à la patrie ».

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Les médias misent sur Valls pour renforcer le climat raciste et sécuritaire en France

    Une campagne dans la presse initiée par le Journal Du Dimanche s’interroge sur la possibilité de voir l’actuel ministre de l’intérieur Manuel Valls à la tête du gouvernement. Des sections de la classe dirigeante voient en Valls la personne la mieux placée pour tenter de freiner l’érosion de la cote de popularité du gouvernement au moyen d’appels sécuritaires.

    Le gouvernement du président François Hollande et du premier ministre Jean-Marc Ayrault est miné par l’impopularité de ses politiques antisociales, mais l’auréole médiatique autour des mesures policières de Valls lui permet d’être le moins impopulaire des ministres. À la question: « Valls ferait il un bon premier ministre ? », 47 pour cent des gens interrogés répondent positivement. Chez l’UMP et le FN, 45 pour cent et 34 pour cent des sympathisants respectivement pensent que Valls serait un bon ministre.

    Dans un article intitulé «Valls, premier choix des français pour remplacer Ayrault », RTL rapporte les propos tenus par le chef de l’Etat lors du dîner de l’Association de la presse présidentielle : « La meilleur façon de se préparer (à la présidentielle) c’est d’être loyal et d’être meilleur à son poste ».

    Valls remarque qu’il entretient aussi ses forces : « Je suis protégé par ma popularité et par mon statut de ministre de l’intérieur ».

    Il est possible, comme l’annonce Hollande, qu’il pourrait ne pas se représenter à l’élection présidentielle de 2017. Hollande est le président le plus impopulaire de la Ve République, et son premier ministre Ayrault est lui aussi très bas dans les sondages.

    Valls est le représentant de l’aile la plus sécuritaire du Parti Socialiste (PS). Après la défaite du PS lors des élections européennes en 2009, Valls—alors député de l’Essonne—préconisait de « transformer de fond en comble le fonctionnement du PS, nous dépasser, tout changer : le nom, parce que le mot socialisme est sans doute dépassé ; il renvoie à des conceptions du XIXème siècle ». Au mot « parti » qui « nous enferme dans quelque chose d’étroit », il dit préférer l’appellation « mouvement ».

    Valls fait partie de la section du PS la plus ouvertement hostile à la classe ouvrière. Lors des élections primaires présidentielles du PS, c’était le candidat le plus clair sur son intention d’appliquer un programme sécuritaire et d’attaquer les acquis sociaux de la classe ouvrière.

    La promotion médiatique de Valls reflète la crise profonde du gouvernement Hollande-Ayrault. Un an après son élection, Hollande et son gouvernement sont profondément discrédités, et Valls est perçu par la presse et des sections de la bourgeoisie comme un potentiel premier ministre ou candidat PS pour les présidentielles de 2017.

    Le gouvernement PS est allé plus loin dans les attaques contre les acquis sociaux de la classe ouvrière et dans la politique interventionniste de la France que ce ne fut le cas sous le gouvernement de droite. En étroite collaboration avec les syndicats, Hollande et Ayrault ont négocié les accords de compétitivité, les fermetures d’usines, la réforme du marché du travail et maintenant la réforme des retraites. Le gouvernement PS mène une politique d’intervention militaire au Mali et soutien des préparatifs pour une intervention directe en Syrie.

    La politique actuelle du gouvernement, et celle d’un gouvernement sous la direction de Valls, établissent le racisme et les sentiments d’extrême-droite comme éléments dominants de la vie politique.

    Pour contrer la colère des travailleurs envers ses politiques antisociales, le PS s’appuie sur les mesures racistes et sécuritaires du prédécesseur de Hollande, Nicolas Sarkozy, afin de diviser la classe ouvrière sur des bases ethniques et religieuses. En tant que ministre de l’Intérieur, Valls s’applique à attaquer le droit démocratique des Roms à s’installer en France en les expulsant.

    Il y a quelques jours, dans la ville de Trappes, une femme portant un voile intégral a été arrêtée par la police pour qu’elle enlève son voile. Cette interpellation dégénéra à cause des provocations des agents de police, des émeutes éclatèrent devant le commissariat, exprimant la colère sociale profonde qui se développe. Cette opération musclée de la police renforce le climat sécuritaire et la propagande médiatique autour de Valls.

    Dernièrement Eugène Caselli, président PS de la communauté urbaine de Marseille a souhaité voir toute la ville de Marseille placée en zone de sécurité prioritaire, ce qui verrait le nombre de policiers s’accroitre considérablement, assiégeant la ville.

    La pseudo-gauche est également responsable de la montée des politiques sécuritaires du PS. Il est important de noter que 38 pourcent des sympathisants du Front de Gauche interrogés par Ifop soutiennent Valls comme premier ministre. Ils sont donc à l’écoute des discours sécuritaires et racistes du gouvernement.

    L’éditorial du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) intitulé « Valls, sarkozyste zélé » déclare : « Il sait [en parlant de Valls] que la politique d’austérité de son gouvernement génère l’insatisfaction et accumule les motifs de révolte. En alimentant les réactions hostiles face aux explosions de colère comme en se présentant en super flic, adepte de la violence d’Etat, Valls fait le lit du FN ».

    Cette mise en garde contre le danger d’une montée du FN est entièrement fausse et cynique. En fait, le NPA fait partie de l’ensemble des forces politiques qui favorisent la montée de l’extrême-droite, que seule une lutte politiquement indépendante de la classe ouvrière peut stopper.

    Le NPA savait lors de la présidentielle qu’une fois élu, un gouvernement PS appliquerait des mesures d’austérité, et qu’il mènerait les mêmes politiques sécuritaires et d’intervention militaire. En soutenant Hollande en mai 2012, le NPA a aidé à installer un gouvernement réactionnaire mené par le PS, dont la réaction pro-sécuritaire à son impopularité grandissante était entièrement prévisible.

  • Lettre ouverte à Christine Tasin.

    Madame Christine Tasin,
    J’ai 25 ans. J’ai été formé par le système éducatif du régime républicain dont vous vous faîtes la prêtresse. Je suis l’un de ces millions de jeunes français dressés à l’ombre de Rousseau, des sacro-saints « « Droits de l’homme » et de la laïcité autoritaire. Lorsque vous avez évoqué les Lumières, j’ai immédiatement pensé à ces œuvres de propagande officielle qui décoraient les cités mornes que mon bus scolaire traversait: de grandes sculptures futuristes rongées par la pluie, reprenant tout ce folklore qui vous fait tant plaisir ; « liberté », « laïcité », « égalité » etc… J’ai vu votre laïcité autoritaire à l’oeuvre, le 26 mai dernier, quand au nom de «l’Ordre Républicain », des policiers (des miliciens ?) frénétiques tabassaient des adolescentes de 17 ans, traînaient des prêtres au sol, piétinaient le drapeau tricolore et nous arrosaient de gaz lacrymogènes, nous qui voulions simplement nous rendre à l’assemblée nationale.

    Madame Tasin,
    Vous ne défendez pas la laïcité. Vous êtes simplement obsédée par l’Islam. Islamophobe ? Terme pleurnichard. Disons Islamo-centrée ou Islamo-peureuse. Vous reprochez à mi-mot à la Manif Pour Tous de s’occuper du mariage gay plutôt que de combattre l’Islam. L’Islam ! Toujours l’Islam ! Tout est de la faute de l’Islam. On en finit toujours par revenir à l’Islam. C’est une monomanie ! Pour avoir contesté votre point de vue, vos partisans me traiteront surement de « lèche-babouche » ou de « dhimmi », termes magiques utilisés par les islamo-peureux, comme les gauchistes traitant leurs opposants de « fachos » de manière pavlovienne.
    Non, madame Tasin, l’Islam n’est pas le « danger suprême » dans ce pays.
    C’est votre idée de la laïcité, ce fanatisme avoué, propulsé par un capitalisme érigé au rang d’idéologie qui coule la France, disloque notre société et détruit tous les repères culturels et traditionnels auxquels l’individu pouvait auparavant se raccrocher. Ce que vous appelez l’islamisation n’est qu’une conséquence d’une conséquence d’une conséquence…
    Conséquence de l’immigration massive, de ces 300 000 personnes (l’équivalent de la population de Rennes) que la Drouache libérale-mondialiste (L’UMPS au pouvoir depuis 50 ans) importe tous les ans en France, pour servir ses intérêts (baisse des salaires par pression). Conséquence de l’éradication méthodique de tout repère identitaire et culturel chez les français par cette même clique. Isolement social, faisant du français un être totalement désarmé face à cette oligarchie qui nous écrase. Vide identitaire provoquant des tentatives artificielles de « retour aux racines », tribalismes caricaturaux et ostentatoires, comme le Salafisme…
    Madame Tasin, comment s’étonner que les musulmans refusent l’intégration si tout ce que vous leur proposez comme modèle, c’est « Secret Story », la dissolution dans le melting-pot « républicain », et des transsexuels en porte-jarretelle brandissant des godemichés dans les rues ? Rappelons que vous avez soutenu le « mariage pour tous » et que vous vous en êtes même pris à « la manif pour tous », coupable d’avoir toléré quelques femmes voilées parmi ses presque trois millions de manifestants. Une pouffiasse peinturlurée au string apparent est elle moins dégradante pour l’image de la femme qu’une femme voilée? Vous signalez la trahison de tel ou tel maire accordant une subvention à la construction d’une mosquée dans sa commune, mais vous restez silencieuse sur le passage obligé de nos plus grands dirigeants chaque année au dîner du CRIF. Selon votre logique, le chandelier géant exposé sur les champs Elysée à l’occasion de Hannoukah est donc une intolérable atteinte à la laïcité. Pourquoi ne pas l’avoir dénoncé ? Pour faire un clin d’œil à l’un de vos articles, faudra-t-il interdire la bible ou y censurer tous les passages violents ? Et une fois la bible interdite, que faire de ces millions de catholiques ? Allons nous les enfermer dans une « Bande de Gaza » (ou sur les berges du Mont Saint-Michel)?
    Madame Tasin, votre idéologie, en vérité, est profondément antirépublicaine et anti-française.
    Antirépublicaine, car une laïcité efficace ne se devrait de n’être cantonnée qu’à l’Etat, pour que celui-ci arbitre de manière impartiale les questions d’ordre public. Antirépublicaine, car vous prétendez faire interdire purement et simplement religion particulière sur la seule base de votre obsession personnelle. Nationaliste et militant depuis mes 17 ans, j’ai assez vécu cette hypocrisie typique des parangons de la tolérance et de la liberté, qui voulaient nous empêcher de parler car les droits de l’homme ne pouvaient s’appliquer à d’affreux fascistes. Antirépublicaine, car votre idée de la « république » se révèle être au final ce totalitarisme aliénant contre lequel toute une jeunesse, tout un peuple, se bat actuellement, que ce soit en luttant contre le mariage gay, contre les délocalisations massives ou contre le traité d’austérité. Antifrançaise, car vous chantez sur le même air que les clowns subventionnés de Charlie Hebdo, grands conchieurs de la France, ou les délires illuminés et maçonniques d’un Jean-Luc Mélenchon.
    Cette « république » là, je me la coltine depuis ma naissance et je n’espère que sa disparition. Préférons-lui une idée Française esquissée par Bonaparte. Cette France de l’armée populaire, du souverainisme économique, du pacte social, des paysans et des travailleurs unis sous les drapeaux comme sous la croix. Une France au sein de laquelle l’Etat ne serait pas bâti contre la religion, mais ou la religion épaulerait l’Etat comme ciment social et moral. La Nation, en somme. Une nation qui ne tremblerait pas hystériquement devant un hidjab ou une barbe fleurie, parce qu’elle serait elle-même consciente et fière de son unité, de sa réalité, de sa cohésion et de sa force. Une nation qui ne se poserait pas la question de l’islam, car elle n’aurait pas de vide culturel à combler.

    Guillaume Lenormand  http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EFZVyFAuZZRBeJcVfb.shtml

  • Argent, privilèges : révélations sur le train de vie des députés (vidéo)

    Les députés touchent 23 600 € brut/mois, salaire et indemnités confondus.
      Àcela il faut encore ajouter la prise en charge intégrale des déplacements en train et taxi par l’Assemblée nationale.

    • Sommes en brut
    • Salaire : 7 100 € / mois
    • IRFM (loyer, réception, habillement, coiffeur) : 6 412 €/mois
    • Communications téléphoniques : 416 € max / mois
    • Rémunération des collaborateurs : 9 138 €/ mois
    • Déplacements en train et taxi pris en charge par l’Assemblée.

    L’IRFM coûte 45 millions par an aux Français. Elle permet également aux députés de financer un bien immobilier et d’en devenir propriétaire à la fin de leur mandat.

    http://www.fdesouche.com

  • Seule la Monarchie est "populaire" !

    Les “conquêtes” du Front populaire... Laissez nous rire ! Tout juste des mesures, certes pas toutes mauvaises, mais accordées par des démagogues aux abois à des semeurs de troubles beaucoup plus désireux d’’exploiter la misère ouvrière que de lui porter remède. En fait, plusieurs des lois votées en 1936-1937 auraient pu l’être depuis longtemps, si les débats n’avaient été bloqués par la gauche, et, bien souvent, le centre.
    À cela rien d’’étonnant pour quiconque fait remonter la question sociale à sa véritable origine, c’est-à-dire 1789. Il s’est agi cette année-là de conditionner les Français à être “libres”, libres non plus au rythme des vieilles libertés, naturelles, familiales, corporatives, provinciales, paroissiales, mais de la “Liberté” d’’hommes sans attaches et sans transcendance, réduits à l’état d’individus, libres de tout, même de mourir de faim. Cet individualisme forcené eut sa charte dans la Déclaration des droits de l’homme du 26 août 1789, au nom de laquelle furent votés, deux ans plus tard, le décret Allarde supprimant les corporations et jurandes, ainsi que les maîtrises, les octrois et les aides, et surtout ce monstre de sottise que fut, le 14 juin 1791, la loi Le Chapelier proclamant : « L’’anéantissement de toutes espèces de corporations de citoyens du même état ou profession étant l’’une des bases fondamentales de la Constitution française, il est défendu de les rétablir en fait sous quelque prétexte ou quelque forme que ce soit. » Donc interdiction aux citoyens de prendre délibérations ou conventions sur « leurs prétendus intérêts communs » (sic) lesquelles seraient « inconstitutionnelles, attentatoires à la Liberté et à la Déclaration des droits de l’’homme et de nul effet ».
    “Martyrologe ouvrier”
    De ce jour, l’’historien Jean Dumont a daté le commencement d’’un « martyrologe ouvrier ». Car la loi fut votée sur fond de répression de grèves d’ouvriers réclamant du pain ! Les décennies qui suivirent furent celles de la révolution industrielle : plus les patrons devenaient puissants, plus l’’ouvrier restait isolé. Le travail devint une marchandise dont le prix variait selon le mécanisme de la libre concurrence. Le règne absolu de Mammon… avec le retour à l’’esclavage : enfants de dix ans douze heures par jour à l’’usine, hommes et femmes trimant quatorze à seize heures par jour pour des salaires de misère, pas même de repos dominical, menace constante de chômage……Pratiquement personne dans le monde politique ni dans celui des affaires n’avait conscience de la cruauté d’’un tel sort. C’’était l’’avènement du libéralisme, cette philosophie issue des principes de 1789, fondée sur la raison individuelle divinisée, toute tournée vers l’’exaltation de l’’individu, considérant toute solidarité comme une contrainte, et professant que de la recherche par chacun de son bien particulier sortirait le bien général, comme si le “Progrès” faisait automatiquement concourir l’’addition des égoïsmes à l’’intérêt général.
    Dans ce monde soumis à la loi d’’airain, et, qui plus est, en train de se déchristianiser, apparut au XIXe siècle le socialisme, lequel n’’était qu’un avatar du libéralisme profitant de la destruction des sociétés concrètes pour préconiser l’’étatisme, la lutte des classes, et pour les plus “avancés”, l’’idée que seule la violence peut arracher aux patrons des concessions. Pour quiconque s’’enferme dans une telle optique, le Front populaire peut évidemment apparaître comme une victoire du “peuple”… Lequel déchanta bien vite !
    À la pointe du combat social
    Il serait temps de rendre justice à ceux qui, les premiers, voulurent briser cette spirale infernale, et à qui les classes laborieuses ne savent pas qu’’elles doivent beaucoup plus qu’’aux hommes de 1936. N’’oublions jamais que le premier grand texte social date du 20 avril 1865, deux ans avant le Capital de Karl Marx ; il émanait de l’’héritier des Capétiens, Henri V, Comte de Chambord, et, sous forme d’’une Lettre sur les Ouvriers, réclamait contre les nouveaux féodaux la reconstitution de corporations libres, sous l’’arbitrage d’’un État fort et indépendant. En somme, des organisations de métiers, au sein desquelles, dans la complémentarité des services, patrons et employés se rencontreraient pour résoudre, dans le souci du bien commun et sans tout attendre de l’’État, les questions relatives aux salaires, aux heures de travail, à l’’entraide, aux caisses de retraite, à l’’apprentissage, etc.
    Ces leçons réalistes, tirées de la grande tradition royale et chrétienne, ne furent hélas pas écoutées par ceux qui, contre pourtant une forte opposition de gauche, votèrent en 1884 la loi Waldeck Rousseau autorisant les syndicats, mais sans préciser si ceux-ci seraient verticaux, donc mixtes, ou horizontaux, purement ouvriers, additionnant des individualismes dans un esprit de lutte des classes. C’’est hélas ce mauvais esprit qui prévalut à une époque où, de toutes façons, les pères ou grands-pères des hommes de 36 se souciaient beaucoup plus de créer l’’école laïque pour apprendre au peuple à penser “républicain”, que d’’aider ce même peuple à vivre décemment dans ses familles, ses usines et ses ateliers.
    Toutefois, les grandes idées lancées par le comte de Chambord ne restèrent pas lettre morte, toute une cohorte de catholiques sociaux en était imprégnée : Frédéric Le Play, Maurice Maignen, Albert de Mun et surtout René de la Tour du Pin, marquis de La Charce, militèrent pendant des décennies pour un ordre social chrétien. Ils aidèrent largement le pape Léon XIII dans la préparation de son encyclique Rerum novarum (15 mai 1891) qui, juste un siècle après l’’ignoble loi Le Chapelier, dénonçait la « misère imméritée » et rappelait aux États leur devoir de laisser se constituer des organisations professionnelles.
    Pionniers des lois sociales
    L’’action des catholiques sociaux, presque tous royalistes, connut aussi une réelle efficacité au Parlement, et ce, dès le début du XIXe siècle. Le 22 décembre 1840, Alban de Villeneuve Bargemon, alors député du Nord, demandait de ramener la journée de travail de 15 à 12 heures, proposait un repas au milieu de la journée, et réclamait un jour de repos par semaine. Il fallut attendre 1848 pour que ses propositions aboutissent.
    En 1872, tous les élus monarchistes soutinrent une proposition de loi d’’Ambroise Joubert interdisant d’’employer des enfants de moins de 10 ans et de faire travailler la journée entière des enfants de moins de 13 ans. La gauche y fit échec.
    La même année, le baron Chaurand, député de l’’Ardèche, déposait une proposition de loi sur le repos dominical. Projet refusé, les “modérés” s’’étant courageusement abstenus.
    Quant à Albert de Mun, il multiplia entre 1886 et 1891 les propositions de loi réduisant le temps de travail des enfants et des femmes. Il scandalisa ses collègues en préconisant dès 1890 la journée de 8 heures ! Ses propositions sur la suppression, par exemple, du travail de nuit pour les femmes et les enfants n’’aboutirent qu’’après 1900.
    Il faut encore dire que c’’est à la droite catholique et monarchiste qu’’on doit les premières lois sur les logements insalubres (22 avril 1850), sur les caisses de retraite (18 juin 1850), sur les sociétés de secours mutuels (15 juillet 1850), sur les accidents du travail (1898), sur les retraites ouvrières (1902)… Citons aussi Léon Harmel qui prit la première initiative de salaire familial (1891) dans son usine de Val des Bois, suivi en 1910 par les Michelin à Clermont Ferrand. Émile de Romanet, à Grenoble, entre 1917 et 1920, alla plus loin : il mit au point avec d’’autres patrons le système des caisses de compensation, premier exemple d’’allocations familiales, suivi en 1921 par Charles de Montgolfier dans ses papeteries d’’Annonay. Il fallut attendre 1932 pour que le système fût appliqué à tous les salariés.
    En 1930, six ans avant le Front populaire, Xavier Vallat, député de l’’Ardèche, s’’acharnait à faire passer dans la loi sur les assurances sociales en discussion l’’idée que le travailleur doit se préoccuper de l’’avenir des siens, donc avoir l’’esprit d’’économie et la volonté d’’épargne, et se créer un patrimoine. Son contre-projet fut repoussé, mais en dépit de son caractère individualiste, la loi fut votée contre l’’opposition d’’une grande partie du patronat, de l’’extrême gauche, et de la CGT !
    Qu’’en conclure, sinon que comme apôtres du combat social, les bavards du Front populaire font bien pâle figure, et même une inquiétante figure, comparés aux Français fidèles aux grandes traditions capétiennes.
    Michel Fromentoux L’’Action Française 2000 du 18 au 31 mai 2006
    * Lire :
    - Xavier Vallat : La Croix, les Lys et la peine des Hommes, Éditions Ulysse, Bordeaux, 1982.
    - Antoine Murat : Le catholicisme social en France, Éditions Ulysse, 1980.

  • Le nationalisme, un socialisme organique.

    Le nationalisme, un socialisme organique. Considérons que le National-communisme et l'ultranationalisme comme les deux extrémités (gauche et droite) d'un même camp, le camp révolutionnaire, le camp de la résistance au mondialisme. Le camp de l'ordre naturel, au final.

    Là ou le national-communisme, au travers ses multiples avatars, théorise de manière factuelle son socialisme (qu'il soit collectiviste, étatique, localiste ou hybride), à la manière des marxistes-léninistes, on reproche souvent aux nationalistes ""orthodoxes"" de ne pas avoir de notions de socialisme et de n'être attachés qu'à une dimension romantique et abstraite de la communauté. Une communauté qui serait définie par l'identité plutôt que par son organisation économique.

    Il est vrai qu'aujourd'hui en France, la majorité des nationalistes ne se posent pas la question de l'économie et du socialisme. Ils restent dans une définition culturelle et territoriale, qui n'est pas suffisante en elle-même (mais qui n'est pas non plus facultative et dispensable comme l'estiment les marxistes purs et les "gauchistes"). Ce défaut n'incrimine pas pour autant la doctrine nationaliste (au sens de Barrès) mais plutôt le milieu nationaliste, au travers d'organisations comme l'Oeuvre Française ou encore les Jeunesses Nationalistes.

    Si ces groupes ont certes très bien définis ce qu'était l'identité française charnelle, il leur manque une réflexion d'ordre social et économique. Celle-ci leur répugne de par leur matérialisme. De l'autre côté, la solution pour les ultranationalistes ne consiste pas à faire un ""collage"" maladroit d'idées ""de gauche" sur un canevas ""de droite"" (selon l'observation de notre camarade Sébastien Derouen). C'est même là l'erreur à éviter.

    Les ultranationalistes (ou nationalistes intégraux) se revendiquent d'une doctrine qui, peut-être même malgré elle, véhicule la base du socialisme: c'est à dire l'appartenance à une communauté définie et charnelle. Donc un socialisme "instinctif" et ""naturel"". Un socialisme abstrait, propre à la définition du nationalisme (qu'il soit Maurassien ou Barrèsien). Une telle pensée sociale, propre au nationalisme et même inséparable de celui-ci mériterait un travail de théorisation et d'exploration intellectuelle à part entière. Malheureusement depuis Sorel, peu de théoriciens se sont penchés sur la question.

    La pensée sociale charnelle et naturelle du nationalisme pouvant se résumer à la maxime:

    ""Une place pour chacun, chacun à sa place."""
    Guillaume Lenormand http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EFZyuEFVFVkinYKcOX.shtml

  • Invalides, le 26 mai, des CRS : « Allez ! Un blessé les gars ! C’est bon ça ! »

    A 19 secondes

  • Qui est Frédéric Haziza ?

    Haziza : victime ou porte-flingue ?

    Depuis la fin de l’année 2012, Frédéric Haziza est en guerre ouverte contre Alain Soral. Tout a commencé lorsque ce dernier, par la voix de son attaché de presse, a demandé une invitation sur LCP dans le cadre de la sortie de son dernier ouvrage, Chroniques d’avant guerre. Frédéric Haziza adresse alors un courrier :

    « Je suis tout à fait ouvert au débat et à la confrontation d’idées. Avec un seul bémol : l’impossibilité pour moi d’offrir quelque tribune que ce soit à ceux qui véhiculent d’une manière ou d’une autre des messages de haine, de violence, de racisme ou d’antisémitisme. Le problème c’est que la pseudo-littérature d’Alain Soral est tout cela à la fois. Il me semble en outre très difficile d’inviter un antisémite sur le plateau de mon émission, en souvenir de mon grand-père assassiné à Auschwitz par ceux qui à l’époque propageaient la même idéologie que ce monsieur. »

    Le message sera diffusé sur le site de l’organisation d’Alain Soral, Égalité & Réconciliation, le 25 novembre 2012. Dans une vidéo publiée le 12 décembre 2012, Alain Soral qualifie Haziza d’« escroc à la Shoah », mettant en doute l’assassinat du grand-père de Frédéric Haziza compte tenu de l’origine algérienne de ce dernier. Le 17 décembre 2012 Frédéric Haziza exige par la voix de son avocat la suppression des commentaires postés sur le site quant à deux articles le concernant. Ainsi la police judiciaire demandera-t-elle le 19 juin 2013 à Égalité & Réconciliation de fournir les adresses IP des auteurs des commentaires, ce que l’association ne pourra faire, ne gardant les adresses IP des commentateurs que pour une durée de quatre mois.

    Fin janvier, Frédéric Haziza a porté plainte contre X pour injure publique à caractère racial et a reçu les soutiens publics de la LDJ (23/01/2013) et du vice-président du FN Louis Aliot :

    « Alain Soral n’est plus du tout proche de nous. Je suis d’ailleurs en procès avec lui. Il est à la tête d’une secte. »
    (Journal du dimanche du 27/01/2013)

    Le 25 juillet 2013, dans le contexte de dissolutions successives de groupes nationalistes (JNR, Troisième voie, Jeunesses nationalistes, œuvre Française), Haziza se fend d’un tweet pour le moins explicite :

    Par ailleurs, une pétition a été lancée sur Change.org le 31 juillet, demandant qu’Haziza soit renvoyé de LCP :

    « Pour son incompétence, son tribalisme, sa partialité, sa totale agressivité et ses multiples provocations contre ceux qui ne sont pas d’accord avec lui sur le plateau de son émission sur LCP ainsi que sur Twitter. »

    Averti le jour même, Frédéric Haziza n’hésite pas, à tort, à attribuer la pétition à Serge Ayoub :

    Serge Ayoub avait en effet relayé la pétition mais n’en était en aucun cas à l’origine. Attaqué, il questionne l’intéressé :

    La réponse de Haziza, tout en modération, ne se fait pas attendre :

    Insolent, Serge Ayoub s’exprimait en effet avec Dieudonné et revenait sur « l’affaire Méric », dans une vidéo diffusée la veille sur Youtube. Le 1er août, Égalité & Réconciliation relaye à son tour la pétition. Rapidement, tout s’emballe. L’ensemble de la classe politique apporte son soutien à Frédéric Haziza via Twitter entre le 31 juillet et le 1er août 2013.

    On compte parmi les soutiens, pêle-mêle : Claude Bartolone, Jean-François Copé, Harlem Désir, Xavier Bertrand, Bruno Le Roux, Patrick Devedjian, Jean Luc Romero, François Rebsamen, David Assouline, Denis Beaupin, Anne Hidalgo, Jean-Luc Melenchon, François de Rugy, Jean-Christophe Cambadélis, Frédéric Lefebvre, Yves Jego, Cécile Duflot, Aurélie Filippetti… Sous la pression, Change.org retire la pétition alors qu’elle avait reçu quelques 1685 signatures en moins de 48 h.

    Le Premier ministre en personne enverra même un texto de soutien à Frédéric Haziza : « Ayez confiance, vous avez beaucoup de gens qui comme moi ne transigeront pas avec ces gens-là » (lesechos.fr, 04/08/2013). « L’affaire Haziza » est devenue une affaire d’État.

    Le 7 août 2013, Le Canard Enchaîné questionne :

    « Comment des vidéos nauséabondes et délirantes, accompagnées de centaines de commentaires qui le sont encore plus, peuvent-elles s’étaler pendant des mois sur la Toile sans que ni la police ni la justice s’en émeuvent ? »

    Bernard-Henri Lévy intervient à son tour :

    « Faut-il fermer ces sites qui, même intellectuellement indigents, énoncent ou relaient le pire ? Faut-il les contraindre à respecter la loi qui, en République, proscrit, comme chacun sait, la libre expression de l’antisémitisme et l’incitation à la haine raciale ? Ou faut-il exiger des agrégateurs de contenus et autres réseaux sociaux dont les robots ramassent indistinctement un éditorial du Monde et une élucubration sur les “escrocs à la Shoah”, qu’ils fassent eux-mêmes la différence entre opinion et appel au meurtre ? [ …] La question, désormais, est posée. Et il faudra bien que l’opinion éclairée d’abord, puis les pouvoirs publics et les tribunaux, y apportent une réponse claire. »
    (Le Point du 08/08/2013).

    La chasse aux sorcières est désormais ouverte sans que ni la grande presse ni la classe politique ne tiennent compte de la véracité des griefs adressés à Frédéric Haziza par les auteurs de la pétition annulée et par Alain Soral. Répondons à la question qu’il ne faut pas se poser : qui est Frédéric Haziza ? Est-il vraiment la « bête noire de la Fachosphère » victime d’un « délire antisémite » ?

    Frédéric Haziza, un journaliste communautaire

    Frédéric Haziza est né le 6 décembre 1960 à Marnia (Algérie française, aujourd’hui Maghnia), où son père, Isaac Haziza, était instituteur. En décembre 2012, la visite de François Hollande en Algérie sera pour Frédéric Haziza l’occasion d’un pèlerinage. En effet, avec l’aide du conseiller à l’Élysée Faouzi Lamdaoui, et des autorités algériennes (Le Journal du dimanche du 23/12/2012), il retournera dans son village natal et se verra remettre, par le directeur de l’école du Matemore, le registre d’appel de l’année 1960-1961 signé de la main de son père, qui y officia pendant trois ans, avant le départ contraint de sa famille pour la métropole.

    Après des études d’ingénieur, vraisemblablement à l’ESI-SUPINFO, Frédéric Haziza s’oriente vers le journalisme communautaire et entre à Radio J (1986). Il y gravira rapidement les échelons pour devenir un incontournable de la station présidée par Serge Hajdenberg (frère de l’ancien président du CRIF Henri Hajdenberg). Il a créé et anime l’émission politique Le Forum Radio J (depuis 1988), et est devenu chef du service politique de l’antenne (2001). Wikipédia explique que Radio J « est la plus matinale des 4 [radios de la fréquence NDR], ses programmes débutent très tôt. C’est la plus traditionnelle, et l’on peut encore y entendre parler yiddish, ainsi que de la musique klezmer, de vieilles ballades et des chansons folkloriques traditionnelles. Elle diffuse également des informations communautaires et israéliennes, et des chroniques religieuses et culturelles. Elle est plutôt à droite et religieuse. »

    Radio J et le Front national

    C’est en tant que journaliste à Radio J que Frédéric Haziza est présent, par exemple, en 1992, à la conférence « Assumer le passé pour porter l’avenir » organisée par le B’nai B’rith en l’Hôtel de Lassay, résidence du président de l’Assemblée nationale de l’époque, Henri Emmanuelli (Emmanuel Ratier, Mystères et secrets du B’nai B’rith).

    Toujours en tant que journaliste à Radio J, il est accrédité pour une conférence de presse de Jean-Marie Le Pen en mai 1997. Pressant, il questionne le président du FN sur ses propos tenus sur RTL le 13 septembre 1987. Un garde du corps de Le Pen aurait alors mimé un sourire kabyle en le regardant. Haziza s’explique dans France Soir du 21 mai 1997. Il raconte la réaction de ses confrères journalistes : « Certains m’ont dit : “Il ne faut pas être arrogant comme cela” […] Un autre a lancé : “Vous nous empêchez de travailler.” » À la question « Mais est-ce que d’autres vous ont soutenu ? », Haziza reconnaît : « Bof, bof… pas vraiment, non. Ils s’en sont pris à nous, pas à eux », précisant : « On se dit que Le Pen est un homme politique comme un autre. Mais nous, à Radio J, nous pensons qu’il ne faut pas agir avec lui comme avec les autres. […] Il ne faut pas faire comme en 1933, il faut agir avant qu’il ne soit trop tard, ne pas laisser faire. »

    Pourtant, le 13 mars 2011, Marine Le Pen est programmée sur le forum politique Radio J, avant d’être désinvitée suite à un véritable imbroglio. En effet Serge Hajdenberg explique sur Radio J le 9 mars :

    « J’ai entendu les protestations des auditeurs. […] J’ai aussi appris via Facebook qu’un appel à manifester devant l’immeuble de notre radio avait été lancé pour dimanche. […] J’ai donc estimé qu’il valait mieux tout annuler. »
    (Rapporté par Actualité juive du 17/03/2011.)

    Ce même Serge Hajdenberg qui expliquera à Guysen.com :

    « Nous n’avons pas lancé d’invitation à Marine Le Pen. C’est elle qui, dans le cadre de la loi sur l’audiovisuel, dans le contrat signé avec le CSA, a demandé à participer. Nous sommes dans une période électorale qui impose un temps de parole égal aux candidats. Ce n’est pas notre initiative, en aucun cas. »

    Or Radio J n’était pas à l’époque dans la liste des médias soumis à la surveillance du CSA, comme le fit remarquer fort justement Guysen.com. Finalement il s’avérera que Frédéric Haziza était à l’initiative de l’invitation, selon à la fois Alain Vizier, directeur de la communication de Marine Le Pen, et Michel Zerbib, directeur de l’information sur Radio J : « Au niveau interne, une seule personne seulement tenait à ce que l’on reçoive Marine Le Pen, les autres étaient contre » (Actualité juive du 17 mars 2011), Haziza en l’occurrence, qui expliquera :

    « Je comprends le tollé et l’émoi de la communauté juive. Je rappelle toutefois que je souhaitais juste faire mon travail de journaliste et mon intention n’était absolument pas de lui servir la soupe. En outre, je me demande aussi si cette intolérance que nous reprochons à Marine Le Pen et à son parti, nous n’en faisons pas preuve nous-mêmes. »
    (Idem.)

    Sur les raisons de l’annulation, il expliquera en balbutiant au micro de Pascale Clark : « C’est les auditeurs qui ont téléphoné […] Les auditeurs de Radio J ont eu un réflexe républicain », précisant avoir reçu des « pressions très fortes d’organisation juives » (France Inter, le 10/03/2011). En effet, Richard Prasquier (alors président du CRIF) avait jugé cette invitation « irresponsable », mais la raison profonde et véritable de ce revirement ne sera connue que plus tard, quand Frédéric Haziza racontera :

    « À une heure du matin, je reçois un coup de fil de Bernard-Henri Lévy qui me dit : “À votre place je ne le ferais pas, c’est une faute politique.” »
    (« La face cachée du nouveau Front », diffusé le 18 décembre 2011 sur Canal+)

    Frédéric Haziza, un militant sioniste actif…

    Actif au sein de la communauté juive, Frédéric Haziza est, en novembre 2007, avec l’Union des patrons juifs de France (présidée par Claude Barouch), à l’initiative du voyage en Israël de dix députés du groupe d’amitié France-Israël du parlement (présidé par Claude Goasguen), accompagné par Raoul Gozhlan (CRIF) et Joël Mergui (président du consistoire de Paris). Au programme du déplacement : de nombreux entretiens, notamment avec Shimon Peres et Ehoud Olmert. Pour clôturer l’opération, un film sur ce voyage sera diffusé devant plus de 240 invités, le 30 janvier 2008 à la soirée de l’Union des patrons juifs de France qui se déroule à la mairie du XVIème arrondissement.

    Mais ses relations avec certaines franges de la communauté juive n’ont apparemment pas toujours été de tout repos. En avril 2008, il a déposé une plainte après avoir reçu des menaces par mail suite à une tribune parue dans Libération du 3 avril 2008 dans laquelle il demandait la dissolution de la Ligue de défense juive (LDJ) « comme c’est le cas pour toutes les organisations dangereuses d’extrême droite ». Il s’indignait en fait qu’une dizaine de militants aient accueilli Shimon Peres aux cris de « traître » le 13 mars 2008 à Paris, lors d’une soirée offerte par le CRIF en l’honneur du président israélien. Haziza critiquait également « l’illusion » du « Grand Israël », mais enjoignait surtout les Français juifs à soutenir Israël : « Quand le Premier ministre israélien s’apprête à prendre des décisions difficiles pour l’avenir de son pays, le rôle de la communauté juive de France n’est-il pas de le soutenir, de faire bloc derrière lui ? », assumant à l’antenne de Radio J : « Dans ma carrière de journaliste, j’ai toujours défendu Israël, je me suis toujours attaqué aux islamistes (...) On ne peut pas me reprocher d’être anti-israélien, d’être antisioniste ou je ne sais quoi. Je me suis toujours attaqué aux organisations extrémistes palestiniennes ou organisations d’extrême droite françaises. »

    … journaliste au Canard enchaîné

    Dans les médias grand public, outre quelques ouvrages inoubliables tel que Le Roman de la présidentielle (Plon, 2001), Chirac ou La victoire en pleurant (Ramsay, 2002), et un livre d’entretiens avec la sénatrice socialiste de Paris Marie-Noëlle Lienemann, Ma part d’inventaire (Le Grand livre du mois, 2002), Frédéric Haziza est journaliste au Canard enchaîné. Dans Le Vrai Canard (2008) Karl Laske et Laurent Valdiguié racontent :

    « Si son nom est prononcé, c’est que Brice Hortefeux est effectivement une “source” de première importance pour le Canard enchaîné. Le copain d’enfance du président, devenu ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale, s’est rapproché du journaliste Frédéric Haziza, l’un des pigistes de “La Mare aux Canards”. Ces contacts sont devenus notoires parmi les journalistes après qu’Hortefeux a fait un bon mot au sujet d’Haziza lors d’un déplacement en province : “J’ai décidé de demander un pourcentage à Haziza pour tous les échos que je lui file.” […] Mais Frédéric Haziza est l’un des très discrets chasseurs de la page 2. Et il est assez proche d’Hortefeux. “Une fois sur deux, quand mon portable sonne, c’est Haziza”, a confié le ministre à un journaliste politique. […] C’est le “loup blanc” assure un pigiste. À telle enseigne qu’on lui a attribué, en interne, la paternité de l’affaire Gaymard, mais par un autre canal sarkozyste, celui d’un ancien conseiller de Patrick Devedjian. »

    Les caprices de Frédéric Haziza

    Frédéric Haziza est également membre de l’Association de la presse présidentielle. En mars 1996, il fait un scandale après que sa demande d’accompagnement de la visite présidentielle au Liban fut refusée. Le Canard enchaîné du 27 mars 1996 explique :

    « Un des assistants le rappelle et justifie ainsi la position de l’Élysée : “Il a été convenu dès le départ avec l’ambassade du Liban que les journalistes accompagnant le président ne devaient pas avoir de visa israélien sur leur passeport […] Vous n’avez qu’à produire un passeport sans visa israélien et vous pourrez accompagner le président.” »

    Ce que Haziza refusera, précisant à Actualité juive du 25 mars 1996 qu’en aucun cas il ne se ferait « établir un nouveau passeport pour pouvoir suivre Jacques Chirac dans son déplacement », Actualité juive interprétant ce refus de se plier à une norme administrative comme « une interdiction par l’Élysée d’exercer son métier », précisant que Frédéric Haziza avait pu accompagner François Mitterrand en Jordanie en 1992 alors que son passeport comportait déjà des visas israéliens.

    Depuis 2003, il est animateur dans les émissions Questions d’info (partenariat avec France-Info, Le Monde et l’AFP) et Parlons-en (partenariat avec Le JDD) sur La Chaîne parlementaire (LCP). Lors de la réception de Jacques Cheminade dans Questions d’info en mars 2012 dans le cadre de la campagne de l’élection présidentielle, il se montrera particulièrement odieux avec ce « petit candidat » :

    « Vous ne représentez pas grand-chose […].

    Est-ce qu’il n’aurait pas acheté des parrainages, M. Cheminade ? […]

    La tradition des Rothschild, je vois pas ce que vous voulez dire […].

    Avec le nez crochu, c’est ça ? […]

    Les banquiers juifs ? »

    Suite aux protestations de téléspectateurs, LCP porte plainte contre le caractère injurieux de certains commentaires, Frédéric Haziza espérant que les auteurs des messages insultants soient identifiés grâce à leurs adresses IP (lefigaro.fr, 24/03/2012).

    À l’occasion d’un déplacement du Premier ministre Jean-Marc Ayrault à Lyon le 21 juin 2013, il adresse un doigt d’honneur à des manifestants rassemblés pour protester contre le projet de loi sur le mariage homosexuel, tout en les filmant avec son téléphone portable.

    Très présent sur le réseau social Twitter, il poste, à l’annonce de la mort d’Hugo Chavez : 

    Sur Twitter toujours, il se joint à Patrick Cohen suite à la polémique déclenchée sur le plateau de l’émission C’est à vous, où ce dernier avait reproché à Frédéric Taddeï de recevoir des « cerveaux malades » (Alain Soral, Tarik Ramadan, Dieudonné et Marc-Édouard Nabe) (France 5, 12/03/2013) :

    Dans la foulée, il sera qualifié de « rabbin du PAF » par Riposte laïque (Alain Charrier, 17/03/2013).

    Cet article a été écrit en exclusivité pour Égalité & Réconciliation par la revue Faits & Documents d’Emmanuel Ratier.

    http://www.egaliteetreconciliation.fr