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France et politique française - Page 4782

  • « Faux », « escroquerie » et « blanchiment » : l’affaire Thomas Fabius commence…

    PARIS (NOVOpress) – Comment un homme de 31 ans n’étant pas assujetti à l’impôt sur le revenu peut-il s’offrir un appartement parisien de plus de 7 millions d’euros ? Voici la question que se pose le parquet de Paris. Il vient d’ouvrir une enquête pour « faux », « escroquerie » et « blanchiment », visant Thomas Fabius. Les enquêteurs ont découvert que le fils du ministre des Affaires étrangères a acheté, en juin 2012, un somptueux appartement de plus de 280 m² à St-Germain-des-Prés (Paris, VIème arrondissement) pour 7,5 millions d’euros. Transaction d’autant plus suspecte que Thomas Fabius ne paie donc pas d’impôt sur le revenu en France

     

    D’où venaient les 3,4 millions d’euros d’apport ? Comment a-t-il obtenu un prêt pour le reste de la somme, alors que son père, Laurent Fabius, a assuré que son fils « n’a bénéficié d’aucune dotation ou héritage familial ? » Autant de questions que se pose la justice. Ce n’est pas la première fois que le fils de Laurent Fabius trempe dans des histoires d’argent. Il a été condamné en 2011 à 15 000 euros d’amende pour « abus de confiance ». Deux personnes l’accusaient d’avoir fait disparaître des sommes d’argent destinées à lancer une nouvelle forme de carte à puce. Ses accusateurs le soupçonnent alors d’avoir « réglé des dépenses de casino » avec l’argent détourné. Dans une autre affaire, le fils du ministre des Affaires étrangères est visé pour « tentative d’escroquerie et faux ». Il est soupçonné d’avoir laissé une fausse montre de valeur en gage à un casino marocain, fin 2011…

    http://fr.novopress.info/

  • Michel Drac invité de l'Action Française - Le Peuple de France face au Chaos à venir

  • La culture pour les « cons »?

    C’est grand c’est beau, c’est généreux la France…  quand elle est sous a coupe de partis atlantistes communiant dans l’idéologie de l’empire du bien et  des droits de l’homme à géométrie variable. Si Paris n’a pas bougé le petit doigt pour s’indigner du sort réservé par le  Maître américain à Julian Assange,  ou n’a pas osé proposer l’asile politique au repenti Edward Snowden, le statut de réfugié politique  vient  d’être  accordé à une militante du groupuscule extrémiste et subversif Femen, désormais basé à Paris. En l’occurrence à l’ukrainienne  Inna Shevchenko. Le Monde rapporte qu’elle le mérite amplement puisque « La jeune femme de 23 ans était arrivée en août 2012 avec un visa de touriste. Elle avait fui l’Ukraine après avoir scié, quelques jours plus tôt, une croix orthodoxe, en soutien aux Pussy Riot, ces musiciennes (sic)  russes arrêtées pour avoir organisé une prière punk ( gueuler des insanités, NDLR) dans la cathédrale du Christ Saint-Sauveur à Moscou. » Bref, constate une nouvelle fois Bruno Gollnisch,  Tant que ce sont  des  Russes patriotes et  orthodoxes qui sont insultés dans leur foi et que ce   n’est  pas une mosquée ou une synagogue qui est attaquée ou profanée, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes !

    Meilleur des mondes que les jeunes français qui viennent de conclure le rite de passage vers le monde adulte  qu’est devenu dans l’inconscient collectif le  baccalauréat sont ils en mesure de comprendre et d’appréhender ? En tout cas, à entendre le satisfecit du gouvernement sur les résultats du bac 2013, il est loisible d’en douter.

    Selon les derniers résultats  publiés par le ministère de l’Education nationale,  le  taux de réussite est en hausse  de 2,4 points par rapport à 2012 pour se hisser à  86,8%. Heureuse époque ou le souhait socialiste formulé  il y a près de  vingt-cinq ans  ans et repris par la droite libérale  de porter le nombre des bacheliers à  80% d’une classe d’âge  a été pulvérisé. Enfin une promesse tenue ! Mieux encore, toutes sections confondues  50% des nouveaux bacheliers  obtiennent la mention « Bien » (il faut au moins 14 de moyenne), tandis que les  les mentions « très bien » (plus de 16 de moyenne) progressent aussi de manière très  significative.

     A bien y regarder et comme le rapporte très justement Le bulletin d’André Noël, « plus le niveau des élèves baisse, plus le nombre des bacheliers augmente. Selon les dernières enquêtes, entre 2000 et 2009, pour la compréhension de l’écrit, la France est passée du 10ème rang sur 27 pays au 17ème sur 33 pays, et la proportion d’élèves qui ne maîtrise pas cette compétence est passée de 15,2% à 19,7%. Après quatre d’années d’école (du CP au CM1) en lecture, la France se place entre le 14e et le 19e rang sur 21 pays européens. Un élève sur trois est faible en orthographe, contre un sur quatre 10 ans plus tôt (…) En dix ans, la France, malgré ses crédits massifs dans l’éducation, ses effectifs de professeurs pléthoriques, n’a cessé de perdre du terrain (…). «

    « La vérité que chacun connaît est celle-ci : les élèves ne se hissent pas au niveau du bac, c’est celui-là qui, chaque année descend un peu plus à leur étiage ; nous avons ainsi fabriqué des ignorants – si ce n’est des analphabètes – diplômés de l’enseignement supérieur (le bac étant – faut-il le rappeler – le premier grade universitaire.) Les professeurs reçoivent des consignes pour noter, non pas avec indulgence, mais avec laxisme. Ils ne doivent pas tenir compte des fautes d’orthographe ou de grammaire (…). »

    Et de poser la vraie question tout en formulant un constat que le professeur Bruno Gollnisch fit en son temps :  «Mais à quoi sert de donner à tout le monde un parchemin qui ne sert plus à rien, sauf à entrer à l’Université où, dès la première année, 50% des étudiants échouent ? Car la sélection qui ne se fait pas dans l’enseignement secondaire s’opère à l’université et surtout, quand il faut chercher du travail. Les employeurs jugent un candidat à son CV et à son… orthographe, c’est ainsi. Nous ne serions pas étonnés si les socialistes déclaraient un jour discriminatoire  de faire du français et de l’orthographe un critère de recrutement. »

    « Le diplôme permet à ceux qui sont de condition modeste de trouver un emploi. Ceux qui, par leur famille, ont des relations leur mettant le pied à l’étrier ont moins besoin d’un diplôme. En dévalorisant le bac, on porte un mauvais coup aux jeunes issus de  milieux défavorisés  que l’on prétendait pourtant vouloir favoriser. »

    Cette illustration de la duplicité socialiste à laquelle comme d’habitude  la droite chiraco-sarkozyste une fois au pouvoir a emboîté  le pas, n’empêche pas (bien au contraire)  la gauche, forcement intelligente, de se vautrer dans le mépris de caste.  

    Sur le site  Atlantico, le blogueur et porte-parole de Debout la République, Laurent Pinsolle,  l’a fort  bien  analysé en commentant la déclaration du ministre de la culture, Aurélie Filipetti,  qui  affirmait  le 7 juillet que « la lutte contre le Front National passe beaucoup par le terrain culturel ».

    Il relève  que  les propos de Mme Filipetti « sous-entendent qu’en améliorant le niveau culturel de la population, alors, le vote FN reculerait », sachant qu’ « une grande partie de la gauche juge que le fait de voter Front National serait uniquement un vote de révolte non éclairé contre la crise et le système »,  que  le vote national « est inversement proportionnel au niveau d’éducation. »

     « En creux, on retrouve le raisonnement répété par une partie de la gauche (et parfois de la droite), à savoir que c’est un manque d’intelligence qui expliquerait le vote pour l’extrême-droite. Ce raisonnement élitiste est proprement stupéfiant de la part d’une gauche qui a longtemps représenté les classes populaires. Ce faisant, elle adopte un raisonnement très aristocratique, pour ne pas dire censitaire, selon lequel les classes populaires ne seraient pas à même de prendre des décisions sensées et cèderaient forcément aux pulsions volontiers xénophobes et nationalistes des démagogues (…). »

     « Il y a au PS un profond mépris de classe qui s’illustre dans les propositions stratégiques de Terra Nova, favorable à l’abandon des classes populaires pour se tourner vers une alliance des classes intellectuelles protégées et des minorités. L’aboutissement de ce mépris volontiers xénophobe des classes populaires se retrouve dans les propos de Sophia Aram quand elle avait traité les électeurs du FN de cons » poursuit M.  Pinsolle.

    Cons les électeurs du FN ? Ils  le seraient plutôt moins que leurs contemporains  -peu nombreux certes-  qui vont voir les calamiteux spectacles de Mme Aram pour essayer (vainement) de se dérouiller les zygomatiques et  que le servie public  va imposer sur une de ses chaînes…

    Cons les frontistes ?  Pas plus que les (très rares) acheteurs   du   livre érotique  bien  médiocre commis par Mme Filipetti  « Un homme dans ma poche » dont un passage « gratiné »   fait le bonheur des journalistes.

    Bas de plafond, les électeurs de Marine Le Pen ? Pas  davantage  que le prédécesseur de Mme Filipetti dans ce ministère,  Frédéric Mitterrand,  qui  a dénoncé son  sectarisme et la chasse aux sorcières à laquelle elle se livre.

    Imbéciles les   nationaux ? Ils comprennent en tout cas   l’indignation  de    Ségolène Royal affirmant que Mme Filipetti aurait    cédé à la «pression des producteurs» en faisant  déclasser le film Only God Forgives  d’une interdiction aux moins de seize ans aux moins de douze ans.

    Si la droite nationale n’a pas à rougir de  la magnifique  contribution au génie français  des artistes, écrivains, penseurs et philosophes se rattachant à sa vision du monde (le compagnon de Mme Filipetti, Frédéric de Saint-Cernin, pourrait lui fournir une liste de ses lectures de jeunesse ?),  nous  savons  aussi que  la culture pour  les démagogues  socialistes ne rime pas toujours (pas souvent) avec la promotion du beau du bien et du vrai  qui sont le socle  de notre civilisation européenne.

    Ce vocable  de culture recouvre chez les petits marquis de la gauche institutionnelle depuis Jack Lang,   un large spectre dans lequel on trouve aussi les  fumisteries et autres croutes sordides  des petits copains subventionnés    de l’art contemporain, les tags,  le hip-hop, l’exaltation du tout vaut tout, de la laideur matérielle ou des sentiments.

    C’est plutôt à l’honneur du peuple Français de s’en détourner, même si ceux qui tiennent les manettes de notre société du spectacle ne ménagent pas leurs efforts pour occuper le temps de cerveau disponible avec  une camelote débilitante et proprement  subversive, habillée sous  le vocable de « divertissements » ou de « biens culturels »…

    http://www.gollnisch.com

  • Jacques Bompard dénonce la dérive policière du gouvernement

    Communiqué du député Jacques Bompard :

    "Jacques Bompard est venu aujourd’hui soutenir les Veilleurs debout présents autour de l’Assemblée nationale pour défendre l’embryon avant le vote de la loi. Pendant qu’il était dans l’hémicycle, de nombreux veilleurs debout ont été regroupés et emmenés de force sur la place Edouard Herriot par la police. Vers 19 heures, le collaborateur de Jacques Bompard quitte son bureau à l’Assemblée nationale pour se rendre à la brasserie Le Bourbon, toute proche. Il est alors interpellé par les troupes de Manuel Valls au motif ubuesque « qu’il avait été aperçu dans l’après-midi en train de discuter avec des veilleurs ».

    Son collaborateur retenu arbitrairement pendant plus d’une heure, Jacques Bompard a dû intervenir et négocier avec le commissaire de police pour le faire libérer.

    Jacques Bompard dénonce une nouvelle fois la dérive autoritaire et policière du gouvernement socialiste. Cette sévérité exagérée ne s’applique que contre les défenseurs de la famille et de la vie, alors que les autorités socialistes font preuve d’un laxisme confondant envers les voyous qui ont pillé le Trocadéro après la victoire du PSG ou ceux qui ont dévalisé les victimes de l’accident ferroviaire de Brétigny."

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Terroriste ?!

     

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    Alors que le Système perd complètement les pédales en France et le montre bien, il vient maintenant, en cette période estivale, de frapper un grand coup dans la guerre contre le terrorisme et la barbarie fasciste. Varg Vikernes, musicien/compositeur norvégien bien connu pour son projet Black Metal Burzum et pour des incendies d’églises et le meurtre d’un autre musicien norvégien en 1993, vient d’être arrêté en Corrèze en compagnie de sa femme. Tous les médias, n’ayant rien d’autre à se mettre sous la dent alors que les Français qui le peuvent encore sont partis en vacances, en ont fait leurs gros titres. Il faut dire que le couple est accusé de préparer rien de moins que des attentats terroristes. Suivi par la DCRI depuis des mois, « nos » forces de l’ordre, bien connues pour leur efficacité à contrôler la circulation d’armes dans nos banlieues, ont mis Varg et sa femme en garde à vue ce matin car cette dernière aurait acheté des carabines… légalement.

    La Droite a ses terroristes anarchistes fantasmés (affaire de Tarnac) et la Gauche ses terroristes néo-nazis tout autant fantasmés. Le terme « néo-nazi » est, une fois encore, totalement abusif pour parler de Varg Vikernes qui, certes, s’est désigné comme tel dans sa jeunesse, mais a bien évolué depuis, même s’il reste un défenseur acharné de l’Europe et de sa culture.  L’affaire Méric (ou plutôt l’affaire Esteban…) se déboulonnant de jour en jour dans un silence assourdissant, le Système se devait de trouver un nouveau bouc émissaire pour tenter de faire oublier l’impopularité totale du gouvernement, les mesures anti-sociales imposées par Bruxelles et les marchés financiers mais aussi pour continuer son « taillage en pièces » de l’extrême-droite.  

    Varg Vikernes est, il faut bien le dire, un personnage sulfureux qui, depuis longtemps, permet aux médias de faire leurs choux-gras avec des reportages ridicules sur le Black Metal et le néo-nazisme. C’est le personnage idoine pour effrayer le bon peuple dans les chaumières et pour taper sur un Front National ayant pourtant bien changé car le sieur Vikernes a osé – ô crime suprême- déclarer son amour de la France et appeler à voter pour le parti à la flamme.

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    Mais, regardons Varg Vikernes aujourd’hui… alors qu’il est bien plus proche du fermier que du skinhead tant dans son mode de vie que dans ses idées, on a du mal à imaginer ce bon père de famille et sa fidèle épouse renverser la Ripoublique française avec des pétoires à lapin.

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

  • Marianne, la Gueuse de plus en plus tyrannique…

    Le nouveau timbre de Marianne vient de sortir. Validé Par Hollande, il s’inspire d’Inna Chevchenko, fondatrice des FEMEN, ce qui est très révélateur.

    En effet, les FEMEN, violentes, provocatrices, obscènes, libertaires, anticléricales, antipatriotes et combattant avec force la Famille sont dignes d’inspirer l’effigie de la République Française.

    Rappelons quelques actions des FEMEN : attaque du cortège de Civitas à l’aide de gazes lacrymogènes, violence sur des poussettes, obscénité en lieu public en s’affichant seins nus, blasphèmes et haine anticléricale avec des slogans comme « FUCK CHURCH », « FUCK GOD », indécence et blasphème dans Notre-Dame de Paris après la mort de Benoit XVI, attaque d’un évêque belge… La liste est encore longue…

    Marianne, déjà symbole révolutionnaire et odieux, s’inspire maintenant de la dirigeante FEMEN…

    Les FEMEN prétendent se battre pour l’égalité des sexes, se prétendent féministes… Quelle dérision et quelle honte !! Rappelons que Charles Maurras s’est battu pour le droit de vote des femmes, rappelons que la condition féminine était bien meilleure sous la monarchie. Quelle absurdité de vouloir représenter les femmes en les caricaturant de cette manière. Merci aux Antigones de remettre les choses à leurs places…

    La suite sur le blog de l’Action française Etudiante Beaunoise

    http://www.actionfrancaise.net

  • La berlusconisation de Nicolas Sarkozy

    « Il nous fait perdre la présidentielle, se fait rejeter ses comptes, et c’est à nous de payer en applaudissant son discours ! » (un député UMP).
    Victime, c’est le rôle qu’il préfère. Victime des chiraquiens au début des années 2000, de la crise pendant son quinquennat et aujourd’hui des juges et du Conseil constitutionnel. Lundi 8 juillet, dans un huis clos de l’UMP, Nicolas Sarkozy a fait ce qu’il fallait pour électriser son auditoire, chauffer les contributeurs afin de trouver 11 millions d’euros pour remettre à flot le parti de droite. Si ça marche, l’ancien président de la République sera redevenu le patron incontesté de son camp. Le « presque vainqueur » de 2012 endossera alors l’habit de faiseur de miracles. Qui pourrait contester une nouvelle candidature en 2017 à celui qui a sauvé le parti de la faillite ?
    Le succès éventuel de ce « sarkothon » repose sur l’identification de la base au héros à peine surgi du purgatoire de la défaite. La base appelée à venger l’idole d’une injustice. « Aidez-moi ! », répétait M. Sarkozy pendant la campagne présidentielle. On y est revenu. N’en déplaise à l’ancien président, le roi de ces retours au finish est un homme qu’il n’aime pas : Silvio Berlusconi, 76 ans, lui aussi « presque vainqueur » des élections générales de février, et redevenu « l’actionnaire majoritaire » de la coalition droite/gauche au pouvoir en Italie.
    Depuis son arrivée au pouvoir en 1994, qui a coïncidé avec l’ouverture des premiers procès contre lui – au choix : pour corruption, concussion, fraude fiscale, abus de pouvoir et prostitution de mineure –, le « Cavaliere », qui risque une peine d’interdiction d’exercice de charges publiques, s’est toujours posé en « victime » de la justice qui, selon lui, agirait dans un but politique afin de « retourner » le résultat des urnes.

    Se poser en victime
    Pendant vingt ans, il est parvenu, grâce à cet argument, à souder son camp derrière lui, empêchant toute remise en question de son leadership. La solidarité envers le chef tient lieu de ligne politique. « Je suis attaqué injustement, il faut me soutenir ! », a-t-il répété, usant ainsi ses dauphins successifs empêchés de conduire le moindre droit d’inventaire. Pendant vingt ans, l’Italie s’est divisée, hystérisée pourrait-on dire, entre pro et anti-Berlusconi, concentrant le débat politique sur les vicissitudes judiciaires de ce dernier et sa survie politique.
    La tentation, souvent grande, de comparer M. Berlusconi et M. Sarkozy n’est pas toujours opérante. Ils appartiennent à deux générations différentes, voire à deux mondes, évoluent dans deux systèmes politiques différents. Les affaires qui les concernent ne sont pas de même nature. Mais la manière de s’en servir est quasi identique : se poser en victime pour susciter la compassion et l’adhésion, fût-elle forcée.
    Depuis plusieurs mois M. Sarkozy bouillait en se demandant comment sortir par le haut des dossiers judiciaires – Karachi, Bettencourt, Tapie, comptes de campagne – dans lesquels son nom ou ceux de ses proches étaient cités. Déjà, il se posait en victime, laissant ses intimes rapporter aux journalistes son « écœurement », chargeant ses avocats de mener la contre-attaque contre le juge Gentil qui instruit l’affaire Bettencourt et auquel il en veut particulièrement. « L’acharnement des juges redouble son désir de retourner à l’Elysée », estimait un de ses anciens conseillers. « S’il devait être condamné, Berlusconi fera tomber le gouvernement et retournera au pouvoir », entend-on, comme un écho, de l’autre côté des Alpes.

    L’« acharnement » des juges
    Objectivement, M. Sarkozy est dans son tort. Il a « fraudé » en oubliant 1,7 million d’euros de dépenses de campagne. Tout comme M. Berlusconi est dans le sien quand il conteste une justice qui serait moins clémente à son égard et plus rapide dans certains cas que pour n’importe quel autre citoyen italien. Mais ce qui importe est moins la précision des arguments sur le fond que leur valeur symbolique. La curiosité des juges est vue comme un « acharnement », leurs enquêtes s’opposeraient à la volonté populaire exprimée par leur vote. « Pourquoi devrais-je être chassé de la vie parlementaire pour évasion fiscale, se demande M. Berlusconi, alors que de nombreux Italiens fraudent le fisc ? » « Pourquoi, en 1995, les comptes de campagne de MM. Chirac et Balladur ont-ils été validés par le Conseil constitutionnel et pas les miens ? », laisse dire M. Sarkozy.
    Alors qu’il risquait de rester dans l’histoire comme le fossoyeur de l’UMP, M. Sarkozy en deviendra peut-être le sauveur par le subterfuge de la victimisation. Les ressorts de la reconquête sont conformes au personnage : de l’audace, de la transgression, du show et de l’affect. L’exemple italien peut le conforter. Donné pour politiquement mort à son départ du pouvoir en novembre 2011, M. Berlusconi est revenu au centre du jeu politique en usant de la même stratégie un an plus tard. Il a échoué à un souffle du pouvoir en février en jouant à fond du ressort de l’identification d’une partie des Italiens à la victime supposée, comme dans les séries qu’il fait produire pour ses chaînes de télévision.
    Comme en 2007, M. Sarkozy use également de la victimisation pour souder ses supporteurs, les électriser et forcer à la solidarité de tous. Mais plus encore qu’en 2007, il prend la justice pour cible. Il sait que le principal danger pour son éventuel retour vient des juges qu’il cherche à faire tomber de leur piédestal. C’est encore au pouvoir qu’on s’en protège le mieux.

     Françoise Fressoz et Philippe Ridet
    Le Monde.fr, 11/07/2013 http://www.polemia.com
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/07/11/la-berlusconisation-de-nicolas-sarkozy_3445978_3232.html

  • De la croissance à la résilience

    Par Jean-Marc Jancovici

    Qui n’a jamais entendu que les arbres ne grimpaient pas jusqu’au ciel ? Que cela soit heureux ou malheureux est un débat intéressant, mais il en est un qui l’est bien plus : savoir quoi faire quand l’arbre a terminé sa croissance. Depuis 2007, et pris en monnaie constante, le PIB français n’a pas augmenté. Celui de l’Europe pas plus, celui du Japon a un peu diminué, et même celui des États-Unis est globalement ce qu’il était il y a 5 ans.

    L’économie sans croissance dans l’OCDE, c’est maintenant, et c’est parti pour durer un certain temps. Affreux ? Intolérable ? Peut-être, mais réel. Pour un individu pris isolément, l’arrêt de la croissance physique ne pose pas le moindre problème. Comme nous savons que cela arrivera, nous avons le temps de préparer des activités et des motifs d’espoir qui sont adaptés à l’évolution de notre situation physique.

    L’économie industrielle est à ce tournant que nous connaissons tous comme individus : elle a vieilli, et ne peut plus assurer la performance d’antan. Les mines et puits de pétrole sont moins généreux, l’espace encore disponible est plus difficile à trouver, et plus généralement toutes ces ressources que 15 milliards d’années d’évolution depuis le Big Bang ont mis gratuitement à notre disposition se font un peu plus tirer l’oreille pour devenir disponibles.

    Le problème, c’est que, tel l’artiste qui refuse de se voir vieillir, nous n’avons pas voulu voir le coup venir. On a beau se tourner partout, il n’existe pas la moindre production intellectuelle digne de ce nom sur ce que signifie de gérer un univers sans croissance. Cette question n’a pas besoin de savoir si la croissance est désirable ou pas : elle a vocation à explorer les modes de gestion qui permettent de conserver une société avec un bon moral si la croissance physique n’est pas ou plus là.

    Habituées aux coups durs, les entreprises sont un peu mieux armées, mais guère plus. Il leur reste aussi à opérer la difficile mutation de la performance à la résilience, qui ne garantira plus les rendements d’antan quand tout va bien, mais assurera la survie à des horizons de temps plus longs. Sacré défi!

    Les Échos   http://fortune.fdesouche.com/

  • François Hollande ne finira pas son mandat, par MATTHEUS

    Lu sur le site ami « LibertyVox »

    L'erreur de casting du siècle ! L'homme a été élu par défaut. Il n'a pas gagné l'élection présidentielle ; il a seulement profité que son adversaire la perde. Il est là par hasard, comme une parenthèse de l'Histoire, et il le sait. Normal Ier sera Normal dernier.
    La cravate de travers, la manche trop courte, la veste mal taillée, assurément, le costume de chef de l'État lui va mal. Difficile d'être un successeur crédible d'un De Gaulle quand on a la stature d'un chef de cabinet de sous-préfecture... "Il n'a rien fait en trente ans", disait perfidement Ségolène. Il s'est rattrapé. En seulement un an, il a battu tous les records d'impopularité, toutes républiques confondues. En soi, c'est une réussite...
    On l'appelle "Flanby", "Fraise des bois", "Guimauve le Conquérant". Les surnoms sont nombreux et, pour l'instant, pas bien méchants. Ils évoquent quelque chose de mou, de sucré, de flasque, d'inconsistant. Il nous faudrait d'urgence un régime hyperprotéiné ; on n'a qu'une masse de gelée à la menthe tiède. On parle en ce moment de vendre le Charles-de-Gaulle, qu'on se rassure : il nous restera toujours un capitaine de pédalo.
    Pour un peu, on aurait pitié. Pour un peu, seulement. Difficile de faire abstraction du mépris hautain, de l'arrogance opiniâtre de son entourage. On ne parle pas seulement de l'impudence hallucinante de la maîtresse présidentielle, mais aussi et surtout de la morgue d'un Valls ou d'une Taubira, ou de la fatuité un rien ridicule des Duflot, Touraine et consorts.
    Une pétition de 700 000 signatures écartée d'un revers de la main. Plus d'un million et demi de personnes réduites, par la magie du chiffre, à seulement 300 000. Marseille est en coupe réglée, la police ne rentre pas dans les cités interdites, mais la Place de l'Etoile, qu'on se le dise, est bien défendue contre les hordes fascistes. Les CRS et gendarmes mobiles reculent devant la racaille armée, mais sont impitoyables sur les Champs-Élysées contre des contribuables sans casier judiciaire. Les trafics en tous genres explosent, mais les forces de l'ordre n'hésitent pas à interpeller les dangereux terroristes qui se promènent avec un T-shirt politiquement incorrect sur le dos ou, pire ! un simple drapeau tricolore à la main.
    François Hollande devrait prendre garde. Les Français, jusqu'ici, étaient agacés, parfois prodigieusement. Depuis la Manif pour tous du 24 mars, ils sont en colère. Depuis les gazages, les arrestations arbitraires, les condamnations absurdes, les tracasseries policières, le matraquage médiatique permanent, ils sont furieux. Furieux d'être ignorés. Furieux d'être méprisés, furieux d'être traités de fascistes, de racistes, d'islamophobes, furieux de devenir des citoyens de seconde zone dans leur propre pays, furieux des repentances perpétuelles, furieux d'êtres les esclaves de Bruxelles, furieux d'être rackettés sur les routes, furieux de la profanation des églises et de l'éclosion des mosquées, furieux de payer sans fin pour la cupidité des banques, furieux, tout simplement, d'être humiliés, et abasourdis de voir à la tête de l'État un chef de rayon de Prisunic sans charisme ni talent, mais affichant fièrement son étiquette de "normalité".
    Il nous fallait un nouveau François Ier ; nous n'avons qu'un Triboulet sans talent. Un fou du roi malgré lui, mais qui fait rire à nos dépens.¢
  • Marion Maréchal-Le Pen : recherche sur l'embryon: la primauté de la science et du marché sur l’humain

    MmlpCommuniqué de presse de Marion Maréchal-Le Pen :

    "L’Assemblée nationale s’est prononcée aujourd’hui en faveur d’une proposition de loi radicale de gauche et soutenue par le Gouvernement concernant la recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires. Ce texte majeur modifie la loi de 2004 en passant d’une interdiction de principe avec dérogation à une autorisation de principe assortie de conditions plus souples.

    Le débat a eu lieu en catimini, en quelques heures à peine et à l’insu des Français. Non content de ne pas respecter la loi de 2011 prévoyant un débat public sous forme d’états généraux pour les réformes éthiques, la ministre a demandé l’application de la procédure de « réserve des votes » empêchant ainsi les députés d’amender la proposition afin d’accélérer le débat.

    Par ce texte, l’humanité de l’embryon est niée par principe, l’humain en devenir sera réduit à l’état de matériau d’expérimentation au nom de la compétitivité scientifique. Et ce, alors même que l’utilisation des cellules souches adultes et du cordon ombilical sont à l’origine de la majeure partie des avancées scientifiques et qu’une solution alternative a été découverte par le chercheur japonais Yamanaka grâce aux cellules souches dites IPS.

    De surcroit, le texte a supprimé une disposition de la loi de 2011 prévoyant que les alternatives aux recherches sur l’embryon humain et conformes à l’éthique doivent être favorisées.

    Cette proposition est d’autant plus étonnante qu’une directive européenne de 2010 fixe comme objectif le remplacement total des procédures scientifiques appliquées aux animaux « sous forme embryonnaire ou fœtale » par des méthodes alternatives. Demain l’embryon humain vaudra moins que celui de la baleine…

    On peut s’étonner de la détermination du Gouvernement quand de nombreux chercheurs, comme le professeur Ménasché, affirment que l’ancien régime ne les empêchait pas de mener à bien leur recherche mais faisait obstacle aux investissements privés dans ce secteur…

    Pour toutes ces raisons, Marion Maréchal-Le Pen a voté contre ce texte et cosigné avec Jacques Bompard un amendement interdisant toute recherche sur l’embryon humain".

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/