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France et politique française - Page 4783

  • Réflexions sur les gens bien élevés. Contribution à une problématique développée par Alain de Benoist. (1)

    Alain de Benoist poursuit son chemin, entamé voici plus d'un demi-siècle. Il n' a pas eu les honneurs officiels dont vient de bénéficier Caroline Fourest (2) et ne les aura très probablement jamais. Ainsi en est-il aussi pour d'autres penseurs, situés cette fois ci à l'autre extrémité du segment politique. C'est ainsi que se voit confirmée la thèse justement posée par Alain de Benoist, opérant une distinction entre centre et périphérie, nouveau référentiel de la sphère politique française: dès lors où l'on est de la périphérie, on se trouve confronté au Système qui agit, comme il est intelligent de le faire, en imposant le silence: d'Alain de Benoist, il n'est jamais question alors que de Bhl presque toujours. J'en viens donc tout naturellement à remercier Frédéric Taddéi pour avoir, à de multiples reprises, dans son émission de télévision, invité Alain de Benoist, penseur malheureusement méconnu de la plupart des Français.

    C'est une certaine peur qui me conduit à écrire cet article. Peur que la pensée d'Alain de Benoist puisse faire l'objet d'un contresens, comme cela fut aussi le cas pour Nietzsche (3) , les deux hommes ayant d'ailleurs, de très nombreux points communs.

    Nietzsche fut au demeurant bien conscient du danger, lui qui écrivit que c'était bien dommage que ce qui était fort était bien souvent aussi, ce qui était bête et méchant, ce qu'il regrettait. Nul autre qu'Alain de Benoist n'a autant insisté sur le fait que les militants se devaient d'être particulièrement instruits. Les livres de ce penseur ont constitué et constituent encore, un nécessaire réarmement intellectuel pour la mouvance. Il est une revue connue, qui mérite lecture régulière, ayant pour nom Réfléchir et Agir (4). Et non Agir puis Réfléchir. Ce que beaucoup n'ont toujours pas compris... On sait depuis fort longtemps que le pouvoir tombe toujours dans les mains de ceux qui disposent du savoir et de l'information. Et si depuis de nombreuses décennies, nous n'avons toujours pas le pouvoir, ce n'est pas faute de ne pas avoir de mains...

    Quant aux gens bien élevés, n'en doutons pas, Alain de Benoist en fait partie. Moi aussi d'ailleurs, le label «Vieille France» m'ayant dès le plus jeune âge été transmis. Ce n'est pas cette fois avec Nietzsche que la comparaison se doit d'être faite mais plutôt aux nationaux-révolutionnaires allemands des années 20. C'est ainsi que Stefan Breuer, dans un très bon livre intitulé, Anatomie de la révolution conservatrice (5), leur consacre un chapitre en étudiant leurs origines sociales: « Des bourgeois en peau de lion ». Et Ernst Jünger d'être le premier d'entre eux et peut être bien le plus représentatif. Thomas Mann (6) lui même, très réservé quant à la république de Weimar, écrira dans le cadre de ses « considérations d'un apolitique » un chapitre intitulé « bourgeoisisme et antibourgeoisisme ».

    Prendre le bourgeois comme ennemi public numéro un, pourquoi pas ? Mais encore faudrait-il commencer par le définir. Dans un registre similaire, Wittgenstein faisait remarquer que les discussions entre athées et croyants ne pouvaient être que stériles tant qu'au préalable, on eût commencé par définir le terme de Dieu.

    La seule erreur qu'a commise Alain de Benoist à mon très humble avis – quittons absolument le monde égalitaire des bisounours, facette majeure du Système, postulant l'égalité des hommes, Alain de Benoist étant objectivement très supérieur à moi – c'est d'avoir utilisé le terme de contre-révolutionnaire pour qualifier le manifestant standard de la manif pour tous. Le terme idoine à mon goût, étant celui de conservateur, dont Thierry Maulnier a écrit que c'était un mot qui commençait bien mal... Ce fut surtout le monde de la France des « gras du bide et lourds du cul », nullement descendants des frères De la Rochejaquelein.

    D'ailleurs, la manif pour tous fut, surtout de par ses conséquences, une gigantesque courroie de transmission de l'Ump.

    Philippe Delbauvre http://www.voxnr.com

    Notes :

    (1) http://www.voxnr.com/cc/dt_autres/EFZFllpFlFfNfDZNqL.shtml
    (2) promu(e ?) chevalier des arts et des lettres: m'a donné l'envie de faire un c.a.p de chaudronnerie...
    (3) Dossier à venir concernant le penseur suisse, j'y travaille depuis plusieurs semaines.
    (4) http://www.reflechiretagir.com/ Disponible aussi sur Librad: http://www.librad.com/libfr/RVRA/Reflechir+&+Agir.html
    (5) Broché: 260 pages, Editeur : Maison des Sciences de l'Homme.
    (6) Broché: 480 pages, Editeur : Grasset; Édition : Nouv. éd (18 septembre 2002)

  • Le mariage, mort ou berceau du militantisme ?

    PARIS (NOVOpress via Belle et Rebelle) – Il est vrai que lorsque deux personnes se marient, tout a tendance à devenir plus compliqué… On ne peut plus passer des soirées entières à refaire le monde, à établir les fondements d’une société parfaite autour d’une bière. Il est plus difficile de s’absenter toute une nuit pour un collage, de pouvoir se libérer dans la seconde, ou de se permettre de finir en garde à vue…

    Si deux jeunes ont la chance de trouver chaussure à leur pied et si en plus ils ont les mêmes convictions, quel bonheur de lutter ensemble dans un premier temps. Mais si la joie des enfants vient illuminer le foyer… là ça se gâte. Un des deux devra modifier quelques peu ses priorités et laisser à l’autre l’adrénaline des actions visibles. Quel sacrifice !

     

    Tout dépend alors de la compréhension du conjoint, de son propre engagement et de son implication à mener lui-même le combat.

    Parfois, à ce moment de grand changement, les deux jeunes gens prennent, volontairement ou non, de la distance par rapport à leur engagement d’antan. Se fixent un nouvel objectif et la routine de la vie prend le dessus. C’est compréhensif et tout à fait naturel.

    Mais ce qui est également naturel est que, lorsque l’on fonde un foyer, une nouvelle forme de militantisme se crée. En effet l’homme et la femme qui construisent son avenir ont désormais une cause personnelle à défendre. Il ne s’agit plus d’un idéal vague et parfois utopiste mais d’une lutte concrète pour leur avenir et celui de leurs enfants. Essayer de leur laisser un monde meilleur devient une priorité. L’engagement s’enracine alors plus profondément dans le cœur mais surtout dans la raison des militants.

    La maternité éveille et réveille

    Il n’est pas rare de voir de jeunes femmes prendre goût à la contestation lorsqu’elles deviennent maman. Souvent cette volonté de changer les choses était latente, parfois complètement absente, mais désormais elle est inévitable voire irrésistible.

    Tandis que l’homme a tendance à devenir plus raisonnable avec l’âge, à vouloir assurer son avenir pour pouvoir supporter la charge d’un foyer, la femme, elle, devient une lionne, calme, tapie dans l’ombre mais prête à surgir si elle sent un danger pour sa progéniture. C’est alors qu’on peut voir dans les manifestations et autres évènements de jeunes femmes calmes mais déterminées, écharpe sur le nez mais fleurs dans les cheveux… (De vraies Belle et Rebelle !). Et elles n’hésitent pas à prendre les choses en main si aucun homme n’est prêt à le faire.

    Sans oublier que si c’est un foyer fondé sur des valeurs solides, les enfants venant de ce couple auront baigné dans cette ambiance et seront bientôt dans les premiers rangs des contestations à venir, les chefs de demain… (Alors on s’y met et on fait plein de bébés, on en aura besoin ;) !)

    Mariage, mort du militantisme ? Non, je dirais au contraire que s’en est le berceau !

    Aliéna

    Source : le webzine féminin Belle et Rebelle.

  • La République du mensonge

     

    Brétigny-sur-Orge : Selon Huchon, la catastrophe ferroviaire pourrait être d’origine criminelle. Après que les premières dépêches des journalistes, le jour du drame et à l’arrivée des premiers secours, faisaient état de détrousseurs de cadavres et de jets de pierres contre les secouristes et policiers,...

     

    ...étayées par des policiers eux mêmes sur place et au cœur de l’action, la machine du pouvoir a aussitôt repris l’information en main en minimisant les faits, voire même aujourd’hui en les réduisant à un simple vol de portable.

    Les attachés de presse pouvaient être satisfaits quand patatras, Jean Paul Huchon, notable socialiste qui n’avait pas dû recevoir de consignes se lâcha sur les ondes :

    «  interrogé en direct sur France Info, le président de la région Ile de France a réagi à la "défaillance" d’une pièce d’aiguillage qui serait selon la SNCF à l’origine du Paris-Limoges vendredi en fin d’après-midi : "Cette pièce était tenue par quatre boulons. Il parait bizarre que les boulons aient tous sauté en même temps. Il y a des hypothèses de toute nature. Personne ne peut exclure un acte de malveillance". »

    La gaffe….

    La république du mensonge, en période pré-électorale, avait pourtant bien huilé la machine, il ne devait pas y avoir de « couacs », mais les faits sont têtus et le pouvoir politique aux ordres de la fortune anonyme et vagabonde aura de plus en plus de mal à cacher le désastre dont est victime notre pays.

    A force de nier les faits, on finit par croire qu’ils n’ont jamais eu lieu. Mais ce n’est pas en cassant le thermomètre qu’on empêche la montée de la fièvre.

    Le peuple de France est à bout, car il a compris que la victime expiatoire, l’ennemi déclaré des oligarchies financières européennes et mondiales, c’est précisément lui.

    La vie en banlieue se dégrade au point que les transports en commun qui traversent les zones de non droit ne sont plus en sécurité. On le savait déjà pour les bus et aussi pour les trains pillés et arrêtés en rase campagne. On n’avait pas encore connu le déraillement.

    Mais pourquoi ne veut-on pas en parler ? Deux raisons principales à mon avis :

    D’abord, bien sûr, il ne faut pas inquiéter l’électeur pour éviter « la montée des extrêmes » Pour résumer il y a des sièges et des maroquins à défendre… Donc chut, « circulez y’a rien à voir ! »

    La deuxième raison tient au fait que la politique des « chances pour la France » est un fiasco total. C’est pourquoi on ne verra pas la droite co-actrice de cet état de fait, monter au créneau.

    Devant ce drame, tous les complices se draperont dans leur dignité républicaine en s’en remettant aux enquêteurs et à la justice, lesquels, comme chacun sait, sont aux ordres.

    Cela témoigne de l’abandon dans lequel le peuple de France est laissé. Son espace d’expression étant par ailleurs de plus en plus réduit comme tout le monde a pu le constater lors du combat contre le mariage homosexuel.

    Mensonges d’Etat, réduction de la liberté d’expression, utilisation de la police et de la justice pour réprimer les oppositions, beaucoup d’éléments qui ne laissent plus guère de choix au peuple de France pour trouver la voie qui lui permettra de sauver sa peau…

    Olivier Perceval, secrétaire général de l’Action française  http://www.actionfrancaise.net

  • Tour pour tous : l'intox du Monde démontée

    Sous le titre "La désagrégation de La Manif pour tous", le quotidien parisien écrit

    "Les drapeaux roses sont apparus aux détours des routes sinueuses du Tour de France. Mais sur les étapes de la Grande Boucle, postés devant les caméras du monde entier, les anti-mariages gay n'ont mobilisé qu'une poignée de militants. Lancé en juin Le Tour de France pour tous, émanation de La Manif pour tous, devait prolonger la mobilisation sur la route des vacances. Redonner de la visibilité aux opposants "sans perturber la fête".

    Localement, la presse qui est sur le terrain décrit la réalité autrement : 

    "On pense souvent que leur mouvement va finir par s’essouffler et qu’ils auront du mal  à maintenir intacte leur mobilisation. Mais ils sont toujours en selle…"

    Et aligne un grand nombre de photos dont : 

    0122  0219

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Espagne : le gouvernement augmente le budget anti-émeute de 1900% en un an

    Tous les gouvernements de l’Union européenne se préparent discrètement à « recadrer démocratiquement » le peuple en cas de débordements trop importants. La France s’équipe (vous trouverez la liste ici) de nouvelles armes autrement plus violentes que de simples bombes lacrymogènes.

    « L’Espagne augmente son budget lié à l’achat de « matériel et équipement spécifiques anti-émeute de protection et de défense» de près de 1.900% entre 2012 et 2013.
    Le budget anti-émeute de départ passe de 173 670€ en 2012 € à 3,26 millions en 2013. Pour 2016, le projet d’investissement va dépasser dix millions d’euros, il vise à moderniser les matériels des unités anti-émeute utilisés.
    Parmi les autres éléments qui seront fournis à la police espagnole sont prévus des gilets pare-balles, des gaz lacrymogènes, de matraques, des boucliers et balles en caoutchouc. Mais il prévoit également d’intégrer des armes de guerre. Plus précisément, on parle de fusils laser (qui causent la cécité temporaire ou permanente), des canons sonores (testé à des manifestations aux Etats-Unis et en générant des étourdissements et des nausées à la personne) et des armes à micro-ondes qui provoquent des brûlures et des douleurs. On compte également des armes qui semblent sortir de la science-fiction comme des armes électromagnétiques et lanceurs de mousse afin d’immobiliser les gens.
    Avec cette mesure, les autorités espagnoles prétendent lutter contre la vague croissante de protestations qui a secoué la péninsule au cours des dernières années [...]

    http://www.contre-info.com/

  • "L'espérance", le numéro d'été de Politique magazine...

     

    juillet 2013 120.jpg

    Au sommaire : Scan.jpg (cliquez une première fois pour faire apparaître l'image, puis une deuxième fois pour l'agrandir...)

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    Collaborations de Jean-François Mattéi, Jacques Trémolet de Villers, Jean Sévillia, Frédéric Rouvillois, Ludovine de la Rochère, Béatrice Bourges, l'abbé Guillaume de Tanouärn, Pierre Chalvidan... Voici l'éditorial, rédigé cette fois-ci par Hilaire de Crémiers, et dont le tittre récapitule et résume bien ce numéro : L'espérance

    L’espérance 

    Christiane-Taubira-big.jpgIl n’est pire intolérance que celle qui se recommande d’un prétendu principe de tolérance. L’histoire est bourrée d’exemples de ce genre. Pas de liberté pour les ennemis de la liberté. Ce sectarisme totalitaire peut aller très loin. Telle se présente notre garde des sceaux, Madame Taubira. 

    Cette dame – car c’est une dame en dépit de la théorie du genre... et elle tient apparemment à sa qualité féminine puisqu’elle se fait appeler, à l’encontre des lois de la grammaire, « la » garde des Sceaux ! – cette dame, donc, incontestablement une dame, de sexe féminin et non indéterminé, impose à la manière forte que certains pourraient qualifier de masculine, ses choix idéologiques. Ils sont bons parce qu’ils sont les siens ; l’argument péremptoire est ainsi définitif. 

    Cette dame qui incarne aujourd’hui la Justice, n’a que compréhension pour les assassins, les violeurs, les voleurs, les bandits grands et petits, jeunes et vieux, tous ceux dont elle se sent la particulière, la singulière ministre. à l’encontre même, s’il le faut, de l’administration pénitentiaire ! 

    Dans son esprit, leurs crimes ne sont pas si criminels ni leurs délits si délictueux que la société l’affirme avec ses codes surannés qu’il convient donc de changer. S’il y a crime et délit, pense-t-elle, il est plutôt à chercher précisément du côté de la société dont ces pauvres gens sont victimes. Il est vrai  qu’elle a pour elle certaines théories qui furent à la mode et certains magistrats qui affichent sur « leur mur des cons » les photos de pères de filles et de fillettes abominablement assassinées et violées ! Car il paraît que c’est ça le progrès, la tolérance et la liberté. Lesdits magistrats non poursuivis sont protégés par ladite garde des Sceaux Taubira. 

    La dame qui avait conscience elle aussi d’être une victime de la société, à sa manière sans doute, a un jour appréhendé que la meilleure de toutes les astuces consisterait à s’emparer d’un système politique complaisant par nature à de tels raisonnements. Car, en vertu même des principes fondamentaux du système, les droits de la vérité, du bien moral, du simple bon sens sont par nécessité toujours réduits et niés au profit des extravagances de l’erreur et du mal à qui sont reconnus de plus en plus force droits et avantages, pour non seulement les mettre à égalité, mais encore les privilégier afin de mieux affirmer la liberté et l’égalité des choix, de tout choix et de tous les choix, surtout évidemment de ceux qui violent l’ordre naturel, la tradition, les usages, les bonnes mœurs et les règles de la civilisation. Tel est le sophisme qui domine la pensée unique du système. La dame a fort bien saisi cette logique – si fausse et si dévastatrice – qu’elle exploite donc à fond avec la complicité active de ceux qui vivent de ce système pour poursuivre par la démagogie leur carrière électoraliste. 

    D’où l’importance que revêtait pour les adeptes de ce sophisme monstrueux la légalisation sous forme de mariage de l’union de personnes de même sexe. Ainsi, la vérité simple et nette du mariage naturel qui unit dans la complémentarité des sexes un homme et une femme, était-elle atteinte, concrètement abolie, surtout ravalée au niveau de ce qu’on appelle abominablement « une pratique sexuelle ». Il n’y a donc pas égalité des droits, contrairement à ce qui a été dit, il y a destruction. Et ainsi de la famille, de la filiation où tout est rabaissé, dégradé, uniformisé dans le plus abject des individualismes. Ainsi encore de la nation qui n’existe plus comme succession de générations et ainsi de la religion qui n’est plus le fondement du bien et du mal. 

    Tel était le but recherché. Reste maintenant pour illustrer ce que la dame Taubira appelle, avec son élégance habituelle, un renversement de civilisation, à sortir de leur geôle les assassins et les violeurs, à relâcher les récidivistes, et à jeter en prison ceux qui osent s’opposer à l’ordre légal nouveau, à lancer à leurs trousses la police et la gendarmerie, à mettre en branle l’appareil judiciaire pour les poursuivre et les condamner. Le tour est joué, la boucle bouclée. 

    Voilà pourquoi ce dossier de Politique magazine sur la Manif pour tous s’imposait pour ce numéro d’été. Il est intitulé L’espérance. Car il est apparu que la France, celle du bon sens, celle du vrai, du bien et du beau, celle qui se sait héritière et gardienne de toutes les merveilles de la nature et de la grâce, celle qui toujours se redresse dans son éternelle jeunesse, s’est levée une fois encore pour dire non. Non à ce qui la tue. Et dont le système de mort est voué à la mort. Donc oui à la vie, oui à l’espérance. 

    http://lafautearousseau.hautetfort.com

  • Gastronomie politicienne et marinades, par Le Crieur du Cœur

    Pourquoi acceptez-vous d’avaler autant de couleuvres ? Sauf erreur de ma part, ce fut déjà Victor Hugo qui avait placé, dans la bouche d’un gavroche parisien, une phrase apparemment critique de ce genre d’âneries : « Je suis tombé par terre, c’est la faute à Voltaire ; le nez dans le ruisseau, c’est la faute à Rousseau ! ».

    Mais hélas, il semble qu’aujourd’hui, toutes les « fautes » incorrectement politiques, soient « la faute à Marine » !!! Car c’est souvent par la même déconstruction du vocabulaire que l’on tente de vous interdire toute analyse critique, toute recherche des causes de tout comportement déviant, surtout si cette recherche est justifiée. Un quidam vous vole vos prunes, si vous protestez vous êtes raciste ! Des gens à l’humeur vagabonde (mais souvent bien ciblée) viennent s’installer sur votre jardin Si vous protestez : vous êtes étiqueté, vous êtes un sale raciste !
    SOS* !! May Day** !! Les mots français, cette langue autrefois si précise, sont devenus aussi mollassons que les idées médiatisées et répandues par des organismes largement subventionnés dont la principale activité semble être d’enrégimenter votre vocabulaire donc nos pensées, donc notre liberté.
    Car enfin, dénaturer le sens des mots, n’est-ce pas un crime contre a langue ? À cause de quelle aberration, le mot « racisme » est-il devenu synonyme de « anticléricalisme », d’opposition à tout anarchisme, à tout désordre, à toute action portant atteinte à la société ? Et depuis quelle autre aberration le mot « occupation » est-il devenu synonyme de « nazisme » (en oubliant que ce terme n’est pas synonyme de « fascisme ») !
    Alors, si l’on constate que les partisans des libertés s’installent et occupent une place au Caire ou à Istanbul, serait-ce les qualifier ainsi de…  de quoi donc ??? Et appeler un chat « un chat » serait-donc du racisme anti-souris ??? Allons donc ! Que les stipendiés (largement !) d’une démocratie détournée cessent cette censure permanente de toute liberté d’expression ; qu’ils cessent leur discrimination systématique à sens unique, et l’on pourra enfin commencer à les croire !
    Mais pour que cela devienne possible, il leur faudra cesser toutes leurs « marinades » indigestes, car politiciennes et pas du tout gastronomiques, car la véritable démocratie inclut le droit de critiquer tout agissement illégal, que les auteurs en soient de n’importe quelle couleur. Car, en quoi un voleur allogène serait-il moins coupable qu’un malfaiteur indigène ? Révisez donc votre sauce dite morale ; respectez donc cette égalité des droits qui n’est certainement pas « équivalence de morales » !
    Et cessez cette rengaine débile du « c’est la faute à Marine » !!!!
    * SOS = Save Our Souls = « Sauvez non âmes  (sic !!!)
    **  May Day = autre appel de détresse (déformation du français « M’aider » !!!
  • L’Alliance des Dissidences et le Front de la Foi

    Le « Front de la foi » et « l'Alliance des dissidences » est une réflexion en chantier, qui a pour objectif premier de sortir des catégories politiques imposées et de chercher - au delà de la politique - politicienne, de la voie électorale et de l'alternance - des contre-pouvoirs objectifs qui correspondent au principe de réalité et non des contre-pouvoirs subjectifs qui ne participent que de nos fantasmes démocratiques, nostalgies totalitaires et autres incantations progressistes.
    « Entre l'esprit religieux, au vrai sens du terme, et l'esprit moderne, il ne peut y avoir qu'antagonisme. » René Guénon
    Cette proposition est forcément sujet à débat et doit l'être, le problème étant que ce débat est « occulté ».
    Cette ébauche de résistance immédiate n'est peut être et sans doute pas La « Vérité », ça n'a d'ailleurs pas vocation à être une vérité toute nue ou un mensonge bien habillé, mais a vocation à être une composante, à définir, d'une théorie politique forte et efficiente à mettre en face du Libéralisme triomphant. Théorie politique qui est actuellement en construction au travers de divers courants de ce que nous appelons communément « la dissidence ». Nous pourrions simplement appeler cette approche de la politique : « cohésion sociale », « cerveau collectif » ou encore « bien commun ».
    Elle ne prétend pas - encore une fois et nous insisterons - incarner la stricte vérité, elle se veut être une piste radicale sur un « chemin de vérité », sur l'idée originale de redécouvrir la « Tradition » - que nous opposons à « Progrès » -, la redéfinir, d'observer sa réminiscence, ses reflux, de réussir a articuler les concepts, valeurs, principes et fondamentaux qui en découlent pour enfin pouvoir construire cette théorie « métapolitique » authentiquement anticapitaliste. De résister. De trouver si un sens de l'Histoire conforme à la forme de la Tradition existe. Elle doit participer d'une critique intégrale du modèle démocratique occidental à l'heure où les peuples réclament davantage de démocratie pour circonvenir au Libéralisme, sans avoir les « outils traditionnels » pour décortiquer le concept de démocratie dans ses principes fondateurs, et en comprendre l'essence « originelle » du « Vox populi, vox déi » intimement lié au concept de « Tradition ». La démocratie « moderne » comme acquis sans une réelle définition de la démocratie « primordiale » est une hérésie intellectuelle, comme nous ne pouvons pas dire que cette démocratie représentative de marché et d'opinion que nous subissons n'est pas la démocratie, même si cette forme de démocratie profite à l'oligarchie, la « Social-démocratie » est bien une forme de démocratie et ses conséquences sont celle de la politique du « suffrage universel » qui n'est pas conforme à la forme de la démocratie « originelle ».
    Car, qu'est-que la démocratie ? Le laïcisme et le suffrage universel ? Ou, « Vox populi Vox déi » ?
    « Dans l'histoire nous trouvons deux forces : l'une qui divise, casse et tue, l'autre qui contemple l'unité du mystère. » Ezra Pound
    Le progrès comme « philosophie » de l'hyper-classe ne peut se comprendre sans appréhender les origines de la démocratie telle que nous la connaissons - à sa définition post-moderne, définitive et acceptée aujourd'hui - à la lumière de la prise de pouvoir de la bourgeoisie sur l'aristocratie lors de la « réaction » française de 1789.
    Ce court manifeste et les diverses citations reprises, ne sont qu'une infime introduction et n'ont vocation qu'à nourrir ce que nous essayons d'exprimer au travers des mots « Alliance » et « Front » - en terme de contre-pouvoirs exceptionnels dans une période unique et un moment donné : un CNR 2.0 ou une alliance authentiquement révolutionnaire des dissidences ? Alliance contre cette entité complexe et uniformisante, traversée de courants contradictoires, mais tous habités de l'esprit du Mondialisme, comme les personnes qui incarnent ces courants et ce projet - que nous appelons communément le Nouvel Ordre Mondial - qui avancent à grand pas vers le terme de leurs agendas et leur ultime volonté de soumettre tous les peuples ouvertement à leur hégémonie économique et leurs choix politiques. Une dictature digitale des régulateurs et des banques, une alternance entre un goulag mou du « Soft Power » et du « Tittytainment » et une démocratie totalitaire de « La stratégie de la tension » et de « La stratégie du choc ». Le Libéralisme triomphant.
    « Pour moi, le traditionalisme est la source de l'inspiration, le point de départ. Mais il faut le développer plus avant, le vivre, le penser et repenser. » Alexandre Douguine
    Soyons très clair, cette approche est « dissidente », « radicale » et « non-conforme », c'est-à-dire dans une critique radicale, intégrale et totale du Libéralisme. Qui dit « Dissident », dit « transcourant », ce qui exprime une réalité sur le terrain des idées, « transcourant » est en somme le contraire de « pensée unique » et ne supporte pas le clivage gauche/droite/religion comme déterminisme politique, ou quand les radicaux marxistes dialoguent avec les cercles nationaux non-conformes qui dialoguent avec les « traditionalistes », réalité cohérente avec l'idée de « Quatrième théorie politique » théorisée par Alexandre Douguine et de « Réconciliation nationale » chère à Alain Soral, comme être un « antiraciste intégral » désigne un comportement et une critique radicale de l'antiracisme institutionnel. SOS Racisme, c'est sauver le racisme ! Être fier de sa religion, sa philosophie, sa « race », son ethnie, son pays, sa région, son village, sa communauté, sa famille, sa femme, ses filles et ses fils, en bref, sa « Tradition », n'est en aucun cas du racisme, de l'extrémisme ou du « communautarisme » SI ces composantes culturelles et identitaires, naturelles, intrinsèques à ce qu'est l'identité humaine et qui font l'homme, ne sont pas « essentialisées » dans un esprit de supériorité raciale et/ou par l'élection divine : le tribalisme !
    Un « Front de la foi » ne suggère pas d'unir les chrétiens et les musulmans contre les juifs ou les juifs et les chrétiens contre les musulmans, ou encore les croyants contre les athées comme le système le veut - pour anticiper les critiques stériles qui n'apportent que pertes de temps, divisions et dissensions, que nous voyons arriver et que nous rejetons par avance -, au même titre que la « monolâtrie » est, et une inversion de l'idée de monothéisme, et une inversion du concept polythéïste.
    « Guénon appelait en outre à se méfier de certaines idées fixes obsédant ses contemporains (la franc-maçonnerie, les juifs, les jésuites, le péril jaune, etc.) qui étaient directement suscitées par l'entreprise contre-initiatique et lui servaient de masque, la rendant d'autant plus difficile à identifier. » extrait de « René Guénon contre « l’extrême-droite » et les idéologies modernes »
    Nous connaissons et validons le concept biblique bien comprit de « La Synagogue de Satan » - ces juifs qui ne sont pas juifs - et l'anathème de l'accusation en antisémitisme étant maintenant lourdement redondant, nous soulignons le fait que toute personne qui en serait encore au stade des accusations en « théorie du complot », en fascisme, en islamisme, en communisme, en antisémitisme, entre pathos et procès d'intention, entre « Réductio ad Hitlerum », « Argumentum ad hominem » et autre « Point Godwin », a choisit son axe, son camp, s'exclut lui même de ce chantier politique et que son opinion n'est rien. Nous ne sommes pas des psychologues et des assistants sociaux pour sionistes, néo-nazis, « antifas » et autres idiots utiles du grand jeu des oppositions nécessaires !
    Ce concept ne demande pas à être discuté par des individus qui seraient « contre » - car quand on est « contre », on est « contre », et le temps ne fait rien à l'affaire - mais demande à être approfondi par des hommes d'honneurs qui considèrent ce concept comme étant « efficient » et qui veulent y œuvrer dans un esprit constructif. C'est une démarche d'autodétermination, qui ne s'oppose pas, mais construit, qui ne se positionne pas, mais qui tranche, qui n'est ni « contre », ni « anti », mais qui est « pour » et « pro », qui ne s'indigne pas mais s'enthousiasme... Nous ne sommes pas des relativistes ou des subjectivistes, adeptes du « tout-se-vaut », nous laissons cela aux frileux du concept.
    « La guerre spirituelle contre le monde postmoderne, la petite guerre, et la grande guerre spirituelle ne sont pas des lieux de débats indéfinis sur les désirs, les rêves vides, ou le narcissisme des blooms, des hommes modernes dans leur déréliction réelle et leur toute-puissance de carton . Il est vain d'argumenter comme le vent se lève . Il n'est plus le temps des débats. Il faut partir, lever les voiles, au souffle des étoiles et du Soleil noir. » extrait de l'article « De l'organisation révolutionnaire, ou le silence des forêts en hiver » par Lancelot
    Toutes les « bonnes volontés » anticapitalistes, dissidentes et autonomes sont les bienvenues dans cette réflexion individuelle et sa mise en pratique collective, ce combat politique et cette lutte spirituelle et philosophique, au quotidien et sur le long terme.
    Le « Front de la foi » et « l'Alliance des dissidences » c'est défendre l'idée d'un monde multipolaire, approche qui favorise un axe géopolitique possible d'une main tendue à une politique « eurasiatique », « tellurique » et proposée en contre-pouvoir à l'axe atlantiste qui lui rêve d'un monde unipolaire, monochrome, d'un gouvernement unique et qui n'existe qu'à travers sa volonté de détruire toute spiritualité, toute tradition, tout enracinement.
    « Le Socialisme contre la gauche ! »
    « Front » et « Alliance » ne signifient pas syncrétisme, œcuménisme ou manichéisme.
    Il ne s'agit pas d' « inventer » une nouvelle religion œcuménique, un « noachisme », mais exactement de combattre fermement ce projet. Comme il ne s'agit pas de « dhimminitude », de « poutinolatrie » ou de « chavisme », mais d'une main tendue et une oreille attentive aux visions politiques des « non-alignées » et ce dans les intérêts biens compris de la souveraineté des peuples enracinés et non de leurs élites cosmopolites et apatrides.
    « L’empire américain fait tout ce qu’il peut pour consolider son système de domination. Et nous ne pouvons pas lui permettre de faire cela. Nous ne pouvons autoriser que la dictature mondiale se consolide. La déclaration du dépositaire du monde — cynique, hypocrite, emplie de cette hypocrisie impérialiste provenant de leur besoin de tout contrôler. Ils disent qu’ils veulent imposer un modèle démocratique. Mais c’est cela leur modèle démocratique ! C’est le modèle fallacieux des élites et, je dirais, une démocratie très originale qui s’impose par les armes, les bombes et l’artillerie. Quelle étrange démocratie ! » Hugo Chavez
    Le « Front de la foi » est par définition l'antithèse d'un syncrétisme, d'un œcuménisme ou d'un manichéisme. Sa volonté étant de nuancer et sa vocation étant de discerner - avec subtilité, finesse et autant que faire ce peu, avec humour, en tout cas avec recul - toutes les notions, termes et concepts associés à cette réflexion, de redécouvrir les fondamentaux, de définir les principes et les valeurs communes de cette alliance, ce qui ne peut s'effectuer que par la construction d'une « Quatrième théorie politique ». Et cela commence par un travail sur les mots, pour ensuite reforger des concepts, les articuler en concaténations et ériger une philosophie authentique, terreau fertile, pré-requis à l'élaboration d'une théorie politique conséquente.
    « Reconnaître la part de vérité que détient l’autre, et que l’autre manifeste par sa capacité au bien, ne diminue en rien la prétention que chacun, catholique ou musulman, peut avoir de vivre de la vraie foi considérée comme mode fondamental du rapport au Réel. » Benoît Girard
    Dans ce travail sur les mots, nous devons également travailler sur les doubles sens et la « novlangue », à titre d'exemples : mondialisation/mondialisme - métissage/babelisation - Tradition/coutumes - nationalisme/tribalisme – patriotisme/chauvinisme - religion/communautarisme - science/dogmatisme - monothéisme/monolâtrie - ésotérisme/occultisme - laïcisme/laïcité - choc des civilisation synthétique/choc des civilisations historique - etc.
    Une Alliance comme une dernière tentative de recentrer les débats en les dépassant, en les surpassant !
    Un Front comme un rapport de force nécessaire qui nait du bon sens paysan et de la conscience qu'existent des valeurs universelles, un ordre naturel, des principes traditionnels...
    « C'est qu'il nous a été demandé de passer la main. Ce n'est plus nous autres agissant révolutionnairement dans l'histoire qui allons devoir en changer, désormais, le sens, mais la grâce, directement : la foi sera de plus en plus censée l'emporter, directement, sur la puissance matérielle et ses évidences, quelles qu'elles fussent. » Jean Parvulesco - Le sentier perdu - page 100
    Un Rassemblement de ceux qui ne pensent pas en terme de camps et de clivages mais de profondeur de champ et de distance à parcourir pour recouvrir le réel.
    Une Union des âmes, des corps et des esprits qui ont identifié - dans leur communauté respective, leur famille de pensée et dans les autres corpus - les formes obscurantistes, absolutistes, « littéralistes », moralistes, relativistes, déterministes, subjectivistes, pour résumer « antitraditionalistes », auto-destructrices, que prennent, dans un phénomène de masse et de folie collective, toutes les philosophies et religions qui deviennent, inévitable perte de substance, des pures idéologies, des concepts stériles. Ce qui, souligne encore une fois l'aspect « pragmatique » de cette approche « pérennialiste » de la révolution. Il n'existe pas de Révolution sans « Tradition primordiale », et en l'absence de « Religion originelle » il n'y a que réaction...
    « Dit autrement, le lourd appareil idéologique-bureaucratique de « la Science » n'est pas la lumineuse marche en avant de l'objectivité dans l'histoire, mais la constitution de la perspective du Léviathan - et par la constitution de cette subjectivité universelle écrasant la subjectivité vivante, la construction du sujet du système technicien – la construction méthodique d'une humanité asservie à sa propre volonté de puissance, volonté fermée comme une serre sur le monde matériel. Car l'autre point fonctionnel, essentiel, du positivisme, c'est la négation des autres mondes, rejetés dans la fiction, l'irrationnel, le mythe – toutes ces ombres que la lumière de la Science dissipe victorieusement dans la légende personnelle du Léviathan. » extrait de l'article « Sur la Science comme idéologie » par Lancelot
    Une Table Ronde des derniers « résistants » et derniers « croyants » qui savent que faire de la politique et diriger le royaume, c'est prévoir !
    Un Conseil National de la Résistance conscients que sans logistique point de stratégies et de visions politiques possibles !
    « Le Samouraï plonge entre les mâchoires de la mort pour trouver sa propre essence, dit encore le Hagakure . La méditation pour soi-même, comme celle d'Epictète, le creusement de l'anéantissement de l'homme dans le Système est la Voie de la puissance des dissidents et des résistants, depuis l'aube de la tyrannie . Nous n'avons rien à perdre, et c'est la voie de l'intensification d'une puissance redoutable, de la puissance des loups . » extrait de l'article « De l'organisation révolutionnaire, ou le silence des forêts en hiver » par Lancelot
    La foi est sans doute un « avantage » dans cette quête, mais la foi ne se décrète pas... L'idée de foi ne doit pas exclure l'idée de raison, comme l'idée de raison ne doit pas exclure l'idée de la foi... Que la foi ne devienne pas ce supermarché des certitudes où je vois les hordes analphabètes, au mieux « profanes », se ruer sur des écrits saints et s'en habiller comme nous achèterions le dernier vêtement à la mode, une religion de marché, la prière comme un slogan publicitaire. Nous voyons les mêmes masses incultes imposer leurs limites et expliquer que seul l' « extérieur » existe. Que la foi ne souffre aucune intériorité ? Et la Tradition aucun ésotérisme ?
    « La prière est un élément décisif de la victoire. Les guerres sont gagnées par ceux qui ont su attirer de l’éther, des cieux, les forces mystérieuses du monde invisible et s’en assurer le concours. Ces forces, ce sont les âmes des morts, les âmes de nos ancêtres qui furent eux aussi, en leur temps, liés à nos lopins de terre, à nos sillons, qui moururent pour la défense de cette terre et sont aujourd’hui encore liés à elle par le souvenir de leur vie ainsi qu’à nous, leurs fils, petits-fils et arrière petits-fils. Et puis, au-dessus de l’âme des morts, il y a Dieu. Une fois attirées, ces forces pèsent dans la balance : elles protègent, elles insufflent le courage, la volonté et tout ce qu’exige la victoire et elles nous font vaincre. Elles sèment la panique et l’épouvante chez l’ennemi, paralysant son action. En dernière analyse, les victoires ne dépendent pas uniquement de la préparation matérielle, des forces matérielles des belligérants mais de leur capacité de s’assurer le concours des forces spirituelles. La justice et la moralité de notre action et l’appel fervent, le recours à elles sous la forme du rite et de la prière collective, attirent de telles forces » Julius Evola, « La tragédie de la Garde de Fer »
    Ne pas croire n'est peut être pas tant une question de choix que de « grâce ». D'épreuves ou d'expériences, d'un travail intellectuel sur le long terme et spirituel profond - et surtout personnel - amenant à une idée de la foi et une certaine transcendance. La foi est la recherche de la vérité. La foi est un apprentissage... Et personne n'a la science infuse...
    « Ce n'est pas parce que Calvin a totalement falsifié le message de la radicalité christique pour faire du christianisme, à Genève et dans tous les territoires suisses un coffre-fort idéologique, que je vais récuser les paroles radicales de l’Évangile. Il faut toujours comprendre que - et ça c'est ce qu'a montré Marx, c'est ce qu'a montré Debord, c'est ce qu'on montré tous les groupes radicaux -, le propre du fétichisme de la marchandise c'est d'investir tout ce qu'il conteste pour le réécrire et le falsifier. » Francis Cousin
    Mais si la « non-croyance » se transforme en une « foi » athée, une certitude inversée et une idéologie du néant, du « contre » et de l' « anti » : un « empire du non-être » - comme nous le voyons à travers ce prosélytisme athée sous couvert de « Laïscisme » d'état - qui est l'image de la haine systémique des religions et du monde de la Tradition - FEMEN -, c'est exactement devenir ce pseudo-religieux, moraliste et hystérique, que nous prétendons tancer, que nous définissons d'archaïque et duquel nous pensons pouvoir nous différencier par cette négation dont il est lui même acteur dans sa pseudo-foi « post-moderne ».
    « Vous qui séparez la raison et la religion, sachez que vous détruisez l'une et l'autre. La religion est la santé de la raison ; la raison est la force de la religion. La religion sans la raison devient de la superstition. La raison sans la religion devient de l'incrédulité » Antoine Blanc de Saint-Bonnet (L'Unité spirituelle)
    Toutes les « idéologies » - au sens péjoratif du terme, en tant que « déterminisme » - qu'elles soient religieuses ou politiques - la religion c'est de la politique et la politique de la religion - sont par nature une inversion à toutes connaissances, toutes sciences...
    « Mieux vaut une horde de chasseurs, une horde mongole, qu'une assemblée générale moderne. Et une telle organisation est aussi souple, adaptable, impitoyable que les muscles et la mâchoire d'un loup. Aucune organisation de conquête, aucune organisation de résistance, aucune organisation de dissidents, aucune organisation secrète d'une hérésie poursuivie par une police meurtrière n'a jamais été démocratique. » extrait de l'article « De l'organisation révolutionnaire, ou le silence des forêts en hiver » par Lancelot
    L'Aube arrive, l'Hiver vient, les Grands Temps sont proches...
    La Réponse sera Métapolitique !
    « À quoi servent les saints si ce n'est à les imiter ? Être autrement vivant ! Car tout est là. Non pas survivre, mais supervivre : voilà qui est intolérable aux mortels vivoteurs, aux vivotants mortifiés. Après tant de dons, le swing des choses leur échappe encore. Ils ne savent pas danser ; ils ne comprennent pas pourquoi le derviche a envie de danser. Un jour, Rûmî passait près d'une boutique de frappeurs de pièces de monnaie. Le rythme de leurs marteaux le séduisit : il commença à tourner de plaisir, exactement comme Thelenious Monk lorsqu'il est enchanté par sa rythmique. Les frappeurs de monnaie continuèrent à jouer du marteau, admirant le divin tournis de Rûmî. C'était trop beau : ils ne pouvaient plus s'arrêter au point que leurs pièces, sous les coups s'aplatirent comme des pétales d'or qui s'envolèrent dans la boutique pour s'en aller tournoyer avec le derviche en extase.
    Endervichez-vous ! Voyez la vie en tournant ! Ayez la tête qui tourne en vivant ! Si j'étais musulman, je me ferais derviche sur l'heure. Leur musique envoûtante est si morbidement stimulante ! Ça me survolte de frayeur ! Les derviches conseillent de « quitter ce qui est limité » et s'élancent dans la ronde de la mort. Ils dérèglent, par leur giration extatique, le secret du temps. Ils le défont, comme une pelote de laine ! Il est très dangereux d'arrêter un derviche qui tourne, on pourrait ne plus distinguer le passé de l'avenir. « Soufi » signifie fils du présent. Vivre dans l'éternel vertige du présent ! Tous les crimes se commettent dans le présent. C'est au présent qu'on voit Dieu.
    Entrer dans le visible pour se rendre invisible. Être subversif partout, hérétique dans l'hérésie même. Garder sa cohérence en se décalant chaque fois, aller droit en zigzags, échapper dogmatiquement au dogme, être extérieurement dans tout et hors de tout dedans, être partout ailleurs, out of nowhere c'est à dire quelque part partout ! Quels voyages ! Voilà mon catholicisme ! Polyinstrumental ! » Marc-Édouard Nabe, extrait de « L'âge du Christ »

    Nasrallah Pendragon http://www.voxnr.com