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France et politique française - Page 4784

  • L’Alliance des Dissidences et le Front de la Foi

    Le « Front de la foi » et « l'Alliance des dissidences » est une réflexion en chantier, qui a pour objectif premier de sortir des catégories politiques imposées et de chercher - au delà de la politique - politicienne, de la voie électorale et de l'alternance - des contre-pouvoirs objectifs qui correspondent au principe de réalité et non des contre-pouvoirs subjectifs qui ne participent que de nos fantasmes démocratiques, nostalgies totalitaires et autres incantations progressistes.
    « Entre l'esprit religieux, au vrai sens du terme, et l'esprit moderne, il ne peut y avoir qu'antagonisme. » René Guénon
    Cette proposition est forcément sujet à débat et doit l'être, le problème étant que ce débat est « occulté ».
    Cette ébauche de résistance immédiate n'est peut être et sans doute pas La « Vérité », ça n'a d'ailleurs pas vocation à être une vérité toute nue ou un mensonge bien habillé, mais a vocation à être une composante, à définir, d'une théorie politique forte et efficiente à mettre en face du Libéralisme triomphant. Théorie politique qui est actuellement en construction au travers de divers courants de ce que nous appelons communément « la dissidence ». Nous pourrions simplement appeler cette approche de la politique : « cohésion sociale », « cerveau collectif » ou encore « bien commun ».
    Elle ne prétend pas - encore une fois et nous insisterons - incarner la stricte vérité, elle se veut être une piste radicale sur un « chemin de vérité », sur l'idée originale de redécouvrir la « Tradition » - que nous opposons à « Progrès » -, la redéfinir, d'observer sa réminiscence, ses reflux, de réussir a articuler les concepts, valeurs, principes et fondamentaux qui en découlent pour enfin pouvoir construire cette théorie « métapolitique » authentiquement anticapitaliste. De résister. De trouver si un sens de l'Histoire conforme à la forme de la Tradition existe. Elle doit participer d'une critique intégrale du modèle démocratique occidental à l'heure où les peuples réclament davantage de démocratie pour circonvenir au Libéralisme, sans avoir les « outils traditionnels » pour décortiquer le concept de démocratie dans ses principes fondateurs, et en comprendre l'essence « originelle » du « Vox populi, vox déi » intimement lié au concept de « Tradition ». La démocratie « moderne » comme acquis sans une réelle définition de la démocratie « primordiale » est une hérésie intellectuelle, comme nous ne pouvons pas dire que cette démocratie représentative de marché et d'opinion que nous subissons n'est pas la démocratie, même si cette forme de démocratie profite à l'oligarchie, la « Social-démocratie » est bien une forme de démocratie et ses conséquences sont celle de la politique du « suffrage universel » qui n'est pas conforme à la forme de la démocratie « originelle ».
    Car, qu'est-que la démocratie ? Le laïcisme et le suffrage universel ? Ou, « Vox populi Vox déi » ?
    « Dans l'histoire nous trouvons deux forces : l'une qui divise, casse et tue, l'autre qui contemple l'unité du mystère. » Ezra Pound
    Le progrès comme « philosophie » de l'hyper-classe ne peut se comprendre sans appréhender les origines de la démocratie telle que nous la connaissons - à sa définition post-moderne, définitive et acceptée aujourd'hui - à la lumière de la prise de pouvoir de la bourgeoisie sur l'aristocratie lors de la « réaction » française de 1789.
    Ce court manifeste et les diverses citations reprises, ne sont qu'une infime introduction et n'ont vocation qu'à nourrir ce que nous essayons d'exprimer au travers des mots « Alliance » et « Front » - en terme de contre-pouvoirs exceptionnels dans une période unique et un moment donné : un CNR 2.0 ou une alliance authentiquement révolutionnaire des dissidences ? Alliance contre cette entité complexe et uniformisante, traversée de courants contradictoires, mais tous habités de l'esprit du Mondialisme, comme les personnes qui incarnent ces courants et ce projet - que nous appelons communément le Nouvel Ordre Mondial - qui avancent à grand pas vers le terme de leurs agendas et leur ultime volonté de soumettre tous les peuples ouvertement à leur hégémonie économique et leurs choix politiques. Une dictature digitale des régulateurs et des banques, une alternance entre un goulag mou du « Soft Power » et du « Tittytainment » et une démocratie totalitaire de « La stratégie de la tension » et de « La stratégie du choc ». Le Libéralisme triomphant.
    « Pour moi, le traditionalisme est la source de l'inspiration, le point de départ. Mais il faut le développer plus avant, le vivre, le penser et repenser. » Alexandre Douguine
    Soyons très clair, cette approche est « dissidente », « radicale » et « non-conforme », c'est-à-dire dans une critique radicale, intégrale et totale du Libéralisme. Qui dit « Dissident », dit « transcourant », ce qui exprime une réalité sur le terrain des idées, « transcourant » est en somme le contraire de « pensée unique » et ne supporte pas le clivage gauche/droite/religion comme déterminisme politique, ou quand les radicaux marxistes dialoguent avec les cercles nationaux non-conformes qui dialoguent avec les « traditionalistes », réalité cohérente avec l'idée de « Quatrième théorie politique » théorisée par Alexandre Douguine et de « Réconciliation nationale » chère à Alain Soral, comme être un « antiraciste intégral » désigne un comportement et une critique radicale de l'antiracisme institutionnel. SOS Racisme, c'est sauver le racisme ! Être fier de sa religion, sa philosophie, sa « race », son ethnie, son pays, sa région, son village, sa communauté, sa famille, sa femme, ses filles et ses fils, en bref, sa « Tradition », n'est en aucun cas du racisme, de l'extrémisme ou du « communautarisme » SI ces composantes culturelles et identitaires, naturelles, intrinsèques à ce qu'est l'identité humaine et qui font l'homme, ne sont pas « essentialisées » dans un esprit de supériorité raciale et/ou par l'élection divine : le tribalisme !
    Un « Front de la foi » ne suggère pas d'unir les chrétiens et les musulmans contre les juifs ou les juifs et les chrétiens contre les musulmans, ou encore les croyants contre les athées comme le système le veut - pour anticiper les critiques stériles qui n'apportent que pertes de temps, divisions et dissensions, que nous voyons arriver et que nous rejetons par avance -, au même titre que la « monolâtrie » est, et une inversion de l'idée de monothéisme, et une inversion du concept polythéïste.
    « Guénon appelait en outre à se méfier de certaines idées fixes obsédant ses contemporains (la franc-maçonnerie, les juifs, les jésuites, le péril jaune, etc.) qui étaient directement suscitées par l'entreprise contre-initiatique et lui servaient de masque, la rendant d'autant plus difficile à identifier. » extrait de « René Guénon contre « l’extrême-droite » et les idéologies modernes »
    Nous connaissons et validons le concept biblique bien comprit de « La Synagogue de Satan » - ces juifs qui ne sont pas juifs - et l'anathème de l'accusation en antisémitisme étant maintenant lourdement redondant, nous soulignons le fait que toute personne qui en serait encore au stade des accusations en « théorie du complot », en fascisme, en islamisme, en communisme, en antisémitisme, entre pathos et procès d'intention, entre « Réductio ad Hitlerum », « Argumentum ad hominem » et autre « Point Godwin », a choisit son axe, son camp, s'exclut lui même de ce chantier politique et que son opinion n'est rien. Nous ne sommes pas des psychologues et des assistants sociaux pour sionistes, néo-nazis, « antifas » et autres idiots utiles du grand jeu des oppositions nécessaires !
    Ce concept ne demande pas à être discuté par des individus qui seraient « contre » - car quand on est « contre », on est « contre », et le temps ne fait rien à l'affaire - mais demande à être approfondi par des hommes d'honneurs qui considèrent ce concept comme étant « efficient » et qui veulent y œuvrer dans un esprit constructif. C'est une démarche d'autodétermination, qui ne s'oppose pas, mais construit, qui ne se positionne pas, mais qui tranche, qui n'est ni « contre », ni « anti », mais qui est « pour » et « pro », qui ne s'indigne pas mais s'enthousiasme... Nous ne sommes pas des relativistes ou des subjectivistes, adeptes du « tout-se-vaut », nous laissons cela aux frileux du concept.
    « La guerre spirituelle contre le monde postmoderne, la petite guerre, et la grande guerre spirituelle ne sont pas des lieux de débats indéfinis sur les désirs, les rêves vides, ou le narcissisme des blooms, des hommes modernes dans leur déréliction réelle et leur toute-puissance de carton . Il est vain d'argumenter comme le vent se lève . Il n'est plus le temps des débats. Il faut partir, lever les voiles, au souffle des étoiles et du Soleil noir. » extrait de l'article « De l'organisation révolutionnaire, ou le silence des forêts en hiver » par Lancelot
    Toutes les « bonnes volontés » anticapitalistes, dissidentes et autonomes sont les bienvenues dans cette réflexion individuelle et sa mise en pratique collective, ce combat politique et cette lutte spirituelle et philosophique, au quotidien et sur le long terme.
    Le « Front de la foi » et « l'Alliance des dissidences » c'est défendre l'idée d'un monde multipolaire, approche qui favorise un axe géopolitique possible d'une main tendue à une politique « eurasiatique », « tellurique » et proposée en contre-pouvoir à l'axe atlantiste qui lui rêve d'un monde unipolaire, monochrome, d'un gouvernement unique et qui n'existe qu'à travers sa volonté de détruire toute spiritualité, toute tradition, tout enracinement.
    « Le Socialisme contre la gauche ! »
    « Front » et « Alliance » ne signifient pas syncrétisme, œcuménisme ou manichéisme.
    Il ne s'agit pas d' « inventer » une nouvelle religion œcuménique, un « noachisme », mais exactement de combattre fermement ce projet. Comme il ne s'agit pas de « dhimminitude », de « poutinolatrie » ou de « chavisme », mais d'une main tendue et une oreille attentive aux visions politiques des « non-alignées » et ce dans les intérêts biens compris de la souveraineté des peuples enracinés et non de leurs élites cosmopolites et apatrides.
    « L’empire américain fait tout ce qu’il peut pour consolider son système de domination. Et nous ne pouvons pas lui permettre de faire cela. Nous ne pouvons autoriser que la dictature mondiale se consolide. La déclaration du dépositaire du monde — cynique, hypocrite, emplie de cette hypocrisie impérialiste provenant de leur besoin de tout contrôler. Ils disent qu’ils veulent imposer un modèle démocratique. Mais c’est cela leur modèle démocratique ! C’est le modèle fallacieux des élites et, je dirais, une démocratie très originale qui s’impose par les armes, les bombes et l’artillerie. Quelle étrange démocratie ! » Hugo Chavez
    Le « Front de la foi » est par définition l'antithèse d'un syncrétisme, d'un œcuménisme ou d'un manichéisme. Sa volonté étant de nuancer et sa vocation étant de discerner - avec subtilité, finesse et autant que faire ce peu, avec humour, en tout cas avec recul - toutes les notions, termes et concepts associés à cette réflexion, de redécouvrir les fondamentaux, de définir les principes et les valeurs communes de cette alliance, ce qui ne peut s'effectuer que par la construction d'une « Quatrième théorie politique ». Et cela commence par un travail sur les mots, pour ensuite reforger des concepts, les articuler en concaténations et ériger une philosophie authentique, terreau fertile, pré-requis à l'élaboration d'une théorie politique conséquente.
    « Reconnaître la part de vérité que détient l’autre, et que l’autre manifeste par sa capacité au bien, ne diminue en rien la prétention que chacun, catholique ou musulman, peut avoir de vivre de la vraie foi considérée comme mode fondamental du rapport au Réel. » Benoît Girard
    Dans ce travail sur les mots, nous devons également travailler sur les doubles sens et la « novlangue », à titre d'exemples : mondialisation/mondialisme - métissage/babelisation - Tradition/coutumes - nationalisme/tribalisme – patriotisme/chauvinisme - religion/communautarisme - science/dogmatisme - monothéisme/monolâtrie - ésotérisme/occultisme - laïcisme/laïcité - choc des civilisation synthétique/choc des civilisations historique - etc.
    Une Alliance comme une dernière tentative de recentrer les débats en les dépassant, en les surpassant !
    Un Front comme un rapport de force nécessaire qui nait du bon sens paysan et de la conscience qu'existent des valeurs universelles, un ordre naturel, des principes traditionnels...
    « C'est qu'il nous a été demandé de passer la main. Ce n'est plus nous autres agissant révolutionnairement dans l'histoire qui allons devoir en changer, désormais, le sens, mais la grâce, directement : la foi sera de plus en plus censée l'emporter, directement, sur la puissance matérielle et ses évidences, quelles qu'elles fussent. » Jean Parvulesco - Le sentier perdu - page 100
    Un Rassemblement de ceux qui ne pensent pas en terme de camps et de clivages mais de profondeur de champ et de distance à parcourir pour recouvrir le réel.
    Une Union des âmes, des corps et des esprits qui ont identifié - dans leur communauté respective, leur famille de pensée et dans les autres corpus - les formes obscurantistes, absolutistes, « littéralistes », moralistes, relativistes, déterministes, subjectivistes, pour résumer « antitraditionalistes », auto-destructrices, que prennent, dans un phénomène de masse et de folie collective, toutes les philosophies et religions qui deviennent, inévitable perte de substance, des pures idéologies, des concepts stériles. Ce qui, souligne encore une fois l'aspect « pragmatique » de cette approche « pérennialiste » de la révolution. Il n'existe pas de Révolution sans « Tradition primordiale », et en l'absence de « Religion originelle » il n'y a que réaction...
    « Dit autrement, le lourd appareil idéologique-bureaucratique de « la Science » n'est pas la lumineuse marche en avant de l'objectivité dans l'histoire, mais la constitution de la perspective du Léviathan - et par la constitution de cette subjectivité universelle écrasant la subjectivité vivante, la construction du sujet du système technicien – la construction méthodique d'une humanité asservie à sa propre volonté de puissance, volonté fermée comme une serre sur le monde matériel. Car l'autre point fonctionnel, essentiel, du positivisme, c'est la négation des autres mondes, rejetés dans la fiction, l'irrationnel, le mythe – toutes ces ombres que la lumière de la Science dissipe victorieusement dans la légende personnelle du Léviathan. » extrait de l'article « Sur la Science comme idéologie » par Lancelot
    Une Table Ronde des derniers « résistants » et derniers « croyants » qui savent que faire de la politique et diriger le royaume, c'est prévoir !
    Un Conseil National de la Résistance conscients que sans logistique point de stratégies et de visions politiques possibles !
    « Le Samouraï plonge entre les mâchoires de la mort pour trouver sa propre essence, dit encore le Hagakure . La méditation pour soi-même, comme celle d'Epictète, le creusement de l'anéantissement de l'homme dans le Système est la Voie de la puissance des dissidents et des résistants, depuis l'aube de la tyrannie . Nous n'avons rien à perdre, et c'est la voie de l'intensification d'une puissance redoutable, de la puissance des loups . » extrait de l'article « De l'organisation révolutionnaire, ou le silence des forêts en hiver » par Lancelot
    La foi est sans doute un « avantage » dans cette quête, mais la foi ne se décrète pas... L'idée de foi ne doit pas exclure l'idée de raison, comme l'idée de raison ne doit pas exclure l'idée de la foi... Que la foi ne devienne pas ce supermarché des certitudes où je vois les hordes analphabètes, au mieux « profanes », se ruer sur des écrits saints et s'en habiller comme nous achèterions le dernier vêtement à la mode, une religion de marché, la prière comme un slogan publicitaire. Nous voyons les mêmes masses incultes imposer leurs limites et expliquer que seul l' « extérieur » existe. Que la foi ne souffre aucune intériorité ? Et la Tradition aucun ésotérisme ?
    « La prière est un élément décisif de la victoire. Les guerres sont gagnées par ceux qui ont su attirer de l’éther, des cieux, les forces mystérieuses du monde invisible et s’en assurer le concours. Ces forces, ce sont les âmes des morts, les âmes de nos ancêtres qui furent eux aussi, en leur temps, liés à nos lopins de terre, à nos sillons, qui moururent pour la défense de cette terre et sont aujourd’hui encore liés à elle par le souvenir de leur vie ainsi qu’à nous, leurs fils, petits-fils et arrière petits-fils. Et puis, au-dessus de l’âme des morts, il y a Dieu. Une fois attirées, ces forces pèsent dans la balance : elles protègent, elles insufflent le courage, la volonté et tout ce qu’exige la victoire et elles nous font vaincre. Elles sèment la panique et l’épouvante chez l’ennemi, paralysant son action. En dernière analyse, les victoires ne dépendent pas uniquement de la préparation matérielle, des forces matérielles des belligérants mais de leur capacité de s’assurer le concours des forces spirituelles. La justice et la moralité de notre action et l’appel fervent, le recours à elles sous la forme du rite et de la prière collective, attirent de telles forces » Julius Evola, « La tragédie de la Garde de Fer »
    Ne pas croire n'est peut être pas tant une question de choix que de « grâce ». D'épreuves ou d'expériences, d'un travail intellectuel sur le long terme et spirituel profond - et surtout personnel - amenant à une idée de la foi et une certaine transcendance. La foi est la recherche de la vérité. La foi est un apprentissage... Et personne n'a la science infuse...
    « Ce n'est pas parce que Calvin a totalement falsifié le message de la radicalité christique pour faire du christianisme, à Genève et dans tous les territoires suisses un coffre-fort idéologique, que je vais récuser les paroles radicales de l’Évangile. Il faut toujours comprendre que - et ça c'est ce qu'a montré Marx, c'est ce qu'a montré Debord, c'est ce qu'on montré tous les groupes radicaux -, le propre du fétichisme de la marchandise c'est d'investir tout ce qu'il conteste pour le réécrire et le falsifier. » Francis Cousin
    Mais si la « non-croyance » se transforme en une « foi » athée, une certitude inversée et une idéologie du néant, du « contre » et de l' « anti » : un « empire du non-être » - comme nous le voyons à travers ce prosélytisme athée sous couvert de « Laïscisme » d'état - qui est l'image de la haine systémique des religions et du monde de la Tradition - FEMEN -, c'est exactement devenir ce pseudo-religieux, moraliste et hystérique, que nous prétendons tancer, que nous définissons d'archaïque et duquel nous pensons pouvoir nous différencier par cette négation dont il est lui même acteur dans sa pseudo-foi « post-moderne ».
    « Vous qui séparez la raison et la religion, sachez que vous détruisez l'une et l'autre. La religion est la santé de la raison ; la raison est la force de la religion. La religion sans la raison devient de la superstition. La raison sans la religion devient de l'incrédulité » Antoine Blanc de Saint-Bonnet (L'Unité spirituelle)
    Toutes les « idéologies » - au sens péjoratif du terme, en tant que « déterminisme » - qu'elles soient religieuses ou politiques - la religion c'est de la politique et la politique de la religion - sont par nature une inversion à toutes connaissances, toutes sciences...
    « Mieux vaut une horde de chasseurs, une horde mongole, qu'une assemblée générale moderne. Et une telle organisation est aussi souple, adaptable, impitoyable que les muscles et la mâchoire d'un loup. Aucune organisation de conquête, aucune organisation de résistance, aucune organisation de dissidents, aucune organisation secrète d'une hérésie poursuivie par une police meurtrière n'a jamais été démocratique. » extrait de l'article « De l'organisation révolutionnaire, ou le silence des forêts en hiver » par Lancelot
    L'Aube arrive, l'Hiver vient, les Grands Temps sont proches...
    La Réponse sera Métapolitique !
    « À quoi servent les saints si ce n'est à les imiter ? Être autrement vivant ! Car tout est là. Non pas survivre, mais supervivre : voilà qui est intolérable aux mortels vivoteurs, aux vivotants mortifiés. Après tant de dons, le swing des choses leur échappe encore. Ils ne savent pas danser ; ils ne comprennent pas pourquoi le derviche a envie de danser. Un jour, Rûmî passait près d'une boutique de frappeurs de pièces de monnaie. Le rythme de leurs marteaux le séduisit : il commença à tourner de plaisir, exactement comme Thelenious Monk lorsqu'il est enchanté par sa rythmique. Les frappeurs de monnaie continuèrent à jouer du marteau, admirant le divin tournis de Rûmî. C'était trop beau : ils ne pouvaient plus s'arrêter au point que leurs pièces, sous les coups s'aplatirent comme des pétales d'or qui s'envolèrent dans la boutique pour s'en aller tournoyer avec le derviche en extase.
    Endervichez-vous ! Voyez la vie en tournant ! Ayez la tête qui tourne en vivant ! Si j'étais musulman, je me ferais derviche sur l'heure. Leur musique envoûtante est si morbidement stimulante ! Ça me survolte de frayeur ! Les derviches conseillent de « quitter ce qui est limité » et s'élancent dans la ronde de la mort. Ils dérèglent, par leur giration extatique, le secret du temps. Ils le défont, comme une pelote de laine ! Il est très dangereux d'arrêter un derviche qui tourne, on pourrait ne plus distinguer le passé de l'avenir. « Soufi » signifie fils du présent. Vivre dans l'éternel vertige du présent ! Tous les crimes se commettent dans le présent. C'est au présent qu'on voit Dieu.
    Entrer dans le visible pour se rendre invisible. Être subversif partout, hérétique dans l'hérésie même. Garder sa cohérence en se décalant chaque fois, aller droit en zigzags, échapper dogmatiquement au dogme, être extérieurement dans tout et hors de tout dedans, être partout ailleurs, out of nowhere c'est à dire quelque part partout ! Quels voyages ! Voilà mon catholicisme ! Polyinstrumental ! » Marc-Édouard Nabe, extrait de « L'âge du Christ »

    Nasrallah Pendragon http://www.voxnr.com

  • Recherche sur l'embryon : le triple NON de Yannick Moreau

    YmCommuniqué de presse du député : 

    "Yannick MOREAU, député de la Vendée Littorale, s’élève contre la proposition de loi modifiant le statut de l’embryon et autorisant la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Yannick MOREAU votera contre pour trois raisons :

    1. Au nom de l’éthique et de la dignité humaine. Nous ne pouvons accepter que le plus fragile membre en devenir de la communauté nationale soit réduit à un matériau de recherche industrielle. Il faut cesser cette marchandisation rampante, fondamentalement contraire à la dignité de l’homme.
    2. Au nom du progrès de la science. En Démocratie il n’existe pas de vrai progrès technique s’il ne se conjugue avec le respect fondamental des droits de tous les hommes. D’autres méthodes de recherches, alternatives, existent. Parmi celles-ci l’utilisation des cellules souches reprogrammées (IPS) découvertes par le Professeur YAMANAKA, prix Nobel de médecine 2012. En effet, concernant la modélisation des pathologies et du criblage de molécules, les cellules souches non-embryonnaires égalent les cellules souches embryonnaires. Elles sont même plus prometteuses en matière de thérapie cellulaire. Cette méthode techniquement valable est moralement acceptable.
    3. Au nom du Droit et du respect du Parlement. Ce passage en force est indigne. La Loi de Bioéthique votée en 2011 n’est pas respectée par le gouvernement et la majorité. Le Code de la santé publique prévoit qu’un projet de réforme portant sur un problème éthique doit être précédé d’un débat public organisé sous forme d’Etats Généraux. Ceux-ci n’ont pas eu lieu. Quel manque de considération pour un sujet à l’enjeu si fondamental que de l’introduire en juillet durant la session extraordinaire, en bousculant l’ordre du jour, refusant le vote par amendements, et en commençant l’examen à 23h.

    La procédure est à l’image du fond, déplorable. Les urgences sont ailleurs. Il ne suffira pas de voter contre ce texte mardi, il faudra avoir le courage de revenir dessus car la politique c’est aussi la volonté au service de la dignité.

    Yannick MOREAU 

    Député de la Vendée Littorale

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Opération Valérie Trierweiler à Paris

    COMMUNIQUÉ du Printemps Français : François et sa volaille

    un beau lâcher de poulets à Paris pour honorer la première poule de France, Valérie T. Samedi matin, le Printemps Français a lâché une basse-cour au pied de son immeuble parisien, gardé par deux poulets. Courant derrière nos coqs, les poulets de Manuel Valls tentaient de protéger la première poule de la République, et les plumes volaient
    Ça nous a bien fait rire, et c’est tout ce que ça nous rapportera. Car sinon, la dame à François, elle nous coûte de l’argent : soit c’est sa maitresse, et pourquoi l’entretenir sur un pied officiel, soit c’est sa concubine, et François a menti sur son patrimoine et ses revenus.
     
    Ce n’est qu’un mensonge de plus, de la part d’Hollandouille, qui veut bien du mariage pour tous mais n’en veut pas pour lui, qui veut bien changer la vie des Français mais refuse de toucher à son confort de célibataire à bonne fortune.
    Pourtant le temps des comptes est venu, ceux que la Cour lui jette dessus chaque matin, et le décompte de ses soutiens dans les sondages : la France n’a plus d’argent, François est à sec.

    PAS DE PETITES ÉCONOMIES, VALÉRIE N’A RIEN À FAIRE PARMI LES OFFICIELS DU 14 JUILLET !

    http://www.francepresseinfos.com/

  • Une poule pour tous

     

    François et sa volaille

     

    Un beau lâcher de poulets à Paris pour honorer la première poule de France, Valérie T. Samedi matin, le Printemps Français a lâché une basse-cour au pied de son immeuble parisien, gardé par deux poulets. Courant derrière nos coqs, les poulets de Manuel Valls tentaient de protéger la première poule de la République, et les plumes volaient. Ça nous a bien fait rire, et c’est tout ce que ça nous rapportera. Car sinon, la dame à François, elle nous coûte de l’argent : soit c’est sa maitresse, et pourquoi l’entretenir sur un pied officiel, soit c’est sa concubine, et François a menti sur son patrimoine et ses revenus.

    http://fr.altermedia.info/

  • "FN... tout ça pour ça ! " conférence d'Anne Kling sur le LTS (19 Février 2012)

  • Parti islamiste en France : Amirshahi s’excite contre Delahousse

    PARIS (NOVOpress) – Lors de la traditionnelle interview du président de la République le 14 juillet, le journaliste Laurent Delahousse a évoqué la possible création d’un parti islamiste en France. « Une question digne de la propagande des groupuscules d’extrême-droite » pour Pouria Amirshahi (photo). Le député socialiste des “Français établis hors de France” s’est ensuite déchaîné sur Twitter : « Il travaille pour qui Delahousse ? Le FN ou Al Qaïda ? », a-t-il posté sur internet.

    Selon Pouria Amirshahi la question « était pitoyable, pour un 14 juillet. Elle ne fait que nourrir les peurs et les fantasmes (…). C’est une question digne de la propagande des groupuscules d’extrême-droite. Au mieux, elle était dérisoire, au pire elle était un élément de plus dans la peur ambiante relayée par les théoriciens de l’invasion ». Pourtant, la création d’un parti islamiste n’a rien d’un phantasme. Elle serait une suite logique de l’islamisation galopante en France.

    Si au début des années 1960, un Français avait prédit que quelques années plus tard des millions de mahométans s’installeraient dans l’Hexagone, que des milliers de mosquées s’y implanteraient, que de nombreuses femmes voilées déambuleraient dans les rues  des villes parfois encombrées de prières publiques musulmanes et que des attentats au nom de l’islam feraient couler le sang… ses contemporains l’auraient peut-être traité de fou ou de « facho » ?

    http://fr.novopress.info

  • « Ceux qui ne sont pas comme nous »

    nationalité-française-konk.jpgQuand les situations et les mots pour les décrire n’ont plus le même sens pour les Français et ceux qui sont censés les représenter,  l’heure est grave. En témoigne le discours de François Hollande ce 14 juillet, qui a permis de jauger une nouvelle fois du décalage effrayant existant d’un côté entre le monde dans lequel évoluent nos énarques pensionnés,  la technostructure européiste aux  manettes du Système , et le pays réel de l’autre. Le chef de l’Etat a ainsi tenu à mettre en garde les Français contre le danger que constituerait   l’opposition nationale , jugeant  «d’une extrême gravité» la montée du FN, ainsi que ses propositions, qui «enfermeraient la France» (sic).  Le vœu de  Marine Le Pen  de faire du FN le centre de gravité de la vie politique française ? « D’une extrême gravité». La sortie de l’euro ? «D’une extrême gravité », la preuve Nicolas Sarkozy était contre a t-il avancé !   L’instauration d’un  protectionnisme intelligent? «D’une extrême gravité», a-t-il insisté, la preuve les Américains,  les Chinois   sont  protectionnistes mais nous interdisent  de l’être…avec le soutien de  Bruxelles.

      «Quand on dit qu’on va chasser ceux qui ne sont pas comme nous (sic) , ceux qui ne sont pas Français et même peut-être certains Français»,  c’est aussi « d’une extrême gravité» a encore avancé le président de la République  semblant d’adresser à des élèves d’école primaire.

    François Hollande semble oublier note Bruno Gollnisch que selon la doxa socialo-écolo-communiste,  matérialisée par un vote récent  à l’assemblée,  tout le monde il est comme les Français, tout le monde il est comme nous  et que    tout le monde y ressemble à tout le monde . En effet, puisque    le mot  race  , selon un engagement du candidat Hollande reprenant  une vieille marotte communiste, a été supprimé de   la Constitution, les différences l’ont été aussi automatiquement…non?

    Éradiquer  les mots pour faire disparaître les maux, les  problèmes et escamoter le réel, nous voilà en pleine pensée magique socialiste à laquelle les médias sont priés de collaborer. La catastrophe ferroviaire survenue le 12 juillet  en gare de la très plurielle  commune de  Brétigny-sur-Orge (Essonne)  en est une nouvelle illustration.

     Les sites de Libération, du  Monde, du  Figaro, du  Nouvel ObsRue 89, Europe 1,  France Info,  BFM,  France 3, ont ainsi évoqué la conduite des bandes de jeunes  présentes sur place.  Au micro d’Europe 1,  Nathalie Michel, membre  syndicat de police Alliance,  a raconté:  « A 17h 30, alors que nos collègues interviennent, ils voient un groupe de jeunes qui approchent et qui semblent porter secours aux victimes. Très rapidement, ils se rendent compte que ces individus sont présents pour dépouiller les victimes et notamment les premiers cadavres. »

     Ces détrousseurs de cadavres et/ou leurs amis, ont  aussi  eu à cœur de caillasser secouristes, pompiers policiers et cheminots.

     Le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, est intervenu sur les antennes le lendemain pour tenter de minimiser les faits   en expliquant, joyeux euphémisme socialiste, que « les pompiers ont été accueillis de façon un peu rude»,  qu’il n’a pas eu  connaissance de victimes dépouillées, évoquant tout jute « des actes isolés ». Le maire socialiste de Brétigny-sur-Orge, Bernard Decaux,  terrorisé de  à l’idée d’être accusé de stigmatiser les « jeunes » (de futurs électeurs ?) de sa commune,  a tenu à expliquer que « le mot caillassage paraît très exagéré »…

     Des exactions certainement  perpétrées par des jeunes normands, berrichons, bretons ou provençaux  de passage, bref par des Français comme nous, mais cela M. Cuvillier n’a pas été jusqu’à l’affirmer…

     Restons dans le même registre avec cet article paru la semaine dernière dans l’hebdomadaire Minute à la suite de l’audience qui s’est tenue  le 3 juillet  au tribunal de grande instance de Paris.

     Devant celui-ci, « Treize citoyens, des Noirs et des Arabes, attaquaient l’Etat et le ministère de l’Intérieur pour discrimination lors des contrôles d’identité. Les plaignants estiment que, à cause de leur profil ethnique, ils sont trop souvent la cible privilégiée des contrôles policiers. Ils se disent victimes du délit de faciès, le  délit de sale gueule . A l’appui, ils ont fourni une étude du CNRS (le Centre national de la recherche scientifique), selon laquelle les citoyens d’origine nord-africaine et subsaharienne risquaient respectivement 7,8 et 6 fois plus de se faire contrôler qu’un  individu de type européen ».

     Or, rapportait Minute, dans les faits « Si certains citoyens sont plus contrôlés que d’autres, c’est que, malheureusement pour eux, ils appartiennent à une population à risques . Il suffit de consulter les avis de recherche de la police nationale pour s’en convaincre », fichier public consultable sur le site gouvernemental  http://www.avisderecherches.interieur.gouv.fr/.

     « Il n’est pas difficile d’en tirer une statistique. Sur les 85 personnes qui font l’objet d’une fiche de police (…)  on ne compte, au maximum, que quatorze individus (…) représentant les  Français de souche. Soit seulement 16,47 % du panel. Cela revient à dire que 83,53 % de ces malfrats recherchés par la police n’ont pas pour ancêtres les Gaulois. » Mais de cela aussi les Français ne sont pas dupes car dans tous les domaines  les tentatives de dissimulation et  les mensonges du Système sont de moins en moins efficients.

    http://www.gollnisch.com

  • Un excellent papier de Thibaut Martin sur BV

    « Debout la République » ou la France debout ?

    Monsieur Nicolas Dupont-Aignan, président du parti « Debout la République »,

    Le 25 juin dernier, place Vendôme, face au ministère de la Justice, vous avez pu constater le déploiement invraisemblable des forces de l’ordre et la répression ubuesque, et sans doute illégale, ... menée contre cette poignée d’hommes et de femmes, ces « Veilleurs debout » qui, par leur action silencieuse, digne et pacifique, étaient venus protester contre la peine de prison inique infligée au jeune Nicolas Bernard-Buss, embastillé à Fleury-Mérogis pendant près de vingt jours.

    Vous avez vous-même condamné la disproportion flagrante entre les moyens de police employés pour réprimer des manifestants inoffensifs qui ont le seul tort de faire valoir leur liberté de conscience, et la passivité des autorités face aux trafiquants de drogue et aux petits caïds qui conquièrent chaque jour de nouveaux territoires, sciemment abandonnés par la République. [...]

    La suite sur Boulevard Voltaire

    http://www.actionfrancaise.net

  • Les droits de l’homme, nouveau colonialisme ?

    L’Europe a rompu avec sa tradition colonisatrice pour ensuite verser dans un tiers-mondisme lacrymal. Aujourd’hui, à l’heure de la « repentance », on a l’impression que les néo-évangélistes des droits de l’homme ont remplacé les Pères blancs de jadis. Éternel retour ?
    Au XIXe siècle, la colonisation fut le fait de ceux qu’on a appelés les « trois M » : les militaires, les missionnaires et les marchands. Les marchands se sont souvent enrichis, ce qui n’a pas été le cas de l’État (la colonisation a toujours coûté plus cher à la métropole qu’elle ne lui a rapporté). Les missionnaires n’ont pas trop mal réussi, puisque les deux tiers des catholiques de la planète sont aujourd’hui des habitants du tiers monde. Les militaires livrent désormais des guerres d’agression rebaptisées « interventions humanitaires » ou « opérations de police internationale ». Quant à la repentance, elle devrait en toute logique être surtout pratiquée dans les milieux de gauche puisque, à l’époque de Jules Ferry, le colonialisme était clairement une idéologie de la gauche laïque : au nom de l’universalisme du progrès, il s’agissait d’aider les « races inférieures » à combler leur « retard » en les faisant accéder aux « révélations des Lumières ».
    Mais chacun sait bien que la colonisation peut revêtir des formes très diverses : politique, économique, technologique, culturelle, idéologique, etc. De ce point de vue, il n’y a aujourd’hui plus guère de pays qui puissent se dire indépendants. La colonisation, enfin, est un terme qui se rapporte en toute rigueur au peuplement, et non à la conquête. La France n’y a procédé qu’en deux occasions : en Algérie (avec conquête) et au Québec (sans conquête). Savez-vous qu’à l’apogée de l’Empire français, l’Algérie mise à part, il n’y a jamais eu plus de 500.000 Français vivant dans les colonies ? Aujourd’hui, les populations originaires de notre ancien empire colonial comptent en France plus de six millions de personnes, naturalisés compris, soit douze fois plus. Ce contraste numérique remet certaines choses en place.

    Dans votre livre « Au-delà des droits de l’homme », vous assurez qu’il ne s’agit que d’un néocolonialisme n’osant pas dire son nom. D’où, chez nous, cet amour de « l’Autre », porté aux nues dès lors qu’il cherche à nous ressembler, mais détestable lorsque persistant à revendiquer son propre modèle…
    Depuis qu’il s’est converti à l’universalisme, l’Occident a toujours regardé ses valeurs spécifiques comme des valeurs « universelles », qu’il se trouvait dès lors légitimé à imposer au monde entier. Dans le tiers monde, on a d’abord voulu faire adorer le « vrai Dieu » (unique, bien sûr), après quoi on a prétendu apporter la « civilisation », le « progrès », la « démocratie » et le « développement ». L’idéologie des droits de l’homme n’échappe pas à la règle. Alors qu’elle est historiquement et géographiquement parfaitement située, elle prétend chapitrer la planète au nom d’un homme abstrait, d’un homme de partout et de nulle part. Les États-Unis en sont tout naturellement les premiers champions puisque, pour eux, les Africains ne sont que des Occidentaux à la peau noire, et les Européens des populations américanisables parlant (provisoirement) une langue étrangère. C’est ce qui explique leurs déboires en politique internationale. Le monde ne sera compréhensible pour eux que lorsqu’il aura été totalement américanisé.
    C’est en raison de leur universalisme que les Occidentaux ont autant de mal à comprendre (et à admettre) l’altérité. Leur conviction profonde consiste à penser ou à croire que les différences entre les cultures et les peuples sont transitoires, secondaires, solubles dans le folklore ou franchement nuisibles. En d’autres termes, ils n’admettent « l’Autre » que dans la mesure où ils croient pouvoir démontrer que « l’Autre » est « comme tous les autres », c’est-à-dire qu’il est en fait le « Même ». Un certain égalitarisme, qui fait de l’égalité le synonyme de la « mêmeté », pousse dans ce sens. C’est une autre forme de racisme : faute de faire disparaître les différents, on dévalue les différences (entre les peuples comme entre les sexes) en les tenant pour illusoires ou négligeables. L’universalisme politique, la revendication d’un « droit à l’indifférence » et l’idéologie du genre confluent dans cette même aspiration à l’indifférenciation, qui n’est au fond qu’un désir de mort.

    Syndrome du shah d’Iran ou de Kemal Atatürk : obliger ses compatriotes à adopter une culture étrangère… Dans le même temps, nombre de Français sont quotidiennement confrontés à une présence de plus en plus massives d’immigrés de confession musulmane et de culture maghrébine. Comment conserver sa culture ?
    Je n’ignore bien sûr aucune des pathologies sociales nées de l’immigration. Mais je ne suis pas de ceux qui jettent de l’huile sur le feu ou prennent plaisir à souffler sur les braises en rêvant d’une guerre civile, pas plus que je ne suis de ceux qui, sans peur du paradoxe, reprochent aux immigrés de ne pas s’assimiler tout en déclarant hautement qu’ils sont inassimilables. Ce n’est certainement pas de la faute des immigrés si les Français « de souche » ne savent plus en quoi consiste leur identité et comment ils pourraient la transmettre. Pour le dire autrement, ce n’est pas tant dans l’identité des autres que je vois une menace pour la nôtre que dans le système à tuer les peuples qui les menace toutes. Notre identité serait tout aussi menacée s’il n’y avait pas d’immigration, parce que l’idéologie dominante de l’ère postmoderne, le capitalisme en tant que « fait social total » (Marcel Mauss) est intrinsèquement destructrice de toutes les identités collectives.
    Ce qui demeure, c’est un conflit de valeurs. Quand une musulmane déclare que le port du foulard islamique est une façon pour elle de préserver sa dignité de femme, alors que pour beaucoup d’Occidentaux ce même foulard est une atteinte à la dignité de la femme, il est clair que l’on est dans un dialogue de sourds. « L’Autre », c’est celui qui a des valeurs autres. Toute valeur ne vaut que par rapport à ce qui ne vaut pas. La différence entre les valeurs et les intérêts, c’est que les premières ne sont pas négociables.

    Alain de Benoist  http://www.voxnr.com