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France et politique française - Page 4859

  • L’Extrême droite ou la geôle médiatique imprenable…

    La dictature du relativisme.
    Certains se retrouvent épinglés sur « le mur des cons », d’autres sont matraqués par un agglomérat incertain, apostillés d’ « extrême droite », et les moins chanceux subissent les deux tourments à la fois, et bien d’autres encore.
    Vous considérez que le mariage entre un homme et une femme est la base de la société, le lien avec notre histoire et le pont vers l’avenir ? Vous êtes d’extrême droite !
    Vous pensez que la France est l’enfant de valeurs et de traditions nobles, vous revendiquez la pensée grecque et la chrétienté comme fondatrices de notre culture européenne ? Vous êtes d’extrême droite !
    Attention, parler de « culture européenne », c’est déjà un peu douteux !
    Toute votre énergie cérébrale et sensible se destine à la recherche de celui qui a tué votre enfant et vous êtes un fasciste stupide.

    Parler du monde réel, c’est risquer d’être taxé d’extrémisme
    Nous ne pouvons plus accepter d’être taxés d’extrémisme dès que l’on parle du monde réel. Dans l’univers idéologique, mondialiste actuel, la reconnaissance des richesses de notre histoire et de ses valeurs enracinées est jugée, par contraste, identitaire et nationaliste. En cela, elle est imperceptible au plus grand nombre.
    Toute tête qui dépasse, en famille ou dans les médias, toute personne qui se lève et ne partage pas l’idéologie bobo et cotonneuse de Benetton est décapitée, par une lame efficace et affûtée qui lance la tête et son cerveau de l’autre côté du visible et de l’audible. Gestes quotidiens accompagnés d’une belle huée, d’une clameur en chœur : « Extrême droite » ! Pourquoi diable leur « humanisme » et  leur grand cœur affichés ne les poussent-t-ils pas à expulser l’extrême gauche et le communisme qui ont fait tant de morts et continuent à verser le sang et à briser encore des libertés de nos jours ?

    Inversion des valeurs, relativisme : armes de destruction massive
    L’objectif des grands manitous de la finance est de faire un monde homogène, où brouteraient  des troupeaux léthargiques. Leur gémellarité assurerait, aux enseignes marionnettistes, l’économie d’une unique stratégie commerciale.
    Pour atteindre ce but, elles brouillent des réalités pourtant évidentes, ainsi : les femmes et les hommes sont identiques, les victimes deviennent coupables, les coupables sont des victimes, les races et les cultures sont en définitive  insignifiantes…
    Leur arme redoutable est le relativisme. L’inversion des valeurs ne peut, en définitive, qu’aboutir à leur destruction.
    Si la différence sexuelle est une vue de l’esprit, si les races n’existent pas, l’homme se détache de la nature, de sa nature.
    Mais, et là cela devient vertigineux, si l’Européen n’est pas déterminé par son histoire, si l’Antiquité grecque et les vingt siècles de chrétienté doivent être oubliés, l’Européen se détache aussi de sa culture.
    Ce n’est pas l’Europe de Bruxelles, financière, atone et souffreteuse qui peut lui transmettre une identité singulière et enracinée.
    Alors, que va devenir l’Européen ? Un usager parfaitement lobotomisé, sans aspérités, lisse, centré sur lui, individualiste, recroquevillé dans un cercle bien étroit bordé par des gardiens qui éradiquent le moindre mouvement débordant, déjà jugé « extrémiste ».
    Les gardiens du mondialisme veillent à ce que l’Européen soit ignorant des grandeurs de son histoire afin qu’ils puissent dissoudre, sans difficulté aucune, les valeurs de celle-ci dans un avenir cosmopolite diffus.
    Voilà une curieuse conséquence du délitement des frontières !

    Lorsque l’individualisme faiblit la conscience renaît
    Notez comme les adversaires des opposants au Mariage pour tous ne comprennent pas les raisons de ces manifestations. Ils considèrent, en effet,  que l’on ne retire aucun avantage à personne. A l’ère de l’individualisme outrancier il est bien difficile d’envisager qu’un égo puisse réagir alors qu’il n’est pas lui-même lésé.
    Il faut profiter de cet éveil en cours et éviter que les coups de matraque étiquetés « extrême droite » renvoient ces consciences alertées au pays des songes idéologiques.
    Il serait intéressant de demander à ces détenteurs du fil à plomb de la vérité absolue, bavards et assourdissants, ce que signifie pour eux, à notre époque, le fait d’être « d’extrême droite ». En écoutant les médias, il semble que cette expression serve, essentiellement, de déchetterie où se jettent, négligemment ou avec violence, les signes et les turbulences du monde réel susceptibles de froisser leur utopie idéologique.
    Il est moins grave d’être taxé « d’extrême droite » que de taire la réalité du monde réel. C’est pourquoi il nous faut dénoncer cette chasse aux sorcières, qui nuit à toute réflexion singulière, à toute distance avec l’idéologie dominante,  détentrice du périmètre de la pensée acceptable, même si nous prenons le risque d’être ostracisés par les « Saint-Just » contemporains.

    Dominique Venner a voulu nous faire sortir définitivement de la bulle ouatée de l’idéologie individualiste
    Il faut dire, haut et fort, que Dominique Venner était un grand historien qui n’a jamais émis l’idée de la supériorité d’un peuple sur l’autre. Il défendait la richesse de la tradition européenne comme tout enfant doit défendre sa famille et, par là-même, en assurer la force et la pérennité. Il la défendait avec l’honnêteté de l’expert et avec la recherche attentive de la vérité.
    Dominique Venner, avec l’intelligence lucide et forte qui est la sienne, a voulu, par son acte extrême, nous faire sortir définitivement de la bulle ouatée de l’idéologie individualiste pour nous projeter vers le monde réel ; projeter ceux qui sauront assumer sans sourciller les étiquettes d’extrême droite que l’on jettera  sur eux et sur leurs sépultures ; nous projeter vers la réalité du choix qui s’impose.
    Ce choix, il le dépose au pied de l’autel. Il en appelle à l’Eglise. Sa dernière lettre est claire.
    L’Europe est en danger, cernée par de multiples périls dont le plus redoutable est l’islam.
    L’Église ne doit pas être bridée par l’image d’une certaine forme de charité, qui se métamorphose trop souvent, dans le monde médiatique, en sensiblerie qui inhibe toute démarche politique et salvatrice.
    Pour  limiter cette immigration massive qui anémie la richesse des pays d’origine et atrophie la portée de l’histoire des pays accueillants, les bons interlocuteurs sont les politiques et les décideurs.
    Dominique Venner, qui n’était pas croyant, savait l’importance de l’Eglise catholique, co-fondatrice de l’histoire européenne. Il est, bien sûr, impossible d’éviter la subjectivité de l’interprétation personnelle, mais le contexte fortement symbolique choisi par Dominique Venner, nous incite à dépasser ce type de réticence et nous engage à réfléchir au sens de son acte.
    Si Dominique Venner n’était pas désespéré comme nous sommes nombreux à le penser à travers ses écrits et ses paroles, son suicide prend alors une dimension historique et politique qui nous engage. Cet homme exceptionnel a choisi, en toute conscience, la radicalité de cet acte pour symboliser, avec le plus grand réalisme qui soit, la gravité de la situation de notre société.
    Dominique Venner, qui insistait tant sur l’importance de l’action, a fait de sa mort un acte, afin qu’il puisse se perpétuer en nous et aiguiser, ainsi, notre motivation à agir ; un geste destiné aux personnes qui portent les valeurs et le sens de l’humanité et particulièrement à ceux qui doivent les défendre à travers les évangiles : les  catholiques de France.

    Un germe sur une terre pétrie d’histoire
    Dominique Venner était un semeur. Il vient de déposer un germe sur une terre pétrie d’histoire et d’éveil potentiel. Il sollicite ainsi la réaction de ceux qui ont la foi. Cette foi en l’humanité qui cherche l’élévation de l’homme, contrairement à l’humanisme en vogue qui cherche son contrôle. Cette foi des bâtisseurs des cathédrales. Cette foi que l’on retrouve  dans le regard de ce païen à l’âme noble  qui grandit dans les forêts de France, et confie l’extrémité de son espérance, où commence notre devenir, devant l’autel de Notre-Dame.
    Les catholiques doivent se souvenir qu’ils sont garants de la singularité européenne.
    Mettons notre foi au service de notre courage afin de briser l’hypocrisie du chant médiatique. Chant des sirènes qui, en vantant le multicolore des identités sexuelles, culturelles et raciales, piétine la poésie de l’amour qui ne peut être légalisée, nie la famille comme base de la société, bafoue la richesse des différences culturelles, et, dans une toute-puissance achevée, croit dominer la biologie, le mystère de la vie et son temps impénétrable. Cet humanisme-là est l’achèvement du désir imbécile du contrôle de l’homme sur un univers qui lui échappe. C’est le début de l’horreur.
    Les catholiques de France et, plus largement, les Français de cœur doivent éviter la non-assistance à civilisation en danger. Il est temps d’exprimer une position claire et de résister à l’avancée périlleuse de la dilution des valeurs qui nous mène vers le champ des larmes.
    Laurence Maugest, 29 mai 2013 http://www.polemia.com

  • MZ n°144 - La gauche dans tous ses états - En écoute ICI

     

    Vendredi 17 mai, Méridien Zéro s'est penché sur l'état calamiteux de ce que l'on peut encore difficilement appeler "la gauche" et notamment l'équipe haute en couleurs au pouvoir actuellement.

     

    A la barre Jean-Louis Roumégace accompagné de Maurice Gendre, Adrien Abauzit et Ulysse Girard.

     

    A la technique, lord Igor.

     

    Pour écouter, c'est ICI

     

    MZ144

    http://www.scriptoblog.com/

  • Droitisation de l’UMP : Laurent Wauquiez n’a rien trouvé à redire sur l’occupation de Solférino par Génération identitaire

    PARIS (NOVOpress) - Laurent Wauquiez, vice-président de l’UMP –  meneur de la motion “Droite sociale” et ardent soutien de François Fillon durant la campagne des primaires qui a déchiré l’UMP -, a réagit dimanche dernier sur BFMTV sur la Manif Pour Tous du 26 mai, et plus particulièrement à l’occupation pacifique de la terrasse du siège du PS par des militants de Génération identitaire. Geste symbolique pour lequel Harlem Désir a demandé une condamnation ferme et la dissolution de Génération identitaire.

     

    Laurent Wauquiez a tenu à rappeler que Harlem Désir a eu des façons de manifester bien plus violentes dans son passé et que mettre gentiment une banderole “Hollande Démission” sur le siège du PS n’était finalement pas bien grave. Des propos qui ont entraîné des cris d’orfraie du PS.

    Une UMP qui compte par ailleurs de beaux jours de déchirement devant elle. En effet, les militants devront voter oui ou non pour savoir si ils doivent réélire un nouveau président en septembre. Sans parler du spectacle pitoyable que montre la primaire pour les municipales 2014 à Paris.

    En matière de “droite la plus bête du monde”, l’UMP vient de franchir un nouveau pas !


    BFM Politique: l'interview de Laurent Wauquiez... par BFMTV

    http://fr.novopress.info/

  • Mariage pour tous : le droit de l’enfant l’emportera-t-il ?

    Alors qu'un collectif de hauts fonctionnaires interpelle le Président de la République, la question du mariage pour tous, même voté, reste encore dans le débat et crée une fracture dans la société française.

    Pour modéliser le problème, il convient de voir plus loin que le mariage et de se pencher sur l'adoption, la procréation médicalement assistée et la gestation pour autrui.

    Plus que le problème de l'union des personnes de même sexe, il s'agit du droit de l'enfant.

    Sommes-nous prêt à sacrifier le droit de l'enfant, devant le droit de l'adulte en mal d'enfant ?

    "Homophobe ! Crétin ! Débile ! Arriéré ! Catho !" Je vois déjà les noms d'oiseaux que l'on donne aux personnes contre le mariage pour tous, néanmoins, une partie non négligeable de la population est dans ce cas. Il convient de distinguer, ceux qui fondent leur position sur la peur, de ceux qui fondent leur position sur des arguments (et surtout de distinguer tout cela de Frigide Barjot, de l'abbé du coin de la rue...)

    Certains arguments laisseront perplexes les indécis, voire même, certains convaincus :

    En ouvrant le mariage aux personnes de même sexe, la loi ouvre de facto le champ ouvert à l'adoption, la procréation médicalement assistée et la gestation pour autrui. En effet, les couples d'hommes auront le droit de recourir à la gestation pour autrui sur le principe d'égalité, du fait que les femmes auront droit à le procréation médicalement assistée.

    Concernant l'adoption : L'adoption est à la base, le droit pour un enfant d'avoir des parents qu'il n'a pas eu. L'adoption n'est pas le droit des parents d'adopter un enfant. Le droit de l'enfant, selon les conventions internationales priment toujours. Et ce collectif de hauts fonctionnaires défend la position suivante : "l'enfant adopté par deux hommes ou deux femmes sera doté d'éducateurs, d'adultes référents, mais privé de parents car ces parents de même sexe ne peuvent lui indiquer une origine, même symbolique. Il sera en réalité deux fois privé de parents : une première fois par la vie, une seconde fois par la loi".

    En plus d'amener l'enfant dans une position délicate, privé de toute référence symbolique à l'origine biologique de son origine, n'a-t-on pas peur du mercantilisme qui va commencer à graviter autour de l'enfant ?

    Déjà que les organisateurs de mariage se frottent les mains, le sujet plus grave de la gestation pour autrui entre en compte :

     

    Sommes-nous prêts, dans un futur proche, à ce que des cliniques privés vendent des bébés à des couples de même sexe en mal d'enfant ?

    Notre droit civil dispose en son article 16 que le corps humain, ses éléments et ses produits sont indisponibles. Ce qui signifit qu'il n'est pas possible de contracter sur le vivant, en tant qu'être humain. Alors sommes-nous prêt à lever l'indisponiblité du corps humain ? Et donc ensuite, en plus de pouvoir vendre des bébés, pourquoi ne pas vendre son rein pour financer le prêt de sa nouvelle maison non ?

    En plus du problème de la gestation pour autrui se lève le problème de la bisexualité :

    En effet, pourquoi une personne d'orientation bisexuelle n'aurait pas le droit de se marier à un homme et à une femme ? Ils aiment les deux... alors bon... deux mariage non ?

    Ce qui nous amènerait, avec l'imposition de la théorie du genre et la suppression de la distinction homme/femme, à de la polygamie pure et simple... Alors sommes-nous prêt à supprimer le délit de polygamie ?

    Et cette fameuse théorie du genre, qui veut nous faire croire que les hommes et les femmes sont pareils n'est-elle pas un fantasme ? Comment vouloir unisexiser une société qui est fondée sur l'union d'un homme et d'une femme ?

    Tant de question qui méritent d'être tranchées par l'avis des français par un référendum afin de ne pas creuser un peu plus la division qui peut commencer à se ressentir entre les français.

    Surtout qu'au fond, beaucoup le savent... Votre mariage pour tous est un joli écran de fumée pour masquer le reste du bordel et occuper la scène... Des sujets bien plus facheux sont à éviter...

    Lg  http://www.agoravox.fr

  • Stéphane Bern : Copé m’a affirmé être « à titre personnel » pour le mariage gay

    L’animateur et journaliste Stéphane Bern a affirmé vendredi à l’AFP avoir assisté à un dîner où le président de l’UMP qui a manifesté dimanche contre la loi sur le mariage gay, lui avait confié être « à titre personnel » pour le mariage homosexuel.

    L’animateur et journaliste Stéphane Bern a affirmé vendredi à l’AFP avoir assisté à un dîner où Jean-François Copé, le président de l’UMP qui a manifesté dimanche contre la loi sur le mariage gay, lui avait confié être « à titre personnel » pour le mariage homosexuel. « C’était le 20 novembre 2011, quelques semaines avant son mariage et il a dit A titre personnel, je suis pour » le mariage gay, a-t-il déclaré à l’AFP, confirmant des propos qu’il a tenus jeudi lors de l’enregistrement de l’émission « Salut les terriens », révélés par LePoint.fr.

    « Marc-olivier Fogiel vient de me le confirmer par texto, nous étions au même dîner. Il y avait (le producteur et acteur) Dominique Besnehard », a précisé l’animateur, selon qui « celle qui allait devenir » l’épouse de M. Copé assistait aussi à ce dîner. « Quand je vois qu’en bon tacticien il fait descendre des milliers de Français dans la rue, je me demande où est la parole des hommes politiques entre ce qu’ils peuvent dire en privé et ce qu’ils peuvent dire en public », a-t-il dit à l’AFP. [...]

    TF1 News   http://frontnational81.over-blog.com/

  • L’accord de libre échange entre l’UE et l’Amérique du Nord

    Le 23 mai 2013, les députés européens ont adopté une résolution demandant à ce que le Parlement européen soit pleinement associé aux négociations à venir sur l’accord de libre-échange avec les États-Unis. Hervé Juvin nous en développe les tenants et les aboutissants.


    Traité de libre échange entre l'UE et l... par realpolitiktv

  • Preuves des irrégularités du vote de la loi Taubira

    « Mariage homosexuel : les députés trichent-ils en votant plusieurs fois ? »

    http://lelab.europe1.fr/t/mariage-homosexuel-les-deputes-trichent-ils-en-votant-a-plusieurs-reprises-7365

    « Quand les députés socialistes trichent à l’assemblée - Mariage gay » (Vidéo)

    http://www.safeshare.tv/w/IpuKXDgSjv

    *

    Assemblée nationale - XIVe législature – Session ordinaire de 2012-2013 – Compte rendu intégral

    – Troisième séance du dimanche 3 février 2013

    http://www.assemblee-nationale.fr/14/cri/2012-2013/20130132.asp

    (…) RAPPELS AU REGLEMENT

    M. le président. La parole est à M. Christian Jacob, pour un rappel au règlement.

    M. Christian Jacob. Mon intervention se fonde sur l’article 58 du règlement. Monsieur le président, j’appelle votre attention sur le bon déroulement des votes par scrutin public. Je souhaite que vous puissiez le faire vérifier par le service de la séance, grâce notamment aux enregistrements vidéos. Ce n’est pas la première fois que j’ai compté quelque 60 députés de la majorité présents pour un total de 148 votes. Je voudrais qu’on reste très attentif au fait que chacun vote uniquement à partir de son propre boîtier et seulement celui-ci. (Exclamations sur les bancs du groupe SRC.)

    M. le président. Je demande à chacun des présents de n’appuyer que sur le bouton de son boîtier. (…)

    M. le président. La parole est à M. Christian Jacob, pour un rappel au règlement.

    M. Christian Jacob. Ce sera bref. Mon précédent rappel au règlement était tout à fait fondé…

    M. Gérald Darmanin. Tout à fait.

    M. Christian Jacob. …et vous l’aurez noté, monsieur le président : depuis que vous avez invité chacun à ne voter que sur son boîtier, les votes de la majorité ont singulièrement baissé. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP. – Exclamations sur les bancs du groupe SRC.) (…)

    – Deuxième séance du mardi 5 février 2013

    http://www.assemblee-nationale.fr/14/cri/2012-2013/20130136.asp#P112_3507

    (…) RAPPEL AU REGLEMENT

    M. le président. La parole est à M. Christian Jacob, pour un rappel au règlement.

    M. Christian Jacob. Il a trait au bon déroulement de nos travaux, sur la base de l’article 58 alinéa 1. Dimanche, j’ai signalé au président de notre assemblée que certains collègues de la majorité utilisaient plusieurs boîtiers de vote.

    M. Pascal Deguilhem. Cela ne se fait pas de votre côté, bien sûr !

    M. Christian Jacob. Le président a fait remarquer que chacun devait se concentrer et ne voter que sur un seul boîtier, le sien. Le vote suivant, les résultats ont chuté d’une vingtaine de voix. (Protestations sur les bancs du groupe SRC.) Vous vérifierez cela dans le compte rendu. À nouveau, lors du dernier vote, l’un de mes collègues a vu un député de la majorité appuyer sur trois boîtiers. (Vives protestations sur les bancs du groupe SRC.)

    Mme Marie-Françoise Clergeau, rapporteure pour avis. C’est acrobatique!

    Mme Audrey Linkenheld. Nous n’avons que deux mains ?

    M. Christian Jacob. Monsieur le président, je vous demande officiellement de saisir le bureau afin qu’il puisse visionner le dernier vote, pour s’assurer qu’aucun député n’a appuyé sur trois boîtiers. Si les couplages sont bien faits – et je fais confiance au groupe SRC sur ce point –, cela représente un écart de six voix pour un seul député, ce qui peut être très grave pour les résultats. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP – Protestations sur les bancs du groupe SRC.)

    M. le président. Monsieur le président Jacob, la demande sera transmise au bureau. Je me suis permis de faire la remarque tout à l’heure, pour avoir observé de chacun des côtés ce type de pratique, que je trouve déplorable. J’observe néanmoins qu’un regard rapide sur les députés présents montre que, de toute façon, cela ne serait pas de nature à remettre en cause le sens du vote. (…)

    http://www.scriptoblog.com

  • Des divergences à l'échec

    Dans le numéro 842 des Inrockuptibles (18 janvier 2012), le comte de Paris Henri d'Orléans disait sa lassitude envers les factions royalistes qui, pour capter toute son attention, barrent l'accès des forces vives du pays au prince. Elles s'imposent comme l'unique médium entre lui et le peuple, jusqu'à mieux savoir que quiconque quoi dire et taire en public. Il est aussi des "secrétariats" qui débitent des avis ou communiqués de leur propre allant, comme celui qui sert de relais au prince Louis de Bourbon et dont les cuirs sont parfois réjouissants.

    Derniers barrages en date, d'un côté, le Cercle de l'Œillet blanc refuse l'épouse du comte de Paris à la messe, de l'autre côté, le secrétariat de l'Institut Duc d'Anjou rejette d'emblée la demande faite au prince par l'excellent trimestriel La Toile pour un article sur le développement durable. L'a-t-on consulté ? j'en doute. Le storytelling de sa biographie publiée sur le site institutionnel dévoile une certaine autonomie de la Cour dans sa créativité.
    Ca fait deux siècles que dure le cirque royaliste pour le résultat que l'on sait. Positions effondrées, invisibilité, pénurie d'argent, querelle dynastique et divisions subalternes, éclosions fantaisistes de sous-groupuscules divisibles, ridicule de certaines postures.

    Au centre, la piste ! S'y sont de tout temps pavanés les dresseurs de prétendants à la chambrière, qui à défaut d'impressionner les pères firent courir les fils. Et voilà que l'Institut de la Maison de Bourbon accapare l'orphelin, désobéissant aux conseils de sa mère qui lui disait de s'en méfier ; et voici la Restauration nationale qui prend fait et cause pour le jeune prince Jean, disqualifiant le vrai prétendant d'Orléans au motif de moeurs coupables à leurs yeux, et ignorant superbement le lignage qui désigne François. Puis le Bourbon déploie ses ailes et monte son propre club promotionnel, comme son alter ego d'Orléans qui reprend les choses en main dans son parti et devient patron. Le piéton veut bien dispenser son distingué lectorat du paragraphe interminable qui devrait suivre, contant par le menu l'affranchissement des titulaires de leurs chaînes courtisanes... pour aller à la conclusion.

    Les disputes, à se prendre à la gorge parfois, sont vaines à deux motifs. A l'intérieur de la sphère royaliste elles ne servent que d'exutoire à un dépit de notoriété de la cause que chacun défend, et aucun ne changera d'idée. Pourquoi se disputer sur la couleur de la mer ? A l'extérieur, les arguments des uns et des autres passent à cent coudées au-dessus de l'attention disponible de l'Opinion, car ils apparaissent gratuits ! A quoi servirait-il au peuple de prendre parti ? La paix d'Utrecht pour les mieux informés n'eut pour effet tangible que la cession du rocher de Gibraltar à la couronne britannique. Le reste est... bidon aujourd'hui pour  le vulgum pecus.

    Et si on parlait des institutions, une minute ?

    Faut-il un troisième motif de déshérence de la cause royaliste, c'est le décalage entre l'offre institutionnelle des différents partis ou agences (comme on disait jadis) et la perception qu'a l'Opinion du rôle d'un roi (ou d'une reine d'ailleurs). La distance est grande. Le roi du sondage BVA-Alliance royale ne désignait pas un touche-à-tout fébrile à la Sarkozy ou quelque César génial, mais un roi digne et populaire, du modèle visible dans l'actualité. Très peu d'organes royalistes comblent ce fossé entre les dogmes et leur défaut de perception, et le Rassemblement démocrate pour la monarchie de Jean-Marie Wante est l'un de ces happy fews. Qu'il en soit salué. Ce n'est quand même pas pour rien que les princes donnent leur avis. Mais si, mais si ! Après la monarchie hors-sol, on veut nous vendre la monarchie sans-prince. Que disent-ils et pourquoi leur avis est-il convergent ?
    Louis de Bourbon part sur une monarchie constitutionnelle à l'espagnole dans ses interviews, en faisant le projet de rassembler jusqu'aux républicains. Et Henri d'Orléans est, on ne peut plus, clair :
    « Dans une royauté moderne, soit constitutionnelle et parlementaire, un Premier ministre gouverne, les Assemblées légifèrent et le roi règne. C'est le cas en Grande-Bretagne, en Espagne, en Belgique, dans l'Europe du Nord... Pourquoi régner, et comment ? Parce que le roi incarne l'identité de la nation, qu'il doit demeurer accessible à tous, qu'il ramasse en sa personne l'histoire et les racines du pays. Il est aussi là pour tempérer les excès des uns et des autres, droite ou gauche. L'homme politique ne peut plus rêver de toute puissance : il a un souverain au-dessus de lui ».
    Pourquoi convergent-ils ? Ce sont des hommes responsables qui peuvent être appelés à assumer une charge écrasante, aussi convoquent-ils leurs fidèles au "possible" afin qu'au bout du bout, il ne puisse pas être dit en cas d'échec que l'affaire n'était pas jouable parce qu'utopique. La monarchie constitutionnelle du modèle éprouvé dans ce siècle est un projet faisable. En fait, ils y croient !
    Si les royalistes étaient conséquents, ils devraient s'en tenir là, apprendre par cœur la formule du comte de Paris et travailler sur ces axes. Au lieu de quoi, on fouille greniers et grimoires à la recherche d'un monde disparu dans ses codes non écrits, plaquant sur le pays des dogmes déconnectés des réalités, mais avec la certitude perverse que la perte de temps de ces travaux de vulgarisation d'idées échouées ne portera de toute façon aucun préjudice à une cause il y a longtemps perdue. C'est de l'autoprédiction. Je tue le projet pour constater qu'il est mort. A dire vrai, et je voulais le faire dans le billet des 1001 nuits, depuis dix ans que mes activités professionnelles relâchées m'ont permis de revenir à la promotion de la cause monarchiste, j'en serais presque à partager l'avis des princes : le problème, c'est les royalistes !

    La solution n'est pas ailleurs que dans la prise de commandement du mouvement par le prince. Le "royalisme" ce n'est que ça, finalement. La publication d'une note hebdomadaire d'Henri d'Orléans sur le site du CRAF est une contribution enrichissante, mais surtout positionne le prince au bon endroit. A bon entendeur, salut.

    http://royalartillerie.blogspot.fr

  • Nos temps sont difficiles…

    veilleurs-gendarmerie

    Ils le seront bien plus encore dans quelques mois ! Rien de surprenant à cela. Temps d'élections oblige ! Un joli mois de mars « cru 2014 » nous attend. Elections municipales ! Mai 2014 ? Elections européennes ! Soufflerons-nous en 2015 ? Que nenni ! Elections départementales et régionales... A la sauce « parité »... C'est tout cela qui préoccupe les attentionnés politiciens. Tout cela et rien d'autre.

    Une déclaration illustre clairement ce permanent souci du bien commun qui accable nos politiciens élus ou qui rêvent de l'être. Son auteur n'est autre que Roselyne Bachelot.
    «Je ne sais pas ce que va voter Nathalie Kosciuscko-Morizet, mais elle ferait bien de matriculer ses abattis si elle veut être candidate. Parce que c'est ce que j'ai dit à François Fillon. Être « gay friendly », c'est pas une condition suffisante, mais c'est une condition nécessaire. »
    Nul besoin de vous préciser que référence est faite à la candidature de N.T.M. (Oh ! Mille excuses... il s'agit de N.K.M. Nathalie Kosciusko-Morizet. Dommage collatéral de clavier !) à la mairie de Paris... Comment a voté N.K.M ? Evitons d'autres dommages collatéraux de clavier...
    Le vaisseau amiral de l'opposition que veut être l'U.M.P. à des allures de radeau de la Méduse :
    « La loi est votée. La manifestation du 26 mai n'est pas la nôtre. Notre famille est celle de l'ordre républicain, celle qui respecte les textes adoptés par le Parlement » Dixit l'ancien ministre de l'agriculture Bruno Le Maire... L'ordre républicain... Clemenceau doit s'en friser la moustache, lui qui étalait sa fierté d'être le premier flic de France. Un beau modèle pour Manuel Valls...

    clemenceau

    « Cela peut nous empêcher de rassembler le jour venu » aurait claironné François Baroin lors d'un petit déjeuner des responsables du radeau précité...
    Et l'ancien premier ministre de se distinguer par un trait de courage : "... où est le point d'arrivée de ce mouvement et quel est l'objectif de la manifestation du 26 mai ? Où va-t-on ? Pourquoi on manifeste ? Où tout cela se termine ?". Propos rapportés par un de ses fidèles, bien sûr ! Vous avez reconnu François Fillon...
    Tout ce beau monde est-il préoccupé par la véritable question anthropologique qui a été posée ? A-t-il fait sérieusement réponse à Madame Taubira qui avouait, après le vote : "...je suis submergée par l'émotion"?
    Les seules émotions qui traversent ce beau monde ne sont que la résultante de leurs calculs électoraux. Il ne relit pas Aristote, tout particulièrement son « Ethique à Nicomade » :
    « [...] c'est en pratiquant les actions justes que nous devenons justes, les actions modérées que nous devenons modérés, et les actions courageuses que nous devenons courageux. Cette vérité est encore attestée par ce qui se passe dans les cités, où les législateurs rendent bons les citoyens en leur faisant contracter certaines habitudes : c'est même là le souhait de tout législateur, et s'il s'en acquitte mal, son œuvre est manquée, et c'est en quoi une bonne constitution se distingue d'une mauvaise. »
    Mais c'est un autre sujet et nous y reviendrons...

    Le pire qui n'est jamais certain est devant nous. Sous peu les Français vont être choyés par mille promesses, et nous aurons droit à toutes les surenchères sur fond de « moi j'en étais ! »...
    Ce qui tient lieu d'opposition aujourd'hui joue la même carte que l'opposition d'avant... Elle fait le pari que le fruit sera mûr et tombera tout seul... Il y a eu le « Tout sauf Sarkozy », elle rêve au « Tout sauf Hollande » et espère faire son trou autour du gruyère...

    Il y a eu, grâce à une mobilisation sans précédent, des « petits », des « humbles », un retournement d'opinion... Lors d'une dernière enquête Ifop-"Valeurs actuelles", en mai 2013, seuls 36 % des Français disent choisir "la loi Taubira qui autorise le mariage et l'adoption d'enfants pour les couples homosexuels". En avril 2013, un sondage BVA-le Parisien Magazine concluait que 55 % des Français se disaient déjà opposés au "mariage pour tous" (contre 43 % de favorables).
    « Le discrédit apporté à la loi Taubira est cinglant : pas une classe d'âge, pas une catégorie socioprofessionnelle, pas une zone géographique ne se dit majoritairement favorable au projet de loi de "mariage pour tous" voté le 23 avril dernier. Si le rapport est plus serré au sein des 18-35 ans (43 % de favorables contre 46 % d'opposés), il est écrasant chez les plus de 35 ans : 33 % pour, 57 % contre. Le "mariage pour tous" est surtout très largement désavoué au sein des catégories populaires, atteignant son point culminant chez les ouvriers : 56 % d'entre eux lui préfèrent le contrat d'union civile... » La donne était clairement expliquée :
    http://www.valeursactuelles.com/mariage-gay-loi-taubira-rejet%C3%A9e20130507.html

    Sous des formes différentes, toute la classe politique- bien sûr il y a quelque exceptions...- n'a-t-elle pas manifesté son plus profond mépris à l'égard de ce pays réel qui dérange ?
    Et sous peu, nous vous le rappelons, il va falloir voter...

    Pour s'y préparer, nous ne trouvons rien de mieux que de vous faire relire le très beau texte de l'abbé Guillaume de Tanoüarn, paru dans l'Action française en avril 2012. Toujours d'actualité !
    « Ce que j'écris ici n'engage évidemment que moi-même : nous allons être confrontés à des échéances électorales. Nous ne croyons pas aux urnes. Le suffrage universel est le plus souvent un mauvais indicateur, un indicateur abstrait, de la volonté du peuple. Pourtant, la tradition de l'Action Française n'a jamais été de s'abstenir...
    « [...] Quel est l'enjeu d'une élection ? Ultimement, c'est toujours l'intérêt national. Il faut donc se prononcer en fonction de l'intérêt national. On ne vote pas pour une personne, car le jeu électoral est devenu un concours de beauté, qui admet toutes les tricheries. On ne vote pas pour ses propres idées : prétendre que seules les idées sauvent, ce serait entretenir une démarche démocratiste, révolutionnaire (ou contre-révolutionnaire si la contre-révolution n'est que le symétrique de la Révolution). En tant que nationaliste, on vote pour une Patrie, pour préserver ce qui peut l'être, pour gagner du temps, en attendant les divines surprises que le temps ne manque pas de nous ménager si nous savons les saisir. »

    Elections

    Tout lire et relire...

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?La-chronique-de-l-abbe-de-Tanouarn,3125

    Un exercice salutaire afin de nous préparer à de bien douloureux moments... A moins que... A moins qu'un grand Printemps français ne souffle sur nos temps difficiles ! Que nous ayons, tous, le courage d'être des enfants du Printemps français...
    A suivre. http://www.lesmanantsduroi.com/