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France et politique française - Page 4894

  • L'UDI contaminée par les anciens sarkozystes de gauche

    Rien ne va plus entre la base du parti de Jean-Louis Borloo et ses porte-parole médiatiques.
    Avec trente députés et trente sénateurs, l'UDI de Jean-Louis Borloo a réussi à reconstruire un embryon d'UDF, en fédérant les radicaux, les chapelles centristes et le CNIP. Seuls cinq députés et un sénateur de ce nouveau parti lancé à l'automne dernier, ont voté en faveur du mariage homosexuel. Pourtant ses leaders, dont Jean-Louis Borloo lui-même, ont confisqué la parole médiatique sur le sujet, si l'on excepte les engagements très militants de Jean-Christophe Fromantin, député-maire de Neuilly et d'Yves Pozzo di Borgo, sénateur de Paris, qui ont lutté sans relâche contre le projet et manifesté à de nombreuses reprises au sein de la Manif pour tous.
    En effet, si l'UDI regroupe en province les anciens bataillons de l'UDF, plutôt bourgeois et souvent catholiques, les icônes sarkozystes qui l'ont rejointe sont nettement plus progressistes. Ainsi Yves Jego, député-maire de Monterault-Fault-Yonne (Seine-et-Marne), est un élu historiquement membre du RPR, puis de l'UMP : il n'a adhéré au Parti radical qu'en 2009 et n'a quitté l'UMP qu'en 2011. Cet ancien secrétaire d'État à l'Outre-Mer, de 2008 à 2009, a voté en faveur du mariage homosexuel.
    Base provinciale contre bobos de Paris
    Ancienne collaboratrice de Nicolas Sarkozy, Chantal Jouanno, au gouvernement de 2009 à 2011, a quitté fin 2012 l'UMP pour devenir adhérente directe de l'UDI, dont elle est devenue vice-présidente. Sénatrice de Paris depuis 2011, elle est la seule du groupe UDI-UC a avoir voté en faveur du mariage homosexuel, ce qui lui a valu d'être réveillée au petit matin par des militants du Printemps français.
    Enfin Rama Yade, secrétaire d’État de 2007 à 2010, a ensuite rejoint le Parti radical, dont elle est vice-présidente. Elle n'est plus que conseillère régionale d'Ile-de-France. Musulmane, elle est néanmoins favorable au mariage homosexuel et a participé à la soirée de Pierre Berge le 27 janvier au théâtre du Rond-Point.
    Le constat est clair : les déçus du sarkozysme, pour des questions de carrière et d'ambitions personnelles, ont « gauchise » l'UDI. Ce qui ne manque pas d'irriter la base provinciale du parti, qui râle ouvertement contre les « bobos de Paris ».
    Morale de l'histoire : si Nicolas Sarkozy a permis à Patrick Buisson d'insuffler de saines idées de droite au sein d'une partie de l'UMP, il a aussi créé des créatures politiques gauchisantes qui contaminent aujourd'hui la direction du principal allié politique de cette même UMP.
C'est toute l'ambiguïté du dernier quinquennat qui resurgit dans cette affaire.
    Antoine Ciney monde & vie  30 avril 2013

  • Le mariage anormal

    Dans Liberté politique :

    Contre toute attente, le projet de loi Taubira « ouvrant le mariage et l’adoption aux personnes de même sexe » a provoqué une contestation populaire inédite dans l’histoire. D’emblée, cette contestation a été présentée comme l’expression d’une minorité conservatrice résiduelle.

    Mais l’ampleur de l’opposition, son caractère pacifique, spontané et non-partisan signifie autre chose. Le noyau dur initial de la résistance s’est élargi comme si la redéfinition autoritaire du mariage ouvrait les yeux de l’opinion sur une évolution politique d’une nature inhabituelle.

    Les auteurs du projet de loi eux-mêmes ne s’en sont pas cachés. MmeTaubira a parlé du « mariage pour tous » comme une « réforme de civilisation ». Le président de la République a admis devant les maires de France que l’objection de conscience pouvait se justifier, même s’il s’est rétracté ensuite.

    Car s’en prendre au mariage au nom de la loi en disposant des principes anthropologiques qui structurent la société humaine depuis la nuit des temps, c’est révolutionner la politique elle-même. Il ne s’agit plus seulement de distribuer des droits, au gré de l’évolution des mœurs, ni même de disposer de l’individu comme on l’autorise dans le champ de la bioéthique, il s’agit de disposer de l’homme dans sa dimension sociale. Autrement dit, personne n’est épargné. [...]

    La suite sur Liberté politique

    http://www.actionfrancaise.net

     
  • “Bousculades”?

     

    Du Printemps français :

     

    "Manuel Valls, qui a le sens de la formule, parle de "bousculades et mouvements de foules" : trente blessés, vitrines saccagées, voitures brulées, car de touristes pillé… Les journalistes traqués par les casseurs (BFM TV), les fourgons de CRS retirés de la manifestation dix minutes avant (BFM TV), les policiers débordés et la Préfecture de police qui prétend ne pas avoir pu prévoir les débordements (réflexion faite, "bousculade" paraît faible), alors que le soir même de la victoire du PSG, les Champs Elysées envahis connaissaient les premiers incidents – et que la Préfecture avait interdit la descente des Champs.

    Les incidents (franchement, "bousculades"…) étaient évidemment prévisibles vu la façon dont chaque match comporte son lot de dégradations et de violence. Il est vrai qu'une cérémonie marchande à grande échelle, à la gloire d'un club de foot, ne doit pas être perturbée par des basses considérations sécuritaires, et que des casseurs avides de viols ne sont pas potentiellement dangereux pour le régime. Pourquoi aurais-je été gâcher la fête, demande désemparé le préfet de police qui n'hésite pas à ordonner aux CRS de frapper des femmes à terre et de gazer des enfants.

    Ce matin, les Français peuvent contempler comment un pouvoir légal et prétendument légitime instrumentalise les forces de l'ordre pour réprimer les opinions, et préfèrent harceler les manifestants non-violents comme les Veilleurs plutôt que de protéger les citoyens. Les dix fourgons de CRS sont partis protéger une bien autrement plus précieux, Manuel Valls, accueillis par les opposants à sa descente de train : il ne risquait rien, mais le préfet, délicat, a préféré ne pas lui infliger la vue désagréable de nos militants.

    Le pouvoir n'a pas peur des casseurs, totalement aliénés, il a peur de ceux qui veulent ne plus se soumettre aux diktats de la bienpensance et qui n'entendent plus subir la violence faite aux esprits. Le pouvoir ment quand il parle des violences en marge des manifestations contre la loi Taubirator : nos bousculades n'ont pas fait un seul blessé chez les policiers, même bêtement violents, pas un scooter n'a été brulé, pas une vitrine brisée.

    Manuel Valls ne démissionnera pas car il sait que tant qu'il exercera une répression injuste contre les vrais opposants au pouvoir le pouvoir le soutiendra. Le préfet de police ne sera pas limogé (sinon pour être remplacé par un autre exécutant des basses œuvres) car il a fidèlement menti sur les chiffres, fidèlement déversé des hordes de CRS inutiles sur les manifestants, fidèlement travaillé à rogner les ailes de la contestation.

    Le pouvoir ment et les médias le savent : il n'empêche, le pouvoir et ceux qui le soutiennent n'hésiteront jamais à parler de radicalisation chaque fois que vous aurez le courage de descendre dans la rue, le courage de vous asseoir pacifiquement, le courage de crier votre volonté de ne pas céder."

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Le plaisir

    Ce mot pour certains est encore difficile à assumer après plus de deux mille ans de judéo-christianisme. Il est encore associé au péché. Des expressions populaires sont mêmes restées : « femme honnête n'a pas de plaisir ».
    En dehors même du plaisir sexuel on éprouve une certaine pudeur a montrer trop de « contentement » en public que ce soit pour un plaisir dégustatif ou autre. La société, l'éducation nous ont appris la retenue. La chanson de Michel Sardou dans les années 70' : « Mourir de plaisir » a choqué une France encore conservatrice sur le plan des mœurs ce qui était le but recherché. L'évolution dans ce domaine a été fulgurante si l'on s'en tient par exemple aux magazines féminins où le droit au plaisir est quasiment devenu un devoir. La pression sociale a changé. Une vie sexuelle « épanouie » est devenue une obligation. Le plaisir ne se limite pas bien sur à celui de la chair. Si l'on en donne une définition générale : le plaisir est une sensation agréable qu'un individu éprouve. On l'associe à son opposé la douleur. Si le désir présuppose la possession de quelque chose (aliment, bien, service, partenaire sexuel...) lorsque la douleur arrive, on cherche à s'en débarrasser (en dehors du cas de masochisme). Le plaisir peut être créé de façon artificielle par l'usage de drogues ou médicaments (morphine...).

    Les Grecs
    L'hédonisme est la philosophie pour laquelle la vie doit être orientée vers tous les plaisirs sans exclusion. Cela peut aller bien sur jusqu'à l'excès. Le plaisir peut être celui d'une conversation, plaisir de la chère ou de la chair, de boire ainsi que le plaisir plus raffiné de goûter des œuvres d'art. L'hédonisme peut donc aller jusqu'à l'enivrement ou l'oubli de soi dans une vie de plaisir. Il consiste aussi à éviter toute douleur physique ou morale, comme ne pas être rabaissé ou humilié, fuir les importuns. La recherche du plaisir s'accompagne donc d'une fuite de la douleur. Cette philosophie imprègne de nombreux Occidentaux actuellement.
    L'épicurisme peut être envisagé comme une sorte d'hédonisme modéré. L'excès de plaisir pouvant être nuisible pour le corps il faut donc éviter une débauche de plaisir. Si une vie de plaisir doit durer il faut donc compter et mesurer ses plaisirs.
    « Nous disons que le plaisir est le principe et la fin de la vie bienheureuse. Car c'est lui que nous avons reconnu comme le bien premier et connaturel, c'est en lui que nous trouvons le principe de tout choix et de tout refus, et c'est à lui que nous aboutissons en jugeant tout bien d'après l'affection comme critère... » (Epicure).
    « Quand donc nous disons que le plaisir est la fin, nous ne parlons pas des plaisirs des gens dissolus et de ceux qui résident dans la jouissance, comme le croient certains qui ignorent la doctrine, ou ne lui donnent pas leur accord ou l'interprètent mal, mais de fait pour le corps, de ne pas souffrir, pour l'âme, de n'être pas troublée ».
    -    Pour les stoïciens le plaisir n'est pas un bien « il y a des plaisirs honteux, et rien de ce qui est honteux n'est un bien ». Le seul bien
est d'avoir une vie morale.

    Schopenhauer- le Bouddhisme
    L'homme évolue entre la souffrance et l'ennui. Le plaisir est négatif car il fait simplement cesser une souffrance, celle liée au désir. Le plaisir libère d'une tension. Il y a chez le philosophe une vision pessimiste de la vie et une influence bouddhique. Dans le bouddhisme ce qui peut paraître agréable à nous peut-être la souffrance d'autrui. Un plaisir peut être lié à l'appauvrissement des autres ; On éprouve aussi l'angoisse de perdre un plaisir ; Les plaisirs sont souvent aussi accompagnés de désagréments. Quant aux plaisirs du corps, pour le bouddhisme ils sont vulgaires et dans l'instant. Cette philosophie-religion prône donc l'ascèse : refus des désirs, pauvreté, célibat, non violence, compassion, pitié... Il y a aussi dans le bouddhisme un mépris du corps et des sens. En plus d'enseigner de n'être rien, le bouddhisme n'enseigne donc pas la joie.

    Le plaisir dans le christianisme
    Le plaisir est péché. Saint Thomas d'Aquin dit explicitement que la sexualité n'est pas péché mais le devient si l'on éprouve du plaisir.
    Cette pensée perdurera longtemps dans les pays christianisés. Nous en supportons quoi qu'on en dise encore le poids.
    Néanmoins on ne trouve ni dans la Bible, ni dans l'Évangile une condamnation du plaisir. Cela vient des pères de l'Église en l'occurrence et tout d'abord Saint Augustin qui avait connu les plaisirs de la chair. Les relations sexuelles doivent exister uniquement dans le but de la procréation. Son inspiration plus que dans la bible et l'Évangile se trouvera chez les Stoïciens « ce qu'on refuse aux joies de la chair est autant de gagné pour les joies de l'esprit ». Chez Saint Augustin les femmes doivent être soumises aux hommes. L'on retrouve la peur et le mépris de la femme source de faute depuis Eve. Ceci a considérablement influencé la morale sexuelle de l'Église catholique devenue aussi la morale « bourgeoise ». On retrouve cette morale puritaine chez les protestants.

    Sade
    Chez le divin marquis, dans la recherche du plaisir il y a absence totale de tabous et de morale. Les limites du désir et du plaisir sont imposées par la société dont fait fi Sade. Dans ses livres, la bienséance, la morale, l'altruisme, et le respect de l'autre sont totalement absents. La philosophie de Sade peut se résumer ainsi : La vertu est triste et sans imagination, le vice est imaginatif et donne des jouissances infinies. Napoléon verra dans le livre « Justine » : « le livre le plus abominable qu'ait engendré l'imagination la plus dépravée ». Sade ira à Charenton chez les fous. Avec Sade, on a appris que le plaisir sexuel n'est pas fait que de bonté. Il y a aussi l'humiliation de l'autre, le sadisme, la destruction, le supplice, parfois même la mort. Eros et Thanatos parfois ne font qu'un.

    Freud - Reich - Marcuse
    Pour la psychanalyse la recherche du plaisir est le but de notre vie. On retrouve l'hédonisme. On a ici le principe de plaisir. Mais ce principe est contrarié par le principe de réalité. De la même façon il y a lutte entre le ça, c'est à dire les pulsions qui recherchent le plaisir à tout prix et le surmoi dans lequel l'homme a intériorisé tous les interdits qu'ils soient moraux ou institutionnels. L'éducation cherche à surmonter le principe de plaisir pour installer le principe de réalité. Ce qui caractérise Freud est la non politisation de son discours sur la sexualité même si fatalement son analyse a des prolongements politiques.
    Reich et Marcuse politiseront la psychanalyse pour fonder ce qu’on a appelé le freudo-marxisme. Reich reliera les interdits de la morale sexuelle à la répression du système économique, capitaliste en particulier. Le patriarcat et la monogamie engendrent la répression sexuelle selon l'auteur. Pour Freud la répression des instincts, donc du plaisir était nécessaire pour aboutir à la civilisation. Marcuse veut sortir de la société répressive. Le principe de réalité ne doit plus étouffer le principe de plaisir. Si Reich analysait la répression, Marcuse veut établir une société non répressive. L'utilisation de la psychanalyse doit être faite dans une finalité libératoire. Cette libération est celle d'un mouvement collectif. Cette pensée se résume par le slogan certes réducteur : « Jouir sans entraves ».

    Nietzsche
    Le philosophe a analysé la jouissance ou le plaisir que procure la souffrance d'autrui. Plus l'homme est d'une extraction sociale basse, plus il jouit à faire souffrir car il s'octroie ainsi le droit des maîtres. La souffrance des autres dans l'Histoire a souvent été organisée comme une fête. L'Empire romain l'a illustrée. On peut penser que c'était la caractéristique de l'humanité d'avant mais pour Nietzsche la cruauté est essentielle à la vie. L'éducation nous a appris à avoir honte de ce sentiment, mais en période de guerre toutes nos soupapes morales peuvent sauter.
    L'analyse du plaisir avec tous ses prolongements n'est pas sans risques. Quand on observe tous nos instincts les plus obscurs (selon la morale) cela peut faire frémir. Si Nietzsche n'a fait que des analyses de philosophe, Sade au cours de sa vie a laissé libre cours à ses pulsions. Le plaisir présenté comme un but à atteindre par un psychanalyste comme Reich ou un philosophe comme Marcuse peut avoir une toute autre signification.
    Doit-il y avoir une norme dans le plaisir ? Notre société permissive accepte de plus en plus les déviances. La morale chrétienne ou la morale kantienne semblent mises à mal. Faire souffrir même avec consentement doit-il être prohibé ? En tous cas la libération totale
de nos pulsions restera un mythe. En temps de paix, le principe de réalité s'impose encore.
    PATRICE GROS-SUAUDEAU

  • Les héritiers de mai 68 ne peuvent plus se déplacer sans être protégés par des pelotons de police

    Jean-Pierre Maugendre constate l'ambiance de fin de règne :

    "Les enfants de mai 68 ont la gueule de bois ! Pourtant ils ont aujourd'hui entre leurs mains tous les pouvoirs. Il y a quarante-cinq ans, un monôme d'étudiants boutonneux imposait de nouveaux paradigmes à une France étriquée et réduite, modeste hexagone sans gloire malgré les rodomontades de son Guide. Une civilisation plusieurs fois millénaire, fille d'Athènes, Rome et Jérusalem ployait sous les assauts d'une jeunesse désireuse d'enfin « jouir sans entrave ». Les épousailles, fort peu mystiques, du libertarisme moral et de la finance apatride ont produit les fruits que chacun peut observer : Dominique Strauss-Kahn, à la fois président du FMI, candidat du PS à l'élection présidentielle française et amateur de « parties fines », Jérôme Cahuzac ministre socialiste du budget, pourfendeur de la fraude fiscale et… fraudeur en délicatesse avec le fisc, le pouvoir exécutif détenu par un homme qui ne s'est jamais marié, a eu quatre enfants de sa compagne de trente ans pendant qu'il en concevait un autre avec sa maîtresse d'alors avant d'en imposer une nouvelle encore à l'Élysée. Pingouin peut-être, chaud lapin sûrement.  [...]

    L'immense majorité des médias soutient sans états d'âme le Gouvernement dans ses mensonges sur les nombres des manifestants, renchérissant sur la « radicalisation » des opposants… À ce propos, combien de policiers ont été blessés depuis le début des manifestations il y a six mois ? À ma connaissance, pas un seul ! La gauche hurle au « complot fasciste », multiplie les interpellations et les gardes à vue pour « délit de bonne gueule », gaze les femmes et les enfants comme si une manifestation de dix mères de famille avec leurs poussettes était le prodrome d'une nouvelle marche sur Rome !

    Le pouvoir en place ne contrôle plus que l'appareil d'État et ses relais médiatiques, ou l'inverse. Ce qui reste de classe ouvrière vote Front National. Les entrepreneurs qui assurent la prospérité, relative, de notre pays découvrent à l'occasion du strip-tease patrimonial de nos ministres que pas un seul n'a souhaité investir de manière significative dans des actions qui financent le développement des entreprises. Les héritiers de mai 68 ne peuvent plus se déplacer sans être protégés par des pelotons de gendarmes mobiles ou des compagnies de CRS. Heureusement, le ridicule ne tue plus.

    Si l'autorité légitime est celle qui, en fait, assure le bien commun d'une manière durable dans l'ordre et dans la paix, il faut bien convenir que les autorités politiques en place répondent de moins en moins à cette définition. L'autorité morale de l'État laisse de plus en plus la place à la simple contrainte. Le gouvernement de droit est en train de devenir un gouvernement de fait, une dictature totalitaire au service d'oligarchies aussi minoritaires que sectaires. [...]

    Une jeunesse s'est levée qui n'hésite pas à remettre en cause l'esprit de mai 68 et à vivre des valeurs de la loi naturelle et de l'Évangile. Pierre Bergé, milliardaire et homosexuel, copropriétaire du Monde et donc arbitre des élégances intellectuelles, incarne à la caricature une gauche qui meurt, sans enfant, crispée sur ses avoirs, alors que se dresse contre cette vieillesse du monde (il a 82 ans) une jeunesse qui parle, elle, d'être et non d'avoir. Les « veilleurs » veillent et, dans le silence de leurs cœurs, résonnent à leurs oreilles les seuls mots qui donnent un sens à une vie : honneur, patrie, fidélité, famille, amour, dévouement, valeur, autorité, travail… C'est autre chose qu'un discours de fin de banquet républicain ! Inconsciemment unis dans une même compassion pour la France, ces jeunes aux parcours différents font voler en éclat les cloisons, voire les barrières, que leurs parents avaient bâties entre eux. Au-delà de leurs différences, ils se sentent unis sur l'essentiel, habités des mêmes idéaux. Une communauté d'agir se crée, porteuse d'espérance pour notre patrie, même si les vieux crocodiles, les professionnels de la politique, droite et gauche confondues, unis par les mêmes complicités maçonniques, ont organisé au Sénat, comme aux meilleurs temps du bolchevisme, le vote à main levée le 12 avril de la loi dénaturant le mariage. 

    Cette insurrection bénéficie de l'allant de la jeunesse et de la force de la vérité, mais elle doit aussi, pour porter tout le fruit espéré, s'astreindre à une connaissance approfondie de cette vérité. La conscience n'est pas la lumière, elle est l'œil qui regarde la lumière. Cette jeunesse généreuse, ardente et courageuse, profondément marquée par les charismes différents de Jean-Paul II et de Benoît XVI, mérite de trouver et de rencontrer les pasteurs spirituels, les maîtres intellectuels, les chefs temporels qui étancheront sa soif d'absolu dans la radicalité de l'Évangile et la fidélité à sa loi d'amour et de vérité. « C'est la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste du monde à la température normale. Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents. » (Georges Bernanos, Les grands cimetières sous la lune.)"

    Michel Janva http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • "Taubira, fais ton sac, inspire toi de Cahuzac"

    12 personnes suffisent à énerver Taubira. À sa sortie du collège Victor Schoelcher à Lyon 9eme, un gradé a demandé aux manifestants LMPT, suite à un caprice du ministre de se positionner derrière un mur :

    "elle ne veut plus vous voir, elle a poussé une gueulante!! Mais faite un max de bruit svp !"


    Accueil de Christiane Taubira à Lyon 13/05 par Le_Salon_Beige

  • Bruno Gollnisch : Tout le monde sait !

    Communiqué de presse de Bruno Gollnisch à propos de la visite de Mme Taubira et de M. Valls

    M. Manuel Valls, ministre de l’Intérieur et Mme Christiane Taubira,  ministre de la Justice, sont en visite à Lyon, principalement pour faire l’apologie de leur politique en matière de sécurité et de justice.

     Il n’y a cependant pas de quoi être fiers.

     1) Tout le monde sait que la concentration des moyens de Police dans les zones d’action prioritaire se fait en prélevant les moyens sur les autres secteurs. On déshabille Pierre pour habiller Paul.

     2) Tout le monde sait que l’insécurité est liée, non exclusivement, mais en grande partie, à l’immigration incontrôlée. Mais c’est un tabou. Il est interdit d’en parler. À plus forte raison d’agir.

     3) Tout le monde sait que de nombreuses peines ne sont pas exécutées, faute de places dans les prisons. Depuis 30 ans, on en est toujours au même point.

     4) Tout le monde sait que les délinquants étrangers devraient être expulsés. Sous le prétexte de refus d’une « double peine », on les laisse demeurer sur le territoire national, où ils en sont parfois à leur vingtième récidive.

     5) Tout le monde sait que les forces de police et de gendarmerie sont contraintes de perdre du temps à des travaux administratifs, ou à la persécution d’honnêtes gens dans des actions telles que : police de la pensée, PV de stationnement, radars piégeux, règlements inapplicables, etc.

     6) Tout le monde sait qu’une partie de la magistrature est politisée jusqu’à la partialité. Personne ne fait rien.

     Madame Taubira va-t-elle faire descendre la photo de M. Valls du « mur des cons » où le syndicat de la magistrature l’a apposée ?

     Les paris sont ouverts…

    http://www.gollnisch.com

  • Esclavage : ils salissent la France pour un peu de fric !

    Le CRAN récidive. Une nouvelle fois, il cherche à humilier la France en lui réclamant des réparations, non pour les victimes de l’esclavage mais pour les descendants des victimes de l’esclavage. À ce titre, la Caisse des dépôts a été assignée en justice.

    Taubira, de son côté, va encore plus loin dans le grotesque en évoquant des réparations foncières.

    Si tout cela est une aberration juridique — en droit, seule la victime peut réclamer, en justice, réparation pour le préjudice qu’elle a subi — le plus insupportable est l’ingratitude incroyable dont la France fait l’objet sur cette question. Car il est tout de même temps que la chose soit dite : la France est le premier pays de l’histoire de l’humanité à avoir aboli l’esclavage.

    En effet, par un édit du 3 juillet 1315, Louis X le Hutin abolit l’esclavage sur le sol de France, au motif que « selon le droit de nature, chacun doit naître franc ». De ce principe est né l’adage : « Le sol de France affranchit l’esclave qui le touche. » Dès lors, il suffisait de faire un pas sur le sol de France pour que sa condition d’esclave soit aussitôt anéantie. Ainsi, en 1571, sur le fondement de l’édit de 1315, des esclaves sont affranchis à Bordeaux après avoir mis pied à terre. Les magistrats du Parlement de Bordeaux exigeront leur libération, concluant dans leur arrêt que « jamais une terre française ne connaîtra cet odieux trafic ». [...]

    Adrien Abauzit - La suite sur Boulevard Voltaire

    http://www.actionfrancaise.net

  • Considérations sur la violence suscitée par la loi Taubira

    Apparemment le consensus pour condamner les violences est général. Pourtant on se souviendra de la parenté de « violence » et de « vie », les deux mots ayant la même étymologie : « bios »". D’ailleurs violentia chez les Romains voulait dire « force » (la vertu de force) et non brutalité excessive.

    Et la force de la réaction au mariage homo a surpris tout le monde, y compris ses organisateurs. Ceux qui appelaient à la manifestation des indignés ne s’attendaient pas à cette indignation-là...

    On se souviendra encore, comme l’ont montré la plupart des philosophes de l’histoire, que la violence est au fondement de tout ordre nouveau : aucun régime dans le monde ne s’est institué sans violence.

    Dès lors, comment interpréter les incessants discours sur la violence que l’on attribue aux adversaires du "mariage pour tous" ?

    « Sommes-nous en 1789 ? » titre Le Point en couverture. Les années 30, mai 68 sont les références des hebdomadaires pour interpréter la situation. Le député UMP Philippe Gosselin parle « d’incitation à la guerre civile ».

    De François Hollande à Frigide Barjot on dénonce presqu’unanimement la violence des opposants incontrôlés au « mariage » pour tous.

    Harlem Désir, premier secrétaire du PS, a quant à lui parlé de « groupes fanatisés, de groupes fascisants, devant être fermement condamnés ». Rodomontade du rhéteur de meetings ? Oui certainement, mais les plus anciens perçoivent que cette rumeur de révolution ressemble à celle de 1958, de 1961 et de 1968. [...]

    Michel Michel - La suite sur Le rouge et le noir