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France et politique française - Page 4897

  • Laïcité et « extrême droite »

     

    Laïcité et « extrême droite »
    L’extrême droite est épatante. Depuis un peu plus de deux siècles, non seulement elle a rompu avec l’ancien ordre des choses qu’elle défendait contre les forces subversives d’une modernité conquérante, mais, ô ironie de l’Histoire, elle s’est muée en championne du monde le plus bourgeois, c’est-à-dire le moins aristocratique qui soit.

    J’entends évidemment le terme « aristocratique » dans son acception littérale, ce qui incarne l’excellence dans l’existence. Valeur éminemment subjective, comme il va de soi, à l’encontre de l’usage comptable et rationaliste de la pensée. La première forme de contestation de l’Ordre bourgeois est l’expression fraîche et joyeuse, sinon furieuse, du for intérieur contre la volonté de le réduire à l’état marchand ou technique.

    Dernièrement, donc, cette "extrême droite" s’est avisée que la « laïcité » était un bon cheval de bataille. Les débats polémiques autour de la question du foulard, du niqab, des prières de rue, des minarets, voire du « pain au chocolat », ont servi de champ de bataille « identitaire », que la « toile » cybernétique a recouvert par le truchement de sites virulents, dont les plus connus sont par exemple fdesouche et Riposte laïque. Ce « combat » est, bien sûr, entrepris pour des raisons stratégiques d’opportunité, parce que cette notion est une arme singulièrement redoutable pour s’attaquer à l’islam, et, partant, à l’immigration (toujours dans l’optique du troupeau et de la « race »), mais aussi en fonction d’un postulat de fond, qui implique, comme principe, que la civilisation occidentale est supérieure aux autres « cultures ».

    Le mot « laïcité » lui-même est piégé, car il fait référence à une donnée idéologique et culturelle, qui a servi de drapeau à la troisième république anticléricale. La similarité lexicale ne doit pas cacher ce que la situation du début du XXe siècle et ce commencement du XXIe ont de différent. La loi de 1905, si elle reléguait la foi religieuse dans la sphère privée, n’interdisait pas l’expression rituelle, cultuelle, sur la voie publique, ni l’ostentation de vêtements ou de signes religieux, pour peu que de telles manifestations ne suscitassent pas de trouble, ni n’attentassent à l’ordre républicain.

    Paradoxalement, en tout cas en France, l’ordre politique contemporain, qui a hérité manifestement, et contrairement à certains de nos voisins européens, de la rage jacobine et illuministe antireligieuse (la religion étant la superstition, l’obscurantisme, et l’Eglise, l’ « infâme »), tolère, et même encourage les exhibitions de « choix » intimes, comme la sexualité, les « différences » de mœurs, de goûts et de couleurs, les « coming out », pour employer un terme anglo-saxon qui lui sied bien, tandis que la croyance religieuse doit être remisée dans l’intimité la plus secrète, tout au fond du foyer, comme l’usage éventuel de la cigarette ou du flacon d’alcool. Cette particularité bien française, militante, est en parfaite contradiction avec la tendance postmoderne, dont l’expression la plus visible est la société américaine, généralement anglo-saxonne, qui ne voit aucun inconvénient à laisser aux choix confessionnels toute visibilité. Du reste, même en Europe, où, parfois, tel en Allemagne, et même en Alsace, les prêtres et pasteurs sont fonctionnarisés, l’idéologie antireligieuse française apparaît comme une anomalie.

    Ce n’est pas qu’il faille vanter la société multiculturelle, à l’américaine, laquelle repose sur une évolution historique différente de la nôtre. L’on sait combien les fondateurs du Nouveau monde, marginalisés en Europe, ont défendu le principe de libre expression confessionnelle (contre l’emprise « diabolique » d’une Eglise universelle et « totalitaire »), et que la société libérale marchande bannit les liens traditionnels et « organiques ». Mais il est évident que l’évolution actuelle du concept de laïcité, tel qu'il est utilisé, risque d’entrer en contradiction avec la tendance lourde du monde contemporain, voué étrangement à déployer toute un éventail de « ressourcements » spirituels les plus disparates.

    Il se peut que cette laïcité, qui se veut un espace de « tolérance », ne soit plus qu’une coquille vide, où justement la tolérance ne serait pas possible parce qu’aucune force contradictoire ne s’y déploierait. La vie sociale, si l’on adopte cette version aseptisée de la neutralité, sera aussi froide et lisse que l’univers artificiel d’un supermarché, où il n’est question de prendre parti pour telle ou telle lessive que pour des raisons utilitaires. A moins que l’on ne soit sensible qu’au slogan qui voudrait que l’une lave plus blanc qu’une autre…

    Dans l’attirail argumentaire des partisans de la « laïcité », pirouette faussement historique qui leur permet de se rattacher à la haute tradition, le christianisme est invoqué comme source de la séparation de Dieu et de César. On part évidemment là d’une citation fort connue de Jésus-Christ, à l’occasion de la remise de taxes. On peut aussi se référer au célèbre essai de Marcel Gauchet, Le désenchantement du monde, qui, reprenant l’analyse de Max Weber sur le destin du christianisme, y a vu la Religion qui ouvre la possibilité d’un monde areligieux, une religion de la sortie de la religion. Outre que, dans la réalité, le christianisme n’a jamais prôné, ni pratiqué, la séparation de la religion et de la politique, hormis, justement, dans des temps tout récents (il n’est qu’à lire attentivement saint Augustin, et même La Cité de Dieu, pour s’en rendre compte), il n’est pas certain que la « sortie de la religion » aboutisse mécaniquement à la « laïcité », qui est une version humaniste (au sens premier : humano-centrée) du champ politique. Car, de tout temps, la politique, qui possédait une autonomie par rapport au sacré, en était cependant redevable. L’extraction du champ religieux débouche plus sûrement sur l’indifférence, et la frilosité devant tout engagement véritable, qu’il soit spirituel ou politique. L’abstention actuelle, l’effondrement des partis et des syndicats, et la mode de la religion à la carte, selon une version individualiste et hédoniste, en tout cas volatile, montrent que cette passivité, ce manque d’implication existentielle, concernent tous les champs de l’existence (sans parler du domaine amoureux…). Un militant politique de 1900 apparaîtrait, à notre époque, comme un moine fanatique !

    Le pire est sans doute la récupération de cette « laïcité » par une certaine extrême droite (à la suite d’une certaine gauche) comme marqueur de la société occidentale, et signe de sa supériorité.

    Bizarrement, plusieurs militants « laïques » se réclament du christianisme (et, de leur point de vue, sans aucun fondement, car les tares qu’ils croient déceler dans le Coran peuvent très bien se retrouver dans l’Ancien et le Nouveau Testament, sinon même dans l’Histoire du peuple hébreu et de l’Eglise militante). De fait, l’offensive contre les postulats supra-humains de l’Islam se révèle comme un rejet de toute vraie religion. Entendons-nous : pour peu que l’on prenne au sérieux tout engagement de cet ordre, il peut paraître normal d’envisager toutes les sphères de la vie humaine, y compris l’engagement politique, comme étant sanctionnées par des principes spirituels. Jusqu’aux Présidents « modernes », tels Giscard et Mitterrand, il paraissait aller de soi que le chef de l’Etat, sans se compromettre outre mesure, pouvait publiquement communier. Cela n’empêchait pas que le politique reprenait ses droits. Qu’il existe des imams dans l’armée, ou dans les prisons, je ne vois pas où est le scandale. Et depuis Antigone, de Sophocle, on sait que la loi éternelle de la Divinité est supérieure à celle des hommes. De fait, ce que l’on reproche aux musulmans, de prendre au sérieux leur foi, c’est justement ce qui était visé, chez les catholiques, par les athées les plus agressifs.

    On laissera de côté les insultes, calomnies, propos diffamatoires et autres propos d’égouts qui sont destinés à rabaisser les musulmans (à l’exception notoire des autres religions). Ce qui, étrangement, suscite quelque interrogation, c’est la réactualisation du préjugé raciste de la République des Jules, au moment de la colonisation. Voilà ce que disait Jules Ferry, le 28 juillet 1885, à l’Assemblée Nationale :  » Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis à vis des races inférieures [...] parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures. [...] »  Comme le faisait remarquer Alexandre Douguine dans son essai  La Quatrième théorie politique, ce « racisme » civilisationnel a été repris par l’Occident, le point déclinant du nihilisme moderne, pour justifier, au nom des « droits de l’homme », l’entreprise de conquête et d’arraisonnement libéral du monde.

    Il est amusant, au demeurant, que l’on invoque les prétendues vertus, individualistes, humanistes, libérales (au sens de la liberté d’expression), égalitaires etc. d’une civilisation qui a livré l’homme à la solitude existentielle au sein des foules, à l’uniformisation marchande, à la destruction de son environnement et de sa vie, à la haine nationaliste, aux camps d’extermination, à la bombe atomique et aux délices de la publicité et de la pornographie.

    Le monde postmoderne présente des enjeux inédits dans l’Histoire, car la déréalisation du monde a rendu l’homme problématique. Il est difficile, sans vouloir mentir aux autres et à soi-même, de formuler des solutions, notamment au sujet de la question de l’immigration et du « choc des civilisations ». La redécouverte de notre identité suppose que nous l’ayons perdue, peut-être irrémédiablement. On ne choisit plus de devenir ce que l’on était jadis sans y penser, de façon « naïve », pour ainsi dire. La clarification de notre être au monde, en tant que peuple et que Nation, demande sans doute tout un jeu de redéfinitions. Mais c’est un vaste programme.

    Toutefois, il est nécessaire, si l’on veut vivre, si l’on veut tenter de vivre, comme disait Paul Valéry, de s’appuyer sur des valeurs sûres, sur un socle de marbre. Et, pour ce qui me concerne, en tant qu’adepte de la Tradition, il me semble que demeurent d’abord l’honneur, puis le sens de la singularité, autrement dit ce qu’Evola nomme la « différenciation ». J’y vois une application des préceptes qui inspiraient ce que l’on appelait, au XVIIe siècle, l’ « honnête homme ». On s'en tiendra à ce principe simple et solide comme le roc.
    Claude Bourrinet http://www.voxnr.com
  • Ces gouvernements socialistes qui privatisent

    Ces gouvernements socialistes qui privatisent
    Jean-Marc Ayrault a affirmé, dimanche 5 mai au 20 heures de TF1, que le gouvernement envisageait de réduire la participation de l’Etat dans le capital "d’un certain nombre d’entreprises publiques" pour consacrer ces sommes à l’investissement.

    L’annonce du premier ministre modulée par le ministre

    "Nous envisageons que dans un certain nombre d’entreprises publiques où le taux de participation de l’État est très important nous puissions dégager une partie pour financer de l’investissement. Pas pour boucher les trous du budget", a déclaré le premier ministre. Jean-Marc Ayrault a donné l’exemple des 20 milliards d’euros qui seront nécessaires pour financer l’installation du très haut débit pour Internet sur tout le territoire.

    Pour autant, cette décision du gouvernement français ne marque pas "le retour des privatisations", a indiqué lundi le ministre de l’économie, Pierre Moscovici. "C’est une gestion fine du capital de l’État, en conservant son rôle d’État stratège, a déclaré le ministre sur I-Télé. Ce qui est crucial aujourd’hui, c’est la relance de notre économie, la croissance, la création d’emplois, et pour cela il faut tout faire pour investir et le faire sans creuser les déficits."

    Le ministre a refusé de dévoiler le nom d’entreprises qui pourraient être concernées, mais a affirmé que l’idée générale pouvait être "de jouer ici où là ; cela peut être réduire les taux de participation, cela peut être vendre des participations non stratégiques". Il a exclu que les cessions portent sur l’ensemble du capital, l’ensemble des participations de l’État représentant un peu plus de 60 milliards d’euros. « Nous envisageons que dans un certain nombre d’entreprises publiques où le taux de participation de l’Etat (dans leur capital) est très important, nous puissions dégager une partie pour financer de l’investissement. Pas pour boucher les trous du budget », avait déclaré dimanche le Premier ministre.

    Rappels de définitions

    La privatisation est l’opération consistant à transférer par la vente d’actifs, une activité, un établissement ou une entreprise du secteur public au secteur privé. La privatisation est dite partielle si seulement une partie du capital est vendue. L’opération inverse de la privatisation est la nationalisation.

    Les objectifs, souvent idéologiques, de la privatisation peuvent être multiples :

    - réduire l’interventionnisme de l’État dans l’économie,
    - ouvrir à la concurrence un domaine d’activité jusqu’alors en situation de monopole,
    - donner plus de souplesse aux entreprises (nomination des dirigeants, prises de décision),
    - apporter des recettes supplémentaires à l’Etat (mais ces recettes n’ont lieu qu’une seule fois)

    Les adversaires des privatisation considèrent que certains secteurs d’activité n’ont pas vocation à appartenir au secteur privé, mais doivent rester dans le giron de l’État ou de la collectivité :

    - Les secteurs stratégiques comme l’eau, l’électricité.
    - Les secteurs où les infrastructures représentent un investissement tel que celui-ci ne peut être réalisé que par l’ensemble de la collectivité : réseau ferré, réseau d’accès de télécommunication, autoroute, distribution postale. Les excès du libéralisme en matière de privatisation ont montré leurs limites dans ces domaines : électricité en Californie, réseau ferré en Angleterre.
    - Les secteurs de monopole de fait : aéroports.
    - Les secteurs d’intérêt général.

    A l’inverse, la nationalisation est l’opération de transfert à la collectivité nationale des moyens de production privés : entreprises, terres, etc.

    La nationalisation d’une entreprise consiste pour un État à entrer dans le capital de celle-ci à plus de 50% afin d’en prendre le contrôle direct. Elle peut s’opérer soit par une indemnisation des propriétaires privés (ex : nationalisations du gouvernement Maurois en 1982) soit par une confiscation sans contreparties financières (ex : lors d’une révolution, pendant ou après une guerre, comme dédommagement après un préjudice, etc.).

    Exemples de motivations des nationalisations :

    - accroître le patrimoine et la puissance publics,
    - prendre le contrôle des ressources naturelles et en tirer davantage de bénéfices,
    - réorienter la production et ses moyens dans le cadre d’une planification économique,
    - défendre l’intérêt national et la sécurité des approvisionnements dans un secteur économique considéré comme stratégique,
    - défendre l’intérêt collectif dans un monopole "naturel",
    - donner le contrôle de l’outil de production aux ouvriers.

    La privatisation n’a pas de camp

    A la lecture de ces définitions, il semblerait donc que les privatisations viendraient de gouvernements « capitalistes », et donc « de droite », alors qu’un gouvernement socialiste devrait s’appliquer à nationaliser.

    Certes sous le gouvernement Chirac, TF1, la Société Générale, Matra ou le groupe Suez, sont partis dans le domaine privé ; puis sous le gouvernement Balladur, ce fut le tour de Rhône Poulenc, d’Elf Aquitaine, de l’UAP, la SEITA, et Total.

    Mais paradoxalement, au jeu des privatisations, la droite ne fait pas mieux que la gauche. En effet, c’est le gouvernement de Lionel Jospin qui, pour l’heure, a été le plus prolifique en la matière.

    Entre 1997 et 2002, les socialistes ont cédé pour environ 27 milliards d’euros de participations publiques.

    Un chiffre qui, en cette période de crise et de dette grimpante, a de quoi faire rêver notre gouvernement actuel, et qui ne peut que nous faire deviner les intentions échappées de la bouche de Jean-Marc Ayrault, et vite reformulées par Pierre Moscovici.

    Les socialistes, rois de la privatisation ?

    Déjà avant le gouvernement Jospin, Michel Rocard , en 1990, avait ouvert le capital de Renault (rien que ça !).

    Ensuite, sous le gouvernement de Lionel Jospin, le record historique a été atteint (merci, messieurs les dirigeants actuels, de ne pas essayer de le battre, SVP !) :

    - Air France, 1999, ouverture du capital.
    - Autoroutes du sud de la France (privatisation partielle)
    - Mars 2002 : mise en bourse de 49 % du capital, recette : 1,8 milliard d’euros.
    - Crédit lyonnais, 12 mars 1999 (décret)
    - France Télécom, 1997, ouverture du capital, 42 milliards de francs.
    - Octobre 1997 : mise en bourse de 21 % du capital
    - Novembre 1998 : mise en bourse de 13 % du capital
    - Eramet, 1999.
    - GAN, 1998.
    - Thomson Multimédia
    - 1998, ouverture du capital.
    - 2000, suite.
    - CIC, 1998.
    - CNP, 1998.
    - Aérospatiale (EADS), 2000, ouverture du capital.

    L’ensemble des privatisations sur la période 1997-2002 aurait rapporté 210 milliards de francs en cinq ans.

    Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, qui songe à « réduire la participation de l’État dans le capital d’un certain nombre d’entreprises publiques », a tout de même déjà agi en la matière :

    - Mars 2013 : cession de 3,12 % du capital de Safran, ce qui a rapporté 448,5 millions d’euros à l’État qui détient encore 27,08 % du capital.
    - Avril 2013 : cession de 3,66 % du capital d’EADS, ce qui a rapporté 1,2 milliard d’euros à l’État qui s’est engagé à céder encore 0,4 à 0,5 % du capital.
    - Avril 2013 : Arnaud Montebourg se déclare en faveur de baisse de la participation de l’État dans certaines entreprises et évoque en particulier, sans les citer, EDF et GDF Suez.
    - Mai 2013 : Jean-Marc Ayrault envisage une baisse du taux de participation de l’État dans le capital de certaines entreprises.

    Vu que le processus était déjà engagé avant que notre premier ministre ne l’évoque, les paris sont ouverts : « quelles vont être les prochaines victimes de « réductions de taux de participation » de l’État ?

    Rappels de définitions (bis) et conclusions

    Le socialisme est une doctrine politique et économique qui vise, à l’inverse du modèle libéral, à réformer le système de propriété privée des moyens de production et d’échange et à l’appropriation de ceux-ci par la collectivité. Les valeurs fondamentales du socialisme sont : l’absence de classes, l’égalité des chances, la justice sociale, la répartition équitable des ressources, la solidarité, la lutte contre l’individualisme, l’intérêt général partagé et prévalant sur les intérêts particuliers...

    Dans la théorie politique marxiste, le socialisme est la période de transition entre l’abolition du capitalisme et l’avènement du communisme avec la disparition de l’État. Pendant cette période, la "dictature du prolétariat" s’exerce par l’intermédiaire de l’État sur l’ensemble de la société.

    Chez les non marxistes, le socialisme est la dénomination générale des doctrines des partis qui cherchent à rénover l’organisation de la société en vue de la justice sociale et de l’émancipation individuelle de chacun dans le respect de la dignité.

    Historiquement, le libéralisme est une doctrine politique, apparue au XIXe siècle, qui réclamait la liberté politique, religieuse, économique, etc., dans l’esprit des principes de 1789. L’anglais John Locke (1632-1704), qui a fait de l’individu et de ses droits inaliénables (liberté, propriété...) le centre et l’origine des relations sociales, en fut l’un des précurseurs.

    En matière politique, le libéralisme est, de nos jours, une attitude qui défend la démocratie politique et les libertés individuelles (opposé : totalitarisme).

    En matière économique, le libéralisme est une doctrine qui défend la libre entreprise et la liberté du marché. Le principe fondamental du libéralisme est qu’il existe un ordre naturel qui tend à conduire le système économique vers l’équilibre. La loi de l’offre et de la demande, par exemple, conduit à l’équilibre entre la production et la consommation sous réserve de liberté des marchés et de libre concurrence, seules censées garantir l’ajustement optimum des ressources disponibles (offre) à la demande. S’il peut agir librement, l’homme en tant que premier agent économique peut atteindre cet ordre naturel. Les intérêts de l’individu et de la société sont alors convergents.

    Le libéralisme économique s’oppose au contrôle par l’Etat des moyens de production et à l’intervention de celui-ci dans l’économie, si ce n’est pour coordonner les entreprises ou garantir un marché équitable (opposé : étatisme, dirigisme, socialisme, communisme).

    Les variantes du socialisme sont nombreuses. Leur caractéristique commune est moins la remise en cause de la propriété privée que la recherche d’une plus grande justice sociale. Ces mouvements s’opposent sur d’autres sujets fondamentaux comme le rôle de l’État, le parlementarisme, la démocratie directe...

    Historiquement, des formes de "socialisme" sont apparues dans l’Antiquité et au Moyen Age (Anabaptisme), mais c’est au XIXe siècle, en réaction aux conséquences sociales et économiques néfastes de la "révolution industrielle", qu’est né le socialisme moderne :

    - Le socialisme utopique dont le but est de rendre le monde plus heureux (Début du XIXe), avec Fichte, Saint-Simon, Proudhon, Owen...
    - Le socialisme scientifique ou marxisme, théorisé par Karl Marx et Friedrich Engels, qui nécessite la lutte des classes et la suppression du capitalisme.
    - Le communisme russe (ou bolchevisme) développé par Lénine, avec la suppression de la propriété privée.
    - Le socialisme réformiste (par opposition à révolutionnaire) rejetant la violence et s’appuyant sur l’Etat pour réaliser la transformation sociale.
    - Le socialisme autogestionnaire ou libertaire, partisan de la suppression immédiate de l’Etat et qui, au sein de la classe ouvrière, défend l’autogestion et le fédéralisme.
    - Le socialisme démocratique, apparu après la Seconde Guerre mondiale, est issu du socialisme réformiste. Il préconise des réformes sociales pour améliorer la situation des salariés et de ne transférer à la collectivité (nationalisation) que les moyens de production les plus importants. On le retrouve dans les partis "socialistes", "travaillistes", "socio-démocrates" européens.

    Le projet global du libéralisme, mis en oeuvre à partir des années 80, consiste à transformer la société pour qu’elle réponde pleinement aux exigences du capitalisme :

    - libre circulation des capitaux,
    - mise en concurrence des travailleurs et nivellement par le bas des salaires et droits sociaux,
    - suppression de services publics,
    - suprématie absolue de l’économie.

    Le libéralisme est devenu le fondement des grandes instances mondiales, comme l’OMC ou le FMI qui par leur supranationalité échappe à toute légitimité démocratique. Il est le seul modèle enseigné dans les grandes écoles où aucune autre vision n’est étudiée. Il est la seule logique des grandes entreprises et du capitalisme et tend à devenir la seule référence des gouvernements, de droite comme de gauche.

    Présenté comme loi naturelle, le libéralisme devient alors intouchable, ce qui lui permet d’échapper aux aléas électoraux du jeu démocratique.

    Alors, socialistes, nos dirigeants ? Laissez-moi rire !
    Chien Guevara http://www.voxnr.com/

  • Le "Gender pour tous" et les droits des parents : Etat des lieux en Europe

    Les parents qui voudront transmettre certaines valeurs à leurs enfants vont dans les prochains mois se heurter à l’école de la République, telle que l’actuel gouvernement veut la refonder, en particulier à propos de la complémentarité homme-femme, de la sexualité humaine et de la morale.

    Le projet de loi Taubira sur le mariage doit être considéré en lien avec un autre projet fondamental de l’actuel gouvernement : le projet de « refondation de l’école de la République » actuellement discuté à l’Assemblée Nationale. Ce projet de loi sur la « refondation de l’école de la République » prévoit, entre autres dispositions, d’introduire un nouvel enseignement obligatoire de morale laïque et d’éducation civique, ainsi que de lutter dès le plus jeune âge contre les stéréotypes de genre. Dans la presse et à l’Assemblée, le ministre de l’éducation nationale, Vincent Peillon, a précisé que « le but de la morale laïque est d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel »[1]pour « permettre à chaque élève de s’émanciper », car « le but de l’école républicaine a toujours été de produire un individu libre »[2]. Dans la même veine, la Ministre de la Justice, Christiane Taubira a également déclaré à l’Assemblée que « dans nos valeurs, l’Education vise à arracher les enfants aux déterminismes sociaux et religieux et d’en faire des citoyens libres »[3].

    L’un de ces déterminismes serait l’identité de genre ; la déconstruction des stéréotypes de genres est conçue comme un moyen d’émancipation des enfants. Le projet de « refondation de l’école de la République » prévoit à présent que « l’éducation à l’égalité de genre » devienne une mission de l’école élémentaire, dès l’âge de 6 ans, « afin de substituer à des catégories comme le sexe (…) le concept de genre qui (…) montre que les différences entre les hommes et les femmes ne sont pas fondées sur la nature, mais sont historiquement construites et socialement reproduites »[4]. Cette volonté ressort également du récent rapport de l’Inspection Générale des Affaires Sociales[5] qui recommande que l’école s’engage dans la « lutte contre les stéréotypes de genre » « dès le plus jeune âge », qu’elle déconstruise « l’idéologie de la complémentarité » homme-femme pour « tendre vers une société » égalitaire. A cette fin, ce rapport recommande notamment aux enseignants de remplacer les appellations « garçons » et « filles » par les termes neutres « amis » ou « enfants », de raconter des histoires dans lesquels les enfants ont deux papas ou deux mamans, etc. Il s’agit, dit le rapport, d’empêcher la « différenciation sexuée » et l’intériorisation par les enfants de leur identité sexuelle. Outre ces aspects relatifs à la théorie du genre, la morale laïque promue par le projet de « refondation de l’école de la République » est aussi source d’inquiétudes. Ce projet de loi vise à refonder la société via l’école ; il est complémentaire du projet Taubira qui « refonde » la famille via le mariage. Comme l’indique M. Peillon, « le gouvernement s’est engagé à s’appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités, notamment par le biais d’une éducation au respect de la diversité des orientations sexuelles » [6]. [...]

    Grégor Puppinck - La suite sur Zenit.org

    http://www.actionfrancaise.net

  • On a menti aux Français! Mariage pour tous = réforme pour tous

    Et ce n'est pas la théorie du complot de quelques nervis, c'est un simple article du Figaro intitulé "La transmission du nom de famille modifiée pour tous" qui met cette vérité en lumière : 

    "La loi Taubira modifie les règles d'attribution des noms de famille. Désormais, en cas de désaccord entre les parents, l'enfant portera les noms des deux parents accolés par ordre alphabétique.

    Ce volet de la loi Taubira est passé presque inaperçu. Il va pourtant faire du bruit. La réforme modifie les règles d'attribution des noms de famille pour tous les couples. Actuellement, à la naissance, les parents peuvent choisir quel nom transmettre: celui du père, celui de la mère, ou leurs deux noms accolés dans l'ordre choisi par les parents. En cas de désaccord entre les parents, l'enfant porte le seul nom du père.

    Ces règles ont été instituées par la loi du 4 mars 2002, due à la majorité parlementaire de Lionel Jospin, et qui avait supprimé la transmission automatique et exclusive du nom du père à l'enfant, en vigueur depuis la loi du 6 fructidor An II. La réforme de 2002 avait déjà suscité des polémiques. Françoise Dekeuwer-Défossez, professeur de droit et auteur du rapport au garde des Sceaux «Réformer le droit de la famille» (1999), avait alors estimé que la loi de 2002 «mettait en cause l'équilibre des liens qui unissent l'enfant à ses deux parents. En cas de divorce, si la garde de l'enfant revient à la mère, l'enfant ne conserve souvent qu'un seul lien avec son père : son nom».

    Or, aujourd'hui, la loi Taubira va plus loin" (suite). 

    Alors, ça ne vaut pas le coup d'insister jusqu'au bout? Jusqu'au Conseil constitutionnel? Jusqu'à la promulgation? Jusqu'au 26 mai? On ne lâche rien !

    Lahire  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Manuel Valls vs Cardinal Barbarin : 0 - 1

    Quand le ministre de l'intérieur déverse son discours maçonnique sur la laïcité devant un parterre de responsables religieux, il n'apostrophe que l'archévêque du lieu, le cardinal Barbarin.

    Ce dernier lui répond en mettant en avant ses contradictions sur la Foi qu'il voudrait restreindre, comprimer à la fameuse sphère privée, comme s'il appartenait, soit dit en passant, à la République et à un ses ministres, fussent-ils en loges, de définir la Foi, son application et son étendue dans la vie des hommes.

    La réponse du Primat des Gaules.

    Lahire  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • La famille est-elle un “fantasme” ?

    C’est la négation de la différenciation sexuelle qui est une chimère, pas la famille composée d’un homme et d’une femme.

    Dominique Bertinotti, ministre déléguée chargée de la Famille, a déclaré au Sénat le jeudi 4 avril : « La sexualité est désormais dissociée de la conjugalité et de la procréation. »

    Alors que la sénatrice Michelle Meunier, membre de la commission des Lois, affirmait en parlant du “mariage pour tous” : « Ce texte s’inscrit dans la devise de notre République. Il permet aux couples homosexuels de faire famille. Assumons-le. Il sort la famille du fantasme “une maman, un papa et un enfant”. […] Cette famille-là n’a jamais été universelle. […] De tout temps, des enfants ont été élevés par d’autres personnes que leurs père et mère. Ce qui pose problème, c’est cette famille idéalisée, “hétéro-patriarcale-blanche” de préférence de plus en plus éloignée des réalités. »

    Derrière ces discours pour le moins idéalistes, Dominique Bertinotti passe allégrement d’un fait sociologique, où des enfants naissent hors mariage, à une affirmation ontologique minimisant leur origine pour avaliser une “parenté” homosexuelle qui n’existe pas puisque les enfants sont issus d’un lien entre un homme et une femme. Elle fait d’un constat une norme structurelle.

    D’autre part, peut-on concevoir que la famille “une maman, un papa et un enfant” serait un “fantasme” ? A-t-on encore le sens des mots pour réfléchir ? C’est ici que nous pouvons comprendre que lorsqu’une société perd le sens de la différence sexuelle, elle perd le sens de la vérité des réalités. Nous y sommes quand on invente des droits incohérents.

    Au sens psychanalytique, un “fantasme” est l’expression d’un désir impossible et donc irréalisable, et le symptôme d’une autre scène inavouable et souvent transgressive. Or, il faut bien un homme et une femme et leur union la plus intime pour qu’au coeur de leur corps respectif et dans le meilleur des cas du corps conjugal, se conçoive une union et naisse un enfant. En affirmant un tel déni, la sénatrice dit le vrai fantasme qui est au coeur du “mariage” irréaliste qu’elle soutient : dans la relation de similitude et de miroir entre deux personnes de même sexe, se développe l’idée que chaque sexe pourrait se suffire à lui-même en réactivant le fantasme primaire de toute-puissance de l’autoengendrement. “Je me fais tout seul” ou encore “je produis un enfant en solitaire”. C’est le summum du narcissisme qui ne crée ni une relation d’altérité, ni un couple générationnel, mais qui transgresse la différence sexuelle !

    Il est difficile d’attribuer à un duo de personnes de même sexe les mêmes caractéristiques qu’à un couple formé par un homme et une femme alors que psychologiquement, socialement et symboliquement, ils ne les possèdent pas. On confond ici l’égalité en dignité de la personne avec l’égalité des situations et on fait l’impasse sur les distinctions nécessaires si l’on ne veut pas entretenir la confusion des pensées.

    La majorité des personnes homosexuelles ne souhaite ni se marier ni adopter des enfants, car ces personnes savent que cela ne « comblera pas leurs lacunes » (comme l’a dit, lors de la “manif pour tous” du 24 mars, Jean-Marc Veyron la Croix, maire socialiste de Chasselas). Et les Français le refusent à 56 % (sondage BFMTV-le Parisien du 11 avril) quand il s’agit de l’adoption des enfants (mariage et filiation sont liés même si on veut les séparer). Une minorité d’activistes et d’idéologues veulent pourtant obtenir l’un et l’autre comme une sorte de reconnaissance sociale en récupérant le symbole matrimonial pour apparaître “normaux” et avoir les mêmes droits, mais ils ne se marieront pas pour autant. Nous l’avons vu avec le pacs, plus de 93 % sont contractés par un homme et une femme. Et dans les pays où le “mariage” entre personnes de même sexe est permis, passé une période d’engouement, leur nombre s’est effondré.

    On nous affirme que “marier” les personnes de même sexe ne retire rien aux autres citoyens mais que le législateur donne de “nouveaux droits”. En fait, cela change tout puisque le code civil est modifié pour redéfinir le mariage et la filiation à partir des fantasmes de l’unisexualité et de l’autoengendrement en supprimant les termes qui renvoient à la différence sexuelle ! Une transgression majeure et délétère qui suscite déjà de nombreux ressentiments. La politique, c’est aussi savoir ne pas prendre des symboles pour des fantasmes.

    Tony Anatrella *  Valeurs actuelles

    (*) Tony Anatrella est l’auteur, sur le même sujet, du Règne de Narcisse (Presses de la Renaissance, et en livre audio Saint-Léger Productions) et de la Tentation de Capoue (Éditons Cujas).

  • Un nouveau mai 68 ?

    Commentateurs et journalistes s'interrogent devant le mouvement de résistance spirituelle qui prend forme. Quel rapport peut-on établir entre mai 68 et mai 2013 ?

    La réponse m'est apparue, lumineuse, en tombant sur cette remarque faite par le philosophe russe Nicolas Berdiaeff au début du XXe siècle :

    « Les utopies apparaissent comme bien plus réalisables qu’on ne le croyait autrefois. Et nous nous trouvons actuellement devant une question bien autrement angoissante : comment éviter leur réalisation définitive ?… Les utopies sont réalisables. La vie marche vers les utopies. Et peut-être un siècle nouveau commence-t-il, un siècle où les intellectuels et la classe cultivée rêveront aux moyens d’éviter les utopies et de retourner à une société non utopique moins « parfaite » et plus libre. »

    Les jeunes et moins jeunes citoyens qui se mobilisent aujourd'hui en déployant des trésors d'imagination ne le font pas pour communier fugitivement en une utopie où les désirs de l'homme se verraient affranchis de toute limite. A l’inverse, leur conscience crie – et c'est une bonne nouvelle que tant de consciences soient encore vives – à l'approche de l'ombre qui se profile derrière cette loi. L'ombre d'une distopie qui se caractérise par la négation de la complémentarité homme-femme, de la parenté et surtout par le développement de l'eugénisme et de la marchandisation de l'homme dans la mesure où les couples homosexuels, stériles par nature, demandent dès à présent, fort de leur nouveau statut, à pouvoir accéder aux techniques de procréation médicalement assistés. Huxley avait pressenti cette société monstrueuse à laquelle la rupture radicale entre la culture et la nature humaine conduit. Et ce n'est certes pas un hasard s'il a placé la phrase de Berdiaeff citée ci-dessus, en épigraphe de son Meilleur des mondes (1932), livre qui décrit une société dans laquelle la reproduction est devenue entièrement artificielle et où la seule évocation de la notion de parenté est considérée comme obscène.

    L'eugénisme est en marche. Il l’est déjà négativement depuis quelques années. Les personnes en devenir atteintes de trisomie sont presque totalement éliminée avant de naître. Toute une classe d'hommes est ainsi privée de venir à l'existence. La loi actuelle prépare l'ouverture d'un eugénisme positif avec la sélection des gamètes pour concevoir artificiellement les hommes en fonction du désir de couples stériles par nature. Lisez les reportages de grands journaux comme La Croix sur les banques de sperme danoises et les cliniques indiennes qui pratiquent la GPA. Discutez avec une personne qui a eu recours à ces techniques à l’étranger : derrière une belle histoire vous arriverez toujours au point où elle vous dira : « oui j’ai acheté du sperme, j'ai choisi celui récolté à côté d’un campus d’étudiants danois ». Le prix du sperme à l’étranger est aujourd'hui variable en fonction de l'anonymat ou non du donneur, et, dans le second cas, de son niveau de diplôme, de ses caractéristiques physiques et, probablement, implicitement, de la couleur de sa peau. On se demande pourquoi Harlem Désir et la cour européenne des droits de l’homme ne s’émeuvent pas de ce qui est déjà une réalité en Belgique, au Danemark ou dans le pays qui autorisent cela. Pour la GPA, il serait intéressant de savoir comment sont sélectionnées les femmes indiennes qui s’y plient : en fonction de leur corpulence et de leur dentition ? Il est vraie qu’une prétendue journaliste (en fait une militante de la cause lesbienne) qui fait trop parler d’elle pour la citer encore ici, déclarait déjà sur la matinale de France-Culture il y a quelques années que les femmes du tiers-monde gagneraient à porter des enfants (des femmes occidentales) plutôt qu’à devoir se prostituer. Les déclarations de Pierre Bergé sur la GPA ("Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l'usine, quelle différence ?") n'ont visiblement pas plus choqué le gratin médiatique et politique (la petite-amie du président de la République, Manuel Vals, Rama Yade, Roselyne Bachelot, Laurence Ferrari...) qui se sont précipités à la soirée demi-mondaine que le milliardaire qui a financé la campagne de François Hollande organisait pour défendre cette cause.

    Mai 68 et mai 2013 sont inverses dans leur motivation profonde, même si la générosité et la vitalité de la jeunesse peuvent s’y exprimer avec le même éclat. Mai 2013 ressort d’un feu plus intérieur, plus profond, dans un monde plus ténébreux. Puisse-t-il contribuer à éclairer des consciences ankylosées par la dispersion de l’attention, la désinformation, la surconsommation, la sexualité dégradée. Les temps qui viennent nous réservent des surprises. Le monde actuel ne tient que sur une gigantesque entreprise de suggestion. Ouvrez les yeux, vos yeux et ceux de vos proches, et il s'effondrera comme l'illusion qu'il est.

    Blaise Caillerez http://www.printempsfrancais.fr/

  • Forte mobilisation en vue pour le 26 mai

    Lu dans Le Figaro :

     

    "Selon le responsable des transports, «la mobilisation est déjà un cran au-dessus» par rapport à la manifestation du 24 mars. Treize rames de TGV sont affrétées (au lieu de 10), et les commandes de billets groupées se multiplient. «Pour les cars, on en est à exactement le même nombre que le jour du 24 mars, alors qu'il nous reste plus de deux semaines!, affirme Caroline, l'une des organisatrices. Quant à la solidarité interrégionale, elle est importante: le nombre de dons de gens qui n'ont pas les conditions physiques pour venir, ou qui résident à Paris et veulent parrainer un provincial, est lui aussi en augmentation.» Sur le site de la Manif pour tous affluent les propositions de logement, de covoiturage ou de garde d'enfants. [...]

    Pour la grande démonstration de force du 26 mai, les parcours qu'emprunteraient quatre cortèges sont encore à l'étude. «L'idée est d'investir Paris en venant de la porte de Saint-Cloud, de la porte d'Orléans, et aussi de l'est et du nord, évoque Caroline. Pour se retrouver soit aux Invalides, soit au Champ-de-Mars.» Et après la «Méga manif»? «Il n'y aura pas de pause, assure Ludovine de la Rochère. Tout l'été, nous proposerons de nouveaux types d'action sur les lieux de villégiature.»

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Immigration les arguments fallacieux

    À force d'être martelés, des arguments faux finissent par apparaître comme des vérités.
    Pour tout ce qui concerne l'immigration, plusieurs arguments mensongers sont inlassablement répétés et, à force d'être martelés, finissent par devenir la vérité officielle pour la plupart des individus.
    Quels sont-ils ?
    1- La France a connu les trente glorieuses, années de forte croissance après-guerre jusqu'en 1974 grâce à l'immigration. Qu'en est-il réellement ? Après la Seconde Guerre mondiale, il est vrai que l'économie française a eu besoin d'une main-d'œuvre supplémentaire considérable.
    Les deux réservoirs immenses ont été :
    - L'exode rural : des millions de paysans français ont quitté nos campagnes pour aller dans les villes et sont devenus ouvriers ou autres et ont donc contribué à notre formidable expansion industrielle, l'agriculture, en se mécanisant, n'ayant plus besoin d'eux.
    - La main-d'œuvre féminine : avant, les femmes, dans leur grande majorité, ne travaillaient pas ou tout au moins leur travail n'était pas compté dans la production économique officielle. Des millions de femmes françaises, après la Seconde Guerre, sont entrées dans le marché du travail et ont donc contribué à notre développement économique des trente glorieuses.
    En comparaison, les dizaines de milliers d'immigrés non européens, présents sur notre sol durant ces années, ne constituèrent donc qu'un pourcentage très faible. Il était même possible de s'en passer en modernisant l'appareil productif. Au-delà de toutes les fariboles humanitaristes, le grand patronat a fait appel à eux pour peser sur les salaires (en situation de plein emploi, les salariés français étant en position de force, pour négocier leurs salaires). Il est donc paradoxal de constater que la gauche française actuelle, en ce qui concerne l'immigration, défende les intérêts du grand patronat contre les ouvriers français.
    Immigration et chômage !
    2 - la comparaison avec l'Allemagne.
    M. Fodé Sylla, président de SOS-Racisme, écrit dans le Figaro du 20 septembre 1995 :  « Aucune corrélation entre taux de chômage et population immigrée n'a jamais été démontré scientifiquement. »
    Pour démontrer cette affirmation, M. Sylla donne comme cas particulier un exemple (ce qui n'a jamais été une démonstration), et qui plus est un très mauvais exemple. 
    « L'Allemagne qui, ayant plus d'immigrés, et moins de chômage. »
    La comparaison entre ces deux pays est sans signification, puisque ces deux États ne comptabilisent pas les immigrés de la même façon.
    En Allemagne, qui pratique le droit du sang pour la nationalité, un Turc de la troisième génération peut encore compter comme immigré. En France, où règne le plus grand laxisme en ce qui concerne la naturalisation, le nombre d'immigrés est donc très sous-évalué par rapport à celui de l'Allemagne.
    À ceci, il faut ajouter que l'immigration actuelle en Allemagne est, dans sa grande majorité, européenne  (Europe centrale ou de l'Est) ce qui n'est pas le cas en France.
    3 - La France a toujours été un pays d'immigration et, d'ailleurs, celle-ci n'a pas changé en pourcentage depuis toujours.
    La population française a toujours  été globalement celto-germanique, depuis la Gaule jusqu'au milieu du XIXe siècle (ce qui fait plus de 2 000 ans), avec quelques lbères dans le Sud-Ouest, auxquels certains attribuèrent une origine slave. Les derniers arrivants furent les Normands au XIe siècle. Il a donc fallu attendre le XIXe siècle pour avoir l'arrivée des Belges et Italiens.
    Ensuite, vinrent, au XXe siècle, les Polonais, Espagnols, Portugais, quelques Russes et Allemands... Jusqu'à la seconde guerre mondiale et même un peu après (les années 60), la population française a donc été dans sa quasi totalité européenne. L'immigration non européenne et non chrétienne est très récente par rapport à notre histoire et n'a rien à voir avec les précédentes.
    La dernière mode est de parler des douze millions de Français qui auraient un ancêtre étranger. Mais cet ancêtre, justement, avait souvent Ia particularité d'être là avant la Seconde Guerre et, dans les statistiques, on mélange toutes les origines.
    Lorsqu'on compare les 6,5 % d'immigrés d'aujourd'hui avec les 0,5 % de 1931, on gomme toutes ces différences fondamentales, en plus des très nombreuses naturalisations qui masquent statistiquement la réalité sociale et sociologique.
    PAR PATRICE GROS-SUAUDEAU (Figaro)

  • La Manif pour tous (bien) vue par la presse locale

    Retour sur trois articles sur les manifs de dimanche et lundi derniers.

    Toulouse : Pourquoi les anti-mariage pour tous ne désarment pas (La Dépêche).

    "Sous un beau soleil de printemps, la «Manif pour tous» a fait du bruit, hier à Toulouse, entre le Fer à Cheval et les allées Jean-Jaurès, en passant par Esquirol. Un cortège accompagné de deux énormes podiums musicaux qui crachaient de la musique techno, juchés sur des semi-remorques.

    Un déploiement de moyens impressionnant, avec 120 membres de service d'ordre, 50 membres du service accueil, qui a tranché avec la maigre contre-manifestation rassemblée place Esquirol (lire ci-dessous).

    6 000 personnes selon la police, 15 000 selon les organisateurs, ont défilé contre le Mariage pour tous. C'est la 6e action à Toulouse, et la 2e manifestation d'ampleur depuis le 17 novembre 2012".

    Montpellier : Le succès de la Manif Pour tous était un jeu d'enfants (Tout Montpellier).

    "Dans une ville gay-friendly comme Montpellier, les opposants au mariage pour tous ont montré leur conviction dans la défense du modèle familial traditionnel : un père + une mère... et des enfants. Démonstration du propos avec les familles présentes en masse. Ce qui donnait des airs de départ de colonie de vacances aux jardins du Peyrou. A quelques détails près.

    Les enfants tiennent des drapeaux ou des pancartes et commencent à entonner des slogans. C'est sans doute en faisant défiler les siens, parfois encore dans leur poussette, que l'on défend les intérêts des enfants".

    Hérouville : une élue témoigne sur la répréssion de la manif pour tous (La Manche libre)

    "Christine Bonnissent est maire-adjointe d'Hérouville Saint-Clair, en charge de l'éducation et de la petite enfance. Son communiqué de presse consacré à l'attitude de la police lors de la visite de George Pau-Langevin, ministre déléguée à la Réussite éducative, au collège lycée expérimental d'Hérouville le lundi 6 mai a fait couler beaucoup d'encre et... écrire beaucoup de tweets.

    Tendance Ouest a joint Christine Bonnissent par téléphone. Elle raconte ce qu'elle a vu et explique la raison pour laquelle elle a souhaité témoigner de cette "bousculade".

    Lahire  http://www.lesalonbeige.blogs.com/