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France et politique française - Page 5024

  • Nouveau reportage russe : « Dans 23 ans, la Ve République sera musulmane ! »

    La télévision russe revient sur l’islamisation de la France. Extraits tirés de la vidéo ci-dessous :

    « Ici, une personne sur cinq est musulmane. Dans cette course démographique, l’islam a depuis longtemps vaincu l’Europe ! En général, les Français de souche ont un enfant par famille, alors que les musulmans en ont cinq ! »

    « A ce rytme-là et d’après les sociologues, dans 23 ans, la cinquième république sera musulmane, les Français n’auront plus qu’à se résigner ! »

    « En France, il y a 2.200 mosquées, qui occupent une surface de 300.000 m². Selon l’évaluation du conseil des musulmans de France, chaque musulman a besoin d’au moins un mètre carré pour l’accomplissement des rites religieux, ce qui signifie qu’il faudra multiplier par deux le nombre de mosquées. »

    http://www.contre-info.com/

  • Récidive : les fauves sont relâchés

    Assassin d'Anne-Lorraine Schmitt, Thierry Devé-Oglou aurait dû se trouver en prison à l'heure où il a tué la jeune fille. Cette affaire emblématique repose le problème de la récidive et des réductions de peine.

    Le 15 décembre dernier, Thierry Devé-Oglou a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 22 ans. Le 25 novembre 2007, dans une rame de RER, cet homme de 44 ans avait assassiné de 34 coups de couteau, faute de parvenir à la violer, Anne-Lorraine Schmitt, une étudiante de 23 ans. Le meurtrier avait été appréhendé d'autant plus rapidement que cette jeune femme courageuse l'avait blessé en se défendant. Devé-Oglou est un récidiviste : en janvier 1995, toujours dans une rame de RER, il avait déjà violé une autre jeune femme après l'avoir blessée d'un coup de couteau à la main. « Il n'avait aucune pitié. J'avais une bombe en face de moi », témoignera celle-ci au procès de l'assassin d'Anne-Lorraine. Pour ce premier crime, l'homme fut condamné à cinq ans de prison, dont deux avec sursis. Par le jeu de remises de peine, il n'en fit que deux ...

    Après la condamnation du meurtrier de sa fille, le père d'Anne-Lorraine, le général Philippe Schmitt, a déclaré : « C'est une piètre victoire, mais il y aura désormais une personne dangereuse de moins dans les rames du RER D. » Pour combien de temps ? Vingt-deux ans, au moins, puisque telle est la durée de la peine de sûreté, réputée incompressible ? Ce n'est même pas sûr. Dans un livre intitulé « Plaidoyer pour les victimes », réalisé en collaboration avec Alain Bisbau, Me Marcel Normand, avocat honoraire qui fit une brillante carrière au barreau de Paris, écrit : « les peines de sûreté sont réputées, elles, incompressibles, irréductibles. Or, il suffit de lire attentivement les textes en cette matière pour constater que ces fameuses peines de sûreté sont elles-mêmes réductibles. Ce qui signifie que finalement, lorsque les jurés d'une cour d'assises prononcent une peine dite de perpétuité ou de sûreté, ils ignorent quelle sera finalement la durée réelle d'exécution de ces condamnations. »

    Le mécanisme des peines plancher, introduit en 2007 par le législateur en raison notamment de la multiplication des crimes perpétrés par des récidivistes, n'y change rien et souligne au contraire l'ambiguïté de la situation actuelle : le juge se voit imposer, pour certains délits, une peine minimale, sous laquelle il ne peut pas descendre (15 ans pour les crimes passibles de la perpétuité). Mais la « peine plancher » elle même fait systématiquement l'objet d' aménagements et de réductions de peine...

    Combien de victimes seraient encore vivantes ?

    Ainsi Pierre Bodein, multirécidiviste condamné en première instance, en 1994, à 30 ans de prison avec une période de sûreté de 18 ans pour avoir violé une jeune femme et grièvement blessé un policier, peine réduite à 28 ans par la cour d'appel puis à 20 ans par la Cour de Cassation, fut libéré le 14 mars 2004 par le jeu des remises de peine automatiques et placé en liberté conditionnelle. Ce qui lui permit, entre les mois de juin et de juillet de la même année, de violer et de tuer dans des conditions atroces une jeune femme, Hedwige Vallée, une petite fille de 10 ans, Jeanne-Marie Kegelin, et une adolescente de 14 ans, Julie Scharsch.

    Ainsi aussi, Michel Fourniret incarcéré en mars 1984 et condamné en juin 1987 à 5 ans de prison pour une dizaine de viols et d'agressions sur mineurs, fut relâché en octobre de la même année en raison des trois ans de préventive effectués et par le jeu des remises de peine, et put commettre deux mois plus tard, sur une lycéenne, Isabelle Laville, le premier d'une longue série de meurtres.

    Ainsi encore, Manuel Da Cruz, récidiviste condamné à 11 ans de prison en 2002 pour le viol d'une fillette de 13 ans, libéré en 2007 sous condition, ayant fini de purger sa peine en 2008 par le jeu des réductions de peine, est présumé avoir enlevé, violé et tué, près de Milly-la-Forêt, en septembre, Marie-Christine Hodeau.
    Les exemples abondent, hélas. Combien de victimes seraient-elles encore vivantes, si les criminels avaient effectué l'intégralité de la peine à laquelle les avait condamné le tribunal ?

    À quel âge Devé-Oglou sera-t-il libéré ? Au reste, que faire de ces fauves, qui, derrière les barreaux, se conduisent en général en prisonniers modèles ?

    Le magistrat avait perdu son pari...

    Au lendemain du meurtre de Natacha Mougel, tuée en septembre 2010 par Alain Pénin, récidiviste condamné en 2006 à dix ans de prison pour un viol, Michelle Alliot-Marie, garde des Sceaux, avait suggéré, dans une tribune donné au Monde, une réforme de la libération conditionnelle prévoyant entre autres choses d'associer des jurés populaires aux décisions de liberté conditionnelle et de procéder à des périodes de libération probatoire avec placement sous bracelet électronique avant de décider d'une libération totale en cas de succès.

    Mais en cas d'insuccès ? Le projet de Michelle Alliot-Marie rappelle celui d'un représentant du parquet ayant consenti à la libération d'un criminel qui avait récidivé, et qui déclarait pour se justifier : « Libérer un condamné qui a déjà accompli une part essentielle de sa peine est un pari que nous devons faire dans l'intérêt de l'humanité. » Sur quoi Me Normand. qui rapporte le fait dans son livre « Plaidoyer pour les victimes », conclut : « Dans le cas d'espèce, le magistrat, lui, avait perdu son pari mais la nouvelle victime avait perdu la vie. »

    MAM n'avait pas osé ou voulu proposer d'en finir tout simplement avec les réductions de peine automatiques et les libérations conditionnelles des criminels sexuels. Un mois après le meurtre de Marie-Christine Hodeau, elle s'était déjà attirée les foudres des bien-pensants en proposant de faire de la castration chimique volontaire une condition de la libération. Elle a finalement quitté la place Vendôme, laissant sa place à Michel Mercier, sans que ces vertueux projets aient vu le jour.

    S'ils l'avaient vu, ils n'auraient par ailleurs constitué qu'un début de solution en aval ; en amont, la meilleure des préventions consisterait sans doute à éliminer les facteurs déclenchant du crime, que notre société - soit dit sans atténuer la responsabilité des criminels - encourage trop souvent. Peu avant de tuer Anne-Lorraine Schmitt, Thierry Devé-Oglou avait visionné un film pornographique.
    Hervé Bizien monde & vie 8 janvier 2011

  • De la pédophilie à l’ "homoparentalité"... Un même combat ? En tout cas, de mêmes combattants !

    Quand Libé, Le Monde et la gôche morale défendaient la pédophilie

    A la fin des années 70, les mêmes bien-pensants progressistes qui soutiennent actuellement la loi pour l’homoparentalité, le mariage homo et la PMA (procréation médicalement assistée), défendaient, au nom de la liberté, de l’égalité et contre les vilains réactionnaires, la pédophilie.

    24heuresactu a retrouvé les signataires et leurs revendications concernant la sexualité avec les enfants. Quand l’histoire se répète.

    Libération, le Nouvel Obs, Le Monde, le PS : tels sont les actuels défenseurs des lois prométhèennes sur la négation de l’altérité via l’homoparentalité. En 1977, c’étaient déjà les mêmes qui signaient des pétitions pour soutenir la pédophilie, au nom de la liberté et du progrès. On ne change pas une équipe qui gagne !

    Les leçons de morale sont toujours les mêmes : seuls les obscurantistes, les réacs, les fachos peuvent vouloir ralentir l’inéluctable chemin vers la modernité, le progrès, le lucre, et la jouissance sans entrave.

    Ainsi, Le Monde publiait, le 26 janvier 1977, une célèbre lettre ouverte aux Parlementaires, relayée, évidemment, par Libération, pour défendre dans « l’affaire de Versailles », 3 hommes qui étaient accusés de pédophilie, pour avoir couché avec des mineurs et pris des photos de leurs intimités. Les intellectuels progressistes parisiens s’étaient émus de cette entrave à la jouissance et à la consommation du corps. Comment une société peut-elle être heureuse si l’on fixe des limites morales au plaisir sexuel ?

    Le texte ignoble précisait ainsi que les enfants étaient « consentants », avant d’aller encore plus loin dans le progrès sociétal : « Si une fille de 13 ans a droit à la pilule, c’est pour quoi faire ? » et « trois ans pour des baisers et des caresses, ça suffit ». Ça a le mérite d’être clair ! Voici donc la liste des 60 signataires de cette pétition, qui font quasiment tous partie des fervents défenseurs du mariage pour tous et qui continuent à militer, sans honte, pour la marchandisation du corps. On y retrouve évidement toutes les idoles de nos bons vieux bobos soixante-huitards et quelques socialistes devenus ministres entre-temps. Une liste à garder en mémoire :
    - Alain Cuny
    - André Glucksmann
    - Anne Querrien [...]

    La suite sur 24heuresactu

    http://www.actionfrancaise.net

  • Cercle de réinformation parisien : « Du génocide au mémoricide » par Reynald Secher

    Le cercle de réinformation parisien recevra Reynald Secher le vendredi 22 mars à 20H30, au 70 boulevard Saint Germain, à Paris (PAF : 5euros). L’historien, qui a démontré le génocide vendéen à travers sa thèse publiée sous le titre Le Génocide franco-français  : la Vendée-Vengée,tiendra conférence sur le thème suivant : « Du génocide au mémoricide« .

    C’est l’histoire d’une idéologie qui voulait fabriquer un homme nouveau et au nom de laquelle les populations hostiles à ce projet de régénérescence ont été exterminées. Mais parce qu’un génocide en guise de mythe fondateur sur lequel fonder un nouveau système politique, c’est pas génial, le système tente alors de provoquer l’oubli. En ce sens, seule la conjugaison du génocide et du mémoricide pouvait permettre à la République de durer : car il est difficile d’établir la légitimité d’un pouvoir érigé sur le sang du peuple qu’il prétend gouverner… En cette année anniversaire de la Contre-Révolution, voilà une conférence indispensable à qui veut comprendre les fondements idéologiques et totalitaires de la démocratie moderne :

    http://www.contre-info.com/

  • Méridien Zéro - Les égoûts de la République (part02)

  • Tyrannie et Agrotechnologie : pour en finir avec les paysans

    Plus les bons gros média menteurs, falsificateurs, hargneux, et pourtant arbitres des convenances par eux-mêmes désignés, tempêtent contre les dictatures illégitimes et plus on peut être assuré que derrières ces grimaces et gesticulations s'organisent des totalitarisme peut-être pires. Rêve-ton éveillé quand on entend l'Union Européenne ou l'un quelconque des 27 glapir contre tel autocrate coréen ou syrien, alors que Bruxelles s'est insensiblement muée en dictature. Et la Politique Agricole Commune en insupportable bras de cette tyrannie. J'ai sous les yeux un document - polychrome, imprimé sur papier plastifié - distribué aux dizaines de milliers d'éleveurs ovins/caprins - y compris ceux qui n'ont qu'une chèvre ! - réalisé par l'Institut de l'Elevage, organisme spécialisé dans la recherche et le développement dont les 200 ingénieurs travaillent sur la filière herbivore : bovins, ovins, caprins, équins. Deux de ses fonctions, allant dans le sens d'un progressisme technologique extrêmement pernicieux, retiendront ici notre attention. L'amélioration prétendue des conditions d'exercice du métier d'éleveur et l'adaptation de la production et des systèmes d'élevage aux attentes de la société. Sauf que tout cela se fait au détriment du confort et des libertés élémentaires du paysan.
    Ce dépliant, intitulé « L'identification électronique des ovins », traite de cette nouvelle technique de contrôle électronique de l'agriculture et de l'élevage, mise en place par l'Union Européenne depuis 2010, avec application obligatoire a partir de 2013. Fallait-il pour autant que, par une insupportable infantilisation rédactionnelle, mise en page et illustrations dignes d'une garderie, l'arrogance parisienne et bruxelloise montre encore tout le mépris dans lequel ces messieurs du château tiennent la populace des campagnes ? Qu'on en juge.
    « Je réalise l'identification de mes ovins, peut-on lire... Je dois avoir réalisé "l'électronisation" de tous les ovins de mon élevage pour le 1er juillet 2013 ». Pour autant je ne suis pas un imbécile : « Je choisis (sic) déposer une boucle électronique... C'est un chantier que j'engage sous ma propre responsabilité (resic) et que j'effectue moi-même, sous le contrôle de mon EDE ». Acronyme désignant l'Etablissement De l'Elevage départemental dont l'omniprésence tatillonne et la référence répétée donnent à cette opération un petit air de bureaucratie soviétique et la rendent éminemment détestable. « J'utilise impérativement la pince et le pointeau recommandés par le fabricant... Je désinfecte la boucle et l'oreille de l'animal... Je consulte la notice du conseil de pose fournie dans mon colis de boucles ». Parce que, ne l'oublions pas, tout cela est d'abord une lucrative opération commerciale qui sert à soutirer de l'argent à l'éleveur. La boucle électronique coûte jusqu'à 1,39 € la paire. Appliquée à des animaux qui pacagent beaucoup dans des landes et des taillis, elle tient rarement en place plus de quelques mois. Allons, tout est prévu... « OBLIGATION - Je pose un repaire provisoire rouge - et je dois reboucler mes animaux aussitôt par le remplacement à l'identique de la boucle perdue. » C'est même plus précis : « Je réidentifie immédiatement mon agneau avec une boucle électronique prise dans mon stock ». Ah, d'où l'intérêt de posséder un stock garni de boucles de différentes sortes. Voyez plutôt ! « Je pose une boucle électronique dans l'oreille gauche de mon animal... Dans un délai de 6 mois, je lui pose dans l'oreille droite une boucle conventionnelle (non électronique) comportant le même numéro d'identification que la boucle électronique ». Et bien entendu « Je continue à noter la date de pose des repères dans mon registre d'élevage ».
    CRIMINALISER L'ÉLEVEUR DE BON SENS
    Primordial, ça, le registre d'élevage. En effet « en cas de perte de repère électronique je dois noter dans ce registre la date dépose de la boucle provisoire ».
    D'ailleurs tout doit être inscrit dans ce précieux document à conserver au moins cinq ans, c'est le mouchard, le cafeteur, le sale petit corbeau que l'on doit pouvoir présenter à tout contrôle inopiné. Parce qu'il y a des contrôles inopinés, vous pensez bien. Ce registre se compose d'une fiche descriptive de l'exploitation. Une autre détaillant les traitements et vaccins effectués. Un carnet sanitaire. Toute information relative aux aliments achetés. Ainsi que le répertoire d'identification avec la liste des boucles et leur date de pose et tous les justificatifs des déplacements des animaux. S'y ajoutent « un certain nombre de formalités administratives ». « Chaque année, avant le 1er mars, je retourne à mon EDE le formulaire de recensement des animaux de mon exploitation ». Puis « je notifie les mouvements d'animaux qui entrent ou sortent de mon exploitation, dans un délai de 7 jours ». Vous penseriez que ces crétins se satisferaient d'une liste des numéros inscrits sur les boucles ? Ou que l'électronique allait servir à éliminer la plupart des fastidieuses opérations administratives ? Allons donc. Voici ce que doit comporter le bon de décharge, en 5 exemplaires, d'un arrivage d'animaux : numéro EDE de l'exploitation. Type d'exploitation. Nombre d'ovins vivants déchargés. Nombre de morts constatés. N° DDSV du transporteur. N° d'immatriculation du véhicule. N° EDE de l'exploitation de provenance. Date d'entrée dans l'exploitation.
    Ces immatriculations, fournies par l'EDE sont de trois sortes : la première concerne le propriétaire des animaux, la seconde est attachée au lieu de détention, la troisième, portée sur les boucles, identifie l'animal.
    On pourrait penser à l'énoncé de tels dérapages bureaucratiques par lesquels on ne cesse d'asphyxier et d'appauvrir le peu qu'il reste de paysans, qu'il s'agit de cette bêtise à front de taureau qui depuis un demi-siècle croît et embellit du côté de Bruxelles. Cette réforme a été instituée dès 2005 par le règlement (CE) n°21/2004 avec pour objet proclamé « d'améliorer la gestion des crises sanitaires afin de préserver la santé des animaux et des consommateurs. » Belle façon de camoufler ce qui n'est qu'un racket administratif doublé d'un fliquage généralisé de la filière. « Santé humaine et santé animale sont liées, peut-on lire sur des documents de l'EDE. De nombreuses maladies animales... se transmettent par contact avec les animaux ou par ingestion des produits issus d'animaux malades. D'autres maladies, spécifiques aux animaux, peuvent désorganiser des filières entières ». On voit bien ce qui est désigné : la propagation de pandémies - brucellose, fièvre aphteuse, vache folle, grippes aviaires et porcines, fièvre catarrhale ovine, etc. Toutes maladies qui se sont développées ces dernières décennies dans des élevages industriels hors sols, justement soumis à d'innombrables prophylaxies et contrôles. En fait plus il y a de traitements et plus les animaux, fragilisés, sont à la merci du moindre microbe.
    Or, peu de gens savent que la simple détention d'un seul ovin ou caprin sur sa pelouse déclenche tout le processus défini plus haut. Au prétexte que, « en cas de crise sanitaire, il est nécessaire de connaître vos animaux ». Afin bien sûr qu'aucun n'échappe aux campagnes de vaccination dont par exemple la FCO a prouvé à quel point elles pouvaient être dangereuses pour les troupeaux en même temps qu'onéreuses et inefficaces. Or les gnomes de Bruxelles ne plaisantent pas. L'absence d'identification peut entraîner l'abattage du troupeau aux frais du propriétaire, des pénalités de retard et 750 € d'amende. Même si vous n'avez qu'une chèvre !
    Il y a quelques années, lors d'une crise aviaire, les particuliers avaient été mis en demeure de remplir des questionnaires indiquant le nombre de volailles dont ils disposaient au fond de leur jardin. Beaucoup s'en abstinrent et seront éventuellement l'objet de dénonciations auprès de la bureaucratie policière. Mais tous ceux qui ont déféré à l'injonction seront rattrapés par l'obligation d'identification. Prélude à la taxation et à l'abattage de masse.
    Quant à la faune sauvage, chevreuils notamment qui pullulent dans les régions d'élevage, poussera-t-on l'imbécillité jusqu'à les baguer et les vacciner ?
    Petrus AGRICOLA. Rivarol du 27/1/2012

  • MICHEL D'URANCE « Les conditions du devenir intellectuel »

    Âgé de vingt-cinq ans, Michel d'Urance est rédacteur en chef des revues Éléments et Nouvelle École. Auteur des Jalons pour une éthique rebelle (Aléthéia, 2005), publiés en Italie en 2007, et d'un Hamsun (Pardès, 2008), il s'exprime ici sur une oeuvre de Charles Maurras parue en 1905 : L'Avenir de l'intelligence. Même si nous ne partageons pas toutes ses idées, ni son jugement critique sur Maurras, nous considérons qu'il vaut mieux écouter que blâmer, surtout quand le point de vue mérite d'être entendu !
    L'Action Française 2000 - Vous avez lu L'Avenir de l'intelligence alors que vous étiez encore très jeune. Êtes-vous marqué par ce livre fondamental de Maurras ?
    Michel d'Urance - La pensée de Charles Maurras fut mobilisée par l'idée d'un redressement national impérativement catholique et royal, humaniste et hiérarchique. C'est donc d'un redressement par le classicisme qu'il était question ; retour à l'état ancien, recommencement de la vigueur passée, création d'un avenir classique. Dans L'Avenir de l'intelligence, Maurras réécrit l'histoire des siècles littéraires en France : il montre comment l'Intelligence était tolérée, elle et ses loisirs même en leurs provocations par les princes « du XVIe siècle au XVIIIe siècle ». Comment elle acquit une force législatrice sur son époque avec les Lumières, qui mirent au tombeau l'ancien ordre des choses : « Le successeur des Bourbons, c'est l'homme de lettres » nous dit-il. Et comment, passée du monde des anciens trouvères à celui de clercs prescriptifs, savants et respectés, l'Intelligence évolue encore et se rabougrit à cause de ce dont elle a favorisé l'émergence : l'Or.
    Â côté des princes
    Car en se plaçant du côté de l'individualisme universaliste des droits de l'homme naissants, les intellectuels "au pouvoir" ont soutenu l'apparition de structures futures du libéralisme qui, finalement, les soumettraient à l'Argent. Maurras souligne aussi la faille constante des hommes de lettres : la faible rentabilité de leur art et le choix entre l'obligation de soumission à des maîtres ou la détermination à se détacher dans la liberté mais la précarité. Il écrit : « Au temps où la vie reste simple, la distinction de l'intelligence affranchit et élève même dans l'ordre matériel ; mais, quand la vie s'est compliquée, le jeu naturel des complications ôte à ce genre de mérite sa liberté, sa force : il a besoin pour se produire d'autre chose que de lui-même et, justement, de ce qu'il n'a pas. »
    C'est pour de telles phrases que L'Avenir de l'intelligence est un livre attirant même si je n'y décèle pas l'occasion d'une véritable formation théorique. Maurras redit ou annonce ses autres livres en reformulant ici sa pensée à travers l'histoire de la communauté des auteurs d'oeuvres. Il dit que les hommes des Lumières (notamment les écrivains) ont dégradé la force naturelle des choses, mais que les auteurs y ont cependant gagné une nouvelle place sociale et que le redressement national pourrait quand même venir de la mise en branle d'une faction d'intellectuels rejoignant le « navire d'une contre-révolution ». Il soumet l'avenir de l'Intelligence au retour de la monarchie.
    Le mouvement historique décrit par le maître de Martigues est-il compris dans sa totalité ? Je pense que la communauté des auteurs a d'autres fonctions que d'être à côté des princes puis au-dessus des princes, et d'autres fins que l'hésitation entre asservissement à l'argent et indépendance dans la pauvreté. Car l'écriture littéraire, pour parler des écrivains (qui ne sont pas les seuls auteurs d'oeuvres), donne sa forme à une partie du monde, précisément sa composante abstraite : la transmission des oeuvres de génération à génération, d'ami à ami, l'existence d'un livre, le compagnonnage intellectuel des courants de pensée, la captation des forces linguistiques, les signes de la postérité, de l'oubli ou de la redécouverte, constituent ensemble le véritable pouvoir des écrivains. La corporation des écrivains dispose d'un pouvoir authentiquement spirituel. De ce point de vue, l'écrivain authentique passe de toute façon à côté de l'Or. C'est qu'ils ne sont pas du même monde. Maurras n'a parlé que de l'intelligence institutionnalisée, celle qui fait de la politique ou fait des manuels. Il était dans sa nature qu'elle se soumît aux forces de l'argent après s'être soumise aux forces gouvernementales, avant de se soumettre - comme aujourd'hui - aux forces publicitaires.
    L'AF 2000 - Comment définir la situation de l'Intelligence à l'heure de la mondialisation et des médias de masse ?
    M. d'U - Voici une autre phrase attirante de Maurras : « Dans tous les cas, aussi longtemps que la civilisation universelle subsistera dans les grandes lignes que nous lui voyons aujourd'hui, la lecture ou une occupation analogue est appelée à demeurer l'un de ses organes vitaux. » Les besoins intellectuels de l'Europe, dont ne parle pas Maurras, consistèrent pendant longtemps à traduire puis transmettre, sélectionner puis diffuser dans des cercles de moins en moins restreints le contenu des lettres antiques. C'est sur les deux voies de la Grèce et de Rome que se sont édifiées les entités intellectuelles principales de l'Occident. Activités d'élite, la lecture et l'écriture sont devenues à l'époque moderne des activités communes et générales, ce qui a modifié leurs sens et leurs buts. Maurras a bien vu qu'on était passé de l'objectif d'élévation à celui de distraction.
    Dégénérescence
    À partir de la première moitié du XXe siècle, la généralisation de la lecture est allée de pair avec le développement d'autres facteurs de distraction. La radio, la télévision, l'Internet, ont changé notre monde occidental et rendu subsidiaire la lecture et donc l'écriture. La communauté des auteurs d'oeuvres, comme celle des lecteurs des oeuvres, est aujourd'hui en déficit de monde. La signification de leurs actes et de leurs affects ne peut plus être la même.
    La poésie, par exemple, connaît une propagation infinie : toutes les poésies du monde, même antiques, sont aisément accessibles et chacun peut être poète et répandre des oeuvres. Mais il n'y a pas de valeur dans ce qui ne fait plus l'objet, d'une quête (contrariée par l'accessibilité permanente), et d'une exigence tenace (contrariée par l'absence de difficulté à communiquer). Nous ne sommes plus à l'époque de l'étudiant en recherche réelle ou à celle des critères littéraires pour être publié. Lorsque tout est disponible, abordable, publiable, crédible, c'est la dégénérescence des partis intellectuels. Tout vole en éclats.
    Deux intelligences
    L'AF 2000 - Quels sont les rapports de l'Intelligence avec le pouvoir, l'argent, la gloire ?
    M. d'U - Il y a deux Intelligences : la première se nourrit du pouvoir, de l'argent, de la gloire, et la deuxième s'en distingue radicalement. Si vous prenez le mouvement du peintre qui saisit le bleu du ciel avec son pinceau, il y aura toujours deux causes possibles à cette saisie : mentir ou dire une vérité. Celui qui soumet son écriture littéraire à la constitution d'une évidence intérieure, d'une musique poétique qui doit être transmise, est en train de dire une vérité. Celui qui soumet sa réalisation à l'obtention d'un but personnel est en train de mentir (comme le peintre qui affirmera que le ciel est jaune et qui est payé pour cela). Quoique les deux se confondent et puissent se rencontrer, on tend toujours fondamentalement vers un chemin ou l'autre.
    Les deux Intelligences se rencontrent et se connaissent, elles exercent les mêmes arts mais sont très différenciées. Les régimes édifient ceux qui les servent : tel éditorialiste devient membre de l'Académie des sciences morales et politiques pour service rendu au pouvoir, tel auteur obtient le Prix Interallié pour avoir accordé des faveurs à de grands décideurs des lettres parisiens, tel Prix Nobel le devient pour bonne insertion dans son "ambiance d'époque". Les rapports entretenus entre le pouvoir et l'intelligence que décrivait Maurras, institutionnalisée dans le pouvoir, ne peuvent pas être des rapports libres. La société intelligente actuelle exige d'un auteur qu'il soit servile vis-à-vis des mensonges qui entretiennent les codes du système : tu mens et nous mentons, voilà ce que toute l'Intelligence publique sait et tait. La deuxième intelligence se déploie dans les milieux du underground. Il existe des "souterrains" de la littérature, de la peinture, de la musique et du cinéma... Là ne se jouent pas des scènes de la vie intellectuelle en attente de la gloire, de l'argent, du pouvoir. La gloire du underground est une autre gloire (qui s'acquiert par le travail, par le risque), l'argent n'est pas désiré pour l'oeuvre que l'on a à créer, le pouvoir est dans l'atteinte de la vision de l'artiste.
    L'AF 2000 - Mais la "deuxième intelligence", quel rôle doit-elle jouer dans la société ?
    M d'U - Le sien est celui de transmettre une certaine image de son art, à qui voudra bien la prendre, ou de transmettre des idées, du style, des doctrines, à qui pourra les entendre. Par définition, la seule intelligence qui puisse circuler dans la société globale, c'est la "première intelligence" : celle qui se soumet et travaille pour le régime, et reçoit des rémunérations. C'est pour cela qu'Édouard Berth, dans Les Méfaits des intellectuels, remarquait qu'« il n'y a pas de régimes plus corrompus que ceux où les intellectuels détiennent une place trop considérable ». Une société où l'intelligence, la première, détient un rôle important est une société pervertie par le fait que le magistère moral des intellectuels sert à légitimer le pouvoir en place tout en démobilisant cette intelligence, qui ne souhaite plus atteindre des buts d'élévation : un ministère de la Culture, avec son ensemble de centres et instituts, subventionnant l'ordre intellectuel qui soutient l'ordre politique dominant, un ordre intellectuel dominant qui est subventionnée au prix du renoncement à l'intelligence.
    L'intelligence officielle maintient un régime, elle n'érige pas à travers les générations et les époques. À la différence de Berth, et malgré les apparences, Maurras ne voulait pas faire la guerre à l'Argent par l'Esprit. Il aspirait juste à ce que l'une des "deuxième intelligence" de son temps, la sienne et celle de son École, rebelle au régime, devienne une "première intelligence" hégémonique et proche du pouvoir (royal), qui se serait de toute façon figée comme tout ce qui est classique.
    L'AF 2000 - L'intelligence peut-elle être sauvée ?
    M. d'U - Il me semble que la deuxième n'a pas vocation à l'être et que la première ne le souhaite pas. Ce qui importe, c'est de fixer les conditions du "devenir intellectuel" pour le futur européen. Le coeur de l'art de toute intelligence qui reste authentique, c'est domestiquer et ériger des forces d'esprit ; pour les écrivains, des forces linguistiques. Ce que nous écrivons, même contre un monde qui ne pense pas, n'est pas rien.
    PROPOS RECUEILLIS PAR MICHEL FROMENTOUX  L’ACTION FRANÇAISE 2000 du 19 février au 4 mars 2009

  • Hollande le président le plus nul…

    François Hollande n’est pas seulement impopulaire en France (30 % de nos compatriotes lui font confiance selon le dernier sondage TNS Sofres pour Le Figaro Magazine, soit un record après seulement dix mois aux affaires tandis qu’une enquête BVA pour Le Parisien indique que 51 % des sondés pensent que Nicolas Sarkozy aurait fait mieux que lui s’il avait été réélu, une véritable humiliation pour le chef de l’Etat !), il n’est pas davantage aimé en Russie où il était en visite officielle les 27 et 28 février. Ainsi que l’ont remarqué tous les observateurs, l’ambiance sous les ors du Kremlin était glaciale entre Poutine et Hollande lors de la rencontre entre les deux présidents qui ont à peine croisé le regard pendant leurs interventions de près d’une dizaine de minutes devant les journalistes. Il faut dire que le désaccord est total sur la Syrie et que le concubin de Valérie Trierweiler n’a pas obtenu le soutien qu’il était venu chercher sur ce point. Poutine ne veut en aucune manière attenter à la souveraineté nationale et à l’intégrité territoriale de la Syrie et ne considère pas Assad comme l’homme à abattre contrairement à Paris. Avec humour le président russe a affirmé qu’il ne suffirait pas « d’une bouteille de vin » pour rapprocher les points de vue des deux diplomaties sur le dossier syrien, il y faudrait au moins « une bouteille de vodka ». Façon courtoise de dire que les deux positions sont inconciliables.

    L’Elyséen a cru bon également de faire la leçon au président Poutine sur la question des droits de l’homme et des libertés en Russie en répondant aux questions de la presse. Ces considérations sont particulièrement malvenues alors que l’on peut être emprisonné en France pour délit d’opinion (loi Gayssot) et contre-productives lorsque l’on recherche des investissements russes. Le président français était en effet accompagné d’une quinzaine de dirigeants d’entreprises parmi lesquels ceux d’Airbus, Arianespace, Astrium, LVMH, Sanofi, SNCF, Thales et Total. En mal de croissance, comme il ne cesse de le rappeler lui-même, la France est désireuse de voir la Russie investir davantage. Mais ce n’est certes pas en s’érigeant en arbitre des élégances démocratiques que l’on peut encourager les investisseurs moscovites.

    Et pourtant notre pays en aurait grand besoin tant la situation économique et financière est calamiteuse. La Commission européenne a douché les espoirs du gouvernement en tablant pour la France sur une hausse du PIB de seulement 0,1 % en 2013, sous l’objectif de 0,8 % envisagé par Paris. Le déficit devrait s’établir à 3,7 % et s’aggraver en 2014, contrairement aux promesses de Hollande. La zone euro devrait rester en récession cette année. Quant au chômage, il explose littéralement et rien ne semble pouvoir freiner sa progression dans les trimestres à venir. […] La suite dans le journal de cette semaine

    Jérome Bourbon http://fr.altermedia.info

  • L’extrême droite traque le violeur de Lyon 8e : la police ne veut pas de milice

    traque-contre-le-violeur.pngAlors que le GUD, syndicat étudiant, affirme organiser des patrouilles depuis mi-février afin d’interpeller le prédateur sexuel, la sûreté départementale précise que des rondes armées ou des contrôles d’identité sont illégaux. En revanche, l’interpellation d’un malfaiteur en flagrant délit relève du “comportement citoyen”.

    “Traque contre le violeur”. Le syndicat étudiant d’extrême droite, le GUD, se mobilise contre le prédateur sexuel du 8e arrondissement. Les opérations auraient commencé, à en croire les réseaux sociaux, à la mi-février. En plus d’improviser des patrouilles à la nuit tombée, le GUD Lyon a tracté dans le centre-ville afin de mettre en garde les Lyonnais.

    “Le GUD Lyon effectue des rondes afin de pouvoir s’assurer de la sérénité des quartiers où le fameux violeur du 8e agirait depuis le début du mois de février [la première agression remonte à octobre, ndlr], et tracte dans la ville afin d’alerter la population”, précise le document. S’en prenant aux associations de gauche qui se rassemblaient ce jeudi, le syndicat étudiant conclut en disant que “le GUD n’a jamais attendu et a toujours été en première ligne face à l’insécurité, quitte à utiliser la violence, une violence légitime”.

    Interrogé jeudi par nos confrères du Progrès, le directeur de la sûreté départementale n’a pas mâché ses mots, rappelant que “dans ce pays, les milices n’existent pas”. “Si certains de ces individus pensent se substituer aux policiers, ils en subiront les rigueurs de la loi”, a-t-il ajouté, affirmant qu’il n’a “pas besoin de guignols pour assurer la sécurité”.

    “Nous n’avons pas remarqué d’équipes constituées, mais on ne va pas non plus les traquer, nous a expliqué ce jeudi un responsable de la sûreté départementale. S’ils se baladent dans la rue et qu’ils interpellent le criminel en flagrant délit, c’est un comportement citoyen – un devoir pour les forces de police et un droit pour les citoyens. S’ils se baladent armés, ou s’ils procèdent à des contrôles d’identité dans la rue, là, ils vont avoir des ennuis.”

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    source Lyon Capitale