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France et politique française - Page 5020

  • Quel ordre ? :

    Le système transforme « les chefs d’entreprises en serviteurs zélés, voir en esclaves dorés des actionnaires » (J. Peyrelevade).

    Cela représente bien l’archétype des hommes qui constatent des dégâts d’un système sans pouvoir y apporter le moindre remède ni chercher les racines du mal. Pour connaître les solutions et avoir le courage de les envisager, il faut observer la vie de nos aïeux et comprendre. Il faut faire un choix de société :
    - le Libéralisme anglo-saxon ou la société communautaire protectrice, des structures professionnelles qui garantissent la qualité des produits et la défense de ses producteurs/consommateurs.
    - Choisir entre la société mercantile des cadences infernales ou la France humaniste des Corps de métiers. Jusqu’à la Révolution de 1789, grâce à la volonté de ses rois, le travail de qualité fut préservé dans le respect de l’être humain.
    Lisez l’histoire et découvrez comment maintes fois furent maintenues les règles de vie chrétiennes, les fêtes chômées, les privilèges spéciaux, les horaires de travail et le respect des femmes et des enfants dans la France Capétienne.Louis XV en son temps entendit les plaintes des femmes et des enfants du peuple anglais soumis à l’esclavage industriel des puissances d’argent.Cet esclavage vint en France grâce à la Révolution , dans les valises des « philosophes éclairés » et inonda notre pauvre pays exsangue des excès révolutionnaires.

    Edmund Burke avait dit : « Les français se sont faits connaître comme les plus habiles architectes de destruction qui aient jusqu’à présent existés dans le monde. Dans ce court espace de temps, ils ont complètement détruit jusqu’aux fondements de leur Monarchie, leur Eglise, leur Noblesse, leurs Lois, leurs Revenus publics, leur Armée, leur Marine, leur Commerce, leurs Arts et leurs Manufactures : ils ont faits pour nous, en qualité de rivaux, ce que n’auraient pas pu faire vingt batailles de Ramilies ou de Bleinheim. Eussions-nous conquis la France , fût-elle abattue à nos pieds, nous devrions rougir qu’une commission anglaise, envoyée pour son gouvernement, imposât aux Français des lois aussi dures, aussi destructrices de leur importance nationale, que celles qu’ils se sont imposées eux-mêmes »

    http://www.actionroyaliste.com

  • La réforme Peillon, pour "arracher l’élève à tous les déterminismes", sauf celui de l'Etat

     Pendant que nous nous battons contre le projet de loi dénaturant le mariage, d’autres projets gouvernementaux avancent dans l’indifférence alors qu’ils auront des conséquences sans doute aussi néfastes pour nos enfants. Il en est ainsi du projet de réforme des rythmes scolaires lancé par Vincent Peillon. Derrière la redéfinition cosmétique des temps scolaires du primaire et de la maternelle par l’obligation de la semaine de 4 jours et demi (classe le mercredi matin), sont introduits des « Temps d’Activités Périscolaires » (TAP) pour les enfants.

    Les communes vont devoir assumer la charge financière de ces nouvelles activités périscolaires mais, ayant peu de moyens, elles seront contraintes de faire appel aux programmes conçus avec par des associations subventionnées agréées par le ministère de l’Éducation Nationale, dont certaines sont ouvertement engagées dans la promotion de l’avortement, l’euthanasie, la théorie du genre et les « sexualités alternatives »… Ces « assoces » vont par exemple venir expliquer à nos enfants qu’ils doivent choisir leur sexualité… bref, tout ceci n’est pas anodin et va dans le même sens que le projet Taubira.

    Si vous avez des enfants dans l’enseignement public ou privé sous contrat, il est important que vous sachiez quelles activités vont leur être proposées et mieux, que vous en définissiez le contenu avec votre municipalité. Mais il faut faire vite. Prenez le temps de parcourir le guide pratique de cette réforme édité par le ministère où sont explicités les tenants et aboutissants du projet :

    La lecture du guide amène beaucoup de questions :

    • Votre école et votre mairie ont-elles la volonté de proposer un projet spécifique ? Ces séances seront dispensées par des intervenants extérieurs à la charge de la commune, ajoutant ainsi un surcoût financier à la collectivité. Comment seront-elles financées ? (par une énième augmentation d’impôts ?) A-t-on chiffré ce que cela va représenter annuellement ? Le fond d’amorçage de 50€ par élève prévu la première année ne permettra pas d’aller bien loin…
    • Est-ce que la commune aura la maitrise de son PEDT ou sera-t-il préempté par la communauté de commune le cas échéant ?
    • La fin des cours avant 16h30 augmentera la durée de la garderie du soir pour les enfants concernés et la charge financière que cela représente pour les parents qui ne peuvent pas se libérer avant 18h…
    • Avec les contraintes budgétaires, ces activités auront lieu dans les locaux de l’école, ce qui limite les possibilités pour les sports ou les arts. Il faut donc proposer des activités intéressantes pour que ça ne finisse pas en séances d’abrutissement devant la TV ou de garderie surveillée.
    • Les plannings étant propres à chaque commune, cela va sans doute amener des parents à changer leurs enfants d’établissement pour que les horaires correspondent à leur organisation familiale. Cela sera d’autant plus marqué que les écoles privées ne sont pas contraintes d’adopter ce nouveau rythme scolaire. Le texte prévoit d’ailleurs une harmonisation des temps scolaires entre les écoles d’une même commune.

    Parents, il vous revient d’élucider ces points et de veiller à ce que le contenu de ces TAP vous soit communiqué au préalable, afin que vous puissiez choisir si vos enfants y assisteront (puisqu’ils sont facultatifs). Il sera sons doute aussi préférable de placer les TAP en fin de journée pour privilégier les temps d’enseignements fondamentaux. En effet, l’attention des enfants étant amoindrie en fin de journée, il est préférable de réserver ce moment aux TAP dont le contenu sera plus ludique. Voici le planning type mais d’autres organisations sont possibles :

    EVos enfants ont dans doute déjà des activités le mercredi matin (cours de musique, catéchisme, sport…). Supprimer cette matinée va nécessiter la réorganisation de vos plannings et nuire aux associations qui les dispensent. Mais peut-être est-ce le but ? Cela va en effet dans le sens d’une soustraction progressive de l’enfant à ses parents au profit d’éducateurs d’Etat, comme voulue et clairement revendiquée par le ministre de l’éducation. Cet idéologue veut en effet « arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel » afin de « s’appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités ». On comprend mieux maintenant le sens de ce remue-ménage…

    L’idée de diminuer la durée des journées d’école et d’augmenter le nombre de jours de classe, sur le modèle anglo-saxon, est potentiellement bonne mais devrait s’accompagner d’une modification globale des habitudes de travail, comme dans ces pays-là, où les journées de travail des adultes sont aussi moins longues et plus nombreuses. Enfants et parents ont ainsi un rythme de vie similaire compatible avec l’organisation que cela implique (trajets, vie de famille…). Il aurait fallu une réflexion de fond avant de pousser cette réforme sans concertation. Mais cela n’enrayera en rien le déclin de l’école française qui justifierait une réforme. Les causes sont plutôt à chercher dans les méthodes employées, le contexte social et les contenus imposés. Mais cela remettrait en question trop de dogmes…

    Pragmatiquement, tout ce qui sera mis en place en 2013 sera redéfini avec la prochaine réformette du prochain ministre… c’est pourquoi il peut être intéressant de reporter la mise en place du projet de votre école à la rentrée 2014. Cela vous donnera de surcroit du recul en observant les conséquences sur les autres écoles. Le cas échéant, votre maire devra en faire la demande avant le 31 mars 2013 (voir page 20). Il ne faut donc pas tarder ! En conclusion, nous ne saurions que trop vous encourager à vous impliquer dans la constitution de ce projet, en vous investissant par exemple dans les associations de parents d’élèves, les commissions municipales dédiées… Ne laissons plus l’éducation à la gauche idéologique.

    Lu sur le salon beige  http://www.lacropole.info

  • Les aléas de l'adoption en France

    Plus de 20 000 familles sont en attente d'un enfant, souvent depuis plusieurs années. Mais seulement 726 enfants ont été adoptés en France en 2008. Un rapport de l'Académie de médecine rendu public ce 22 février pointe toutes les difficultés que rencontrent les futurs parents pour adopter un enfant.
    Entre 1985 et 2008, le nombre  d'adoptions nationales a chuté de 1 749 à 726, tandis que, dans le même temps, l'adoption internationale passait de 960 à 3 160, avec un pic de 4 136 en 2005. Pourquoi ? Pas moins de 5 lois ont été votées autour de cette question ces dernières années : 1996, 1998, 2002, 2005 et 2007. Au total, quatre ministères sont impliqués (Famille, Relations sociales, Justice, Finances) et la procédure qui concerne les enfants dits « en danger » (132 adoptés sur 726, les autres étant orphelins, abandonnés ou « nés sous X ») est extrêmement lourde. Schématiquement, un signalement est effectué auprès du Service d'Aide sociale à l'enfance (ASE) qui aboutit, selon les cas, à un classement sans suite, au placement de l'enfant ou à son maintien dans sa famille avec Aide éducative en milieu ouvert (AEMO).
    Dans les cas les plus graves, le Procureur de la République est alerté et, au besoin, le président du conseil général peut demander la mise de l'enfant sous tutelle de l'État, voire une déclaration judiciaire d'abandon des parents. Mais, entre la multiplicité des acteurs judiciaires (juge des Enfants, des tutelles, des affaires familiales, du tribunal de grande instance...), le cloisonnement des services et l'hétérogénéité des systèmes selon les régions, la procédure prend, en moyenne, 5 ou 6 ans.
    Officiellement, près de 20 000 enfants sont signalés en moyenne chaque année pour des cas de maltraitante présumés (physique, psychologique, sexuelle...). Dans la réalité, ils sont sans doute beaucoup plus mais les médecins, pourtant en première ligne, hésitent à faire de tels signalements : 3 % seulement d'entre eux émanent effectivement du corps médical. L'Académie de médecine regrette, à ce propos, qu'un tel signalement ne soit toujours pas rendu obligatoire et que les praticiens s'abritent derrière le code de déontologie avec son « secret » alors que le Code pénal considère qu'il n'y a pas violation du secret professionnel lorsqu'il s'agit de sévices commis sur un mineur.
    L'adoption internationale en France (numériquement plus importante), après une forte baisse de 20 % observée entre 2006 et 2007, a connu en revanche un léger mieux en 2008, avec 104 enfants adoptés de plus (+3 %), selon les chiffres officiels du Quai d'Orsay. Parmi les entants étrangers dont le visa a été accordé pour une adoption en France, les petits Haïtiens étaient majoritaires devant les Ethiopiens, la Russie, la Colombie, le Vietnam...
    Le nombre d'adoptions individuelles a légèrement baissé, représentant 37,1 % des adoptions en 2008 contre 38 % en 2007. Les 42 organismes agréés pour l'adoption (OAA) ont mené 42,9 % des adoptions contre 42 % en 2007. Enfin, le nombre des adoptions accompagnées par l'Agence française de l'adoption (AFA) a baissé de près de 3 % (17,8 % en 2008 contre 19 % l'année précédente). Le total n'atteint pas 100 % car il faut ajouter les adoptions réalisées par des résidents français dans les pays où ils séjournent. L'AFA avait été mis en place en 2005 pour simplifier précisément la tâche des quelque 25 000 à 30 000 familles en attente d'enfants (avec agréments en cours) et doubler le nombre d'adoptions dans les plus brefs délais ! L'AFA devait leur fournir une information complète, une aide concrète et un accompagnement personnalisé. Elle devait offrir une troisième voie pour les adoptants, à côté des démarches individuelles et des OAA. Quoi qu'il en soit, l'adoption internationale plus prisée aujourd'hui est une aventure qui n'est pas sans poser d'autres problèmes, soulevés notamment par le livre à contre-courant de Christian Demortier : L'adoption et sa face cachée (éditions du Jubilé).
    Rappelons qu'en 1980, seuls 935 enfants étrangers étaient adoptés en France. C'est à partir des années 1980 que les Français ont commence à adopter plus et davantage d'enfants étrangers que d'enfants nés en France métropolitaine. À cause des lenteurs de la procédure française et des obstacles administratifs de la DASS. Mais aussi parce qu'il n'y a pas assez d'enfants français susceptibles d'être adoptés (400 pupilles de l'État en 2004). Cruel paradoxe quand, chaque année, plus de 200 000 enfants à naître sont légalement assassinés dans notre pays. Plutôt que de favoriser ce massacre des innocents, un État digne de ce nom ne pourrait-il pas proposer des procédures d'adoption prénatale ? Ainsi les couples stériles pourraient accueillir la vie qui leur est biologiquement refusée et l'État dissuaderait d'avorter, comme il le doit, par ce moyen supplémentaire.
    Rémi Fontaine Présent du 25 février 2011

  • La France veut armer les rebelles syriens le plus vite possible !

    La France et l’Angleterre ont décidé de faire un pas supplémentaire dans l’ingérence concernant la Syrie. Persuadées que leur grille de lecture idéologique doit s’imposer au monde entier, et sans considération poussée plus avant sur les enjeux géopolitiques et géostratégiques en présence, ni sur la fragile stabilité du Moyen Orient, Paris et Londres veulent armer les rebelles syriens contre l’État de droit d’un pays souverain et reconnu comme tel.

    C’est ainsi que ces deux pays se sont accordés pour solliciter l’avancée de la prochaine réunion de l’Union européenne, afin de discuter de la levée de l’embargo sur les armes destinées la Syrie. Mais qu’à cela ne tienne, si l’Union européenne n’abondait pas dans leur sens, chacune des deux nations prendrait sur elle de livrer, à titre national, des armes aux rebelles. C’est ce qu’a annoncé en effet hier matin Laurent Fabius, chef de la diplomatie française -qui nourrit vraisemblablement une idée très singulière de la diplomatie.

    La France et la Grande-Bretagne demandent « aux Européens, maintenant, de lever l’embargo pour que les résistants aient la possibilité de se défendre« , a ainsi déclaré le ministre français sur France Info. Et pour justifier la livraison d’armes, avec ou sans l’accord de l’Union, Laurent Fabius de déclarer que la France, de toute façon, « est une nation souveraine« . Grosse blague. Quand on sait que la quasi totalité de ses prérogatives régaliennes, expression de sa souveraineté, ont été abdiquées à Bruxelles.

    « On ne peut pas accepter qu’il y ait ce déséquilibre actuel avec d’un côté l’Iran et la Russie qui livrent des armes à Bachar et de l’autre des résistants qui ne peuvent pas se défendre« , s’est défendu Laurent Fabius. « Lever l’embargo c’est un des seuls moyens qui restent pour faire bouger politiquement la situation« , a-t-il estimé. Il reste que l’idéologie, fut-elle couverte des meilleurs sentiments, est un critère de discernement un peu fragile dans le cas d’une déclaration de guerre : à quelle alternative aboutirait la victoire des rebelles ? Cette question a-t-elle seulement été posée ? Ont-ils donc déjà oublié l’épisode de la Libye ? N’ont-ils donc aucun écho, à Paris, sur la nature religieuse de la rébellion, sur ces massacres perpétrés par les islamistes armés par l’Occident contre les chrétiens ?

    A l’idéologue, nous préférerons toujours l’homme prudent.

    http://www.contre-info.com/

  • Non au 19 mars du FLN, du PC et de la FNACA !‏ par Alain Sanders

    Pour la première fois en cinquante ans – triste première – les communes de France sont officiellement « invités » à commémorer le 19 mars 1962. À savoir la victoire de l’ennemi fellouze. Sous les applaudissements du PC, de la FNACA et des gaullistes résiduels.

    Dans un communiqué signé par son président national, Thierry Rolando, le Cercle algérianiste, qui « condamne sans réserve cette initiative qui divise la communauté nationale, heurte les consciences et avive les blessures de milliers de familles de victimes », demande aux maires de faire « le choix de la concorde et de la réconciliation nationale en renonçant à s’associer à ces commémorations de la honte ».
    Jusque-là, seules les mairies socialistes, communistes, plus quelques mairies de félons gaullistes, se vautraient dans la commémoration de cette sinistre date. Aujourd’hui, c’est toutes les communes qui sont incitées à participer à l’ignominie. Aussi rappelons encore – et nous ne cesserons jamais de le faire – ce qu’on commémore en commémorant le 19 mars : de mars à juillet 1962, 150 000 Français musulmans et leurs familles massacrés, 10 000 Européens assassinés et, pour nombre d’entre, eux, enlevés et disparus à jamais. 
    Dès le 19 mars 1962, le FLN commença les tueries. Le 26 mars, à Alger, une foule pacifique qui se portait au secours de Bab-el-Oued quadrillée et matraquée par les forces régimistes, fut mitraillée : 80 morts, plus de 200 blessés.
    Rappelons que Mitterrand – Mitterrand lui-même – déclarait le 24 septembre 1981 (et il ne varia jamais là-dessus) : « S’il s’agit de marquer le recueillement national et d’honorer les victimes de la guerre d’Algérie, je dis que cela ne peut être le 19 mars. »
    Et ce sont ceux qui, aujourd’hui, se réclament de son héritage qui fêtent avec les fellouzes au pouvoir à Alger – mais eux, c’est normal – une honte nationale. Aussi faut-il que, ce 19 mars 2013, tous les patriotes, tous les Anciens Combattants, se mobilisent pour manifester leur rejet. Il y aura bientôt des élections municipales : il faut faire savoir aux maires indignes qu’on ne les ratera pas.
    Comme chaque année, le 26 mars prochain, l’Association des Familles des Victimes du 26 Mars 1962 (portée exemplairement par Nicole Ferrandis) appelle à une cérémonie de recueillement au Mémorial national du quai Branly à 14 h 30. Une cérémonie qui associe la mémoire des disparus, des Harkis, des victimes des massacres (et notamment à Oran sous les yeux d’une armée française restée l’arme au pied). Le même jour, à 18 h 30, une messe sera célébrée en l’église Saint-Nicolas du Chardonnet où, depuis le 26 mars 1999, se trouve une statue de Notre-Dame d’Afrique.
    Ceux qui fêtent le 19 mars 1962 sont les mêmes que ceux qui fêtaient Berlin, Varsovie, Budapest, Prague, Saïgon, Phnom Penh comme « des victoires de la paix et du socialisme ».
    En choisissant de commémorer le 19 mars 1962, ce gouvernement – un gouvernement de porteurs de valises et de porte-coton du FLN – nie en toute connaissance de cause (1) le droit à la mémoire des harkis et des Pieds-Noirs. Il choisit, comme le dénonce le Cercle algérianiste, de leur infliger « une double peine puisque, désormais, l’injustice mémorielle s’ajoute à l’injustice du déracinement et de l’exil ».

    C’est une provocation insupportable. Il ne faut donc pas la supporter. Et y apporter une réponse à la mesure des souffrances qu’elle provoque.¢

    (1) À commencer par Hollande qui sait parfaitement à quoi s’en tenir : son père fut un militant Algérie française très engagé.
    Alain Sanders pour Présent

    http://www.francepresseinfos.com/

  • Mali : la France partie, la septicémie islamiste reprendra

    Entretien réalisé par Timothée Macé Dubois

    Alors que certains dans l’opposition craignent un enlisement de la France dans le conflit malien, un retrait partiel des troupes vient d’être annoncé pour le mois d’avril. L’historien Bernard Lugan, éminent spécialiste de l’Afrique, décrypte et analyse l’opération Serval.

    En réponse aux doutes de Nicolas Sarkozy quant à l’utilité de l’intervention au Mali, François Hollande l’a justifiée par la nécessaire action de la France pour sauver des femmes victimes de la barbarie et de l’oppression islamistes…

    Si l’attitude de Nicolas Sarkozy me paraît très insolite, dans la mesure où il a officiellement déclenché la campagne libyenne pour des raisons « humanitaires » qui n’ont jamais tenu la route, l’opération Serval au Mali me semble beaucoup plus licite. Il était en effet impératif d’y intervenir rapidement, au risque de laisser Bamako tomber sous les feux islamistes et d’abandonner à leur sort d’otages près de 3 000 Français ou binationaux. [...]

    La suite sur Boulevard Voltaire

    http://www.actionfrancaise.net

  • Des économies sur les collectivités territoriales ? Le bon sens et le bon mot du journaliste de France info qui contredit les illusions présidentielles...

     Ce mercredi matin, un journaliste de France info explique que François "normal" veut faire des économies; enfin ! se dit-on, pensant qu'il a - même un peu tard... - été finalement touché par les ailes du génie du bon sens. Sauf que...

    Posant la question à un autre journaliste, en duplex, et lui demandant où le président va faire ses économies, l'autre journaliste - qui suit le président dans son déplacement en Bourgogne - répond sans langue de bois (pour une fois !) que c'est "avec les collectivités territoriales". Et d'expliquer que c'est là que le bât blesse parce que, au fond, qu'est-ce que c'est, dit-il, que les collectivités territoriales : en substance, "une grosse PME socialiste à laquelle, vu les retombées électorales auxquelles leurs dépenses renvoient, il va être extrêmemnt délicat de toucher, et qu'il ne va pas falloir trop titiller...".

    Saluons la franchise du ton, et la justesse de l'analyse. 

    caricature gaspillage collectivites locales.jpg

    La décentralisation, c'est la meilleure des choses. Faite par le Système, avec les Lois Deferre, elle s'est révélée aboutir au pire des résultats : recréer des dizaines de féodalités, gourmandes en fonds publics, et à visées électoralistes et clientélistes évidentes. Tout cela parce qu'il n'y a pas de fédérateur, pas d'arbitre au sommet de l'Etat; où, si l'on préfère, parce que la République, qu'est-ce que c'est, sinon "l'absence de Roi" - comme le rappelait Hilaire de Crémiers dans son Café politique de samedi dernier à Marseille...

    Ce qu'une Royauté moderne pourrait faire et ferait, car l'Etat serait "nationalisé par le Roi" (la formule célèbre est de Léon Daudet), une République caracterisée par l'absence d'un pouvoir stable, permanent, a-démocratique au sommet de l'Etat ne peut pas le faire. Et si elle le fait - comme elle s'y est essayé avec les lois Deferre - cela aboutit à la catastrophe à laquelle on assiste avec nos collectivités locales budgétivores, et pièce supplémentaires du monstrueux millefeuille de notre sur-administration, qui nous ruine, nous étouffe, nous paralyse...

    Précisément parce que cette absence d'autorité stable, ce court-termisme institutionnel, empêche l'Etat de jouer le rôle de régulateur, d'arbitre, sans lequel les autorités locales dégénèrent en autant de féodalités, dont le centre d'intérêt n'est pas le Bien commun, mais leur bien à elle, tout court, et tout simplement...

    caricature gaspillage collectivites territoriales 1.JPG

    http://lafautearousseau.hautetfort.com

  • Manif pour tous et interdiction de la préfecture : Frigide Barjot veut « dialoguer »

    La préfecture de Paris, aux ordre évidemment, vient d’interdire la Manif pour tous de défiler sur les Champs-Elysées le 24 mars. Elle invoque « des raisons tenant à la préservation de l’ordre public », pour justifier que la Manif pour Tous ne pourra pas « emprunter un itinéraire passant par les Champs-Élysées ». Réaction de Frigide Barjot : « Nous ne sommes pas des révolutionnaires, nous allons continuer à dialoguer« .

    Frigide dialoguera, très bien. Mais le motif qu’elle invoque ne tient pas. Car les révolutionnaires, ce sont précisément ceux qui décident de renverser l’ordre traditionnel de la société, ce sont ceux qui nient l’ordre naturel, ou qui déclarent vouloir s’en émanciper, sous le fallacieux prétexte d’une liberté mal comprise, qui recouvre en fait un nouvel esclavage, celui du consumérisme. Les opposants à leur funeste projet sont au contraire des contre-révolutionnaires, qui veulent reconstruire la société sur ses fondements traditionnels, comme la famille, condition de sa pérennité. Il reste que la légitimité d’un gouvernement révolutionnaire qui détournerait du bien commun l’exercice de son autorité et la confisquerait à des fins idéologiques et destructrices des principes traditionnels sur lesquels s’est bâtie la civilisation, est fortement discutable.

    Le peuple pourrait bien avoir choisi majoritairement et librement ses gouvernants, cela ne changerait rien. Est-ce en effet de l’addition arithmétique des suffrages que procède la vérité ? Certes non. La loi doit-elle alors s’enraciner dans la volonté générale, en être l’expression ? Non plus, car la volonté de l’homme ne détermine pas le bien et le mal.

    Si le système est fondamentalement vicié, il faut donc le remplacer : non madame Barjot, lutter contre la Révolution n’est pas là un acte révolutionnaire.

    http://www.contre-info.com/

  • Un « salut fraternel »

    Invité du média communautaire Radio J dimanche dernier, le député socialiste de l’Essonne et heureux  possesseur d’un Rolex avant l’âge de cinquante ans, Julien Dray, a de nouveau mis en garde contre le danger d’une arrivée au pouvoir de l’opposition nationale. Cela a tout de même mis ses petits camarades du Front de Gauche en rogne. Alexis Corbière, membre du Parti de Gauche, commissaire politique en charge de la lutte contre le FN auprès de Jean-Luc Mélenchon, s’est fendu d’un billet  sur son blog pour expliquer pourquoi. « Au milieu d’analyse et de critiques plutôt justes contre la politique actuelle du gouvernement et même dans la défense dHugo Chavez écrit-il, Julien Dray a oser (sic) établir un parallèle entre «la méthode du Parti de gauche, et donc de Jean-Luc Mélenchon», et celle «qui avait prévalu dans les années 20-30, la troisième période de l’Internationale communiste, qui était de dire qu’il fallait dénoncer les sociaux-traîtres plutôt que de dénoncer les autres. Et ça a conduit en Allemagne en 1933 à faire que la gauche, alors qu’elle était majoritaire, a laissé Hitler devenir chancelier».

    Une analyse historique battue en brèche par Alexis Corbière sur son blog, qui fort d’une ligne de lecture aussi débile (au sens étymologique) que fantasmatique, a établi lui aussi implicitement un parallèle foireux et assez nauséabond entre la montée du nazisme, l’incapacité des forces de gauche à l’entraver, et l’espoir d’une politique alternative à l’euromondialisme porté par le FN et sa présidente.

    Peu ou prou le même procédé de sidération, qui en dit long sur la fossilisation intellectuelle des adversaires des défenseurs de l’identité nationale, que celui utilisé par Thomas Guénolé, « politologue de Sciences-Po »,  dans une tribune publiée sur le site du Nouvel Obs.

    Il y descend en flamme le petit livre La France Orange mécanique de Laurent Obertone,  que nous avons succinctement évoqué il y a peu sur ce blog.  M. Guénolé explique ainsi que cette recension de crimes odieux et la mise en lumière du lien entre immigration et insécurité (ce qui n’induit pas bien évidemment précise Bruno Gollnisch que tous les immigrés sont des criminels ou des délinquants en puissance),  « participe de la tentative de création d’une pseudo-science pour fonder en raison le racisme identitaire. »

    « Ce n’est pas historiquement nouveau » glisse-t-il gravement  car « au XIXe siècle, on peut songer, par exemple, à l’Essai sur l’inégalité des races humaines du comte de Gobineau paru en 1853. Au XXe siècle, l’exemple le plus évident a trait aux expériences de Josef Mengele sur des prisonniers tsiganes pour confirmer médicalement la théorie nazie de la hiérarchie des races. »

    Bref pour l’un, pointer  (une des) conséquences de l’immigration sans frein,  c’est vouloir la réouverture des camps de concentration et pour l’autre,  c’est de l’échec de la gauche et de l’extrême gauche allemandes à juguler  l’hitlérisme dans les années 30, qu’il faut tirer des enseignements pour combattre victorieusement  le  FN en 2013 ! Nous sommes priés d’admirer  la kolossale finesse de la comparaison  et l’intelligence de la démonstration !

     Dans sa réponse à M. Dray, M. Corbière ne ménage pas son indignation :  « Bidouiller le passé pour essayer de démontrer que (le Parti de gauche de Mélenchon) est potentiellement responsable d’une future victoire de l’extrême droite est une forfaiture. Comparer les heures sombres du stalinisme avec la critique que nous portons contre le gouvernement actuel est scandaleux.»

    « A l’inverse, poursuit-il,  ce qui fait prospérer l’extrême droite dans les années 30 comme aujourd’hui c’est le refus de la part de partis politiques de rompre avec les folles logiques du capitalisme et l’incapacité pour eux d’apporter des réponses sociales réelles aux difficultés de leurs concitoyens. »

    « Penses-tu vraiment écrit il en s’adressant toujours  à Julien  Dray,  que le FN a 17 %, c’est la même chose que les nazis à plus de 30 % ? Si c’est le cas dis le haut et fort à tes camarades du PS qui n’ont absolument rien fait contre le FN durant la campagne présidentielle. Ni tract, ni argumentaire, ni affiche, rien… Nous étions seuls à l’affronter. »

    Une rancœur qui ne s’est pas calmée  depuis la rouste administrée par Marine au conducator du FG à Hénin-Beaumont  et les petites phrases durant la présidentielle des amis socialistes. On se souvient des saillies du  président  de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon ( « Mélenchon est pire que Le Pen») ou du très atlantiste Manuel Valls  (Mélenchon « dangereux pour la démocratie »).

     A dire vrai, le choix de Julien Dray d’établir sur  Radio J une comparaison entre l’attitude du FG en 2013 vis-à-vis au gouvernement et les  rivalités entre forces de gauche qui auraient permis la victoire du nazisme il y a plus de 80 ans,  n’est peut être pas fortuit non plus. Nous sommes ici au mieux dans l’inconscient,  au pire dans le subliminal.

    Pour évoquer de nouveau Mc Luhan , cité  sur ce blog avant hier , et il y a quelques mois lorsque Claude Guéant  sur cette même radio  avait eu des mots très déplacés vis-à-vis du FN,  « the medium is the message ».

     C’est-à -dire que le moyen de transmission par lequel nous recevons le message, le média, exerce autant, sinon plus d’influence sur nous que le contenu lui-même. La manière dont nous percevons l’information est transformée par le média qui nous la transmet.

    Bref, tancer sur Radio J Mélenchon sur ce thème, déjà accusé au cours de la campagne, notamment par la délicate NKM, « (d’accueillir) sur son site internet les gens qui font profession d’antisémitisme » n’est bien  sûr pas neutre.

    Enfin, remarquons aussi qu’Alexis Corbière maire-adjoint du 12ème arrondissement de Paris, robespierriste encarté également à la  très maçonnique et lambertiste Fédération Nationale de la Libre Pensée,   ne peut s‘empêcher tout de même de saluer « fraternellement «  son ami Julien. Il reste pour lui « une des figures majeures de la gauche du PS ».  Et accessoirement  un frangin qui enfile son tablier dans la même loge maçonnique que son patron  Mélenchon, le Grand Orient.

    Un salut fraternel pour l’ex militant trotskyste et  vice président de SOS racisme qui avait écopé (miraculeusement ?) d’un simple rappel à la loi par le parquet de Paris et échappé au renvoi en correctionnelle dans l’enquête sur des mouvements de fonds suspects sur ses comptes et ceux d’associations comme la Fidl (organisation lycéenne proche du PS) et SOS racisme.

    Même le quotidien Le Monde relevait  en décembre 2009 qu’il  n’y aurait eu aucune ambigüité « si une telle décision (de justice)  n’était entachée d’aucun doute sur les motivations réelles de cette soudaine bienveillance. »

    «  Or, comment ne pas en avoir dans une affaire qui, de bout en bout, a été gérée en opportunité par le parquet ? Opportunité dans le choix de la procédure; opportunité dans les fuites régulières distillées par le pouvoir sur le contenu d’investigations accablantes sur le train de vie de Julien Dray. »L’enquête avait détaillé le train de vie somptuaire du notable socialiste, les achats de luxe effectués dans différentes capitales, de Paris à Tel- Aviv.

    Pas de quoi choquer pour le coup  Alexis Corbière  nos militants antifascistes,  humanistes,  et autres autoproclamés  défenseur en peau de lapin de la France qui souffre.

     Les Français trouveront-ils bientôt le ressort nécessaire pour se débarrasser de tous ses menteurs, de ses faux prophètes  alliés de revers du mondialisme?  Nous nous y employons et Bruno Gollnisch y consacre toute son énergie.  Mais d’ores et déjà, pour citer Marc-Aurèle,  « la meilleure manière de se venger d’eux, c’est de ne pas leur ressembler ». Jamais.

    http://www.gollnisch.com

  • Le déclin de Marine Le Pen et le triomphe d’Eric Zemmour

    Je vais être un peu long mais j’ai mes raisons. On me pardonnera ou on ne me lira pas. Je ne m’excuserai donc pas. J’ai d’ailleurs titré le déclin de Marine Le Pen : tout peut très bien se passer par la suite. Il n’y a qu’à voir Zarathoustra.

    J’aurais préféré me taire parce que j’adore le père et que je pensais que l’idéal même faiblard tiendrait... mais tant pis, je me lance. Les scores dont on a fait grand cas l’an dernier ne sont pas meilleurs en 2012 qu’en 2002 quand les deux candidats nationalistes caressaient les 20 % déjà au premier tour de la présidentielle la plus géniale de l’histoire. Depuis, on fait du surplace, depuis on régresse, quoiqu’en pensent les experts en dédiabolisation.

    Dernièrement Eric Zemmour ironise : le FN devient un parti de gauche, voire d’extrême-gauche. Ce n’est pourtant pas un extrémiste, Zemmour, sauf pour les fous (il y en a).

    Voyons voir : le Front National de Marine Le Pen est-il en perte de vitesse ? Le message de l’ex-parti le plus diabolisé du monde est-il encore bien reçu ? Y a-t-il encore un message d’ailleurs ? Ou est-on en train de le brouiller, le beau parti débarbouillé pardon dédiabolisé ? Et a-t-on compris en pas très haut lieu que le 13 janvier fut une splendide occasion gâchée ? A-t-on compris que pour Chesterton la famille est le seul Etat qui crée et aime ses citoyens, et que pour cette raison il vaut tous les Etats et tous les partis du monde ? Ou s’est-t-on soumis platement aux commandements d’une camarilla et d’un lobby noyauteur par trop efficaces ? Car depuis quand le FN se doit d’être le parti islamophobe alors qu’il est le parti de la patrie française trahie par les gaullistes, depuis quand le FN est devenu le parti de l’ultra-laïcité, alors que cette laïcité a fait depuis 1870 le lit de l’hexagone moderne nihiliste et jouisseur, mais arrogant et harceleur ? Et depuis quand le FN sozial promeut un SMIG ridiculement élevé alors qu’il était le parti de la baisse des impôts ? Depuis quand et pourquoi, surtout, le FN ne veut plus être le partie de la pensée sauvage, comme l’avait superbement baptisé Jean Baudrillard ?

    ***

    On ne peut pas être mieux dénoncé (je n’écris pas trahi) que par les gens qui vous voulaient du bien, ou attendaient beaucoup de vous. Surtout lorsque ces gens ont du talent. Je pense à un journaliste célèbre et courageux.

    Il faut voir cette étonnante émission : Eric Zemmour tentait avec son culot et sa faconde de remonter les pendules du flageolant Front National et de rappeler Marine Le Pen non pas à l’ordre nouveau mais ancien, celui de la famille par exemple (si j’ose dire il voulait la rappeler sous les drapeaux !). Comme elle a peu d’arguments pour justifier son absence remarquée le 13 janvier dernier au défilé du sauvetage de la famille française, Marine Le Pen se braque et s’en prend de sa grosse voix toujours enrouée à la personne de notre journaliste préféré ainsi qu’à celle de son compère. Elle s’embrouille et nous sort un brouet politique sur les raisons de ne pas y aller pour ne pas tomber dans le piège du gouvernement (alors que c’est en n’y allant pas qu’elle y est justement tombée), qui détourne l’attention de la situation sociale qui est si grave et patati patata.

    Quel argument sot tout de même. Car la situation sociale est grave, elle l’est d’ailleurs depuis mille ans, mais elle ne rassemble pas un million de personnes dans la rue. Elle ne rassemble plus la situation sociale. La famille oui rassemble : et c’est pourquoi ils vont l’achever les socialistes.

    Les employés et les ouvriers se sont faits tous virer en se faisant insulter par la presse de gauche et les économistes libéraux (les Français sont trop payés, ils ne foutent rien, etc.)... mais il leur restait au moins une famille ! Cela se termine aussi et Michel Houellebecq, avant qu’il ne bascule aussi dans le politiquement correct écrivait que le libéralisme néo (néo c’est le cancer en jargon post-médical) liquiderait la famille qui était le dernier obstacle entre le marché et l’individu. L’individu nu devant le marché, voyez les pubs autour de vous, c’est l’avènement du transhumain, du festif et du techno cloné. C’est l’individu des réseaux, le tatoué bien refait, le narcissique qui se met en scène lui-même sur face de bouc à toute heure de la journée et de la nuit, et qui s’empresse d’abolir six mille ans ou un million d’années d’histoire pour se shooter d’éternel présent. Nietzsche toujours qu’on lit si mal à droite :

    « Un peu de poison de-ci de-là, pour se procurer des rêves agréables. Et beaucoup de poisons enfin, pour mourir agréablement. »

    Je viens de lire - un peu mal à l’aise tout de même - que l’on peut fabriquer des bébés qui ne tomberont pas malades maintenant. Je lis cette intéressante publicité sur <atlantico.fr>, journal néocon et transhumain qui comme Marine Le Pen a beaucoup promis et peu tenu, mais qui interrogeait le peu étincelant Louis Aliot sur la soudaine passion des homosexuels pour le Front National têtu. La réponse ne se fait pas attendre : les gays ont peur des musulmans ! Le FN c’est la laïcité garantie !

    ***

    Nous y sommes : toute époque charnière se veut méphistophélique et androgyne ; ce n’est pas une nouveauté, lisez Pétrone, lisez les Italiens, voyez leurs meilleurs films sur le troisième Reich et ses coquins endimanchés (pensez à Galliano, ou à Bowie plus jeune, ou à Nick Knight, le filmeur de Lady Gaga ancien adorateur des skinheads, pensez, vous dis-je). Relisez Rebatet aussi inspiré qu’à l’accoutumée : « si les gouines étaient gaullistes la pédale était fort collaboratrice. » Fermez le ban ! Car que les homos soient de droite ou d’extrême-droite n’est bien sûr pas a priori gênant : c’est qu’ils soient l’extrême-droite qui l’est.

    Aux époques charnières, on célèbre donc l’individu de la mutation, l’azimuté faustien et cela change bien sûr de la vieillotte vie familiale. De plus insistants que moi ont écrit sur ce sujet nauséeux, je n’y insiste pas. Eric Zemmour ne se démonte pas (on sait qu’il aurait aimé un FN pas extrémiste mais plutôt fort et révolutionnaire), et demande en tout cas à Marine Le Pen si elle n’est pas trop entourée d’homosexuels, ce qui justifierait sa conduite en la matière (pour la manif du 13 janvier donc, mais pas seulement ! pas seulement !).

    Et là, rebelote : elle monte sur ses grands cheveux, explique que cela n’a rien à voir, bégaie trois raisons loqueteuses que mêmes ces journalistes (pourtant pas des hostiles a priori ! des compatissants plutôt) relèvent, et par contre s’accroche bien hargneuse à un énoncé : ce n’est pas parce que l’on est homosexuel qu’on serait...

    Qu’on serait quoi ? Hostile au mariage gay ? Bien sûr que l’on ne serait pas hostile au mariage gay ! Et puis quoi encore ? Un sympathisant juif du FN serait bien sûr hostile à un affrontement avec Israël ! Un catholique du FN voudrait bien que l’on s’en prît moins au pape ! Un vieil harki en aurait marre de l’islamophobie ! 50 000 musulmans morts pour la France tout de même !

    Il est donc évident qu’en agissant en tant que groupe social d’élite « sûr de soi et dominateur », pour reprendre une formule qui fit scandale tant elle était juste, le lobby gay qui se fait si bien respecter au FN - tout en affirmant qu’il n’existe pas - a bien fait les choses. Ce noyautage est venu des grandes écoles, de la modernité et du baragouin néo-laïc, souverainiste et identitaire. Comme disait notre cher Jean-Pierre Cohen en 95, le FN est un parti révolutionnaire. Et maintenant c’est du Chevènement pour madame Ouille ! Ah, mais c’est sûr on passe mieux dans les médias. Est-ce si sûr d’ailleurs ? Est-ce si sûr d’ailleurs quand on la voit éclater tout le temps avec les journalistes soi-disant amadoués ?

    La camarilla en place (mes diverses sources m’ont parlé de 22 conseillers, toujours planchant, frais et dispos - car pas de famille !), on a donc fait du Pim Fortuyn, on a revendiqué la laïcité face aux barbus, on a fait du postmoderne et on a essayé de bien plaire aux médias et aux journaux dits sérieux ! Même sur le plan diplomatique, on a fait ce qui était le pire : chercher des satisfecit aux USA, satisfecit qui ont débouché sur une humiliation rondelette, au lieu de développer une diplomatie alternative et de rompre avec le répugnant alignement de la France sur l’atlantisme désuet et dangereux (une certaine Mrs Rubin écrit dans le Washington Post que d’ailleurs la France en guéguerre partout fait plus pour la paix maintenant que le pauvre Obama !!!). Je rappelle l’admirable élan de l’interview de JMLP à <pravda.ru> :

    « Pour ma part je milite pour la réalisation d’un ensemble harmonieux et animé par la volonté d’un destin commun sur l’ensemble de l’espace boréal, allant de Brest à Vladivostok. »

    J’avais bien l’impression que le président (le seul, le vrai, l’unique) militait pour sa part en la circonstance ! Cette stratégie de la vase communicante ne me paraît pourtant pas la bonne. Ce n’est pas en faisant des clins d’oeil aux inquisiteurs qu’on les convertit. Il serait bon qu’un des crânes d’oeuf qui entourent la benoîte présidente lui expliquât en trois mots Mc Luhan : le médium ce n’est pas un outil, le médium c’est de l’idéologie. Si on veut passer à la télé tout le temps, on s’y soumet totalement. Grillo a triomphé en Italie parce qu’il a refusé la télé : il n’a utilisé que son blog et la rue, il a vaincu l’idéologie mondialisée, ce saltimbanque dont le nom signifie Gemini Cricket en français ! Et en plus il est un expert en conspiration. Un ban pour Beppe Grillo.

    ***

    Je n’aurais rien dit si Zemmour n’avait pas parlé et si le peuple n’avait pas voté, et mal, aussi, depuis quelques mois. Cette stratégie de la vase communicante ne plaît pas non plus, puisque les sondages sont en panne et même les indices d’écoute ! La petite flamme de 2012, qui ne vaudra jamais l’élan créateur des années 80, n’a pas tenu longtemps : on fait du sozial, on chaperonne trois minutes sur les télés, on fait la grosse voix avec Mélenchon ou son remplaçant et on espère surfer sur les vagues de mécontentement. Il va de soi que cela ne marche pas, et c’est pourquoi je salue le triomphe d’Eric Zemmour sur Marine Le Pen ; Zemmour, qui en a marre du mondialisme, de la maçonnerie universelle et de l’individu-marché : faites Zemmour, pas l’équerre !

    Zemmour ferait bien de présenter sa liste, comme Beppe Grillo, qui n’est soumis ni enchaîné le foie ouvert au Caucase des médias... Et là peut-être que nous serons 25 % à aller voter pour lui, comme en Italie, et non 16 % à voter pour un FN plein d’amour et de tolérance, un score terrible après trente années de militantisme et de désastre républicain. Demandez le programme mais pas celui de la télé et du lobby branché. Sinon, prenez la rue et chantez la révolte artiste, pas Narcisse.

    Nicolas Bonnal http://www.france-courtoise.info