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L'UMP, qui tente de masquer ses errements sous la fibre martiale de la « reconquête », se prend à rêver de la mairie de Paris, la ville des paradoxes électoraux qui s'est donnée à la gauche en 2001.
SI vous ne disposiez que de la télévision pour vous informer, vous ne sauriez pas que l’établissement privé, le Yacht Espace Saint-Germain, où devait se réunir le 16 février, au nord de Lyon, à Saint-Germain-au-Mont-d’Or, le XVe Forum de la nation a été la cible, dans la nuit de samedi à dimanche, d’un incendie criminel l’endommageant gravement et le rendant inapte à recevoir quelque manifestation ou réunion que ce soit pendant de nombreuses semaines. Cet acte criminel est survenu quelques jours seulement après que la LICRA eut officiellement demandé l’interdiction de ce rassemblement nationaliste où étaient invités entre autres personnalités sulfureuses les révisionnistes Jean Plantin et Vincent Reynouard et l’écrivain Hervé Ryssen. Il est difficile de ne pas faire le lien, même si la LICRA condamne officiellement l’incendie, tout en prenant soin d’ajouter : « Cela n’enlève rien à notre volonté d’interdire ce type de rassemblement de négationnistes et de révisionnistes », dixit Patrick Kahn, porte-parole de la Licra Rhône-Alpes.
Pour Yvan Benedetti, organisateur du Forum et président de l’Œuvre française, la responsabilité morale des organisations dites antiracistes est écrasante : « Il y a depuis quelque temps un véritable lynchage des nationalistes, notamment par la Licra et le collectif d’extrême-gauche Vigilance 69. Ce sont ceux qui ont allumé la mèche », accuse le dirigeant nationaliste qui a d’ailleurs déposé plainte. Dans un commentaire comme toujours très judicieux, le professeur Faurisson remarque que cet incendie criminel et le silence médiatique total qui l’a suivi « ne sont pas sans rappeler, à Lyon, un incendie criminel survenu dans la nuit du 11 au 12 juin 1999 et qui avait détruit 300 000 des 450 000 ouvrages de la bibliothèque commune aux universités Lyon-II et Lyon-III, réputée contenir des ouvrages révisionnistes et, en particulier, le mémoire d’études approfondies (DEA) rédigé par Jean Plantin sur “Les épidémies de typhus dans les camps de concentration nazis”. Le juge d’instruction Stéphane Noël ouvrait un mois plus tard (juillet 1999) une information contre X pour destruction volontaire par incendie. Les experts désignés avaient établi que la localisation du premier feu, le mode de propagation de l’incendie et, enfin, des traces d’une certaine espèce d’hydrocarbures avaient confirmé l’emploi d’un accélérant. Le ou les criminels savaient que les livres sont matière difficile à détruire par le feu et que, sans accélérant, leur projet était voué à l’échec. Or, le 5 décembre 2001, était rendue une ordonnance de non-lieu ! » Robert Faurisson note que les autorités de l’époque (Raymond Barre, Jack Lang, Claude Allègre et surtout Anne-Marie Comparini) étaient restées étonnamment silencieuses, ainsi d’ailleurs que l’ensemble des media audiovisuels, à l’annonce au bout d’un mois du caractère criminel de l’incendie. Un silence qui persiste encore en 2013. « Une thèse volumineuse pourrait être écrite sur “La violence physique dans le combat mené contre les révisionnistes, en France et à l’étranger” » conclut le courageux professeur qui considère que « la violence de ces maffieux souligne leur impuissance et marque l’inéluctable progression du révisionnisme historique ».
IL est quand même frappant que ce soient ceux-là mêmes qui accusent l’extrême droite en général et les fascistes en particulier de détester la culture, de vouloir brûler les livres qui ne leur plaisent pas, d’intimider et de violenter leurs adversaires politiques ou idéologiques qui utilisent des méthodes criminelles. Détruire 300 000 ouvrages d’une bibliothèque universitaire au motif que parmi ces livres en figure un seul de Jean Plantin convaincu de révisionnisme, cela dépasse l’entendement. C’est un véritable crime contre l’esprit. [...]
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Ils représentent des fédérations ou des entreprises ou exercent comme consultants indépendants en charge d’un portefeuille de plusieurs clients dont ils défendent les intérêts auprès des décideurs politiques.
La journaliste Anna Grün a pu accompagner exceptionnellement quelques-uns d’entre eux, notamment Corinne Fabre, une pointure du lobbying à Paris, et Karl Jurka, consultant allemand qui, pour 650 euros de l’heure, déploie tous ses talents et contacts pour influencer les décisions du parlement allemand notamment lors de rendez-vous discrets dans le très select China club…
Leur objectif : donner la bonne information à la bonne personne. Si l’avis des acteurs du monde financier et industriel évite d’être coupé de la réalité d’un pays, la manière dont il pèse sur les décisions manque cruellement de transparence selon la députée PS française Catherine Lemorton. La faute selon elle au désengagement de l’État dans les expertises publiques désormais laissées aux seuls consultants extérieurs.
À tel point que souvent les intérêts privés priment sur l’intérêt général, à l’instar de la loi sur le prix du médicament votée en Allemagne : le bénéfice thérapeutique qui conditionne le remboursement sera évalué non par un comité indépendant, comme proposé en première instance, mais par le ministère, plus facile à influencer. Un amendement directement proposé par l’industrie pharmaceutique et repris tel quel par le Parlement.
Tribune libre d’Aristide Leucate*
Ce mardi 12 février, l’Assemblée nationale aura adopté le projet de loi relatif au « mariage » dit « pour tous », sans même que les députés de la soi-disant opposition UMP-UDI n’y aient fait obstacle d’une quelconque manière que ce soit.
La plupart des députés se sont dérobés devant leur responsabilité, soit en ayant déserté le débat, soit par leur abstention le jour du vote de la loi. Que penser d’Hervé Mariton qui, lors d’un un entretien au magazine homosexualiste du lobby LGBT Têtu (mais qu’allait-il faire sur ce char ?) a déclaré que « le débat homo a sa place. Je dis que pour ces familles homoparentales, l’union civile est plus adaptée (…) » et de rajouter, angélique ou stupide (ou les deux à la fois) : « On a beaucoup parlé de mes pulls. Cela m’a amusé. Si quelqu’un veut m’offrir un pull arc-en-ciel, je promets de le porter en séance ! (…) ».
Christine Boutin peut bien s’étrangler, qui acceptera encore demain de rentrer dans des jeux d’alliance boutiquiers avec les syndics de faillite précités, quand elle s’exaspère (nonobstant avec raison) de ce que « l’union civile est une contorsion de la droite par crainte d’être taxée d’homophobie. (…) Il faut avoir le courage de ses opinions : soit on est pour, soit on est contre, il n’y a pas de milieu dans cette affaire. (…) Céder sur ce terrain, c’est accepter inéluctablement aujourd’hui ou demain le « mariage pour tous ». [...]
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Qu’à une ou deux exceptions près, les députés socialistes aient voté comme un seul homme les articles de la loi instaurant le mariage des homosexuels, alors qu’on connait les réticences personnelles de beaucoup, fait quelque part froid dans le dos.
Que l’on puisse jouer la discipline de parti, au rebours de tout ce qui se fait aujourd’hui en matière sociétale dans les démocraties avancées, dans une affaire qui devrait relever de la conscience de chaque député, jette une lumière inquiétante sur la nature d’un projet que nous n’hésitons pas à qualifier de pré-totalitaire.
L’ expression paraitra sans doute exagérée à beaucoup mais elle se justifie si on considère la mécanique politique et intellectuelle qui le sous-tend.
Un projet qui ne vise pas, on l’aura compris, à résoudre les problèmes réels de « certaines catégories de personnes ». Ces problèmes, sociaux, fiscaux, successoraux, à supposer qu’ils n’aient pas été réglés par le pacs, déjà très généreux, pourraient l’être, de toutes façons, sans bouleverser l’ensemble du droit de la famille.
Le projet vise, tout le monde le sait, à imposer par la loi une doctrine officielle et radicalement nouvelle dans un domaine fondamental de la condition humaine qui est celui du rapport de l’homme et de la femme.
Cette doctrine, c’est la théorie du genre : elle pose, non pas l’égalité comme on l’imagine, mais, ce qui n’est pas la même chose, l’équivalence stricte, la fongibilité, l’interchangeabilité de l’homme et de la femme. Le projet de loi originel rayait de nos codes, dans cette logique, toute mention d’une distinction des sexes ; les parlementaires sont provisoirement revenus là-dessus, mais l’ objectif demeure: « deux pas en avant, un pas en arrière » disait Lénine.
Qu’un tel projet ne soit pas conforme à la nature, est-il nécessaire de le démontrer ? Mais les idéologues qui le promeuvent récusent la notion de nature. La nature ainsi remise en cause n’est d’ailleurs pas seulement la nature humaine mais quelque chose de bien plus ancien puisque la reproduction sexuée, merveille de l’univers, date de près d’un milliard d’années.
Il y a plus : faisant violence à la nature, le projet fait aussi violence à la langue, institution immémoriale. Avant de changer la nature, la loi se propose de changer le sens des mots. A commencer, par le mot « mariage ».
De quelque manière qu’on retourne la question, le mariage a été, depuis toujours, défini comme une relation entre un homme et une femme.
Littré : Union d'un homme et d'une femme consacrée soit par l'autorité ecclésiastique, soit par l'autorité civile, soit par l'une et l'autre.
Académie française : Union légitime d'un homme et d'une femme, formée par l'échange des consentements que recueille publiquement le représentant de l'autorité civile.
Fait de culture, la langue entretient cependant une relation particulière avec la nature : comme elle, elle n’a pas eu besoin de l’Etat pour se constituer. Et pour cela sans doute, une bonne langue exprime « naturellement » les choses. Cela est particulièrement vrai de la langue française : le vieux Boileau faisait du naturel une règle fondamentale du style. Tout le contraire de la langue de bois idéologique.
Tel qu’il a été institué dans les différentes civilisations, le mariage n’est sans doute pas un fait de nature mais il n’en répond pas moins aux exigences de celle-ci. Il est ainsi en étroite corrélation avec les particularités de la reproduction humaine qui exigent un homme et une femme, certes, mais aussi un temps de maturation du petit d’homme et donc une stabilité familiale plus longs que chez les autres espèces animales.
Et par là, le mariage sert d’abord à régler la filiation. Si le plaisir sexuel n’avait rien à voir avec la reproduction des hommes, l’institution du mariage serait inutile. Des tas de gens éprouvent un immense plaisir à manger et boire ensemble ; pourtant aucune institution publique n’a jamais encadré les amateurs d’agapes, et heureusement.
Un coup d’Etat linguistique
En appelant mariage ce qui n’en est pas un au regard tant du dictionnaire que d’usages ancestraux, le projet de loi Taubira effectue donc un véritable coup d’état linguistique. En posant l’équivalence de la relation homme/femme et des relations homme/homme et femme /femme et donc l’équivalence homme/femme elle-même, le projet de loi, dans la mesure où, en réalité, cette équivalence n’existe pas, vise à instituer un mensonge officiel.
Ce mensonge officiel se prolongera dans des mensonges particuliers: un couple homosexuel pourra dire à un enfant adopté ou porté par autrui que celui qui n’est pas son père est son père, que celui qui n’est pas sa mère est sa mère. Au risque, est-il nécessaire de le rappeler, de le perturber gravement.
La loi veut d’abord forcer le sens des mots. Mais c’est pour forcer le réel : comme Dieu, le législateur idéologue veut recréer le monde par les mots : « Au commencement était le Verbe », « Il dit et cela fut ». Pour faire coller le nouveau sens des mots avec le réel, la loi forcera donc aussi la nature, par les techniques que l’on connait : procréation médicalement assistée pour homosexuels, recours à la gestation pour autrui, lesquelles devront être, selon la loi, tenues pour strictement équivalentes de la procréation naturelle.
Les trois effets pervers de l’idéologie
Viol de la langue, viol de la nature. De cette situation résultent trois effets que l’on retrouve dans toute démarche totalitaire :
D’abord le caractère révolutionnaire. S’inscrivant en rupture avec la nature, la loi s’inscrit aussi en rupture avec le passé ; elle disqualifie donc ce passé, tenu selon l’expression de Marx pour une longue préhistoire, le temps où on pensait encore naïvement qu’un homme et une femme n’étaient pas interchangeables dans le processus reproductif ! Un temps marqué par l’ignorance, les préjugés, la discrimination ! C’est donc à une véritable mutation de la civilisation que l’on nous invite, d’autant qu’il n’est pas nécessaire d’avoir lu Freud pour savoir à quel point la sexuation est centrale dans toute culture.
Cette mutation signifiera , n’en doutons pas, une nouvelle disqualification du passé, de la mémoire collective, de l’histoire des hommes et même, à terme, de la culture dans son ensemble : qu’au cours de plusieurs siècles de création artistique , hommes et femme ne se soient pas habillés de la même manière sera interprété non comme une chose naturelle et encore moins l’effet de la civilisation, mais comme la marque d’un passé révolu : en les emmenant au musée, il faudra expliquer au enfants que tout cela est terminé.
Ensuite le caractère obsidional et terroriste.
Si le changement de civilisation qu’on se propose d’imposer par la loi est si considérable, il définit un avant et un après. Ceux qui se réfèrent à la nature sont de l’avant ; ils sont du passé ; ils sont « réactionnaires ». Ils ne méritent donc aucune indulgence. Au mieux, ils seront tenus pour de braves bêtes à rééduquer, comme certains n’hésitent pas à le suggérer. Rééducation, camps de rééducation : autre nom des camps de concentration.
Cet avant et cet après discriminent le réactionnaire du progressiste. N’en doutons pas, le jour où des idéologues inventeront qu’il est mieux de marcher sur les mains, ceux qui s’y opposeront seront tenus pour des réactionnaires !
Sur fond de philosophie historiciste où ce qui advient est toujours mieux que ce qui était, la mutation est ainsi sa propre justification et à ce titre justifie les procédés d’intimidation terroriste.
Circonstance aggravante : au fond d’eux-mêmes, les idéologues savent qu’ils ont tort et que, quoi qu’ils prétendent, la nature existe. Ils savent par conséquent que l’idéologie qu’ils prétendent imposer rencontrera des résistances. Avant même que ces résistances se manifestent, ils se savent en état de siège, en position obsidionale. Ils savent par conséquent, qu’il sera difficile de faire comprendre au peuple, tenu pour près de la nature, pour naturellement « conservateur », l’intérêt de la mutation qu’ils se proposent de lui imposer. S’il y a des opinions contraires, elles ne sauraient donc être débattues de manière normale. Sachant bien que ces opinions contraires ont avec elles la nature, la raison, l’histoire, les idéologues répugneront à les affronter à la loyale. Ils ne pourront que les vilipender avec violence, insulter ceux qui les professent, notamment en dénonçant leur caractère supposé réactionnaire. C’est, de manière plus ou moins ouverte, ce que à quoi nous assistons aujourd’hui dans les médias.
Significatif est le climat de haine qui s’y instaure vis à vis des opposants à ce projet, tenus pour « homophobes » que le site du parti socialiste a entrepris de ficher. Une haine et un manque d’objectivité qui passent toutes les bornes dans les radios et télévisions de service public, lesquelles devaient pourtant refléter sereinement l’ensemble des points de vue.
Témoin d’une dangereuse dérive : la falsification grossière du nombre des manifestants hostiles au projet qui ont défilé le 13 janvier. Certes, les décalages entre les communiqués officiels et ceux des organisateurs ont toujours existé mais jamais à notre connaissance, l’écart n’a été tel.
Ainsi l’idéologie, comme toute doctrine contraire à la nature et à l’histoire, porte avec elle l’intolérance, l’impatience, l’intimidation.
La révolution bolchevik avait prétendu supprimer la propriété, le marché et le sentiment religieux, réalités naturelles elles aussi : elle ne put le faire que par la terreur.
Il va de soi que si la loi n’outrepassait pas son domaine normal qui est d’organiser la vie en société ou l’économie, si elle n’ambitionnait pas une transformation prométhéenne de l’un ou de l’autre des fondamentaux de la nature humaine, elle n’aurait pas besoin de tels moyens.
C’est précisément parce que le mariage de deux personnes du même sexe est un projet idéologie que le parti socialiste – et la caste médiatique qui est sur ce sujet en symbiose avec lui, se cabrent.
Le troisième caractère découlant de prémisses que nous avons vues, c’est la police des mots.
Puisque pour forcer la nature, on aura, au moyen de la loi, trafiqué le sens des mots, il faudra veiller à ce qu’une fois la loi votée, le naturel ne revienne pas au galop. Que la population comprenne bien que le mariage entre un homme et une femme n’est plus qu’un cas particulier, que la gestation pour soi et la gestation par autrui sont rigoureusement équivalents, que la notion de papa et de maman sont des réalités culturelles toutes relatives.
Pour cela deux instruments.
D’ abord la justice. Déjà, elle poursuit toute mise en cause publique de la stricte équivalence morale ou sociale de l’hétérosexualité et de l’ homosexualité , au nom de la loi du 18 mars 2003 votée à la suite d’une fausse agression homophobe, qui s’est avérée une manipulation. C’est en partant de de faux attentats (ainsi l’incendie du Reichstag du 27 février 1933 ou l’assassinat supposé de Kirov le 1er décembre 1934) que les machines totalitaires se mettent en place. Attendons-nous à ce que, si la loi est votée, la répression policière et judiciaire de tous ceux qui mettront en cause le nouveau dogme se renforce à tous les niveaux. Malheur à qui ne parlera pas la langue de bois ! « Il vient toujours une heure dans l'histoire où celui qui ose dire que deux et deux font quatre est puni de mort. » (Albert Camus).
La justice, et l’école. Comme la vérité sort de la bouche des enfants, c’est eux que visera en priorité la propagande officielle. Lutte contre l’homophobie renforcée et désormais entendue de manière large : toute entorse à la théorie tombera sous ce chef. Si l’enfant dit que le roi est nu alors que la loi a dit qu’il était habillé, malheur à l’enfant. Les livres de littérature, d’histoire, de sciences naturelles (pour ces derniers, on a déjà commencé sous Sarkozy !) devront être réexaminés. Le dictionnaire lui-même sera révisé en fonction des nouvelles théories. Puis la grammaire : le masculin et le féminin ne structurent pas seulement la famille, mais la langue : aujourd’hui le Dalloz, demain le Bled ! La novlangue, selon l’expression prémonitoire de George Orwell, n’est pas loin.
L’administration jouera aussi son rôle : depuis l’institution du Pacs les documents administratifs portent la mention Mariés/ Pacsés pour bien affirmer la normalité du Pacs. Les mêmes documents ne porteront non plus M. et Mme mais, pour inculquer la nouvelle vérité officielle, des catégories neutres, telles parent 1 et parent 2. Les maires à qui François Hollande a laissé croire qu’ils pourraient pratiquer l’objection de conscience déchanteront : l’admettre serait remettre en cause toute l’édifice idéologique.
De fil en aiguille, à partir de cette donnée apparemment circonscrite que constitue le droit du mariage, c’est toute la société qui se trouvera infectée par l’esprit de mensonge, l’idéologie et la langue de bois. C’est toute tout la société qui s’habituera à obéir, contrainte et forcée, au mensonge idéologique officiel, aujourd’hui dans ce domaine, demain dans d’autres, après-demain dans tous.
C’est pourquoi nous pensons que dès lors que le projet de loi Taubira s’en prend à la langue, à la nature, et à une histoire multimillénaire, elle porte en germe un nouveau totalitarisme. Cette dérive, c’est ce que nous voulons à tout prix éviter. Le combat que nous menons, ce n’est pas d’abord un combat pour la religion, ni pour la morale, même pas pour le respect de tous les enfants, c’est d’abord un combat pour la liberté.
Roland HUREAUX http://roland.hureaux.over-blog.com
Le député européen Nigel Farage, chef de l’UKIP, parti politique britannique et souverainiste, s’en prend à François Hollande durant une séance au Parlement. Il remet en cause la monnaie unique dont il observe qu’elle ne peut être taillée à la mesure de tous les pays à la fois, ni correspondre en même temps à des niveaux économiques différents, comme celui de la France et celui de l’Allemagne : ce qui l’amène à la conclusion que la France et l’Allemagne ne pourront pas rester ensemble dans la même union monétaire.Le député européen souligne enfin qu’il est facile au président français de masquer les problèmes économiques en attirant notamment l’attention sur une intervention militaire à l’étranger, lesquelles nous font les alliés objectifs des islamistes :
La publication des Chroniques d'avant-guerre confirme le talent de pamphlétaire d'Alain Soral. Ce recueil réunit des chroniques publiées, deux ans durant, dans la revue Flash, le « journal gentil et intelligent » créé par des dissidents du Parti communiste et de National Hebdo.
J'ai juré de vous émouvoir, d'amitié ou de colère, qu'importe ! Cette formule de Bernanos, Alain Soral aurait pu la mettre en exergue de chacune de ses œuvres. Aucun de ses essais ne peut en effet laisser indifférent le lecteur de bonne volonté et tous ont contribué, d'une manière ou d'une autre, à entretenir la grande peur des bien-pensants ! La publication récente chez Blanche et Kontre-Kulture, sous le titre de Chroniques d’avant-guerre, d'un recueil de ses articles parus dans le bimensuel Flash entre 2008 et 2011, ne fait pas exception à la règle. On y retrouve avec plaisir son talent de pamphlétaire, son flair de sociologue de terrain, son aisance à manier le concept, à faire bouger les lignes et à prendre le réel dans les mailles d'une dialectique qui n'hésite pas à s'inspirer des traditions intellectuelles les plus diverses.
La forme brève
La forme brève qui est ici imposée par le genre du recueil d'articles n'est pas dépaysante pour le lecteur familier de Soral dont les ouvrages, même les plus construits, comme le roboratif Comprendre l'Empire, paru en 2011, se présentent généralement sous la forme d'une succession de textes brefs qui épuisent en quelque sorte leur sujet à la manière du boxeur enchaînant les directs, les crochets et les uppercuts pour mettre KO son adversaire. La spécificité de ces Chroniques d'avant-guerre n'est donc pas à proprement parler la forme mais plutôt la composition générale. Là où des ouvrages comme Sociologie du dragueur ou Comprendre l'Empire (qui de l'aveu de l'auteur aurait pu s'intituler Sociologie de la domination) rassemblent les textes courts dont ils sont composés dans une progression logique en sept ou huit parties, les Chroniques d'avant-guerre progressent, elles, au fil de l'actualité des deux années et quelques mois de collaboration d'Alain Soral à Flash. Si l'impression de cohérence est moindre que dans Comprendre l'Empire, on prend un réel plaisir à revivre les événements grands ou petits de cette période. Le fait d'être parfois en désaccord avec l'auteur sur telle analyse de circonstance ou de ne pas épouser tous ses goûts et dégoûts ne nuit en rien à ce plaisir. Alain Soral a d'ailleurs lui-même l'honnêteté de montrer ses propres évolutions sur des sujets comme les printemps arabes ou sur des personnalités comme Jean-Luc Mélenchon ou Éric Zemmour. Sur ce dernier, nous appelons pour notre part de nos vœux une réconciliation entre les deux talentueux essayistes et polémistes. Sur le fond, et au-delà du cas particulier des Chroniques davant-guerre, le principal intérêt de la lecture d'Alain Soral réside dans sa capacité à produire des axes à la fois politiques et stratégiques toujours cohérents, souvent audacieux, à travers lesquels il va pouvoir donner une intelligibilité aux événements.
Gauche et droite
Le premier de ces axes est bien résumé par le slogan de son association Égalité et Réconciliation : « gauche du travail, droite des valeurs ». À la manière de Christopher Lasch, de Jean-Claude Michéa, et à la suite de son maître en marxisme Michel Clousclard, Soral dénonce la collusion entre les libéraux et les libertaires, entre la droite et la gauche du capital comme dirait cet autre marxiste original qu'est Francis Cousin ; la gauche sociétale, soixante-huitarde, en fait libérale, ne faisant que s'acharner à détruire les reliquats de la société pré-capitaliste (« mettre une claque à sa grand-mère » selon l'expression de Marx) au nom d'un progressisme qu'elle partage avec la droite libérale, la droite des affaires, la droite du commerce ; la fonction objective de cette gauche étant de briser les moyens de résister au système que sont les solidarités traditionnelles comme la famille, la communauté, la nation. L'acharnement actuel du PS et des Verts à liquider le mariage civil en est une bonne illustration. Face à cette alliance des deux rives du libéralisme, Soral appelle à une unité militante de la gauche réellement sociale et de la droite contre-révolutionnaire. De Marx à Maurras en quelque sorte. Rappelons au passage que ce dernier écrivait qu'« un socialisme libéré de ses éléments démocratiques et cosmopolites peut aller au nationalisme comme un gant bien fait à une belle main ». Le second axe soralien est une ligne de crête un peu comparable à celle sur laquelle s'était installé Maurras entre 1940 et 1944 quand il critiquait à la fois le camp des "Ya" et le camp des "Yes". Elle consiste aujourd'hui à dénoncer la politique d'immigration voulue par le patronat et les libéraux de gauche comme de droite, autant d'un point de vue marxiste (l'armée de réserve du capital, la pression à la baisse sur les salaires, la destruction de l'esprit de solidarité et de lutte du prolétariat autochtone) que du point de vue de la défense de l'identité nationale, tout en refusant absolument toute forme d'islamophobie, et même en tendant la main aux musulmans. La thèse de Soral et de son mouvement est la suivante : il y a beaucoup de musulmans en France, une bonne partie d'entre eux a la nationalité française. Il est dans l'intérêt des Français de souche de s'entendre avec la partie la plus saine de cette population. Pour cela, il faut combattre énergiquement tout ce qui peut s'opposer à cette réconciliation : l'islamophobie laïciste de la gauche, l'islamophobie xénophobe de la droite, la poursuite de la politique immigrationniste, principale pourvoyeuse du racisme que ses propres promoteurs prétendent hypocritement combattre, la repentance coloniale permanente, qui entretient la haine entre les communautés et qu'il faudrait remplacer par une valorisation de notre histoire commune, les tentatives de puissances étrangères de financer ou de manipuler la population musulmane de France, le refus par la République de reconnaître la dimension catholique traditionnelle de la civilisation française, préalable pourtant indispensable à une discussion sur la place de l'islam en France.
Un troisième axe est actuellement développé par Alain Soral qui n'est pas sans rapport avec le précédent. Il s'agit cette fois d'une synthèse entre Marx et l'école traditionaliste de René Guenon et Julius Evola. Sensible aux convergences entre son analyse marxiste de l'économie, en particulier de la crise financière que nous traversons, et les analyses de l'école traditionaliste comme de certains maîtres spirituels musulmans contemporains, Soral semble orienter sa réflexion vers une lecture plus spiritualiste, voire plus eschatologique des événements.
Conspirationnisme
Cette veine plus récente dans son œuvre, mais qui est associée à un souci chez lui beaucoup plus ancien de toujours chercher à débusquer les hommes et les intérêts derrière les idées, souci en lui-même très utile du point de vue méthodologique, peut parfois le conduire à s'intéresser à une lecture conspirationniste de l'Histoire, illustrée il est vrai par des personnalités éminentes, mais sur laquelle nous avons pour notre part quelques réserves. Cela dit, comme l'écrivait Balzac : « Tout pouvoir est une conspiration permanente. » Il faudrait en effet être bien naïf pour imaginer que le monde fonctionne sur le seul mode du pilotage automatique ! Les analyses développées par Soral mais aussi par Michel Drac ou Aymeric Chauprade sur les stratégies conduites au niveau de l'État profond américain par les conseillers du Prince, néo-conservateurs ou autres, qui gravitent dans les sphères dirigeantes de l'Empire, sont d'ailleurs du plus grand intérêt pour comprendre la géopolitique du monde contemporain.
Pour finir, nous ne pouvons qu'encourager nos lecteurs, quelles que soient leurs réticences à l'égard de l'un ou l'autre des axes de la pensée soralienne, que nous avons tenté de résumer brièvement, à se faire une idée par eux-mêmes en lisant ces textes qui présentent une forme toujours attrayante et une réflexion toujours stimulante. Ils y goûteront un climat intellectuel qui n'est pas sans rappeler celui des premiers années de l'Action française.
Stéphane Blanchonnet www.a-rebours.fr Action Française 2000 février 2013
✓ Alain Soral, Chroniques d'avant-guerre, éd. Blanche, 280 p., 16 €.