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France et politique française - Page 5126

  • Les Femen, le sexe et la religion : l’offense aux croyants !

    Un de mes lecteurs a semble-t-il découvert avec beaucoup de surprise mes affirmations sur les FEMEN et ne comprend pas pourquoi je parle de : « Produit marketing importé à très bas coût ». Sur ma page Facebook (que j’invite tous les lecteurs à rejoindre) la discussion à ce sujet a été assez intense. Je souhaiterais donc revenir sur ce sujet d’actualité et l’inscrire dans un cadre plus global.
    Lorsque les FEMEN se sont créées, personne en France n’y a porté beaucoup d’attention, hormis sans doute quelques féministes, et quelques journalistes en quête d’idées pour leur pige de la semaine. Lorsque celles-ci ont commencé à s’exporter elles ont cherché et obtenu le buzz médiatique, qu’elles souhaitaient mais dans quel but ?

    Il est intéressant de se pencher sur les messages véhiculés par cette énième 5ème colonne issue de la mouvance civile qui travaille contre les intérêts de la nation française. Tout d’abord un peu d’histoire. Comme le disait le Général De Gaulle, « La France est un pays catholique et de culture gréco-latine ». On peut ne pas être d’accord ou prétendre que ce n’est plus le cas, que le monde change et la France aussi, mais jusqu'à présent aucun postulat nouveau n’est venu sérieusement contredire cette assertion sur les origines de la nation française. La France, ce pays Gréco-latin et catholique est devenu un pays laïc. Un pays ou l’église a été radicalement exclue du jeu politique et sociétal au nom d’une laïcité qui est devenue, il faut le dire, parfois quasi-totalitaire. Très symboliquement aujourd’hui, alors qu’une forte immigration modifie le visage de la nouvelle France, la république s’emploie pourtant à favoriser l’émergence d’un Islam faussement national à qui presque tout est permis au nom de « l’Egalité » et de la « liberté de culte », et surtout pour accompagner une immigration devenue visiblement incontrôlable.

    Le grand remplacement nous dit on en France est en réalité simplement un grand mélange normal et inévitable, dans un monde sans frontières et ou chacun a tous les droits, puisque chacun est égal aux autres. Ce mythe du village global n’existe pourtant qu’en Occident et l’Europe est aujourd’hui son champ de bataille le plus abouti. Les nations y sont effacées tout autant que les peuples et leur identité au nom du soi disant mondialisme obligatoire et du monde connecté. Il suffit pourtant de sortir des frontières du petit paradis occidental et du monde des « petits blancs » pour se rendre compte que ni dans le monde arabe, ni en Asie, ni en Amérique du sud, ni en Russie et ni même à la frontière de l’Europe (au Kosovo ou à Chypre) les peuples ne souhaitent abandonner ni leur identité ni leur culture. Le monde, sans l’Europe qui se dessine n’est pas un monde que le Globalitarisme occidental a remodelé à sa façon. C’est au contraire un monde qui se développe de plus en plus en dehors du modèle occidental, et en dehors de ses règles et de sa morale actuelle.

    La globalisation totalitaire ne passe pas que par la destruction des croyances, colonne vertébrale des peuples enracinés sur leur terre. Elle passe par la destruction corollaire des nations, et de toutes leurs identités, qu’elles soient ethniques, religieuses ou encore sexuelles… Nul besoin de révolution de couleur en France, le pouvoir est pour l’instant sous contrôle, mais les ferments sont la, sans doute juste « au cas où ». Quand a la république, elle est détruite par l’émergence de minorités plus revendicatives les unes que les autres, y compris sexuelles, mais haineuses envers une seule et même image : l’homme, surtout si c’est un bon père de famille catholique. A ce titre je trouve incroyable que les FEMEN aillent s’en prendre à des familles normales alors que la première chose qu’elle devrait faire devrait être de manifester contre la libération de l’épouse du pédophile Marc Dutroux, libérée malgré le fait qu’elle ait emmuré vivantes des fillettes pour les faire mourir de faim. On peut se poser la question suivante : serait il plus rentable (ou moins risqué ?) de défendre les homosexuels (« In Gay we Trust ») que des victimes de pédophiles ?

    Quel rapport avec les FEMEN me demanderont les lecteurs ? C’est simple, les FEMEN donnent clairement par leur rhétorique visuelle une idée des messages que l’organisation veut faire passer, ainsi que du modèle de la société souhaitée. Il y a d’abord évidemment le symbole black-blanc-beur, inévitable pour montrer l’image d’une France ouverte et métissée, un peu comme son équipe de football, qui témoigne des soit disant réussites de l’intégration. Il y a ensuite les messages subliminaux, anti-église et appelant par exemple à tuer le patriarche de l’église orthodoxe. J’aimerais beaucoup à ce titre voir des messages identiques à l’encontre du grand rabbin de Jérusalem ou des principaux Imams et observer les réactions de la presse Française pour tester son objectivité. De façon très étonnante, la rhétorique anti-russe (et anti-Poutine) est omniprésente dans cette affiche des FEMEN France, affiche qui pourrait du reste être utilisée tant au Brésil qu’en France ou en Afrique du sud. On discerne par exemple un message appelant à « la libération des Pussy Riot » ou encore un message dénonçant « Poutine le voleur », slogan des manifestations de l’hiver dernier en Russie pour tenter de déstabiliser le régime. Curieux non ?

    J’ai confié à une de mes lectrices de Paris que voir des femmes nues dans la rue n’était pas bon pour le moral du nombre croissant d’hommes frustrés aujourd’hui en France. Le risque est que paradoxalement la vision de magnifiques jeunes femmes slaves nues incitera sans doute malheureusement un nombre croissant d’hommes à aller chercher dans les rues de Kiev la chaleur qu’ils pourraient ne pas arriver à trouver à Paris ou Bruxelles. Les FEMEN sont ainsi assurées d’avoir de longues années d’existence devant elle ! Quand au message : « les femmes ne sont pas des objets », c’est un message difficile a rendre crédible lorsqu’on passe ses journées à montrer ses seins, ce qui tend à faire penser que l’on a surtout rien à dire. Je préfère ne pas imaginer que puissent êtres fondés les soupçons pesant sur l’une des FEMEN France, soupçonnée d’être une Escort Girl à Paris à ses heures perdues, en plus d’être une journaliste. Il n’y a certes pas de sous métier mais quel malheur pour la profession !

    Mais surtout on peut se demander pourquoi la loi n’est pas appliquée avec autant de fermeté que lorsqu’il faut dresser une contravention à une femme musulmane qui porte le voile intégral. Se promener nue en public est (selon l’article 222-32 du code pénal) pourtant puni d’un an d’emprisonnement et 1 200 euros d’amende. Faut il penser que la république est plus apte à réprimander une croyante qui porte le voile qu’une provocatrice d’extrême gauche anticléricale ?

    Alexandre Latsa http://www.voxnr.com

  • Repenser le patriotisme économique : Aux armes (économiques), citoyens ! (archive 2011)

    Aujourd'hui, la plupart des entreprises du CAC 40 sont des structures apatrides pour lesquelles la France n'est qu'un «site d'implantation » parmi d'autres, plus rarement un moyen de créer de la valeur ajoutée symbolique, en communiquant autour de la « french touch » ou du « luxe à la française ». Pour le reste, il n'y a plus, ou très peu, du point de vue industriel, de patriotisme économique. Mais est-ce là l'avenir ? Peut-être pas.
    Notre confrère L'Expansion vient de publier(1) un intéressant dossier consacré aux entreprises dites « les plus patriotes », agrémenté d'un palmarès. Qui trouve-ton au premier rang de ce prétendu « patriotisme économique » ? Bouygues, l'entreprise qui a largement accompagné l'immigration de peuplement en France et contribué ainsi à augmenter le chômage des Français de souche. Si patriotisme il y a donc, c'est que celui-ci ne se mesure plus qu'en impôts payés en France et en gains d'images apportés pour notre pays sur les marchés à l'export. Après tout, pourquoi pas ! Mais ne perdons pas de vue que le « patriotisme » de Bouygues n'est jamais qu'une conséquence subie de son activité, et non le moteur de celle-ci.
    Si l'on poursuit la lecture de ce dossier sur les « patriotes de l'économie », on y trouve des entreprises très variées : le groupe Ceci, qui va créer un millier d'emplois en Lorraine grâce à la construction de son Skylander, un bimoteur solide et bon marché; Eminence, qui va à nouveau produire des slips dans le Gard; les groupes Rossignol ou Le Coq sportif, qui commencent à relocaliser une partie de leur production en France ; Michelin, qui a recruté près d'un millier de travailleurs français en 2010, etc.
    Toutes ces entreprises n'ont pas grand-chose en commun, si ce n'est le fait d'être (re) devenues « patriotes ». Une raison et une seule à cela : c'était pour elles le meilleur choix économique. La question n'est donc pas de convaincre les entreprises de sacrifier leurs bénéfices sur l'autel de la patrie, mais de faire en sorte que leur implantation sur le sol national soit pour elles avantageuse.
    La multiplication des marques et labels de pays, comme la Marque Savoie, Produit en Bretagne, Fabriqué en Aveyron, les bières locales Lancelot ou Pietra, les Breizh Cola et Corsica Cola, les vêtements 64, les rates du Touquet et les bœufs dont l'origine est affichée chez le boucher, démontrent à l’envi que l'identité et la proximité peuvent être créatrices de valeur ajoutée et offrent la possibilité de rompre, partiellement du moins, avec la logique économique dominante. Et la ville de Strasbourg, en s'insurgeant contre la multiplication des produits « made in China » présents sur son célèbre marché de Noël, pourrait bien avoir donné des idées à d'autres...
    Pour autant, quelques entrepreneurs innovants et courageux ne font pas le printemps du patriotisme économique, car chaque matin qui passe, le réveil dans le grand marché mondial est de plus en plus brutal. La mondialisation des flux (économiques, financiers et humains) que nous avons largement contribué à mettre en place est en train de bénéficier... aux autres ! En Asie du Sud-Est, on rigole bien. Là-bas, pas de place pour la sinistrose. Là-bas, on surfe sur les vagues de la finance dérégulée et du yuan sous-évalué. Et quand les Chinois rachètent les dettes souveraines de la Grèce ou du Portugal, c'est l'Empire du Milieu qui se venge du jour où les Européens décidèrent d'ouvrir de force leurs ports au commerce mondial. Juste retour des choses.
    Une entreprise doit-elle être patriotique ?
    Pour nos grandes entreprises, dont la vocation est clairement internationale, le jeu est désormais faussé. Rappelons à ce titre que l'Europe est aujourd'hui le seul espace économique au monde qui refuse de se protéger. Et quand nos ouvriers se retrouvent confrontés au prolétariat sous-payé d'Asie ou du Maghreb, que nos produits subissent la concurrence déloyale des prix de production à la baisse ou sont copiés au détriment des droits de la propriété intellectuelle, c'est que nous avons un véritable problème que les politiciens - et non les entreprises - refusent d'évoquer au nom du dogme libre-échangiste.
    C'est pourtant à un retour du politique dans les affaires économiques qu'il faut œuvrer de toute urgence. Lui seul peut redéfinir les règles et fixer le cadre indispensable à une saine concurrence. Après tout, des lois coercitives encadrent bien la consommation de tabac et la vitesse au volant, pourquoi ne pas en faire usage pour juguler la puissance de la finance et la mondialisation sans frein des échanges marchands. C'est pourquoi la capitulation de nos élites politico-financières, face à ces enjeux, devient de plus en plus insupportable. «Délocalisons Pascal Lamy», comme l'exhortait Maurice Allais, peu avant de mourir.
    Il a peut-être été entendu. Car les mentalités évoluent. Quelques verrous psychologiques n'ont-ils pas commencé à sauter ? Songez à Mélenchon ou à Montebourg qui semblent découvrir la Lune en nous parlant de relocalisations et de protectionnisme.
    Valoriser la valeur ajoutée identitaire
    Afin de réconcilier notre souveraineté et notre génie innovateur, nos dirigeants seraient d'ailleurs bien inspirés d'entendre notre seul prix Nobel d'économie et d'identifier les secteurs stratégiques pour notre pays dans les années à venir. Notre réseau de transport reste l'un des meilleurs au monde, même s'il est souvent paralysé par les grèves et plombé par la dette de la SNCF à l'égard de Réseau Ferré de France. De même, nous sommes l'un des seuls pays au monde à être totalement autonome électriquement, de la production à la distribution, et pourtant, afin de gagner des parts de marchés, nos présidents, VRP de choc, bradent notre technologie nucléaire au prix d'insupportables transferts de technologie.
    Pareillement, nous avons beau figurer parmi les grands de l'automobile, certains de nos « responsables » estiment qu'il serait plus raisonnable pour nous d'acheter des Citroën fabriquées à 100 % en Chine, tout en gardant les bénéfices des stratégies marketing et de la R & D, ce qui, évidemment, n'a aucun sens sur le long terme.
    Des optimistes voient dans nos laboratoires et centres de recherches la clef du futur et s'imaginent, dans un esprit typiquement prométhéen, que nous parviendrons toujours à garder une longueur d'avance en matière technologique.
    C'est oublier que la matière grise est partout. S'il est vrai que, cumulées, 95 % des inventions humaines ont été européennes, la donne a aujourd'hui changé (le département du seul coréen Samsung fait travailler près de 40000 chercheurs, largement plus que notre CNRS !), sans compter que ce qui est d'ores et déjà honteusement copié et volé le sera plus encore demain, faute de réelles protections.
    D'autres optimistes parient sur la création exponentielle de nouveaux besoins, comme les services à la personne, lesquels seraient notre planche de salut, constituant une réserve d'emplois non délocalisables. Peut-être ! Mais pour créer ces armées d'aides ménagères, nous importerons une fois de plus un lumpenprolétariat étranger. Par ailleurs, tôt ou tard, en économie comme ailleurs, il faut bien atterrir, c'est-à-dire parler de création et d'échange de richesses réelles.
    Non, ce qu'il faut, c'est redonner du pouvoir aux échelons où se prennent les décisions : le national pour ce qu'il en reste, mais aussi et surtout le régional et l'européen. Les régions disposent de moyens importants et d'une identité qui crée de fait une « préférence régionale » spontanée. L'Europe s'est dotée d'une monnaie qu'elle pourrait utiliser comme une arme (comme le font les Américains et les Chinois) et d'institutions qui pourraient sans peine être repensées sur de nouvelles bases, en attendant qu'un sentiment d'appartenance plus fort, porté par la conscience de « l'ennemi principal », permette l'émergence d'un véritable « patriotisme économique ». Mais en amont de tout cela, il y a nous, consommateurs, citoyens et électeurs. Il est temps de se réveiller !
    Romain Lecap LE CHOC DU MOIS février 2011
    1) L’Expansion, n° 757, novembre 2010.

  • Auditions sur le mariage pour tous : une méthode contestée

    Source La Vie

    Les associations opposées au projet de loi sur le « mariage pour tous » contestent la méthode du rapporteur du projet, qui les auditionne à part.

    Jeudi 22 novembre 2012, à l’Assemblée nationale, se déroulaient en commission des lois les premières auditions des différentes associations autour du projet de loi sur le « mariage pour tous ». Le programme de la journée, disponible ici, scindait la journée en deux : une matinée consacrée à une table ronde de juristes, ouverte à la presse, et l’après-midi consacrée aux auditions de la Commission des lois, avec l’intervention de dix représentants d’associations ou de fédérations d’associations.

    Première surprise : la table ronde du matin, intitulée « L’approche juridique » est composée exclusivement de juristes favorables au projet de loi :

    Daniel Borillo, juriste et militant de longue date, qui souhaite faire disparaître la mention du sexe de tous les documents d’identité car, dit-il, « l’assignation obligatoire à l’un de deux sexes est, pour moi, plus grave que le mot «race» ».

    Laurence Brunet, juriste pour qui l’ouverture de l’insémination avec donneur pour les couples de femmes doit être légalisée. Robert Wintemute, avocat anglais qui avait attaqué la Grande-Bretagne devant la Cour européenne des droits de l’homme pour faire tomber la séparation entre union civile homosexuelle et mariage.

    Serge Portelli, vice-président du Tribunal de Grande Instance de Paris, qui a écrit un livre pour promouvoir le mariage pour tous. Et Caroline Mecary, militante à Europe Ecologie-Les Verts, avocate de la cause LGBT (Lesbiennes-Gays-Bi-Trans). Interrogé sur ce choix, Erwann Binet, le rapporteur PS du projet de loi, assume : « Ce n’était pas prévu, mais finalement c’est mieux de séparer les pour et les contre. J’ai demandé à Caroline Mecary de me donner des noms de juristes contre ce projet de loi, elle m’en a donné deux, qui n’étaient pas libres ». N’est-ce pas curieux de demander à une militante de choisir ses contradicteurs ?

    Pour lire l’articlehttp://www.lavie.fr/actualite/auditions-sur-le-mariage-pour-tous-une-methode-contestee-23-11-2012-33501_3.php

    http://fn28.wordpress.com/

  • Chômage: 45.400 nouveaux demandeurs d’emploi en octobre

     

    Une agence pôle emploi à Bègles.

    Une agence pôle emploi à Bègles. S. ORTOLA / 20 MINUTES

    Avec cette nouvelle hausse de 1,5%%, soit. 45.400 chômeurs supplémentaires entre fin septembre et fin octobre, le total de demandeurs d’emplois en catégorie A inscrits à Pôle emploi est désormais de 3 103 300 en France métropolitaine, soit une hausse de 10,6 % sur un an.

    4 870.000 chômeurs en catégories A, B et C

    Le nombre de demandeurs d’emploi qui ont exercé une activité réduite (catégorie B et C),  s’établit fin octobre à 1 483.700 en France métropolitaine. Les deux catégories ont progressé respectivement de 1,4% et 2,1% sur un mois

    Au total, les trois catégories A, B et C représentent donc 4 587.000  demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en France métropolitaine fin octobre (et 4 870.000 en incluant les DOM). Un nombre en hausse de 1,6% sur un mois (+71.500) et de 9,4% sur un an.

    Source : 20 minutes.fr  via http://fninfos.fr/

  • Gérard Pince : « Nous assistons à la disparition d'un monde »

    Essayiste, économiste et démographe, Gérard Pince vient de publier « Qui a tué Mamadou ? », un roman qui a pour thème l'immigration.

    Monde et Vie : Gérard Pince, est-il possible d'estimer l'importance de la population immigrée en France aujourd'hui ?
    Gérard Pince : On trouve les chiffres exacts de [la présence étrangère dans les documents de l'Inisee, qui en a d'ailleurs récemment consacré un aux immigrés et à leurs descendants. Selon les chiffres que fournit ce document, les immigrés de 'la première génération se comptent actuellement à peu près 5,5 millions, et les descendants d'immigrés - qui sont nés en France et le plus souvent acquièrent la nationalité française par le droit du sol - sont 6,7 millions.
    Au total, la présence d'origine étrangère (personnes nées à l'étranger ou de parents nés à l'étranger) représente environ 12 millions de personnes sur une population de 65 millions. Sur ces 12 millions, la population d'origine extra-européenne, c'est-à-dire extérieure à l'Union européenne, représenterait d'après les statistiques de l'Insee - qu'il faut « décortiquer », car il n'est pas aisé de s'y retrouver - 6,9 millions de personnes.

    Ces chiffres de l'Insee sont-ils fiables ?
    Je l'ignore, mais ce sont les seuls dont nous disposons et ce sont donc sur eux que je me suis appuyé pour évaluer le déficit engendré par ces populations dans les finances publiques nationales, de manière à éviter les controverses et les polémiques en me fondant sur des bases reconnues par tout le monde.

    À combien ce déficit s'élève-t-il ?
    70 milliards d'euros en 2009. C'est compréhensible, puisque les taux de chômage sont extrêmement importants et les recettes fiscales faibles. Ces populations consomment énormément des prestations sociales et contribuent assez peu en retour, par leur fiscalité, aux finances publiques.

    Pour quelles raisons continue-t-on alors à faire appel à l'immigration ? Qui y trouve intérêt ?
    À l'échelle internationale, la plupart des grands médias qui représentent le patronat - je pense par exemple à l'hebdomadaire anglais The Economist - répètent sans cesse que l'immigration est indispensable. Manifestement, cette propagande a un but économique, que l'on peut comprendre d'une certaine manière du point de vue de l'entreprise et qui consiste à essayer de ramener les salaires au niveau de ceux des pays émergents. Or, pour les ramener à ce niveau, il faut davantage d'offres de travail, donc davantage de migrants. Voilà pourquoi, alors que le chômage augmente, on nous explique paradoxalement qu'il faut faire venir toujours davantage d'immigrés.

    S'il s'agit de réduire les salaires, une logique non moins cynique ne voudrait-elle pas que les entreprises délocalisent pour produire moins cher à l'étranger, plutôt que d'importer de la main d'oeuvre ?
    Les deux attitudes sont complémentaires. Toutes les entreprises ne peuvent pas se délocaliser. Certaines, en particulier des entreprises industrielles, se délocalisent aisément, mais d'autres pas : une entreprise de distribution qui est en France et vend à des consommateurs français, par exemple, ne se délocalisera pas. De même, beaucoup d'entreprises de services qui sont exclusivement tournées vers le marché intérieur ne le font pas non plus, ne serait-ce que pour d'évidentes raisons géographiques. Les deux démarches, délocalisations et immigration, sont donc complémentaires et s'épaulent l'une l'autre.

    Ces intérêts économiques ne rejoignent-ils pas des intérêts politiques ? L'immigration représente aujourd'hui un vivier électoral...
    En effet, et il deviendra encore plus important si l'on donne le droit de vote aux élections locales aux étrangers. Cela concerne d'ailleurs aussi les élections nationales, puisque les élus locaux participent à l'élection des sénateurs... Or, lors des dernières élections présidentielles, les quartiers musulmans ont voté pour la gauche pratiquement à hauteur de 90 %. Donc, plus elle fera venir d'étrangers en leur donnant le droit de vote, plus elle sera assurée de conserver indéfiniment le pouvoir. Dans ces conditions, la démocratie et le suffrage universel n'ont plus aucun sens, puisqu'il suffit de remplacer la population pour changer complètement les résultats des élections. L'élection d'Obama en fournit un exemple encore plus récent : 70 % des latinos et 90 % des noirs ont voté pour lui. Ainsi, dans les sociétés multiethniques ou multiculturelles, les électeurs ne se déterminent pas à partir de choix politiques, mais à partir de choix ethniques. On en revient ainsi au tribalisme.

    J'en viens à votre livre, Qui a tué Mamadou ?(1). Vous êtes parti d'un fait divers pour créer cette histoire de montage politico-policier, visant à transformer l'assassinat d'un trafiquant de drogue malien en crime raciste. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?
    Il s'agit de mon troisième roman, après Le revenant de la forêt guyanaise, en 2010, et La proie du mal, en 2011(2). Compte tenu de l'actualité brûlante, j'ai voulu consacrer ce troisième roman au thème de l'immigration. Je me suis servi de l'ensemble des faits divers liés à l'immigration qui se sont récemment succédé - qu'il s'agisse de l'école, de l'hôpital, etc. - pour créer une intrigue qui montre ses conséquences sur la vie quotidienne des Français. Je raconte l'histoire d'une famille d'entrepreneurs, bourgeoise, qui, à la suite d'une série d'intrigues policières et politiques, se trouve entraînée dans une déchéance irrésistible. Cette déchéance préfigure celle de la France en général, c'est pourquoi j'ai intitulé les différentes parties de mon roman : la montée des périls, la drôle de guerre et la débâcle, afin de faire un rapprochement entre la situation que nous connaissons actuellement et la catastrophe survenue en 1940. Je montre que, finalement, nous assistons à la disparition d'un monde. Ce n'est certes pas un roman très optimiste, mais il est malheureusement lucide.
    Propos recueillis par Jean-Pierre Nomen monde & vie 10 novembre 2012
    1) Gérard Pince, Qui a tué Mamadou ? éd. Godefroy de Bouillon, 274 p, 29 €
    2 ) Ces deux titres, publiés aux éditions de L'Harmattan, peuvent être commandés sur Amazon.

  • "Notre Dame des Landes, criez pour nous" !

    Ainsi, l’aéroport du Grand Ouest annoncé par M. Ayrault pour les années prochaines voit sa construction retardée d’au moins six mois, « le temps de calmer les esprits » aux dires d’un gouvernement fort peu à l’aise sur ce dossier mal ficelé par son actuel premier ministre et ses amis, socialistes et vincistes de Loire-Atlantique

    En fait, ce n’est évidemment pas M. Ayrault (« Grisemine » pour les intimes) qui a pris cette décision d’arrêter les frais et de créer une « commission de dialogue », mais bien M. Hollande, furieux des images politiquement dévastatrices de canon à eau contre la manifestation nantaise, manifestation très « familiale » et ayant peu en commun, dans le style, avec les échauffourées de Notre-Dame-des-Landes : le président a compris que son gouvernement avait perdu la bataille de la communication et sans doute se dit-il que, désormais, il a un bien encombrant premier ministre ! Notre-Dame-des-Landes devient, et sans jeu de mots facile, un véritable calvaire pour un Pouvoir déjà débordé de tous les côtés par les mauvaises nouvelles, qu’elles soient économiques ou sociales, et ce malgré l’absence d’opposition crédible et organisée à sa politique.

    Dans ce naufrage, une autre victime : Delphine Batho, ministre de l’écologie et apologiste acharnée de la construction d’un aéroport pourtant si destructeur de l’environnement et si dangereux pour la qualité des eaux de toute la région nantaise, celle-là même qui, quelques heures avant la reculade, sans doute provisoire mais bien réelle, du Pouvoir socialiste signait une tribune pro-aéroport qui, au regard des tristes arguments avancés, la déconsidère à tout jamais aux yeux des défenseurs de l’environnement… Il va lui être difficile désormais d’apparaître comme une interlocutrice valable pour les associations écologistes ou environnementalistes alors que s’ouvrent ces jours prochains les discussions sur « la transition énergétique » ! Son image est durablement ternie et il est peu probable qu’elle puisse retrouver crédit près de l’opinion publique qui attendait d’elle, sans doute, un autre discours ou, au moins, une volonté de dialogue dont elle n’a guère fait montre en cette affaire. D’ailleurs, elle est aujourd’hui totalement ignorée des adversaires de l’aéroport et son ministère n’a aucune crédibilité ni visibilité aux yeux des Français.

    Dans la rame de métro qui me ramenait à Boulogne-Billancourt l’autre jour, une affichette parlait de « crash démocratique » à propos de « l’Ayrault-port » : à côté, une main facétieuse mais amie, avait inscrit « Notre-Dame-des-Landes, criez pour nous » et signé d’un sacré-cœur chouan cette formule originale… Il est vrai que, quand on voit les images du bocage promis à la destruction, on comprend mieux comment les Vendéens et les chouans de Bretagne et Mayenne ont pu livrer une guerre de partisans contre l’Etat républicain, ceux que l’on nommait alors « les Bleus », avec un certain succès même s’il ne fut que temporaire.

    Au milieu du bocage de Notre-Dame-des-Landes...

    La contestation actuelle, si elle se pare souvent –mais pas seulement, heureusement- des couleurs de l’anarchie ou d’une certaine extrême-gauche, se rapporte plus, néanmoins, à cette guérilla initiée par Charrette et par Cathelineau, ceux-là mêmes qui osèrent s’opposer à une République qui, aujourd’hui encore, n’a pas renoncé à se faire répressive pour arriver ses fins, fussent-elles économiquement et écologiquement absurdes ! Le bocage nantais reste bien risqué pour un gouvernement de la République, semble-t-il… et c’est tant mieux !

    http://nouvelle-chouannerie.com

  • L’UMP implose, le Système est en train de Mourir ? Vive la France !

    Nous avons souvent cité ici la formule heureuse de l’homme politique israélien Shimon Peres: « les sondages c’est comme le parfum, il faut les humer mais ne pas les boire ».Bref,  la photographie, plus ou moins floue qu’une enquête d’opinion donne à un instant donné,  doit être analysée avec le recul nécessaire. Selon celle réalisée par l’institut BVA et publiée cette semaine, il se trouverait encore 30% des Français, toutes tendances politiques confondues,  pour estimer que François Fillon - fort du prestige lié à ses fonctions d’ex Premier ministre ? - est actuellement le meilleur opposant à François Hollande. Il devancerait ainsi de 11 points Jean-François Copé, de 13 points  Jean-Luc Mélenchon, de  15 points Marine le Pen.

    Un  constat que ne partage pas forcément l’hebdomadaire conservateur Valeurs Actuelles (et ses lecteurs) qui titre dans son dernier numéro de ce jeudi -« Sarkozy reviens !Ils sont devenus fous… »- sur les raisons de l’échec  de l’UMP. Implosion en cours  illustrée par la série d’ultimatums que se sont lancés les deux clans hier,  celui de Copé refusant d’organiser un référendum sur un nouveau vote, celui de  Fillon persistant dans la volonté de créer un groupe parlementaire dissident.

    Rappelons que dans un entretien accordé à France Soir le 23 avril dernier, Bruno Gollnisch  prédisait  un éclatement de l’UMP en cas d’échec de Nicolas Sarkozy à la présidentielle -http://www.gollnisch.com/2012/04/23/bruno-gollnisch-si-sarkozy-est-battu-lump-ne-survivra-pas/.

    Dans ce chaos, les commentateurs sont  nombreux à prédire que les principaux bénéficiaires de cette crise seront le Front National et le nouveau parti centriste de  Jean-Louis Borloo, l’UDI. Les adhésions au FN ont en effet significativement progressé ces derniers jours. Elles émanent  non pas tant  d’(ex) adhérents de l’UMP –les désillusions, la colère  suscitées par cette guerre interne doivent être d’abord « digérées »   par  ces derniers – que de Français de « droite »  non encartés,  écœurés  par ce lamentable spectacle et qui comprennent que désormais l’alternative au socialo-mondialisme se trouve au Front National.

    Selon un sondage de l’institut CSA pour BFMTV publié aujourd’hui, beaucoup de nos compatriotes auraient intégré cette montée en puissance de la crédibilité de l’opposition nationale.  Interrogés pour savoir « à qui profite le plus la crise que traverse aujourd’hui l’UMP », 38% des sondés  ont mentionné le FN, très loin devant l’UDI (20%) et  le PS (17%). 25% des personnes interrogées sont sans opinion.

    Ce qui n’est pas étonnant puisque étude après étude, les commentateurs pointent la porosité grandissante des électeurs, des sympathisants de l’UMP avec de nombreuses  idées défendues par le Front National.

    L’étude menée par l‘Ifop du 6 au 8 novembre  et publiée  dans le  JDD le démontrait amplement : «  sur l’assistanat, les chômeurs, l’immigration ou l’islam, la convergence (entre électeurs FN et UMP, NDLR) est presque totaleFrédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop expliquait dans les colonnes de ce journal qu’ «Entre les sympathisants UMP et ceux du FN, il n’y a plus grand-chose.»

     Significativement, toujours selon ce sondage,  si 84% des sympathisants UMP et 97% des sympathisants FN pensent qu’il y a «trop d’immigrés en France»,  50% des sympathisants de droite souhaitent que l’UMP et le Front National passent des accords électoraux pour les élections locales (municipales, cantonales, régionales…).

     Lundi dernier sur « Le Plus », un blog hébergé par le Nouvel Obs, le contributeur « sympathisant d’extrême gauche » Philippe Sage expliquait sans grande originalité que  le « duel Copé – Fillon » ouvrait  «  un boulevard pour le Front National de Marine Le Pen. »

     Dans sa chronique, M. Sage rappelle  ce que disait  déjà il y a deux ans  le directeur général de la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol) ,  Dominique Reynié.

     « Dans une tribune publiée par le quotidien Le Monde en date du 3 août 2010, (M. Reynié) écrivait que la droite était menacée d’un séisme en 2012. « Soit une implosion de l’UMP, avec la renaissance d’un parti centriste plus fort qu’aujourd’hui, récupérant une partie des forces passées à l’UMP en 2002 (ce que nous observons avec, donc, l’UDI de Jean-Louis Borloo) et comme de bien entendu, un grand vainqueur, voire même le seul, j’ai nommé : le Front National. »

     « il prédisait, qu’une nouvelle poussée de l’extrême-droite scellerait ainsi le sort de l’UMP dans le cadre d’une recomposition ne lui permettant plus de concevoir son avenir autrement que comme une force parmi d’autres dans une coalition à laquelle le FN finirait par prendre une part active. »

     Même angoisse d’un « Alain Juppé, dimanche matin, sur Europe 1 :Si nous n’arrivons pas à rétablir la paix, la sérénité au sein du mouvement, nous risquons d’aller vers l’éclatement de l’UMP et qu’est-ce que ça veut dire ? Aux prochaines élections municipales, le parti qui arrivera en tête, c’est le Front National. »

    « Le drame dans cette histoire poursuit cet article, c’est que ni l’UMP, ni le PS, n’auront su trouver le bon positionnement (…) pour enrayer cette poussée de l’extrême-droite. Au passage, ce n’est pas spécifiquement français, puisqu’on observe le même phénomène, soit une montée du national-populisme dans toute l’Europe. Et si cette montée est possible, c’est parce que nos principaux responsables politiques manquent de courage, de volonté, de force, et oublient l’essentiel : faire preuve de pédagogie. »

    Au risque de décevoir ce « Philippe Sage  sympathisant d’extrême gauche » qui aimerait tant que les socialo-libéraux fassent preuve de pédagogie pour ramener le troupeau  dans le bercail euro mondialiste (l’extrême gauche n’est plus ce qu’elle était !), il se trompe lourdement.

    C’est justement , note Bruno Gollnisch,  cette pédagogie-propagande  cosmopolite, antinationale, faisant fi de la volonté des peuples et  assenée depuis des décennies qui est rejetée de plus en  plus en France comme dans le reste de l’Europe. Ce Système à bout de souffle  a été rattrapé par le  principe de réalité et il en meurt.  Les Français, les Européens exigent la vérité. Nous continuerons à la clamer.

    http://www.gollnisch.com/

  • L’hebdomadaire britannique “The Economist” menace la France

    Dans un dossier de 14 pages, l’hebdomadaire anglais prévoit une détérioration catastrophique de l’économie française et l’effondrement complet des titres publics de la République. Les spéculateurs ont ouvert le feu!

    Après avoir mis l’Espagne, la Grèce, le Portugal et l’Italie dos au mur, la finance anglo-saxonne a décidé, semble-t-il, de faire une nouvelle victime: la France.

    L’hebdomadaire anglais “The Economist” écrit sur quatorze pages que la “faiblesse cachée” de la seconde puissance économique du continent européen, après l’Allemagne, représente une véritable “bombe à retardement”, dont l’explosion se produira tôt ou tard, et provoquera à court terme des dommges sans mesure à toute l’Union Européenne et, par voie de conséquence, au système monétaire de l’euro.

    La couverture de l’hebdomadaire est éloquente: un faisceau d’horribles et immangeables pains de type “baguette”, devenus les très tristes symboles de la France à l’étranger, maintenus par un ruban tricolore comme s’il s’agissait de bâtons de dynamite... avec une mèche allumée: soit l’explosion programmée. Les articles et la couverture du magazine pourraient fort bien être pris à la légère, considérés comme une simple recherche de sensation journalistique. Mais “The Economist”, dans le passé, a souvent servi de prophète de malheur: indirectement, l’hebdo britannique avertissait, dans le plus pur style mafieux, les futures victimes de la finance anglo-saxonne. En règle générale, l’identité des futures victimes a toujours été annoncée à l’avance... En fait, “The Economist” est une des deux voix officielles des spéculateurs de la City. Comme le quotidien “Financial Times”, cet hebdo fait partie du groupe éditorial Pearson qui, depuis une bonne dizaine d’années, mène campagne contre l’Union Européenne et surtout contre son système monétaire centré sur l’euro, monnaie unique considérée comme une dangereuse concurrente du dollar en tant que devise de référence et d’échange dans les transactions internationales. Si l’euro se donne dès aujourd’hui un rôle plus important, il deviendra bien vite supérieur au dollar et mettra sérieusement en péril non seulement Wall Street et le billet vert mais aussi la livre Sterling et la place financière de la City par laquelle transitent de 70% à 75% des opérations sur titres émis en euro.

    Dans ce jeu, bien mis au point par la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, nous découvrons une stratégie reposant sur le principe tactique de “marcher divisés pour frapper à l’unisson”. “The Economist” et le “Financial Times”, tout comme le “Wall Street Journal” de New York, ont la prétention d’être les “consciences critiques” et autonomes du capitalisme international. Leur voix se prétend “libre et indépendante”, selon un principe très britannique se voulant “objectif”, où les textes sont soi-disant pondus “en séparant bien les faits des opinions”. En réalité, cette prétention à l’objectivité totale permet de déployer une authentique mystification parce qu’il n’existe aucun texte au monde qui ne reflète pas les idées de celui ou celle qui l’a écrit. Donc, pour éviter que l’on accuse ses articles de “subjectivisme”, “The Economist” ne publie que des textes non signés. L’article apparaît donc comme l’oeuvre d’une équipe, qui a confronté ses points de vue pour aboutir à une objectivité crédible, et non comme l’oeuvre d’un journaliste ou d’un économiste que l’on pourrait situer et considérer comme “subjectif”.

    La France serait donc “une bombe à retardement au coeur de l’Europe”, selon la couverture même d’un récent numéro de “The Economist” qui part du principe qu’un Président socialiste comme François Hollande ne pourra que faire augmenter les dépenses publiques, induisant par là même un déséquilibre fort négatif des comptes de la République. La dette publique et le déficit iront de mal en pire; l’écart entre les bons du trésor et le “Bund” allemand augmentera et l’euro, de ce fait, encaissera un coup des plus durs qui l’abattera définitivement. Voilà le scénario prévu par “The Economist”.

    On a donc décidé à Londres de s’attaquer à la France, ce qui signifie, en clair, qu’une guerre économico-financière vient de commencer, une guerre qui ne connaîtra peut-être pas de vainqueurs mais qui connaîtra, c’est sûr et certain, un vaincu: l’Europe. Au départ, “The Economist”, qui ne fait jamais une grande différence entre socialistes, d’une part, et libéraux ou démocrates chrétiens, d’autre part, quand il s’agit de juger les forces politiques majoritaires du continent européen, n’avait pas émis de jugements négatifs sur Hollande, au moment de sa victoire électorale contre Sarközy, parce que le nouvau président socialiste avait réclamé une politique économique différente en Europe et avait ainsi apporté quelques lézardes dans la ligne rigoriste du traditionnel front franco-allemand. En fait, Paris avait commencé à faire pression pour que l’on aide les pays en difficulté du Sud de l’Europe et pour que l’on adopte tout de suite un Fond permanent de sauvetage des Etats.

    Hollande réclamait peut-être une autre politique mais elle était, elle aussi, décisionniste. Hollande pouvait se le permettre parce que l’Etat des comptes publics de la France était relativement bon et parce que les mesures de politique économique décidées par le nouveau pouvoir présidentiel socialiste permettaient à terme de récupérer 10 milliards d’euro en mesures d’austérité et 20 milliards en taxes diverses: ce train de mesures devait limiter l’augmentation de la dette à 91% à peine du PIB. Cette stabilisation aurait été possible malgré le fait que la récession s’est lourdement fait sentir en France, frappant une économie qui, comme en Italie, repose pour l’essentiel sur des petites et moyennes entreprises. Ensuite, Hollande a opté pour l’augmentation des taxes sur les entreprises, sur les dividendes et les revenus supérieurs à un million d’euro (75%). Toutes ces mesures déplaisent profondément aux ultra-libéraux anglo-saxons.

    À Londres, on craint — ou peut-être espère-t-on ? — que les mesures sociales, qu’Hollande serait éventuellement amené à prendre, feraient rapidement empirer la situation, le Président socialiste ne voulant rien céder de la souveraineté de la France à l’UE, ni sur le plan politique ni sur les plans économique et bancaire. Dans ce cas, avertit et menace “The Economist”, la France finira par perdre la confiance des investisseurs et de l’Allemagne. Du reste, rappelle l’hebdomadaire anglais, plusieurs pays de la zone euro ont été bien obligés de prendre acte de la position des marchés, qui tourne souvent, et très vite, à l’hostilité. La crise des titres publics français pourrait dès lors survenir dès l’année 2013. Dans le chef de “The Economist”, c’est là une menace, dans le plus pur style mafieux.

    Filippo GHIRA.
    ( f.ghira@rinascita.eu ; article paru dans “Rinascita”, Rome, 20 novembre 2012; http://rinascita.eu/ ).

  • Les vérités de Gérard Jugnot sur Hollande, Mélenchon, la culture, les subventions, France 3…

    ou là

    http://youtu.be/-dWkbk1lBUM

    Par le 28 nov, 2012
    Interrogé lundi par la Radio suisse romande, Gérard Jugnot se lâche la politique fiscale de François Hollande (« Je fais partie de ces gens qui morflent parce que je suis aisé (…) Je ne trouve pas ça très efficace. (…) Je crois et j’espère qu’il va redevenir social-démocrate. »), Jean-Luc Mélenchon (« un mec dangereux »), la culture (« de gauche depuis De Gaulle »), les médias de l’État (« France 3 a toujours été communiste, (…) si on n’avait pas la carte du PC, on ne passait pas à France 3… ») et s’en prend aux subventions. Tout cela, « je peux le dire en Suisse, pas en France », regrette l’acteur, réalisateur, scénariste et producteur français.

    http://www.ndf.fr/poing-de-vue/28-11-2012/les-verites-de-gerard-jugnot-sur-hollande-melenchon-la-culture-les-subventions-france-3

    http://francaisdefrance.wordpress.com/

  • Marion Maréchal Le Pen revendique 600 adhésions par jour (Vidéo + MàJ sondage BFM)


    La crise UMP profite au FN, selon une majorité de Français

    38% des Français considèrent que la crise qui secoue l’UMP profite majoritairement au Front national, selon un sondage CSA pour BFMTV.



    Marion Maréchal Le Pen, députée FN du Vaucluse, a assuré jeudi sur LCI qu’il y avait, avec la crise à l’UMP, une « explosion » des adhésions à son parti, au nombre de « 600 par jour ». Interrogée sur les déchirements au sein du principal parti d’opposition, la benjamine de l’Assemblée nationale les a jugé « inévitables », eu égard à « une fracture idéologique et une fracture des ego ». « Ce n’est plus tenable », a-t-elle dit. [...]

    Europe 1  http://www.fdesouche.com