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France et politique française - Page 5124

  • « Le procès de l’Europe » de Jean-François Mattéi, par Pierre de Meuse

    Jean-François Mattéi nous a donné il y a déjà trente mois un nouveau sujet de réflexion avec un livre intitulé « le procès de l’Europe ». La lecture de cet ouvrage est, comme toujours, pleine d’enseignements et même dispensatrice de plaisir. Jamais, en effet, on n’y trouve d’austères périodes, ni surtout de langage obscur ou ampoulé comme malheureusement de nombreux philosophes nous en infligent trop souvent le déchiffrement. Non, Mattéi parle en clair, dans un français hellénique, nous donnant sans cesse à penser avec le jeu des étymologies, un exercice que nous ont transmis les grecs, et qui révèle le sens des mots cachés sous l’acception commune. Parler avec élégance et naturel des choses graves et essentielles est le propre des grands esprits. Ils ne sont pas très nombreux par les temps qui courent. A l’érudition et la clarté, Mattéi ajoute le courage, puisque le sujet de son livre est  la culpabilisation de l’Europe et sa mise en accusation par la pensée dominante. A-t-on le droit de vouloir que l’Europe soit autre chose qu’un marché ou une expression géographique ? Peut-on être fier de son identité européenne alors que tant de penseurs, de Julien Benda à Bédarida, en passant par Frantz Fanon, pointent du doigt les crimes qui jalonnent l’Histoire de notre vieux continent, simple excroissance à l’extrémité de l’Asie ? Mattéi, non seulement se refuse à plaider coupable, mais réclame le non-lieu.  

    Avec sa connaissance exceptionnelle de la philosophie, notamment celle de Platon, mais aussi des sciences et de la musique, le philosophe montre comment la connaissance et la mesure du monde ont été possibles, non seulement par l’expérience de la main, comme l’ont fait toutes les cultures humaines, mais par deux inventions des grecs : la logique et l’abstraction, qui procèdent par généralisation et progression dialectique. Ainsi les Européens ont accumulé des inventions permettant de dominer la nature comme personne ne l’avait fait avant eux. Grâce à eux, selon Mattéi, le monde est devenu intelligible. De sorte qu’aujourd’hui, s’il existe encore des sciences et desmusiques propres à certaines cultures, personne ne conteste que LA science et LA musique sont celles que les Européens ont conçues. Les fils de l’Europe ont créé un modèle universel de la raison et l’ont offert à l’humanité. Leur société, ouverte sur les autres et sur l’extérieur, a permis l’invention de l’humanisme. En effet, c’est l’Europe et l’Europe seule, éclairée par la pensée grecque et le christianisme, qui a imaginé que l’homme, l’homme en soi, pouvait exister. Et Mattéi d’égrener les étapes de cette naissance : de la Magna Carta à la controverse de Valladolid et aux bills of Rights, jusqu’à la déclaration des Droits de l’homme de 1948.

    Bien sûr, l’Europe a déraciné des cultures, au cours de ses conquêtes, mais elle ne fut pas la seule à le faire, ce qui est indiscutable, car toutes les cultures ont prospéré sur la ruine de celles qu’elles avaient dominées. De plus, ces cultures ne pouvaient pas survivre à  l’irruption d’une abstraction qu’elles n’étaient pas en mesure d’assimiler : « La vie de l’anthropologie européenne signe, quoi qu’on fasse, la mort des cultures indigènes. La voix de la nature s’éteint quand les signes de l’écriture apparaissent : le monde ne résiste pas à la prise du concept » (p.91). D’autre part, l'auteur estime que beaucoup ne méritaient pas de se perpétuer, à cause de leur cruauté ou leur brutalité, comme les Aztèques ou les Incas. Mattéi écarte donc l’accusation, qu’elle concerne la colonisation ou la traite, dont il souligne que ce n’est pas l’Europe qui a inventé l’esclavage, mais que c’est elle qui l’a aboli. Enfin, il montre que c’est aussi l’Europe qui a fait des autres cultures les objets d’un regard neutre et attentif, grâce à la distanciation, le « regard éloigné » dont parle Lévi-Strauss. A mesure que les langues et les légendes des pays conquis disparaissaient, les savants, plus tard les ethnologues les recueillaient pieusement et même amicalement.                                              

    Reste la question ultime, et la seule à notre avis, qui mérite qu’on la pose, car elle concerne notre survie : nous reste-t-il, à nous Européens, une identité qui nous soit propre ? Pouvons-nous espérer transmettre à nos enfants quelque chose qui n’appartienne à personne d’autre qu’à nous ? Mattéi répond, formellement oui, mais son argumentation attend encore quelques précisions pour être vraiment convaincante.  

    Le philosophe passe en revue les critiques de ceux qui refusent d’admettre que l’Europe possède une identité exprimée par une culture propre, qui la distinguerait radicalement des autres cultures. Ainsi, il donne l’exemple d’Alain Badiou, pour qui « l’Europe vide ou évide la pensée », Denis Guenoun : « le vide est son avenir positif » ; Ulrich Beck : « vacuité substantielle et ouverture absolue ». En bref, tous proclament que l’identité de l’Europe est impossible et que le seul destin de l’Europe est de devenir étranger à soi. On pense immanquablement à Lévi-Strauss qui se demandait ironiquement « comment nous métisser nous-mêmes ? ». Citant  Pierre Manent, Mattéi constate la permanence et la nocivité de cet interdit jeté sur l’identité de l’Europe.   

    Pourtant, on ne peut pas vouloir une chose et son contraire. Si, comme le dit Mattéi, « la raison européenne s’est toujours identifiée à son ouverture vers l’Universel » (p.182), si la culture européenne n’est pas une culture mais une métaculture, alors elles ne nous appartiennent pas, et c’est à bon droit que les philosophes précités, quelle que soit parfois leur médiocrité, nous emprisonnent dans nos promesses inconsidérées. Si l’Europe est une Idée offerte aux autres hommes, de quel droit voulons nous l’accaparer dans notre chair ? En somme, le modèle universel de la rationalité peut il encore avoir une identité ? L’universalité du droit édifiée sur les modèles des Lumières est-elle compatible avec l’affirmation de ce qui nous est propre ? Et pour finir : peut-on encore se considérer comme une culture si l’on s’affirme comme une « culture supérieure », surtout si cette affirmation est acceptée par les autres cultures ? Les historiens savent que le peuple qui impose sa vision à l’empire qu’il a conquis perd toujours son particularisme.  

    Afin de répondre à cette question restée sans réponse valable, quelle que soit la forme sous laquelle on l’énonce, il convient de se demander si l’Europe ne s’est pas empoisonnée avec ses propres concepts. Elle a, nous dit l’auteur, créé le modèle d’une « société ouverte ». Peut-être trop ouverte, au point de détruire toutes les légitimes différences ? Elle a, poursuit-il, osé l’ouverture à l’ « homme ». Mais qu’est-ce que l’homme ? Croit-on qu’après avoir fabriqué un tel concept, il va rester sagement limité aux passions humaines communes, à la littérature ou aux fins dernières ? Et laisser intacts traditions, langues, religions et particularismes ? Et les Droits de l’Homme dont le Pape Pie IX disait qu’ils étaient « une monstruosité », non pas parce qu’ils sont des droits, mais parce qu’ils se prétendent attachés à l’homme. Souvenons nous enfin de ce fameux quolibet de Maistre : « l’homme, je ne l’ai jamais rencontré ! » 

    Osons nous demander, en espérant que notre éminent ami ne nous en tiendra pas rigueur, s’il ne conviendrait pas, au lieu d’accepter sans réserve tout l’héritage accumulé depuis l’École  de Salamanque jusqu’aux Lumières, de faire sécession de cette Europe mentale, incompatible avec notre survie, et de nous demander à quel moment les choses ont commencé à déraper. Une telle démarche nous permettrait, comme disent les juristes, d’accepter la succession « sous bénéfice d’inventaire ». Après tout avons-nous toutes les raisons de nous glorifier de notre cadeau de la raison universelle offert au monde ? Le voyageur peut constater aisément en visitant les pays de tous les continents,  que  le monde s’enlaidit à mesure et à proportion de son européanisation. C’est le visage hideux de la modernité, certes, mais comme le montre Mattéi, c’est notre œuvre.                      

    Or, de Vico à Herder, à Maistre, Donoso Cortès et Spengler, nombreux furent les penseurs qui contestèrent et rejetèrent « l’idée d’une intelligibilité qui régirait aussi bien le monde que l’homme », refusèrent «  l’idée de raison universelle » et espérèrent « en finir avec l’idée linéaire menant l’humanité vers le progrès » (p.121). Avaient-ils tort, ou n’étaient-ils pas européens ?  

    Osons aussi regretter que notre Europe contemporaine n’ait pas conservé comme les grecs classiques, à côté de leur philosophie, une poésie épique, qui façonnait les esprits et les volontés vers les vertus vitales. Osons déplorer encore que notre société ait perdu le sens du tragique, dont Mattéi nous dit qu’il « s’enracine dans le théâtre des Grecs plus que dans leur philosophie », ajoutant que «  c’est toujours cette dernière qui donne le la ».  

    N’allons pas jusqu’à souhaiter, comme Platon qui exigeait que les poètes restassent en dehors de la cité, réserver le même sort aux philosophes, afin que l’Europe, telle Ulysse « abandonne son nom de « Personne », Ουτις, lorsque le fils de Laërte aura retrouvé, avec la terre natale, son identité (p.93). 


    Jean-François Mattéi, Procès de l’Europe, Grandeur et misère de la culture européenne, PUF, 22 €, 264 p.

  • Boxing day à Florange

    Les quatre cents kilomètres à la mer pénalisent les deux haut-fourneaux de Hayange, dit-on au siège d'ArcelorMittal. Avant de poursuivre, précisons que Florange n'est que l'adresse des bureaux du site sidérurgique contesté, qui s'étire dans la vallée de la Fensch, au nord de Metz, sur un maillage ferroviaire privé exploitant 250 kilomètres de voies. Sur ce site intégré, on va du magma à la canette à boisson en partant du coke fabriqué à Serémange et du minerai aggloméré à Rombas vers les hauts-fourneaux de Hayange, qui coulent la fonte pour l'aciérie de Serémange-Erzange. Les brames passent aux laminoirs à chaud puis à froid, écrouissage, étamage à Ebange. Depuis l'arrêt de la phase liquide les brames viennent de Dunkerque, mais l'excellence est dans le train à froid dont ArcelorMittal ne veut se séparer car l'outil, qui livre entre autres les constructeurs automobiles allemands, est réputé pour sa qualité.
    Ainsi que l'expliquait Serge Fuss de la CFDT après l'arrêt technique du second haut-fourneau, l'intégration complète du process, phase liquide et laminage à froid, est « un grand atout économique, car cela nous permet, par exemple, d’utiliser les gaz des hauts-fourneaux et de l’aciérie pour faire fonctionner les laminoirs. La sidérurgie est très haute émettrice de gaz à effet de serre, mais chez nous, le bilan carbone est beaucoup plus favorable qu’ailleurs : peu de transports, hormis le minerai qui arrive par voie fluviale, les expéditions qui partent par le même chemin ou par la voie ferrée, et des hauts-fourneaux qui polluent presque deux fois moins que nos concurrents, car nous maîtrisons l’injection de poussières de charbon qui freine la formation de gaz carbonique ».
    Et d'autres mettent en avant que la clientèle des produits finis est à proximité, voire sur place à Florange même comme Tata-Steel Rail et Thyssen-Krupp Presta, et que la distance moindre des bassins industriels de transformation en aval amortit quand même un peu le coût d'approche des matières premières apportées de la mer.
    Deux rapports ont conclu à la viabilité du site intégré : l'un officiel, établi par une commission ad hoc dirigée par M. Pascal Faure fut remis en juillet dernier au gouvernement qui semble-t-il ne l'a pas lu, sauf M. Montebourg ; l'autre, interne, déniché récemment par les syndicats, est réfuté par la direction financière de la firme qui n'aurait pas chargé la mule de tous les coûts induits qu'elle doit porter. Il y a pour le moins un gros doute. Le rapport Faure devrait être passé au crible d'un expert, un sidérurgiste (Francis Mer à tout hasard, ancien patron d'Usinor-Sacilor et ministre des finances de Jacques Chirac), sur la base des calculs faits par ArcelorMittal dans le deuxième rapport. Ce serait plus logique que de continuer la partie de poker-menteur entre MM. Mittal et Ayrault où l'on sait d'avance qui ramassera le pot.

    On pourrait alors poser une question toute simple : pourquoi ArcelorMittal persiste-t-il à vouloir garder la cokerie de Serémange afin de fournir les hauts-fourneaux de Dunkerque qui retourneront les brames ainsi coulées aux laminoirs d'Ebange ? C'est son affaire, me direz-vous ! Mais vous tirez sur 400km le charbon primaire puis sur 400km le coke en retour et sur 400km ensuite les brames dans l'autre sens, détruisant l'économie de l'alternative. A moins que de stopper les deux hauts-fourneaux de Hayange ne sécurise l'importation de brames russes qui en 2011 arrivaient par vingt mille tonnes/mois !
    Si après les deux rapports précités, il était confirmé pour la troisième fois par cette contre-expertise que le site intégré de Florange est viable économiquement, il serait alors temps de bloquer le dépeçage indien et d'exproprier l'opérateur « mondial », par tous moyens légaux, afin de conserver autant que faire se peut les bases industrielles lourdes qui nous restent, car c'est de la destruction de notre industrie dont on parle et pas que de six cents emplois.
    L'affaire est éminemment politique, au sens noble. Elle devrait enthousiasmer un pouvoir socialiste ayant une affection particulière pour les masses laborieuses et démocratiques. Pas du tout. Eblouis, un peu jaloux, mais si contents d'approcher la Fortune, nos apparatchiks de province se sont laisser hypnotiser par Kaa le python du Livre de la Jungle ! Et pour apaiser les syndicats ahuris ils ont nommé le sous-préfet de Thionville(sic) "contrôleur" du développement des nouveaux processus sidérurgiques à très basses émissions de carbone (ULCOS en anglais) !

    Florange est, bien plus que Notre-Dame-des-Landes, le dossier risqué pour le pouvoir socialiste, parce qu'en matière de sidérurgie la vérité dérive au sein d'un marché libre impossible à maîtriser depuis Paris. Une seule voie, passer le projet à des professionnels de la filière aussitôt l'expropriation décidée.
    L'absence criante de politique industrielle dont le ministère du Redressement productif n'est que l'alibi détesté, l'entêtement puéril d'un premier ministre robotique dépassé par les enjeux, la défiance des élus de terrain devant cette mollesse des chefs au premier choc sérieux, la liquéfaction continue de notre industrie et d'emplois non remplacés, tout concourt à lever un fort mécontentement dans le populaire qui peut emporter le gouvernement et ruiner la cohésion parlementaire. Mais la sidérurgie française vivra, faudrait-il passer sur le ventre du capital vagabond, parce qu'elle est la base même de notre renaissance !

    http://royalartillerie.blogspot.fr/

  • Ecoracialisme (2) -/ Un homme, une femme ; un homme/femme, une femme/homme

    Frédéric Malaval, auteur du livre Ecoracialisme, non encore paru en édition, nous propose en exclusivité et sur un mode distrayant son deuxième extrait, choisi parce qu'il aborde la vision sociologique des différences homme/femme, et notamment la singularité homosexuelle. Le thème est parfaitement d'actualité.
    Polémia
     

    Un homme, une femme – un homme/femme, une femme/homme

    Dans un ouvrage devenu très populaire Pourquoi les hommes n'écoutent jamais rien et les femmes ne savent pas lire les cartes routières, Barbara et Allan Pease ont résumé les principales différences de comportement entre hommes et femmes. L'ambiance est résolument sociobiologiste. La vie de tous les jours apporte son lot d'incompréhensions entre hommes et femmes, mais ces différences avérées ne sont que le résultat d'adaptation comportementale afin d'optimiser les chances de survie collective. Il en est ainsi des différences à l'origine du titre de l'ouvrage. Etayé par une multitude de références à des travaux scientifiques, le ton est franchement humoristique car chacun s'identifie facilement à telle ou telle situation décrite.

    Ainsi, pour la femme, c'est l'incompréhension lorsque son homme cherche désespérément sa cravate dans la penderie, alors que ladite cravate se trouve juste sous ses yeux. Idem pour l'homme retournant tout le frigo pour y trouver le beurre, qui pourtant est bien en évidence, et ainsi de suite. Ce qui est évident pour la femme ne l'est pas pour l'homme. L'explication fournie est que les hommes et les femmes ont une vision qui fonctionne différemment. Les dames sont capables d’appréhender tout ce qui les entoure d’un simple coup d’œil. Leurs yeux captent le moindre détail dans un angle d’au moins 45 degrés. Il leur semble alors naturel qu’il en soit de même pour les hommes. Ce n'est pas le cas. L'homme voit moins de détails mais voit plus large, plus loin, et le mouvement.

    Ces différences sont le fruit d'un processus évolutif dont nos stéréotypes sont l'aboutissement. A l’époque des sociétés primitives, les rôles de chaque sexe étaient clairement définis. Chacun savait ce qu’il avait à faire : les hommes chassaient et guerroyaient ; les femmes restaient au village, élevaient les enfants, cueillaient.

    La chasse est une tâche qui nécessite de pouvoir s’orienter sur de longues distances, anticiper là où la proie sera, la repérer de loin, la cibler alors qu’elle bouge. C’est pourquoi les hommes ont développé une vision en tunnel. Ils sont capables de se focaliser sur un point précis à une longue distance et sont naturellement doués pour anticiper, évaluer les distances et les trajectoires. Quoi de plus énervant de savoir trop tard qu’il fallait tourner… à droite, n’est-ce pas messieurs !

    Les femmes, de leur côté, étaient responsables de la maternité. Les compétences nécessaires pour mener à bien ces missions sont complètement différentes de celles exercées par les hommes. C’est pourquoi les femmes ont développé une vision périphérique capable de les informer sur les changements infimes de leur lieu de vie, et une faculté à décoder les émotions et à lire le langage corporel. A courte distance, les hommes sont aveugles. Quand une femme cherche le beurre dans le réfrigérateur, elle n’a qu’à jeter un coup d’œil. Sa vision périphérique lui permet de détecter instantanément ce qu’elle cherche. Mais pour un homme, il lui faut balayer chaque centimètre carré de l’intérieur du frigo jusqu’à ce que sa vision en tunnel se pose exactement dessus.

    Une multitude de différences avérées sont compréhensibles dans le prisme sociobiologiste. C'est ainsi qu'est expliquée l'homosexualité tant masculine que féminine. A priori, cela ne favorise pas la pérennité de la lignée. Toutes les religions de la Modernité (judaïsme, christianisme, islam) la condamnent. Pourtant, alors qu'elle est combattue depuis plus de 2.000 ans, il y a toujours des homosexuels. Les auteurs du livre mentionné affirment que cela concerne potentiellement 10 à 20% des hommes et des femmes. La justification est à envisager sur plus de 40.000 ans. Pendant les 38.000 années qui ont précédé l'ère chrétienne et la condamnation de l'homosexualité, les femmes restaient seules pendant que les hommes chassaient. En favorisant le maintien de gènes à l'origine de comportements homosexuels, donc castrant le processus reproductif, cela permettait de disposer dans la communauté, d’une part, de femmes avec des cerveaux d'homme ayant donc des attitudes masculines et, d’autre part, d’hommes avec des cerveaux de femme, donc féminins, mais avec une musculature masculine. En outre, les hommes/femmes n ‘étaient pas perçus comme une menace sexuelle par les hommes/hommes obligés de laisser leurs femmes/femmes quand ils partaient chasser ou guerroyer. Les hommes/femmes ne tentaient pas de les féconder. Quant aux femmes/hommes, malgré leur virilité sociale, elles ne pouvaient pas féconder les femmes/femmes.

    Ainsi, ces « anomalies » se révèlent être un atout quand les hommes/hommes sont absents. Pas assez virils ou pas assez forts pour chasser, les homosexuels, hommes ou femmes, restent au village et assurent de fait une protection aux femmes/femmes dont la vocation essentielle est de faire et d'élever des enfants. Or, ce n'est pas la condition idéale pour combattre un agresseur, quel qu'il soit. La Nature ayant la vie dure, malgré les persécutions, le gène de l'homosexualité a traversé les temps modernes car il est un facteur de survie pour la lignée dont il est partie. Dans une perspective sociobiologique, le maintien de ce gène, a priori contre-nature, confère à la lignée qui le porte un avantage en disposant d'êtres de troisième sexe susceptibles de se sacrifier pour protéger les mères et leurs enfants. Ce troisième sexe dont la Modernité a nié la fonction sociale désigne ces individus considérés comme n'étant ni homme ni femme. Les Grecs (antiques) admettaient la réalité de ce troisième sexe. La Modernité l’a niée. Aujourd’hui, le contexte lui est plus favorable. Ainsi, la sociobiologie fournit une explication cohérente sur le maintien d'un gène associé à une fonction sociale déterminante pour la survie du génome alors que sa pérennité biologique est fragilisée par sa vocation.

    Frédéric Malaval
    Ecoracialisme (2) -/ Un homme, une femme – un homme/femme, une femme/homme
    17/12/2012
    A suivre

    Voir :Ecoracialisme (1) -/ Introduction

    Correspondance Polémia – 26/12/2012

  • L'immigration, problème social n° 1

    De tous nos problèmes sociaux, l'un des principaux est actuellement, qu'on le veuille ou non, celui de l'immigration africaine. Ces immigrés nous arrivent de plus en plus nombreux, de façon plus ou moins régulière. La plupart d'entre ces malheureux s'entassent dans les logements improvisés et insalubres que leur louent de misérables « marchands de sommeil » et où ils sont la proie de maladies qu'on croyait éradiquées, d'où, en plusieurs régions, des hôpitaux engorgés. Beaucoup trouvent à s'employer illégalement, parfois dans des conditions indignes, perturbant par surcroît le monde du travail ; et ceux qui n'y parviennent pas ou s'y refusent dépendent d'assistances diverses dans le meilleur des cas, d'où le déficit accru des régimes sociaux ; ou bien ils survivent autrement, d'où des prisons surpeuplées. Dans nombre d'établissements scolaires, leurs enfants abaissent les niveaux, accroissent la violence et les incivilités, accentuant le développement de l'enseignement privé. Ils offrent aussi un terreau propice aux réseaux d'islamistes fanatiques dont certains versent dans le terrorisme.

    On notera au passage que souvent ceux qui ne s'alarment pas de cette immigration grandissante et s'y résignent appelaient naguère à repousser le projet de Constitution européenne au prétexte qu'elle risquait de provoquer une excessive immigration venue de l'Est. Que n'a-t-on entendu sur la menace du « plombier polonais » !

    Les démagogues et les utopistes nient l'importance de ce problème social, et ceux de nos responsables qui tentent de l'affronter, même le plus humainement, le plus timidement possible, se heurtent à des oppositions diverses qui les freinent, voire les paralysent. Ainsi, à l'initiative du ministre de l'Intérieur, un projet de loi sur l'immigration, bien modeste, va prochainement venir en débat à l'Assemblée nationale et déjà les critiques fusent. Dans le discours qu'il a prononcé à Nîmes le 9 mai dernier Nicolas Sarkozy l'avait pourtant ainsi justifié :

    « Je veux faire entrer dans la loi le principe de l'immigration choisie parce que je ne crois pas à l'immigration zéro, qui est contraire à notre intérêt national, et parce que je ne crois pas non plus que notre idéal d'une nation fraternelle puisse résister encore longtemps à la pression croissante d'une immigration subie, non maîtrisée. »

    C'est l'évidence, et c'est un minimum. Mais c'est encore trop et même Ségolène Royal, qui sur d'autres sujets tient souvent un langage de raison, s'est exclamée dans son discours-programme du 20 août à Frangy-en-Bresse :

    « Voyez ce qu'organise le ministre de l'Intérieur, l' « immigration choisie ». Mais qu'est-ce que cela veut dire ? On irait piller la matière grise de ces pays après avoir pillé pendant des années et des années leurs matières premières en tant que pays colonisés ? Mais c'est insupportable ! »

    Cela semble signifier que nous pouvons accueillir les immigrés sans formation et devons refuser ceux qui voudraient exercer chez nous les qualifications qu'ils ont acquises mais ne le veulent ou ne le peuvent pas chez eux. C'est absurde.

    De même Nicolas Sarkozy a-t-il raison de vouloir rapatrier les immigrés clandestins que des passeurs sans scrupules avaient persuadés qu'ils trouveraient chez nous l'Eldorado. Raison aussi de proposer d'autres logements aux familles agglutinées, par exemple, dans l'ancienne résidence universitaire de Cachan, squattée depuis trois ans dans des conditions d'hygiène et de sécurité déplorables.

    Mais dans ces deux cas des critiques se sont élevées. La CGT a jugé « indigne » l'évacuation du squatt de Cachan et considéré que le ministre de l'Intérieur avait fait « un pas de plus dans l'ignominie ». La Ligue des droits de l'homme a dénoncé la « politique du coup de force qui s'applique contre les sans-papiers, les sans-logis et les exclus ».

    N'en doutons pas, la question de l'immigration africaine va constituer, dans plusieurs régions, l'un des enjeux majeurs des prochaines élections présidentielles et législatives. Il serait temps qu'un peu d'humanité et de sagesse se fasse entendre.

    Chronique économique, syndicale et sociale
    Morvan Duhamel
    Polémia
    14/09/06

  • CES LOBBIES QUI ÉTOUFFENT LA FRANCE

    L'A.F. REÇOIT PIERRE DE VILLEMAREST
    « À Lisbonne la Trilatérale a tenu la main de Sarkozy »
    Pierre de Villemarest, journaliste professionnel, membre de l’Amicale des Anciens des services spéciaux de la Défense nationale, a rencontré depuis les années cinquante les personnages clefs de l’histoire du XXe siècle. Il a publié depuis 1962 une vingtaine d’ouvrages, notamment sur les services secrets soviétiques. L’ouvrage sur la Trilatérale que présente ci-contre Pascal Nari est le troisième d’une série intitulée Faits et chroniques interdits au public sur toutes sortes de clubs dont celui des Bilderberg. Il dirige depuis trente ans une Lettre d’Information confidentielle qui traite des dessous des événements contemporains avec des correspondants dans une vingtaine de pays. Il a bien voulu à l’occasion de la sortie de son nouveau livre nous accorder cet entretien, dont nous le remercions.
    * Centre européen d’Information, La Vendômière , 27930 Cierrey

    L’ACTION FRANÇAISE 2000 – Quelle est la spécificité de la Trilatérale par rapport aux autres groupes, Bilderberg, CFR... ? A-t-elle une philosophie propre ? Des moyens d’action particuliers ?
    PIERRE DE VILLEMAREST – La Trilatérale est née en 1973 sous la tutelle du CFR (Council on Foreign Relations) à l’initiative de David Rockefeller et de son maître à penser Zbigniev Brzezinski. Je raconte dans mon livre comment cette création fut d’abord tenue secrète avant que Rockefeller lui-même avoue en 1991 devant les membres du cercle de Bilderberg en remerciant la grande presse d’avoir respecté les consignes de discrétion pendant des années : « Le monde est maintenant plus sophistiqué et disposé à marcher en direction d’un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et des banquiers internationaux est sûrement préférable à l’autodétermination telle qu’elle a été pratiquée durant les siècles passés. »
    En fait, la Trilatérale a été créée sous prétexte d’appeler le Japon dans un système mondial qui s’érigerait comme puissance industrielle et commerciale, en vue de coiffer toutes les institutions européeennes et atlantiques et d’orchestrer la marche économique vers le mondialisme.

    Mondialisation et mondialisme

    L’AF 2000 – N’y a-t-il pas lieu de distinguer entre mondialisme et mondialisation ?
    P. de V. – Les trilatéralistes utilisent la phraséologie courante pour cacher leur idéologie, mais il faut en effet distinguer la mondialisation qui est la conséquence fatale des progrès techniques, notamment dans le domaine de la communication, et le mondialisme qui est une doctrine imposée par une coterie élitiste qui impose son explication de notre temps et qui dicte la mondialisation, laquelle est organisée autour de cercles qui existent déjà pour aboutir à une sorte de directoire du monde. La tactique des hommes de la Trilatérale est toujours de multiplier les ponts et les contacts avec toutes sortes d’organismes à l’échelon mondial même si ceux-ci sont apparemment très différents et non liés entre eux tels l’lnstitut Aspen, dont l’origine est franco-germanique, ou encore l’Institut français des relations internationales (IFRI) que dirige Thierry de Montbrial.
    Tous ces groupes se rejoignent dans l’idée de parvenir à la destruction des États nations. J’ajouterai les Amitiés France Amérique qui défendent l’idée de remplacer les nations par les régions.

    Hégémonie américaine

    L’AF 2000 – Peut-on dire de la Trilatérale qu’elle est l’instrument de l’impérialisme américain ?
    P. de V. – Le problème se pose toujours entre trilatéralistes de savoir si la direction doit revenir à des groupes géographiques et commerciaux anonymes ou si l’Amérique doit prendre l’organisation en mains. C’est pour le moment l’impasse. Mais il faut noter que Rockefeller (91 ans) et Brzezinski sont toujours le moteur de l’affaire.
    Je crois, par ce que j’ai vu et appris de l’intérieur, en parlant avec beaucoup de trilatéralistes, que les Américains pensent d’abord à leurs affaires (les firmes qui font partie de la Trilatérale représentent un poids supérieur à celui du budget des États Unis ; elles sont à même de dicter leurs volontés aux gouvernements américains. C’est bien la marche vers l’hégémonie capitaliste américaine.

    L’AF 2000 – Pourtant la Trilatérale s’est souvent lourdement trompée. Par exemple - vous le dites dans votre livre - en ne prévoyant pas l’effondrement du communisme... Comment un organisme qui commet tant d’erreurs peut-il être aussi dangereux ?
    P. de V. – La Trilatérale s’est trompée plusieurs fois dans ses prévisions et ses constatations ont éludé bien des problèmes. Ses textes sont sur le modèle des sociétés fabiennes : dans un même numéro des Affaires internationales on peut trouver la thèse et l’antithèse voire toutes sortes de contradictions. Les hommes de le Trilatérale n’ont pas su prévoir la chute du Mur de Berlin ni ses conséquences, pas plus qu’ils n’ont deviné qu’à côté du Japon émergeraient l’Inde et le Chine. Cela montre les limites de ces prévisionnistes. Ils n’en sont pas moins dangereux, car ils savent manipuler l’opinion à travers le commerce et les monnaies. Ils ont voulu l’euro, cette monnaie artificielle déjà préconisée par les Bilderberg ; aujourd’hui le secrétaire d’État au Trésor, H. Paulson, membre du CFR, peut en réalité coiffer l’économie de l’Europe occidentale.
    Ils entretiennent aussi la crise artificielle du pétrole ; ils veulent que les puissances pétrolières qu’ils coiffent réduisent leurs livraisons par peur d’avoir à épuiser leurs réserves ; ils arguent de cela pour laisser monter les prix. On se trouve ainsi à la merci d’un groupe de direction qui prend sur lui d’influencer la politique mondiale à travers les enjeux économiques.

    En route pour le mondialisme

    L’AF 2000 – Quelle influence joue la Trilatérale dans la construction dont rêvent certains d’une Europe fédérale ?
    P. de V. – Une certain nombre de ses membres appartiennent au groupe euro-atlantique des Bilderberg qui a tant contribué à lancer l’idée européenne, en liaison avec les comités d’action Jean Monnet, lesquels étaient financés avec parfois des rallonges par les Américains. Alors quand François Hollande dans Le Monde du 16 septembre 2004 revendique pour les socialistes la paternité des cinq ou six traités européens, on sait qui finançait. La Trilatérale a suggéré le texte “simplifié” et a tenu la main de Nicolas Sarkozy en posant le principe qu’on allait voter non par référendum mais seulement au Parlement. Car ils savent bien que d’instinct l’opinion voit quelque chose de louche dans l’affaire européenne, et redoute la catastrophe à plus ou moins long terme. Or, dans le traité “simplifié” il y a des signes inquiétants : si l’on a supprimé les symboles on n’en a pas moins gardé une espèce de ministre des Affaires étrangères avec une centaine d’ambassadeurs à travers les monde. On assistera donc bien à la soumission de la France à des étrangers.

    L’AF 2000 – Les Français faisant partie de la Trilatérale puisent-ils dans cette participation au moins quelques bénéfices économiques pour notre pays ?
    P. de V. – Ils obtiennent parfois quelques coups de pouce quand une firme a besoin d’aide, mais cela n’est pas calculé. En fait, ils y a à peu près quinze Français sur trois ou quatre cents trilatéralistes. Certains sont des passionnés du système mondialiste. Beaucoup sont seulement des opportunistes, sans grandes convictions. Je pense à Michel Crépeau, qui fut maire de La Rochelle, que j’ai interpellé un jour lors d’une réunion et qui m’a confié, à part, qu’ayant été chercher pour sa ville une aide aux États-Unis sur les conseils de Paul Delouvrier, directeur d’EDF et l’un des tout premiers trilatéralistes français, il en était revenu fort déçu et méfiant au sujet des antennes de la Trilatérale. Un petit groupe de personnes dirige tout. Donc les membres un peu trop tièdes sont vite détectés et leur mandat n’est pas renouvelé. Ils sont alors pour longtemps écoeurés d’avoir participé à de telles parlotes. D’autres se plaisent en revanche à siéger dans un club international, aussi mondain qu’artificiel.

    L’art de piéger même sans convaincre

    L’AF 2000 – Raymond Barre, ancien Premier ministre français, qui vient de mourir, était un trilatéraliste de haut niveau...
    P. de V. – Certes, mais ces trois dernières années, il s’était aperçu de son erreur et se montrait beaucoup moins ardent, ce que Simone Veil lui a reproché...

    L’AF 2000 – On ne peut pas à proprement parler accuser la Tilatérale de “complot” ; alors où réside la force de cet organisme ?
    P. de V. – La grande discrétion des médias à son égard contribue évidemment à renforcer son influence sournoise. Je dois déplorer aussi que les journalistes lucides et qui recueillent des informations agissent trop souvent chacun de leur côté et se citent rarement les uns les autres. Car il importe de mettre à jour la tactique des hommes de la Trilatérale qui consiste, à l’instar des sociétés fabiennes, à convaincre avec patience, par imprégnation des idées, de la politique et de l’économie d’un pays, puis à piéger ceux qui ne pensent pas comme eux en les contournant afin d’arriver même sans les convaincre à les persuader qu’ils ont intérêt à s’arranger avec eux...
    Propos recueillis par Michel FROMENTOUX L’Action Française 2000 du 15 au 28 novembre 2007

  • Le Père Noël et la croissance.

    121225Tout le monde, ces jours-ci a envoyé à tout le monde des vœux de Noël et de Nouvel An. Cette charmante habitude, à peine polluante de nos boîtes aux lettres amène le chroniqueur à surenchérir ce matin.

    Je souhaite donc sincèrement à tous mes lecteurs, mais aussi à tous nos concitoyens et à tous nos cocontribuables une meilleure prospérité, un plus grand bonheur et, pourquoi pas, deux doigts supplémentaires de spiritualité, dans ce monde matérialiste et consommatique.

     

    Certains de ces vœux peuvent prendre une dimension concrète. Je note par exemple que l'Église de Grèce, offre les terres cultivables dont elle dispose à tous les citoyens désireux de créer une entreprise agricole. Évidemment l’Église de France dont pratiquement tous les biens ont été volés en 1905 ne peut pas suivre cet exemple donné à l'occasion du message de Noël de son archevêque primat Mgr Iéronymos.

     

    Et ceci n'empêchera pas que les reliquats religieux demeureront, même le jour de Noël, systématiquement décriés par tous les anticléricaux que compte l'occident. En ce 25 décembre, tenté de pousser la porte d'un marchand de journaux j'y vois une grande affiche de réclame pour la revue "Ça m'intéresse Histoire" qui titre à propos du "Vatican : 1 500 ans de complots et de trahisons". Le mois précédent, c'était : "Les secrets de l'Inquisition". Sous-titre de la revue : "explorer le passé pour comprendre le présent". Dois-je préciser que je ne suis pas entré, que je n'ai rien acheté ?

     

    On peut quand même se féliciter d'avoir appris, le 24 décembre (1)⇓ que 136 parlementaires viennent de s’engager à défendre les chrétiens d’Orient. Je constate hélas que cette excellente initiative, venant de Madame Véronique Besse, députée de la Vendée, et Lionnel Luca, élu des Alpes-Maritimes, n'a guère encore prospéré dans les rangs de la majorité.

     

    La diplomatie française a renoncé à ce qui faisait autrefois sa spécificité, sa noblesse, et aussi, au bout du compte, sa force de rayonnement : la protection des minorités chrétiennes du proche orient. Laïcisme oblige désormais, y compris lorsque la menace vient des pires adversaires de la laïcité : les extrémistes se réclamant de la loi coranique. (2)⇓

     

    Les accapareurs de l'État central parisien, ou plus exactement la classe politique, ne savent se montrer généreux qu'aux frais et au détriment de la société civile. On menace par la voix de Mme Duflot de réquisitionner 44 locaux appartenant à 30 propriétaires privés. Ceci, d'ailleurs ne pourra prendre effet qu'à la fin des frimats quand cela se révélera par conséquent strictement inutile à ceux dont la détresse hivernale sert de prétexte.

     

    Nos souhaits de prospérité pour l'année à venir ne devraient pas s'appliquer seulement à quelques-uns : ils concernent tous les Français, et même soyons modernes, tous les ressortissants de la Zone Euro. La déprime généralisée de notre espace économique, qu'on nous annonce pour 2013 ne risque-t-elle pas en effet de rejaillir sur les performants sous-traitants chinois menacés de s'effondrer si occidentaux cessaient de les faire travailler.

     

    Toutefois un bémol s'impose, et même plusieurs, qui limitent les proclamations officielles si généreuses en matière de solidarité mondiale.

     

    Dans le réel, on peut le révéler : le Père Noël n'existe pas.

     

    Seul compte l'effort de chacun. Plein d'espoir dans le caractère rationnel de ses camarades de l'Hexagone : l'ancien chancelier social-démocrate allemand Gerhard Schrôder vient ainsi de déclarer : "À mon avis, la France va finir par se convaincre qu'on ne peut pas toujours faire de la politique en faisant fi des nécessités économiques". (3)⇓ Curieusement Le Figaro reprenait le jour même l'info en jugeant que "Schröder critique encore la France", à quoi un de ses lecteurs réplique que "M. Schröder ne critique pas La France, mais la politique irresponsable de Hollande et sa clique de bons à rien et mauvais en tout(4)⇓

     

    Ce qu'on appelle en termes macroéconomiques "la croissance", l'élévation de la richesse produite dans chaque pays, cela résulte des initiatives des individus, cela vient des entreprises c'est-à-dire aussi des contrats de travail fondés sur l'échange libre, d'une meilleure allocation de capital et au bout du compte des accroissements de productivité. L'État peut certes jouer aussi un rôle, notamment celui de frein, de prélèvement, de tout ce que Frédéric Bastiat appelle des "dissonances" (5)⇓.

     

    Dans un article récent fort éclairant Charles Gave, s'appuyant notamment sur l'exemple du Canada dans les années 1990 conclut par le schéma suivant : "– Oui, c’est bien la croissance du poids de l’État qui fait ralentir l’économie. – Oui, faire reculer l’État c’est organiser sous les deux années suivantes le retour de la croissance." (6)⇓

     

    Même en France par conséquent, l'État pourrait ainsi faire du bien en rendant le tribut national plus léger (7)⇓.

     

    Il ne saurait en revanche sans un tel effort, détourner sur le territoire qu'il administre les courants d'échanges bienfaisants qui se manifestent dans le reste du monde, encore moins en décréter l'accaparement.

     

    Ce dernier espoir, totalement naïf et illusoire, celui d'une reprise dans l'Hexagone, ou d'ailleurs dans l'Eurozone contaminée par des tares analogues aux nôtres, sans les mesures courageuses de diminution effective des dépenses démagogiques auxquelles s'accroche la classe politique, voilà ce qui explique les mensonges, errements, obstinations à propos des prévisions ministériels pour l'année 2013.

     

    Ces hyperlaïcistes qui affectent l'incroyance, mais croient secrètement à l'horoscope et aux chiromanciennes, ne maintiennent donc qu'un seul culte public : celui du Père Noël.

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/

    Apostilles :

    1. cf Pierre de Bellerive in "Nouvelles de France"
    2. On gagne sans doute à ne pas utiliser les mêmes mots pour désigner "l'islamisme" radical, voire terroriste, et la religion musulmane, le "laïcisme" et la laïcité. Reste quand même à définir les frontières respectives de ces concepts.
    3. Entretien publié par Burkhard Ewert"Neue Osnabrücker Zeitung" 24 décembre le sous le titre "Schröder : Vergebung ist nicht nur an Weihnachten nötig".
    4. cf ses "Harmonies Sociales", titre posthume donné aux chapitres qui complètent et explicitent ses "Harmonies Économiques".
    5. L'article était en ligne le 24 décembre à 12 h 54. Réaction du lecteur "Voyageur2" le 24 décembre à 17 h 55.
    6. publié dans "Contrepoint" le 23 décembre.
    7. Tel est le but que l'on doit assigner à la "Libération fiscale" dont je me suis permis d'esquisser une doctrine et un programme en fonction d'un étaut fiscal 2012 qui se vera encore aggravé en 2013.
  • Qui restera pour payer les fameux 75 % d’impôts?

    N’ayez plus peur, au 1er juin 2012 ils sont déjà partis !!
    La liste des 44 familles françaises les plus riches exilées en Suisse (avec estimation de leur fortune en euros, selon le mensuel suisse Bilan )

    - Famille Wertheimer (Chanel) : de 3,2 à 4 milliards
    - Famille Castel (vins et spiritueux) : de 3,2 à 4 milliards
    - Famille Primat (Schlumberger) : de 1,6 à 2,5 milliards
    - Benjamin de Rothschild (Groupe Rothschild) : de 1,6 à 2,5 milliards.
    - Famille Peugeot (PSA) : de 1,2 à 1,6 milliard
    - Famille Lescure (Seb, Tefal, Rowenta, Krups, Moulinex, Calor) : de 1,2 à 1,6 milliard
    - Famille Bich (Bic) : de 1,2 à 1,6 milliard
    - Famille Mimran (Compagnie sucrière sénégalaise) : de1,2 à 1,6 milliard
    - Héritiers Louis-Dreyfus (Groupe Louis-Dreyfus, OM) : de 815 millions à 1,2 milliard
    - Claude Berda (fondateur d’AB Prod) : de 815 millions à 1,2 milliard
    - Paul-Georges Despature (Damart) : de 815 millions à 1,2 milliard
    - Famille Murray : de 815 millions à 1,2 milliard
    - Nicolas Puech (Hermès) : de 815 millions à 1,2 milliard
    - Familles Defforey et Fournier (Carrefour) : de 650 à 730 millions
    - Famille Zorbibe (Lancel) : de 400 à 490 millions
    - Roger Zannier (Z, Kenzo, Kookaï, Oxbow, Chipie) : de 400 à 490 millions
    - Famille Lejeune (Seita) : de 325 à 400 millions
    - Philippe Jabre (Jabre Capital Partners) : de 325 à 400 millions
    - Famille Harari : de 325 à 400 millions
    - Famille Taittinger (champagne) : de 325 à 400 millions
    - Alexandra Pereyre de Nonancourt (champagne Laurent-Perrier) : de 245 à 325 millions
    - Denis Dumont (Grand Frais) : de 245 à 325 millions
    - Michel Lacoste (Lacoste) : de 245 à 325 millions
    - Georges Cohen (Groupe Sogeti) : de 245 à 325 millions
    - Nicole Bru-Magniez (laboratoires UPSA) : de 165 à 245 millions
    - Michel Reybier (Cochonou, Aoste, Justin Bridou) : de 165 à 245 millions
    - Alain Duménil (Acanthe Développement) : de 165 à 245 millions
    - Serge Kampf (Capgemini) : de 165 à 245 millions
    - Bruno Moineville (Réseaux câblés de France) : de 165 à 245 millions
    - Antoine Zacharias (Vinci) : de 165 à 245 millions
    - Hugues de Montfalcon de Flaxieu (Maxiris) : de 165 à 245 millions
    - Christian Picart (Buffalo Grill) : de 165 à 245 millions
    - Jean Pigozzi (Simca) : de 165 à 245 millions
    - Michèle Bleustein-Blanchet (Publicis) : de 165 à 245 millions
    - Thierry Roussel (?) : de 165 à 245 millions
    - Daniel Hechter (Hechter) : de 80 à 165 millions
    - Philippe Hersant (groupe Hersant Média) : de 80 à 165 millions
    - Paul Dubrule (Accor) : de 80 à 165 millions
    - Jean Louis David (Coiffure) : de 80 à 165 millions
    - Maurice et David Giraud (Pierre & Vacances) : de 80 à 165 millions
    - Eric Guerlain (Christian Dior) : de 80 à 165 millions
    - Famille Ducros (Ducros) : de 80 à 165 millions
    - Jérôme DeWitt (horlogerie) : de 80 à 165 millions
    - Dominique Frémont (Mauboussin) : de 80 à 165 millions …

    Les Sportifs

    Jean Alesi, réside en Suisse
    Marion Bartoli, réside en Suisse
    Julien Benneteau, réside en Suisse
    Arnaud Boetsch, réside en Suisse
    Arnaud Clement, réside en Suisse
    Nicolas Escudé, réside en Suisse
    Guy Forget, réside en Suisse
    Richard Gasquet, réside en Suisse
    Jean-Claude Killy, réside en Suisse
    Henri Leconte, réside en Suisse
    Sébastien Loeb, réside en Suisse
    Paul-Henri Mathieu, réside en Suisse
    Gaël Monfils, réside en Suisse
    Christophe Moreau, réside en Suisse
    Amélie Mauresmo, réside à Genêve en Suisse
    Stéphane Peterhansel, réside en Suisse
    Cédric Pioline, réside en Suisse
    Alain Prost, réside en Suisse
    Fabrice Santoro, réside en Suisse
    Florent Serra, réside en Suisse
    Gilles Simon, réside en Suisse
    Jo-Wilfried Tsonga, réside en Suisse
    Vincent Rives, réside en Irlande
    Jean-Philippe Gatien , réside au Delaware aux Etats Unis

    Artistes : Chanteurs

    Charles Aznavour, réside en Suisse
    David Hallyday, réside en Suisse
    Johnny Hallyday, réside en Suisse
    Patricia Kaas, réside en Suisse
    Florent Pagny, réside en Patagonie (Argentine)
    Michel Polnareff, réside aux Etats-Unis
    Marie Laforêt, résidente et citoyenne suisse

    Acteurs

    Daniel Auteuil, réside en Belgique
    Emmanuelle Béart réside en Belgique
    Laetitia Casta, réside au Royaume-Uni
    José Garcia, réside en Belgique
    David Habibi, réside au Canada
    Alain Delon, résident et citoyen Suisse

    Auteurs

    Christian Jacq, réside en Suisse
    Marc Levy, réside au Royaume-Uni
    Michel Houellebecq, réside en Espagne (en Irlande auparavant)

    Patrons & actionnaires

    Jacques Badin (Carrefour) réside à Bruxelles en Belgique
    Thomas Bata (marque de chaussures Bata) réside en Suisse
    famille Baud (dont Jean Baud), (marques Franprix et Leader Price, 2 à 3 milliards de CHF), résident en Suisse
    Lotfi Belhassine, président d’Air Liberté, réside en Belgique. Il a fui la France car l’ISF représentait 93% de ses revenus
    Claude Berda, AB Groupe, réside à Cologny en Suisse
    Des membres de la famille Bich (Groupe Bic) résident en Suisse
    Michêle Bleustein Blanchet, une des héritiêres de Publicis, réside à Cologny en Suisse
    Corinne Bouygues, réside à Genêve en Suisse
    Pierre Castel, PDG du groupe Castel Frêres propriétaire des eaux Cristalline, Vichy Célestins et Saint-Yorre, réside prês du Lac Léman en Suisse
    Des membres de la famille Mulliez (propriétaire de Auchan, Décathlon, Mondial Moquette, Norauto et Kiabi), résident en Belgique
    Georges Cohen, informatique et armement, réside en Suisse
    Bernard Darty, fondateur de Darty, réside en Belgique
    Jean-Louis David, fondateur des salons de coiffure éponyme, réside en Suisse
    Des membres de la famille Defforey, à l’origine de la société Carrefour, résident en Belgique
    Des membres de la famille Despature (dont Paul-Georges Despature), propriétaire des marques Damart et Somfy, résident en Suisse et en Belgique.
    Paul Dubrulle, co-créateur du Groupe Accor et ancien sénateur-maire de Fontainebleau, réside à cologny en Suisse
    Des membres de la famille Ducros résident à Cologny en Suisse
    Pierre-François Grimaldi (iBazar), réside en Belgique
    Eric Guerlain réside en Grande-Bretagne
    Daniel Hechter, créateur réside en Suisse
    Philippe Hersant, groupe Hersant réside en Belgique
    Philippe Jaffré, ancien président d’Elf
    Robert Louis-Dreyfus réside à Zurich en Suisse.
    Des membres de la famille Mimram (dontJean-Claude Mimram), résident à Gstaad en Suisse.
    Des membres de la famille Nonancourt, propriétaire des champagnes Laurent-Perrier, résident en Suisse.
    Denis Payre, fondateur de Business Objects, réside en Belgique ou il a démarré une nouvelle société, Kiala, qui a embauché 100 personnes
    Des membres de la famille Peugeot (entre 5 et 6 milliards de CHF), résident en Suisse.
    Jean Pigozzi, héritier des voitures Simca, réside en Suisse.
    Michel Reybier, ancien PDG de Justin Bridou, réside en Suisse
    Jacques Tajan, ancien premier commissaire-priseur de France, réside en Belgique
    Des membres de la famille Wertheimer, héritiers de Chanel, résident à Cologny en Suisse
    Antoine Zacharias, ancien PDG de Vinci, réside à Genêve en Suisse
    Roger Zannier, à la tête de Kookaï ou Absorba, réside à Cologny en Suisse
    Alain Ducasse, cuisinier, a troqué sa nationalité française pour rejoindre Monaco

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