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France et politique française - Page 5128

  • Libéralisme et capitalisme : marche, crève ou résiste !

    Libéralisme et capitalisme : marche, crève ou résiste !Les chiffres sont mauvais pour cette fin d’année 2012, et rien ne semble indiquer que la situation s’améliorera pour l’année 2013. Il existe désormais dans le pays dit des « droits de l’homme » plus de 8,5 millions de Français qui vivent avec moins de 964 euros par mois, 3,5 millions de personnes qui sont mal logées, et 23% de notre jeunesse qui vit dans la misère sociale et la détresse humaine. Il y a quelques semaines, Eurostat a publié des statistiques qui indiquent que la France dépasse la moyenne européenne avec 25,2 % de jeunes chômeurs de moins de 25 ans.

    Nos emplois sont gravement menacés, les outils de production sont délocalisés à l’étranger et la main d’œuvre immigrée sous payée, sous qualifiée et largement exploitée par les amis de Laurence Parisot, œuvre considérablement à la baisse des salaires des travailleurs français.

    Ce nouvel esclavagisme moderne non seulement ravage la qualité de vie des Français, mais en plus nous oblige moralement à accepter l’insécurité sociale de l’emploi, à accumuler des boulots sous payés avec des contrats à courte durée, à nous flexibiliser à volonté au marché mondialisé, tout en nous demandant d’être encore heureux d’une telle situation car elle nous éviterait, nous dit-on, le chômage ou le licenciement.

    En réalité, quarante ans de libéralisme et de capitalisme ont entraîné le dérèglement économique et le chaos social. La démonstration est faite et il n’y a rien à attendre de ces deux fléaux. Face à la précarité doit prévaloir aujourd’hui la saine colère et la résistance, car nous n’acceptons pas d’être les esclaves de l’argent et les marchandises humaines d’une poignée de milliardaires…

    Entre une droite financière qui a facilité par la loi les licenciements massifs et qui a participé à la précarisation des travailleurs et de la jeunesse, et une gauche mondialiste qui favorise et encourage largement le libre échange des capitaux, des marchandises et des hommes, tout en se soumettant lâchement aux grands groupes industriels et à la puissance de l’argent, comme l’affaire Arcelor-Mittal le démontre amplement, il devient une nécessité et un devoir pour les patriotes de démasquer ces imposteurs et de les combattre.

    Au nom de la justice sociale, il faut combattre radicalement le capitalisme et lutter de toutes nos forces contre toutes les formes d’exploitation imposées par le libéralisme, car s’ils ont les milliards, nous, nous sommes des millions à nous rassembler autour d’une force politique qui combat la soumission, résiste à la lâcheté et défend la dignité des hommes et des femmes, des jeunes et des anciens, des apprentis et des travailleurs, des commerçants et des artisans, des agriculteurs et des pêcheurs…

    Aujourd’hui, plus que jamais, le Front National représente la France des oubliés. Il est l’incarnation d’une troisième voie sociale, populaire et nationale qui entend faire respecter son peuple et le rassembler autour de la nation. Comme l’a rappelé Marine Le Pen « L’espoir levé dans tout le pays par ma candidature à l’élection présidentielle s’est traduit par le soutien de plus de 6 millions d’électeurs en avril dernier. Ce succès sans précédent, c’est aussi celui du Front National qui s’impose aujourd’hui comme une force politique majeure, conquérante, motivée par un seul objectif : faire respecter la voix du peuple. [...] Et notre ambition, plus que jamais, est d’arriver au pouvoir, pour enfin délivrer notre nation des griffes d’oligarchies qui ne travaillent que pour elles-mêmes ou pour l’étranger, jamais pour les Français. Rendre au peuple la maîtrise de son destin, lui redonner confiance en lui-même, faire de la France une nation fière, prospère et influente, voilà le sens de notre combat ».

    Etienne de La Boétie déclarait « Les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux ». Alors à nous de nous relever et de renverser les tyrans !

    François Hollande a déclaré, si l’on en croit Le Figaro, que « Marine Le Pen va être à la pointe de la radicalité populaire dans les mois à venir » ; il nous appartient de lui donner raison ! Peuple et jeunesse de France, debout ! Car le changement, le seul changement, le vrai changement, c’est le patriotisme de combat, c’est la révolution patriotique ! Jusqu’à la victoire : résistance !
    Grégory Gennaro  http://www.voxnr.com

  • « Un livre qui devrait faire scandale » Par Alain Besançon

    En septembre 2009, Polémia signalait sur son site la parution d’un livre aux Etats-Unis, remontant à juillet de la même année, sans qu’il ne fût traduit en français, alors qu’il traite précisément les questions qui sont dans toutes les têtes et que soulève l’immigration en Europe.

    Christopher Caldwell, dans son ouvrage Reflections on the Revolution in Europe: Immigration, Islam and the West, décrit la progression de l'immigration musulmane en Europe et s’interroge sur la question de savoir si les Européens peuvent conserver la même Europe avec des gens différents.

    Serait-ce dû au problème de l'inscription de l'islam dans le contexte européen, et particulièrement dans l'identité française – notre grand sujet du moment ? Il semblerait en tous les cas qu’aujourd’hui, bien que il ne soit toujours pas traduit en français, le livre de Caldwell intéresse. La revue Commentaire, dans son n°128, hiver 2009-2010, a publié une chronique du Professeur Alain Besançon, membre de l'Institut, pour qui « Le vrai sens du livre est donné par son sous-titre Can Europe be the same with different people in it ? » (L'Europe peut-elle rester la même avec en son sein des peuples différents ?). Polémia la livre à ses lecteurs.

    Polémia

    Le vrai sens du livre est donné par son sous-titre Can Europe be the same with different people in it ?

    L'Europe peut-elle rester la même avec en son sein des peuples différents ?

    Caldwell est à ma connaissance le premier à poser la question dans toute son étendue et dans toute sa complexité. Est-ce parce qu'il a le courage d'ouvrir un dossier que les Européens s'efforcent de tenir fermé depuis des dizaines d'années, bien que sans l'ouvrir, ils en sachent déjà parfaitement le contenu ? Le livre devrait faire scandale. Mais parce qu'il détruit des clichés imposés, auxquels personne ne croit plus, et parce qu'il porte au jour des pensées qu'on n'ose plus formuler publiquement, il est possible qu'il soit enterré dans une fosse profonde entourée d'une palissade. On verra s'il est bientôt traduit.

    L'exposé est remarquablement clair. Chapitres et sous-chapitres sont si bien ordonnés qu' on en saisit l'idée dés qu'on a lu les titres. C'est parce que nous savions déjà ces choses au fond de nous-mêmes que leur cohérence éclate maintenant qu'elles sont mises sous nos yeux.

    L'Europe doit faire face à deux problèmes qui sont distincts bien qu'ils se recouvrent partiellement et qu'on les confondent souvent volontairement, pour ne pas en prendre conscience. Le premier est celui de la capacité de l'Europe à assimiler les immigrants, le second est celui de la difficulté qu'elle rencontre avec l'islam.

    L'Europe avait-elle besoin d'autant d'immigrants ? Au lendemain de la guerre, il le semblait, et nul ne songeait à élever des barrières institutionnelles. Il ne faut pas comparer le phénomène à la récente immigration hispanique aux États-Unis, qui se produit dans une économie post-industrielles, mais plutôt à l'immigration noire des États du Sud, au début du XX é siécle vers les industries du Nord, en besoin de main-d'oeuvre. Encore une fois, l'Europe avait-elle vraiment besoin de tous ces immigrés ? L'argument "capitaliste" est que cette main d'oeuvre a sauvé beaucoup d'industries. En fait c'était des industries condamnées. L'immigration a retardé les gains de productivité, et au prix de coûts latéraux dont le calcul n'a jamais été fait. L'argument "socialiste" est que le rajeunissement général provoqué par l'immigration, avec son taux élevé de natalité, a permis de sauver le Welfare State. Mais il est devenu évident qu'elle ponctionne ce Welfare State plus qu'elle ne lui apporte. Il est donc facile de refuter ces deux arguments. Mais si on ne le fait pas, si on n'ose pas le faire, c'est à cause du second problème : la difficulté que rencontre l'Europe avec l'islam. En effet l'Europe a cru importer de la "main-d'oeuvre", pour prendre un terme abstrait et général, une population passive, un simple facteur de production. Elle s'est aperçue qu'elle importait des êtres humains, doués d'une volonté propre.

    L'idée d'Europe ? Idée d'origine élitaire, avait une dimension morale. Il était cru comme un dogme, dans ce milieu, que les cultures étaient d'égale dignité, ce qui revenait à dire qu'elles se valaient. L'idéologie de tolérance descendit dans les masses et se durcit en tolérance intolérante. Les lois mémorielles criminalisent non plus des faits, mais des opinions et des croyances. L'Allemagne, la Suisse les adoptèrent après la France. Une peur vague de penser ce que l'on pense se répandit.

    Pendant de nombreux siècles, en Europe, l'islam avait été ressenti, avant tout examen, comme l'ennemi inconditionnel. Cet instinct immémorial, qui dispensait de le connaître, avait été documenté et justifié au XIXe siècle par les premiers savants islamistes, qui à l'instar de Renan le tenaient en peu d'estime. Le fanatisme qu'on lui attribuait n'était pas pourtant perçu comme un danger, bien moins en fait que le fanatisme religieux que l'europe avait nourri en elle-même et que les Lumiéres continuaient de redouter. L'islam était extérieur et au loin.

    Mais il ne l'est plus. Il y a probablement plus de 20 millions de musulmans installés en Europe, 5 en France, 4 en Allemagne, 2 en Angleterre. Ils approchent de la majorité à Amsterdam et Rotterdam, à Marseille, à Duisbourg et Cologne, dans maintes villes anglaises. Leur taux de fécondité est supérieur. En Autriche, par exemple, il est de 2,34 contre 1,31 pour les catholiques et 0,82 pour ceux qui se déclarent sans religion. A Bruxelles, où 57 % des nouveaux-nés sont musulmans, les sept premiers prénoms qui sont donnés aux garcons sont Mohamed, Adam, Rayan, Ayoub, Mehdi, Amine et Hamza (en 2006). Dans certaines banlieues, il forme une société paralléle, autoségrégée, créant des espaces pour la Charia, construisant des mosquées, capable même de "désassimiler" ceux qui avaient auparavant progressé dans l'"assimilation". Ces faits méritent d'autant plus d'attention que le jus soli à la française est plus ou moins adopté en Allemagne, en Espagne, et que de toute façon personne ne pense plus que ces populations pourraient repartir, encore moins être expulsées.

    C'est alors que fleurissent les mythes providentiels de la diversité et du métissage. Ils sont encore une manière de transfigurer une inquiétude qu'on ne veut pas s'avouer. Caldwell produit des faits qui indiquent, selon lui, que l'islam constitue une supra identité et que les jeunes musulmans se sentent tels prioritairement avant de se déclarer français, allemands ou anglais. Il n'y aurait pas, affirme Caldwell, un islam de France, malgré ce dont nos médias veulent nous persuader, pas plus qu'il n'y aura un deutscher islam, un islam italiano. Mais il existe déjà une contre-culure islamique, plus ou moins paneuropéenne, qui se cherche encore et qui prend souvent ses modèles dans la robuste American Black Culture.

    Nous en arrivons à un chapitre qui est, selon moi, décisif, mais le plus délicat à traiter : le rapport entre l'islam et le monde chrétien où il a pris domicile. Sachant que les musulmans restent substantiellement fidèles à leur religion, qu'en est-il des chrétiens qui délaissent la leur à vive allure ? Qu'en est-il du fameux dialogue interreligieux ? Caldwell note que jusqu'ici il demeure un voeu pieux et parfaitement unilatéral. Les musulmans n'en ont cure. Pour les non-croyants, les deux confessions n'ont aucune raison de ne pas être mises sur le même pied. L'agnostique, ou le "laïc", comme on dit en France, tiendra sa position pour plus élevée, plus intelligente, plus libre, ce qui est bien naturel. Beaucoup d'entre eux, cependant, estiment que "tant qu'à faire", le christianisme est préférable... Jean-Paul II, selon l'auteur, pensait que le sentiment religieux reunissait les chrétiens, les musulmans, les bouddhistes et les rendaient plus proches les uns des autres que les athées. Benoit XVI, lui, met l'accent sur la raison commune et accepte tous ceux qui se laissent conduire par elle. A Regensbourg, il a critiqué en revanche l'irrationalisme d'une religion, l'islam, qui s'affirme pourtant rationnelle de bout en bout. 

    … L'auteur me fait le plaisir de citer une mienne formule : "L'islam est la religion naturelle du Dieu révélé." Si le christianisme meurt en Europe, l'islam est un bon candidat pour remplir le vide. Une autre mienne formule avance que l'islam est "une idolâtrie du Dieu d'Israël". En tant qu'idolâtrie, l'islam plaît naturellement à l'homme qui est, disait Calvin, une "boutique à forger des idoles". Le Dieu d'Israël, auquel il n'est pas relié par une alliance, est suffisamment hors de portée pour qu'il ne soit pas connu comme il est, mais assez présent pour garantir et sacraliser cette paradoxale relation idolâtrique. D'un côté, l'islam prend comme elle la nature humaine et lui donne des satisfactions (je saute le chapitre touchant le sexe), de l'autre il exalte un sur-judaïsme et un sur-christianisme. Des deux parts, il offre une tentation.

    Cependant, l'Occident semble paralysé. Il reste sous le remords du "racisme" et des interdits qui se sont associés à lui. Le principal est "l'antiracisme", ce "communisme du XXI siècle". La culpabilité occidentale forme un abri sûr pour les musulmans qui se sont mis sous sa protection.

    Y a-t-il un islam "modéré" ? Mais qui peut proposer une définition d'un islam modéré ? Si, comme beaucoup le pensent, l'islam n'a rien à voir avec le terrorisme, pourquoi, demande Caldwell, aussitôt qu'il y a un attentat terroriste quelque part, tous les gouvernements vont-ils enquêter dans ces milieux ? Je n'ai pas d'opinion sur ce point.

    Avec justesse, Caldwell conclut que l'immigration musulmane de masse procède d'une grappe (cluster) de courants sociaux nombreux et indépendants : la libre économie, l'augmentation de la richesse, les femmes au travail, les inégalités de revenus, le bas taux de fécondité... Ajoutons la crise du christianisme et d'autres courants idéologiques et spirituels. C'est un problème compliqué, immense, auquel on ne voit pas de solution.

    Quel avenir ? Caldwell voit deux modèles possibles. Le premier est celui de la société multi-ethnique, type États-Unis. Il le juge peu plausible. L'autre est celui de l'Empire ottoman avec son système du millet, c'est à dire la formation d'une mosaïque de communautés plus ou moins autonomes, sous le contrôle d'un Etat impérial. Ce dernier modèle est plus vraisemblable. Mais, si l'Empire ottoman a vécu sous le régime du millet, à la longue il en est mort, quand les forces centrifuges ont échappé à son contrôle.

    On espère que l'ouvrage de Caldwell sera traduit, lu et discuté. Il en vaut la peine.

    Alain Besançon, Membre de l’Institut

    Commentaire n°128, hiver 2009-2010

    Correspondance Polémia

    23/01/2010

    Voir : http://www.polemia.com/article.php?id=2380

  • LA CITE ET LA "COMMUNAUTE DE REVES" de MALRAUX

     

    Que sont devenus nos cité, nos rues et la nature environnante. Celles-ci répondent-elles aux impératifs d'une vie saine et équilibrée. Le bétonnage systématique de nos villes devenant de véritables ghettos dépersonnalisés, inhumains et invivables pour le plus grand profit des magouilles immobilières. La disparition graduelle des espaces verts dans ces dortoirs fait naître une jeunesse désoeuvrée, écoeurée et justement révolté. La création massive de ces "cages à poule" détruit les sites historiques créant le mal-vivre, le désespoir des humbles, le suicide des plus faibles et l'abandon des vieillards. Les rapports sociaux sont dramatiques, une véritable loi de la jungle règne. L'air est devenu irrespirable, dans certains lieux, le centre est asphyxié et la périphérie inhumaine, des villes où les espaces verts par habitant sont de trois à dix fois inférieurs à ceux des autres villes du monde : tel est l'enfer vécu.
    Comment s'étonner qu'il n'y fasse pas bon vivre ? que le taux de criminalité y augmente ?
    Que l'usage destructeur de la drogue, spécialement chez les jeunes, ou la prostitution, ou la délinquance juvénile ne cessent de s'y développer ? Un dégoût général, le métro-boulot-dodo,la vie au jour le jour,l'insécurité s'installe partout dans les villes,les transports, en toute impunité. La seule réelle répression tombe sur le citoyen lorsque celui-ci refuse de se soumettre ou parce qu’il transgresse le code de la route !!!
    « En France, l’administration multiplie les contrôles tatillons dans un esprit souvent suspicieux. C’est vrai du fisc, des organisations de recouvrement des cotisations sociales et même des policiers et des gendarmes sur les routes ! Avant, vous pouviez discuter avec eux, ils ne verbalisaient pas systématiquement. Aujourd’hui, ils sont cachés et vous recevez le procès-verbal par la poste… » (Jean de France, « Un Prince Français»)

    Nos ancêtres du Moyen-âge étaient mieux protégés que nous. Lorsque dans les villes, la loi régnait grâce aux franchises et libertés octroyées par le roi. Les milices professionnelles ne riaient pas avec la sécurité des citoyens, autre temps, autres mœurs. Si nos cités sont encore des « communautés », ce sont plutôt celles des cauchemars : les citoyens des villes modernes ne sont jamais aussi parfaitement unis que lorsqu'ils se trouvent entassés dans les gigantesques embouteillages qui annihilent tout à la fois les avantages de l'automobile, de la vitesse et des loisirs « gagnés » sur le temps de travail, qui paralysent les accès et le centre de nos villes, qui en détruisent « l'âme et la vie ». Où se trouve la vie lorsque l’on passe des heures dans son véhicule, dans des embouteillages infernaux, ceci chaque jour, coincé dans les agglomérations avec un stress sans fin, seul et révolté mais finalement prisonnier...  
    Pour ceux qui subissent sans rien dire, comment peuvent-ils regarder leurs enfants grandir dans ces ensembles de cauchemars sans nom...La délinquance, la drogue, la prostitution, les enlèvements sont les fondements de ces cités sans âmes. « Malheureusement, l’État ne manifeste pas sa force à bon escient : il est souvent trop sévère pour les simples citoyens et trop indulgent pour les criminels et les délinquants. » (Jean de France, Un Prince Français)

    La misère s'y installe et surtout morale avec ses attributs comme l'oubli, la solitude et l'indifférence. Il faut donc instaurer des mesures permettant la réduction de la misère morale et social qui règne dans notre pays redonnant ainsi aux citoyens l'espérance d'un avenir meilleur. L'urbanisme mieux géré permettra à notre jeunesse de connaître d'autres horizons que l'univers restreint des tours grises, parkings et centres commerciaux des banlieues étouffantes. Sur les prisons :

    « Il est tout à fait normal qu’on incarcère un criminel ou un délinquant, c’est-à-dire qu’il soit retranché pour quelque temps de la société. Il « paie sa dette ». Mais rien ne garantit qu’il ne récidivera pas à sa sortie si l’on ne s’occupe pas un tant soit peu de lui. Je ne parle pas seule­ment de sa réinsertion, je parle aussi de l’homme qu’il est. « J’étais en prison et vous êtes venus me voir. » Il me semble qu’il serait utile de favoriser des vocations d’assis­tance aux prisonniers. Il existait encore dans les années 1950 des congrégations attachées aux établissements péni­tentiaires. Aujourd’hui, les aumôniers font ce qu’ils peuvent, mais ils ne sont pas très nombreux. En revanche, je suis frappé du nombre de condamnés qui se conver­tissent à l’islam. C’est bien le signe que ces hommes et ces femmes ont besoin que l’on prenne soin de leur âme. Il est capital de laisser ouvertes au souffle de la charité les fenêtres de la maison de justice. » (Jean de France, Un Prince Français)

    http://www.actionroyaliste.com

  • ALGÉRIE : LA HONTEUSE REPENTANCE DE FRANÇOIS HOLLANDE

    Cela n’a ni le goût de la repentance ni la couleur de la repentance, mais est bien de la repentance !

    Car il ne suffit pas de changer les mots pour travestir la vérité !

    François Hollande, se sachant surveillé par les Français au cours de son déplacement à hauts risques en Algérie, avait pourtant déclaré, hier, dès son arrivée à Alger, qu’il n’était venu ni faire repentance ni présenter des excuses pour le passé, c’est-à-dire pour 130 années de présence française sur cette terre qui, avant notre arrivée, n’était ni unie ni souveraine. Avant 1830, faut-il le rappeler ?, l’Algérie n’existait pas.

    Il était donc venu tenir un discours de vérité.

    Or, la vérité, il l’a surtout déguisée pour plaire tant aux caciques du FLN qu’aux islamistes qui, d’ailleurs, avaient boudé son discours devant le Parlement algérien.

    Monsieur "Reconnaissance Lucide" — telle est l’expression hollandaise pour « repentance » — a ainsi déclaré : « Nous devons la vérité à tous ceux pour qui notre histoire commune reste douloureuse, blessée, avec des cicatrices qui peinent, 50 ans après, à se refermer. Pendant 132 ans, l’Algérie a été soumise à un système profondément injuste, brutal et destructeur. Rien ne peut justifier les agressions commises contre la population algérienne. Je reconnais ici les souffrances que le système colonial a infligées au peuple algérien [...] Nous devons le respect à toutes les mémoires. Et donc la vérité sur la violence, sur l’injustice, sur la torture », a-t-il conclu.

    Louant ensuite la mémoire des porteurs de valises, qui, en armant les terroristes, tiraient dans le dos de nos soldats, ou celle des intellectuels qui désarmaient moralement les Français, François Hollande, applaudi par un parlement hostile à la France, a ainsi montré dans quel camp il se situait. Avant d’aller rendre hommage au communiste Audin, arrêté en 1957 pour sa complicité avec le FLN.

    Certes, Sarkozy avait déjà évoqué en 2007 à Constantine, « les crimes du système colonial », s’engageant sur la pente glissante de la repentance, mais il n’était pas allé aussi loin dans la négation de l’œuvre économique, structurelle et humaine accomplie par la France en Algérie ni, surtout, dans la négation des souffrances subies par les Algériens fidèles à la France — 100 000 harkis torturés et assassinés —, et par les milliers de pieds-noirs et les centaines de soldats du contingent, disparus et assassinés, eux aussi, surtout après la signature des accords d’Evian. Manifestement, « le respect [dû] à toutes les mémoires », « la vérité sur la violence, sur l’injustice, sur la torture » est, aux yeux du chef de l’Etat, à géométrie variable : il oublie tout simplement, devant leurs bourreaux ou leurs enfants, d’y inclure ses compatriotes !

    Hollande est venu mentir, en Algérie, mentir au détriment du pays qu’il est censé représenter, tuant une seconde fois, par cet oubli prémédité, les victimes françaises de la guerre d’Algérie, quelles qu’aient été leurs origines ou leurs confessions.

    Il est venu aussi, en guise de "réparation", ouvrir grandes les portes de la France à une Algérie pressée de se débarrasser de sa jeunesse à laquelle un Etat indépendant et corrompu est devenu incapable d’assurer un avenir.

    Le Chef de l’Etat français vient de porter, délibérément, un mauvais coup à la France.

    L’ACTION FRANÇAISE - Jeudi 20 décembre 2012 à 15 heures 15.

  • Éditorial L'AF 2853 : AIMONS LA FRANCE !

    L’année 2012 s’achève sur au moins une certitude : le pouvoir socialiste n’est pas à la hauteur des défis que les Français ont à relever. Car il n’est pas trop tôt, après sept mois de présence aux affaires, pour juger de l’incompétence d’un président de la république et d’un premier ministre qui gouvernent à vue, comme en plein brouillard.

    Certes, l’horizon est loin d’être dégagé, mais suffit-il, pour le percer, de pratiquer la pétition de principe ? Déclarer à plusieurs reprises, comme François Hollande ces dernières semaines, que la crise de l’euro est derrière nous serait du plus haut comique si l’avenir de la France n’était en jeu. Quel que soit le crédit qu’on accorde aux sondages, l’impopularité croissante de l’exécutif auprès des Français est un signe qui ne trompe pas — comme il n’a pas trompé sur l’état d’esprit de nos compatriotes à l’encontre de la précédente majorité et de son chef, qui ne doivent d’avoir échappé à une véritable raclée, au printemps dernier, qu’en raison de l’incapacité de l’opposition d’alors à créer une vraie dynamique.

    Car les trois récentes victoires électorales de l’UMP doivent d’autant moins faire illusion que le taux de participation y a été faible, comme c’est souvent le cas des législatives partielles, preuve que la droite du pays légal n’a su déplacer qu’un électorat captif. La majorité a évidemment été sanctionnée pour son incapacité à faire bouger les choses, mais la droite, qui a laissé éclater au grand jour le spectacle indécent de ses luttes d’égos, indifférentes au Bien public, n’avait rien de neuf à proposer. Certes, les motions plus ou moins « décomplexées » ont remporté, aux élections internes de l’UMP, la majorité des suffrages des militants, mais ce syndicat d’intérêts, dont l’éclatement eût été une chance pour déverrouiller le paysage politique français, n’entend pas plus que la gauche faire son aggiornamento. Les fondamentaux, comme on dit aujourd’hui, du PS et de l’UMP demeurent les mêmes et se résument à noyer la France dans la mondialisation qui voue à plus ou moins brève échéance notre peuple à la disparition — les « progrès de la construction » européenne étant l’aspect institutionnel de cette disparition programmée. La gauche du parti socialiste peut réclamer du pouvoir qu’il se réconcilie avec le peuple ; la droite peut le critiquer de ne pas assurer les conditions du relèvement de la France : il s’agit-là de paroles verbales puisque ni les uns ni les autres ne veulent agir sur la cause principale de nos difficultés, l’enfermement dans le carcan européen qui, sur tous les plans, monétaire, financier, économique et juridique, entrave à la racine toute tentative de sortir de l’impasse. Sans compter le poids idéologique d’une Europe qui se conçoit comme la matrice de la démocratie universelle et impose de ce fait, dans l’intérêt bien compris d’un capitalisme apatride qui se nourrit de la libre circulation des biens et ...des personnes, mis sur le même plan, une ouverture de nos frontières qui sape la cohésion de nos sociétés en provoquant ce que Renaud Camus appelle le « grand remplacement ». Avant d’être un fait économique, l’immigration est une arme sociale et culturelle entre les mains de la subversion mondialiste.

    Comme si ce facteur venu de l’extérieur n’était pas suffisant pour mettre en péril la cohésion nationale, le pouvoir a décidé de s’attaquer, de l’intérieur, à la famille, dernière cellule à résister par nature au nomadisme généralisé. Déjà fragilisée par l’individualisme ambiant que favorisent des lois de moins en moins protectrices, la famille est désormais pensée au pluriel — il y en aurait de différentes sortes auxquelles il conviendrait de donner les mêmes droits. Certes, la droite, sentant souffler dans le pays le vent du refus, a décidé de s’opposer en ordre dispersé et avec plus ou moins d’enthousiasme — elle laissera, contrairement au PS, la liberté de vote aux députés — au projet du gouvernement en matière de dénaturation du mariage et de la filiation, mais si elle est sincère, que n’a-t-elle, lorsqu’elle était au pouvoir, rappelé dans la constitution la loi naturelle en matière de mariage, rendant ainsi plus difficile la concrétisation des menaces qui se profilaient à l’horizon depuis de nombreuses années déjà ?

    Il est vrai que le pouvoir cherche à s’assurer sur le plan sociétal les victoires qu’il est incapable de remporter sur les plans économique et social. Mais outre que ce calcul peut se révéler pour lui à double tranchant — il n’avait pas prévu une telle résistance du pays réel —, s’arrêter, comme paraissent le faire certains, à cette seule approche conjoncturelle, c’est commettre l’erreur gravissime de passer à côté du caractère intrinsèquement mauvais de ce projet pour la société et pour la nation, car il est la traduction achevée de l’idéologie constructiviste de la gauche, en germe évidemment depuis les Lumières, mais qui aujourd’hui ne rencontre plus aucune autre digue que ce qu’il reste de réflexes sains dans le pays réel. Ces réflexes, la gauche les avait sous-estimés, comme elle avait sous-estimé la réaction de l’Eglise qui, il est vrai, depuis une génération, avait donné l’impression de faire profil bas devant toute les « avancées » d’une modernité à laquelle elle semblait s’être rendue.

    C’est donc faire une analyse superficielle de voir dans ce projet une simple diversion du gouvernement. Même si le chômage était éradiqué et les perspectives de croissance au beau fixe, la gauche imposerait cette loi car elle correspond à sa conception foncière d’un homme délivré de la nature, libre de « se construire » comme il l’entend, protéiforme sur le plan existentiel puisque dépourvu de tout essence. Le secret d’une telle conception nihiliste de l’homme — qui peut tout essayer puisqu’il n’est rien à proprement parlé — est évidemment l’instinct de mort, comme le révèlent les autres mesures déjà adoptées — le remboursement intégral de l’avortement — ou projetées — la libéralisation totale de la recherche sur l’embryon ou le suicide assisté. La cohérence de cette politique est totale et Vincent Peillon et Najat Bel Kacem jouent la partition qui leur revient dans leur volonté de changer radicalement les mentalités, en imposant notamment la théorie du genre dès le plus jeune âge. S’attaquer aux enfants a toujours été le premier souci des idéologies totalitaires : loin de vouloir le retour de la morale laïque de grand-papa, dont la consistance devait tout aux principes chrétiens qu’elle avait intégrés, la gauche, qui pense avoir obtenu l’effondrement de la morale chrétienne avec celui de la loi naturelle, croit le temps venu de franchir une nouvelle étape.

    Tous ceux qui refusent de s’engager avec détermination dans la lutte contre la dénaturation du mariage et de la filiation non seulement font une analyse superficielle de ce qui se joue avec ce projet, mais, plus encore, révèlent, sur le plan politique, une pusillanimité incompatible avec la radicalité des enjeux, qui augure mal de l’avenir. Laisser la société se décomposer sans, au moins, aller manifester pleinement son opposition est une faute que les Français seront en droit de reprocher à tous ceux qui la commettent. Quelle confiance leur accorder désormais ? Que lâcheront-ils demain sur l’immigration, la souveraineté ou la sécurité ? L’avenir du pays se joue, certes, en points de croissance et en taux d’emploi, mais aussi, plus fondamentalement encore, sur le plan de l’humain. Comme aimait à le rappeler Maurras, à l’origine de toute société, fondant la politique naturelle, il y a un fait d’amour. Lequel, du petit homme, irrigue jusqu’à la nation.

    Joyeux Noël à tous !

    François Marcilhac - L’AF 2853

    http://www.actionfrancaise.net

  • "La Chronique d'Eric Zemmour" : Gérard Depardieu, pas patriote


    "La Chronique d'Eric Zemmour" : Gérard... par rtl-fr

  • La dépêche de Néchin

    Depardieu beau jadis !

    S'il était né à Pérouse au lieu de Châteauroux il aurait pu envoyer pour réplique : vaffanculo gianmarco ! et nous aurions applaudi plus fort. La lettre que publie le JDD d'hier cloue littéralement le petit prof à la porte de la grange socialiste.
    « Qui êtes vous pour me juger ainsi ? » c'est bien le noeud de la question. Parti de rien ou de l'Indre, c'est pareil, le comédien pantagruélique a fait sa pelotte. Si la banque américaine qui le courtise chiffre sa fortune à juste 120 millions de dollars, il n'est qu'un insecte dans le classement ploutocratique. Ayant investi de manière avisée les gains que lui laissait le Trésor public, il se trouve à la tête d'un patrimoine conséquent, non hérité, tout acquis : Plusieurs établissements parisiens (poissonnerie, épicerie fine japonaise, un bar, un bistrot, un restaurant), des vignobles en Anjou, Médoc, Languedoc et ailleurs où il s'investit beaucoup, par soif, une concession de motos à Roissy-en-France, un château en Val de Loire, une villa à Trouville et l'hôtel particulier de Chambon à Paris qu'il vient de mettre en vente chez Féau Immobilier. On lui prête aussi une collection importante d'oeuvres d'art.

    Rien qui dévoile un tempérament de fuyard. Plutôt franchouillard le Gégé !
    Mais à 85% d'impôts sur ses revenus (dit-il), il peut considérer que le mur du patriotisme est franchi, d'autant que les conseillers fiscaux les plus affûtés de la place expliquent à qui veut bien compter qu'avec un peu de chance ce sera du 100% d'impôts pour certains riches en 2013 et 2014, quand le fisc sera passé partout.
    Il a fait faire son compte depuis le début : 145 millions d'euros en 45 ans ; c'est pas mal. Combien de toute sa vie politique a rapporté au pays le premier ministre donneur de leçon ? Rien ! Epsilon ! Il n'a fait que coûter. Et MM. Hollande, Sapin, Hamon... itou ! Ces mecs qui brandissent la solidarité républicaine sont à jeun d'avoir mis une pièce d'or au tronc ! Quelques pièces jaunes tout au plus.

    Le vieux proverbe du riche maigre et du pauvre mort est traduit autrement par le petit commerçant du coin : s'ils partent tous et ne financent plus mes clients pauvres, qui m'achètera ? La stupidité colossale des répartiteurs de pauvreté qui nous gouvernent nous conduit à ce que la proportion de pauvres monte dans ce pays en répercussions d'une politique meurtrière d'emplois et de capital-risque : l'égalitarisme forcé par la confiscation légale du succès n'est que basse démagogie distribuant des promesses de recel aux envieux paresseux.

    Vieux cliché, le riche est svelte, le pauvre obèse

    Ce ne sont pas tant les riches qui fuient que les jeunes entrepreneurs en herbe qui caltent. Gérard Depardieu enfonce ce clou dans sa lettre : « Je pars parce que vous considérez que le succès, la création, le talent, en fait, la différence, doivent être sanctionnés ». Les censeurs de l'acteur-entrepreneur peuvent tendre leurs mains vides pour offrir un Plan pour la pauvreté à leurs clients, nul ne les croit capables de sortir 2,5 milliards d'euros du chapeau comme un lapin d'illusion, s'ils concourent par leur chasse aux riches à réduire l'assiette globale mise au Rôle. Les politiciens imbéciles, surprotégés de tous revers par leur statut social, cassent la dynamique d'avenir pour appliquer à l'économie des principes archaïques abandonnés partout ailleurs depuis longtemps. A quelle fin, on se le demande puisque l'application de ces principes réservés aux étagères des bibliothèques universitaires va au contraire aggraver les choses à moyen terme. Le socialisme n'est pas un ressort bandé pour sortir vivants de la crise. Et les mêmes de réclamer dans la foulée l'harmonisation fiscale de l'Union européenne, pensant peut-être que nos voisins vont acheter notre erreur de taxation frénétique ! C'est déjà perdre l'ISF (nous sommes les seuls) et d'autres impôts catégoriels iniques. L'étude de l'harmonisation démontrera au contraire que nous sommes le pays le plus volé par son Etat, sauf bien sûr en ce qui concerne la moitié des ménages exempts. Harmonisons donc ! Nous, contribuables français, ne pouvons qu'y gagner !

    Mais ce qui fait quand même le plus peur est l'autisme d'un pouvoir abruti de slogans, de mots-réflexes, profitant d'une légalité démocratique pour accroître l'Etat-providence hypertrophié qui nous a ruiné, et qui finalement va se payer le pays si on ne le stoppe pas. La Grèce a été ruinée par sa classe politique bien plus vite que par son émigration fiscale ou entrepreneuriale. Ces gens à Paris n'ont pas le calibre requis.

    http://royalartillerie.blogspot.fr

  • Une condamnation exemplaire de la SNCF

    Ce 18 décembre tombait une décision de l'Autorité de la concurrence condamnant la SNCF à une forte amende : 60,9 millions d'euros, pour entrave à la concurrence. Diffusée par l'AFP la nouvelle a sans doute effleuré les esprits des Français qui se tiennent informés. Mais on doit bien constater que le bruit en est resté discret.

    Peut-être même certains ont-ils ronchonné par-devers eux, contre ce qu'ils ont pu croire une sorte de "machin européen ultralibéral" acharné à l'encontre de notre beau modèle monopoliste hexagonal.

    On doit savoir d'abord ce que représente l'instance créée au service du consommateur. Cette respectable institution est actuellement présidée par M. Bruno Lasserre. Celui-ci a été, dans le passé le principal architecte de la réforme et de l'ouverture à la concurrence du secteur des télécommunications en France. Ce travail de longue haleine commença en tant que Directeur de la réglementation générale au ministère des postes et télécommunications (1989-1993) puis Directeur général des postes et télécommunications (1993-1997). Magistrat issu du conseil d'État, il a été nommé à ses fonctions actuelles par le gouvernement en 2004. Il est assisté d'un collège, composé de 17 membres.

    L'organisme fait parler de lui de temps en temps à propos de très gros dossiers. Le grand public peut en mesurer l'impact quand il s'agit de factures de consommation fort concrètes. La concurrence qu'on cherche la plus libre possible permet de diviser par deux le coût des communications téléphoniques ou des raccordements à l'internet, de remettre en cause les montants des factures énergétiques, allégeant d'un poids non négligeable le budget de nombreux ménages : mais l'inconvénient de ces macrodécisions est qu'on ne tient compte que de leur dernière ligne, celle qui amène à conclure dans le sens d'une concurrence plus fluide au bénéfice des consommateurs, d'une baisse des prix, etc.

    Le cas précis va beaucoup plus loin. Et son traitement médiatique superficiel tend à l'enterrer : petit communiqué énonçant les choses de manière diplomatique, courte dépêche AFP tronquant la dimension morale de l'affaire, discrets entrefilets dans quelques journaux papiers, et basta. Pire qu'une occultation absolue, tout cela aboutit à un enterrement de première classe.

    La culture française du monopole obligera-t-elle longtemps encore les défenseurs de la liberté à boxer ainsi avec une main dans le dos ? On peut en effet s'en inquiéter en observant la manière dont est traitée l'information à propos de la SNCF et des autres structures supposées fournir des "services publics". On accepte de confondre ce concept avec celui de "monopole public". Et ceci permet aux réseaux d'intérêts conservateurs de jeter la suspicion sur les condamnations elles-mêmes et, partant, sur tout projet de réforme.

    Depuis 2008 l'Autorité française de la concurrence enquêtait pourtant sur les pratiques quasi mafieuses du fret SNCF.

    Au bout de quatre ans de travail, incluant des perquisitions, les considérants ne peuvent pas être jugés seulement "techniques" : ils condamnent les pratiques monopolistes de "l'opérateur ferroviaire historique" d'un point de vue tout aussi moral qu'économique.

    Car la réalité de ce petit monde ne se réduit pas à la description misérabiliste de quelques malheureux agents de base. Les tâches de ceux-ci se trouvent quotidiennement bouleversées. On en a vu certains, dans le cas de France Télécom, parfois même réduits au suicide par des directions autistes et brutales. Cette face de la transformation des métiers rendrait presque sympathique l'ancienne configuration du service public.

    Disons-le : comme dans le cas des oligarchies issues de l'ex URSS, les bureaucrates publics, se transformant en gestionnaires faussement privés sans renoncer aux méthodes de voyou du monopolisme déliquescent, n'évoluent pas vers la liberté mais vers l'oppression.

    Oui la présentation médiatique des faits, même lorsqu'elle existe dans le journal papier ou l'antenne audiovisuelle considérée, reste édulcorée. Véhicule, elle aussi monopoliste, de l'information, l'AFP se contente de reproduire le communiqué de presse de l'Autorité de la concurrence, court texte de synthèse dépourvu d'esprit polémique. Et on ne va pas plus loin.

    Dommage. Les 129 pages de la décision proprement dite donnent des détails qui font dresser les cheveux sur la tête quant aux méthodes des cadres du fret SNCF pour éliminer leurs concurrents, principalement allemand (ECR filiale de Deutsche Bahn) ou français (Veolia qui monte singulièrement en puissance).

    Le lecteur pressé des quotidiens, l'auditeur matutinal des radios, à supposer qu’il reçoive l'info, n'en connaîtra malheureusement pas grand-chose ; or, on passe ici de la condamnation relative des réticences à "l'ouverture à la concurrence", réticences dont hélas une bonne partie de l'opinion française est encline à partager le principe, à un registre bien différent.

    On se trouve en présence de méthodes délictuelles, de violations des règles élémentaires de confidentialité par ne parler d'espionnage économique.

    On se demande donc comment des cadres d'une entreprise appartenant à l'État ont pu en arriver au degré de voyoucratie consciente et organisée dont témoignent les résultats de l'enquête et qui amène à la condamnation pécuniaire de la SNCF.

    On ne peut malheureusement pas esquiver la responsabilité personnelle du "patron" de celle-ci le très communicant d'habitude Guillaume Pépy.

    Or l'une des causes les plus notables de ces pratiques demeure,de toute évidence, la porosité entre les deux entités issues de la réforme de 1997 instituant RFF en tant que gestionnaire d'infrastructure, nécessairement à part du transporteur lui-même que demeure la SNCF.

    Il apparaît en effet que celle-ci n'a pas cessé d'intervenir en tant que "gestionnaire d'infrastructure délégué". Et elle capte à son profit les informations le plus confidentielles relatives aux autres clients de RFF, ses concurrents. Aggravant le fait, on annonçait même avec emphase, il y a quelques semaines, par la voix de M. Cuvelier (1)⇓ ministre socialiste des Transports, la "réunification de la famille ferroviaire", ce qui tordrait le cou aux espoirs de transparence, de concurrence et donc de séparation des deux métiers.

    Or ce n'est un secret pour personne que Guillaume Pépy opère, depuis de longs mois, toutes les pressions possibles pour passer de la porosité résiduelle, 15 ans après la séparation des deux entités à la réunification sous son égide.

    L'énarque socialiste installé en 2008 à la tête de la SNCF, le très sensible M. Guillaume Pépy, si répandu dans les médiats, ne pouvait pas ignorer les pratiques de son pôle fret. Il terminera son mandat en février 2013 : son renouvellement ou, pis encore, sa victoire sur le terrain de la prise de contrôle de l'infrastructure par l'un des transporteurs, enverrait un signal extrêmement négatif, celui du retour de l'Hexagone aux pires méfaits de l'étatisme.

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/

    notes :

      1. cf entretien de Cuvelier publié complaisamment dans "Le Monde" en ligne le 29 octobre.

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  • Bilan d'un quinquennat anti-familial

    « Notre politique familiale fonctionne. Pourquoi vouloir la détruire ? », s'est interrogé Nicolas Sarkozy, à propos de l'intention affichée de François Hollande de supprimer le quotient familial. Mais fonctionne-t-elle vraiment ?
    Le 18 janvier, ouvrant à l'Elysée le sommet social, le président de la République a lancé : « (...) il est indispensable de conserver notre politique familiale. » Pourtant, la politique familiale n'a guère tenu de place dans la campagne présidentielle de 2007 - et moins encore durant le quinquennat, au cours duquel les promesses faites dans l'enthousiasme de son arrivée à l'Elysée ont disparu comme neige au soleil. Que l'on songe, par exemple, au versement des allocations familiales dès le premier enfant - déjà promis par Jacques Chirac en 2002.
    Bien au contraire, par une espèce d'inversion systématique, Nicolas Sarkozy et son gouvernement - dont la première mouture ne comprenait pas même de ministère de la Famille, pour être confiée ensuite au tandem Morano-Bertrand ! - se sont en quelque sorte acharnés à multiplier les mesures anti-familiales, que ce soit contre la nature de la famille : (qu'on pense au statut de beau-parent, au pacs mis sur le même pied d'égalité que le mariage, à l'homoparentalité...) ; ou contre sa réalité matérielle (restriction du congé parental d'éducation, conçu par notre président comme « un immense gâchis », indexation des prestations familiales et des aides au logement sur la croissance et non plus sur l'inflation, tentative de reporter la revalorisation des allocations familiales du 1er janvier au 1er avril, tentative de fiscaliser le congé parental, etc.)
    Aujourd'hui, le bouleversement continue. Nicolas Sarkozy, qui trouve ridicule la proposition socialiste de suppression du quotient familial (mais qui envisageait naguère son plafonnement), compte désormais sur la TVA sociale pour financer la politique familiale.
    Certes, libérer le travail des charges qui pèsent lourdement sur lui n'est pas forcément une mauvaise piste. Elle mérite à tout le moins réflexion. Mais il n'est pas sûr - loin de là... - que Nicolas Sarkozy s'y engage résolument au nom de la famille.
    Du mariage hommo a l'union civile
    D'abord, que n'a-t-il mis en place cette idée plus tôt ? Que ce soit au gouvernement ou à l'Elysée, voilà des années qu'il est en mesure de le faire. Or, c'est à l'heure de solliciter vraisemblablement une nouvelle fois nos suffrages qu'il paraît soudain s'étonner que notre politique familiale soit financée par les entreprises...
    Ensuite, sa main droite semble obstinément, mais non évangéliquement, ignorer ce que fait sa main gauche. Ainsi s'interroge-t-il désormais sur la question du « mariage » homosexuel. Luc Chatel, ministre de l'Education nationale (il vaut mieux en parler tôt...), affirme : « Je pense que c'est une tendance de l'histoire, une évolution et sans doute qu 'un jour il y aura une légalisation du mariage homo. » C'est sans doute pourquoi il a tenu à inscrire la théorie du « gender » dans les programmes scolaires...
    Entre « tendance » et « évolution », la majorité présidentielle ne sait pas exactement, semble-t-il, où se situe le couple homosexuel. Benoist Apparu, secrétaire d'Etat au Logement - ça touche décidément tous les secteurs -, souligne davantage encore ce flou : un mariage, c'est trop; mais un pacs, ce n'est pas assez. En définitive, il se prononce pour une union civile. Après tout, n'est-ce pas ce que le président-candidat lui-même avait proposé en 2007 ?
    Sarkozy pense toujours a une « union civile »
    D'accord, en juin 2011, une proposition de loi socialiste visant à la « reconnaissance, dans le code civil, du mariage contracté par deux personnes de même sexe » a été retoquée. Mais, si l'on en croit désormais Libération, « Nicolas Sarkozy va réunir, dans quelques jours à l'Elysée, les principaux collaborateurs qui travaillent à son futur programme pour trancher la question du mariage gay ». Info ou intox ? Pour finir, et suite sans doute à la signature d'un manifeste par 82 parlementaires UMP et Nouveau Centre, Nicolas Sarkozy fait savoir qu'il ne pense toujours qu'à une « union civile ». Quousque tandem ? (1)
    Olivier Figueras monde&vie du 21 janvier 2012
    1). Jusqu'à quand ?

  • Jean-Marie Le Pen & Bruno Gollnisch "Quel avenir pour la droite nationale ?"