Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

France et politique française - Page 5129

  • Titre de la note Convention Identitaire 2012 : intervention de Philippe Vardon

  • Benoit Hamon et l'extrême-droite

    Après les propos de Marine Le Pen sur « l'occupation » de la rue par les musulmans faisant leur prière, on a entendu l'ancien ministre de l'intérieur Daniel Vaillant reconnaître lâchement qu'en tant que maire du XVIIIème arrondissement, ces blocages de rue le gênaient, lui le laïcard, mais il ne faisait rien pour les empêcher dans le but de ne pas créer de troubles supplémentaires. On a d'ailleurs un véritable chantage aux mosquées car les musulmans continueront ainsi jusqu'à ce qu'il y ait un million de mosquées en France. Le plus choquant furent les déclarations de Benoit Hamon sur l'extrême-droite française. Selon lui, l'extrême-droite française avait collaboré avec l'occupant pendant la guerre et était mal placée pour parler ainsi. Trouvant cela insuffisant, il continua pour déclarer que les Arabes vivant en France étaient les descendants des « libérateurs » de Marseille.
    Pourtant, de très nombreux Français catalogués d'extrême-droite ont rejoint le Général de Gaulle à Londres ou rejoint le camp de la Résistance même si bien sûr quelques uns, pour des raisons idéologiques, ont fait un choix différent. Le Colonel de la Roque, ancien chef des Croix de Feu a été déporté en Allemagne.
    Ce qui est plus certain, de nombreuses personnalités de gauche (des listes interminables selon Eric Zemmour) ont choisi le camp de la collaboration. On pourrait épiloguer à l'infini sur la Francisque de François Mitterrand ou sur l'ex-socialiste Marcel Déat et l'ex-communiste Jacques Doriot, les deux derniers étant devenus des collabos fanatiques. La réalité historique n'est jamais blanche ou noire mais on a le plus souvent affaire à du gris clair, parfois du gris foncé.
    Il ne faut pas non plus avoir une vision monolithique de ce qu'on catalogue d'extrême-droite. Elle est composée de royalistes, conservateurs catholiques traditionalistes ou non, nationalistes... la composante pro-nazie collaboratrice a été une petite partie.
    Si l'on examine les jeunes entrés dans la milice, on avait affaire à des « gamins » désœuvrés aux idées politiques mal définies. C'est d'ailleurs le thème du film « Lacombe Lucien » ; certes ce n'est qu'un film mais il correspond bien à l'esprit de l'époque. Quant aux libérateurs de Marseille, il y avait aussi dans l'Armée d'Afrique beaucoup de pieds-noirs, c'est-à-dire des européens vivant en Afrique du nord. L'Histoire montre aussi qu'il faut se méfier du mot « libérateur ». Les soviétiques qui ont « libéré » l'Europe de l'Est ont été les futurs occupants. Le « libérateur » devient très vite « occupant ».
    De plus, il serait intéressant de compter les arabes vivant en France ayant eu un ancêtre dans l'armée française durant la seconde guerre mondiale. Cela ne doit pas peser lourd comparé à la population présente. Beaucoup de combattants arabes sont rentrés dans leur pays comme Ben Bella pour faire la guerre ensuite à la France. Pour n'oublier personne citons les Arabes-musulmans engagés dans la Waffen-SS au côté de l'Allemagne ainsi que les supplétifs arabes du Gestapiste Henri Lafont qui ont combattu très durement la résistance.
    Benoit Hamon trouvait sans doute que c'était son boulot de taper sur l'extrême-droite sans trop tenir compte des faits historiques. Mais de la part de quelqu'un ayant une licence d'Histoire même si c'est le seul diplôme d'un fils d'ingénieur, on aurait pu attendre plus de finesse et de discernement et ne pas considérer systématiquement les Français comme des imbéciles à qui l'on peut dire n'importe quoi. Ce n'étaient donc que des propos haineux venant d'un homme au visage plutôt haineux.
    En dehors de la forme, les propos de Marine Le Pen posent le problème de la présence musulmane en France qui s'accroît sans cesse et veut imposer son mode de vie. La France depuis trente ans n'est plus tout à fait la France. Cette question ne peut être évacuée d'un revers de main ou en hurlant au racisme et à l'islamophobie à chaque fois qu'on aborde la question.
    Patrice GROS-SUAUDEAU

  • Anticléricalisme : rien de nouveau sous le soleil…

    Le christianisme, voilà l’ennemi !

    La haine que suscite le christianisme a pris la dimension d’un fait de société. Marcel Gauchet le constatait il y a douze ans déjà : « La communauté catholique est la seule minorité persécutée culturellement parlant dans la France contemporaine. »

    Cette persistance d’une hostilité irréductible a même surpris certains milieux chrétiens qui croyaient que la disparition du cléricalisme entraînerait ipso facto celle de l’anticléricalisme. Ainsi l’historien René Rémond le déplorait : « À la vérité nous n’avons pas seulement affaire à un malentendu, mais bien à une hostilité délibérée et déclarée, une haine véritable à l’égard du christianisme en général, et des chrétiens eux-mêmes comme personnes. Certains propos qui entretiennent une culture du mépris tomberaient sous le coup de la loi s’ils visaient d’autres familles de pensée. »1

    Chassé de la vie sociale, politique et intellectuelle, à peine toléré dans un espace privé de plus en plus confiné et surveillé, le christianisme est-il à la veille d’un « nouveau martyre », selon l’expression de Jean-Paul II ? Depuis une douzaine d’années, certains signes des temps sont inquiétants.

    Ce fut l’ancien « Panzerkardinal » Ratzinger caricaturé en Hitler par les Guignols de l’Info et victime de l’hostilité sourde des médias. Ce furent les colonnes de Libération qui accueillirent régulièrement des diatribes christianophobes, en appelant même à une « opération chirurgicale antichrétienne » ! [...]

    Falk Van Gaver - La suite sur Causeur

    http://www.actionfrancaise.net

  • [Vidéo] Notre accord de fond (presque toujours) ... avec Eric Zemmour

    S'il est un blog auquel l'on aura toujours profit à se référer, c'est bien celui d'Eric Zemmour; une personnalité avec qui nous pouvons, presque toujours, être d'accord, c'est bien Eric Zemmour lui-même. (Cf. le lien, en fin de note).

    Il se trouvera bien, dans notre mouvance intellectuelle quelques puristes pour relever dans les écrits d'Eric Zemmour, ou dans ses paroles, tel ou tel point de désaccord jugé rédhibitoire. Voire nous révéler qu'il roule pour tel ou tel.

    L'important, c'est la chose même, ce sont les analyses de Zemmour, sur l'actualité, mais aussi sur les perspectives à long terme pour notre pays, pour notre civilisation, notre société. Et, sous cet angle, dans 90% des cas, nous ne dirons pas que nous faisons nôtres les idées d'Eric Zemmour. Non, nous dirons que, fondamentalement, ce sont les nôtres. Zemmour est familier de l'école d'Action française, dont la réflexion politique s'étend sur tout un siècle et remonte au tout début du XXème. Et nous, nous retrouvons, dans les propos de Zemmour, les analyses que nous avons faites, ou, parfois, que nous aurions du faire ... et qu'il fait tout aussi bien, à sa place. 

    Nous mettons, aujourd'hui, en ligne deux vidéos passionnantes, où il se "dispute" brillamment avec Nicolas Domenach, sur I Télé. Qu'on les écoute. Elles ne sont pas très longues (environ 11'' et 8''). Et elles se suffisent à elles-mêmes. Pour l'essentiel, ce qu'y dit Eric Zemmour concorde, nous l'avons déjà dit, avec nos propres positions.


    Florange : Le chemin de croix de Lorraine


    Logements : Cécile Duflot se raccroche à Dieu

    http://ericzemmour.blogspot.fr/

    http://lafautearousseau.hautetfort.com

  • Massacre des Pieds-noirs et Harkis : un “devoir de mémoire” à géométrie variable ?

    Bruno Gollnisch n’a jamais oublié la très dure campagne de terrain qu’il mena  en 1985 à  Vaulx-en-Velin (Rhône)   avec des harkis militants du FN. Il a constaté, comme tout à chacun,  l’adoption jeudi dernier par le  Sénat  d’une proposition de loi visant à pénaliser la diffamation et l’injure envers les harkis. Dans sa déclaration de candidature à la présidence du FN, il notait qu’il « (fallait)    que ceux qui ont combattu pour la France,  cessent d’être méprisés ou insultés, et qu’ils soient au contraire honorés moralement et matériellement, y compris lorsqu’ils sont les ressortissant d’Etats de notre ancien Empire devenus indépendants. » Car  ce vote  des sénateurs  ne suffit pas à contrebalancer les insultes et les injustices  dont sont victimes combattants et Français  d’Algérie depuis des décennies. Pas plus que le geste de Nicolas Sarkozy qui,  à  des fins électoralistes,  a remis en   novembre dernier à  Hélie Denoix de Saint Marc, grand résistant, grand soldat, officier du 1er REP qui rallia le putsch de généraux à Alger en 1961,   les insignes de grand-croix de la légion d’honneur. Cela suffira-t-il à faire oublier la « trahison gaulliste » ?

     Le site du magazine Le Point rendait compte hier d’une étude  de l’Ifop, « une analyse du vote pied-noir pour la prochaine élection. » « Le panel interrogé englobe non seulement des rapatriés, mais aussi des descendants de cette communauté, qui, dans son ensemble, représente le chiffre non négligeable de trois millions de votants. »

     « Comme pour les élections précédentes, est-il indiqué,  le Front National confirme son attractivité, se plaçant au-dessus de sa moyenne nationale (28 % et 24 % pour les descendants), mais c’est le score de Nicolas Sarkozy qui est le plus révélateur : à égalité avec François Hollande pour les rapatriés (26 %) – contre 31 % en 2007 -, il s’effondre dès lors qu’il s’agit des fils et des filles de pieds-noirs : 15 % contre 31 % pour François Hollande. »

     « On ne peut s’empêcher de rapprocher ces résultats du très fort ressentiment exprimé par les associations de pieds-noirs contre Nicolas Sarkozy (…) en 2007, le candidat Sarkozy avait promis la reconnaissance de la responsabilité de l’État français de 1962 dans les crimes et les préjudices moraux et matériels subis par les harkis et les rapatriés. Aux yeux des pieds-noirs et des harkis (qui, avec leurs descendants, représentent 800 000 votants), il n’a pas tenu ses promesses. »

     C’est en effet le moins que l’on puisse dire et Bruno Gollnisch, pour qui les évènements d’Algérie eurent un fort impact dans l’élaboration de sa conscience politique,  était  notamment présent,  le 15 septembre 2010,   à la manifestation des harkis et de leurs familles  devant l’Assemblée nationale. Ils   entendaient rappeler  les engagements pris par Nicolas Sarkozy  le 31 mars 2007, au nom de revendications légitimes appuyées depuis toujours par le Front National.

     Le Point rapporte encore que Marine Le Pen a été la seule personnalité en lice pour la présidentielle –avec Jean-Marc Governatori, le candidat de l’Alliance écologiste indépendante- et comme l’ont demandé plusieurs associations, dont JPN (Jeune Pied-Noir), à signer   la convention Candidat-Rapatriés, reconnaissant le « crime d’Etat » commis contre les pieds-noirs et les  harkis

     « Nulle présence, par contre, des autres candidats dans ce palais du Luxembourg, qui, comme l’ont rappelé les organisateurs, avait voté hier la loi sur le déni du génocide arménien (…). Les pieds-noirs, qui ont l’impression de s’être fait abuser, sont donc fermement résolus à passer à l’heure des comptes et à peser plus que jamais dans une élection qui coïncide avec le 50e anniversaire des accords d’Évian (19 mars 1962) et de l’indépendance de l’Algérie (5 juillet 1962). Deux événements que l’État français s’est engagé, en revanche, à célébrer en grande pompe avec l’Algérie, ce qui, bien sûr, meurtrit les pieds-noirs. »  

     Enfin cet article conclut sur l’indignation de l’historien Guy Pervillé, professeur à l’université de Toulouse et spécialiste de la guerre d’Algérie ,  « invité à rédiger pour le livre des commémorations nationales l’article concernant la guerre d’Algérie ». Or, M Pervillé « crie à la censure », « car la partie concernant la période des accords d’Évian a été amputée des quatre cinquièmes. Sur son blog, il restaure la version intégrale, qui évoque les enlèvements de Français, les massacres des harkis ainsi que le rôle du général De Gaulle. Autant d’éléments qui ont disparu du livre publié par les Archives de France et le ministère de la Culture… »

     Bruno Gollnisch note également  que l’Etat UMP, a mis la main à la poche (dans les faits dans celles des contribuables français)  pour  financer le  film Hors La Loi,  une nouvelle provocation anti-française sur la guerre d’Algérie. Et que ce gouvernement persiste donc à ne  rien faire  pour   lever le  voile sur les drames de l’après 19 mars 1962 et sur les dizaines de milliers de Pieds-Noirs et Harkis victimes de la haine du FLN.  Sa responsabilité    dans ce massacre  est pourtant avérée…le « devoir de mémoire » serait-il à géométrie variable ?

    http://www.gollnisch.com

  • Ni “excuse”, ni “repentance” ?

    Ni « excuse » ni « repentance »  ne seront formulées par l’Etat Français a affirmé hier François Hollande  au premier jour de sa visite d’Etat en Algérie,  à la tête d’une délégation de 200 personnes, dont  de nombreux chefs d’entreprises.  Bien  sûr la question du Mali en proie à la déstabilisation islamiste sera au menu des discussions,  au même titre que  la construction près d’Oran d’une usine de montage de Renault susceptible de produire en  2014 au moins 25.000 véhicules par an. M. Hollande  a précisé   qu’il entendait dire  la « vérité  sur le système colonial », et  « préparer l’avenir ». « Préparer l’avenir »  quitte cependant à travestir la vérité historique comme  le président socialiste l’a  fait le 17 octobre dernier en donnant foi aux bobards propagés alors (toujours) par le FLN et le parti communiste sur le pseudo massacre  à Paris, le 17 octobre 1961, de centaines d’Algériens lors d’une manifestation FLN  interdite -http://www.gollnisch.com/2011/10/17/11647/

      Le chef de l’Etat a affirmé à Alger  son souhait d’ouvrir  « un nouveau chapitre », un « nouvel âge », dans la relation entre  les deux pays. Il a signé avec son homologue Abdelaziz Bouteflika ont mercredi soir une « Déclaration d’Alger sur l’amitié et la coopération entre la France et l’Algérie », notamment  pour distribuer des visas supplémentaires,  ouvrir  encore plus, à  nos frais,  l’accueil des étudiants algériens sur notre sol

     Une invitation à dépasser les vieux antagonismes  a-t-il précisé,  qu’il formulera de nouveau aujourd’hui devant les parlementaires algériens. D’ores et déjà  une dizaine de partis politiques algériens, dont quatre islamistes, ont dénoncé « le refus des autorités françaises de reconnaître, excuser ou indemniser, matériellement et moralement, les crimes commis par la France coloniale en Algérie. »

     Le Nouvel Obs le rapporte, une large majorité d’Algériens souhaite désormais une normalisation des relations avec  notre pays, 57% se disent favorables à une relation « exemplaire »  avec la France. En France une même enquête  d’opinion indique que  35% des sondés estiment que François Hollande ne devait pas présenter d’excuses à l’Algérie, 13% jugent qu’il devait le faire et 26% y était favorables à « condition qu’Alger présente des excuses au sujet des pieds noirs et harkis ».

     Alors Premier secrétaire du PS, M. Hollande avait déclaré que notre pays  devait « encore des excuses au peuple algérien ». Interrogé sur France 2 mercredi sur  le refus qui est désormais le sien d’en présenter,  il a répondu : « moi je suis président de la République, j’engage la France, je n’engage pas le parti (socialiste) ».

      PS qui lui, par a voix notamment d’Elisabeth Guigou, présidente de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée a déclaré « qu’en Algérie, le colonialisme a produit des tragédies qui ont broyé des gens. Je pense   que c’était en effet un système condamnable »

     Des relations pacifiées et normalisées avec l’Algérie sont du ressort des intentions  louables a déjà rappelé Bruno Gollnisch, mais on ne bâtit rien de solide et de viable sur le mensonge et sur la haine.

    Haine de l’œuvre accomplie par la France en  Algérie  qui est encore enseignée, martelée aux jeunes Algériens dés l’enfance et à l’école du FLN au pouvoir. FLN  sous le règne duquel  200 000 algériens ont  tués pour avoir refusé le parti unique,  rappelons le au passage, FLN   que M. Hollande s’est engagé à aider   à intégrer l’Internationale socialiste… « l’organisation mondiale des partis sociaux-démocrates, socialistes et travaillistes… »

     Et il serait  stupide de nier que cette éducation-propagande  là n’est pas non plus sans incidence,  en France même,  sur  la « mentalité » de beaucoup d’Algériens  qui constituent la  plus forte communauté étrangère  vivant sur notre sol.

     La vérité c’est que la conquête française en 1830 a permis de chasser   d’Algérie  le colonisateur ottoman,  de mettre fin  aux raids de la piraterie barbaresque, de   libérer des dizaines de milliers d’esclaves. La vérité  c’est que la présence française a permis de soigner sa population  -un million en 1830 à plus de 10 millions d’habitants  en 1962 – de construire des  hôpitaux (160 en 1962), de multiplier les écoles sur tout le territoire, d’alphabétiser la population, de  transformer   ce pays  en friche en une  terre agricole riche et prospère. La France en Algérie ce fut aussi l’irrigation du  pays, la   construction de  12 barrages, de  23 ports, 23 aéroports, 34 phares,  la création d’un réseau routier de 54 000 kms.

    Au nom de la réconciliation franco-algérienne,  M. Hollande rendra hommage aujourd’hui au militant indépendantiste  Maurice Audin dont une place  porte le nom à Alger  (comme  à Paris).  Jeune prof de maths  de 25 ans, marié père de trois enfants, Audin était  membre  du   Parti communiste algérien (PCA)  qui soutenait et aidait  les poseurs de bombes  qui tuèrent, mutilèrent  des dizaines de nos  compatriotes  civils, hommes, femmes et enfants pendant la bataille d’Alger   en 1957.   Arrêté à son domicile  par les paras à Alger le 11 juin de cette même année,  Maurice Audin ne fut jamais retrouvé.

     Certes,  rappelons le,  le drame des Français d’Algérie n’est pas de la seule responsabilité du FLN mais aussi du pouvoir gaulliste et des partis du Système dont les héritiers tiennent toujours aujourd’hui les rênes du pouvoir.  Un De Gaulle qui  en plein déni du réel et/ou d’une insensibilité criminelle, quasi pathologique,  à l’égard de la souffrance de ses compatriotes, affirma crânement  en public le 14 juin 1963 que l’exode des pieds noirs « s’est passé sans heurt,  sans drame et sans douleurs » !

     Un De Gaulle rapporte Alain Peyrefitte dans son livre de témoignage sur le « grand homme »  -« C’était De Gaulle », Arthème Fayard- qui,  après mars 62, alors  que  les  troupes  françaises  encore présentes ont l’ordre de  ne pas intervenir pour empêcher les massacres  de  civils,  cite un vers du poète latin  Lucrèce : « il est doux, quand les vents tourmentent les vagues sur la vaste mer, de contempler les épreuves d’autrui du haut d’un promontoire »…

    Bref, le devoir de mémoire réconciliation ne  sauraient être  à sens unique. Et Bruno Gollnisch constate que si  l’Algérie FLN ne s’est jamais repentie pour les 150 000 harkis sauvagement torturés puis assassinés, ils ont été   livrés aux couteaux des égorgeurs  par  la    République Française et la fausse paix des Accords d’Evian.

     Faut-il rappeler notamment  le  témoignage du  révérend Père Michel de Laparre –voir le dernier numéro de La lettre de Veritas- sur la tuerie d’Oran le 5 juillet 1962, avec la complicité passive des autorités françaises. Une  journée au cours de laquelle « des centaines d’Européens » furent « étouffés dans des fours, gelés dans des frigidaires, crochetés aux Abattoirs, vendus dans des boucheries, sciés dans des menuiseries, découpés et mangés par des Mauresques arborant des ceintures de peaux. Des enfants ont  été ficelés dans des sacs de pommes de terre, jetés sur la chaussée, écrasés   par des camions ou aplatis contre des murs. Et combien de femmes et de jeunes filles ont subi les pires sévices, presque toujours jusqu’à la mort ! »

     L’Algérie FLN et  la France gaullo-socialiste de ces cinquante dernières années se sont entendues pour mettre une chape de plomb  sur l’assassinat de  13 000 pieds-noirs, victimes civiles,   disparues ou massacrées (lire l’ouvrage du capitaine M.L Leclair, « Disparus en Algérie » , aux éditions Grancher) dont plus de la moitié    après le 19 mars 1962, date théorique de la fin des hostilités.

    Autant dire que Bruno Gollnisch ne se satisfait pas plus aujourd’hui  qu’hier,  des vrais mensonges des uns et les demi-vérités des autres.

    http://www.gollnisch.com

  • Prix de la Carpette Anglaise 2012

    L’Académie de la Carpette anglaise vient de décerner son prix annuel dit d’« indignité civique ». Cette académie parodique réserve son prix à un membre des élites françaises qui, selon le jury, s’est distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l’anglais en France et dans les institutions européennes au détriment de la langue française. Toujours selon l’Académie de la Carpette anglaise, ce prix « distingue plus spécialement les déserteurs de la langue française qui ajoutent à leur incivisme linguistique une veule soumission aux puissances financières mondialisées, responsables de l’abaissement des identités nationales, de la démocratie et des systèmes sociaux ». (Source Wikipedia)
    En 2011, le prix a été décerné à Jean-François Copé, à l’époque secrétaire général de l’UMP, pour promouvoir avec vigueur l’usage de la langue anglaise de la maternelle aux grandes écoles et pour faire de la télévision publique en anglais aux heures de grande écoute (sous-titré en français) un des enjeux de son parti et de la prochaine élection présidentielle.
    L’Académie nous prie de publier le communiqué diffusé au lendemain de l’événement. Polémia accède volontiers à cette requête.
    Polémia

    PRIX 2012 DE LA CARPETTE ANGLAISE

    COMMUNIQUÉ DE l’ACADÉMIE DE LA CARPETTE ANGLAISE

    L’académie de la Carpette anglaise* s’est réunie le 12 décembre 2012. Le jury, présidé par Philippe de Saint Robert, était composé de représentants du monde associatif** et littéraire. Au premier tour de scrutin, par cinq voix sur neuf, la Carpette anglaise 2012 a été décernée à M. Frédéric Cuvillier, ministre délégué chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, pour avoir déclaré, selon Le Parisien, que, dans le domaine du transport, « l’anglais devrait être la langue et de rédaction des documents officiels harmonisés ».

    Le prix spécial du jury à titre étranger*** a été décerné au premier tour de scrutin, par cinq voix sur neuf, à l’Agence française pour les investissements internationaux (AFII) et l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) pour la campagne publicitaire « Say oui to France – say oui to innovation », qui promeut la France à l’étranger en utilisant l’anglais comme seul vecteur de communication, au lieu de s’adresser dans la langue des pays visés par cette campagne.

    Anne Cublier, Hervé Bourges, Benoît Duteurtre, Alain Gourdon, Yves Frémion et Dominique Noguez sont membres de cette académie.

    Notes :

    * La Carpette anglaise, prix d’indignité civique, est attribué à un membre des « élites françaises » qui s’est particulièrement distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France au détriment de la langue française.
    ** Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (Asselaf), Avenir de la langue française (ALF), Cercle des écrivains cheminots (CLEC), Courriel (Collectif unitaire républicain pour la résistance, l'initiative et l'émancipation linguistique), Défense de la langue française (DLF) et Le Droit de comprendre (DDC).
    *** Le prix spécial à titre étranger est attribué à un membre de la nomenklatura européenne ou internationale, pour sa contribution servile à la propagation de la langue anglaise.

    Contact : Marc Favre d’Échallens, secrétaire de l’académie de la Carpette anglaise.
    Courriel : parlerfranc@aol.com
    Académie de la Carpette anglaise, chez Le Droit de Comprendre, 34 bis, rue de Picpus, 75012 Paris.

    http://www.polemia.com/

  • Aubry et la « préférence étrangère » (arch 2009)

    La pseudo-fermeté gouvernementale en matière de politique d'immigration n'est qu'un trompe-l'œil En réalité, tout est est mis en œuvre pour faciliter et encourager l'arrivée de nouveaux étrangers dans notre pays. La preuve ...
    Si Martine Aubry impose 2,7 milliards de francs d'économies aux professions de santé, surtout aux pharmaciens et aux radiologues, c'est parce qu'il lui faut bien financer les mesures prises en faveur des étrangers, notamment celle qui consiste à les faire bénéficier de l'allocation d'adulte handicapé (AAH), jusque là exclusivement réservée aux ressortissants français.
    Ainsi le 10 juin dernier, une lettre de la caisse nationale des allocations familiales, avisait les services régionaux que la loi n° 98-349 du 11 mai 1998, étend le droit de l'allocation d'adulte handicapé à l'ensemble des personnes de nationalité étrangère.
    D'un montant de 3471 francs mensuels, cette allocation pourra, désormais, être versée à tous les étrangers : travailleur, ancien travailleur, simple membre de la famille d'un travailleur ou d'un ancien travailleur, isolé, oisif, étudiant, pensionné, retraité, etc.
    « Ces dispositions, précise la lettre, s'appliquent à compter du mois de juin 1998, sans rétroactivité" sauf dans le cas des « Maghrébins, voire des Turcs, (travailleurs, anciens travailleurs ou membre de la famille) qui se seraient vu opposer un refus dans le cadre des accords de coopération CEE Maghreb et Turquie. »
    Seule condition exigée, qu'ils soient en situation régulière et qu'ils puissent produire l'un des titres de séjour suivants : - carte de résident, - carte de résident privilégié, - carte de séjour temporaire, un simple récépissé de demande de renouvellement de l'un de ces titres peut suffire : - récépissé de demande de titre de séjour valant autorisation de séjour d'une durée de six mois renouvelable portant la mention « reconnu réfugié ». - récépissé de demande de titre de séjour portant la mention : « étranger admis au titre de l'asile » d'une durée de validité de six mois renouvelable. etc
    Les mêmes, peuvent faire valoir leurs droits au Fonds de solidarité vieillesse ou à l'allocation supplémentaire du Fonds de solidarité vieillesse, etc.
    Ainsi, des étrangers réfugiés bénéficiant du droit d'asile seront mieux traités qu'un grand nombre de vieillards français, qui ont travaillé toute leur vie mais que leur modeste retraite ne permet pas de vivre décemment.
    Par ailleurs, toujours dans l'optique de rendre notre pays toujours plus attractif aux immigrés, le ministère de l'Emploi et de la Solidarité a décidé de favoriser les étudiants étrangers en leur permettant de trouver plus facilement un emploi.
    Une circulaire du ministère de l'Emploi et de la Solidarité, datée du 9 juillet, les autorise à travailler dès leur première année d'études en France, quel que soit le niveau du cursus suivi. Jusqu'à présent, ils devaient attendre leur deuxième année d'études avant de pouvoir réclamer une autorisation de travail. Dans les faits, cette autorisation peut être refusée par les directions départementales du travail et de l'emploi « si la situation de l'emploi dans la profession et dans la zone (...) y fait obstacle ». Mais Martine Aubry invite ses services à faire preuve « d'une extrême bienveillance », précisant même que les refus devront être «exceptionnels».
    On n'en attendait pas moins d'elle !
    Jean ROBERTO national Hebdo