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France et politique française - Page 5132

  • Après Richard Millet, Michel Onfray...

    Nous reproduisons ci-dessous un article de Dominique Venner, prélevé sur son site et consacré à Michel Onfray. Cet intellectuel vient d’annoncer qu’à la suite de pressions insupportables il a préféré se retirer de lui-même de la direction de l’exposition Albert Camus, prévue à Aix-en-Provence à l’occasion du centenaire de la naissance de l’écrivain Prix Nobel. Après Aymeric Chauprade, Richard Millet il y a quelques jours, et certainement beaucoup d’autres méconnus, Michel Onfray est la nouvelle victime de la bien-pensance dictée par le pouvoir en place, quel qu’il soit. Dominique Venner livre à ses lecteurs son point de vue.
    Polémia
     

    Nous sommes dans une période moins stagnante qu’il n’y paraît. C’est ce que révèle le torpillage soudain de l’exposition Albert Camus et la réaction vigoureuse du philosophe Michel Onfray, mis en cause dans Le Monde des 15 et 18 septembre 2012.

    Auteur de nombreux essais rédigés d’une plume élégante et polémique, Michel Onfray s’est fait connaître d’un large public. Ce qui intéresse chez lui, ce sont des changements de perspectives dont atteste par exemple son livre récent sur Freud, Le crépuscule d’une idole (Grasset, 2010), un pavé de 600 pages asséné sur le crâne d’une des plus intouchables divinités de l’époque.

    Onfray y décrivait sa propre évolution. Petit Normand pauvre, père ouvrier, mère faisant des ménages, « pas de vacances, jamais de sorties, aucun cinéma, ni théâtre ni concert bien sûr, pas de musées, pas de restaurants, pas de salle de bains, une chambre pour quatre, des toilettes dans la cave, pas de livres, évidemment… » Dès que l’occasion s’offrit, il se révéla pourtant dévoreurs de textes. Bac à dix-sept ans, études de lettres, professeur de philo dans un lycée technique pendant vingt ans, fondateur enfin de l’Université populaire de Caen en 2002.

    Trois auteurs découverts très tôt, dit-il, l’ont marqué à jamais. Nietzsche, Marx et Freud. « Trois éclairs dans le ciel noir de mes années post-orphelinat ». Le premier, Nietzsche, lui apprenait que « le christianisme n’est pas une fatalité, qu’il y avait une vie avant lui et qu’on pourrait très bien accélérer le mouvement pour l’avènement d’une vie postérieure ». Du second, il conservait le souvenir ébloui du Manifeste communiste de 1848. Souvenir tempéré ensuite par la découverte de Proudhon et de la mauvaise foi de son concurrent. Exit donc Marx, au profit des libertaires français. Enfin, le troisième auteur, Freud : « Il me faisait découvrir que la sexualité pouvait se penser sans souci de Dieu ou du Diable… » Freud ouvrait les portes d’un continent inconnu. Mais délivré à des gamins en pleine évolution sexuelle, son message pouvait avoir des effets problématiques : « On nous demandait d’enseigner une matière éminemment combustible auprès d’âmes inflammables. J’ai un peu touché du doigt, là, le pouvoir dangereux des psychanalystes. J’ai alors développé une méfiance instinctive et viscérale à l’endroit de leur caste sacerdotale… »

    En fin de son démontage de Freud, Onfray a rassemblé des notes, dont l’une concerne Albert Camus et Jean-Paul Sartre (p. 593-594) : « Albert Camus ayant dit la vérité sur la nature criminelle du régime soviétique dans L’Homme révolté s’est entendu dire par Sartre que le bon accueil de son livre par la droite invalidait l’ouvrage, laissant entendre par là que la vérité se trouve à gauche et l’erreur à droite… Camus répondit à Sartre : « On ne décide pas de la vérité d’une pensée selon qu’elle est à droite ou à gauche et encore moins selon ce que la droite ou la gauche décident d’en faire. Si enfin la vérité me paraissait être de droite, j’y serais »… Réaction d’Onfray : « Nous souffrons toujours de cette hémiplégie… Camus a montré le chemin : “Si enfin la vérité me paraissait être de droite, j’y serais”. Je consens à cette magnifique phrase. »

    Cette pensée, justement, a servi d’introduction à l’essai de Michel Onfray publié chez Flammarion en 2012, L’Ordre libertaire, la vie philosophique d’Albert Camus. Sartre n’en sort pas grandi.

    Cet essai ajouté à la dimension médiatique de Michel Onfray, ont fait que ce dernier a été sollicité pour diriger l’exposition Albert Camus prévue à Aix-en-Provence en 2013 (centième anniversaire de la naissance de l’écrivain). C’est là que l’actualité, soudain, nous rejoint.

    Sur son site Twitter, le 14 septembre, Michel Onfray vient d’annoncer en effet qu’il renonçait à être le commissaire de cette exposition. Pourquoi ? Il faut savoir que l’actuelle ministre socialiste de la Culture, Aurélie Filippetti, avait soutenu contre Onfray la candidature de Benjamin Stora. Celui-ci est sans vrai rapport avec Camus, mais il est l’historien de la guerre d’Algérie que préfèrent le FLN algérien et les anciens « porteurs de valises ». Apprenant que son candidat était écarté, la ministre annonça qu’elle retirait tout soutien officiel à l’exposition…

    L’affaire se corse quand on sait qu’en visite à Alger cet été, Michel Onfray n’avait pas pris de gants pour évoquer un passé brûlant : « Je vous rappelle, avait-il dit, que (pendant la guerre d’Algérie) ce sont les Algériens qui ont choisi la voie de la violence et sont à l’origine du plus grand nombre de morts du côté algérien ». On imagine les réactions devant ce rappel d’une vérité historique qui n’est pas bonne à dire !

    Ripostant aux informations publiées dans la presse après la décision de Mme Filipetti, Michel Onfray a précisé dans Le Monde du 18 septembre qu’il se retirait de « cette pétaudière où se mélangent de façon déraisonnable les ego surdimensionnés, la chiennerie de la politique politicienne, les pathologies mentales, les intrigues de réseaux, le copinage d’anciens combattants d’extrême gauche reconvertis dans l’opportunisme social-démocrate, la niaiserie d’une ministre confondant usage public des crédits et punition idéologique […] Je bénis cette aventure de m’avoir fait découvrir cette nef de fous ! Mais je n’en suis plus… En France, l’atmosphère intellectuelle est toujours à la guerre civile… » C’était bien vu et bien dit.

    Dans le même numéro du Monde (18 septembre), en p. 13, on apprenait au passage que Caroline Fourest, essayiste connue pour ses positions féministes, avait été prise à partie à la Fête de L’Humanité (le 15 septembre) alors qu’elle devait débattre du FN. L’incident a entrainé l’annulation du débat. Depuis plusieurs jours, le site « Oumma.com » [l’Oumma est la communauté des croyants] et les « Indigènes de la République » avaient appelé à interdire la présence de Caroline Fourest : « quelqu’un d’islamophobe n’est pas qualifié pour faire la leçon au FN ». De fait, son féminisme et son laïcisme avaient conduit Caroline Fourest à exprimer des réserves à l’égard d’un Islam trop présent en France à son gré. Voici encore un parcours à suivre. Nous sommes dans une époque où les anciens clivages sont bousculés.

    Dominique Venner
    Actualité, Réflexions
    19 septembre 2012
    http://www.dominiquevenner.fr/2012/09/apres-richard-millet-michel-onfray/

  • Mariage gay : les partisans perdent le match de la rue

    Un mois après les manifestations des opposants au projet de loi, qui avaient mobilisé plus de 100.000 personnes dans toute la France, 60.000 militants, selon la police - 150.000, selon les organisateurs - ont défilé dimanche à Paris pour manifester en faveur du mariage homosexuel.

    À l’appel de l’Inter-LGBT (lesbienne, gay, bi et trans), le principal interlocuteur associatif du gouvernement sur l’homosexualité, de nombreuses associations, mouvements mais aussi familles et particuliers sont partis de la place de la Bastille pour se rendre au Palais du Luxembourg. « On veut le mariage, le veuvage et l’héritage, on veut l’adultère et la pension alimentaire », scandait les manifestants dans un cortège animé de sonos hurlantes.

    « La symbolique de la Bastille est forte, c’est la place de la Révolution, la révolution des droits de l’homme et de la femme, celle de la République pour faire valoir l’égalité des droits », soulignait Patrick Bloche, père du pacs, maire du XIe arrondissement et député de Paris.

    La veille, plusieurs milliers de partisans du projet de loi avaient défilé dans plusieurs villes de province. Aucun incident ou propos violents n’ont été relevés, comme le redoutaient les opposants au « mariage pour tous ». Ces derniers, qui organiseront une manifestation nationale le 13 janvier, avaient appelé les « anti » à ne pas faire de contre-manifestations « pour ne pas attiser les violences et la surenchère verbale ».

    Mouvements féministes, jeunes de gauche, homoparents, pro-PMA, cathos gays, juifs, protestants… Sous des bannières et des slogans différents, tous revendiquaient « l’égalité totale des droits », résume Soizick, coprésidente du groupe juif gay et lesbien Beit Haverim. « Quand on paie nos impôts, on ne nous demande pas avec qui on couche, alors stop l’hypocrisie, on est tous citoyens, on veut tous avoir les mêmes droits », s’énerve Elizabeth, qui brandit une pancarte à l’attention de l’archevêque de Paris : « XXIII nous v’là ! » Militante PS, elle se dit très déçue de la gauche qui n’est pas claire sur ce projet. « On est là à devoir manifester, à quémander, à supplier pour que ce projet voie le jour, c’est inacceptable ».

    « Pour toutes les libertés »

    Pour Karine, venue exprès de Madrid où elle vit pacsée avec Mervi, « aucun débat ne devrait avoir lieu, il est le signe d’un manque de volonté de l’État ». « Le mariage homo aurait dû être automatiquement inclus dans la loi, sans donner la parole à tout le monde, car cela fait piétiner les choses, dit-elle. Si Mitterrand avait mis la peine de mort en débat, on y serait encore ».

    Comme elle, beaucoup d’homosexuels venus manifester ne comptent pas se marier mais souhaitent « par principe, avoir le choix ». « J’ai été pacsé neuf ans, ça me suffit, dit Julien, accompagné de sa mère venue de Belfort. Mais comme le disent les banderoles, “je veux avoir le droit de ne pas me marier”. »

    Les revendications de parentalité, avec l’adoption, la procréation médicalement assistée (PMA) et la gestation pour autrui (GPA), occupaient de nombreuses pancartes. « Liberté, égalité, fécondité pour toutes et tous », disait l’une. « Deux papas, deux mamans, des parents tout autant et des droits maintenant », disait une autre. « Mieux vaut une paire de mères qu’un père de merde », lisait-on encore.

    « Nous ne pouvons pas faire de distinction dans les droits, que ce soit la PMA, la GPA ou l’adoption, souligne Pierre Bergé, président du Sidaction et fondateur de Têtu. Moi je suis pour toutes les libertés. Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? C’est faire un distinguo qui est choquant ». Un récent sondage Ifop a révélé que 60 % des Français seraient aujourd’hui pour le mariage homo et seulement 46 % pour l’adoption.

    Un groupe de familles homoparentales est venu avec ses enfants. Victor, 7 ans, une pancarte à la main, fait la moue. « Moi, je voulais pas venir. » Ses deux mères ne referont pas d’autres enfants, regrettant d’« avoir été obligées d’aller en Belgique pour faire ça ». Et Victor, il en voudrait des frères et sœurs ? « Moi, je préférerais en avoir un vrai. »

    Le Figaro  http://www.actionfrancaise.net

  • Un homme est mort : le mystère François Duprat

    Un homme est mort : le mystère François Duprat A 2 ou 3 petits détails près, le livre de Nicolas Lebourg et Joseph Beauregard est très bien documenté et fin tout autant qu’honnête. Le lien entre les idées de François Duprat et sa personnalité, et aussi son entourage, devait être fait. C’est le point fort du livre. (Tout autant que l’enquête sur son assassinat qui laisse penser que la piste somme toute la moins improbable viendrait de l’ultra-droite, mais certainement pas du PFN d’alors). Pourquoi une telle biographie à la fois politique, intellectuelle et humaine ? Parce que dans le cas de Duprat on ne peut s’en tenir aux idées. Elles existent pourtant bel et bien : Duprat est un NR, un nationaliste-révolutionnaire. C’est même le fondateur de l’idée NR. A l’évidence il la tire au peu trop du côté du néo-fascisme – au risque de desservir sa cause - mais nous sommes dans les années 70, à peine 30 ans après la guerre, alors que maintenant, 70 ans ont passé depuis les années 40. Ceci explique sans doute cela.

    Duprat n’était pas raciste (malgré des contacts sulfureux) et expliquait qu’il faut s’attaquer aux promoteurs de l’immigration et non aux immigrés - même s’il n’hésite pas, parfois, à instrumentaliser la xénophobie. Il n’est même pas « racialiste » contrairement à Europe Action (l’ancêtre de la Nouvelle droite dans les années 60). Et il n’était pas antiaméricain, contrairement à la Nouvelle droite dés les années 70.
    Duprat fascinant (et pas seulement fascisant) car brillant et baroque, et doté d’une personnalité double, voire triple ? Sans doute l’était-il auprès de beaucoup de gens. Hypermnésique ? Certainement, et cela impressionnait beaucoup. Séducteur à la Guillaume Faye : sans doute un peu. Mais séducteur intellectuellement des hommes, plus que des femmes (encore qu'il ait vécu avec de belles femmes, nous dit-on, ce qui laisse présumer un charme certain).

    Voyons une vidéo d’entretien avec lui, sur internet : surprise pour quelqu ‘un dont les idées étaient quelque peu excitées (cf. ses textes dans Année zéro), il a une voix très douce. un coté très calme et posé. Une personnalité multiple, perverse dirons certains. Le terme parait excessif. Duprat a un côté authentique en même temps que joueur. Il a souffert authentiquement de l’échec de son premier mariage. Duprat n’est pas un bloc d’insincérité, ce qui ne veut pas dire qu’il n’est pas capable de duplicité – en tout cas dans le domaine politique où il aime visiblement le billard à plusieurs bandes. En politique précisément, c’est un joueur, avant tout un joueur. "Monsieur, est-il vrai que vous faites de la politique ?" lui avait demandé un de ses élèves de son collège normand ? "Oui, c 'est pour me distraire" avait répondu François Duprat. Réponse certainement, là, pour le coup, tout à fait sincère.

    Pierre Le Vigan http://www.voxnr.com

    notes :

    Nicolas Lebourg et Joseph Beauregard, François Duprat. L’homme qui inventa le Front national, Denoël, 2012, 382 pages, 23,50 E.

  • Halte à l’hétérophobie !

    Que cela plaise ou non, l’homosexualité est dans la nature. André Gide le démontrait courageusement et brillamment, il y a cent ans, dans son Corydon. Sous ce rapport, le macaque et le flamant rose n’ont rien à envier à l’homme, et réciproquement.

    Il n’empêche que, dans la nature, il n’existe pour ainsi dire pas de filiation qui ne passe par la rencontre entre deux sexes, y compris chez l’escargot, discrètement mais indubitablement hermaphrodite, donc bisexuel parce que bisexué.

    L’homme désireux de se prolonger par des enfants sait de longue date ruser avec la nature. Par le biais de l’adoption, ersatz social de la paternité. Depuis peu, le progrès de la médecine génétique lui a permis de recourir à des procédures et à des procédés qu’excuse la nécessité chez les couples stériles, mais qui ne s’expliquent dans les couples homosexuels que par l’aversion ou l’allergie pour l’autre sexe. Aussi bien, la procréation médicale assistée comme la grossesse pour autrui supposent l’instrumentalisation et la marchandisation d’êtres humains, femmes réduites au rôle d’utérus de location dont d’autres assureront le service après-ventre, hommes-donneurs utilisés comme pompe à sperme pour les besoins d’une gestation-service. [...]

    Dominique Jamet - La suite sur Boulevard Voltaire

    http://www.actionfrancaise.net

  • “Etat en faillite”, “Audace démocratique”: l’UMPS ose tout…

    Sans surprise, Christiane Taubira a demandé hier la levée de l’immunité parlementaire de Marine Le Pen -voir notre article en date du 12 décembre- et sans surprise non plus Jean-François Copé et François Fillon ont fini par s’accorder hier sur un nouveau vote des adhérents de l’UMP en septembre 2013. En effet relevions nous le 7 décembre, en plein accord avec la journaliste suisse Catherine Dubouloz, c’est bien la crainte « d’offrir un boulevard électoral à l’extrême droite», de précipiter l’inévitable recomposition politique du paysage français, qui « est peut-être (sûrement) l’une des raisons pour lesquelles la scission de l’UMP n’est pas encore totalement consommée -http://www.gollnisch.com/2012/12/07/un-vainqueur-qui-sappelle-le-front-national/. Pour autant les deux ténors sortent considérablement affaiblis de cette crise.

    Si cette guerre des égos de MM. Copé et Fillon a été sévèrement jugée par l’opinion, l’UMP arrive cependant encore à capitaliser sur la dégringolade de MM. Hollande et Ayrault dans les sondages. Ce qui lui assure par contrecoup des succès électoraux lors des partielles, ce parti réussissant, comme à Béziers dimanche dernier, à rassembler à l’évidence au second tour une majorité des électeurs frontistes du premier, pour éliminer nettement le candidat du PS.

    Cela dit, le doublement prévu des équipes à la tête de appareil UMP pour respecter l’équilibre entre fillonistes et copéistes sera la manifestation tangible d’une guerre civile qui va perdurer, distiller son poison jusqu’en septembre. La pire des dates d’ailleurs pour retourner aux urnes à l’UMP, huit mois avant les municipales et en pleine période de désignation des têtes de listes; cela promet de beaux déchirements en perspective…

    Signe parmi d’autres de cette déliquescence, de cette perte de repères à l’UMP, Yanick Paternotte, soutien de Jean-François Copé et président de la Commission nationale des recours du parti, a été condamné la semaine dernière à quinze mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité pour « abus de faiblesse » par le tribunal correctionnel de Nanterre.

    Maire UMP de Sannois (Val-d’Oise), M. Paternotte s’est vu reprocher d’avoir « accepté le 1er octobre 2004 un bien immobilier d’une valeur de 210.000 euros. Cette somme correspond aux 3/10e de la propriété en indivision de la victime présumée – alors âgée de 91 ans, une vieille dame décédée en 2008 après avoir été placée sous tutelle. » Le symbole est tout de même de taille…

    A dire vrai, les Français sont surtout préoccupés par cette incapacité de la gauche, qui fait écho à celle de la droite précédemment au pouvoir, à améliorer leur quotidien. Nos compatriotes perçoivent bien qu’UMP et PS pratiquent en fait exactement la même politique euromondialiste, dont les médias dominants martèlent qu’il en est pas d’autre possible.

     Le Monde relayait le 4 décembre le premier rapport de l’Observatoire de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep), relevant que le taux de pauvreté des 18-24 ans atteindrait 22,5% (14% pour l’ensemble de la population) et que plus d’1 million de jeunes seraient aujourd’hui confrontés à une situation de grande précarité ; les jeunes représentent 22 % de la population active mais 40% des chômeurs.

     Chômeurs qui seront ravis d’apprendre que Jean-Marc Ayrault, à l’occasion de son voyage au Maroc qui s’est achevé le 12 décembre, a vanté sur place les mérites des délocalisations des entreprises françaises ! Le terme même de délocalisation, à la connotation trop anxiogène, a été rebaptisé à cette occasion par les « champions » de son service de presse sous le vocable de colocalisation ! Un sommet d’hypocrisie.

     Le Premier ministre, a la tête d’un « Etat en faillite » comme l’avait avoué M. Fillon en son temps, a promis dans ce contexte des efforts supplémentaires contre la pauvreté, qu’il a chiffré entre 2 et 2,5 milliards d’euros d’ici à 2017. Le RSA-socle, qui a remplacé le RMI, sera revalorisé de 10 % dans ce même laps de temps.

     Alors que les retraités notamment, voient leur pouvoir d’achat s’éroder chaque mois davantage, Le Bulletin d’André Noël relève que « Matignon voudrait que cette politique soit plus distributive. En clair : diminuer les prestations, au demeurant déjà maigres, dont bénéficient les classes moyennes pour les redéployer au profit des plus pauvres , constituées d’une forte majorité d’immigrés»…pour consolider les votes en faveur des socialistes de ceux d’entre eux qui ont déjà leur carte d’électeur.

     A cette fin, même si le droit du sol  et les naturalisations de masse fabriquent automatiquement des Français de papier, le PS entend bien formaliser une promesse du candidat Hollande:  le droit de vote des étrangers non communautaires.  Une mesure d’ores et déjà approuvée par les amis de Jean-Louis Borloo.

     Même sil faut pour cela modifier la Constitution, ce qui implique de disposer au Parlement d’une majorité des 3/5èmes des élus, la gauche espère entraîner dans son sillage les centristes et les nombreux députés UMP qui y sont favorables –mais qui craignent cependant les réactions de leur électorat traditionnel.

     Dans son courrier adressé aux parlementaires en faveur du droit de vote des immigrés, le patron du PS, Harlem Désir a lancé à ses potes et aux autres un véritable appel à la lutte contre l’Opposition nationale : « Alors que les discours extrémistes, l’intolérance et la xénophobie sont nourris par la crise, j’appelle tous les démocrates et les humanistes (sic) à se rassembler autour d’une grande loi de progrès, d’égalité et de fraternité. Mesdames et messieurs les parlementaires (…), faisons preuve de courage politique et d’audace démocratique ! »

     La véritable  audace démocratique  constate Bruno Gollnisch, consisterait surtout à donner la parole au peuple par référendum, non seulement sur cette question là, mais plus largement sur la politique de substitution de population menée avec constance depuis 1975 par les partis du Système.

     Un « grand remplacement » comme dirait Renaud Camus, sur lequel nos compatriotes n’ont jamais été invités à donner leur avis. Car le brave Harlem et ses amis humanistes connaissent par avance la réponse qui serait apportée par les Français et se garderont donc bien de les interroger.

    http://www.gollnisch.com

  • N’en déplaise aux obsédés du désarmement citoyen

    La cause est entendue : si la mère d’Adam Lanza n’avait pas possédé d’armes à feu, le massacre dans cette école du Connecticut dont le monde entier, horrifié, a découvert l’existence pour l’occasion, n’aurait jamais eu lieu. Ah bon !

    Sans cette gorgone faite génitrice, Adam Lanza aurait été un jeune garçon comme les autres qui n’aurait jamais eu envie de zigouiller qui que ce soit. Rah bon !

    Quel dommage fils si malheureux ait eu la très mauvaise idée de la trucider en premier… Si au moins elle avait survécue, elle aurait pu être clouée au pilori de l’infamie citoyenne… Faute de mère indigne, les tenants de l’interdiction de posséder des armes à feu en sont réduits à diaboliser des mentalités, un système, des traditions… On sent bien qu’ils enragent de ne pas tenir dans leurs serres médiatiques une victime expiatoire qu’ils pourraient charger de tous les péchés mortifères.

    Rien ne vaut un Néron, un Napoléon, un Hitler en chair et en os… Même en jupon, ça fait l’affaire à merveille. Au diable le féminisme !

    Alors, depuis la tragédie, ce ne sont qu’images de familles éplorées, suivies d’appels à interdire toute détention d’armes, de témoignages de témoins rescapés, suivi d’appels à abolir la loi autorisant l’achat d’armes, de photos de l’école envahie de policiers et même de militaires (bien que le tueur ait mis fin à ses jours, sans doute des fois qu’il la rejoue mort-vivant), de rappels dénonciatoires que les États-Unis autorisent les ventes d’armes, de la venue sur place du président Barack Obama, de condamnations obsessionnelles de la libre circulation des armes à feu, etc. etc. en boucle et toujours… La machine médiatique à formater les cerveaux est lancée à fond, brocardant méthodiquement des millions de tueurs en liberté, tous prêts à massacrer toute concentration humaine sans défense et de préférence enfantine…

    Ces millions de tueurs sont les propriétaires d’armes à feu. Eux et eux seuls. Pas un commentaire, jamais, pour soumettre la possibilité, éventuellement, que les responsables d’une tuerie comme celle de cette école élémentaire de Sandy Hook soient d’abord ceux qui côtoyaient de près ou de loin Adam Lanza et qui ne se sont pas inquiétés plus que ça de ce garçon « (qu’)on remarquait parce qu’il ne parlait à personne et (qui) donnait l’impression d’avoir des difficultés à se connecter avec le monde extérieur. »(1)

    Si sa mère porte une responsabilité dans le drame, c’est à l’évidence par une évidente inattention au comportement de son enfant… Qu’elle ait tenté de lui faire partager sa passion du tir n’a pas fait de lui un dingue, il l’était ! Et s’il n’y avait pas eu d’armes à feu chez lui, à sa portée, nul doute qu’il en aurait trouvé… ou trouvé d’autres moyens – ils sont innombrables ! – pour mener son sanglant rodéo dont on ne sait toujours pas, de la vengeance ou de l’acte existentiel, quelle en a été la véritable motivation.

    Que l’on sache, la vente d’armes à feu n’est pas librement autorisée au royaume de Norvège… Cela n’a guère semblé gêner le sieur Anders Behring Breivik de faire un carton d’été assez spectaculaire sur l’île d’Utøya, en juillet 2011, à l’occasion d’un camp de la ligue des jeunes du Parti travailliste : 77 morts et 151 blessés…

    La vente d’armes n’est pas non plus librement autorisée en France… mais 17 assassinats ont endeuillés la seule Île de Beauté en 2012 (l’année n’est pas terminée), ni ces quatre ou cinq dernières années, où une quinzaine de meurtres par an y ont été commis.(2)

    En 2011, 20 règlements de comptes ont été recensés dans les Bouches-du-Rhône (29 victimes dont 16 morts), dont 15 à Marseille (23 victimes dont 13 morts)… Quant à La Kalachnikov « (elle) a quitté les terres de guérilla pour coloniser nos banlieues “sensibles”. Elle est devenue l’arme à posséder pour contrôler l’économie souterraine. Marseille n’est pas en reste, en témoigne le nombre de réglements de comptes avec ce type d’arme. »(3)

    Mais bien sûr, il s’agit là de criminalité, diront les obsédés du désarmement citoyen ; pas d’acte terroriste sur fond de folie meurtrière… Dommage pour eux que le franco-algérien Mohammed Merah se soit illustré dans le genre : sept victimes dont trois enfants et six blessés…

    De l’île d’Utøya à Toulouse jusqu’à Sandy Hook, quelles que soient les facilitées pour cela, les tarés trouvent toujours à acquérir ce dont ils ont besoin pour accomplir leurs pulsions meurtrières. Ils n’ont jamais besoin d’une maman apprentie armurière pour cela. De parents moins autistes, de proches plus attentifs, de médecins plus professionnels, de professeurs des écoles plus responsables, si !

    De médias moins manipulateurs aussi.

    Philippe Randa   http://francephi.com

    Notes

    (1) Selon les déclarations de la chauffeuse du bus scolaire qui a conduit l’intéressé au collège pendant plusieurs années, Libération, 16 décembre 2012.

    (2) « La violence nationaliste (est) en effet peu meurtrière, si on enlève certains épisodes de règlements de compte entre nationalistes. La nouveauté, c’est qu’on tue beaucoup plus. Il y a une sorte d’habitude, de “routinisation” des homicides, particulièrement en Corse-du-Sud et dans la ville d’Ajaccio » , explique Xavier Crettiez, professeur de sciences politiques, Le Figaro, 17 novembre 2012.

    (3) « Meurtres à Marseille : la cité phocéenne est-elle devenue le nouveau Chicago ? », www.lexpress.fr, 4 septembre 2012.

  • 35 heures : Rendons à César ce qui appartient à Jules – Par Yves Cadic

    NANTES (NOVOpress Breizh) -  Le 10 octobre 1997, Lionel Jospin, Premier ministre, annonçait le dépôt d’un projet de loi concernant la réduction du temps de travail, au nom de la lutte contre le chômage et du progrès social. Il revient naturellement à Martine Aubry, ministre du Travail et de l’Emploi, de mettre en musique cette grande affaire. Les 35 heures deviennent la durée légale du travail au moyen de deux lois votées en juin 1998 (Aubry 1) et en décembre 200 (Aubry 2).

     

    Cette réforme a un impact immédiat sur les finances publiques. En effet les aides que le gouvernement a dû mettre en place pour alléger, au niveau des bas salaires, la charge des 35 heures payées 39 ont bien pesé sur le déficit, et lourdement. Ces allègements de charges sociales atteignaient 10,5 milliards d’euros par an dès 2002. En 2007 on passait à 12 milliards.

    Une étude de l’INSEE assure que les lois en question ont permis la création d’environ 350.000 emplois entre 1998 et 2002. Grâce à la réorganisation du travail, aux allègements de cotisation sociale et à la modération salariale, les 35 heures n’auraient pas engendré de « risque de dégradation de la compétitivité et du profit des entreprises » (Le Figaro, 31/10/12).

    L’UMP a rapidement fait de l’abolition des 35 heures son cheval de bataille. Ainsi, pendant sa campagne électorale de 2007, Nicolas Sarkozy y voit une « erreur économique énorme ». C’est aussi l’occasion pour lui de souligner que « les 35 heures, c’est la régression sociale ». « On ne tient plus le coup. Les 35 heures, tel que cela existe aujourd’hui, c’est intenable », ajoute Jean-François Copé. Il serait facile d’aligner les phrases anti-35 heures prononcées par les leaders de la droite.

    Leur force de conviction étonne, leur absence de mémoire désespère. Là encore la preuve est apportée qu’en politique on peut raconter n’importe quoi sans craindre de se voir « recadrer ». En effet, l’invention des 35 heures revient à Gilles de Robien (photo en Une) (UDF), ministre du Travail (1995-1997) à une époque où le président de la république s’appelait Jacques Chirac et le Premier ministre Alain Juppé.

    La loi de Robien reposait sur le volontariat. Les entreprises intéressées signaient une convention avec l’Etat ; bien entendu le texte prévoyait un allègement des charges sociales patronales – compensation oblige – puisque les 35 heures se voyaient rémunérées 39. Les grandes entreprises employant un personnel nombreux travaillant à la chaîne comprirent l’intérêt qu’elles pouvaient retirer de cette innovation. En combinant gains de productivité et aides de l’Etat, l’opération se révélait blanche, voire profitable. Trouvant la recette formidable, Martine Aubry la systématisa, l’étendant aux PME, à l’Administration et aux hôpitaux ; les 35 heures devinrent obligatoires.

    Longtemps député-maire d’Amiens, en Picardie, le giscardien Gilles de Robien a aujourd’hui disparu de la scène politique. Candidat malheureux au poste de directeur général du Bureau International du Travail (BIT) en mai dernier – il avait reçu l’appui de François Hollande – il a été élu  pour une année président du conseil d’administration du même BIT le 15 juin. Lot de consolation, il est également depuis 2007 « ambassadeur chargé de la cohésion sociale ».

    Yves Cadic http://fr.novopress.info

  • Bataille autour de la lecture : Les ravages de l'idéologie

    La France, qui se targue depuis vingt ans de pouvoir amener 80 % d'une classe d'âge au bac, a vu dans le même temps s'accroître le nombre des enfants illettrés. Encore quelques points et l'on sera - si l'on en croit les statistiques - bachelier ou illettré ! Le ministre Robien a donc décidé de réformer l'apprentissage de la lecture. Le « collectif lecture » est farouchement contre.
    Le ministre de l'Education, M. Gilles de Robien, s'est attaqué à forte partie. Ambitionnant de réformer l'apprentissage de la lecture, et plus précisément d'en finir avec la méthode globale, il s'apprête à essuyer ces jours-ci une nouvelle fronde des syndicats d'enseignants et autres associations. En ce début de semaine, le Parisien (6/3) consacre une page au sujet dans sa rubrique « Vivre mieux ». Choix judicieux car on ne doute pas que l'illettrisme ; dans le monde actuel, soit un très lourd handicap pour la vie quotidienne !
    Le ministre prône un retour, partiel si ce n'est total, à la méthode syllabique. Les syndicats et association sont (évidemment) contre. Ils viennent de créer le Collectif lecture « dont la première action sera de riposter au projet d'arrêté ministériel sur la modification des programmes à l'école primaire ».

    Sauver la lecture ou sauver l'illettrisme ?
    Toutefois, les membres du Collectif et ceux du gouvernement sont au moins d'accord sur un point : « l'incapacité qu'éprouvent 15 %  des petits Français à lire correctement en fin de primaire » (Ce qui ne les empêche d'ailleurs pas de passer en sixième... ). « Tout le monde est d'accord sur ce triste constat », dit au Parisien P. Nie Mec, le secrétaire national du SEUnsa, mais, poursuit-il, « l'erreur du ministre est de faire porter le chapeau à une méthode (globale) qui n'est plus utilisée, donc à nous. C'est injuste, réducteur et démagogique car il surfe sur le vent de la nostalgie actuel pour ressusciter le bon vieux décodage syllabique. il a été amendé dans les années 1960, beaucoup d'enfants ne comprenaient pas ce qu'ils lisaient... ». Que dire d'aujourd'hui, alors, où beaucoup ne lisent carrément pas du tout !
    Finalement, la position du « Collectif lecture » et des pétitionnaires de « Sauvons la lecture » se résume d'une phrase. C'est : « ne changeons surtout pas une méthode qui a fait la preuve de son inefficacité ».
    Un détour par le Forum du Monde de l'Education de mars nous en apprend plus sur cette « Querelle byzantine autour des méthodes de lecture ».

    La vieille lune des pédagogues
    La contribution d'un certain M. Bourdil, professeur de lettres, est un monument. Disons-le tout net : on espère qu'il n'exerce pas (ses ravages) dans le primaire. Voici en effet ce qu'il écrit : « La querelle des méthodes syllabique et globale relève du byzantinisme et de l'échappatoire. Byzantinisme car le problème est indécidable (sic) ».
    Pourquoi cela ? Parce que, « à la vérité, peu importe qu'on identifie le mot grâce aux lettres, aux sons, à un mélange variable de toutes ces données, l'important, c'est de le reconnaître, et pour le reconnaître, il faut l'avoir déjà connu et mémorisé sous une forme qui constitue une sorte d'amorce mnésique ». On ne saurait donc que ce que l'on sait déjà. Alors pas d'apprentissage possible, pas de découverte ?
    Ce monsieur poursuit : « quelle que soit la technique, utilisée, les élèves en difficulté [...] courent sans arrêt après cette fameuse reconnaissance des mots », cela parce que « la reconnaissance des mots est liée à deux choses complémentaires que l'Education nationale semble totalement ignorer : le nombre de mots et l'organisation du lexique ». A l'appui de sa démonstration, M. Bourdil relève : « il y a une minorité d'élèves qui lisent mal c'est certain - mais il y a aussi tous ceux - beaucoup plus nombreux - qui lisent correctement, mais ne saisissent rien de ce qu'ils prononcent ». La raison, nous dit M. Bourdil, est simple : c'est parce que « le mot ne doit pas être un moyen mais une fin
    C'est là la vieille lune des pédagogues : on va du tout à la partie, on saisit d'abord le sens puis on passe à la phrase et de la phrase aux mots. Voilà trente ans que la méthode apporte les preuves de son inefficacité et de sa nuisance, mais qu'à cela ne tienne, on continue.

    L'approche scientifique
    Prennent aussi la plume, dans ce forum, quelques « professeures (sic) de français à l'école normale puis à l'IUFM de Lyon », lesquelles disent avoir « beaucoup travaillé sur la lecture ». On ne sait pas, en revanche, si elles ont « beaucoup travaillé sur les élèves ». Elles nous font part d'une découverte fondamentale : « Nous estimons pouvoir affirmer ceci : pour apprendre à lire [...], les élèves doivent être en mesure de pratiquer à l'oral la langue explicite qui est celle de l'écrit, et donc disposer de plusieurs registres de langue selon les situations et les développements ». En résumé : pour apprendre à lire le français, mieux vaut le parler, et le verlan de banlieue n'est à cela d'aucun secours.
    À lire tout ce beau monde, on ne peut que se demander comment, depuis des siècles, nous avons réussi à lire et comprendre. Grand Dieu ! Etions-nous donc des génies ?
    Enfin, le Monde de l'Education donne la parole aux chercheurs, car l'éducation, aujourd'hui, est une science qui se voudrait exacte. « L'efficacité des pratiques pédagogiques » doit donc être « abordée scientifiquement ». Et manque de bol pour les pédagogues idéologues, les scientifiques en pincent pour le déchiffrage ! Leur verdict est sans appel : « Les enfants qui suivent un enseignement systématique du déchiffrage obtiennent de bien meilleurs résultats que les autres, non seulement en lecture de mot, mais également en compréhension de texte (contrairement aux idées reçues sur les méfaits du déchiffrage qui conduirait à ânonner sans comprendre) ». Mieux que cela : « l'enseignement systématique du déchiffrage est particulièrement supérieur aux autres méthodes pour les enfants à risque de difficultés d'apprentissage, soit du fait de faiblesses en langage oral, soit du fait d'un milieu socioculturel défavorisé ».
    Nos scientifiques sont formels : L'obligation d'enseigner le déchiffrage dès le début du CP serait « un net progrès » propre à remédier, du moins en partie, à l'illettrisme.
    Voilà donc pour l'efficacité. Hélas, comme disent nos «professeures» d'IUFM, ce n'est pas ce débat sur les méthodes, « souvent mal engagé et grevé d'idéologie, qui suffira à remédier aux difficultés et au malaise de l'école ».
    TOPOLINE National Hebdo du 9 au 15 mars 2006

  • Moralement incorrect ! par Le Crieur du Cœur

    Vous savez le savez bien, vous toutes lectrices et vous tous, lecteurs, que tout mensonge est fondamentalement incorrect. Vous savez donc aussi – et vous devriez le faire savoir à tous les échos, que nulle politique, nulle doctrine, ne peut prétendre à être définitivement le plus exacte, la plus exhaustive, et surtout pas à titre définitif ; car les sociétés des auto-proclamés « humains » évoluent en permanence, dans tous les domaines.
    Prétendre à tout instant qu’une idée, qu’une doctrine, puisse être « politiquement correcte », c’est tout simplement un énorme et inqualifiable mensonge, dans le meilleur des cas une abracadabrante utopie !!! Et surtout, et ce dans tous les cas, une prétention moralement incorrecte : c’est évident, même si les f-auteurs de ce pernicieux slogan font semblant de l’ignorer…
    Un des précurseurs du mensonge politique systématique, qui certainement avait lu et assimilé Machiavel, fut Goebbels, de sinistre mémoire. Mais sur le plan technique de la propagande, il en fut un remarquable utilisateur, notion qu’il a résumée en un percutant aphorisme : « Plus un mensonge est gros, plus il a de chances d’être cru !!! » Il est évident que, depuis, l’application pratique de cette formula a fait de très nombreux émules…
    Il me paraît impossible de vous en dresser, ici et maintenant, un liste, car de nos jours, politiquement très actuels, au moment où l’on tente de nous faire voir  la vie en rose, regorgent de ce genre d’aberrations, pour la plupart très politiques mais encore plus certainement incorrect du point de vue moral. Je vais donc tenter d’en sélectionner pour vous les plus lourds, les plus ignobles, les plus révoltants (j’allais écrire les plus  répugnants !).
    Le plus grave de tous, c’est certainement celui qui prétend que l’on pourra dire à un enfant, sans le perturber pour toute sa vie : « Tu vois, eh bien, ton père, c’est ta mère !! » ou alors « Ta mère, c’est ton père !! » Et cette maladie de l’être, sans même aller jusqu’à se demander comment dans ce cas appeler un oncle ou une tante, ne pourra qu’embrouiller toute la vie de l’enfant, qui se demandera comment imaginer un pénis ou un vagin… à moins que le but de ces psychologies malsaines soit, subrepticement, d’en faire des homos à leur tour…
    Mais cette mascarade repose sur une aberration plus profonde et plus grave ; celle d’oublier que le droit aux droits n’est pas automatique, n’est pas une donnée fondamentale de la vie en société, mais est fondé sur une déviation de la notion de liberté : car la liberté n’est pas la licence ! Sinon, il n’y aurait plus aucune vie sociétale possible !!! Qu’une personne revendique le droit d’avoir des relations intimes avec une personne du même sexe, cela les regarde (quoique, dans certaines religions, cela puisse coûter la mort !!!). Et invoquer à tout va  une liberté de conscience (même pour des inconscients…), c’est ouvrir les vannes au flot des déviants en tous genre : pourquoi pas sous ce prétexte, donner la liberté à tout contagieux de refuser la quarantaine, et d’inventer un drapeau pour manifester dans les rues ??? Un passant avec qui j’ai échangé quelques mots le mois dernier, m’a dit, l’air sérieux : « Je partage 98% de mes chromosomes avec ma guenon ouistiti, et je l’aime ; on ne devrait pas me refuser le droit de l’épouser !!! »
    Un tout autre genre de « slogantation » consiste, sous le couvert d’un pacifisme bêlant (la liberté de déformer la réalité), en cette idiotie pratiquement serinée par les présumés journalistes dès qu’il est question d’un équipement militaire : aveuglement, stupidement voire presque criminellement, à  insister sur le prix d’une fusée anti-missile, sans le comparer au prix des dégâts que pourrait causer ce missile s’il parvenait à toucher son but au lieu d’être détruit avant son impact !!!
    Je ne reviendrai pas non plus sur le mensonge par mélange linguistique, qui a consisté depuis des années, à confondre volontairement les notions de race avec celles de religion, de nationalité et de culture !!!  Mais je tiens à appeler votre attention sur un autre moyen de vous faire gober des calembredaines : c’est celui qu’emploient les prestidigitateurs mais aussi les politiciens de tout bord, pour distraire votre attention des mots qu’ils prononcent en faisant de grands gestes avec leurs bras, comme si leurs paroles avaient besoin d’une explication gestuelle – ou qu’ils pensent, au fond de ce qui leur sert de conscience, que leur public est trop bête pour comprendre les mots…

    Moi, lorsque je crie, je n’ai nul besoin de gesticuler : et je ne suis que, sans vous mentir et sans vous emberlificoter, Le Crieur du Cœur.

    http://www.francepresseinfos.com/