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France et politique française - Page 5132

  • Le « droit de conscience » est-il soluble dans la république hollandaise ?

    Quoi qu’on en dise, et quelque raison qu’on se fasse d’une décadence de la morale politique qui semble ne pas connaître de limites, entre tripatouillages et bidouillages à l’intérieur d’un même parti, palinodies tranquilles et cyniques au faîte du pouvoir, discrédit répété des institutions et des fondations de la République de la part même de ceux qui sont censés en assurer la solidité et la pérennité, rien ne nous est épargné. C’est ainsi que l’écurie Sarkozy est souillée de crottins, au point qu’on lui souhaiterait un Hercule, si l’on ne lui désirait davantage le sort que Samson avait réservé au temple de Dagon ; ce même Sarkozy, inquiété pour des sommes d’argent illicites ayant pu servir à financer sa campagne de 2007, et provenant de la générosité sénile de Liliane Bettencourt, a recours à la tactique qui lui a si bien réussi durant son mandat, de dénigrement du juge, et du mépris affiché pour l’institution judiciaire, pendant que, dans le même temps, une action en justice est diligentée pour y voir un peu plus clair dans les dysfonctionnement de Sciences Po, école « prestigieuse », pourvoyeuse d’une élite dont on fait les cadres de la vie publique, et dans l’organisation de laquelle personne, durant ces cinq ans pendant lesquels Descoings et sa mafia s’étaient évertués à saper l’enseignement national, n’avait rien perçu d’anormal. La gauche n’étant pas en reste dans cette course à l’infamie, elle qui criait à l’injustice lorsque l’on attentait à la retraite à 60 ans, elle qui voyait dans la « Règle d’or » et le traité de stabilité européen un obstacle scandaleux à l’indépendance des politiques nationales, elle qui dénonçait avec force rhétorique les mesures de prélèvements fiscaux portant sur la TVA, n’a pas fait mieux que de se renier à une vitesse qui a médusé ceux qui croyaient encore qu’elle était encore à gauche.

    Il est vrai que, depuis des lustres, notre classe politique apparaît comme une caste au-dessus de toute atteinte. La coupure avec le peuple, avec la nation, semble irréversible, et le déni de démocratie qu'a été le rejet sournois et méprisant du référendum de 2005 sur le projet de traité constitutionnel européen a été un révélateur éloquent de ce schisme. Un autre signe est la liste des membres de l'oligarchie qui passent à travers les gouttes de la justice; et quand bien même ils seraient atteints par quelque gouttelette, comme Ayrault, Désir et Juppé, on voit bien que leurs protections imperméables leur permettent de postuler aux plus hautes fonctions.

    La désaffection pour la chose publique, qui se traduit pas l’abstention et le vote pour des partis « protestataires », ainsi que par des sondages catastrophiques, ne laissent pas d’interroger sur la stabilité d’un régime qui se survit à lui-même, et qui ne semble plus avoir de légitimité que dans les liens qu’il tisse avec des puissances transnationales, occultes ou non, et dans le bruit des lobbies intérieurs qui saturent l’espace médiatique au point de faire croire à la profondeur de leur existence et de leur importance sociale. La farce dont a été victime récemment la notion, pourtant très grave, de « clause de conscience », en est une illustration, qui permet de juger par les faits la légèreté peu reluisante de ceux qui tiennent les rênes du pays.

    A l’occasion du Congrès des maires de France, le mardi 20 novembre, auguste assemblée qui, d’une certaine façon, incarne la France profonde, la France des 36 000 communes, le président de la République, François Hollande, a concédé, comme c’est le cas pour les médecins qui refusent de pratiquer des avortements, le « droit de conscience ». C’était une demande de plusieurs centaines d’élus locaux. Un brin de démagogie politicienne s’est bien lové dans cette protestation contre un « mariage pour tous » que les religions monothéistes considèrent, à juste titre, comme dangereux pour nos traditions et notre civilisation, puisqu’une pétition avait été organisée par Copé et le courant de la « Droite dure », comme l’on dit, mais cela n’enlevait pas à la revendication un caractère légitime qui rencontre un écho dans l’opinion.

    Or, dès le lendemain, les groupuscules, les comités bien en cour des pratiques sexuelles tous azimuts, les stars de la chanson politicienne, les maîtres chanteurs, les corbeaux des plateaux télé, les maquereaux des micros et les brouteuses de paillassons ministériels, bref, une brigade d’associations dont l’unique légitimité est leur financement public et l’appui puissant que le personnel médiatique leur apporte, sont montés sur la barricade pour entonner l’air déclamatoire de la République qu’on assassine.

    Le porte-parole de l'Inter-LGBT (lesbienne, gay, bi et trans), après un entretien d’une demi-heure avec le chef de l’Etat, a proclamé : "Il n'y aura pas de liberté de conscience dans le projet de loi sur le mariage pour tous qui sera présenté". Et Hollande d’obtempérer : « La loi doit s’appliquer partout… ».

    On n’est pas plus conciliant et obéissant.

    Noël Mamère avait prévenu : "Cela signe la victoire idéologique de la droite". Il avait jugé qu’"en cédant aux maires les plus ultra, François Hollande [faisait] preuve d'une mollesse politique inexplicable". Mieux vaut sans doute la mollesse devant des minorités qui semblent chez elles dans les ores de l’Elysée…

    Ce même Mamère s’était illustré en célébrant symboliquement un mariage homosexuel dans la mairie de sa bonne ville de Bègles, et cela en enfreignant clairement le règlement qu’il invoque maintenant, et qui enjoint effectivement aux représentants de l’Etat de respecter formellement les lois de la République.

    Faut-il rappeler à une gauche qui, parvenue au pouvoir, se sent soudain pourvue d’un devoir rigoureux – et menaçant – de rappel à la loi, qu’elle avait fait de la « désobéissance civile » un cheval de bataille, un fonds de commerce ? Souvenons-nous que dans les écoles, les instituteurs arguaient de leur droit de citoyen pour refuser d’évaluer les élèves, que des associations soutenaient les sans papiers, les cachaient aux forces de police, que l'association "droit au logement" organisait, sans qu'il ait eu protestation des partis de gouvernement, gauche comprise, l'occupation illégale d'appartements, que des faucheurs de maïs transgéniques narguaient l’Etat (à bon droit, me semble-t-il), que, plus anciennement, des femmes ont revendiqué des interruptions de grossesse quand cette pratique était illégale, et encore plus lointainement, que des militants de gauche ont apporté leur soutien à des nationalistes algériens, lesquels tiraient sur nos soldats. Inutile de rappeler aussi que les pussy riot, ce groupuscule d'agit prop occidentaliste et financé par des organisations américaines, sont soutenues par tout ce que la planète libérale compte de bonnes âmes éprises de libertés infinies - dont celle, probablement, du renard dans le poulailler. On a vu le Ministre de l'Egalité des territoires et du Logement, Cécile Duflot, ridiculiser sa fonction en arborant une cagoule à la manière de cette secte hystérique.

    Quel drôle de déclaration de la part de Hollande, d’ailleurs, qui, le 11 novembre, réhabilitait des mutins de la Grande Guerre ! Au nom de quoi donc certains s’étaient-ils refusé à aller combattre ? Si l’on fait la part de la lâcheté, finalement compréhensible humainement dans cette situation, il est sûr que plusieurs auraient pu se réclamer de la « clause de conscience ».

    N’est-ce pas d’ailleurs le principal reproche qu’on adressa à maints serviteurs de l’Etat durant l’Occupation, cette obéissance totale aux commandements, sans qu’il y ait eu de leur part une réaction morale, une hésitation, en toute conscience, à suivre des ordres criminels, comportement certes répréhensible (mais cependant à relativiser, pour quelques-uns) qui leur valut la honte, le mépris, souvent la prison, parfois la mort ? Et ne trouve-t-on pas admirable l’engagement de Français, de droite et de gauche, qui, mus par leur cœur et leur conscience, rejoignirent les rangs de la Résistance ? Il est plaisant de constater que le PC, soi-disant « parti des fusillés », le Front de gauche, de Mélenchon, les chefs du parti socialiste et les ministres, se réfugient derrière la sacro-sainte force de la loi, quand toute leur culture politique, du moins de façon déclamatoire, pour le moins, en conteste la validité absolue.

    Bien sûr, comme en tout comportement humain, dans cette longue complaisance avec la révolte contre la loi, il faut faire la part de l’hypocrisie, de la tartufferie. « On a toujours raison de se révolter » était un leitmotiv de la gauche. On n’allait pas plus loin, bien souvent, et l’essentiel, au fond, était que l’on fût contre le système, et que l’on contribuât à l’abattre. Qui se parait de la défroque du rebelle cachait mal les paillettes du spécialiste de la politique, qui, dans la société du spectacle, on le voit maintenant, se trouve comme un saltimbanque en foire.

    Toutefois, bien que ces choses aient été trop longtemps souillées par des motifs peu avouables, il reste dans la « clause de conscience » l’héritage fort honorable d’une tradition qui est le fond de notre civilisation, d’Antigone et Socrate à saint Thomas, de la Déclaration des droits de l’homme de 1789, qui reconnaît le devoir d’insurrection, à la Résistance contre la tyrannie nazie, à laquelle se réfère volontiers le régime actuel, qui est fort loin d’être à sa hauteur.

    Qu'on le veuille ou non, et les LGBT peuvent couiner (le terme est de l’élégant Peillon, qui l’applique à ses adversaires) comme ils-elles- ? veulent, la question du mariage présente des problèmes que les repus, blasés, sceptiques, athées, matérialistes, cyniques, parvenus et tannés par la savonnette à vilains ne peuvent, ne pourront jamais comprendre parce qu’ils ne croient en rien, hormis dans la finance, dans leurs certitudes de Bouvard et Pécuchet, leur hédonisme du prisunic, et leur morale à la Homais.

    Claude Bourrinet http://www.voxnr.com/

  • Zemmour et Buisson responsables de l’explosion de l’UMP selon Domenach (vidéo i-Télé)

    i>Télé, Ca se dispute, 24/11/12

    « Je pense qu’il faut que l’UMP explose. »

    Eric Zemmour

  • La Commission européenne contre la langue française !

    Communiqué de presse de Jacques Myard : La Commission européenne contre la langue française !

    Question écrite de Jacques Myard au Premier ministre sur la situation catastrophique de la langue française dans les institutions européennes , et qui se dégrade constamment !

    M. Jacques Myard appelle l’attention de M. le Premier ministre sur la situation de la langue française dans les institutions de l’Union européenne.

    A l’évidence, cette situation se dégrade rapidement : lors d’une simple visite des immeubles de la Commission, chacun peut constater que l’ensemble des affiches ou visuels vantant l’action de la Commission est exclusivement en langue anglaise. Les documents de travail, les publications des directions de la Commission ainsi que de ses agences, ne sont disponibles qu’en langue anglaise. Cette situation est particulièrement préoccupante et est directement contraire aux règles linguistiques de l’Union européenne, fondée sur l’égalité linguistique et le respect du statut des langues de travail au rang desquels figure le français. Elle est aussi directement contraire à nos intérêts dont l’emploi de notre langue est un élément essentiel. La Commission européenne est devenue une machine à angliciser.

    Il lui demande, en conséquence, quelles actions vigoureuses il entend mener pour mettre fin à cette situation scandaleuse, totalement préjudiciable à nos intérêts et dont la poursuite va inévitablement provoquer de violentes querelles linguistiques et mettre en péril l’existence même de la coopération européenne.

    http://www.actionfrancaise.net Via Les 4 Vérités

  • Le nationalisme (avec Florian Rouanet)

    Philippe Ploncard d'Assac - Entretien du 2 juin 2012.

  • Préface de Nicolas Bonnal à “Indignations politiques” (Chroniques barbares IX) de Philippe Randa

    Philippe Randa contre l’erreur médiatique

    Je préfère une chronique à un éditorial. Un éditorial sent sa gazette, son directeur de la rédaction, son obligation professionnelle. Même si l’on est son propre patron, on se sent obligé de tenir compte d’un certain nombre d’impératifs plus ou moins catégoriques. Le lecteur, abonné ou pas, a le droit, puisqu’il a payé, d’écouter la voix de son contremaître de la pensée…
    La chronique est plus libre. On peut ne pas tenir compte de son lecteur, on peut aussi ne pas tenir compte de l’actualité. La chronique se fait alors considération inactuelle, la chronique évoque le temps de l’Histoire, pas celui précipité de l’actualité chaotique. Le style du chroniqueur en outre ne vieillit pas, alors que celui de l’édi­torialiste…
    On peut relire n’importe quelle chronique d’un bon auteur à toutes époques ; le ton, s’il est bon, nous semble familier. Je lis bien sûr très régulièrement les chroniques de Philippe Randa, qu’il me demande ici de préfacer, exercice que je pratique avec curiosité pour la première fois. Internet nous permet finalement de mieux nous connaître et nous suivre alors que nous ne voyons jamais ; voilà pourquoi j’ai jadis parlé de nouvelle voie initiatique.
    Je pensais donc connaître ces chroniques d’autant qu’elles datent de l’année écoulée où je me suis comme jamais passionné pour l’actualité qui me semblait un rien apocalyptique : la fin de la monnaie, le printemps en rab, l’affamé du FMI sous les barreaux malgré tous ses appuis, les sacrifices estivaux en Norvège…
    Mais une chose est de les lire chaque semaine, une autre de les absorber en moins d’une journée, précipitamment, comme un tord-boyaux ou une liqueur bien forte ! D’autant que Philippe vit et réagit en France, ce qui n’est pas mon cas depuis plus de dix ans maintenant. J’avais donc perdu l’habitude de cette abjection française si fatigante et répétitive, et je me retrouve face à un pavé dans la mare de l’horreur médiatique à la française : ma meilleure défense, c’est la fuite, d’ailleurs facilitée par l’explosion parisienne et azuréenne de l’immobilier… Mais tel est le talent de Randa et les avantages d’un livre de chroniques qu’on le peut goûter à petits gorgées, le savourer avec modération avant de se coucher ou d’aller affronter le métro.
    Mieux vaut le plaisir répété que la consommation à outrance d’une denrée aussi excitante et nécessaire ; car il est quand même bon de savoir ou de se rappeler que le mal, cette universelle médiocrité, existe. Nous ne sommes plus en Eden, ni même en France, depuis Maastricht.
    Dans les pays où j’ai vécu depuis onze ans, essentiellement en Espagne et en Amérique latine, la presse impressionne par la quantité de ses pages (mais oui !), mais surtout par sa qualité, sa profondeur, ses édifiants éditoriaux surtout de droite d’ailleurs. En France, elle est vraiment lamentable, et la malédiction française veut que nos journaux dits politiquement incorrects (et non plus « nationalistes » ou « d’extrême droite ») ne se vendent pas, ou ne soient pas connus ou simplement n’intéressent pas le con­sommateur de nouveautés providentielles. Il est vrai que le Thé­nardier de la Fin des Temps préfère bouquiner sa revue de motos, de piscines ou de ragots. Quelle race prosaïque que ces Français, disait déjà Lawrence d’Arabie ! Mais n’injurions pas le lecteur potentiel de Philippe Randa, qui tentera, lui, de remonter le niveau du bobo…
    Philippe a le goût des formules bien commerciales, qui sont souvent les meilleures : il a imposé dans le paysage éditorial l’expression « politiquement incorrect ». Le politiquement incorrect est tout ce qui doit être tu. Le système repose sur la peur et le mensonge, il repose aussi sur le silence entendu : par exemple la francisque de Mitterrand dont les médias niaient l’existence avant de lui ruer dans les brancards, au père François. Mais tout le monde à droite savait que cette francisque existait et qu’elle tintait. C’est cela être politiquement incorrect et cela dépasse de beaucoup l’extrême droite.
    Si Marine Le Pen s’est illustrée et a une chance de s’imposer cette année, c’est bien parce qu’elle a rompu avec l’extrême droite et qu’elle a imposé sa vue politiquement incorrecte : sortir de l’euro qui nous ruinera avant de ne plus rien valoir. Elle applique le même principe que Philippe : souligner ce qui ne va pas entre le fait et sa traduction, dénoncer le mensonge plutôt que de s’en prendre au menteur.
    On retrouve donc dans ces chroniques beaucoup de richesse informative (que je n’ai jamais la patience d’acquérir), aucune rage – Philippe est toujours cool et on ne lui connaît guère d’ennemis… –, un ton à la fois serein et philosophe, avec parfois, pourquoi pas ! Un soupçon de révolte, comme celle de nos indignés qui ont défrayé la chronique l’an dernier… et qui inspirent peut-être le titre de cet ouvrage.
    J’ai vécu en Espagne cette affaire des indignés venus de France comme toutes les erreurs qui ont frappé ce pauvre pays depuis qu’il est sorti de la « dictature ». Ni instruits, ni motivés, ni guidés, ni courageux (au premier frimas, au début des vacances, pendant les fêtes, ils disparaissent tous), les indignés ont reçu le soutien de Hessel, vague porte-étendard du Parti socialiste français qui est ici venu soutenir Zapatero, l’homme aux cinq millions de chômeurs et honorer la mémoire et la fortune du PSOE, ce Parti socialiste qui n’est ni ouvrier ni espagnol, comme tous les partis sociaux-démocrates européens qui se respectent. Autant dire que le mot d’indigné aura souffert des avanies avec Hessel comme celui – pour Bernanos – d’antisémitisme avec Hitler !
    Et pourtant, Philippe Randa s’indigne ! Lui qui fait montre de modération (on l’a dit), de pondération, de considération distinguée, aura choisi l’indignation ! Avec l’âge et la tempe grise, je pensais que l’on s’adoucissait ! Mais comment a-t-il pu ?
    Il faut dire que l’année écoulée aura été celle de tous les scandales, de toutes les dépravations, même si 2012, entre le Concordia et les dégradations des notes souveraines, s’annonce aussi bonne… Cette année 2011, dis-je, est un scandale et elle mérite un chroniqueur patenté et de sang-froid pour tout recenser, dénoncer et au besoin expliquer.
    Au-delà des faits, il y a les causes (qui a fait l’euro, et pourquoi ? Qui est donc DSK ? Qui est donc Ben Laden ?) ; et au-delà des faits, il y a la bêtise petite-bourgeoise increvable de notre presse, et l’abjection commentatrice.
    Philippe garde tout son calme et arrive à user de l’arc ou de la massue pour jauger les carrefours développés et viser les bisons pas très futés qui passent dans la grande prairie de notre monde vide. De ce point de vue, si un auteur et éditeur aussi « force tranquille » que lui a décidé de « s’indigner », c’est qu’il va se passer quelque chose pour le sixième centenaire de notre sainte patronne !
    Scandales ? Dénoncer les scandales, et sur un ton un rien paisible, un rien ironique ? Randa a-t-il raison de le faire ? La question est de savoir si comme le disait un cynique italien dans les années 80 – déjà… – « il y avait des scandales, mais il n’y en a plus… », une opinion saturée de la mondaine porcherie en devient-elle blasée ? Je ne le crois pas, Philippe non plus, et c’est pourquoi même il dénonce, par-delà les scandales, les absences de scandales. Malheur à celui par qui l’absence de scandale arrive. Le public se croit informé, il ne l’est pas ; ou il se croit renseigné, comme dans le village du « Prisonnier », et il n’est qu’informé. Il n’a que des bribes. Et c’est pourquoi il lui faut des auteurs et même des éditeurs.
    L’opinion n’est pas blasée, elle est impuissante. Elle a le droit de voter pour être déçue dans le pire des régimes à l’exclusion de tous les autres, et elle doit choisir en général entre Laurel et Hardy, sauf en France où, tout de même, nous avons la chance de humer la fragrance politiquement incorrecte d’une famille bretonne fidèle à son destin… Je me demande d’ailleurs si ce n’est pas à cette presse désastreuse qualitativement et moralement que je dénonçais plus haut que nous devons le lepénisme politique que le monde entier nous envie.
    À cet égard, Philippe a choisi non pas son camp, mais sa région politique et métapolitique, celle des exclus des plateaux télé, où l’on trouve de tout, idéologiquement et même éthologiquement ! même des modérés comme lui dont le ton familier ne cache rien des fermes convictions et du désir de voir mieux faire… Comme dirait mon Alter Ego Horbiger, derrière le ton nonchalant de l’Alter Ego de Philippe – « Jacques Bonhom­me »(1) –, on sent comme un besoin de surhomme…
    Il faut qu’il y ait des éditeurs. C’est une chance pour l’auteur et pour le lecteur. La grande originalité de Philippe, depuis que je le connais, c’est qu’il est un excellent auteur et un non moins bon éditeur, passionné par tous les sujets. C’est cet éclectisme et cet encyclopédisme éditorial qui justifient sa largeur de vues qui contraste avec l’excitation permanente des usuriers du système entropique où nous agonisons, largeur de vues qui s’accompagne de fermes convictions et d’une vision du monde qui n’est pas celle de Juppé ou d’Obama.
    Le problème de l’édition aujourd’hui, je le sais bien moi qui suis auteur, c’est que l’on télécharge gratuitement et que l’on vit des temps où la culture est gratuite et où l’on trouve plus de rédacteurs – ou de scripteurs – que de lecteurs. Je suis moi-même grâce à cela redevenu un bon lecteur de classiques, mais je n’en constate pas moins le péril de mort que court le petit monde de l’édition et même le journalisme.
    Mais ne nous adonnons pas au spleen ; et comme dirait Horbiger, faites l’humour, pas la guerre. Nous laissons aux héritiers de Roosevelt, ce diable si bien décrit par le Dr Plouvier (un des meilleurs auteurs de Philippe) le soin de déclarer la guerre à tout le monde dans le Globalistan. Nous, nous préférons rire et sourire au moment où tremble notre carcasse.
    Et je lui laisse le dernier mot, que je trouve dans ses chroniques (à propos de l’affaire Joly) et qui est irrésistible, célinien quoi : « Tout arrive… enfin ! Même la condamnation du racisme anti-blanc ! Qui plus est, anti-nordique ! »
    Si tout arrive enfin, peut-être qu’en 2012 après tout, aux élections…
    Bonne lecture de Philippe, cher lecteur… en attendant… http://francephi.com

    Note

    (1) Jacques Bonhomme est le nom attribué par Jean Froissart à Guillaume Caillet ou Callet qu’en mai 1358, les paysans révoltés, les Jacques, prirent pour chef et nommèrent « roi » ou « capitaine souverain du plat pays ». Derrière l’expression « Jacques Bonhomme », les sources de l’époque désignent l’ensemble des révoltés de la Grande Jacquerie. Elle vient de l’ancien français « jacques », qui désigne les paysans, par synecdoque, du fait du port d’une veste courte du même nom, la « jacque ».
    Auteur de plusieurs ouvrages sur des sujets sociétaux, po­litiques et artistiques, Nicolas Bonnal a écrit notam­ment sur Tolkien, François Mitterrand, Jean-Jacques An­naud et Nostradamus. Ancien collaborateur du Li­bre Journal de la France courtoise, il collabore désor­mais à l’hebdomadaire Les 4 Vérités hebdo et  à Con­tre­littérature. Ses chroniques sont publiées en « tribune libre » sur www.francephi.com. Son dernier livre paru est Mal à droite, Lettre ouverte à la vieille race blan­che et à la droite (Michel de Maule, 2011).

  • Entretien avec Yvan BENEDETTI : « Les Français doivent être et rester maîtres chez eux ! »

    ntretien avec Yvan BENEDETTI, président de l’Œuvre française, à paraître dans l’hebdomadaire RIVAROL du 9 novembre 2012.

     

     

    RIVAROL : Pouvez-vous revenir sur les événements qui se sont déroulés en marge de la manifestation qui devait se tenir le 29 septembre dernier à Paris ?

     

    Yvan BENEDETTI : Le samedi 29 septembre, la manifestation des Jeunesses Nationalistes qui avait pour thème « Maîtres chez nous ! »et à laquelle je devais participer en tant que président de l’Œuvre française a été interdite par la Préfecture de Paris. Les jeunes hommes qui avaient décidé de protester contre cette atteinte à leur liberté d’expression ont fait l’objet d’une véritable rafle, comme à Lyon, trois mois plus tôt. On peut parler de nouveau de Rafle des souchiens, Acte 2 ! Alexandre Gabriac, responsable des Jeunesses Nationalistes qui se trouvai0t seul sur la Place Saint-Michel et moi-même sur le Parvis de Notre Dame avons été interpellés par des membres des forces de l’ordre plutôt excités et très agressifs. M. Gabriac était alors conduit sans ménagement à l’intérieur d’un bus. En ce qui me concerne, après avoir été copieusement insulté, j’étais dirigé vers un groupement de jeunes gens parqués à l’intérieur d’un cordon de forces de l’ordre et qui ne cessait d’enfler du fait des interpellations successives. Après plusieurs minutes, notre groupe était orienté vers le bus-prison dans lequel nous devions être embarqués. Alors qu’Alexandre Gabriac était extirpé sans ménagement du bus, une bousculade a démarré et c’est à ce moment que le jeune conseiller régional a fait l’objet de violences policières à l’origine de son malaise cardiaque.

     

     

    R. : Et vous-même, avez-vous fait l’objet de telles violences ?

     

    Y. B. : Oui également ! Embarqués les uns après les autres sans manquer d’être fouillés individuellement, j’ai été le dernier à monter dans le bus sans opposer de résistance. Alors que je me tournais vers la caméra de France 3 pour lancer un slogan, j’ai été agressé par derrière, étranglé et jeté comme un sac au sol ou plutôt sur le plancher du bus avant d’en être extrait sans ménagement pour être balancé dans une fourgonnette de police. S’ensuivent 48 heures de garde à vue et d’audition, dans un premier temps rue de l’Evangile dans le 18e, puis au commissariat de La Bastille, dans le 4e arrondissement. Déféré devant un procureur aux ordres, je fais l’objet d’un contrôle judiciaire, d’une interdiction de me rendre à Paris, ce qui me limite dans mes prérogatives de président d’un mouvement dont le siège central est dans la capitale. Enfin je suis convoqué le 19 novembre devant le Tribunal de Grande Instance de Paris pour être jugé car je suis poursuivi pour “rébellion” et « participation à un regroupement interdit après injonction de se disperser ». 

    R. : Ce que vous contestez ?

     

    Y. B. : Et comment ! En guise de rébellion aux forces de l’ordre, c’est moi qui ai fait l’objet de violences verbales et physiques ! Les trois gendarmes mobiles qui portent plainte contre moi indiquent dans leur procès-verbal qu’à aucun moment je n’ai porté de coup. Et je n’ai pas participé à un rassemblement interdit puisque j’ai été interpellé seul et poussé de force vers le groupe de jeunes gens interpellés comme moi, parqués et retenus par un cordon de sécurité. Bien évidemment il n’y a pas eu de demandes de dispersion puisque l’on était retenu de force et contre notre gré.

     

    R. : Pourquoi une telle violence alors que vous ne montriez aucun signe d’hostilité ?

     

    Y. B. : J’avais eu des informations confidentielles en provenance d’amis au ministère de l’Intérieur m’informant que nous allions faire l’objet de provocations de la part du Système. C’est ce que je dénonce le matin pendant la conférence de presse que nous avons tenue, Maître Pierre-Marie Bonneau, notre conseil qui déposera un recours sur le fond contre l’interdiction de la manifestation par le Préfet de Paris, Alexandre Gabriac et moi. Le but était de faire dégénérer les éventuels regroupements spontanés qui ne manqueraient pas de se produire dans le but légitime de protester contre l’interdiction, pour pouvoir enclencher la machine répressive, engager des poursuites, nous jeter au trou et dissoudre les mouvements que nous présidons. Le complot a échoué car les militants n’ont pas répondu aux provocations policières et je tiens à rendre hommage à tous ces jeunes gens qui ont eu le courage de protester contre cette interdiction afin de rappeler que les Français doivent être et rester maîtres chez eux. A ce titre il faut se mobiliser pour défendre les deux militants qui sont poursuivis devant la justice. Ce complot a échoué aussi parce que suite aux violences policières, Alexandre Gabriac a perdu connaissance après un malaise cardiaque. Les représentants du système ont alors paniqué et les poursuites contre lui pour rébellion et organisation d’une manifestation interdite ont été abandonnées.

     

    R. : Vous donnez rendez-vous je crois le lundi 19 novembre devant le Tribunal de Paris où vous allez comparaître ?

     

    Y. B. : En effet comme je vous l’ai expliqué, je suis convoqué devant la 29e Chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris. J’appelle vos lecteurs, ceux qui sont disponibles, à se rendre au TGI, ce jour-là car je ne compte pas me laisser tordre le cou sans réagir. Dans cette affaire, tout relève du mensonge et de la provocation : c’est ce que je compte bien démontrer avec l’aide de mon avocat Maître Pierre-Marie Bonneau.

     

    Propos recueillis par Jérôme Bourbon. http://jeune-nation.com

  • Interview de Alain Escada dans RIVAROL

    Alain Escada est le président de l’Institut Civitas, moteur de la mobilisation contre l’ouverture du mariage civil aux homosexuels. Nous avons voulu recueillir ses propos au lendemain de la grande mobilisation parisienne organisée par cet institut.

     

     

     

    RIVAROL : L’Institut Civitas organisait ce dimanche 18 novembre une grande manifestation nationale à Paris contre l’ouverture du mariage aux homosexuels. Pouvez-vous rappeler à nos lecteurs le pourquoi de cette mobilisation ?

     

     

     

    Alain ESCADA : Il s’agissait pour nous, ce dimanche, de manifester contre le projet de loi présenté en conseil des ministres le 7 novembre dernier et visant à dénaturer le mariage et la parenté. Un projet de loi qui, selon les mots de François Hollande, n’est qu’une “étape”. Un projet de loi qu’on peut qualifier de boîte de Pandore et qui, après le “mariage” homosexuel, permettra demain, au nom d’un droit au « mariage pour tous », le mariage polygame et le mariage incestueux. Il faut être bien conscient que le gouvernement veut nous imposer une véritable révolution sexuelle et défigurer le concept de famille, brisant ainsi le socle de base de la société.

     

     

     

    R. : Ne pensez-vous pas que le “mariage” homosexuel est moralement bien plus grave que le mariage polygame ?

     

     

     

    A. E. : Sans aucun doute. Son effet est bien plus déstructurant pour la société. Mais il est néanmoins utile de noter que l’un entraînera l’autre. C’est une question de délai. Jacques Attali, au cours d’un entretien à la télévision en janvier de cette année, avait estimé que la polygamie serait l’un des enjeux de la prochaine campagne présidentielle. 

     

     

     

    R. : Quels soutiens politiques et religieux avez-vous reçus pour votre initiative?

     

     

     

    A. E. : A l’échelon politique, nous avons reçu le soutien du Collectif « Elus locaux pour la Famille », lancé fin octobre par des maires de petits villages, sans étiquette politique, et qui regroupe aujourd’hui plus de 500 élus. Nous avons aussi pu compter sur le soutien de quelques élus locaux de l’UMP, du PCD, du MPF, du PDF et du FN. De façon générale, quasiment l’ensemble des mouvements de la « droite nationale » ont appelé à participer et à manifester le 18 novembre. Il faut aussi souligner la présence à notre manifestation de Jacques Bompard, député-maire d’Orange, et de Bruno Gollnisch, député européen. Par contre, Marine Le Pen s’est abstenue d’appeler à se joindre à notre manifestation et, par la suite, après la déferlante médiatique qui a suivi le “montage” réalisé par Caroline Fourest, elle a même cru stratégique de prendre ses distances avec notre manifestation, cédant à un « politiquement correct » dont elle est pourtant par ailleurs elle-même victime.

     

    Du côté religieux, nous avons pu compter sur l’appui discret mais efficace de quelques prêtres diocésains, notamment de la Communauté Saint-Martin et de l’Emmanuel, ainsi que sur toutes les communautés « Ecclesia Dei » et, naturellement, sur la Fraternité Saint-Pie X.

     

     

     

    R. : Savez-vous pourquoi le Front National de Marine Le Pen n’a pas appelé ses militants à se joindre à vous ?

     

     

     

    A. E. : Il me semble que c’est notre aspect confessionnel qui la dérange. Je le regrette. Ceci dit, c’est un travers très présent parmi nos contemporains que de demander aux catholiques de s’abstenir d’afficher leur foi, leurs convictions dans la vie publique. Et c’est justement le rôle de Civitas de rappeler qu’au contraire, il ne faut pas des catholiques tièdes, “branchés”, consensuels, mais des catholiques fiers et audacieux. 

     

     

     

    R. : Quel bilan tirez-vous de la mobilisation de dimanche ?

     

     

     

    A. E. : Cette manifestation a été un succès, surtout compte tenu de la campagne de dénigrement dont elle a fait l’objet de la part de certains milieux « cathos branchés ». Avec près de 20000 participants, nous avons pu réaliser une union de diverses forces de la mouvance catholique et des patriotes sincères au service du bien commun. Nous avons pu mobiliser à nos côtés des élus dont le raisonnement ne se limite pas à de sombres calculs électoraux. Tout cela est bien sûr prometteur pour la suite. Cela permet à bien des catholiques de constater qu’ils peuvent s’exprimer en tant que tels. Non seulement ils le peuvent mais ils le doivent. Nous avons un devoir de vérité, loin des concessions et des compromis.

     

    J’ajoute que le succès de foule de la manifestation de la veille n’aurait pas existé si Civitas n’avait pas appelé à manifester le dimanche 18 novembre puisqu’il ne fait aucun doute que la manifestation du samedi s’est organisée par des milieux “branchés” pour ne pas nous laisser occuper tout le terrain de la défense de la famille. Ainsi, nous avons, par notre démarche, réussi également à faire sortir de leur torpeur des milieux timorés. Et, telle une mauvaise conscience, nous avons poussé des évêques à sortir de leur silence. Pas avec la vigueur qu’on attend d’un prélat face à un tel sujet, mais tout de même, c’est un pas et nous sommes l’aiguillon ! 

     

    R. : La « Manif pour tous », organisée la veille de la vôtre par la “catholique” « déjantée et branchée » Frigide Barjot a réuni près de 100.000 personnes. Quelle analyse en faites-vous ? Quelles sont vos différences ? 

     

    A. E. : Les différences les plus évidentes portent sur les principes qui sous-tendent l’action. L’artiste qui se fait appeler Frigide Barjot se dit catholique mais souhaite que les catholiques masquent leur foi lorsqu’ils s’expriment ou manifestent. Première incohérence. Frigide Barjot voulait par contre que sa manifestation dite « a-confessionnelle » regroupât également des juifs et des musulmans, ce qui, pour que ce ne soit pas qu’un effet d’annonce, aurait nécessité de permettre à des croyants du judaïsme et de l’islam d’exprimer leurs convictions religieuses, mais alors comment le refuser aux catholiques ? D’où, au final, une manifestation dont le profil sociologique était très homogène et reflétait la grande bourgeoisie catholique malgré toutes les demandes de Barjot de s’habiller comme pour un bal masqué. Deuxième incohérence. Par ailleurs, Barjot appelait tout à la fois à marcher contre le mariage homosexuel et contre l’homophobie. Or le concept d’homophobie a été créé de toutes pièces par le lobby homosexuel pour intimider ses adversaires. En 2004, le président de SOS-Homophobie avait tout résumé de la sorte : « Quiconque est contre le mariage homosexuel est homophobe. » En adoptant la sémantique du lobby qui est à l’origine de la loi qu’elle prétend combattre, Barjot commet une faute grave. C’est se tirer une balle dans le pied. Troisième incohérence. Ajoutons que Barjot cultive une attitude « gay friendly » pour le moins curieuse, allant jusqu’à porter un blouson avec inscription publicitaire pour un bar gay de Paris, le 7 novembre dernier, lors de sa conférence de presse de présentation de sa manifestation. J’en arrête là. Je ne peux, quant à moi, accepter de mélanger l’erreur et la vérité. Un combat, quel qu’il soit, doit reposer sur des principes solides.  

     

    R. : Votre manifestation a été attaquée par un groupe féministe extrémiste, les Femen. Pouvez-vous nous en dire plus? Que s’est-il vraiment passé ? […]

    Propos recueillis par Paul THORE. http://rivarol.over-blog.com/

  • IMPRESSIONS DE MARAUDE...

    Maraude du 23 10 2012 (13).JPG

    Par Erik Faurot, SD/FN du Puy-de-Dôme  et Jean-Jacques Noël, SD/FN de la Manche

    Pour ma deuxième maraude, j'ai suggéré au Pasteur de convier mon ami et homologue de la Manche, Jean-Jacques Noël. Ce dernier accepta avec enthousiasme. Nous nous retrouvons donc, le jour J, à l'heure H, avec le Pasteur et Catherine pour assurer "notre tournée".

    Dès le début, je retrouve des sans-logis rencontrés lors de ma première maraude, dans la même situation, au même endroit et j'en suis étonné. Mais, tout bien réfléchi, quel changement, politique et social, pourrait les avoir tirés de leur misère ?  L'arrivée cahotante d'un socialisme de substitution, davantage issu du dégout de Sarkozy que d'une véritable adhésion idéologique ? Tout cela n'est que fumée et poudre aux yeux. Cette nuit, encore, nous allons le comprendre...

    Les étapes se succèdent. Nous entendons ces petites histoires du quotidien de ceux qui vivent, sur le trottoir, aux pieds des autres. Comme tout le monde, ils souffrent de l'insécurité : ils sont même particulièrement exposés. L'un d'eux nous explique qu'on lui a dérobé le caddy de supermarché dans lequel il gardait ses derniers biens !

    Notre périple se poursuit, les stocks de nourriture et de vêtements diminuent peu à peu.

    Nous croisons des familles, dormant sous des cartons et des couvertures près des grands magasins. Comment supporter le contraste qui oppose luxe commercial et  misère totale ? Un mot de Maurras me revient : "Ni aujourd'hui ni jamais, la richesse ne suffit à classer un homme, mais aujourd'hui plus que jamais la pauvreté le déclasse."

    Maraude octobre 2012 JPG.jpg

    Durant cette maraude, une fois encore, le Pasteur est d'excellente humeur. Cela  me semble un tour de force. Mais, je sais à quel point il est essentiel d'assurer un contact chaleureux, humain et décontracté. Certains de nos protégés nous l'ont fait remarquer l'an dernier. C'est même une des différences notables entre l'ASP et d'autres organismes de secours social.

    La nuit s'achèvera près de la gare Saint-Lazare. Tout a été distribué, vêtements et couvertures, produits de toilette et nourriture. La voiture est vide...

    Notre mission est remplie. Pourtant, l'aspect dérisoire de cette action, face à l'ampleur de la demande nous pèse. Où sont les promesses de campagne du candidat Sarkozy ? La rue est loin d'être vide...

    Nous quittons le Pasteur et Catherine en prenant rendez-vous pour l'année prochaine. Et cette fois, j'ai conscience que je reverrai certains visages.

    Erik Faurot 

    PS : quelques jours ont passé et j'apprends qu'un homme de la rue est mort en région parisienne ; le premier de l'hiver qui s'annonce. C'était un ancien légionnaire. Cet homme a mis sa vie au service de notre pays. Il a placé nos trois couleurs au-dessus de sa propre existence. Est-ce la France que j'aime tant qui l'a laissé mourir dans la misère, à même le sol?

    Y-avait-il sur son cercueil le drapeau national ? Sa famille a-t-elle reçu les condoléances de quelque représentant de l'Etat ? A l'heure de toutes les reconnaissances, de toutes les repentances, quel fonctionnaire empressé s'est penché sur le sort de cet homme ?

    Souvent dans la vie d'un militant du Front National, il y a des signes comme celui-là, qui montre l'évidence et  la nécessité de notre combat.

  • Marine Le Pen : « l’UMP, c’est terminé »


    Bourdin Direct : Marine Le Pen par BFMTV

  • La primaire pour les nuls

    La primaire socialiste a conduit à désigner François Hollande pour la candidature à la présidence de la République et finalement, par une succession de malheureux rebondissements, à son élection.
    Les élections à l’UMP ont conduit à ne pas désigner clairement un président et à un processus tragi-comique d’implosion chaotique. MG

    Le choc des nuls

    Le duel du méchant Copé et du gentil Fillon ne relevait pas du choc des Titans. Ce n’était qu’un duel de politiciens sur le dos des militants et des sympathisants, de même nature que celui auquel se livre la droite vis-à-vis de ses électeurs depuis 20 ans.

    Le gentil Fillon s’en tenait à la ligne politique de G. d’Estaing : la droite doit gagner au centre, et si possible en mordant sur la gauche, stratégie suicidaire de ceux qui n’ont rien appris ni rien oublié depuis 1981, et Fillon devenait donc la coqueluche des médias. La base militante qui en avait assez de perdre et de voir partir l’électorat contestait cependant cette géniale stratégie.

    Le méchant Copé, donc plus politique, avait, lui, compris qu’il fallait au contraire tenir un discours plus en phase avec l’évolution de la société et de l’électorat de droite qui en assez de se faire cocufier par les états-majors. Sans complexe il a donc repris la stratégie – purement verbale – de Sarkozy entre les deux tours de la présidentielle.

    Ce duel restait cependant à fleurets mouchetés car sur la question, cruciale pour la droite, du Front national, les deux compères adoptaient la même position : pas d’alliance.

    Titanic et les sales gosses

    Il aurait quand même pu s’agir d’une élection permettant de jeter les bases d’un débat entre deux stratégies, incarnées en outre dans deux personnalités bien différentes : good Fillon et bad Copé. Mais le système institutionnel des partis est tellement bloqué, à l’image de ce qui se passe au plan national, que ce choix n’a même pas pu se concrétiser.

    On attendait « règlement de comptes à OK Corral ». On a eu Titanic mais joué dans la cour de récréation d’un collège du 9.3.

    Les aventures du petit Nicolas

    On assiste en effet depuis dimanche soir à un ridicule et désolant pugilat entre les mauvais perdants et les petits gagnants. Et tous leurs petits copains qui se mettent à donner des coups de pieds et des claques. M’sieur, il a mal organisé les élections ! M’sieur, il a triché dans le dépouillement ! M’sieur, il a pas compté l’outre-mer ! M’sieur, il a copié mon programme ! M’sieur, je vais aller chez les centristes !
    Avec Juppé dans le rôle du surveillant général, il ne manquerait plus que le petit Nicolas – dont l’ombre de l’autre planait, paraît-il, dans cette consultation – pour retrouver le climat rafraîchissant des célèbres nouvelles de Goscinny et Sempé. Même le nom de la commission électorale censée trancher le conflit fait sourire : la Cocoe, ce qui évoque plutôt le cri d’un volatile ridicule qu’un collège respectable.

    Black Sunday

    Ce dimanche 18 novembre restera sans aucun doute dans les annales de la science politique : car il symbolise la décadence de la droite institutionnelle française.

    Depuis dimanche, les Français voient en effet en direct un affrontement de nains ridicules, qui hier encore jouaient aux hommes d’Etat bardés de « valeurs » dans les palais de la République. Ils ne voient plus que des tricheurs, des menteurs et des mauvais joueurs qui se battent comme des chiffonniers, pour conserver des places et des prébendes au sein d’un appareil vermoulu.

    Assurément, ce triste spectacle aura d’importantes conséquences systémiques. C’est une bonne nouvelle. Michel Geoffroy 22/11/2012 http://www.polemia.com