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20/11/2017

Louis Aliot : “Sur l’Europe, Laurent Wauquiez vient sur notre terrain”

Invité ce lundi de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC, Louis Aliot a évoqué la présidence des Républicains et la candidature de Laurent Wauquiez.

Pour le vice-président du FN :

Sur l’Europe, aujourd’hui, Monsieur Wauquiez vient sur notre terrain (…) Il a un discours qui pourrait apparaître comme pseudo-souverainiste.

 

Patrick Buisson : "La droite paie le mépris dans lequel elle a toujours tenu la bataille des idées et le combat culturel."

Patrick Buisson a été interrogé dans Valeurs Actuelles. Extraits :

6a00d83451619c69e201b7c9356cd5970b-800wi.jpgPourquoi la droite et le Front national se montrent-ils aujourd’hui incapables de faire émerger une véritable opposition ?

Parce que l’un et l’autre se dérobent au bon diagnostic. L’élection de 2017 aura mis à bas leurs vieux schémas. La droite et le FN ont fait la démonstration, chacun à leur tour, de leur incapacité à reconquérir ou à conquérir le pouvoir sur la base de leurs seules forces. Faute d’avoir su opérer la nécessaire clarification idéologique, la droite ne peut plus se prévaloir du bénéfice automatique de l’alternance. Elle a perdu l’élection imperdable et à moins qu’elle ne sache se réinventer, on ne voit pas pourquoi elle ne perdrait pas les élections qui viennent. Le FN, de son côté, faute d’avoir su construire une offre politique crédible, est resté ce qu’il a toujours été : le meilleur allié du système, son assurance vie. Englués dans des logiques d’appareils, Les Républicains comme le FN sont aujourd’hui dans une triple impasse : idéologique, stratégique, sociologique. Mais, pour rien au monde, ils ne voudront l’admettre. Je crains que cela ne débouche sur des désillusions encore plus cruelles.

Les Républicains ont entamé un véritable chantier de refondation. Par quoi doivent-ils commencer ?

Par tordre le cou aux incantations rituelles autour du “rassemblement”, mot-valise qui la leste comme un impedimentum. Le rassemblement appartient à l’ordre des moyens, ce n’est pas une fin en soi. Or, voici des lustres que, pour la droite, le rassemblement n’a pas pour objet de défendre des idées ou de promouvoir un projet, mais de servir ce désir du pouvoir pour le pouvoir que manifestent tous ceux — et ils sont, aujourd’hui, légion — qu’habite l’idée d’un destin personnel…

C’est la création de l’UMP et son principe que vous remettez en cause ?

C’est là l’erreur originelle, la faute inaugurale que continuent de payer Les Républicains. À vouloir marier les contraires sous couvert de rassemblement, l’UMP n’a jamais produit autre chose que des ambiguïtés et de l’incohérence. La droite plurielle d’Alain Juppé c’est, quinze ans après, la droite plus rien. Il est logique qu’il veuille maintenant la faire définitivement s’évaporer dans le trou noir d’« un grand mouvement central ». [...]

Le départ des Constructifs ne va-t-il pas dans le sens de la clarification que vous appelez de vos voeux ?

Si la refondation se fait au nom du rassemblement de toutes les sensibilités et donc au prix de la cohérence idéologique, il n’y a rien à en attendre. Remettre à flot le radeau de la Méduse avec l’ancien équipage du Titanic ne saurait garantir une arrivée à bon port en 2022.

Quelle stratégie pour la droite ?

Elle découle du rapport de force électoral. Il y a un antagonisme irréductible entre l’électorat libéral des grandes villes et les classes populaires, les insiders et les outsiders. Ces deux électorats ne sont pas miscibles, car leurs intérêts sont inconciliables. En revanche, la tension idéologique et sociologique entre l’électorat conservateur et l’électorat populaire est bien moindre. Il y a une propension, chez certains dirigeants des Républicains, à s’abuser volontairement sur la nature de leur électorat pour ne pas avoir à faire la politique de leurs électeurs. La base qui a plébiscité Fillon lors de la primaire n’est pas réformatrice mais conservatrice : c’est la France provinciale des villes moyennes, qui s’est déterminée non pas sur son programme économique mais sur la vision sociétale qu’elle lui prêtait. Si bien qu’exclure ou marginaliser Sens commun équivaudrait pour ce qui reste de la droite à s’autodissoudre.À cet égard, la démission contrainte de son président n’est pas de bon augure.Parfois, Les Républicains font penser au catoblépas, cet animal mythique, tellement stupide qu’il se dévore lui-même.

Une synthèse est-elle possible entre cet électorat conservateur et l’électorat populaire ?

Non seulement elle est possible, mais c’est la seule configuration susceptible de rouvrir à la droite les portes du pouvoir. Sans ce désenclavement de la droite par l’adjonction du vote populaire, Les Républicains sont promis à un avenir groupusculaire et crépusculaire. C’est cette alliance qui a fait le succès du RPF, en 1947, le triomphe de l’UNR, en 1958, et la victoire de Sarkozy, en 2007. La jonction entre la France conservatrice et la France périphérique peut s’opérer naturellement à travers la défense du patrimoine immatériel que constituent l’identité nationale, l’enracinement et la transmission, le localisme et les circuits courts, le coutumier et les moeurs. Bref, tout ce que menacent la finance mondialisée et l’islam radicalisé.

L’effet Macron peut-il être un handicap durable pour la droite ?

Je ne m’illusionne en rien sur le projet global du chef de l’État, mais j’ai trop vu à quel point la droite s’empressait, une fois au pouvoir, de trahir ses engagements pour penser que son discrédit n’est que passager. La droite paie, aujourd’hui, le mépris dans lequel elle a toujours tenu la bataille des idées et le combat culturel. Pensez-vous qu’un ministre de droite aurait eu le courage d’agir comme le fait aujourd’hui le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, en contraignant par sa politique le président du Conseil supérieur des programmes à la démission ? Lorsqu’elle est aux affaires, la droite n’a de cesse que de donner des gages au gauchisme culturel. Il suffit de se remémorer le bilan de Luc Chatel, le ministre de Sarkozy, Rue de Grenelle : suppression de l’enseignement de l’histoire en terminale scientifique et introduction de la théorie du genre dans les manuels scolaires. Tant qu’il y aura des dirigeants chez Les Républicains pour s’inquiéter d’une « dérive de la droite à la polonaise », Emmanuel Macron pourra nourrir les plus grandes espérances pour 2022.

À vous entendre, la présidence de Macron n’aurait que des effets désastreux pour la droite…

Pas du tout. Le phénomène Macron, qui opère la réunification politique des libéraux des deux rives, est en passe de dissiper un long malentendu historique. Il se peut qu’il mette fin à la domination de l’orléanisme, c’est-à-dire du libéralisme, sur la droite française. Du passage du capitalisme entrepreneurial au capitalisme financier, on peut attendre une fracturation irréversible entre le conservatisme et le libéralisme, entre la droite originelle et la droite situationnelle, autrement dit un centre qui a été classé à droite sans jamais pour autant être ontologiquement de droite. Le clivage entre progressistes et conservateurs que revendique Macron est une aubaine pour une droite qui saurait redevenir elle-même au moment où il apparaît de plus en plus que le progrès est une idée du XIXe siècle frappée d’obsolescence, une idée de jeune vieux. Où il est devenu évident que la religion du progrès a échoué sur sa promesse fondatrice, qui était celle du bonheur. [...]"

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Têtes à clash n°16 : Euthanasie, paradis fiscaux, vaccins, majorité sexuelle

DES MIGRANTS SQUATTENT LES AUTOLIB’ À PARIS : LA START-UP NATION EST EN PANNE DURABLE

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Une entreprise et une économie ne peuvent être rentables dans une nation et une société qui se désagrègent.

L’information a été révélée il y a une semaine par un reportage du Parisien puis relayée par des images de BFM TV. Les Autolib’ du groupe Bolloré mises à la disposition des Parisiens sont régulièrement squattées, dégradées et vandalisées par des migrants, en l’occurrence algériens et marocains, dans le XVIIIarrondissement. Mais c’est, en fait, tout l’Est parisien et plusieurs stations entières d’Autolib’ qui sont ainsi touchés. Le phénomène n’a rien d’anecdotique ni de ponctuel et s’étendrait, selon un agent de nettoyage des véhicules interrogé par Le Parisien, aux Ve et XIearrondissements. Ces agents, dénommés « ambassadeurs » dans le beau langage entrepreneurial de la société, refusent parfois de monter à bord des voitures car, outre des migrants mineurs et des sans-abri, elles servent aussi de refuge à des délinquants et des toxicomanes, à qui la salle de shoot voisine récemment ouverte ne suffisait pas…

Du coup, l’image moderne, propre, parisienne et « partageuse » de la nouvelle économie en prend un sacré coup, quand la réalité migratoire s’y installe et vient perturber les plans de rentabilité de M. Bolloré. Un sacré coût, donc. En effet, ce sont deux cents véhicules par semaine, d’après une enquête de Challenges, qui seraient vandalisés et contraints de retourner au garage des Autolib’, boulevard Ney, « pesant sur les coûts et l’image du service ». Conséquences logiques : baisse du nombre d’abonnements, passés de 110.000 à 102.000 en un an (Le Parisien), et baisse du nombre de locations par « abonné 1 an » (ceux qui génèrent l’essentiel du chiffre d’affaires). L’entreprise est dans le rouge.

Le modèle économique de M. Bolloré prévoyait un seuil de rentabilité à 50.000 abonnés, puis à 60.000 en 2013, puis 80.000 en 2016. Puis à 100.000. Mais, même là, ce seuil ne fut jamais atteint. Et maintenant que la courbe s’inverse, l’entreprise ne cesse de creuser ses pertes. D’après Challenges, en 2017, le déficit cumulé s’élève à 179 millions d’euros. Mais l’homme d’affaires avait plafonné le déficit à sa charge à 60 millions d’euros durant la période de délégation de service public. Pas fou, M. Bolloré. Et en tout cas bien moins que les élus parisiens et franciliens qui se sont lancés dans cette aventure et qui, paraît-il, sont aujourd’hui furieux. Mais après tout, à défaut d’être de prudents gestionnaires, faire éponger des déficits par des contribuables qui n’auront jamais emprunté d’Autolib’ de leur vie, ils savent faire, non ? 

Morale de la fable du Migrant et de l’Autolib’ ? Ceux qui nous répètent à l’envi, à gauche, au centre et à droite, que la nouvelle économie est LA solution, en jetant un voile pudique sur nos problèmes migratoires et sociaux, et qui traitent ceux qui osent les soulever d’arriérés ou de provinciaux sont tout simplement des menteurs et des inconséquents. 

Les déboires d’Autolib’ viennent leur apporter la démonstration cinglante que même à Paris, pourtant vitrine de la nouvelle économie de la mobilité verte et « start-upée », les migrants et les toxicos viennent gripper la belle machine, qu’une entreprise et une économie ne peuvent être rentables dans une nation et une société qui se désagrègent. Exemple emblématique parmi tant d’autres, et qui ne sera malheureusement pas le dernier.

Dans « start-up nation », notre Président a oublié qu’il y avait le mot « nation », et que c’était par lui qu’il aurait fallu commencer, s’il voulait vraiment que son « business model » tienne la route et ne se fracasse pas, comme ceux de Mme Hidalgo et de M. Bolloré, sur la réalité migratoire. Il a préféré le plus facile, le plus immédiat, ce qu’il connaît aussi le mieux. Pour la nation, les Français devront encore attendre. À moins que les problèmes d’immigration et d’insécurité ne viennent encore davantage plomber les comptes de cette nation, comme ceux d’Autolib’. Et là, il ne s’agit plus d’un hypothétique seuil de rentabilité, mais bien d’un seuil de tolérance qui se rapproche. Plus vite qu’une Autolib’.

http://www.bvoltaire.fr/migrants-squattent-autolib-a-pari...

La mise au point de Camarade Jean, sur Suavelos, nos équipes et moi : LAISSEZ-NOUS BOSSER !

Le début de l'union des droites ?

6a00d83451619c69e201b8d2bfd90f970c-800wi.jpgInvitée du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI ce dimanche 19 novembre, la présidente du Front national a fait remarquer que le discours de Laurent Wauquiez n'était pas éloigné de celui du FN :

"Quand j'entends le discours de monsieur Wauquiez aujourd'hui, je me dis, s'il est sincère, compte-tenu des propos qu'il tient, il devrait aller jusqu'à proposer une alliance politique, tout cela se discute". "Je lui demande de sortir de cette ambiguïté. Il faut qu'il aille au bout de cette logique. Ou alors il démontre que ce ne sont que des propos électoraux qu'il envisage de ne pas mettre en oeuvre s'il est élu à la tête des Républicains. (...) Je demande juste de la cohérence. Ça changera de tous les dirigeants des Républicains jusqu'à présent".

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

19/11/2017

Les citoyens majeurs et les institutions politiques. Partie 1 : Quand la République confisque les libertés concrètes.

Un jeune interlocuteur m'interpelle courtoisement sur la double question de l'institution monarchique et de la démocratie, et me signale son désaccord avec mon royalisme : « Je ne suis pas royaliste et je pense que le devenir des peuples est celui de la majorité et non celui de rester un peuple de « mineurs ». (…) Je voudrais seulement arrêter votre réflexion sur le « délice » de pouvoir, en tant que citoyen, prendre les rênes d'une nation pour faire advenir un peuple d'êtres libres. Et pour moi, la démocratie a cette vertu qu'ignore la monarchie. Ou plutôt, j'aimerais préciser ma pensée, plus que de « prendre les rênes d'une nation » qui revient à fétichiser un peu trop le rôle du président de la République, je crois au libre arbitre d'une nation toute entière à « disposer d'elle-même », à accomplir, sans craindre la formule trop pompeuse, destin. » En quelques lignes, mon interlocuteur résume quelques unes des objections fortes que l'opinion fait généralement à la Monarchie, et voici l'occasion d'ébaucher quelques réponses, éminemment royalistes, bien sûr !

La première phrase est intéressante dans ce qu'elle évoque de l'espérance démocratique d'une part importante des jeunes de ce pays : « le devenir des peuples est celui de la majorité et non celui de rester un peuple de mineurs ». Le terme « majorité » peut, à mon sens, être compris ici dans un double sens : la majorité, comme le nombre de suffrages exprimés le plus important au sein d'une communauté civique et au regard des autres, et la majorité, comme l'accès à l'âge adulte et à cette possibilité de pouvoir voter, qui est indéniable à ceux qui ont 18 ans et plus, c'est-à-dire participer à l'élection de ceux qui nous gouvernent, du moins en théorie, car la sélection pré-électorale au sein des partis nuance beaucoup cette prétention. Mais, en fait, la République ne répond guère à cette revendication de la « considération démocratique », et sans doute encore moins que la Monarchie, au regard de l'histoire de notre pays, car c'est de celui-ci dont il est question. Expliquons-nous : la République, au nom d'une « volonté générale » qui se voulait (et se veut toujours, malgré la décentralisation officielle) « une et indivisible », a longtemps confisqué en quelques unes de ses seules institutions toutes les libertés publiques et concrètes des provinces et des villes, des professions et des universités, des hommes et des femmes (1), par le biais de quelques partis reconnus et de quelques fortes individualités, celles-ci hésitant parfois entre attitude impériale ou (im)posture royale, comme nos présidents de la Dernière République depuis 1958. Elle a préféré et appliqué une forte centralisation (avec quelques nuances depuis les années 1950) qui, en définitive, oublie les intérêts des citoyens enracinés et ne veut reconnaître que les suffrages des individus : or une voix électorale est-elle la seule perspective à laquelle doit être condamné le citoyen ? N'est-il qu'un électeur contraint de choisir entre des options partisanes dont les élus décideront, ensuite et seuls, de ce qu'ils appliqueront réellement, c'est-à-dire législativement ? N'est-il donc, en fait, qu'un « majeur mineur » à qui la République ne fait confiance que dans un cadre bien délimité et parfois infantilisant ?

Marcel Jullian avait entendu cette revendication des jeunes électeurs et ne cessait de répéter, avec son expérience d'ancien président d'une grande chaîne de télévision de la Cinquième République et d'écrivain passionné d'histoire : « Pour redevenir citoyens, il faut le Roi ! ». Effectivement, aujourd'hui, l'abstention et les votes qualifiés de protestataires prouvent à l'envi qu'il y a une certaine démotivation citoyenne ou l'idée que les institutions actuelles ne permettent pas aux électeurs d'exercer une véritable citoyenneté. La forte impression de dépossession citoyenne est l'un des grands défis que ce que l'on nomme la société démocratique va devoir relever dans les temps prochains, faute que la République ait pu, ou voulu, le faire jusqu'à présent.

Les royalistes, dans leur histoire politique, ont toujours défendu l'idée du vote, et cela à de multiples niveaux et étages de la pyramide institutionnelle ou, plutôt, des cercles concentriques institutionnels de la nation France : dans les communes et dans les provinces reconnues comme telles ; dans les métiers et les entreprises ; dans les lycées et universités ; etc. D'ailleurs, n'est-ce pas le roi Louis XVI qui convoque les états-généraux et demande la rédaction des cahiers de doléances (il y en aura en tout 60.000 issus du royaume, dans toutes ses composantes sociales et professionnelles) quand les révolutionnaires, eux, n'auront de cesse d'éviter de demander leur avis aux nouveaux citoyens de 1789, allant même jusqu'à interdire le mandat impératif pour devenir totalement indépendants de leurs électeurs, désormais simples votants, sans autre pouvoir que d'élire, à intervalles plus ou moins réguliers, des représentants. Proudhon, ce socialiste français si cher au cœur des anti-jacobins et, même, des monarchistes provinciaux, a bien dénoncé cette escroquerie qui n'est rien d'autre que l'alibi d'une République qui ne sera guère tolérante, au XIXe siècle comme elle l'avait déjà été dans ses débuts révolutionnaires, avec ceux qui osent la critiquer, qu'ils soient monarchistes ou anarchistes, voire communards...

 

Pour faire des électeurs français des acteurs majeurs de la vie politique de notre pays en ses multiples espaces et lieux de pouvoir, encore faut-il un État qui autorise les « États dans l’État », non pas contre ce dernier mais bien en son sein, comme des membres d'un même corps, laissant à la tête les grandes décisions de direction de l'ensemblemais assumant les responsabilités qui sont les leurs dans le cadre actif d'une subsidiarité bien comprise et non conflictuelle. En somme, « des républiques françaises au sein de la Royauté fédérale des peuples et des provinces-unies de France »...

 

(à suivre)

 

Notes : (1) : Les femmes ont longtemps été considérées comme « mineures », et pas seulement en politique, et cela depuis une Révolution qui ne les aimait guère et un Code civil qui les dévaluait. Il faudra bien, un jour, se pencher sur le profond sexisme d'une Révolution et d'une République qui dénièrent légalement aux femmes le droit de faire de la politique mais pas celui de se faire guillotiner pour en avoir, aux yeux des républicains, fait beaucoup trop... La reine Marie-Antoinette, la féministe Olympe de Gouges, la femme politique Madame Roland, etc, en sont autant de terribles exemples...

Jean-Philippe CHAUVIN

https://nouvelle-chouannerie.com/

Contre l’école-gadget

Une belle brochette de pédagogistes français 

1841033494.jpgPar  Mathieu Bock-Côté

Cette tribune [16.11] est de celles que Mathieu Bock-Côté donne sur son blogue du Journal de Montréal et que nous reprenons volontiers, souvent, tant ils sont pertinents, proches de nos propres idées, et collent, de façon vivante, intelligente et claire, à l'actualité la plus intéressante. Il s'agit ici de l'école, sujet essentiel s'il en est pour l'avenir de notre pays. Mathieu Bock-Côté parle pour le Québec mais il suffit de le lire pour mesurer combien son propos s'applique tout autant à la France. Importance signalée ...  LFAR  

Réinventer l’école ! Ce slogan, on l’a entendu mille fois. Il nous vient souvent de ministres, mais il est aussi répété en boucle par des apprentis sorciers qui prétendent d’une manière ou d’une autre révolutionner la pédagogie.

Ils s’imaginent, par exemple, qu’on enseignera par le jeu. Ou alors, ils croient en la rédemption par les nouvelles technologies, comme si la pédagogie ne pouvait désormais se passer d’elles. Ils misent sur la tablette, sur le cellulaire ou sur n’importe quel autre écran pour métamorphoser la vie à l’école.

Modernité ?

C’est ce qui les amène, de temps en temps, à croire qu’une vidéo YouTube vaut bien un livre, comme si ce dernier n’était finalement qu’une technologie vieillie, faite pour accumuler la poussière. Appelons-les les militants de l’école gadget. 

Ces réinventeurs compulsifs sont obsédés par une chose simple : s’arracher à l’école du passé. Ils se l’imaginent dictatoriale et coupée de la vie. On imagine les maîtres tyrannisant les élèves, ne les respectant pas, les étouffant même. 

C’est une caricature, évidemment, grossière, grotesque, ne correspondant pas vraiment à la réalité. Ils y tiennent, toutefois, puisqu’elle justifie leur refus fanatique de la tradition. Plus le passé sera laid, plus on sera en droit de s’en servir comme d’un repoussoir.

D’ailleurs, il y a un crime qu’ils ne pardonnent pas : la nostalgie. Celui qui, d’une manière ou d’une autre, se met à regretter ne serait-ce qu’un aspect du monde d’hier et de son école en est accusé. Il passera immédiatement pour un taré passéiste et une vieille baderne.

Pourtant, ils sont nombreux, au fond d’eux-mêmes, à savoir que nous avons perdu quelque chose de précieux en chemin avec la modernisation de l’éducation.

Est-ce le silence des élèves à la bibliothèque, considérée comme le temple du savoir au sein de l’école ?

Est-ce la concentration qu’on valorisait dans la lecture d’un livre alors qu’aujourd’hui l’attention papillonne et passe d’un lien internet à l’autre, sans être capable de se fixer sur quoi que ce soit ?

Est-ce le respect qui était dû aux enseignants à une époque où ils ne devaient pas faire de la gestion de classe à temps plein avec des enfants à problème ?

Est-ce la modestie de chacun devant les grandes œuvres, qu’on avait souvent honte de ne pas avoir encore lues alors qu’on savait bien que s’y cachait un trésor ?

Une chose est certaine : si l’école d’hier n’était évidemment pas parfaite, elle n’avait pas que des défauts.

Il ne faut pas réinventer l’école, mais retrouver ses fondements éternels.

Tradition

Il faut la sauver de ses faux amis du ministère, des facultés de pseudosciences de l’éducation et des idéologues de la nouveauté à tout prix.

Imaginons l’école de demain : un enseignant passionné et cultivé, des élèves concentrés, les téléphones portables rangés dans un casier, les autres écrans éloignés, une bibliothèque digne de ce nom qu’on apprend à aimer, la culture valorisée et vénérée.

Elle serait très bien, cette école.  

Mathieu Bock-Côté

Mathieu Bock-Côté est docteur en sociologie, chargé de cours aux HEC à Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal et à Radio-Canada. Ses travaux portent principalement sur le multiculturalisme, les mutations de la démocratie contemporaine et la question nationale québécoise. Il est l'auteur d'Exercices politiques (VLB éditeur, 2013), de Fin de cycle: aux origines du malaise politique québécois (Boréal, 2012) de La dénationalisation tranquille (Boréal, 2007), de Le multiculturalisme comme religion politique (éd. du Cerf, 2016) et de Le Nouveau Régime (Boréal, 2017).

http://lafautearousseau.hautetfort.com/index-1.html

NICOLAS DUPONT-AIGNAN : « SI LES TERRORISTES ISLAMISTES SENTENT QUE LA FRANCE EST IMPITOYABLE, ILS S’ARRÊTERONT »

Nicolas Dupont-Aignan a fait part de son mécontentement devant les commémorations du 13 novembre. Il s’en explique au micro de Boulevard Voltaire.

Vous avez fait part de votre mécontentement devant les commémorations du 13 novembre. Pourquoi ?

J’en ai assez des commémorations qui visent simplement à masquer l’impuissance publique.
Le meilleur hommage qu’on puisse rendre aujourd’hui aux victimes est de prendre les mesures qui s’imposent pour qu’il n’y ait plus de nouvel attentat.
À ce titre, il y a plusieurs défis.
Comment empêcher les djihadistes de revenir en France ? Ce n’est pas fait !
Comment donner des moyens à nos forces armées ? Ce n’est pas fait !
Comment faire en sorte que nos prisons ne soient pas gangrenées par l’islamisme ? Ce n’est pas fait !
Comment revoir le fonctionnement judiciaire ?
Je veux bien qu’il y ait des commémorations. C’est normal. Je comprends l’émotion des familles et des Français. Mais je ne veux pas de commémorations pour tout mettre sous le tapis et ne pas prendre les mesures qui protègent les Français.

En d’autres termes, selon vous, pas grand-chose n’a été fait depuis deux ans ?

Attention! Des choses ont été faites, et heureusement, et notamment l’état d’urgence que j’avais proposé et qui a malheureusement été levé par ce gouvernement.
Il ne faut pas nier ce qui a été fait. Il ne faut pas, non plus, nier l’implication des services de renseignement qui ont déjoué des attentats.
Je ne suis pas là pour polémiquer. Je suis là pour dire, en revanche, que tout n’a pas été fait. Il y a une marge de progression considérable pour mieux protéger les Français.
Les gouvernements agissent souvent trop peu et trop tard.
Je ne voudrais pas qu’il y ait un nouvel attentat et qu’on se dise : « On aurait dû mettre en place ce qui a été demandé. »
Il faut construire le plus rapidement possible les 40.000 places de prison en reprenant des casernes désaffectées pour éloigner, notamment, les djihadistes, revoir le Code de procédure pénale, créer une Haute Cour de justice pour qu’on n’ait plus la palinodie et le spectacle lamentable du procès du frère Merah. Nous sommes comme anesthésiés.
Je remarque qu’en ce jour de deuil et de cérémonie, nous n’avons pas entendu de voix différentes à la télévision.

Ce qui préoccupe les Français, c’est le retour des djihadistes. Que préconisez-vous contre eux ?

Ceux ayant une double nationalité doivent être déchus de la nationalité. Ils doivent partir dans le pays de leur autre nationalité.
Ceux qui sont étrangers ne doivent pas remettre les pieds en France.
Et ceux qui sont français doivent soit rester là-bas, soit être en prison en vertu de l’article du Code pénal qui punit de trente ans de prison toute personne coupable d’intelligence avec l’ennemi.
Cet article du Code pénal n’est pas appliqué par notre Justice pour ceux qui sont en prison.
Je n’accepte pas et je dénonce solennellement la position du président de la République qui parle au « cas par cas ». Cela veut dire que des personnes qui sont allées égorger et tuer là-bas et qui ont combattu nos soldats reviennent et sont en liberté dans notre pays.
Il y en a 130 aujourd’hui, d’après les chiffres du ministre de l’Intérieur.
J’entends parler de cellules de radicalisation. On croit rêver! Ce sont des gens qui reviennent pour nous tuer.
J’avais proposé, pour ceux qui sont condamnés, les îles Kerguelen en créant une prison là-bas. Cela est tout à fait possible.
J’avais proposé que toutes personnes soient incarcérées. C’est vital et ce n’est pas le cas !

Le grand public s’est ému de la peine, trop légère d’après l’opinion, infligée à Abdelkader Merah. Selon vous, la Justice a-t-elle été à la hauteur ?

L’avocat général avait requis des peines beaucoup plus sévères.
Étonnamment, les juges n’ont pas retenu la complicité. Pourtant, ils l’ont condamné. Quelque chose ne tourne pas rond.
C’est la raison pour laquelle je pense qu’il est important qu’une Haute Cour de justice différente, une Cour de sûreté de la nation serait plus efficace.
Il ne s’agit pas de m’immiscer dans le processus judiciaire, mais de voir que notre Justice est paralysée à la fois dans ses verdicts et dans son organisation.
Notre Justice n’arrive pas à traiter tous les cas de ceux qui reviennent. Le contrôle judiciaire pour ceux en liberté est totalement inefficace. Ce sont des bombes volantes qui reviennent sur notre sol.
Le « au cas par cas » est indigne d’un président de la République.
On peut mettre de petites bougies partout, mais cela ne va pas nous rendre les victimes.
Je pense qu’on s’apitoie sur les djihadistes, sur leurs enfants, sur leurs compagnes, mais on oublie les victimes. Or, elles ne peuvent pas parler. Notre rôle d’hommes politiques est de parler pour elles et pour leurs familles.
Il faut que les djihadistes sachent que la France sera sans pitié. C’est cela, être un homme d’État. On n’est pas là pour faire de la sensiblerie. Il faut les empêcher de rentrer et, quand ils rentrent, les mettre en prison.

Vous disiez, dans nos colonnes, que la France était en train de disparaître. Selon vous, est-ce le terrorisme islamiste qui en est responsable ?

Le terrorisme islamiste est en train de terroriser nos dirigeants.
Je reprends la phrase magnifique de Charles Pasqua : « Il faut terroriser les terroristes. »
Il avait tout compris !
Ils ont bien compris que la société française et les dirigeants français étaient faibles.
Ces gens-là vont vers la faiblesse. S’ils sentent que la France est faible, ils continueront. S’ils sentent que la France est impitoyable, ils s’arrêteront.
Malheureusement, c’est toute l’histoire de l’humanité. Notre rôle d’hommes politiques n’est pas de faire de la démagogie compassionnelle, mais de prendre nos responsabilités.
Je regrette que le président de la République ne prenne pas ses responsabilités.

http://www.bvoltaire.fr/terroristes-islamistes-sentent-fr...

Marion Maréchal Le Pen : « Je leur manque à ce point-là ? »

Après le JDD la semaine dernière, c'est au tour du Parisien de spéculer sur le retour de Marion Maréchal le Pen en politique :

6a00d83451619c69e201bb09d87e1a970d-800wi.jpg"Sa nouvelle vie, Marion Maréchal-Le Pen la passe à Garches (Hauts-de-Seine), non loin du domaine familial de Montretout. Elle s'est inscrite en MBA à la prestigieuse école de commerce et de management de Lyon. Son projet ? Créer une structure passerelle entre le monde des étudiants et celui de l'entreprise. « Elle est en train de monter son business plan et cherche des partenaires pour créer cette école. Mais attention, ça ne sera pas non plus la Marion Maréchal Academy ! » explique l'un de ses proches. En tout cas, il n'y aura pas de rapprochement avec la société Eduniversal, spécialisée dans l'orientation des étudiants, comme mentionné la semaine dernière dans le JDD, et démenti par l'intéressée. Pas de recrutement, non plus, au sein d'une multinationale. [...]

Olivier Bettati, son ancien numéro deux au conseil régional de Paca, qui vient de quitter le FN, déclare :

« Elle a un avenir. En 2022, Macron aura 45 ans et Marion seulement 32. Ce qui donnera un sacré coup de vieux à la classe politique ! »

Arnaud Stefan, son ancien bras droit, prévient :

« Mais elle ne reviendra jamais si c'est pour déclencher un conflit avec sa tante. C'est la ligne rouge ».

Et un autre :

« Tout dépendra de l'alignement des planètes. Si Marine se retrouvait, par exemple, inéligible à cause de l'affaire des emplois fictifs au Parlement européen, ça pourrait ouvrir un boulevard à Marion ». « On déjeune, on s'appelle, on s'envoie des SMS. Elle nous laisse réfléchir à haute voix. Même si, de son côté, elle ne se dévoile pas ». « Quand les militants vont se rendre compte que Marine est devenue une machine à perdre, ils vont commencer à paniquer. C'est là que Marion aura une carte à jouer. Du moins, si elle le veut ».

« Si on retournait à un scrutin national, comme Macron le laisse entendre, Marion pourrait légitimement porter ce combat. Mais dans une structure qui irait bien au-delà du Front national ». « Notre base s'est renfermée. Marine ne parle pas du tout à l'électorat de droite. Alors que Marion... »

Michel Janva

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I-Média#176 : Clichy : ici c'est l'islam !

Après le MJS, c'est au tour de l'UNEF : harcèlements sexuels et avortements forcés

6a00d83451619c69e201b7c9351d5b970b-800wi.jpgAprès les accusations contre l'ancien président des Jeunes socialistesc'est au tour de l'Unef d'être pointé du doigt pour des faits d'agressions sexuelles et de harcèlement. Plusieurs ex-militantes du syndicat étudiant ont témoigné de pratiques "sexistes", de cas de harcèlements et d'agressions au sein de l'organisation entre 2007 et 2013. La culture de la "castorisation" prévaudrait au sein du syndicat. Une femme explique :

"La castorisation, c'est construire l'organisation avec sa queue. On couche avec des filles pour les emmener dans l'organisation".

Elle ajoute que des victimes ont été dissuadées de porter plainte.

Ancienne cadre du bureau national, Annaïg s'est livrée sur Facebook :

"A l'Unef, à mon époque, quand tu étais une femme, tu étais soit une épouse, soit une sœur, soit une putain. Quelques semaines après mon arrivée au Bureau National, je me suis mise en couple avec un autre membre du bureau national. J'étais donc une 'épouse', intouchable, rideau. D'ailleurs, les autres copines 'épouses' n'ont jamais été victimes non plus, ou alors après leur séparation. (...) Suis-je la seule à avoir assisté à des discussions où des mecs expliquaient sans complexe, sans filtre et avec fierté de coq, pratiquer le 'sex by surprise' (sic) avec leurs partenaires ?". "Suis-je la seule à savoir que ces 'partenaires' étaient souvent dans une relation de domination liée à la position du monsieur dans l'organisation ? Suis-je la seule à avoir été provoquée par un haut responsable de l'organisation qui savait que je vomissais ses pratiques ?". "Suis-je la seule à savoir que plusieurs camarades ont dû avorter et quelles pressions voire menaces elles recevaient pour se taire ? Suis-je la seule à savoir que certaines personnes qui savaient, qui faisaient pression, poussaient la perversité jusqu'à se moquer de ces femmes".

"Suis-je la seule à avoir discrètement jeté un œil sur la répartition des hébergements lors des rencontres nationales pour m'assurer que certaines camarades ne soient pas hébergées chez des prédateurs et donc jetées dans la gueule du loup ? Suis-je la seule à avoir échoué à protéger certaines de ces camarades ?".

Raphaëlle Rémy-Leleu s'est également exprimée sur Facebook, affirmant qu'"aucune [militante] n'a échappé à la violence sexiste de l'organisation".

Michel Janva

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Toulouse : la police découvre un fiché S dans ses rangs

Sécurité. L’École de police nationale de Toulouse (Haute-Garonne) comptait un fiché S parmi ses employés, révèle France 3 Régions ce vendredi. L’individu vivait notamment en colocation avec le frère de l’assaillant qui a renversé plusieurs étudiants dans la commune voisine de Blagnac, le 10 novembre dernier.

Hebdo Politique 9 avec Jordan Bardella (FN) - Plan Banlieues : nouveau clientélisme d'état ?

Islamisme : entre club de foot et carmel, l’infiltration par la ruse ! – par Marie Delarue

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Ce qui frappe le plus, dans ces deux affaires, c’est encore une fois la naïveté.

Le problème, avec les manipulateurs, les fanatiques et les pervers, c’est que n’ayant pas leur esprit tordu, on est généralement incapable d’anticiper leur comportement. D’où le succès de leurs entreprises.

C’est un chemin, hélas, que sont en train d’emprunter les fanatiques islamistes, comme le prouvent deux faits divers relatés dans l’actualité du jour.

On apprend ainsi que deux hommes, deux barbus (mais c’est la mode !), vêtus en jeans et baskets, se sont présentés à la sœur tourière du carmel de Verdun, demandant benoîtement s’ils pouvaient accéder à la chapelle. L’office de vêpres allait commencer. La sœur a dit oui. Ils sont donc allés à la chapelle, y ont « prié en arabe », puis, rapporte l’évêque Mgr Gusching, « ils se sont présentés comme des annonciateurs » et ont dit aux religieuses : « Si vous ne vous convertissez pas, vous irez en enfer. » Enfin, ils ont écrit « Allah Akbar » sur le livre d’or de l’église, puis sont repartis comme ils étaient venus.

Cette histoire, sorte de parabole, est pleine d’enseignements. J’y apprends tout d’abord que le monde de l’Église a changé. Dans mon enfance ne pénétraient au carmel que les religieux. On n’y aurait pas accepté deux quidams pour venir faire la causette avec les contemplatives. Mais les sœurs de Verdun fabriquent des couettes de luxe, en plume, et vivent donc un pied dans le monde réel. Second enseignement : elles n’y vivent pas assez, toutefois, pour être vigilantes, et l’on se dit que le carmel de Verdun aurait fort bien pu être le lieu d’un carnage type Saint-Étienne-du-Rouvray, où le père Jacques Hamel fut égorgé en plein office. Enfin, détail signifiant, comme on dit : selon les confidences faites par l’imam de Verdun à L’Est républicain, sur les deux assaillants, « le plus jeune s’est converti il y a deux ou trois mois ». Ce qui confirme que les convertis de fraîche date sont toujours les plus zélés.

Deuxième fait marquant de ce jour : à Lagny, deux hommes déjà mis en examen dans une affaire de terrorisme étaient entraîneurs d’une équipe de football amateur locale. Ils sont suspectés d’avoir « activement pris part et organisé une filière de départ vers la zone irako-syrienne au sein de la mosquée de Lagny ».

En soi, leur parcours est admirable. Ces deux-là ont en effet tissé petit à petit des liens avec les footballeurs, se rendant indispensables au point que les joueurs ont exigé (et obtenu) que la direction du club accepte de les nommer responsables des équipes seniors au cours de l’été 2017. « C’était ça ou une bonne partie des joueurs s’en allait ailleurs », a déclaré le président du club à RTL.

Il aura fallu que « les instances locales du football, après une rencontre à l’extérieur, signalent également que l’équipe aurait prié sur le terrain » pour que la municipalité, menaçant de couper les subventions du club, parvienne à obtenir le départ des deux « entraîneurs », dont l’un est déjà mis en examen pour « association de malfaiteurs en vue d’une entreprise terroriste », et l’autre « assigné à résidence pour des faits de radicalisation ».

Hélas, ce qui frappe le plus, dans ces deux affaires, c’est encore une fois la naïveté.

Dans le premier cas, on nous dit qu’« aucun lien avec le terrorisme islamiste n’a été démontré ». Peut-être, mais il semble évident que ces deux musulmans ne sont pas entrés au carmel pour y faire du tourisme ! 
Enfin, dans le cas du club de foot, le maire insiste sur « un vide juridique » qu’il serait urgent de combler. En effet, rien dans la législation ne permet « d’écarter des individus radicalisés de l’encadrement d’équipes de football » et d’autres activités dès lors qu’ils sont bénévoles !

Marie Delarue

Texte repris du site Boulevard Voltaire

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Conflit d'intérêt politico-LGBT à la mairie de Paris

6a00d83451619c69e201b7c9353028970b-800wi.jpgL’ancien président de l’Unef (organisation où les scandales sexuels viennent de sortir) Bruno Julliard, chargé de la Culture la mairie de Paris, est "marié", depuis juillet, à Paul Le Goff, qui vient d’être embauché par la société Noctisun empire de la vie nocturne parisienne. Noctis propose à la location, « de jour comme de nuit, des lieux d’exception modulables et adaptables à tout type d’événement, localisés au cœur des quartiers emblématiques de Paris : Champs Élysée, Tour Eiffel, Opéra, Montparnasse, Quais de Seine, Bois de Boulogne... »

Or c’est Bruno Julliard qui, à la mairie, attribue les concessions de nombreux lieux de fêtes disponibles dans l’espace public parisien. Le conflit d’intérêts paraît évident.

Plusieurs opposants affirment que Noctis a embauché Paul Le Goff en contrepartie de l’attribution par Bruno Julliard du Showcase. En août, au même moment où Noctis embauchait Paul le Goff, la société gagnait l’appel d’offres pour la gestion de l’espace situé sous la culée du Pont Alexandre III, où se tenait jusque là le Showcase, une boite de nuit ayant fait pendant des années le bonheur des jeunes branchés parisiens. Ce « centre culturel éphémère » rebaptisé Le Génie d’Alex, a fait l'objet d'une soirée très particulière, pudiquement qualifiée de naturiste, puis de libertine, mais qui était plutôtdans la lignée des soirées berlinoise SM les plus hard et les plus déjantées. Noctis vient de récupérer la terrasse de l’ancien immeuble du Virgin Megastore « le plus haut des Champs-Élysées » avec vue à 360°, qui s’ajoute à la trentaine de lieux insolites, tous transformées en machines à cash.

Michel Janva

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18/11/2017

L’affaire Tariq Ramadan : le bal des tartuffes

18/11/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
Les rumeurs au sujet de la sexualité « débridée » de Tariq Ramadan ne datent pas d’hier

M. Ramadan semble avoir utiliser préférentiellement sa page Facebook pour harponner ses victimes. Une clientèle soumise à souhait. Après une phase de mise en confiance, « Frère Tareq » en venait rapidement au fait, envoyant à ses proies des documents audios particulièrement salaces et des photos sans ambiguïté de son anatomie intime. Théologien, certes, mais pas poète. Sporadiquement, de censure en censure, ces documents circulent sur le net depuis 2009

Ils font surface seulement maintenant…

Ramadan est un homme public d’une grande notoriété, proche des Frères Musulmans, et dont les faits et gestes font évidemment l’objet d’une surveillance toute particulière des services de renseignement occidentaux, en premier lieu de la DCRI française, mais aussi du Mossad israélien ou encore des nombreuses « grandes oreilles » de l’administration américaine. Il est donc évident que ces documents ont été repérés sur les écrans radar de l’Etat profond français, et ce dès leur parution.

Et donc ?

Eh bien, de deux choses l’une : ou bien ces documents n’ont pas été adressés par le renseignement français à leurs boîtes aux lettres habituelles, Médiapart et le Canard Enchaîné, ou bien ces dernières n’ont pas jugé bon de les publier. Rien d’étonnant pour ce qui concerne Médiapart, dont l’islamocompatibilité n’est un un secret pour personne. Et c’est à peine plus curieux pour Le Canard, dont le tropisme franc-maçon est quant à lui bien connu.

Pourquoi l’affaire éclate-t-elle maintenant ?

Une première explication, banale, c’est que, quand on est un homme très public, on peut difficilement cacher tout, toujours, et à tout le monde. Une autre explication a été avancée par Youssef Hindi, auteur de « Occident et islam », éditions Sigest, à ce micro lors du Libre Journal de l’Identité de vendredi dernier. M. Hindi a souligné que Tareq Ramadan a joué un rôle important dans les printemps arabes en soutenant la destruction de la Lybie et de la Syrie, appuyé en cela par le Qatar, grand financeur des Frères musulmans. Avec le retour au pouvoir des Républicains aux Etats-Unis, le Qatar est maintenant isolé, Trump ayant clairement privilégié l’alliance avec le royaume saoudien. Et M. Hindi de conclure : « Le Qatar étant isolé et les Frères musulmans ayant perdu la guerre au Moyen Orient, il est donc logique que Tareq Ramadan, après service rendu, soit aujourd’hui liquidé ».

Une explication occultée par la classe politicomédiatique, grassement irriguée par l’argent qatari. Il serait en effet inconcevable que ladite classe déplaise à ceux qui lui assurent ses fins de mois…

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La République en marche oublie la France

Par François Marcilhac

2614059888.jpgDans la «  charte des valeurs  » que vient d’adopter la République en marche, la nation n’est pas citée non plus.

Ce 16 novembre 2017, la République en marche, «  mouvement politique et citoyen  » (sic), a publié sa «  nouvelle charte des valeurs  », qui sera soumise aux votes des membres de son Politburo le 18 novembre, après avoir été «  enrichie de la consultation organisée  » auprès des adhérents du parti. Contrairement au premier texte, pour lequel la France existait encore («  nous pensons […] que l’avenir de la France nécessite de renouer avec l’idée de progrès  »), mais qui ignorait déjà le mot de nation, cette nouvelle charte rompt publiquement avec la France qui ne fait plus l’objet des préoccupations du parti jupitérien.

Apôtres d’un progressisme béat qui, pour remonter aux XVIIIe et XIXe siècles, sert aujourd’hui à promouvoir l’adaptation servile au mondialisme, ces «  héritiers de valeurs séculaires humanistes, républicaines et laïques  » ne se reconnaissent que «  comme citoyens européens, attachés au projet d’une Europe politique, et convaincus que l’ensemble des valeurs qui [les] rassemblent […] ne pourra réellement se déployer que dans le projet européen  », un projet qui est lui-même explicitement subordonné à la logique de la mondialisation, garante d’un «  avenir collectif  » dans lequel n’entre pas le peuple français, constitué en nation, la France n’étant plus synonyme que de «  repli sur soi  » ou de «  retour en arrière  ».

Cette charte des valeurs a au moins le mérite de prouver aux Français, s’il en était encore besoin, que le projet macronien vise à la disparition même de la France. L’ennemi des Français s’est ainsi clairement désigné.   

Chronique du Grand remplacement : FdeSouche publie la carte 2016 de la drépanocytose

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Depuis bientôt dix ans, les statistiques ethniques sont interdites en France. En octobre 2007, le Conseil constitutionnel concluait à la non-conformité de tout traitement de données faisant apparaître « directement ou indirectement, les origines raciales ou ethniques » de la personne.

A la suite de cette censure, l’INED et l’INSEE, les deux principaux instruments de propagande statistique du régime, ont décidé de retirer toute précision sur la « race » des individus. Le dépistage de la drépanocytose permet néanmoins d’avoir une idée précise du nombre de naissances d’extra-européens dans notre pays. La drépanocytose est en effet cette maladie héréditaire du sang, appelée aussi « maladie des noirs » en ceci qu’elle n’affecte que les populations mélanodermes.

Notre confère FdeSouche publie la carte 2016 de la drépanocytose. Elle montre un accroissement vertigineux du phénomène de Grand Remplacement. En région parisienne, 74,6% des nouveau-nés ont subi le test de dépistage l’an dernier, contre 60% en 2010.

Consulter cette carte : http://www.fdesouche.com/906357-drepanocytose-la-carte-du...

JEAN-YVES LE GALLOU : « LE MOULE DE RÉSISTANCE EUROPÉENNE SE TROUVE DANS LES PAYS DE L’EST, QUI ONT SOUFFERT ! »

Source : Boulevard Voltaire cliquez ici

Les médias ont beaucoup glosé sur la foule du 11 novembre en Pologne. Jean-Yves Le Gallou pointe du doigt une montée en puissance du dénigrement de toute la presse internationale pour ce qui n’était rien d’autre qu’une grosse manifestation populaire dans un pays ayant, comme ses voisins de l’Est, une culture de résistance.

Le 11 novembre dernier, de grandes manifestations se sont déroulées en Pologne à l’occasion de la fête de l’Indépendance. Cela a généré un emballement médiatique sur le thème de « fierté patriotique et d’extrême droite néonazie ». Que s’est-il passé en Pologne le 11 novembre ?

Depuis un certain nombre d’années, un traditionnel défilé patriotique est organisé le 11 novembre en Pologne. Il y a une dizaine d’années, il attirait quelques centaines ou quelques milliers de personnes. Depuis quelques années, il touche un assez grand nombre de Polonais.

Les organisateurs parlent de 120 000 personnes, la police parle de 60 000 personnes. C’est donc une très grande manifestation patriotique polonaise.

Cette manifestation de l’identité polonaise peut-elle s’inscrire dans la montée de l’extrême droite dans les pays européens ?

Non, je crois que cette manifestation est polonaise tout simplement.

L’identité polonaise est européenne, chrétienne et catholique. C’est normal que cela se retrouve dans les slogans et dans les drapeaux.

En revanche, l’attitude des médias occidentaux (États-Unis, Grande-Bretagne, France, Allemagne…) est nouvelle. Elle consiste à interdire toutes expressions identitaires et patriotiques en utilisant un vocabulaire de dénigrement et diabolisation.

Ce qui est intéressant comme ils n’hésitent pas à monter en puissance dans le dénigrement. Ils parlent de manifestations d’extrême droite. Ils qualifient l’AFD en Allemagne de néonazi, les patriotes polonais sont des néonazis. Tout cela relève du délire médiatique.

La Pologne a une histoire assez particulière. Cette histoire la place dans un contexte antinazi et anticommuniste. Où se situe la Pologne aujourd’hui sur l’échiquier européen ?

La Pologne espère rester polonaise.

Il est très significatif que les Polonais, les Hongrois et les Tchèques, qui sont encore très peu touchés par l’immigration aujourd’hui, aient compris qu’il fallait bloquer le phénomène dès son arrivée. Si jamais ils entrouvraient un petit peu la porte à l’immigration, alors, à ce moment-là, comme les autres, ils seraient submergés.

Le moule de résistance européen, le moule de résistance d’identité européenne se trouve aujourd’hui dans les pays de l’Est. Ils ont beaucoup souffert, ils ont subi les effets de la Seconde Guerre mondiale et de l’occupation soviétique.

Ils ont développé une culture de résistance qu’ils utilisent aujourd’hui contre les délires immigrationnistes de l’Union européenne.

RAPPEL :

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http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2017/11/1...

AU PALAIS BOURBON, EMMANUELLE DUVERGER-MÉNARD DÉNONCE LA PRESSE SOUS PERFUSION

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Alléluia ! La représentation nationale peut enfin s’enorgueillir de compter parmi ses membres un député courageux, en l’occurrence une femme, Emmanuelle Duverger-Ménard, défenseur acharné de la liberté d’expression, ancienne juriste à la Fédération internationale des droits de l’homme devenue journaliste (elle a même enseigné à l’Institut des hautes études de journalisme de Montpellier), plume bien connue de Boulevard Voltaire qu’elle dirigera de sa fondation, en 2012, jusqu’à son élection à l’Assemblée nationale en juin dernier.

Bref, un député qui… en a ; cela nous change considérablement de ces verbeux incontinents et creux dont le seul vrai courage politique se borne à éviter de serrer publiquement la main à leurs collègues du FN ou apparentés.

Un député qui, citant intelligemment – car fort opportunément – Jean Jaurès, fondateur de L’Humanité (premier titre le plus aidé de la presse française), lequel considérait qu’« un journal n’est libre de son action qu’à condition de rejeter les subventions à la presse », ce député, donc, a osé braver le tabou des aides publiques directes et indirectes à la presse en sollicitant leur suppression pure et simple, propos essuyant l’assourdissant silence du ministre franco-belge de la Culture Françoise Nyssen.

« N’est-il pas aberrant, observe pertinemment notre élue de la nation, de faire vivre sous perfusion une presse que les lecteurs n’achètent plus, dont ils ne veulent plus, au prix, peut-être, de l’éclosion d’autres titres plus en adéquation avec les attentes de ces mêmes lecteurs ? N’en déplaise à une corporation trop souvent soucieuse d’elle-même, l’argument de la liberté d’expression a bon dos. Il faut, comme le disait le camarade Jaurès, couper le cordon ombilical entre l’État et les journalistes ; il faut arrêter les petits arrangements entre amis ; il faut en finir avec cette presse subventionnée par l’État ou propriété de quelques milliardaires. »Et notre Louise Michel de la liberté de la presse d’exhorter à « redonner du souffle à une presse qui se meurt, à une information qui se disloque, à une vérité qui se perd ».

En 2012, dans un ouvrage à succès – mais guère auprès des médias, et pour cause ! –, Benjamin Dormann, dans Ils ont acheté la presse (aux Éditions Jean Picollec) dénonçait la mainmise du trust État-financiers privés sur une presse muselée par la publicité. En 2014, Sébastien Fontenelle, dans un roboratif libelle non moins explicitement intitulé Éditocrates sous perfusion. Les aides publiques à la presse, trente ans de gabegie‪ (Éd. Libertalia) opérait le même constat accablant : « Les aides publiques à la presse constituent ce qui ressemble d’assez près à une tartufferie en bande organisée. […] Dans le même temps qu’elle ensevelit l’État sous une avalanche d’exhortations à mieux maîtriser ses dépenses, [la presse française] se gave de subventions étatiques. »

En 1985, la très sérieuse et inébranlable Cour de comptes publiait un substantiel Rapport sur les mécanismes d’aide publique à la presse, lesquels, selon les magistrats de la rue Cambon, n’en finissaient pas de représenter « une charge croissante pour les finances publiques ». Les mêmes réitéraient en 2013 en jugeant que « ces aides n’ont pas démontré leur utilité puisque la crise de la presse persiste et s’accroît ». Invitée sur le plateau de Jean-Jacques Morandini (CNews, 17 novembre), Emmanuelle Duverger-Ménard souligne qu’« un journaliste de presse écrite, en France, coûte 10.000 euros par mois, toutes aides confondues, les taux de TVA réduits, etc. »

De là à parler d’une véritable fonctionnarisation de la profession, il n’y a qu’un pas que nous franchirons sans tergiverser, étant donné la mono-coloration éditoriale et le psittacisme idéologique de ces chiens de garde de la non-pensée inique. Leurs lecteurs valent moins que les électeurs de leurs maîtres.

http://www.bvoltaire.fr/palais-bourbon-emmanuelle-duverge...

17/11/2017

L’Insee confirme l’explosion du nombre de fonctionnaires depuis trente-cinq ans

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Présent-Insee-Fonctionnaires-273x350.jpgL’Insee, organisme officiel d’études statistiques, vient de rendre un rapport sur l’évolution, sur 35 ans, des métiers en France. On supposait que le monde professionnel avait changé. Mais, dans l’esprit de chacun, il s’agissait sans doute d’une simple évolution. Les chiffres de l’Insee, à cet égard, viennent contredire cette impression. En 35 ans, en deux générations, le monde du travail a connu le bouleversement sans doute le plus important jamais intervenu sur une période aussi courte.

Il peut se résumer en quatre points :

– Quasi-disparition statistique du monde agricole.

– Recul sans précédent du monde ouvrier, qui, peu ou prou, doit retrouver ses chiffres de… 1850.

– Très forte croissance de la population de cadres, concentrée dans les grandes métropoles, et spécialement dans les zones centrales urbaines. L’INSEE parle de phénomène de « gentrification ».

– Incroyable explosion de la population de fonctionnaires, dont le nombre s’accroît deux fois plus vite que tous les autres secteurs. Or ce mouvement s’accompagne d’une pratique de plus en plus fréquente de délégation de service public à des entreprises du privé : l’administration se défausse de toutes les tâches opérationnelles (sécurité, contrôle, etc.) mais elle multiplie les postes dans la gestion, la prospective, les loisirs, l’animation, l’étude, la réflexion, l’encadrement psychologique, périscolaire, l’assistanat, etc.

Autrefois, on apprenait que l’activité se répartissait en trois parts à peu près égales : le secteur primaire (agriculture et matières premières), le secteur secondaire, celui de la transformation, et le secteur tertiaire, celui des services et de l’administration. Aujourd’hui le secteur primaire n’existe plus et le secteur secondaire a perdu plus de la moitié de ses effectifs. Quant au secteur tertiaire, il est hégémonique.

Les “cols bleus” au zoo !

Revenons maintenant sur ces quatre tendances lourdes. 

La disparition des paysans, et plus généralement du secteur dit primaire, accentue la désertification des campagnes, alors même que les paysans avaient un rôle essentiel dans le domaine écologique et de préservation des paysages. L’équilibre démographique de la France en est totalement chamboulé.

L’industrie française vit une déroute sans précédent, mis à part le secteur aéronautique, comme vient de nous le rappeler la vente de 430 Airbus A320. 

Au sein de l’industrie et des services, seuls les cadres tirent leur épingle du jeu, tandis que les robots et les workflows transforment en profondeur la démographie des entreprises. Les ouvriers, les « cols bleus » d’autrefois, deviennent des spécimens de zoo ! D’où le fait que les discours et les théories de lutte des classes sont de plus en plus incompréhensibles.

Ces évolutions ne sont ni bonnes ni mauvaises par essence, mais elles traduisent certaines graves faiblesses de l’économie française et de l’organisation de nos territoires. Une seule de toutes ces données de l’Insee reste extrêmement inquiétante : cette fonctionnarisation sans précédent de nos populations actives ; les trois fonctions publiques, d’Etat, territoriales et de la santé font de notre pays un Etat objectivement socialiste. Et le gouvernement, tout épris de réformisme qu’il soit, n’a toujours pas osé entreprendre l’escalade de cette montagne de Sisyphe.

Francis Bergeron

Article (et dessin de Chard) paru dans Présent daté du 18 novembre sous le titre « Insee : l’inquiétante photographie de nos métiers »

Les leçons politiques et éminemment royalistes de la Grande guerre.

Le 11 novembre s'éloigne, dirait-on : d'ailleurs, qui se souvient de quoi l'on parle quand on évoque la Grande guerre ? Pour nombre de fonctionnaires, c'est juste un jour férié sur le calendrier, quand, dans le même temps, tous les magasins sont désormais ouverts et que les employés y sont payés, le plus souvent, comme n'importe quel autre jour de la semaine, ainsi que me l'a confirmé un salarié de la grande surface d'à coté, ouverte de 9 heures à 20 heures. S'il y a bien les fleurs, la fanfare et les drapeaux tricolores devant le monument aux morts de toutes les communes de France, le public se fait rare : quelques notables, des anciens combattants, et quelques élèves intimidés, parfois des touristes asiatiques intrigués qui prennent des photos de la cérémonie sans pour autant s'enquérir de son sens. Et puis, quelques images à la télévision du Chef de l’État, grave, forcément grave, qui se recueille devant la tombe du soldat inconnu, à l'arc de Triomphe parisien. Et puis, midi passé, l'oubli étend à nouveau son voile léger sur le jour présent...

Et pourtant ! La date n'est pas anodine et son souvenir reste nécessaire, s'il n'est évidemment pas suffisant. Nécessaire pour notre mémoire nationale, celle qui unit plus qu'elle ne divise, celle qui est notre « passé commun » sans que cela empêche les débats et les particularités. Nécessaire pour comprendre aussi les erreurs à ne plus commettre ou les moyens pour affronter les périodes et les périls conflictuels. Nécessaire aussi pour dépasser les rancœurs et les ressentiments de l'histoire qui, mal comprise, peut autoriser de nouveaux errements et de grands malheurs. Jacques Bainville avait raison qui ne s'arrêtait pas à la seule joie de la victoire de 1918 pour penser une paix dont, très vite et très empiriquement, il comprit qu'elle n'était, en définitive, qu'une chance que la France, perdue en République, allait laisser passer, annonçant ainsi irrémédiablement les malheurs qui allaient suivre vingt ans après l'Armistice. 

bainville-jacques-bouquins.jpgBien sûr, dans les manuels d'histoire du Secondaire, la guerre de 1914-1918 a sa place, mais s'agit-il de comprendre son sens ou de se contenter de quelques déplorations sur le sort tragique (ô combien !) des combattants ? Je crains que, sur ce thème comme sur nombre d'autres, une certaine attitude victimaire et moralisante (à ne pas confondre avec le deuil et le chagrin compréhensible ni avec le respect dû à tous ceux qui sont morts, à longue distance temporelle, pour nous) empêche de voir et de comprendre les véritables causes d'une guerre dans laquelle la France a été entraînée à son corps défendant mais mal défendu, comme le soulignera le royaliste Maurras qui aura bien d'autres occasions de s'en plaindre deux décennies plus tard, le compagnon Bainville n'étant plus là pour l'empêcher de glisser dans l'erreur d'un vain « réalisme sans le réel ».

Il est trop tard pour refaire le XXe siècle, et les historiens ne pourront ranimer les années mortes, mais il est encore temps de faire le XXIe, ce siècle déjà inquiétant, voire menaçant, des désordres fanatiques de l'islamisme au « désordre établi » d'une mondialisation « globalitaire ». Pour la France, qui n'est pas seule au monde mais dont l'expérience nous enseigne qu'elle ne doit, en définitive, compter que sur elle-même pour assurer sa liberté, il s'agit bien de « faire de la force », en particulier pour n'avoir à s'en servir qu'en cas de péril extrême : force militaire, bien sûr, et la force de dissuasion peut en être un élément avantageux face aux menaces d'agression extérieure, mais surtout force politique, qui détermine toutes les autres, et la volonté de la valoriser en cas de besoin. Il ne s'agit pas d'être une puissance hégémonique car l'on sait où mènent les aventures impériales, mais d'être une puissance médiatrice, présente au monde sans être oppressante. Une puissance visible et « visiblement déterminée », une France libre capable d'assumer et d'assurer sa liberté, et de protéger celle de nos alliés et des pays qui nous font confiance, sans oublier que, selon l'heureuse formule gaullienne, « les alliances sont saisonnières » et c'est l'histoire qui en tourne les pages et en arrache, parfois, les feuilles...

La grande leçon de 1914, c'est qu'une France faible attire la guerre sur elle et, avec elle, la tristesse et la désolation : l'Allemagne aurait-elle envahi la France si celle-ci n'avait pas été sous cette Troisième République militairement et plus encore démographiquement faible depuis les années 1870 ? Les craintes de l'empereur Guillaume II et de son état-major portaient sur les capacités de défense et d'offensive de la Russie, le concurrent industriel, et de l'Angleterre, l'adversaire maritime et thalassocratique, la France étant d'abord considérée comme la « victime idéale » et peu dangereuse. Les événements du mois d'août 14 faillirent donner raison et la victoire rapide à une Allemagne sûre d'elle et il est vrai que, sans l'offensive russe à l'est, Paris serait tombée en septembre : la contre-offensive française de la Marne, au-delà de l'épisode des célèbres taxis, ne put être cette « divine surprise » que parce que les troupes russes avaient bousculé les lignes allemandes au mois d'août (jusqu'à la bataille de Tannenberg, le 29 août, qui mit un terme à la poussée slave) et contraint l'Allemagne à mobiliser des armées destinées, à l'origine, à combattre les Français.

Cela nous rappelle ainsi que nos ennemis ne sont forts que de nos faiblesses, et la République en était la principale, comme l'avait voulu Bismarck, le vainqueur de la guerre de 1870, et qu'il convient de nous préserver par des alliances qui « encerclent » l'adversaire pour éviter que nous le soyons nous-mêmes... Là encore, c'est d'une véritable pensée (et stratégie) géopolitique dont le pays a besoin et le très républicain (« trop » pour l'être vraiment ?) Anatole France avait jugé, d'un vif trait de sa plume, que la République, troisième du nom, ne pouvait en avoir, par principe, ce dont les royalistes lui feront éternellement crédit...

« Faîtes un roi, sinon faîtes la paix », écrivait le socialiste Marcel Sembat quelques années avant 1914 : un siècle après, la formule mériterait d'être méditée et, aussi, d'être complétée. Car aujourd'hui, le Roi « à la française », c'est justement le meilleur moyen institutionnel de garantir une politique étrangère comme de défense digne de ce nom, parce qu'enracinée dans le temps long et soucieuse, pour les générations futures, de transmettre un capital territorial et patrimonial préservé. La « longue mémoire de la Monarchie » est l'assurance d'un empirisme incarné et de ce désir de protection et de solidarité transgénérationnelle qui inspire toute dynastie soucieuse de l'avenir des siens...

https://nouvelle-chouannerie.com/

La fin des prières de rue ? - Journal du vendredi 17 novembre

Bruno Mégret : "Le clivage droite-gauche est donc plus actuel que jamais et il porte cette fois sur l'essentiel"

Le site Polémia a interrogé Bruno Mégret sur les perspectives d'une refondation de la droite :

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Qu’est-ce que la droite pour vous ?

Pour moi, la droite c’est d’abord une vision du monde. C’est prendre en compte le monde tel qu’il est, croire qu’il n’y a pas de déterminisme, que l’histoire est aussi le fruit de la volonté des hommes. C’est voir en chaque personne un être libre et donc responsable de lui-même et de ses actes. C’est aussi savoir que les hommes n’existent pas seuls. Ils ne s’épanouissentqu’au sein de communautés qui leur donnent une place dans l’espace et le temps. Être de droite c’est donc aussi croire à l’importance des racines, des traditions et de l’héritage. C’est être attaché à la notion de peuple et de civilisation. C’est aussi être porté par une volonté de dépassement qui a d’ailleurs toujours été l’apanage de la civilisation européenne.

Mais, aujourd’hui, la droite, c’est aussi un combat parce que ce sont les valeurs de droite qui sont attaquées par la nouvelle gauche maintenant au pouvoir avec monsieur Macron. Cette nouvelle gauche est en effet internationaliste, favorable aussi bien à l’ultralibéralisme qu’à l’immigrationnisme et, à ce titre, elle représente un danger majeur pour notre identité. Elle est aussi « libertaire », adepte de la déconstruction sociétale, et constitue de ce fait une menace pour nos valeurs.

Le clivage droite gauche est donc plus actuel que jamais et il porte cette fois sur l’essentiel. Car si la droite ne sauve pas notre identité et nos valeurs, notre civilisation disparaîtra.

La France et l’Europe semblent engluées dans une crise identitaire sans fin. Comment en sortir ?

Comme dans toutes les périodes de décadence, beaucoup de gens savent ce qu’il faudrait faire. Le problème c’est de le faire. Or, la droite dite républicaine n’existe plus politiquement pour s’être soumise à la gauche et au Système. Quant à la droite nationale, elle n’incarne pas une force crédible pour s’être enlisée dans un programme et une stratégie passéistes.

Aujourd’hui, il faut une droite nouvelle. Peut-elle émerger des décombres du parti républicain ? Peut-elle surgir de la rénovation du Front national ? Viendra-t-elle de l’éclosion d’une force nouvelle ? Nous sommes à la croisée des chemins.

En quelques mots, quelle sera le teneur de votre intervention à ce 3e Forum de la dissidence ?

Je pense que la droite nouvelle doit s’adapter au monde multipolaire qui est le nôtre aujourd’hui et comprendre que la question identitaire et la question européenne sont désormais intimement liées. Si l’on veut faire l’Europe en détruisant nos identités, ça ne marche pas, comme le montre l’Europe bruxelloise. Si en revanche on veut défendre notre identité en tournant le dos à l’Europe, comme l’a fait le Front national pendant la campagne présidentielle, ça ne marche pas non plus.

Je m’efforcerai donc d’ouvrir des perspectives sur ces questions majeures en proposant de faire bouger les lignes. Car, pour rester fidèle à ses valeurs, la droite nouvelle qui est nécessaire à notre pays doit se mettre à l’heure du choc des civilisations."

Dans une autre interview, cette fois à l'Opinon, Bruno Mégret juge sévèrement le Front National :

"Consterné devant le champ de ruines" de la droite française, par son "incapacité à incarner ce qu'elle est", Bruno Mégret est aussi désolé (mais pas vraiment étonné) par "l'incapacité du FN à porter un projet crédible adapté au monde d'aujourd'hui" (...) On lui dit que les "mégrétistes" (Philippe Olivier, Nicolas Bay, Bruno Bilde, Steeve Briois) ont repris le pouvoir autour de Marine Le Pen ? "C'est objectivement vrai, avance-t-il, mais peut-être pas avec les idées de Mégret" (...) Quant à Marine Le Pen, lui qui l'a connue très jeune, il ne lui prédit pas un grand avenir : "Le débat l'a carbonisée comme le détail avait carbonisé son père" croit Bruno Mégret. Selon lui, elle va "louvoyer" pour garder la petite entreprise familiale mais a déjà fait une croix sur l'accession au pouvoir.   

Philippe Carhon

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Pour Guillaume Roquette, la position de LR sur la loi Taubira est incohérente

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

RFR - La Monarchie protectrice des travailleurs

Personne ne redressera jamais la France tant que les médias seront ce qu'ils sont

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Léa Salamé et Raphaël Glucksmann

Une chose est certaine : personne ne redressera jamais la France tant que les médias seront ce qu'ils sont.  Tant qu'on ne prendra pas à bras le corps le problème qu'ils sont pour la santé mentale de la nation. Et tant qu'on ne l'aura pas réglé. 

Nous vivons en régime d'opinion et chacun sait bien que celle-ci ne naît pas de génération spontanée. L'opinion se fabrique et ses idées sont celles qu'on lui instille. Sa capacité d'autonomie est faible, rare et éphémère, facile à retourner, même lorsque, à l'égard des médias, le doute s'installe, voire la contestation, l'hostilité ou le mépris. Façonner l'opinion, même rebelle, n'a jamais été aussi aisé qu'aujourd'hui où les moyens techniques de communication de masse en continu en font un jeu d'enfants d'une redoutable efficacité. La santé mentale de la société française dépend étroitement de l'orientation des médias. 

Or la caste très fermée qui s'est approprié radios et télévisions, qui monopolise les heures d'antenne, n'aime pas la France ni sa civilisation, ni son ordre traditionnel, ni les peuples et les ethnies qui les ont fondées. Cette caste hostile assure spontanément sa propre permanence. Elle se renouvelle par cooptation, par copinage évidemment de gauche, et même par mariage. On entend beaucoup plus Raphaël Glucksmann sur certaines stations depuis que, revenu de ses aventures politico-sentimentales de Kiev et de Tbilissi, il a épousé la très influente Léa Salamé... et travaille pour Benoît Hamon. Le phénomène de couple joue dans les médias comme ailleurs son rôle d’apporteur de puissance, d'audience et d'influence. Mariages qui peuvent relier le monde des médias aux milieux politiques, aux milieux d'affaires ou people ... Le recrutement de cette caste est assez largement communautaire, rarement de lointaine tradition française et très majoritairement de gauche, modérée, extrême ou radicale, gauche « friquée », où la détestation de la France historique, de toute société traditionnelle, est dominante. Ainsi ne cesseront d'être attaqués, moqués, ridiculisés, nos principes traditionnels, notre histoire, nos mémoires, nos structures sociales. Etc.  

Cette caste toutes chaînes confondues a son vocabulaire, ses formules, ses tics de langage, ses rites, ses préférences, ses choix, ses ostracismes implacables, partout les mêmes, stéréotypés, uniformisés, inévitables. Elle multiplie les campagnes lancinantes destinées thème par thème à littéralement hystériser l'opinion, y compris au moyen de la plus extrême vulgarité, pour quelques jours, semaines ou mois, comme s'en est indigné Maxime Tandonnet, il y a à peine quelques jours.  Il y a enfin les grands combats électoraux. Dans les campagnes électorales les médias ont toujours leur candidat. Unique en général ; le même pour tous. 

Le système médiatique qui a assuré jusqu'à présent sa pérennité par les moyens que nous avons tenté de signaler brièvement, a une homogénéité et une cohérence. Le message des médias a un sens. Il s'agit en bref de détruire ou si l'on préfère de déconstruire la société française, historique et traditionnelle. Et par là de subvertir le mental français.

« L'impression du sol qui se dérobe sous nos pieds s'aggrave sans cesse » écrit Olivier Rey fort justement. Ainsi naît la nostalgie, la mélancolie, le profond malaise français, source de nos renoncements et de notre déclin. De ces renoncements et de ce déclin les médias portent une grande part de responsabilité. 

C'est pourquoi nul ne redressera la France tant que les médias seront ce qu'ils sont. 

Il y aujourd'hui en France assez de journalistes et d'intellectuels de grand talent, qui aiment la France, dont les noms sont connus de tous et la liste facile à établir, pour que le ménage qui s'impose dans les médias et le grand remplacement de la caste qui les occupe puissent être tentés et réussis. 

Il y faudrait une révolution politique qui tarde à venir alors qu'elle est peut-être ce que les Français recherchent et attendent. Confusément encore.  

Retrouvez l'ensemble de ces chroniques en cliquant sur le lien ci-dessous

En deux mots, réflexion sur l'actualité

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

LUEURS À L’HORIZON… TOUT NE SERAIT DONC PAS POURRI AU ROYAUME DE FRANCE ?

Nouvelle, cette impression que « ça » bouge, que les lignes frémissent, les positions flottent, les endormis ouvrent un œil, les muets retrouvent de la voix, les trouillards se redressent.

Ainsi l’affaire des prières de rue venant juste après la suppression de la croix sur la statue de Jean-Paul II. Ces prières se répètent à Clichy-la-Garenne depuis huit mois, mais enfin des protestations s’élèvent et des élus, pourtant très conventionnels, se massent, écharpe bien visible, pour chanter « La Marseillaise » (quelles que soient leurs arrière-pensées, ils sont là). Il semble désormais permis de dire que trop, c’est trop, qu’il ne faut cesser de tolérer ce qui est intolérable, que le deux poids deux mesures est inadmissible. On ose parler, s’étonner, même s’indigner quand des crèches sont interdites dans les mairies à Noël, alors qu’Hidalgo et autres fêtent la fin du ramadan en mairie. Et même Mme Autain n’est pas d’accord quand l’immunité parlementaire de Gilbert Collard est levée pour une image. Où allons-nous si la vérité n’est plus mise sous le boisseau ?

Ainsi l’affaire Ramadan, qu’il soit coupable ou non, fait s’écharper des membres hautement respectés de la gauche, de l’extrême gauche : lutte de titans entre Charlie Hebdo et Mediapart, duel sanglant entre Riss et Plenel sous nos yeux goguenards. Quand des menaces de mort, que nous savons n’être pas vaines, s’y ajoutent, le combat devient vraiment sérieux. Les porcs balancés jusqu’ici étaient des porcs « blancs », et voici une figure reconnue de l’islam, jugée respectable par beaucoup, interlocuteur privilégié des journalistes et intellectuels, devenu un cochon comme les autres. Du coup, les femmes qui essayaient de parler AUSSI du harcèlement de rue, dans les banlieues sensibles, dans les quartiers où il ne fait pas bon marcher seule, donnent de la voix et se font mieux entendre. 

Ainsi en va-t-il des féministes : on leur emboîte le pas quand elles attaquent les hommes, leur désir envahissant, leurs mœurs douteuses, leur virilité exhibée. Les malheureux battent leur coulpe, prêts à se dénoncer eux-mêmes et à expier… Mais qu’elles touchent à notre langue, nous balancent de l’écriture inclusive qui porte mal son nom puisqu’elle exclut l’Histoire de notre langue française, alors enfin des voix autorisées (Académie) s’élèvent, et des voix tout court, celle du bon sens, celle du respect de la langue, de l’amour de la littérature, de la lecture, de la diction qui seront aussi atteintes. Même Mme Schiappa trouve que les féministes ont poussé le bouchon trop loin. Peut-on espérer qu’elles en subissent le contrecoup dans d’autres domaines. Car outre la langue sont aussi en cause les rapports particuliers entre hommes et femmes dans notre pays : il me souvient que, au début des années 80, une amie canadienne accompagnée de son mari déclarait, au cours d’un dîner, à quel point elle aimait venir en France où dans la rue, dans le métro, elle sentait le regard des hommes, alors qu’une réserve toute puritaine (et frustrante) régnait dans son pays. Elle n’était ni contente d’elle, ni provocante, ni aguicheuse, mais se sentait exister comme femme à Paris. C’était un autre siècle !

Ainsi certains qui avançaient des horreurs sans jamais être inquiétés, qui niquaient la France, interdisaient des manifestations aux Blancs, minimisaient les crimes du terrorisme islamique, exhibaient leur haine sur les écrans et les réseaux sociaux, commencent à être mis en cause, critiqués publiquement, obligés de se défendre. Quand on entend Raphaël Enthoven régler leur compte à ceux qu’il n’appelle pas « islamo-collabos » mais qu’il décrit comme tels (Europe 1), quand Riss ose « islamo-gauchistes » dans Le Figaro, quand sur Canal+, le couturier Lagerfeld dit « On ne peut pas tuer des millions de juifs puis faire venir des millions de leurs pires ennemis après », alors on se prend à penser que peut-être tout n’est pas entièrement « pourri au royaume de Danemark »…

http://www.bvoltaire.fr/lueurs-a-lhorizon-ne-serait-pourr...

Budget : les 100 plus riches gagneront 1,5 million d'euros par an chacun

Après l'appel lancé dans «Libération», le président de la commission des finances a obtenu des réponses de Bercy sur les bénéficiaires de la fin de l'ISF et d'une flat tax de 30% sur les revenus du capital. 
Un cadeau moyen de 1,5 million d’euros pour chacune des cent plus grandes fortunes de France. C’est un des chiffres récupérés à Bercy par le nouveau président de la commission des finances du Sénat, le socialiste Vincent Eblé, communiqués cet après-midi à la presse et consultés par Libération. Une information obtenue après l’appel lancé dans notre journal par plus de 120 parlementaires, et exigeant du gouvernement des éléments précis sur «l’impact» des réformes fiscales en faveur des plus aisés (transformation de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en impôt sur la fortune immobilière (IFI) et mise en place d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30% sur les revenus du capital).
Profitable aux très riches 
Rien que cette «flat tax», selon les données chiffrées communiquées par Bercy à Vincent Eblé, rapportera 582 380 euros par an aux cent premiers contribuables français qui paient aujourd’hui l’ISF. «Pour les 1 000 premiers contribuables, le gain moyen lié au PFU s’élèvera à 172 220 euros par an», précise Eblé. Une mesure qui profitera avant tout aux très riches : 44% du produit de cette flat tax française bénéficiera à seulement 1% des ménages les plus aisés. 
Par ailleurs, poussé dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale la semaine dernière, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, avait consenti à donner quelques chiffres sur l’ISF : les cent premiers contribuables qui y sont soumis payent chacun, en moyenne, 1,26 million d’euros. Bercy assure qu’il lui est impossible de chiffrer ce que ces personnes continueront de payer au titre de l’IFI. Eblé a fait un rapide calcul : «Dans la mesure où les plus hauts patrimoines sont constitués à environ 85% d’actifs financiers [qui ne seront plus soumis au nouvel IFI, ndlr], il peut être fait l’hypothèse que le gain lié à la transformation de l’ISF en IFI s’élève pour ces contribuables à environ 1 million d’euros par an.» 
Des arguments pour la gauche 
Total, donc, du chèque moyen «PFU + ISF» pour chacun des cent contribuables les plus riches de France : 1,5 million d’euros par an. Un montant qui vient apporter quelques arguments à l’opposition de gauche qui compte, la semaine prochaine à l’Assemblée puis quelques jours plus tard au Sénat, mettre en regard les économies demandées à certains secteurs (emplois aidés, logement social, Sécurité sociale, hausse de la CSG…) et cet allégement considérable de la fiscalité des plus riches de France.